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Le 27/02/09
Comment l'agriculture entend devenir plus verte
source : lemonde.fr
Si le constat de l'impasse de l'agriculture productiviste est dressé, l'agriculture de demain n'en est,elle, qu'à ses balbutiements. Dans les laboratoires, les chercheurs dessinent ce qu'ils appellent l'agriculture à haute performance environnementale, qui consiste à modifier les techniques de production en combinant économie, écologie et social.
Un colloque de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), mardi 24 février au Salon de l'agriculture de Paris, a permis d'illustrer ce qui devrait changer dans les champs et les étables. Une nouvelle "révolution verte" est en cours. Partout dans le monde, la relation à l'agronomie change, constate l'INRA. "Nous réenrichissons la bibliothèque des outils utilisables", résume Marion Guillou, sa présidente.
Associer ou faire tourner les cultures. Faire pousser dans un même champ deux cultures, qu'on mélange dans le semoir, peut avoir plusieurs avantages. En associant au blé une légumineuse (pois protéagineux, féverole, etc.), qui fixe l'azote de l'air, il est possible de réduire l'apport en engrais azoté. Le dispositif permet de baisser les émissions de gaz à effet de serre et l'utilisation d'énergie fossile. Il aide aussi les deux plantes à mieux résister aux maladies. On évite ou on limite le recours aux pesticides, ce qui autorise également la rotation des cultures dans un champ d'une année sur l'autre. L'effet est le même en faisant pousser des haies au bord des vergers, car les insectes prédateurs qu'elles abritent s'attaquent aux pucerons.
En grandes cultures, les chercheurs étudient aussi la piste qui consiste à retarder les semis pour réduire l'utilisation des herbicides. En viticulture, on couvre déjà le sol d'herbe dans le même but.
Dans toutes ces expériences, la productivité n'est pas forcément amoindrie. Mais les paysages, eux, évoluent.
Changer l'alimentation des vaches. Un des principaux problèmes de l'élevage, ce sont ses émissions de gaz à effet de serre, notamment du fait de l'appareil digestif des bovins, producteur de méthane. Il se forme pendant la fermentation microbienne des aliments dans la panse.
Le gaz est rejeté dans l'atmosphère par éructation. La voie la plus rapide pour diminuer ces émissions consiste à modifier l'alimentation des vaches, par exemple en ajoutant du lin dans les rations. La sélection génétique en est une autre, ou encore le transfert dans la panse de la flore bactérienne d'un autre herbivore émettant moins de méthane, le kangourou ! Mais le procédé est complexe, et il faudra des années pour savoir s'il peut être appliqué.
Rendre autonomes les exploitations. Avant la mécanisation et la chimie de synthèse, les fermes fonctionnaient en circuit quasi fermé. Les boeufs tiraient la charrue et étaient nourris par la production du paysan. Aujourd'hui, les pistes sont multiples pour gagner en autonomie. Ne pas labourer permet de réduire la consommation de carburant puisque le tracteur passe moins dans les champs, et les moutons peuvent servir de désherbant en période d'interculture.
On pourrait aussi limiter les achats d'alimentation animale en faisant au maximum pâturer les bêtes. Mieux, on pourrait grouper les vêlages en fin d'hiver pour avoir le gros du bétail à nourrir en mai, lors du pic de production d'herbe. Mais les chercheurs ont constaté que cette idée pose des problèmes d'organisation de la reproduction.
Enfin, les déchets des exploitations seront de plus en plus optimisés. En témoigne ce tracteur commercialisé en Autriche qui fonctionne au gaz extrait de lisier et autres déjections animales.
Toutes ces pistes ne s'appliqueront pas qu'aux pays riches, mais à l'agriculture industrielle en général, car dans les pays du Sud aussi la monoculture s'est installée et l'intensification a fait des dégâts, par exemple dans les bananeraies. Néanmoins, pour les petits paysans qui n'utilisent pas de produits chimiques, les recherches en cours (sur la rotation des cultures à laquelle ils n'avaient pas renoncé, etc.) pourraient aussi améliorer la productivité.
Faut-il en conclure que l'agriculture de demain sera celle du passé ? Pas vraiment, mais elle s'en inspire. Il s'agit plutôt d'un mélange de redécouvertes et d'innovations. "Il y a certes des choses que nous avons eu tort d'oublier. Mais nous n'associons plus les mêmes cultures et nous savons mieux choisir les variétés à mélanger", explique Jean-Marc Meynard, chef du département Sciences pour l'action et le développement à l'INRA.
Deux interrogations demeurent. Celle du temps qu'il faudra aux chercheurs pour proposer des solutions applicables à grande échelle, alors que les agriculteurs sont prêts à changer dès maintenant de pratiques si la rentabilité est assurée. Et celle du prix des matières premières agricoles, car, si une légère perte de rendement importe peu lorsque les cours sont bas, il en va tout autrement quand ils flambent. Les agriculteurs pourraient alors de nouveau être tentés d'intensifier leur production grâce aux produits chimiques.
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Le 26/02/09
Une longueur d'avance pour la nouvelle Prius 3
source : enerzine.com
La version 3 de la Prius a été dévoilée au Salon international de l'auto de Détroit (du 11 au 20 janvier). La berline de 3e génération devrait offrir une consommation plus faible, une performance améliorée ainsi que des caractéristiques nouvelles intéressantes.
La puissance délivrée par la Prius 3 est en hausse de 22 % alors que la consommation de carburant chute de 7 % par rapport à la génération actuelle.
La consommation combinée a été évaluée à 3,8 L / 100 km, contre 4,6 L / 100 pour la Prius de 1ére génération et 4,1 L / 100 km pour celle de 2e génération (actuelle).
Avec un coefficient de traînée (Cx) de 0,25, la nouvelle Prius offre une moindre résistance à l'air grâce à une carrosserie aérodynamique, ce qui améliore le rendement énergétique et réduit le bruit de la route.
Elle intégre également le premier toit transparent équipé de panneaux solaires alimentant un système de climatisation. Elle offre un choix de quatre modes de conduite, un système d'aide au stationnement et des commandes tactiles au volant.
La nouvelle Prius offre trois modes de conduite en plus du mode normal :
• Le mode électrique seul permet de rouler à basse vitesse uniquement avec l'énergie de la batterie sur environ 1,6 km
• Le mode "puissance" accroît l'accélération
• Le mode écologique aide le conducteur à économiser du carburant au maximum.
La nouvelle Prius propulsée par un moteur à essence 4 cylindres de 1,8 litre est censée améliorer le rendement énergétique sur route.
Parce qu'il produit plus de couple, le nouveau moteur pourra tourner à un régime plus bas à vitesse de croisière. Puisqu'il tournera moins vite, il consommera moins de carburant. Selon la firme, le rendement énergétique est particulièrement amélioré après un démarrage à froid et à vitesse hausse.
L'emploi d'une pompe à eau électrique et d'un nouveau système de recirculation des gaz d'échappement (EGR) contribuera également au rendement du nouveau moteur. Le moteur 1,8 litre de la Prius est le premier moteur Toyota à n'utiliser aucune courroie d'entraînement, ce qui réduit les besoins en entretien en plus d'augmenter le rendement énergétique.
Enfin, un écran multifonctions [en série] affiche des données sur la consommation de carburant et d'énergie.
La livraison aux concessionnaires européens est prévue à partir de mars et son prix devrait atteindre les 25 000 €.
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Le 26/02/09
Pour nourrir l'humanité, il suffirait de moins gaspiller
source :Lemonde.fr
Chaque jour, la planète se peuple de 200 000 nouvelles bouches à nourrir. D'ici à 2050, la population mondiale devrait atteindre 9,2 milliards d'individus contre 6,7 milliards aujourd'hui. La réponse la plus courante à ce défi est de dire qu'il faudra augmenter la production alimentaire mondiale de 50 % d'ici là.
Ce n'est pas celle que retient le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) dans son rapport consacré à la crise alimentaire, publié mardi 17 février à l'occasion de sa réunion annuelle à Nairobi.
Pour sortir du piège de besoins alimentaires croissants, l'organisation privilégie le recyclage des millions de tonnes d'aliments aujourd'hui perdus ou gaspillés, et affirme qu'une meilleure efficacité de la chaîne de production alimentaire permettrait à elle seule de nourrir le surcroît de population attendu à l'horizon 2050. "Cette voie a jusqu'à présent été très peu explorée alors qu'elle aurait de plus l'avantage de réduire la pression sur les terres fertiles et de limiter la déforestation", déplore le PNUE.
CONCURRENCE POUR LES TERRES
Le rapport cite en rafale des exemples qui, s'ils ne sont pas tous nouveaux, illustrent bien la faiblesse de beaucoup d'agricultures de pays du Sud, exposées aux pestes végétales, aux médiocres moyens de stockage, au manque de transport... mais aussi le gaspillage de nos sociétés d'abondance.
Au Royaume-Uni, un tiers de la nourriture achetée n'est pas consommé et, aux Etats-Unis, les pertes observées au niveau des différents systèmes de distribution sont estimées à environ 100 milliards de dollars par an. A titre de comparaison, les besoins du Programme alimentaire mondial, qui vient au secours des populations souffrant de la faim, se sont élevés à 3,5 milliards de dollars (2,77 milliards d'euros) en 2008.
Au total, près de la moitié de la production alimentaire mondiale est aujourd'hui perdue, mise de côté parce qu'elle ne correspond pas à des normes de marchés ou gaspillée lors de la consommation.
Le PNUE relève ainsi que 30 millions de tonnes de poisson sont rejetées à la mer chaque année. Des volumes qui suffiraient, selon l'organisation, à assurer la moitié des besoins supplémentaires de pêche d'ici à 2050 pour maintenir le niveau de consommation de poisson par habitant au niveau actuel.
Le PNUE plaide par ailleurs pour que la valorisation de ces "déchets" serve à nourrir le bétail, afin qu'une part croissante de la production mondiale de céréales ne finisse pas dans l'alimentation animale. Un tiers des céréales y est aujourd'hui destiné, 50 % le seront d'ici à 2050 si les tendances se poursuivent. Cela pourrait avoir des conséquences graves sur l'approvisionnement des populations dont, rappelle l'organisation, l'apport calorique journalier dépend en moyenne pour moitié des céréales.
Mais le rapport ne s'arrête pas là. Il suggère aussi que le recyclage des déchets soit orienté vers la production d'agrocarburants afin de limiter, là encore, la concurrence pour l'exploitation des terres à l'origine de la flambée des prix et de la crise alimentaire.
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Le 25/02/09
1 million d'emplois dans l'éolien en 2010
source : enerzine.com/ the Guardian
Le secteur de l'énergie éolienne devrait employer 1 million de personnes dans le monde d'ici la fin de la décennie, rapporte le Guardian depuis le World Future Energy Summit d'Abu Dhabi.
A ce jour, 400 000 personnes travaillent dans le secteur de l'énergie éolienne, a indiqué Steve Sawyer, secrétaire général du Global Wind Energy Council (GWEC). Selon lui, le secteur concernera un million de personnes d'ici la fin de la décennie. Et selon certaines prévisions, ce chiffre pourrait atteindre 3 millions d'ici 2050.
Alors que l'éolien connaissait une nouvelle année de croissance record en 2008, avec un taux de près de 30%, les avis sont partagés sur les conséquences de la crise financière sur les investissements futurs.
Le Guardian fait ainsi état du scepticisme du cabinet Goldman Sachs, qui estime que les investissements risquent de pâtir de la crise, ce qui pourrait entraîner un ralentissement de la croissance du secteur dans les prochaines années.
Un dirigeant du groupe allemand E.ON a également pointé les difficultés de planification des projets. Selon les estimations du groupe, il faudra installer une éolienne toutes les 25 minutes dans le monde pour atteindre les objectifs énergétiques mondiaux. Or, Frank Mastiaux, directeur du département climat et énergies renouvelables d'E.ON rapporte que sur 5 projets proposés par le groupe allemand en Europe centrale, seul un a finalement été mené à son terme.
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Le 25/02/09
Climat : l'Europe entre dans le concret de la négociation
source : Lemonde.fr
Les grandes manoeuvres ont commencé : deux jours après que le président des Etats-Unis a annoncé son engagement dans la lutte contre le changement climatique, la Commission européenne a publié, mercredi 28 janvier, le document qui devrait constituer la base de la position européenne lors de la conférence de Copenhague.
Celle-ci se tiendra en décembre 2009. Son importance est capitale, puisqu'elle vise à finaliser le traité international sur le changement climatique qui devrait prendre le relais, pour la prochaine décennie, du protocole de Kyoto. Signé en 1997, ce texte engageait les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5 % en 2010 par rapport à 1990.
Malgré le travail de sape de George W. Bush contre ce Protocole, celui-ci a survécu, même s'il n'a pas favorisé la baisse des émissions promise que refusait le principal émetteur de la planète, les Etats-Unis.
A Bali, en 2007, les pays émergents ont accepté d'ouvrir une discussion qui pourrait conduire à leur poser, à eux aussi, des contraintes. Mais fin 2008, à Poznan, un vif désaccord est apparu sur la question du financement que devraient verser aux pays du Sud les pays riches, puisqu'ils sont les premiers responsables de l'accroissement de l'effet de serre.
Le point de départ politique de la discussion qui va, de fait, continuer pendant toute l'année, est ainsi posé : les Etats-Unis sont de retour, mais négocieront d'autant plus leurs intérêts que la crise économique est aiguë et que les émissions de la Chine dépassent dorénavant les leurs ; les pays émergents revendiquent un effort financier réel de la part des pays du Nord.
"MONTRER L'EXEMPLE"
Le texte proposé par la Commission européenne vise donc à entrer dans le concret de la négociation avec un postulat sur lequel les autres partenaires vont devoir se positionner. Rappelant l'objectif européen - limiter le réchauffement à 2° C - et son engagement autonome de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 % en 2020, la Commission indique qu'ainsi "l'Europe a montré un exemple" à suivre par les autres pays développés. Les Etats-Unis sont priés d'entendre.
Précisément, le texte indique des paramètres concrets à partir desquels les engagements des pays riches pourraient être établis : produit intérieur brut (PIB) par habitant, volume d'émissions par unité de PIB, évolution des émissions depuis 1990, évolution démographique.
Le texte estime ensuite que "tous les pays en développement, sauf les plus pauvres, devraient adopter des stratégies de développement à faible émission d'ici 2010". Cela pourra se faire par une des actions domestiques - financées par une aide des pays du Nord au montant prudemment indéfini - et par le recours aux mécanismes de marché du carbone.
Une première carte a été posée sur la table. Elle devrait conduire à la position officielle de l'Union, quand les chefs d'Etat et de gouvernement l'adopteront formellement lors de leur sommet de mars.
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Le 24/02/09
a bataille des eaux usées en France: encore 268 communes non conformes
source : Linternaute.com
La France, qui s'est longtemps accommodée de déverser ses eaux usées dans la nature, est en passe de rattraper son retard et d'échapper ainsi aux amendes européennes, malgré d'ultimes points noirs en région parisienne et sur la Côte d'Azur.
Selon un état des lieux dressé vendredi par le ministère du Développement durable, près de 20 millions d'habitants dans 268 agglomérations attendent encore leur station d'épuration, avec une concentration particulière le long de la Seine autour de Paris et sur les quelques dizaines de kilomètres de côtes entre Menton et Fréjus.
Mais la France revient de loin: 522 communes étaient hors normes fin 2006, exposant notamment l'Etat à 350 millions d'euros de pénalités européennes pour manquement à la directive sur les "eaux résiduaires urbaines" (ERU) datant de 1991.
"La situation était d'autant plus inadmissible que la France dispose des capacités techniques et opérationnelles pour régler le problème, mais les communes trouvaient toujours des tas de raisons de ne pas le faire", a rappelé vendredi le ministre Jean-Louis Borloo.
Dix-huit mois après le lancement de son plan d'assainissement, il estime la bataille de l'eau en passe d'être gagnée.
Sur 146 stations d'épuration non conformes en septembre 2007, 81 ont terminé leurs travaux et 43 les ont démarrés. Restent 22 stations encore au stade "de l'étude", dans 18 départements de métropole et d'Outre-Mer, pour lesquelles les travaux démarreront d'ici décembre, assure-t-il.
Pour "enlever tout prétexte à ne rien faire aux communes" concernées, le ministère a signé vendredi une convention avec la Caisse des dépôts qui va avancer 1,5 milliard d'euros de prêts sur 30 ans, dont 300 millions pour les DOM -avec un taux d'intérêt égal pour tous, "celui du livret A + 0,9%", a précisé le patron de la Caisse, Augustin de Romanet.
Outre que la question des eaux usées manque de séduction, elle représente aussi un gouffre budgétaire: selon un expert du ministère, les travaux des 22 stations restantes absorberont 4 milliards d'euros. Mais surtout, "quand on investit un euro dans une station, il faut en rajouter deux dans le réseau". Soit une ardoise de 12 milliards au total.
Sur la Côte d'Azur, qui concentre quatre des 22 stations encore à l'étude, la mauvaise volonté des élus a été longtemps en cause, mais cette page est tournée, affirme Jean-Louis Borloo. Une quinzaine de stations y ont été mises en conformité ou sont en voie de l'être, souligne-t-il.
Outre des problèmes de localisation -personne ne souhaite une station d'épuration dans son jardin- subsistent des questions d'ordre géologique, la difficulté particulière de gestion des installations littorales, justifie-t-il, réside dans les grandes disparités entre la population hivernale et la déferlante estivale.
L'enjeu est cependant de taille: sanitaire pour ses populations, environnemental alors que la France s'est engagée à restaurer le "bon état écologique" de ses eaux en 2015, mais aussi financier pour échapper aux foudres européennes.
"Bruxelles était dubitatif au départ, après 17 ans de défaillance, mais la preuve que la commission a aujourd'hui confiance, c'est que la menace est tombée de 350 M en 2007 à 150 M d'euros aujourd'hui", relève la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie Chantal Jouanno.
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Le 24/02/09
USA : les émissions de CO2 visibles sur Google Earth
source :nerzine.com/Université de Purdue.
Le projet Vulcan financé par la NASA et le DOE** permet de visualiser via la technologie google earth - dans l'espace et à des échelles de temps très fines - les émissions de dioxyde de carbone (CO2) en Amérique du Nord.
Les données actuellement utilisées datent de 2002 mais les scientifiques prévoient d'incorporer des données plus récentes. "Vulcan" intègre des mesures d'émissions de CO2 de l'Agence américaine de protection de l'environnement et du ministère de l'Energie.
Le projet Vulcan est dirigé par le Dr. Kevin Gurney et une équipe de chercheurs de l'Université de Purdue. Les principaux collaborateurs dans le cadre du projet comprend également des chercheurs de l'Université de L'Etat du Colorado et du laboratoire national de Lawrence Berkeley.
Selon ses concepteurs, l'accès gratuit au détail de la base de données Vulcan CO2 constitue un outil précieux pour les décideurs, les démographes et les chercheurs en sciences sociales. "Cette carte va permettre de fournir les informations sur les émissions de CO2 et de les rendre accessibles à chacun en ligne", a expliqué Kevin Gurney.
Cette carte est accessible sur le site internet de l'Université Purdue (Indiana) : purdue.edu/eas/carbon/vulcan/GEarth/
La rédaction d'Enerzine l'a testé. C'est assez impressionnant à première vue. Plusieurs critères sont à votre disposition pour visualiser les émissions de dioxyde de carbone (CO2) exprimées en tonnes métriques.
- Zones Aéroportuaires
- Zones résidentielles
- Zones commerciales
- Zones de production d'électricité
- Zones industrielles
- Zones hors routes (trains, bateaux...)
- Zones routières (voitures, camions...)
Des agrégats sont possibles à plusieurs niveaux :
- Habitants
- Etats
- Comtés
A quand une version européenne ???
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Le 23/02/09
Un cinquième des récifs coralliens a déjà disparu, le reste est en grand danger
source : LEMONDE.FR
Les perspectives sont sombres pour les récifs coralliens, qui figurent parmi les écosystèmes les plus riches, mais aussi les plus fragiles de la planète.
L'Initiative internationale pour les récifs coralliens (ICRI) et l'Initiative française pour les récifs coralliens (Ifrecor) ont rendu public, mercredi 18 février, le bilan mondial de leur état.
Ce travail, réalisé tous les quatre ans, mobilise quelque 400 chercheurs de 96 nationalités.
Selon leurs observations, le monde a définitivement perdu 19 % de ses récifs, 15 % risquent de disparaître dans les dix ou vingt prochaines années, et 20 % supplémentaires sont menacés de disparition dans les vingt à quarante ans si rien ne change. Et ceci sans même tenir compte des effets du réchauffement climatique, qui constitue une menace pour la totalité de ces écosystèmes.
Les coraux abritent une vie foisonnante : un tiers des espèces marines décrites en dépendent. Leur survie est donc un enjeu pour la préservation de la biodiversité mondiale. Elle est aussi cruciale pour les 500 millions d'êtres humains qui en tirent leur alimentation. "Ils rendent d'autres services aux hommes, en protégeant les côtes contre les assauts de la mer, et en permettant le développement du tourisme", explique Bernard Salvat, le spécialiste des récifs coralliens qui représente la France à l'ICRI. Selon une estimation du Programme des Nations unis pour l'environnement (PNUE), chaque kilomètre carré génère entre 81 000 et 488 000 euros de revenus.
Ces récifs subissent plusieurs types de pressions liées aux activités humaines et à l'augmentation de la population. La principale cause de leur dégradation est la destruction du couvert végétal à terre, qui, générant un afflux de particules dans les eaux, étouffe les coraux. Les polluants chimiques ou bactériologiques y aboutissent également.
BLANCHISSEMENT
La surpêche et l'utilisation de méthodes destructrices, comme la pêche au cyanure ou à l'explosif, contribuent également largement à leur mauvais état. Les récifs sont aussi détruits par la construction de ports ou de marinas, les prélèvements de sable pour le bâtiment, le piétinement des touristes...
Le réchauffement climatique, qui provoque leur blanchissement, constitue l'autre grande menace. Quand la température de l'eau augmente, les coraux expulsent des algues microscopiques qui leur fournissent leur nourriture et leur donnent leurs couleurs. Cependant, après 1998, année marquée par un important blanchissement, certains récifs ont "bien récupéré", note le rapport. Mais ce gain a été anéanti par les pertes consécutives au tsunami de 2004 et au blanchissement de 2005, qui a surtout touché les Caraïbes. Les coraux ne survivraient pas à des épisodes répétés comparables à celui de 1998.
Si la situation est alarmante, l'engagement des autorités progresse partout dans le monde, notent les experts. Les pays développés touchés par ce problème (Etats-Unis, Australie, Japon) établissent des aires marines protégées.
La France, qui possède un dixième des récifs mondiaux, a obtenu le classement des récifs calédoniens au Patrimoine mondial de l'humanité.
Dans le Sud-Est asiatique, particulièrement concerné, l'Indonésie anime une initiative baptisée "Triangle de corail". "La prise de conscience est importante dans les pays en développement, mais ils manquent dramatiquement de moyens financiers et de ressources humaines", constate M. Salvat.
Et, partout, le respect et le contrôle des mesures de protection restent problématiques. |
Le 21/02/09
Lille a réduit la consommation de son éclairage public
source : Enerzine/ETDE
En décembre dernier, la Ville de Lille a présenté l’état d’avancement du contrat de gestion déléguée de l’éclairage public de la ville et de ses communes associées, Hellemmes et Lomme. « En 4 ans, ce contrat a déjà permis à la ville de réduire sa consommation d’énergie de 34,5 % sur un objectif de 42 % d’ici 2012 », a expliqué Danielle Poliautre, adjointe au Maire de Lille en charge du Développement Durable.
Depuis 2004, ETDE est en charge de la gestion de l’énergie, de l’exploitation et de la maintenance de 22 500 points lumineux sur ces trois communes.
Ce contrat de 35,2 millions d’euros TTC, remporté pour une durée de 8 ans (2004 – 2012), s’inscrit dans une logique de développement durable et s’appuie notamment sur des solutions technologiques et une nouvelle approche de la gestion d’énergie.
Parmi les actions développées par les équipes ETDE figurent notamment le remplacement du matériel vétuste par des matériels plus économes en énergie et recyclables, la mise en œuvre de ballasts électroniques permettant de moduler l’intensité de l’éclairage en fonction de l’heure, l’utilisation d’énergie renouvelable et le développement d’énergies vertes sur le territoire lillois (éolien et solaire)…
Pour Danielle Poliautre, « ce contrat, qui s’inscrit dans nos engagements de l’Agenda 21, correspond à une volonté politique forte de la Ville. Il traduit notre volonté de réduire l’empreinte écologique de Lille en proposant des solutions qui permettent d’éclairer juste. »
En début de contrat, lorsque les équipes ETDE ont pris en charge l’éclairage public de Lille et de ses deux communes associées, la puissance électrique consommée s’élevait à 21,7 millions de KWh par an. Elle s’élève désormais à 14,2 millions de KWh, soit une économie de 34,5 %.
Cette diminution résulte notamment d’un important travail de traitement et de suivi des consommations, comprenant en particulier la mise en place de réducteurs de puissance, l’installation de sources lumineuses haute performance, le remplacement des lampes ancienne génération par des lampes haute performance, l’ajustement des sur-éclairements ou bien encore la maîtrise des temps d’allumage…
Dans un but de réduction des consommations, ETDE et Lille expérimentent en ce moment des solutions innovantes en télégestion. « Ce système permet de piloter à distance l’intensité lumineuse, ainsi que l’allumage et l’extinction de la lampe et ce, au point lumineux. Ce système doit encore être éprouvé par une série de tests et de mesures sur plusieurs mois », explique Christophe Montélimard, responsable du contrat pour ETDE.
Outre la réduction des consommations, ETDE permet également à Lille de dépasser les préconisations des accords de Kyoto fixant le seuil d’énergie renouvelable à 21% pour 2010. En effet, en partenariat avec EDF, ETDE fournit d’ores et déjà 30% d’énergie renouvelable (énergie certifiée par Observ’ER).
ETDE a également développé des projets expérimentaux de production d’électricité solaire et éolienne. La Place de l’Arbonnoise et l’Ecole Gounod sont équipées de luminaires solaires à LEDs et une étude de candélabre « éolien-solaire » est actuellement menée pour alimenter le cimetière de Lille Sud.
Enfin, grâce à ces actions, la ville de Lille a pu déposer à la DRIRE une demande pour 6,6 GWh CUMAC au titre de l’année 2006, 6 GWh CUMAC pour 2007 et 7,5 GWh CUMAC pour 2008. Ces dossiers de demande de certificats « blancs » CUMAC correspondent aux économies d’énergie réalisées à partir des investissements.
Ce marché, confié par la Ville de Lille à ETDE, visait directement à l’amélioration de la qualité de vie des habitants de l’agglomération lilloise : suppression des sur-éclairements (mise en place de réducteurs de puissance et de ballasts électroniques…), suppression de la pollution, retraitement des matériaux (lampes, appareils, mâts, consoles…).
De 2004 à 2008, ETDE a ainsi supprimé 1 740 « lampes boules », génératrices de pollution lumineuse, et a remplacé plus de 6 000 luminaires par des matériels plus performants. Dans le même temps, 7,3 km de réseaux électriques souterrains et 3,2 km de réseaux électriques aériens, ainsi que 26 nouvelles armoires électriques, ont été mis en oeuvre. 69 Courées (îlots dans les quartiers industriels) ont été réhabilitées grâce à une ingénierie Lumière spécifique. Les travaux dans les courées ont été l’occasion d’une action de sensibilisation aux économies d’énergie avec distribution de lampes basse consommation et d’un dépliant d’information spécialement conçu pour l’occasion.
Cette première étape du programme a été établie en concertation avec les différents partenaires (Elus, riverains…) selon l’état du patrimoine, les projets de réhabilitation, les souhaits des conseils de quartiers…
Les équipes ETDE s’attachent également à remplacer les équipements avec des matériaux recyclables haute-performance. En 4 ans, 34 100 lampes et plusieurs centaines de tonnes de matériels ont ainsi été recyclés.
Par ailleurs, dans le cadre de ce contrat, ETDE et Lille ont offert 240 luminaires à Saint-Louis du Sénégal, ainsi que de l’outillage ou des équipements de protection individuelle. D’ici 2012, les deux partenaires en auront livré 400. Les appareils concernés sont performants et garantis pour un minimum de 10 ans. Retirés de l’agglomération lilloise pour des raisons d’harmonisation du Plan Lumière, ces points lumineux font l’objet d’une remise à niveau et sont équipés de lampes basse consommation avant leur départ pour l’Afrique. Cette opération de solidarité va permettre à cette cité sénégalaise d’optimiser son éclairage public. Elle comprend également un échange de compétences avec envoi de spécialistes français de l’éclairage public sur place et accueil de spécialistes sénégalais à Lille.
Le 21/02/09
La vogue des bateaux électrosolaires à La Rochelle
source : Enerzine.com/Communauté d'agglomération de la Rochelle
Une liaison maritime régulière entre le Vieux-Port de La Rochelle et le Port de plaisance des Minimes va s'ouvrir dès le mois d’avril avec le premier bus de mer électrosolaire totalement intégré aux transports publics.
Un deuxième bateaux est en construction et sera opérationnel à partir de mai.
Les bus de mer sont les premiers navires de transport de passagers à propulsion électrosolaire, de grande capacité (jusqu’à 75 personnes) capables de naviguer en mer dans des conditions de vagues, de courant et de vent.
Le "Copernic" et son jumeau le "Galilée" remplaceront deux navires à moteur diesel qui transportent annuellement 200 000 passagers sur une distance de 5 km.
Ces deux catamarans fabriqués en matériaux composites ont été étudiés pour une consommation minimale d'énergie. Leur consommation pour 100 km parcourus a été évaluée à 7 euros par jour, soit six fois moins qu'un navire à propulsion classique.
Les panneaux photovoltaïques, installés sur leurs toits fournissent 20 % de l'énergie utile au bateau. Les 80 % restant proviennent de batteries nickel cadmium qui sont rechargées chaque soir.
Le "Copernic" a suffisamment d'autonomie pour réaliser 15 rotations journalières.
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Le 20/02/09
Adieu coquelicots, chardons, ivraie, mais aussi biodiversité
source : Lemonde.fr
En 1970, le journaliste François-Henri de Virieu réalisait un documentaire visionnaire
consacré à l'évolution du métier de paysan, baptisé Adieu coquelicots.
Près de quarante ans plus tard, des scientifiques de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) lui donnent raison. La révolution agricole a décimé les fleurs des champs et les mauvaises herbes.
Le paysage en a souffert, mais ce n'est pas tout. Les scientifiques évoquent une perte de biodiversité importante, sans doute lourde de conséquences pour la faune des campagnes.
Les chercheurs de l'INRA de Dijon ont analysé 158 parcelles, plusieurs années de suite, à environ trente ans d'intervalle. "Nous avions la chance de disposer d'une série de relevés datant des années 1970, explique Xavier Reboud, directeur de l'unité biologie et gestion des adventices - les mauvaises herbes - à Dijon. Nous avons pu retourner exactement dans les mêmes parcelles et mesurer l'évolution." Résultat : pratiquement la moitié des espèces de mauvaises herbes ont disparu.
Un résultat, publié dans la revue Biological Conservation de janvier 2009, dont l'ampleur a "surpris" l'équipe. Les chercheurs ont retrouvé un tiers environ des espèces disparues au bord des parcelles. Il y a donc aujourd'hui plus de biodiversité autour des champs cultivés qu'à l'intérieur.
Ce résultat marque aussi un succès : les agriculteurs ont réussi à "nettoyer" leurs terres des ennemis des cultures et à augmenter considérablement les rendements. Ils ont rempli la mission qui leur avait été confiée : nourrir la population. Mais l'utilisation d'herbicides et d'engrais, les labours profonds, l'utilisation de chaux pour amender les terres, l'irrigation ont détruit une partie de la flore, et sans doute de la faune des campagnes.
POLLINISATEURS
Car les adventices, contrairement à leur mauvaise réputation, sont utiles. Leurs graines alimentent les oiseaux, leurs fleurs les insectes pollinisateurs. Les travaux menés au Muséum d'histoire naturelle sur les populations d'oiseaux communs, considérées comme un bon indicateur de biodiversité, le confirment. Entre 1989 et 2006, l'abondance des oiseaux communs a baissé de 30 % en milieu agricole et est restée stable dans les villes.
Faut-il en arriver à protéger les bleuets, les chardons, l'ivraie et le chiendent ? Sans aller jusque-là, M. Reboud estime qu'un "effort particulier" devrait être fait pour préserver les bords des champs et des chemins, afin de "contribuer au maintien de la biodiversité".
Et dans les champs ? La division par deux de l'usage des pesticides, si possible d'ici à dix ans, fait partie des principaux chantiers du Grenelle de l'environnement.
Des pistes existent pour diminuer le recours aux produits chimiques.
Mais remplacer les désherbants par du travail mécanique ne suffit pas. C'est tout le système de production, qui repose sur la spécialisation des cultures et l'utilisation préventive de la chimie, qu'il faudra repenser pour parvenir à l'objectif. |
Le 19/02/09
1 million d'emplois dans l'éolien en 2010
source : enerzine.com/ the Guardian
Le secteur de l'énergie éolienne devrait employer 1 million de personnes dans le monde d'ici la fin de la décennie, rapporte le Guardian depuis le World Future Energy Summit d'Abu Dhabi.
A ce jour, 400 000 personnes travaillent dans le secteur de l'énergie éolienne, a indiqué Steve Sawyer, secrétaire général du Global Wind Energy Council (GWEC). Selon lui, le secteur concernera un million de personnes d'ici la fin de la décennie. Et selon certaines prévisions, ce chiffre pourrait atteindre 3 millions d'ici 2050.
Alors que l'éolien connaissait une nouvelle année de croissance record en 2008, avec un taux de près de 30%, les avis sont partagés sur les conséquences de la crise financière sur les investissements futurs.
Le Guardian fait ainsi état du scepticisme du cabinet Goldman Sachs, qui estime que les investissements risquent de pâtir de la crise, ce qui pourrait entraîner un ralentissement de la croissance du secteur dans les prochaines années.
Un dirigeant du groupe allemand E.ON a également pointé les difficultés de planification des projets. Selon les estimations du groupe, il faudra installer une éolienne toutes les 25 minutes dans le monde pour atteindre les objectifs énergétiques mondiaux. Or, Frank Mastiaux, directeur du département climat et énergies renouvelables d'E.ON rapporte que sur 5 projets proposés par le groupe allemand en Europe centrale, seul un a finalement été mené à son terme.
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Le bilan carbone du jus d'orange
source :lemonde.fr
Une brique de jus d'orange Tropicana de deux litres entraîne l'équivalent de l'émission de 1,7 kilogramme de CO2. Cette "empreinte" carbone a été calculée à la demande du groupe PepsiCo, propriétaire de la marque, par Carbon Trust, un organisme indépendant et reconnu.
A titre de comparaison, une dose de lessive Tesco produit environ 800 grammes de CO2, des chaussures Timberland de 10 à 100 kg selon les modèles, etc.
Comme pour le jus d'orange, les méthodes de calcul des bilans carbone prennent en compte toutes les étapes de la vie du produit : de l'extraction des matières premières au recyclage, en passant par sa transformation et sa distribution.
Dans le cas du jus d'orange, la culture des fruits est très émettrice de gaz à effet de serre à cause de l'utilisation d'engrais. Le transport a, en revanche, moins d'impact qu'on le pensait.
Pour les marques, afficher l'empreinte carbone des produits est devenu un argument commercial. Le distributeur britannique Tesco a montré la voie dès 2007, suivi en France par deux supermarchés Leclerc du Nord et la marque Casino, qui ont mené l'expérience en 2008.
L'étiquetage carbone devrait se généraliser dans les prochaines années, notamment en France où c'est une des mesures phares du Grenelle de l'environnement.
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Le 13/02/09
Saint-Charles International s'équipe en tuiles solaires
source :Enerzine.com
En mai prochain sera lancé le chantier de construction d'une centrale solaire photovoltaïque de 9MW, intégrée sur l’ensemble des toitures des entrepôts de la plate-forme logistique de fruits et légumes Saint Charles International, à Perpignan.
La centrale disposera d’une puissance installée de 9 Mégawatts, ce qui représente, selon les développeurs du projet, environ 10% de la consommation de la ville de Perpignan.
Ce projet de 56,3 millions d'euros est développé et conçu par la société Solaire France. Il sera constitué d’une nouvelle couverture composé d’environ 95 000 tuiles solaires.
La durée prévue du chantier sera de 30 mois avec une mise en service progressive de la centrale à partir de début 2010.
La société Saint Charles Solaire est détenue par Akuo Energy (53%), la Caisse des Dépôts (22%), Solaire France International (15%), Solaire France (5%) et par le Pool centrale solaire Saint Charles International (5%).
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Le 12/02/09
Cosmétiques pour bébé : une toxicité mal évaluée
source : lemonde.fr ( propos recueillis par Sandrine Blanchard )
En septembre 2008, le Comité pour le développement durable en santé (C2ds) lançait une alerte sur les risques de toxicité des cosmétiques pour bébés composés notamment de parabens, de phénoxyéthanol, etc. Fabienne Bartoli, adjointe au directeur général de l'Afssaps - qui a créé un groupe de travail pour évaluer ces produits - livre un premier bilan.
Les cosmétiques pour bébés sont-ils dangereux ?
Nous avons réalisé 18 inspections sur 39 produits pour bébés avec conservateurs (gels douches, lingettes, crèmes de change, etc.) qui avaient suscité la polémique. Ces produits représentent dix millions d'unités vendues en 2008.
Cette campagne d'évaluation et de contrôle a donné lieu, en décembre 2008, à un retrait du marché du gel moussant cheveux et corps de la société Cattier Dislab.
La réglementation française stipule qu'un fabricant doit être en mesure de fournir l'évaluation de sécurité spécifique au risque liée à l'utilisation d'un produit chez les enfants de moins de 3 ans. Or, pour ce gel, il n'y avait eu aucune évaluation de risque de toxicité, c'est-à-dire de non-dangerosité pour la santé.
Sur les 38 autres produits, nous avons formulé des demandes de mise en conformité à la réglementation. Les fabricants ont fourni des données sur le processus d'évaluation de la toxicité, mais elles sont très parcellaires.
Clairement, il y a un problème quant à la façon dont les fabricants réalisent les études de non-toxicité pour les moins de 3 ans, pour savoir exactement ce qu'il faut mettre à l'intérieur.
Qu'entendez-vous par "parcellaires" ?
L'Afssaps a jugé que les données fournies étaient insuffisantes pour permettre un raisonnement étayé et des conclusions spécifiques pour les bébés. Nous n'avons pas le déroulé total du raisonnement qui nous permet, in fine, de conclure que ces produits ne sont pas toxiques pour les bébés. Les fabricants ont un mois pour répondre.
De quelles toxicités s'agit-il ?
Il s'agit des problèmes d'allergies, mais aussi de l'exposition répétée, à des faibles doses, de produits (comme les conservateurs) qui, à fortes doses, sont toxiques. Pour l'instant, on est capable de dire que ces substances chimiques prises séparément dans les doses autorisées ne posent pas de problèmes pour la santé, mais il reste la question de la multiexposition tous les jours à ces produits.
Ces substances chimiques sont des perturbateurs endocriniens qui agissent sur le système hormonal...
On a limité leur toxicité immédiate puisqu'on a restreint leur utilisation en termes de quantité. Ce qu'on ne sait pas, ce sur quoi nous n'avons pas encore de certitude scientifique, c'est sur leur dangerosité ou non à long terme.
Le groupe de travail posera des questions plus précises aux scientifiques ; il faut que leurs travaux soient menés à terme.
Malheureusement, la directive européenne de 2004 interdit désormais de tester sur les animaux les produits cosmétiques ; la France s'était battue contre cette disposition car elle rend très compliquée l'évaluation de la toxicité. C'est justement les expériences sur les rats qui ont amené à poser la question des perturbateurs endocriniens.
Quel est le message de l'Afssaps vis-à-vis des consommateurs ?
Sur les 38 produits évalués, nous n'avons pas de problème de conformité, c'est-à-dire pas de contamination microbiologique, pas de substances interdites, pas de conservateurs en quantité trop importante. Il n'y a pas de danger immédiat pour la santé publique.
Néanmoins, il y a une interrogation quant à la façon dont les fabricants instruisent leurs dossiers pour les moins de 3 ans. Il s'agit d'une question qu'il faut porter sur la place publique. Le citoyen doit être attentif à la suite qui sera donnée à ce travail avec les fabricants. Il ne faut pas être alarmiste, néanmoins, il faut porter une attention particulière à la façon dont l'évaluation de la toxicité pour les bébés est menée.
Allez-vous, comme le réclamait le C2ds, interdire la distribution des mallettes d'échantillons de produits cosmétiques dans les maternités ?
Il ne faut pas mélanger dangerosité à court terme et à long terme. Ces produits distribués utilisent des conservateurs, mais respectent les limites imposées.
Sur la question de la multiexposition on est vraiment aux frontières de la connaissance. Pour asseoir une décision d'interdiction - qui devrait, de toute façon, être prise au niveau de la Communauté européenne - nous sommes obligés d'avoir des résultats scientifiques suffisamment tangibles qui nous permettent effectivement d'interdire ces substances.
Nous avons aussi mené une évaluation sur les produits sans conservateurs et nous avons eu un tiers de produits qui n'étaient pas conformes, dont un certain nombre avec des problèmes de contamination microbiologique.
Si on décide, demain, au nom du principe de précaution, d'interdire des substances chimiques telles que les parabens (qui protègent des contaminations microbiennes), alors il faut savoir par quoi on les remplacera pour être certain de ne pas faire courir des risques supplémentaires (allergies ou contaminations). On est vraiment au milieu du gué.
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Le 11/02/09
Le Watercone, de l'eau potable à bas coût
source : enerzine.com/watercone
Simple à utiliser, léger et mobile, le Watercone est un déssalinisateur à énergie solaire qui convertit l'eau salée ou saumâtre en eau douce.
"Chaque jour 5 000 enfants meurent des suites de diarrhée causée en buvant de l'eau impropre à la consommation" indique l'UNICEF.
Avec un maximum d'1,7 litres par jour, le Watercone pourrait couvrir les besoins quotidiens en eau douce des habitants des pays - chauds / tropicaux - déficitaires en eau.
Le Watercone peut être considéré comme une étape dans le processus de condensation de l'eau avec un degré d'efficacité de 40% (GTZ Allemagne).
Basé sur une évaporation de 8,8 litres par mètre carré (rayonnement solaire moyen, à Casablanca, Maroc), le Watercone d'un diamètre compris entre 60 et 80 cm est en mesure de générer des rendements d'1,0 à 1,7 litres d'eau de condensation par jour (24 heures).
Grâce à l'irradiation solaire, l'eau se condense - apparaîssant sous forme de gouttelettes sur la paroi interne du cône, - et laisse de côté le sel et autres impuretés. Ces gouttes ruissellent ensuite vers une dépression circulaire à la base du cône. En dévissant le capuchon à l'extrémité du cône et en tournant ce dernier tête en bas, l'eau potable est recueillie.
Fait de polycarbonate, le Watercone résiste aux UV et peut être utilisé quotidiennement pendant 5 ans. Le matériau est non-toxique, non inflammable et recyclable à 100%.
Le prix de commercialisation du Watercone se situe aux alentours de 20 euros.
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Le 10/02/09
Achère-ville (78) : la première gare solaire HQE
source :enerzine/ SNCF – Transilien
La gare d’Achères-Ville située en bordure de la forêt de Saint-Germain-en-Laye, subit actuellement une restructuration importante et constitue une opération pilote de haute qualité environnementale (label HQE) menée par la SNCF et la Région Ile-de-France.
Ce projet a réclamé un investissement total de 3,2 millions d'euros dont plus de la moitié est financée par la région IDF, 40,2% par la SNCF et 2,7% par RFF.
Commencés fin 2008, les travaux dureront un an. Le 30 janvier prochain la gare d'Achères Ville sur les Lignes A et L (Réseau Paris St-Lazare) va entrer dans la deuxième phase des travaux.
Ainsi, la toiture de la gare d'Achère sera recouverte d'une membrane d'étanchéité équipée d'une multitude de cellules photovoltaïques. En plus des 175 m2 de membrane solaire, le toit de la nouvelle gare recevra deux panneaux solaires afin de produire de l'eau chaude sanitaire.
25% de l'énergie consommée sera produite sur place grâce à l'énergie solaire, le reste étant revendu au réseau national EDF. Les émissions de gaz à effet de serre seront réduites de 84 %, soit l’équivalent de 90 000 km en voiture.
Une autre innovation exploitant le soleil sera mise en oeuvre à l'intérieur même du passage souterrain reliant les 2 quais. Baptisé "solar spot", ce système capte la luminosité naturelle extérieure et la canalise par réflexion jusque dans le tunnel.
D'autres éléments contribuent également à cette qualité environnementale :
- Un toit végétalisé. "Comme une éponge, il filtrera biologiquement les eaux de pluie par un couvert végétal. Ce qui limitera les rejets dans les stations d’épuration, contribuera à la biodiversité en milieu urbain et renforcera l’isolation thermique du bâtiment".
- Un mur isolant. "Le mur de la façade ouest sera réalisé en briques de terre cuite alvéolaires qui serviront de « pièges à chaleur ». Elles stockeront la chaleur pendant la journée, qui sera rejetée en été tandis qu’elle aidera à chauffer les locaux en hiver".
- Une pompe à chaleur. "La chaudière au fioul actuelle sera remplacée par une pompe à chaleur air-eau avec double flux réversible. Elle rafraîchira les locaux en été et les chauffera en hiver en réduisant la consommation d’énergie et en supprimant les émissions polluantes".
- Des détecteurs de mouvements et des sondes photosensibles. "En contrôlant automatiquement l'éclairage des bureaux et des espaces publics, ils permettront de réduire la consommation d’électricité".
- Des eaux pluviales récupérées. "Elles seront réutilisées pour l'arrosage des plantations et pour les chasses d’eau des toilettes".
- Des sanitaires écologiques. "Des urinoirs sans eau : Grâce à une technique éprouvée de cartouches de récupération, ils réduiront les consommations d'eau. Des robinets temporisés : En interrompant le flux d’eau au bout de quelques dizaines de secondes, ils limiteront les gaspillages. De l’eau de pluie dans les chasses d’eau : L’utilisation des eaux de pluie récupérées est une source d’économie d’eau potable".
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Le 09/02/09
Comment dépolluer l'espace ?
source : internaute.com 
Retour à l'envoyeur. Depuis plus de cinquante ans, l'homme envoie dans l'espace des tonnes de satellites artificiels et des fusées. Que deviennent leurs déchets ? Ils restent en orbite autour de la Terre risquant à tout moment de heurter un satellite en fonction ou pire de retomber sur notre planète. Les scientifiques travaillent à la dépollution de l'espace.
Des débris par millions
Qu'entend-on exactement par débris spatiaux ? Avant de s'attaquer à un problème, mieux vaut en connaître la définition exacte. Les scientifiques parlent, non pas des astéroïdes et autres comètes mais, des déchets créés et envoyés par l'homme dans l'espace. Imaginez le dilemme auquel nous sommes confrontés sachant que des objets sont envoyés dans l'espace depuis cinquante ans et que ça ne va pas s'arrêter.
Plusieurs origines de pollution
Les satellites artificiels entrent bien évidemment dans le classement. Communication, surveillance, études scientifiques, défense... Les hommes ont lancé un nombre incalculable de ces engins en orbite autour de la Terre. Bon nombre d'entre eux sont hors service depuis de nombreuses années.
Lors de l'envoi de ces satellites et de navettes dans l'espace, plusieurs parties de la fusée qui les transporte s'éliminent au fur et à mesure telles que le dernier étage du lanceur, le capot de protection ou les dispositifs de séparation.
Les débris proviennent aussi d'explosions accidentelles comme celle de la navette Columbia en février 2003 ou bien lorsque les Américains ont détruit un de leurs satellites espions intentionnellement.
Parfois, malgré de bons calculs, les collisions entre satellites ou alors leur endommagement par des astéroïdes ou d'autres comètes produisent des débris dans l'espace qui comme ça paraissent inoffensifs mais ils peuvent également créer d'autres dégâts.
Depuis 1957, le Cnes a dénombré 4 600 lancements dont 170 explosions en orbite
Ces débris, suivant leur fonction, se trouvent sur différentes orbites :
Les satellites de communication se trouvent sur l'orbite géostationnaire située à plus de 35 000 km au-dessus de l'équateur.
Les satellites de missions d'observations de la Terre (études scientifiques) évoluent sur les orbites basses comprises entre 600 et 1 500 km d'altitude.
Les orbites très basses accueillent les navettes et les stations spatiales humaines comme l'ISS (vers 300 km).
Et pourtant on sait ce qu'on risque !
Pourquoi les scientifiques sont-ils tellement préoccupés par ces déchets humains dans l'espace ? Quels risques nous font-ils encourir ? Pour parer à toute éventualité, mieux vaut garder un œil sur eux.
Des collisions à la pelle
Bien évidemment, cette poubelle au-dessus de nos têtes n'est pas sans conséquence sur son environnement et sur le nôtre. Ces déchets sont plus préoccupants qu'une pluie de météorites. Ils risquent d'entrer en collision avec des satellites en activité et provoquer de grosses avaries, voire de les détruire. Les panneaux solaires d'Hubble ont été plusieurs fois touchés, le satellite français Cerise a lui, aussi, été percuté en 1996 par un étage de la fusée Ariane.
Les navettes et l'ISS ne sont pas non plus épargnées ; elles peuvent être percutées et subir des dommages. Les sorties dans l'espace ne sont pas, non plus, sans danger pour les spationautes. Même un débris d'1 centimètre peut être fatal et trouer le scaphandre. Pourquoi ?
Les débris restent généralement sur leur orbite ; plus ils y sont nombreux, plus les risques de collision sont accrus. Ces objets se déplacent à une vitesse moyenne de 15 à 20 km/h. Leur déplacement génère une énergie dite cinétique suffisante pour perforer des surfaces logiquement résistantes.
Retour sur Terre
Nous ne sommes pas épargnés par des retours à l'envoyeur.
En effet, certains objets obsolètes quittent leur orbite pour prendre le chemin de la Terre. Cela n'a rien d'alarmant, l'atmosphère protège les hommes au sol car elle dégrade les débris sans problème. La preuve, lorsque vous regardez une belle pluie d'étoiles filantes dans le ciel, ce sont des météorites en train de se disloquer dans l'atmosphère. Bémol : tout dépend de la taille. Certaines arrivent tout de même au sol et provoquent de gros cratères.
Il en est de même pour les débris spatiaux ; suivant leur taille, ils peuvent traverser l'épreuve du feu atmosphérique et tomber sur la terre ferme. Si c'est dans un endroit désert, tout va pour le mieux mais les conséquences peuvent être importantes voire dramatiques s'ils tombent sur des habitations.
Placement sous haute surveillance
Au vu de ces risques potentiels, les scientifiques scrutent leurs moindres faits et gestes pour agir rapidement. Mais ils les répertorient et élaborent presque une carte orbitale afin de savoir où placer les prochains satellites. Une armada de technologies est à leur disposition.
Les moyens au sol
Les Américains ont mis au point un système de radars et de télescopes appelé USSPACECOM chargé, entre autres, de surveiller les satellites en orbite (surtout ceux de la défense) et les débris qui peuvent les endommager. Les Russes disposent, également, d'un système de surveillance.
La France est un des pays les mieux équipés pour observer et répertorier ces objets spatiaux grâce aux deux télescopes ROSACE et TAROT du CNES/CNRS. ROSACE est un télescope situé à l'Observatoire de Haute Provence. Il garde un œil sur les engins en orbite géostationnaire et géosynchrone. TAROT, situé à l'Observatoire de la Côte d'Azur, près de Grasse, lui prête main forte (un autre se trouve au Chili).
Les radars et les télescopes peuvent distinguer des objets de taille supérieure à 1 centimètre placés en orbite basse ou géostationnaire. Au-delà, il faut faire appel à d'autres techniques.
Les radars et les télescopes peuvent distinguer des objets de taille supérieure à 1 centimètre placés en orbite basse ou géostationnaire. Au-delà, il faut faire appel à d'autres techniques.
Les moyens en orbite
Les scientifiques ont mis en place des détecteurs sur des satellites porteurs militaires et civils tels que Hubble.
Ces appareils placés en orbite peuvent, alors, repérer et suivre des déchets de petite taille, inférieur à 1 cm. Le CNES et l'ONERA (Centre français de recherche spatiale) ont mis au point des détecteurs capables de suivre la trajectoire et d'analyser la vitesse, la composition chimique... de la particule.
Ces systèmes de surveillance servent essentiellement à cataloguer et suivre les gros débris, c'est ainsi qu'on sait aujourd'hui combien gravitent au-dessus de nos têtes. Mais il en existe des millions d'autres, plus petits et tous aussi dangereux.
Comment éviter les accidents ?
Les moyens mis en œuvre pour éviter les collisions
Répertorier et surveiller les débris spatiaux est une chose mais éviter les collisions et les retombées sur terre en est une autre. Comment les scientifiques procèdent-ils pour éviter ces dégâts ? Peut-on nettoyer cette décharge spatiale ?
Empêcher les collisions
Pour qu'aucun dégât ne se produise, il faut les éviter. Logique ! Les scientifiques procèdent à des évitements. En quoi cela consiste ? Et bien, tout simplement en un retardement de lancement de satellite. Avant de procéder à la mise sur orbite, les spécialistes regardent ce qui se trouve aux alentours du futur lieu de villégiature de l'engin. Si jamais un objet se trouve trop près, on décale le lancement de sorte à dégager le terrain orbital.
Autre moyen, la désorbitation. Les vieux satellites qui sont hors service depuis longtemps peuvent être détruits de sorte à libérer de la place pour les nouveaux. Mais ce procédé n'est possible que pour ceux placés sur une orbite basse. Ainsi ils pénètrent dans l'atmosphère (au préalable, on s'assure de leur potentiel de dégradation et du lieu de retombée au sol, au cas où) et sont détruits naturellement.
Pour les satellites géostationnaires, les scientifiques les déplacent, tout simplement d'orbite et les positionnent sur une orbite cimetière. Où ? Elle se trouve à 300 kilomètres d'altitude, elle est une orbite basse. Mais que fera-t-on quand elle sera saturée ?
Redoubler les protections des engins spatiaux
Une simple particule d'1 centimètre de diamètre est capable de perforer n'importe quel revêtement, hublot ou panneau solaire. Rien ne lui résiste. Les chercheurs planchent donc sur la mise au point de matériaux beaucoup plus résistants.
Le kevlar est le composé connu à ce jour le plus apte à remplir cette mission. Il suffit d'augmenter le nombre de couches protectrices autour de l'engin afin de former un véritable bouclier. D'autres scientifiques ont aussi pensé à la conception de panneaux en aérogel. Ce gel permet de freiner des particules ; il a été utilisé par la sonde américaine Stardust en 1996 pour ramasser des poussières de météorites. Mais ce système fonctionne pour des déchets minuscules.
Autre technique : la ruse. Explications. Certains satellites sont beaucoup plus fragiles ou plus importants que d'autres. Si jamais une collision se produit, mieux vaut que les moins nécessaires se sacrifient. Ils vont servir de boucliers aux autres en se plaçant dans le champ. Une véritable partie de cache-cache.
Ces subterfuges ne sont pas d'une grande efficacité face à des déchets de taille supérieure à 1 centimètre. Comment faire ? Les éliminer.
Grand nettoyage de l'espace
Une seule solution pour remédier à l'amoncellement de déchets : nettoyer. Là, on est dans l'espace donc ce procédé est tout de suite moins facile. Quelles techniques sont mises au point pour éliminer les débris spatiaux ?
Une navette poubelle
La station spatiale internationale a bien sa navette poubelle ATV pour venir chercher ses déchets (elle est détruite ensuite dans l'atmosphère), alors pourquoi ne pas en faire de même avec ceux en orbite.
L'engin serait doté d'un bras téléguidé pour ramasser les gros déchets comme les lanceurs de fusées, les étages... Mais la technique n'est pas franchement au point. Essayer de capturer un engin en mouvement avec un bras robotisé ! Et puis, ce procédé serait extrêmement onéreux. Il faudrait de nombreux allers-retours pour bien nettoyer. Autre dilemme : les navettes sont capables d'aller sur des orbites situées au maximum à 500 km, or bon nombre de satellites gravitent à plus de 36 000 km d'altitude.
Un filet mobile
Qu'à cela ne tienne, si le bras est trop difficile à manœuvrer pour récupérer les déchets, et bien il n'y a qu'à utiliser un filet. L'idée vient d'une firme américaine ; le concept s'appelle Grasp (Grapple retrieve and secure payload). Un petit satellite projetterait un filet formé de polymères lui conférant une grande robustesse pour capturer les débris. Ce procédé est très cher, pas très fiable et il se pose le problème du retour de ses déchets sur la terre ferme et de leur devenir.
Des lasers exterminateurs
Pour éviter les voyages intempestifs dans l'espace (coût important, kérosène...), pourquoi ne pas détruire les déchets à partir du sol. Comment ? Avec des lasers longue portée. Les radars et les télescopes permettent d'orienter les lasers vers les objets à réduire en petites particules; celles-ci finiraient de se dégrader dans leur entrée atmosphérique.
Cette technique pourrait servir pour des débris dont la taille ne dépasse pas 1 cm, au-delà, cela serait beaucoup trop coûteux en énergie. Mais les scientifiques n'adhèrent pas à la destruction laser car elle risquerait d'endommager d'autres satellites lors de l'explosion des déchets. C'est incontrôlable.
Un câble collecteur
Ce procédé a été mis au point par Christophe Bonnal, spécialiste des débris spatiaux au CNES. Un satellite est couplé avec un câble collecteur de 30 à 50 km de long, on parle de satellite chasseur. Celui-ci va accrocher un débris, rompt et précipite le débris vers l'atmosphère où il sera désintégré. Le satellite s'en prend ensuite à un autre débris et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de fil.
Une cinquantaine de déchets spatiaux peuvent être ainsi éliminés. Le projet suit son cours.
En savoir plus
L'orbite terrestre est devenue une vraie décharge. A croire que l'homme ne sait que polluer. Certes, il sait créer mais en ce qui concerne le recyclage des déchets et leur valorisation, il y a un gros problème. Le nombre de collisions augmente d'année en année car les satellites prolifèrent.
Comment faire pour diminuer au maximum les risques de destruction et de retours sur Terre incontrôlables ?
Il faut tout simplement diminuer le nombre d'envoi pour ne pas accentuer le nombre de débris potentiels.
Des mesures internationales ont été soumises par la NASA et le CNES. Un consensus international a été nécessaire et en 1993, l'Inter Agency Space Debris coordination Committee (IADC) a vu le jour.
En 2002, elle a établi un recueil de bonne conduite et de mesures que les agences spatiales doivent prendre pour éviter la formation de débris et ainsi protéger les zones d'intérêt.
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Le 06/04/09
Les Maldives peuvent-elles devenir neutres en CO2 ?
source : planete-terra.fr
Les Maldives peuvent-elles devenir neutres en CO2 ?
Le président de la République des Maldives a annoncé vouloir neutraliser les émissions carbone de l’archipel d’ici 10 ans.
Eric Parent, co-fondateur de Climat Mundi, opérateur de compensation carbone, nous livre son point de vue.
Menacées par la montée du niveau des mers, les Maldives souhaitent montrer l’exemple en matière de développement durable. D’ici 10 ans, le gouvernement ne veut dépendre que des énergies renouvelables pour la consommation électrique de ses 385 000 habitants, et compenser les émissions liées à l’industrie touristique par l’achat de crédits carbone auprès de l’UE.
1. Est-il possible qu’un pays, même petit, devienne neutre en carbone ?
Eric Parent : Il est toujours possible "techniquement", d’être "neutre en CO2" sur un certain périmètre. Il suffit de calculer les émissions de gaz à effet de serre de ce périmètre et de compenser les émissions que l’on n’a pas réduites en achetant une quantité équivalente de crédits carbone [1] En revanche, la déclaration "les Maldives neutres en CO2" est un peu l’arbre qui cache la forêt : compenser les émissions des touristes qui viennent aux Maldives n’est pas la solution "en soi".
2. Pour quelle raison ?
La consommation électrique des Maldives est de 135 000 MWh/an [2], probablement produite à partir de fioul. En prenant un facteur d’émission plausible de 800 g eqCO2/kWh, les émissions d’électricité des îles sont de 108.000 teqCO2/an. A côté de cela, il y a 600.000 touristes par an, la plupart venus de pays occidentaux. Prenons une moyenne de 4 teqCO2 pour un aller/retour en avion. On constate que 4 teqCO2/voyage, c’est déjà le double de ce que la planète peut supporter par personne et par an, c’est donc largement non soutenable en soi. Les émissions liées aux tourisme seraient de 2.400.000 teqCO2, soit 22 fois plus que les seules émissions de l’électricité. Ce à quoi s’ajoute l’augmentation vertigineuse des touristes aux Maldives et des émissions de CO2 qui sont liées. Depuis 1994, les émissions du transport aérien ont augmenté de 1.300.000 teqCO2, soit 12 fois celles de l’électricité.
On voit donc que la vraie réponse climatique des Maldives n’est pas d’éviter de produire 108.000 teqCO2/an d’électricité et de continuer à en générer 2.400.000 teqCO2/an en faisant du tourisme, mais de limiter drastiquement le nombre de touristes, probablement en les surtaxant.
3. Quelle solution préconisez-vous ?
Si, en triplant le prix des séjours, on divise par 3 le nombre de touristes, les ressources en devise du pays resteront les mêmes mais avec 3 fois moins d’émissions de CO2. Cela n’empêchera pas de compenser ces émissions restantes, mais les émissions générées auront bien été réduites drastiquement. Cette surtaxe empêchera sans aucun doute un certain nombre de jeunes mariés d’aller passer leur lune de miel aux Maldives, mais ça ne veut pas dire que leur lune de miel sera gâchée ! Elle permettra à quelques très riches de profiter d’un cadre paradisiaque, et je ne dis pas que c’est très moral. Mais si on veut garder des sources de devises au pays, tout en réduisant les émissions de CO2, je ne vois pas comment faire autrement.
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"L’abeille est une sentinelle de l’environnement"
source :nouvelobs/Sciences-et-Avenir.com
Au début des années 2000, on a commencé à parler d’un mal français des abeilles; de quoi s’agissait-il?
Pour Henri Clément, président de l’Union nationale des apiculteurs français, la thèse du film « Disparition des abeilles, la fin d’un mystère », selon laquelle les butineuses sont d’abord victimes des pesticides, parait pertinente. Il rappelle aussi à quel point les abeilles sont essentielles pour l'environnement et l'agriculture.
Henri Clément: De 1995 à 2005, la production nationale a chuté de 30 % principalement à cause de la baisse de production du miel de tournesol. Puis le problème est devenu européen et mondial et on n’a plus parlé du mal français des abeilles ... Aux Etats-Unis, les mortalités sont apparues en 2005. La même année, ce sont des collègues argentins qui nous ont demandé comment obtenir le retrait des semences enrobées. Aujourd’hui, ils retirent leurs ruches des zones de tournesol. En Asie, nous commençons à collecter des témoignages. En Grèce, les apiculteurs parlent d’un même phénomène de dépopulation des ruches. En Serbie ils sont confrontés au même phénomène depuis 2007, date de l’extension de cultures de tournesol à partir de semences enrobées.
Pourquoi la France a-t-elle été touchée en premier?
La France, pays d’agriculture intensive, a été précurseur dans l’utilisation des semences enrobées. Ces produits étaient présentés comme écologiques car ils permettaient de supprimer les traitements de pesticides par pulvérisation. Dans le même temps, leur mise sur le marché n’a pas fait l’objet de procédures d’évaluation complètes et rigoureuses imposées par l’Europe, sous prétexte que les abeilles ne pouvaient entrer en contact avec la molécule du produit. C’est aussi ce que reconnaît Cécile Fléché, aujourd’hui retraitée, ancienne chef d’unité au laboratoire de pathologies des abeilles de l’AFSSA de Sophia-Antipolis, quand elle explique que si la directive européenne (91/414) avait été correctement appliquée, ces produits n’auraient jamais dus être homologués (1). On nous disait que la rémanence des produits était maîtrisée or des études ont montré depuis que ces produits persistent dans les pollens et les sols (lire l’interview de Jean-marc Bonmatin, du CNRS).
Le Gaucho (dont le principe actif est l’imidaclopride) et le Régent (dont le principe actif est le Fipronil) sont interdits depuis 2004 en France. Mais le tribunal de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), au terme de 4 ans d’enquête vient de les exonérer de toute responsabilité…
Compte tenu du dossier de l’instruction, nous avons fait appel comme les autres parties civiles.
Le Cruiser, qui fait partie de la famille des neurotoxiques, vient d’être autorisé en France. Qu’en pensez-vous?
L’autorisation de mise sur le marché du Cruiser a été faite par reconnaissance mutuelle avec l’Allemagne. C’est une procédure simplifiée qui évite de refaire les études menées outre-Rhin. Or l’Allemagne, au vu des mortalités qui ont décimé les ruches en mai 2008, vient de suspendre son autorisation. Nous avons bon espoir que le gouvernement et sinon la justice nous entende sur ce point. Je suis frappé par la lenteur avec laquelle on traite ces questions. En Allemagne, lors de la dernière crise, les autorités sanitaires ont prélevé des échantillons d’abeilles en avril et donné les résultats de leurs analyses 15 jours plus tard. Chez nous il a fallu attendre plus de dix mois pour que les autorités confirment qu’on retrouvait la molécule active du cruiser dans les abeilles. C’est inacceptable !
Selon le réseau biodiversité pour les abeilles, les butineuses sont également victimes de multiples facteurs.
Naturellement et nous en convenons mais ce réseau est financé par les firmes phytosanitaires, c’est leur vitrine écologique. En France, nous avons pu financer des études scientifiques pour étudier chacune des pistes : virus, varroa, champignon. La présence du champignon nosema a été confirmée dans des ruches saines qui ne souffrent d’aucun problème, comme sur l’île d’Ouessant, qui est un milieu préservé. Pour l’UNAF, il n’y a pas une seule cause, mais une hiérarchie de causes et celle des pesticides est prépondérante. En outre, les colonies, affaiblies par les pesticides sont plus sensibles aux maladies.
L’abeille, dites vous, joue un rôle essentiel pour l’avenir de l’humanité.
Les abeilles sont les sentinelles de notre environnement. Apparues avec les plantes à fleurs, elles existent sur notre planète depuis plus de 80 millions d’années. Aujourd’hui, plus de 80 % de notre environnement végétal est fécondé par les abeilles, qui jouent un rôle prépondérant de pollinisateurs. Ainsi, près de 20.000 espèces végétales menacées sont encore sauvegardées grâce à leur action pollinisatrice. Et près de 40 % de notre alimentation (fruits, légumes, oléagineux, etc...) dépend exclusivement de l’action fécondatrice des abeilles. Des études ont montré que sans elles, tous les fruits et légumes disparaîtraient et ne subsisteraient que le blé, le riz, les céréales. C’est l’avenir de l’humanité qui est concerné. Ce thème sera discuté lors du prochain congrès Apimondia, qui réunira 200 chercheurs du monde entier, à Montpellier du 15 au 20 septembre.
Que pensez-vous du plan d’urgence du sénat pour les abeilles?
S’il est suivi d’effets, il va dans le bon sens. Pour que l’apiculture retrouve sa sérénité, il faut que les produits phytosanitaires fassent l’objet d’homologation rigoureuse Nous avons un besoin absolu de transparence et d’indépendance dans ces domaines. Cela devrait aider à ouvrir les yeux des agriculteurs, qui en sont aussi victimes: Il est rassurant de voir que les jeunes générations ont envie d’utiliser de moins en moins de pesticides.
Vous parlez d’une agriculture raisonnée?
L’agriculture durable, c’est la bonne dose au bon endroit au bon moment. Or on impose des traitements systématiques préventifs à grande échelle. En termes d’agronomie, l’emploi de la même molécule à répétition et à grande échelle favorise les phénomènes à risques, la montée des résistances. Il y a désormais des doutes sur l’efficacité de tels produits.
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La première tour à énergie positive du monde inaugurée à Dijon
source : lemonde.fr
Du haut de ses 33,5 mètres, la tour Elithis, inaugurée jeudi 2 avril à Dijon, est assez loin du gratte-ciel. Mais l'édifice revendique un autre record : celui de "premier bâtiment tertiaire à énergie positive".
Ces 5 000 m2 de bureaux se veulent six fois moins émetteurs de CO2 qu'un bâtiment standard. Et ce, sans surcoût de construction.
Conçue par le cabinet d'architectes Arte Charpentier pour le bureau d'études thermiques Elithis, la tour est un concentré d'économies d'énergie et d'écologie.
Les eaux de pluie sont récupérées
les isolants en matériaux recyclés.
La façade est presque entièrement vitrée pour limiter l'éclairage artificiel, mais doublée d'un bouclier thermique en résille d'acier pour éviter la surchauffe solaire.
L'aération fait appel à une ventilation double flux avec échangeur de chaleur, complétée par des obturateurs automatisés qui laissent entrer l'air extérieur quand sa température est agréable.
Sur le toit, 560 m2 de panneaux photovoltaïques produiront chaque année 82 000 kWh.
Le bilan énergétique s'élève à 20 kWh/m2/an. Pour descendre à zéro, Elithis compte sur le comportement de ses salariés, invités à éteindre leurs ordinateurs le soir, à préférer les escaliers.
Le bâtiment est équipé de plus de 1 600 capteurs pour mesurer la performance des différents équipements et réguler la consommation d'énergie.
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Manger du poisson augmente le QI des ados
source:nouvelobs.com
"Il y a une corrélation claire entre la consommation régulière de poisson à 15 ans
et des meilleures possibilités intellectuelles à 18", selon une étude suédoise.
Manger du poisson rend plus intelligent, selon une étude suédoise publiée lundi 9 mars, qui lie la consommation de poisson en quantité suffisante chez les adolescents à un quotient intellectuel (QI) plus élevé.
"Nous avons découvert un lien clair entre le fait de manger fréquemment du poisson et des scores (de QI des adolescents) élevés", commente Kjell Torén, qui a conduit l'étude pour l'hôpital universitaire Sahlgrenska de Göteborg, dans un communiqué.
L'étude, publiée en mars par le journal de pédiatrie Acta Paediatrica, a analysé les valeurs de QI, les capacités d'expression et d'orientation spatiale de 3.972 Suédois de 15 ans, en 2000, puis trois ans plus tard lors de leur visite de conscription militaire.
7% d'amélioration
Les garçons de 15 ans, qui mangeaient du poisson au moins une fois par semaine, avaient un score en moyenne 7% plus élevé lors du test de QI trois ans plus tard, tandis que ceux qui en mangeait plus d'une fois par semaine avaient un score 12% plus élevé que la moyenne, selon les résultats de l'étude.
"Il y a une corrélation claire entre la consommation régulière de poisson à 15 ans et des meilleures possibilités intellectuelles à 18", conclut Maria Aaberg, co-auteur de l'enquête, citée dans le communiqué.
En termes de capacités d'expression, les jeunes de 18 ans qui mangeaient du poisson une fois par semaine à 15 ans avaient des résultats 4% meilleurs, et 9% meilleurs lorsqu'ils mangeaient du poisson plus d'une fois par semaine.
Importance des acides gras
Quant à la perception spatiale, les chiffres étaient de 7% et 11% respectivement.
Le poisson est une source d'oméga-3, des acides gras dont l'importance pour le développement et le fonctionnement cérébraux a été démontrée.
Plusieurs études ont également montré que manger du poisson durant la grossesse favorisait le développement intellectuel du fœtus ou que la consommation de poisson ralentissait le déclin neuronal chez les personnes âgées.
"Nous savions déjà que le poisson avait un effet sur les cerveaux des nourrissons et des personnes âgées, mais nous constatons à présent que cela a aussi un effet sur les cerveaux sains des enfants", a déclaré Maria Aaberg.
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Le 03/04/09
7ème Semaine du Développement Durable
source :nouvelobs.com
Cette année le thème phare de la septième Semaine du développement durable, qui se déroulera du 1er au 7 avril, est la consommation durable. Durant sept jours près de 2000 manifestations sont organisées pour inciter le public à adopter un comportement responsable.
En décembre 2007, selon un sondage IFOP, 77% des Français avaient déjà entendu parler de développement durable. Néanmoins, connaître la notion de développement durable ne signifie pas forcément que dans la pratique les gens adoptent un comportement respectueux de l’environnement.
C’est tout l’enjeu de cette 7ème Semaine du développement durable : faire changer le comportement des français en les incitant à adopter dans la vie de tous les jours des comportements « eco-compatibles ».
Et le champ des domaines couverts est vaste ! De l’achat d’une voiture en passant par la réduction des déchets d’emballage ou encore la consommation de fruits de saison, les occasions sont nombreuses, tous les jours, de faire un geste pour la planète.
Cela commence par l’achat de produits ayant un faible impact sur l’environnement. Pour aider le consommateur, de plus en plus d’étiquettes apparaissent au risque de semer le trouble, Il existe en fait quatre grands labels qui permettent de reconnaitre les produits les plus éco-compatibles.
Afin d’aider le consommateur à mieux repérer ces produits, le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire lance en parallèle de la Semaine une grande campagne d’information et de sensibilisation aux écolabels.
Durant ces six jours, près de 3000 manifestations, colloques et concours sont organisés sous l’égide du ministère.
Un des grands évènements sera Planète Durable, le salon de la consommation durable. Il aura lieu du 2 au 5 avril 2009 à Paris (Porte de Versailles) et sera ouvert au grand public tous les jours de 10h à 19h. Evénement national, Planète Durable présentera les produits et services ayant une réelle plus value environnementale ou sociale. Un programme de conférences permettra aux petits et aux grands de se familiariser de manière ludique à une consommation qui intègre les enjeux du Développement Durable.
Apple Wind, une éolienne de terrasse à axe vertical
source :enerzine.com/Incubateur de l’Ecole des Mines de Douai
La SEREF développe l'Apple Wind, un concept innovant d’éolienne à axe vertical pensé pour s’adapter aux toits des entreprises et des collectivités.
Un prototype est actuellement testé, 4 autres le seront prochainement, et 150 pré-commandes ont d’ores et déjà été enregistrées (dont Eiffage pour le futur GrandStadeLillois).
Modèle tri-pales, sans mât, l’éolienne à axe vertical Apple Wind s’adapte aux toits et terrasses d’immeuble. D'une puissance moyenne de 7kW ou 65 kW, l’une de ses particularités réside en la forme de son rotor (partie tournante de l’éolienne) qui repose sur un ensemble breveté de leviers-palier magnétique.
Le profil des pales est la seconde innovation majeure d’Apple Wind, directement issue de la collaboration avec le département Énergétique Industrielle de l’Ecole des Mines de Douai, et qui a fait l’objet d’un brevet déposé en co-auteur avec deux enseignants-chercheurs de l’Ecole. Cette innovation permet notamment de diminuer sensiblement le sillage de la pale.
Capable de capter les vents de toutes directions, Apple Wind est également quasi-silencieuse, non polluante et est en mesure de s’arrêter en cas de vents violents.
Particulièrement rentable sur le marché de la moyenne puissance du fait d’une production de KWh doublée pour un investissement équivalent, Apple Wind se positionne aujourd’hui comme l’éolienne la plus rentable de sa catégorie et vise le leadership d’ici 5 ans.
1 SEREF : Société d’Etudes et de Recherches sur les Energies du Futur.
Des algues pour alimenter le port de Venise
source :lexpress/enerzine.com
Le port de Venise prévoit de construire une centrale électrique alimentée aux algues. Elle offrira une puissance de 40 MW, de quoi répondre largement aux besoins électriques du port.
Il s'agira de la première centrale du genre en Italie, et l'une des trois premières en Europe.
L'unité devrait être mise en service dans deux ans. Elle offrira alors une puissance électrique de 40 MW. Elle sera ensuite complétée par une centrale photovoltaïque de 32 MW.
Les algues seront cultivées en laboratoire, et placées dans des cylindres en plastique, dans lesquels l'eau , le dioxyde de carbone et le soleil alimenteront le processus de photosynthèse. La biomasse ainsi cultivée sera traitée pour produire du carburant et alimenter des turbines. Le dioxyde de carbone produit au cours du processus sera utilisé pour l'alimentation des algues.
"La lagune est le site idéal pour cette nouvelle technologie expérimentale", a commenté le président du port de Venise, Paolo Costa, soulignant qu'aucune atteinte ne sera portée à l'écosystème et que le fragile équilibre écologique du site sera préservé.
Les autorités portuaires indiquent que la consommation de leurs installations nécessitent une puissance de 7MW. "L'objectif est d'assurer l'autosuffisance énergétique du port de Venise, et dans un proche avenir, d'examiner la possibilité de fournir de l'énergie aux navires amarrés à quai", précise Paolo Costa.
La société Enalg sera chargée de la construction et de la gestion de la centrale, à partir des technologies brevetées du groupe Solena. Pour Willer Bordon, chef de direction d'Enalg, il s'agit de "brevets et de technologies qui pourraient changer radicalement les perspectives de l'énergie de sources renouvelables. A partir de Venise, projet réalisable immédiatement, l'objectif d'Enalg est de concevoir et de construire au cours des 5 prochaines années une douzaine de parcs technologiques pour la production d'énergie propre, insérée harmonieusement dans l'environnement."
Les autorités portuaires détiendront 51% d'une société commune avec Enalg, baptisée eNave.
Le projet nécessite un investissement de 200 millions d'euros.
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Le 02/04/09
Une centrale solaire de 46 m2, ça vous tente ?
source : enerzine.com/Crédit image : Accord-Energies
La société Montpellierenne "Accord-Énergies" (Filiale de TAM SA) propose d'investir dans le photovoltaïque en installant tout simplement sa propre centrale solaire.
En produisant des suiveurs solaires (ou tracker) sans génie civil.....
En produisant des suiveurs solaires (ou tracker) sans génie civil, la société favorise les endroits sous utilisés tels que les anciennes décharges, les terrains non constructibles ou encore les champs non cultivés.
Le tracker solaire se compose d'une structure métallique montée sur tête rotative et galvanisée à chaud, de 36 panneaux photovoltaïques monocristallins (170 W) et d'un onduleur SMA 7000 W. La capacité d'un seul tracker est de 6 120 Wc répartie sur 2 fois 18 panneaux.
L'encombrement de la structure représente environ 15 m2 au sol. Mais une fois les 6 pieds réglables déployés grâce à des vérins hydrauliques, la superficie des panneaux photovoltaïques atteint 46 m2 pour un poids total d'environ 4.2 tonnes !
Le suiveur est entièrement équipé et prêt à l'emploi lorsqu'il quitte l'usine par camion. Durant le transport, les panneaux solaires restent fixés sur le tracker, en position fermés et repliés.
D'après la société, des études de sol ne sont pas nécessaires car le système est posé à même le sol. Pas besoin de fondation pour ce tracker qui s'adapte sur pratiquement tous les terrains. Comme la structure est entièrement galvanisée à chaud «type EDF», l'entretien est réduit à son strict minimum, avec une garantie de 20 ans.
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La logique du recyclage est fragilisée par la crise que traverse le secteur
source : Lemonde.fr
Jusqu'à l'automne, le secteur du recyclage vivait sur un petit nuage : progression à deux chiffres de l'activité et du chiffre d'affaires ; prix des matières premières secondaires (issues du recyclage) orientés durablement à la hausse ; image surfant sur la vague environnementale...
Mais, en septembre 2008, avec la crise, tout s'est.....
Mais, en septembre 2008, avec la crise, tout s'est arrêté : "La demande a disparu, témoigne Christophe Cros, directeur général délégué de Suez Environnement. l'effondrement des prix n'y a rien changé : il n'y a plus de demande."
L'effet s'en fait sentir aujourd'hui sur l'ensemble de la planète. En Chine, des millions de travailleurs, dont l'activité consistait à trier des déchets en provenance des pays riches, ont perdu leur emploi du jour au lendemain. En Europe et en Amérique du Nord, les stocks de papiers, métaux et plastiques recyclables s'amoncellent. "De cinq à six bateaux de ferrailles qui partaient chaque mois pour la Turquie, le premier importateur mondial, on est passé à un ou deux", assure Claude Platier, porte-parole de la Fédération des entreprises du recyclage (Federec).
Le chiffre d'affaires des entreprises françaises de recyclage a enregistré un recul de 33 % au quatrième trimestre 2008, par rapport à la même période de 2007. Au premier semestre 2009, 2 400 emplois (sur 32 000 dans le secteur) seraient menacés. Et les perspectives de reprise de l'activité restent très incertaines.
C'est tout l'équilibre du secteur qui est remis en cause par la crise, et, à travers lui, la pérennité de la filière de tri, de collecte et de recyclage des déchets. "Nous avons deux sources de revenus : le prix des matières premières que nous revendons, et la prestation de l'enlèvement que nous facturons au détenteur du déchet, explique Jean-Luc Petithuguenin, patron de la société Paprec. "Si vous vendez la tonne de carton aux alentours de 100 euros, vous pouvez ne rien facturer au détenteur. Mais quand elle est à 20 euros, comme actuellement, ça ne vaut pas le coup d'aller la chercher si vous ne pouvez pas en tirer 30 ou 40 euros supplémentaires de prestation."
Résultat : plutôt que de payer, les détenteurs de déchets qui le peuvent stockent en attendant des jours meilleurs. Les voitures s'entassent dans la filière, le prix actuel des métaux et des matières plastiques ne justifiant plus économiquement leur démantèlement. Le cours des ferrailles était monté à 480 euros la tonne en juillet 2008. Il est passé sous la barre des 100 euros fin 2008.
"La filière recyclage découvre que les matières premières peuvent être soumises à de très fortes variations, constate Philippe Chalmin, professeur à l'université Paris-Dauphine. Ce coup de grisou pourrait conduire à une remise à plat et obliger les absolutistes du recyclage à mettre un peu d'eau dans leur vin. Le recyclage n'est pas la seule solution : l'incinération avec récupération d'énergie peut être une alternative intelligente du point de vue économique."
Dans une étude publiée lundi 23 mars, le cabinet de conseil en stratégie Frost & Sullivan enfonce le clou : la crise du secteur "risque d'entraîner une flambée des prix du recyclage, ce qui en réduirait l'attrait économique", écrivent les auteurs, soulignant qu'au Royaume-Uni le prix de la tonne de papier collecté a déjà augmenté de 20 livres sterling (21 euros).
A court terme, faute de perspective de remontée rapide des cours, le risque existe aussi de voir les détenteurs de stocks de déchets périssables tenter de s'en débarrasser en les envoyant en décharge ou en incinérateur. La présidence tchèque de l'Union européenne s'en est alarmée dans une note du 25 février. Pour soutenir la filière, elle suggère de "maintenir les objectifs existants en matière de recyclage", d'appeler les citoyens à ne pas se démobiliser et à continuer de trier, et d'étudier la possibilité d'une réduction de la TVA pour certains produits à base de matériaux recyclés.
Malgré la gravité de la situation, les acteurs du secteur semblent rester relativement confiants. "Pourquoi le recyclage a-t-il autant progressé depuis vingt-cinq ans ? Parce que c'est une solution économique par rapport aux autres modes de gestion des déchets, estime M. Petithuguenin, de Paprec. Si on me demande si la filière recyclage risque de s'arrêter, ma réponse est non. Elle souffre, mais il s'agit d'une phase d'ajustement des prix."
Chez Suez Environnement, Christophe Cros n'est pas loin de partager cet avis : il considère que le marché est sorti d'une période spéculative qui a vu les cours atteindre des sommets artificiels et que l'on revient aujourd'hui à "des prix qui ne sont pas à des niveaux anormaux".
Les tensions sur le secteur ne devraient pas avoir de répercussions directes pour les particuliers : la filière de collecte sélective des ordures ménagères est financée par les entreprises qui commercialisent des produits emballés, et les collectivités territoriales disposent de clauses leur garantissant l'enlèvement des déchets recyclables. "Demander aux gens de trier plus ou moins en fonction de la conjoncture n'aurait pas de sens", estime Carlos de los Llanos, directeur du département technique et environnement chez Eco-Emballages.
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Le 01/04/09
Les champs électromagnétiques à l'origine «d'un problème de santé publique majeur»
source : 20minutes.fr
Des scientifiques estiment qu'il y a urgence à appliquer le principe de précaution...
Les téléphones portables, le wi-fi ou encore les antennes relais.....
Les téléphones portables, le wi-fi ou encore les antennes relais menacent de plus en plus notre santé. C'est ce que révèle une équipe de chercheurs européens, alors même que, selon un sondage, 80% des Français sont favorables à une meilleure réglementation du développement des antennes relais. Leurs champs électromagnétiques pourraient même «être à l'origine d'un problème de santé publique majeur».
«Les effets des champs électromagnétiques sur notre santé sont démontrés par l'observation clinique de très nombreuses investigations toxicologiques et biologiques et certaines études épidémiologiques», soulignent quatre professeurs, dans une déclaration publiée à l'occasion d'un colloque au Sénat sur l'enjeu sanitaire des technologies sans fil.
Une évolution vers certains cancers
Les signataires, un Allemand, un Français et deux Suédois, notent qu'il existe «un nombre croissant de malades devenus intolérants aux champs électromagnétiques» et qu'«on ne peut exclure chez eux l'évolution vers une maladie dégénérative du système nerveux, voire certains cancers».
Pour eux, il y a urgence à appliquer le principe de précaution. C’est ce qu’a fait début février la cour d'appel de Versailles, qui a condamné Bouygues Telecom à démonter des antennes relais en raison de «l'incertitude» concernant un éventuel impact sur la santé des riverains. Dans la foulée, SFR a été condamné à démonter une antenne du même type dans le Vaucluse.
Au début du mois, le Premier ministre François Fillon avait justifié une «approche de précaution» sur l'impact de l'utilisation des téléphones mobiles sur la santé des personnes, bien que «les expertises disponibles ne permettent pas de conclure sur le lien éventuel entre utilisation de téléphone mobile et risque de cancer». En revanche, selon le Premier ministre, l'hypothèse d'un risque pour la santé des antennes-relais de téléphonie mobile «ne peut être retenue» en l'état actuel des connaissances.
La France dispose d'une réglementation «particulièrement laxiste»
Les technologies sans fil et les champs électromagnétiques pulsés sont accusés régulièrement d'avoir des conséquences sur la santé, même si le débat scientifique reste ouvert sur le sujet. La France, commentent les associations, dispose d'une réglementation «particulièrement laxiste» avec des normes d'exposition maximales plus élevées que nombre de pays européens.
Elles demandent l'application du principe de précaution et une baisse «très significative» des valeurs d'exposition maximales aux champs électromagnétiques des antennes relais, «comme le réclame le Parlement européen».
Une table ronde sur les effets potentiels des téléphones mobiles et des antennes relais sur la santé sera organisée par le ministère de la Santé le 23 avril, à la demande du Premier ministre.
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Le carburant E10 disponible en avril, ou plus tard
source : enerzine.com
Le E10, carburant composé de 10% d'éthanol, est annoncé pour aujourd'hui 1er Avril.
mais des retards de plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sont envisagés.
L'E10 est composé de 90% d'essence sans plomb 95 et de 10% d'éthanol produit à partir de betteraves à sucre. L'utilisation d'éthanol permettrait de réduire de 40 à 60% les émissions de dioxyde de carbone par rapport à l'essence standard. Avec ce niveau d'incorporation de 10%, le gain est compris entre 1,6 et 2,8% par rapport au taux actuel de 6%.
Son utilisation est réservée aux modèles de véhicules construits après 2000. Soit 60% du parc des véhicules essence, 9 millions de voitures.
En cas d'utilisation dans des véhicules plus anciens, il faudrait toutefois plusieurs utilisations avant qu'une corrosion ne soit observée.
La mise en place de l'E10 se heurte toutefois sur un certain nombre de difficultés techniques. Tout d'abord, parce que le carburant ne peut être transporté que par camion, et non par oléoduc. Ensuite, parce que sa distribution nécessite une mise en conformité des cuves des stations et des dépots.
Les économies qu'offriront ce carburant seront par ailleurs très faibles, voire nulles. En effet, s'il bénéficie d'une exonération partielle de fiscalité qui lui permet d'être moins cher de 1 à 3 centimes à la pompe, la consommation des véhicules utilisant l'E10 sera plus importante, jusqu'à 3,5% de plus, affirme le quotidien l'Alsace.
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Le 31/03/09
SEB souhaite donner du goût à la cuisson vapeur
source :ADIT/bulletin-electronique.com
Face au developpement au sein des populations des pays occidentaux de
pathologies associees a une mauvaise nutrition comme l'obesite ou les
maladies cardiovasculaires, il est necessaire, voire imperatif, d'ameliorer
les pratiques alimentaires.
Cette demarche passe evidemment par une alimentation plus équilibrée mais aussi par un mode de cuisson permettant de limiter l'apport énergetique et de conserver les teneurs en vitamines et oligo-élements que renferment les aliments.
Dans ces conditions, la cuisson vapeur est une solution qui présente de nombreux atouts. En effet, elle ne nécessite pas d'ajout de matiéres grasses et permet une meilleure conservation des nutriments et micronutriments et une absence de composés toxiques neoformes.
Cela dit, son taux de pénétration du marché reste relativement faible aujourd’hui
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PetroAlgae croit fermement au marché des algocarburants
source :enerzine/petroalgae
PetroAlgae s'efforce ainsi de démontrer la viabilité commerciale à court terme des biocarburants à base d'algues, car contrairement au maïs et au soja, les algues ne rivalisent pas avec l'approvisionnement alimentaire. La firme utilise pour cela des souches de micro-algues choisies de façon naturelle afin de produire une croissance rapide et un rendement supérieur en huile.
Ces végétaux consomment le CO2 (2,2 fois leur propre poids) et ne laissent aucun déchet toxique lors du processus de récolte. Essentiellement neutres en carbone, les algues sont également de 25 à 100 fois plus productives que toute autre matière première utilisée pour les cultures.
"Chez PetroAlgae, nous sommes fiers de dire qu'il est possible de satisfaire à la demande mondiale en diesel de manière rentable et en n'utilisant qu'une portion relativement restreinte de terres, et ce, grâce à un carburant de rechange neutre en carbone." a indiqué le Dr John Scott, président de PetroAlgae.
"Même si le verdict final n'a toujours pas été rendu au sujet des perspectives à long terme du marché des algocarburants, nous avons atteint presque tous les objectifs que nous nous étions fixés", affirme John Scott. "Nous n'avons jamais été aussi confiants en notre modèle d'entreprise et notre capacité à rivaliser avec les autres matières premières à base de biodiesel. D'ailleurs, nous nous attendons à ce que nos installations pilotes à l'échelle commerciale soient complètement opérationnelles d'ici les prochains mois."
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Le 30/03/09
Le vin rosé français aura son appellation d'origine véritable
source : lexpansion.com
Le lobbying des viticulteurs français contre une directive de Bruxelles visant à autoriser le coupage de rouge et de blanc pour la fabrication de vins rosés a porté ses fruits : le rosé français va pouvoir bénéficier d'un étiquetage spécifique de « vin traditionnel ».
Le vin rosé français va pouvoir bénéficier d'un étiquetage spécifique de « vin traditionnel » pour le distinguer des produits issus de simples mélanges de rouge et de blanc, a annoncé mardi la Commission européenne, qui espère ainsi clore une polémique sur le sujet.
Des experts des 27 pays de l'Union européenne ont adopté une décision en ce sens lors d'une réunion mardi 24 mars concernant une réforme plus large de l'étiquetage et des appellations des vins dans l'Union européenne, a souligné un porte-parole de l'exécutif européen. Il s'agit à ce stade d'un vote préliminaire, qui devra encore être confirmé fin avril.
Les producteurs de vin rosé français, ceux de Provence (sud) surtout, protestaient contre un projet européen prévoyant d'autoriser dans l'UE la fabrication de vin de table rosé simplement en mélangeant du vin rouge et du vin blanc, pratique déjà utilisée par les principaux concurrents de l'Europe dans le monde, en Australie ou en Afrique du Sud. Selon la France, le rosé « authentique » est produit selon une méthode plus coûteuse, à partir de raisins rouges dont la pulpe et la peau sont macérées durant une durée relativement courte.
Pour tenter de régler le problème, les représentants des pays de l'UE ont décidé que les producteurs français pourraient utiliser l'étiquetage « rosé traditionnel » sur leur bouteille pour les mettre en valeur par rapport aux rosé par coupage. La France pourra rendre par ailleurs obligatoire l'inscription de la mention « rosé par coupage » pour les vins issus de mélange, mais seulement pour les produits fabriqués en France.
L'UE défend son projet d'autoriser le coupage pour le rosé de table
Autre concession : les experts européens ont laissé ouverte la possibilité de « remplacer l'expression rosé traditionnel par une autre mention valorisante ». Concrètement, l'une des pistes envisagées côté français serait de pouvoir in fine autoriser une étiquette du type « rosé véritable ». Pour parvenir à ses fins, Paris devrait toutefois obtenir l'autorisation de la Commission européenne qui entend veiller à ce qu'il n'y ait pas dérive protectionniste ou de discrimination.
Selon une source française proche des négociations, les discussions vont se poursuivre avec les professionnels concernés sur la mise en valeur de leurs produits.
« Je souhaite qu'on dise la vérité aux consommateurs. Et la vérité est qu'un vrai vin traditionnel rosé n'est pas la même chose qu'un vin rosé issu d'un coupage, tels que ceux faits par nos concurrents hors d'Europe », a estimé lundi 23 mars le ministre français de l'Agriculture, Michel Barnier, en marge d'une réunion avec ses homologues européens à Bruxelles. « Je n'accepterai pas qu'on décourage le travail de qualité ».
La commissaire européenne à l'Agriculture Mariann Fischer Boel a défendu de son côté le projet d'autoriser le coupage pour le rosé de table. « Je ne vois pas pourquoi nos producteurs européens ne bénéficieraient pas des mêmes possibilités que leurs concurrents étrangers », a-t-elle dit.
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Les vautours rendus malades par les antibiotiques
source : nouvelobs.com
La santé des vautours espagnols est menacée par leur consommation involontaire d’antibiotiques, avertissent deux chercheurs madrilènes.
Ces oiseaux se nourrissent en partie sur des carcasses d’animaux issus de l’élevage qui sont traités avec des antibiotiques pour éviter des maladies comme les quinolones, qui ont la particularité d’être persistants dans l’organisme. Plusieurs études ont montré qu’un mauvais dosage ou qu’une surconsommation de quinolones pouvaient avoir des effets néfastes sur le système immunitaire.
L’Espagne abrite une importante population de vautours, avec plusieurs espèces comme le vautour fauve (Gyps fulvus), le vautour moine (Aegypius monachus) ou le vautour percnoptère (Neophron percnopterus). Traditionnellement, les éleveurs espagnols déposent des carcasses sur des sites dédiés aux vautours pour qu’ils se nourrissent. Cette pratique, interdite après la crise de la vache folle, a été rétabli en 2005 dans certaines régions.
Dans le centre du pays, les vautours dépendent beaucoup de ces charognes issues de l’élevage intensif, alors que dans le sud et l’ouest ils se nourrissent davantage de proies sauvages. Pour mesurer l’impact d’une contamination par les antibiotiques sur les vautours, Jesüs Lemus et Guillermo Blanco, du muséum national d’histoire naturelle de Madrid, ont réalisé des prélèvements sur les oisillons dans les nids de vautours.
Les chercheurs ont constaté que le système immunitaire des oiseaux du centre de l’Espagne était plus faible que chez ceux du sud et de l’ouest. Des travaux en laboratoires seront nécessaires pour établir le lien entre les quinolones et cette faiblesse immunitaire. Cependant ce n’est pas la première fois qu’une substance utilisée en médecine vétérinaire affecte les vautours : en Inde et au Pakistan, où ces grands rapaces mourraient de façon inquiétante, c’est un anti-inflammatoire, le diclofénac, qui a été mis en cause. |
Le 27/03/09
Toyota et EDF testeront leurs voitures hybrides nouvelle génération fin 2009
source : lexpansion.com
EDF et Toyota vont mettre 100 voitures hybrides nouvelle génération et rechargeable avec une prise électrique, à la disposition d'entreprises et de partenaires institutionnels de la région de Strasbourg.
"A compter de la fin 2009, et pour une durée de trois ans, une centaine de véhicules hybrides rechargeables (VHR) nouvelle génération (...) seront proposés en location à des entreprises et des partenaires institutionnels de la région de Strasbourg", détaille le communiqué.
"Le VHR utilise la technologie hybride (électricité et carburant classique, NDLR) de Toyota avec un avantage additionnel: sa batterie peut être rechargée via une prise électrique", est-il précisé.
"Les véhicules utiliseront un système novateur de charge qui permet d'assurer la sécurité d'alimentation, la communication entre la prise et le véhicule, l'identification du véhicule et la facturation de l'énergie" est-il indiqué.
EDF, via sa filiale Electricité de Strasbourg, installera "plusieurs centaines de points de charge aussi bien au domicile des utilisateurs et dans les locaux des entreprises partenaires que dans les parkings et sur la voie publique", ajoutent les deux groupes.
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo s'est "réjoui", dans un communiqué distinct, que cette expérimentation se fasse en France, une localisation, selon lui "en grande partie liée à l'engagement des pouvoirs publics français".
Toyota et EDF précisent dans leur communiqué que "ce projet a reçu le soutien des pouvoirs publics français" par l'intermédiaire de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).
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La Chine veut stocker l’eau des glaciers
source : terra-eco.fr/ ReutersGuardian

Au Tibet comme dans l’ouest de la Chine, les glaciers fondent à vive allure.
En réponse, Pékin émet des plans de protection de l’environnement "kolossaux".
Comme les glaciers andins, ou la Mer de Glace du Mont-Blanc, les glaciers tibétains transpirent fort.
En dix ans, ils ont fondu de 170 mètres sous l’effet du réchauffement climatique : +0,32 degré Celsius par décennie entre 1961 et 2007.
Une moyenne supérieure à celle de la planète, selon le quotidien China Daily. Face à cela, les autorités chinoises prennent les choses au sérieux. Surtout en période politiquement sensible. Après avoir bouclé la région aux étrangers, en prévision du 50ème anniversaire du soulèvement antichinois, Pékin fait assaut de bonne volonté pour montrer que son intérêt pour le "Toit du monde" n’est pas seulement économique et stratégique.
A plus de 5.000 mètres d’altitude, les glaciers du Tibet sont, rappelons-le, la source d’affluents du Gange, mais aussi du Yangtze, du Fleuve jaune et du Mékong.
Politique du plan
Le 6 mars, quatre jours avant la date anniversaire de l’exil du dalaï-lama, la Chine a donc annoncé un plan de 2,19 milliards de $ sur 20 ans.
Au total, 10 programmes environnementaux sont prévus, dont un plan de protection des prairies contre la désertification entrainée par la fonte des glaces et une barrière pour bloquer les vents violents. Hasard ou non ? Au Xinjiang, région de l’ouest de la Chine peuplée de Ouighours musulmans et où des attentats avaient eu lieu lors les Jeux Olympiques, se joue un autre combat environnemental. Cette fois, il s’agit de créer en 10 ans 59 réservoirs pour collecter et stocker l’eau de la fonte des glaciers.
Si l’objectif ajuster les niveaux de précipitations saisonnières aux besoins de la population et faciliter l’irrigation est louable, les experts sont divisés sur l’efficacité de la mesure. Quid, en effet, de l’évaporation en période estivale, et des risques pour la population dans les zones sismiques ? Il y a fort à parier que le slogan de Mao, "L’homme doit conquérir la nature", résonne toujours dans l’esprit des dirigeants chinois. |
Le 26/03/09
VANCOUVER jeux vert
source : lemonde.fr
Ils seront les premiers Jeux "verts" de l'histoire de l'olympisme.
Vancouver, la métropole de la côte pacifique du Canada, l'a promis. Dès le dépôt de sa candidature, le Comité organisateur des Jeux olympiques de l'hiver 2010 (Covan) s'était même engagé à ce que l'événement soit "neutre en émissions de carbone". A-t-il sous-estimé ce que cette promesse impliquait concrètement ?
De gros efforts ont pourtant été consentis, en particulier pour les nouvelles installations. Ainsi, le toit du complexe où se dérouleront les compétitions de patinage de vitesse est doté d'une charpente en pin "récupéré" : les 305 kilomètres de planches utilisées avaient été contaminées par un insecte qui bleuit le bois, condamnant sa commercialisation sans toutefois nuire à ses propriétés. Ce coléoptère, qui prolifère à la faveur du réchauffement climatique, a déjà détruit plus de 13 millions d'hectares de forêt dans la province de la Colombie-Britannique.
Sur le toit de cet anneau de patinage inauguré en décembre 2008, les eaux de pluie sont recueillies pour alimenter les sanitaires. Là comme au centre de curling de Vancouver ou à celui des sports de glisse de la station de ski de Whistler (l'autre site de ces JO, à 120 km au nord de Vancouver), la chaleur produite par les installations de réfrigération servira à chauffer les locaux. Les deux villages olympiques sont dotés des procédés les plus économes en énergie et celui de Whistler sera chauffé par la chaleur résiduelle de l'usine locale de traitement des eaux usées.
AUTOBUS À HYDROGÈNE
Aucun parking n'étant mis à la disposition des visiteurs à Whistler pendant les Jeux, on viendra de Vancouver en transports collectifs. Ceux-ci compteront une vingtaine d'autobus à hydrogène, équipés d'un procédé inventé dès les années 1980 à Vancouver par l'ingénieur Geoffrey Ballard. Une ligne de chemin de fer pour le trafic marchandises relie bien Vancouver à Whistler mais "il eût été trop cher de l'aménager pour les voyageurs", regrette Maureen Douglas, porte-parole du Covan.
Le maire de Whistler, Ren Melamed, converti aux vertus du développement durable (sa commune adhère à une démarche suédoise, The Natural Step, depuis 2002, qui consiste à mettre en oeuvre concrètement une stratégie conciliant cohésion sociale et développement économique), a limité l'extension de sa station - la première en Amérique du Nord, avec plus de 2 millions de visiteurs par an. Jeux olympiques ou pas, le nombre des résidents à Whistler ne dépassera pas 14 000 en 2020, contre à peine 10 000 aujourd'hui : exit les projets immobiliers pharaoniques. Par ailleurs, le Covan, respectueux des volontés du conseil municipal, a accepté de limiter le nombre de spectateurs au bord des pistes, à 8 000 pour les épreuves de saut à ski, par exemple.
Le même Covan a demandé à la fondation David Suzuki (qui est au Canada ce que celle de Nicolas Hulot est à la France, en plus important) d'évaluer les émissions de gaz à effet de serre susceptibles d'être produites durant les JO. Le verdict est tombé l'an passé : 328 000 tonnes, soit l'équivalent des émissions de 65 600 automobiles pendant un an...
"Pour atteindre la carboneutralité, indique la Fondation, il faut réduire davantage les émissions prévisibles, puis acheter des crédits compensatoires pour le reste" : une dépense évaluée à 5 millions de dollars canadiens (3,1 millions d'euros), soit 0,3 % du budget des Jeux.
Entre-temps, la crise financière mondiale a sévi, obligeant la ville de Vancouver à pallier les déficiences d'un fonds spéculatif pour les travaux de son village olympique. Résultat : le Covan continue de parler de Jeux respectueux de l'environnement, mais n'évoque plus un bilan neutre en matière de gaz à effet de serre.
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La gestion de l'eau à l'épreuve du changement climatique
source : lemonde.fr
Une foule de participants en quête de solutions, venus de toutes les régions du globe, se pressait, mardi 17 mars, aux sessions du 5e Forum mondial de l'eau consacrées aux moyens de s'adapter au changement climatique.
"L'eau est le principal biais par lequel celui-ci se fera sentir sur les populations, les écosystèmes et les économies, rappelle Roberto Lenton, du réseau international Partenariat global pour l'eau. Jusqu'à présent, la lutte contre le réchauffement à travers la réduction des émissions de gaz à effet de serre s'est taillé la part du lion dans les politiques nationales et internationales. Mais il nous faut aussi, dès maintenant, nous adapter à ses effets." L'enjeu est de "garantir la sécurité hydrique" de tous.
Concrètement, comment faire ? "Lutter contre le réchauffement, c'est assez simple, il suffit de réduire les émissions, relève Marloes Bakker, du Programme coopératif sur l'eau et le climat. S'adapter à un climat changeant, c'est beaucoup plus compliqué."
Les modèles climatiques dessinent de grandes tendances : augmentation des événements extrêmes, modification des régimes hydrologiques... Mais ils ne donnent aucune indication détaillée, pour l'instant, à l'échelle d'un pays. "L'incertitude est réelle, mais elle ne doit pas être une excuse pour ne rien faire, affirme Mme Bakker. Certains pays ont commencé. Les Pays-Bas planifient leurs infrastructures en tenant compte des différents scénarios climatiques."
Certaines pistes font l'unanimité, comme l'urgence d'améliorer la connaissance scientifique des régimes hydrologiques, insuffisante dans de nombreux pays. D'autres sont très débattues, en particulier la multiplication de nouvelles retenues d'eau. Celles-ci présentent, selon leurs promoteurs, l'avantage de remplir de multiples usages : production hydroélectrique, stockage d'eau pour l'irrigation et l'approvisionnement en eau potable, prévention des inondations...
"En Afrique du Sud, nous ne connaissons pas de pénurie, grâce à nos barrages et nos interconnexions entre les fleuves", plaide Mike Muller, professeur à l'université de Johannesburg et ancien responsable de la gestion de l'eau en Afrique du Sud. Au contraire, les opposants aux retenues d'eau contestent leur coût écologique et économique élevé, pour une efficacité incertaine. "Les barrages australiens sont vides, faute de pluie", rappelle Jamie Pittock, du Fonds mondial pour la nature (WWF).
Mais l'adaptation ne se résume pas aux grandes infrastructures, baptisées "solutions dures" par les spécialistes. Il existe aussi des "solutions douces". "On peut construire des retenues à petite échelle, des tanks, comme cela se fait en Inde", affirme Roberto Lenton. A Madras, les nouvelles maisons doivent obligatoirement être équipées d'un système de capture et de stockage des pluies. La recharge des nappes souterraines peut être artificiellement accélérée par l'homme. Elle peut aussi être facilitée par des plantations d'arbres et de végétaux, qui freinent le ruissellement de l'eau sur les sols.
La piste du "stockage virtuel" par le biais d'assurances sur le climat permettant de couvrir les pertes économiques des années sèches, est également explorée. Parmi les "solutions douces" figurent également les économies d'eau, dans tous les secteurs d'activité et la remise en cause des habitudes. "L'eau souterraine, de bonne qualité, devrait être réservée à l'alimentation humaine, alors qu'elle est aujourd'hui utilisée pour l'irrigation", affirme Luis da Cunha, professeur à l'université de Lisbonne.
Selon la plupart des experts, aucune solution unique ne s'impose. Les pays devront jouer sur tous les leviers possibles.
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Le 25/03/09
Quand les citadins américains élèvent des poules
source : lefigaro-international.com
Banlieue de NEW YORK
A la faveur de la crise, les poulaillers réapparaissent dans les jardinets de banlieue. Il n'y a pas de petites économies.
Pecky, Hattie et Lena sont bruyantes et ne sentent pas la rose, mais pour Greg Anderson, résident à Brooklyn, ce sont des compagnes irremplaçables.
Elles pondent des œufs tous les jours et, en ces temps de crise, il n'y a pas de petites économies. Greg a rejoint il y a un an le club fermé des éleveurs de gallinacés en ville.
Les poules sont illégales dans beaucoup de métropoles américaines, mais pas à New York, au contraire des coqs. Trop bruyants de bon matin, ils seraient responsables de surpopulation volaillère et de risques sanitaires.
«En Alabama, où je vivais quand j'étais petit, ma grand-mère avait des poules. Alors, avec la crise, on s'est dit avec ma femme : pourquoi pas un poulailler ? Surtout qu'on fait déjà pousser des légumes.» Les Anderson partagent un jardin communautaire avec dix autres personnes, qui n'ont pas été difficiles à convaincre, malgré des préjugés initiaux. «On leur donne des œufs régulièrement, ça aide», précise Greg.
Le New-Yorkais ne regrette pas son choix, même si ses «ladys», comme il les appelle, lui demandent du temps. Sa facture au supermarché est allégée. Bien sûr, il faut manger des œufs tous les jours, mais une fois qu'on a essayé un «vrai», on ne goûte plus aux autres, assure-t-il. Greg a reçu son poulailler gratuitement d'une association de «promotion de l'autosuffisance et de lutte pour la légalisation des poules en ville». Ses huit volatiles lui ont été offerts par un autre éleveur. «Mes poules ne sont pas très chères à entretenir», ajoute-t-il, le regard attendri.
Des bons bouillons
Comme Greg, les Américains sont de plus en plus nombreux à choisir la voie de l'autosuffisance. Owen Taylor, en charge du City Chicken Projet chez JustFood, auteur d'un guide intitulé Les Poules à New York City, se réjouit de l'engouement croissant pour l'animal. «L'an dernier, on a eu sept commandes de poulaillers à New York. Les gens réalisent que c'est avantageux non seulement d'un point de vue économique, mais aussi écologique. En plus, la poule, c'est très drôle, comme bête», dit-il.
Protection animale oblige, beaucoup d'éleveurs sont contre la consommation des volailles, mais, pour Maria McKan, l'intérêt d'avoir vingt poules dans son jardin à New York est précisément de pouvoir en faire de bons bouillons lorsqu'elles pondent moins. Cette année, la mère de famille va acheter des poules «à rôtir». «C'est bien meilleur que les poules pondeuses», dit-elle en découpant une salade verte pour leur déjeuner.
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LA MAIRIE DE PARIS OFFRE 400 E PAR SCOOTER ELECTRIQUE
source : enerzine.com/mairie de Paris
DES LA FIN MARS, LA VILLE DE PARIS SUBVENTIONNERA JUSQU’A 400 € L’ACHAT DE TOUT CYCLOMOTEUR ELECTRIQUE NEUF (JUSQU’A 25 % DU PRIX D’ACHAT TTC).
L’OBJECTIF POURSUIVI PAR LA MAIRIE EST D’INCITER LES USAGERS DE DEUX-ROUES A S’EQUIPER DE VEHICULES SILENCIEUX ET NON POLLUANTS.
A CE JOUR, 40 BORNES PERMETTENT DE RECHARGER GRATUITEMENT LES VEHICULES DANS LA CAPITALE. UNE VINGTAINE DE NOUVELLES BORNES DOIVENT ETRE INSTALLEES PROCHAINEMENT. LES BATTERIES SE RECHARGENT COMPLETEMENT EN 4 A 6 HEURES.
JUSQU’A 400 € DE SUBVENTION SERONT ACCORDES A PARTIR DE LA FIN DU MOIS POUR L’ACHAT D’UN SCOOTER ELECTRIQUE, DANS LA LIMITE DE 25% DU PRIX D'ACHAT TTC. LES SCOOTERS NE DOIVENT PAS DEPASSER LES 50 KM/H (L'EQUIVALENT D'UNE CYLINDREE DE 50 CM3).
LA SUBVENTION MUNICIPALE NE CONCERNE PAS DES ENGINS PLUS PUISSANTS.
ACTUELLEMENT, UNE VINGTAINE DE MODELES DE SCOOTERS ELECTRIQUES SONT DISPONIBLES SUR LE MARCHE FRANÇAIS, ET UNE VINGTAINE DE VENDEURS SONT INSTALLES EN ILE-DE-FRANCE.
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Le 24/03/09
La ruée vers l'or noir dans l'enfer arctique
source : lefigaro.frcrédit photo:AP
La fonte de la calotte polaire s'accélère inexorablement et, avec elle,
la compétition pour le contrôle des fabuleuses richesses du pôle Nord.
Val Gamburtseva. Si les conséquences de l'exploitation des gisements s'annoncent inquiétantes sur les écosystèmes, la fonte des glaces offre en revanche des perspectives économiques considérables, susceptibles d'exacerber les tensions politiques et d'amplifier les risques de pollution.
Depuis Moscou, il faut plus de deux heures de vol pour atteindre Usinsk. De toute évidence, le Tupolev 134 qui y mène n'a jamais été rénové depuis son entrée en fonction dans les années 1970. Mais le pilote est un virtuose à en juger l'atterrissage sur un tarmac tapissé d'une épaisse couche de neige qui aurait semé la panique à Roissy pendant au moins 48 heures.
Usinsk, cité-dortoir de 44 000 habitants agrémentée de deux églises orthodoxes, d'une mosquée, d'un hôpital et d'un casino, est un fief de la compagnie Loukoil. Créée au début des années 1970, la ville ne vit que par, et pour le pétrole. L'alcoolisme y fait des ravages. Les antennes paraboliques qui pointent bizarrement vers le sol indiquent au visiteur qu'il se trouve sur le toit du monde. Ou presque.
À 80 km au nord d'Usinsk, un globe hissé sur un piédestal en béton marque l'emplacement du cercle polaire, et le début d'une zone hostile où seuls les pétroliers osent s'aventurer. Truffée de nids de poule et de joints érodés, la route verglacée qui conduit d'Usinsk au champ de Khariaga (170 km) est un danger public. Malgré la limitation de vitesse et un millier d'alcootests chaque mois, les camions-citernes y foncent à toute allure et les accidents y sont monnaie courante.
Passé le cercle arctique, la toundra se substitue subitement à la taïga. Couronnés de forêts de pins et de bouleaux rachitiques, les vallons traversés par la rivière Kolva cèdent la place à un grand désert blanc sillonné par un dédale de pipelines que surmontent ça et là de gigantesques torches actives 24 heures sur 24.
Khariaga se situe sur le territoire autonome des Nénets (40 000 habitants pour une superficie équivalente à trois fois la France), à 90 km au nord du cercle polaire. Un champ de pétrole de 320 km² que se partagent Loukoïl et Total. Les difficultés logistiques ne constituent que l'un des nombreux défis affrontés par Michel Pick, responsable des « objets » 2 et 3 exploités par le groupe français, deux joyaux situés respectivement à 1 800 et 2 800 mètres de profondeur. D'abord, la forte proportion de paraffine contenue dans l'huile de Khariaga. « En dessous de 29 °C, elle se fige et ressemble à du cirage ». Il faut donc la chauffer en permanence. Sur des centaines de kilomètres, des câbles électriques sont enroulés autour des oléoducs pour maintenir l'or noir à l'état liquide.
Un véritable casse-tête
Il y a aussi le H2S, l'hydrogène sulfuré contenu dans le gaz associé au pétrole. La moindre fuite de ce poison sèmerait la mort en quelques minutes. Des travaux sont en cours pour arrêter le «torchage» des 200 000 mètres cube de gaz éliminés chaque jour. Un gaspillage d'énergie, mais aussi une menace pour l'environnement. Car une fois brûlé, le H2S se transforme en SO2, du dioxyde de soufre qui contribue à alimenter l'effet de serre. Moins scrupuleuses ou moins pragmatiques, les compagnies russes éludent pour l'instant ce casse-tête.
La nature du terrain est une autre gageure. Le pergélisol, un mélange de roches, de sable et de glace d'environ 300 mètres d'épaisseur, devient spongieux lorsqu'il se réchauffe. Pour éviter que les installations ne s'enlisent, tout doit être construit sur pilotis. Et puis bien sûr, il y a le froid, le plus féroce ennemi, pour les hommes comme pour les équipements. Il n'est pas rare ainsi qu'une des puissantes piles en acier enfoncées à une dizaine de mètres de profondeur se fracasse contre le sol gelé. La moindre tête de puits est isolée par un conteneur équipé d'une soufflante qui apporte un peu de chaleur.
Perchés au sommet d'un derrick, sur un monkeyboard, à 28 mètres de hauteur, les «accrocheurs» doivent régulièrement se relayer pour résister à des rafales de vent impitoyables. «Au bout de deux heures, les mâchoires se collent, raconte Éric Verbrugge, un jeune Lyonnais, chef du site. Et à partir de - 40 °C, il est impossible de tenir plus de dix minutes dehors.»
Les aurores boréales, les arcs-en-ciel verticaux dessinés par les torches, les visites fugitives de renards blancs ou les passages inopinés de nomades transhumants à la tête de leurs troupeaux de rennes ne suffisent pas à adoucir une vie quotidienne qui peut vite basculer de la contemplation à la folie. Ici, au milieu de nulle part, les hommes, soumis à un régime spartiate, sont mis à rude épreuve, reconnaît Éric. «Deux heures de jour en plein hiver, pas de nuit en été, des températures qui oscillent de - 56 °C à parfois + 30 °C, un sol qui, dès juin, se transforme en cloaque peuplé de moustiques énormes et voraces qui vous harcèlent sans répit pendant trois mois…»
N'en déplaise aux âmes romantiques, l'Arctique est un enfer. Les ennemis de la révolution bolchevique y étaient déportés dès le début des années 1930 pour y développer l'exploration minière. C'est ainsi que naquit, à 200 km au nord-est d'Usinsk, le goulag de Vorkouta où séjourna Soljenitsyne.
Depuis longtemps, on sait que ce Grand Nord recèle de fabuleuses richesses. Le réchauffement climatique et de nouvelles technologies les rendent désormais plus accessibles. La fonte de la calotte polaire s'accélère inexorablement et, avec elle, la compétition pour le contrôle de l'Arctique. Selon les experts du programme Damoclès de l'Union européenne, la banquise pourrait complètement disparaître en été dès 2015. Si les conséquences sur les écosystèmes s'annoncent inquiétantes voire tragiques pour la faune locale, la fonte des glaces offre en revanche des perspectives économiques considérables, mais aussi susceptibles d'exacerber les tensions politiques et d'amplifier les risques de pollution.
Un raccourci entre l'Europe et l'Orient
Selon une étude de l'US Geological Survey, le pôle Nord contiendrait 20 % des ressources énergétiques de la planète non encore découvertes. Et parmi les cinq États qui bordent l'océan Glacial Arctique, la Russie, qui détient plus de la moitié de ce littoral, se taille la part du lion. Près de 80 % des réserves de pétrole et 90 % des réserves de gaz et de charbon russes seraient situées dans la zone arctique.
Dans la mer de Barents, le champ offshore de Shtokman, qui devrait entrer en production en 2013, renferme à lui seul 3 800 milliards de mètres cubes de gaz, soit la consommation de la France pendant quatre-vingts ans.
Ce nouvel eldorado a aiguisé les appétits du club des cinq (Russie, États-Unis, Canada, Norvège et Danemark) et donné lieu à des revendications territoriales inédites dans la région. Depuis 2001, la Russie réclame ainsi auprès de la commission ad hoc de l'ONU l'extension de son plateau continental via la dorsale Lomonossov, qui lui permettrait de contrôler près de la moitié de la haute mer polaire.
Pour faire valoir ses revendications, contestées par le Danemark et le Canada, Moscou a cru utile de les accompagner d'incursions de bombardiers stratégiques aux confins des zones de défense de l'Otan. De quoi interpeller le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jaap de Hoop Scheffer, qui s'est dit «sûr», il y a un mois, que « le Grand Nord va retenir encore plus l'attention de l'Otan dans les années à venir».
Les enjeux sont considérables. Selon Serge Ségura, expert en droit maritime, l'ouverture de nouvelles routes maritimes permettra «une économie de distance de 40 % entre l'Europe et l'Extrême-Orient». En octobre dernier, pour la première fois, un bateau de recherche scientifique, le Polarstern, a pu emprunter les passages du Nord-Ouest (le long de l'Amérique) et celui du Nord-Est (le long de la Russie) sans avoir à briser de glace. Mais la fonte de la banquise nécessitera aussi de gros investissements en matière de sécurité en raison d'une augmentation des glaces dérivantes.
De même, l'exploitation offshore des hydrocarbures induira une logistique aussi importante que coûteuse en matière de transport. La pêche, elle aussi, pourrait soulever une nouvelle foire d'empoigne, avec la migration attendue de certaines espèces (morue et hareng notamment) vers les eaux réchauffées de l'Arctique.
La bataille qui vient de s'engager a focalisé l'intérêt de la communauté internationale sur cette terra incognita. En août 2007, lorsque les Russes ont planté, à grand renfort de publicité, un drapeau en titane à 4 261 mètres de profondeur, il n'existait aucune cellule en charge de l'Arctique au sein du ministère français des Affaires étrangères. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
L'Union européenne s'est elle aussi mobilisée. En octobre dernier, sous la houlette de Michel Rocard, le parlement européen a plaidé pour l'adoption d'un traité international destiné à protéger l'Arctique, à l'instar du traité de Washington (1959) qui a fait de l'Antarctique une zone sans souverainetés nationales. Les experts ne se font pas d'illusion. Selon Serge Ségura, «les recettes appliquées pour l'Antarctique, un continent entouré d'océans, sont difficilement applicables à l'Arctique, un océan entouré de terres».
L'UE en a déjà pris acte. Si elle vient de préconiser une meilleure gouvernance multilatérale, elle a entériné aussi «la promotion de l'exploitation durable des ressources » du pôle Nord.
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Antarctique: un océan trop chaud déstabiliserait la calotte glaciaire
source :nouvelobs.com/sciences-et-avenir.com
La calotte glaciaire de la partie ouest de l’Antarctique, séparée de la partie orientale par une chaîne de montagnes transcontinentale, trouve appui sur la roche mère bien en-dessous du niveau de la mère. Cette calotte est entourée de plates-formes de glace de milliers de kilomètres carrés qui flottent sur la mer et qui contribueraient à sa stabilité. Ces extensions flottantes en contact avec l’océan sont de fait très sensibles aux variations de la température.
La calotte glaciaire de l’Antarctique Ouest risquerait d’être déstabilisée si la température de l’océan austral gagnait 5°C, selon une nouvelle étude. Elle s'est déjà effondrée à plusieurs reprises il y a plusieurs millions d'années.
S’appuyant sur une meilleure connaissance de l’histoire climatique et géologique de la partie ouest de l’Antarctique, des chercheurs ont estimé qu’une augmentation de la température de l’océan de 5°C suffirait à déstabiliser la calotte glaciaire de l’inlandsis occidental du grand continent blanc, provoquant une montée du niveau de la mer de plusieurs mètres. Ces résultats, publiés aujourd’hui dans la revue Nature, associent l’étude d’une carotte sédimentaire et la modélisation des données obtenues.
Pour connaître le comportement de cet inlandsis occidental au cours d’une période comparable à ce qui nous attend si les concentrations de gaz à effet de serre continuent à augmenter, les scientifiques de la mission ANDRILL ont foré les sédiments sous la plate-forme de Ross. Ils ont ainsi pu étudier la période datant de -2 à -5 millions d’années, au Pliocène, où la concentration de CO2 dans l’atmosphère était de 400 ppm (par comparaison : 379 ppm en 2005).
L’équipe de Tim Naish (Victoria University, Nouvelle-Zélande) a ainsi constaté que dans ces conditions les glaces flottantes pouvaient rétrécir, voire fondre complètement, suivant un cycle de 40.000 années. Ce cycle est corrélé aux changements d’orientation de l’axe de la Terre par rapport au Soleil.
L’évolution des calottes polaires sous l’effet du réchauffement climatique est l’une des incertitudes majeures des prévisions actuelles. La péninsule antarctique, qui s’étend vers le continent sud-américain, aurait commencé à subir ces changements. En cas de fonte des glaces flottantes, la ligne où la calotte repose sur la roche est exposée et l’inlandsis devient plus vulnérable. Le modèle développé par l’équipe de David Pollard (Pennsylvania State University, USA) montre qu’en cas d’effondrement de la calotte glaciaire occidentale une partie de la calotte orientale fond à son tour. Le tout provoquant une montée des eaux de 7 mètres.
Il est à l’heure actuelle impossible de prédire si un tel scénario peut se réaliser dans 100 ans ou dans 1.000 ans, soulignent les chercheurs.
Cependant il ressort des données géologiques et des modélisations que la température de l’océan joue un rôle majeur dans la fonte des plates-formes de glace.
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Le 23/03/09
Tuiles et production d'énergie !!!
source : bulletins-electrtoniques.com
Les vieilles tuiles d'argile, pétries dans les tuileries par les mains des artisans, ne seront plus seulement pittoresques mais transformeront le soleil en énergie électrique.
Les toits resteront beaux, les bourgs intacts, le patrimoine artistique sauvé, lepaysage authentique. L'idée vient d'une entreprise d'Anagni, la Zone des Industries Céramiques, qui a breveté son projet au niveau international.
Les tuiles sont travaillées dans un magasin de Rovigo, avec des matériaux naturels et purs sans additifs, la forme est celle que nous connaissons, l'aspect celui de toujours. C'est l'intérieur qui est différent : y sont englobés des modules de panneaux photovoltaïques.
Des toits qui chauffent, et qui pourraient révolutionner le concept de construction et intervention urbaniste dans les zones historiques.
Les multinationales de l'énergie italiennes et étrangères sont intéressées. La tuile est une solution simple qui ferait sauter de nombreux obstacles normatifs : plus de corps étrangers dans le paysage, mais des objets intégrés au panorama.
Les commandes sont déjà parties (France, Grèce, Suisse). Un marché en évolution, mais déjà bien avancé en Italie : les entreprises impliquées font parties de celles qui font des bénéfices malgré la période de crise.
Selon une étude Mc Kinsey, l'Italie et la Californie sont les zones les plus proches de la "grid parity", la parité de coût pour l'utilisateur entre énergie produite par des sources traditionnelles et celle produite par le photovoltaïque.
Entre 2012 et 2015, il est prévu que l'énergie solaire pourrait y coûter autant que l'énergie traditionnelle sans aucune aide de l'état. En 2008, le volume d'affaires de l'industrie photovoltaïque italienne a été d'environ 800 millions d'euros avec une augmentation de 500% et pour 2009, il est prévu l'installation de 250 mégawatts, avec un chiffre d'affaires de 1,250 milliards euros.
L'Italie, avec une croissance estimée de 119% à l'année, est considérée comme un pays à fort potentiel malgré certaines difficultés de raccordement au réseau et de procédures administratives, parmi lesquels les liens de la surintendance artistique. Et c'est là que vient la tuile : elle ne gâche pas le panorama, respecte le contexte environnemental, récupère les compétences artisanales en les renouvelant de l'intérieur.
Chaque morceau réduit d'environ 6,5 kilogrammes les émissions d'anhydride carbonique : un toit de dimension moyenne pour la consommation d'une famille (environ 3000 KWh à l'année), coûte 25.000 euros, installation comprise. Dépense compensée par le double résultat : outre la source énergétique, on y gagne aussi un toit.
Maintenance facile, il est possible de remplacer les morceaux abîmés, ou bien passer d'une typologie à une autre (par exemple d'un panneau de 8 Wp à un de 12 Wp), et une fois le modèle dépassé, les substituer avec des modèles plus avancés.
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Le 20/03/09
Le bio, meilleur pour la santé ?
source : linternaute/santé
Les produits bio ont le vent en poupe, c'est le moins que l'on puisse dire. Thé, café, chocolat, fruits et légumes évidemment mais aussi liquide vaisselle et cosmétiques viennent grossir les rayons bio des magasins spécialisés, mais aussi ceux des grandes surfaces.
Effet de mode ou nouveau mode de consommation ?
Quelles sont les motivations des consommateurs de produits bio ?
Cherchent-ils simplement à manger et boire de bons produits, avec plus de goût et meilleurs pour la santé que les versions traditionnelles ?
Selon le baromètre annuel de l'Agence bio[1] réalisé en octobre 2008, 44 % des Français ont consommé au moins un produit bio au moins une fois par mois en 2008 (contre 42% en 2007) et 39 % en ont acheté dans les 4 semaines précédant l'enquête.
Quand on leur demande pourquoi ils consomment bio, les Français répondent :
"Pour préserver ma santé " à 96%
"Pour la qualité et le goût des produits " à 92 %
"Pour être certain que les produits soient sains" à 89 %.
Ainsi, ce sont avant tout des préoccupations d'ordre sanitaire et moins écologique ou environnemental, qui poussent les consommateurs à acheter bio. Le bon sens pousse effectivement à croire que ces produits naturels et sains sont meilleurs pour notre organisme que ceux issus de l'agriculture et de l'élevage traditionnels.
Par ailleurs, il est intéressant de se demander si les consommateurs de bio sont en meilleur santé que les autres.
Même si cela est le cas, difficile de savoir si c'est uniquement grâce aux produits bio ou si c'est le résultat d'un mode de vie plus sain (repas mieux équilibrés avec moins de graisses et de viandes, davantage de pain complet, de légumes et de fruits frais). Il faut garder à l'esprit que les habitudes alimentaires sont très importantes pour être en bonne santé.
[1]Enquête quantitative menée par CSA en face à face à domicile du 27 octobre au 31 octobre 2008 auprès d'un échantillon de 1050 personnes représentatif de la population française (en terme de sexe, âge -15 ans et plus -, catégorie socio-professionnelle, région et taille d'agglomération).
L'Agence BIO, groupement d'intérêt public, rassemble des représentants des Pouvoirs publics ? ministère de l'agriculture et de la pêche (MAP), ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire (MEEDDAT) ? et des professionnels (FNAB, APCA, Synabio et Coop de France) au sein de son Conseil d'administration.
Le bio est-il réellement vierge de tout pesticide ?
C'est bien connu, il faut laver le citron avant de l'utiliser car sa peau est infestée de pesticides. Pour les citrons du supermarché lambda, d'accord, mais du coup, pas besoin de le faire avec un citron bio a priori ?
S'il est pratiquement impossible de vérifier la teneur en pesticides des aliments de la grande distribution, il est possible, en revanche, de veiller à acheter des aliments sains. La réponse : l'agriculture bio. Le label bio ne peut être obtenu que si certaines conditions sont respectées. Et parmi elles, figure l'absence de pesticides.
Malgré tout, pour vérifier a posteriori, chaque année, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) réalise des plans de surveillance et de contrôle pour vérifier le respect de la réglementation relative aux résidus de pesticides dans les produits d'origine végétale.
Sur l'année 2006, "les contrôles de la production biologique (de fruits et légumes) ont porté sur 282 échantillons". 1,42 % de ces échantillons n'étaient pas réglementaires.
A noter qu'aucune non conformité n'a été décelée sur les 49 échantillons de thés, d'infusions, d'épices et de plantes à sucre.
En 2007, les produits "bio" contrôlés par les services de la DGCCRF, 256 échantillons au total, portaient sur des fruits et légumes, des céréales et des produits transformés. Sur les 53 échantillons déclarés "positifs", 30 concernaient les fruits et légumes, 14 les céréales et 9 les produits transformés.
La DGCCRF note que "le règlement portant sur le mode de production biologique n'admet l'usage des pesticides qu'en cas de danger pour la culture ou les produits. (...) Dans tous les cas, des investigations complémentaires sont effectuées afin de déterminer s'il s'agit d'une pratique frauduleuse ou d'une contamination environnementale."
Ainsi, il est possible, bien que très rare, que les produits bio contiennent des pesticides.
Comment s'y retrouver parmi les labels
Label rouge, AB, commerce équitable... On peut facilement perdre les pédales face à tous ces labels qui pullulent sur l'emballage des aliments et qui nous garantissent tous, à leur manière, que ce que nous achetons est bon pour nous. Difficile de savoir à quel saint se vouer n'est-ce pas ?
De manière générale, les labels bio sont là pour certifier qu'au moins 95 % des ingrédients d'un produit transformé doivent être issus de l'agriculture biologique.
Le label Agriculture Biologique (ou label AB) est un label de qualité français, créé en 1985 et défini par le ministère français de l'Agriculture. Ce label garantit notamment que l'aliment est composé d'au moins 95 % d'ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d'élevage respectueuses des équilibres naturels, de l'environnement et du bien-être animal. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments reconnaît d'ailleurs que "le mode de production biologique, en proscrivant le recours aux produits phytosanitaires de synthèse, élimine les risques associés à ces produits, pour la santé humaine."
Agriculture Biologique. C'est ce qu'on peut lire sur le label européen pour l'agriculture bio. Celui-ci est complété par d'autres informations : l'indication du lieu de provenance des matières premières (UE, non UE, autres pays), le numéro de code de l'organisme certificateur sont obligatoires. Les Etats complètent l'étiquetage et aident les consommateurs à repérer les aliments et boissons biologiques.
Comme pour AB, ce label offre la certitude qu'au moins 95% des ingrédients du produit sont issus de la production biologique.
Le label rouge. Il ne concerne pas l'agriculture biologique en particulier mais nécessite de la part des producteurs le respect d'un cahier des charges drastiques qui assure au consommateur d'acheter des produits de qualité.
Bio Équitable : ce label a été lancé en 2002 par l'association du même nom réunissant des petites et moyennes entreprises du secteur agrobiologique. Tout au long de la chaîne, le respect de ces critères est contrôlé par ECOCERT (organisme de contrôle et de certification, dont l'activité est à ce titre encadrée par les Pouvoirs Publics et la législation).
Parmi les autres labels bio et écolo, on retrouve notamment biogarantie, EKO, le label Demeter, Main dans la Main, MSC, Marine Stewardship Council et Nature et progrès.
Dans tous les cas, si vous voulez être sûr d'acheter bio, veillez à ce que le produit comporte la mention "issu de l'agriculture biologique" ainsi que le nom de l'organisme certificateur (Ecocert par exemple).
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Le 19/03/09
Canne à sucre : le Sénat valorise le prix du kWh
source : enerzine/senat
Jeudi, les sénateurs ont soutenu à l'unanimité un amendement qui valorise le prix du kWh
produit à partir de bagasse de canne à sucre.
Une mesure destinée aux DOM, et plus particulièrement à la Réunion.
Cet amendement, proposé par le sénateur M. Virapoullé, stipule que le kWh sera fixé "à un prix incitant à la valorisation et au développement de cette source d'énergie renouvelable au détriment des ressources fossiles. Ce prix tient compte des coûts évités par rapport à l'utilisation d'énergies fossiles."
"L'île de la Réunion fait office de pionnier dans la valorisation de la bagasse," a fait valoir le sénateur, indiquant que "sur les quelques 1 800 000 tonnes de cannes récoltées par les 4 000 planteurs et réparties sur plus de 26 000 hectares, plus de 500 000 tonnes de bagasse sont consacrées à la production de 275 Gwh d'électricité."
"Cette production électrique, alliant la culture traditionnelle à la modernité, permet de satisfaire près de 12 % de la consommation d'électricité à la Réunion" a-t-il ajouté. Elle permettrait d'éviter le rejet de 300 000 tonnes par an, tout en valorisant entièrement la canne à sucre.
Or, "force est de constater que le prix du Kwh produit à partir de la bagasse est 2 fois moins valorisé que le charbon, plus de 6 fois moins que le Kwh produit à partir d'autre biomasse et de 13 fois moins que celui produit à partir de l'énergie photovoltaïque", pointe le sénateur.
La loi n° 2000-108 du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l'électricité fixe en effet une puissance maximale de 12 megawatts pour les centrales bénéficiant du tarif de rachat.
Une puissance que dépassent les centrales réunionnaises.
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Le 19/03/09
La pollution atmosphériquea réduit la luminosité du ciel
source : lefigaro-sciences
La pollution atmosphériquea réduit la luminosité du ciel
Au cours des trente dernières années,les rejets d'aérosols et de sulfate dans l'air se sont considérablement accrus en Asie du Sud et en Amérique du Sud.
L'augmentation de la pollution atmosphérique a obscurci le ciel sur la majeure partie de la planète durant ces trente dernières années
C'est en Asie du Sud et en Amérique du Sud que la perte de luminosité du ciel est la plus importante, mais l'Asie de l'Est, l'Australie et l'Afrique sont aussi touchées. L'Europe, où l'effondrement du régime communiste a entraîné la fermeture de nombreuses usines polluantes à partir des années 1990, est épargnée. En Amérique du Nord, la pollution est restée stable.
L'étude a été menée par une équipe de l'Université de Maryland (États-Unis) à partir des données collectées de 1973 à 2007 par 3 250 stations météo réparties sur l'ensemble du globe. « C'est la première fois que nous avons des informations globales sur le long terme concernant les aérosols sur terre pour compléter les informations déjà disponibles sur les relevés d'aérosols au-dessus des océans », souligne Kaicun Wang qui a piloté l'étude.
L'origine de la pollution est multiple mais, en Asie du Sud, elle provient pour une large part de la combustion du charbon et de la biomasse. Ces deux sources d'énergie émettent des aérosols et de l'oxyde sulfureux (SO2) à l'origine des pluies acides. En 2002, un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) avait révélé toutefois que le nuage de suie de trois kilomètres d'épaisseur qui recouvre le sous-continent indien une bonne partie de l'année est dû en majeure partie à la combustion domestique de charbon de bois et de bouses pour faire la cuisine.
«Perturber le régime des moussons»
Les aérosols et les composés soufrés, qui favorisent la formation de gouttelettes dans l'atmosphère, ont une incidence sur le climat. Ils font baisser les températures en interceptant une petite partie de la radiation du soleil.
Tous ceux qui rêveraient néanmoins d'utiliser la pollution comme moyen de limiter le réchauffement climatique doivent savoir « qu'elle pourrait perturber le régime des moussons et des précipitations », souligne Pascal Yiou. Par ailleurs, son impact sanitaire est loin d'être négligeable. En effet, une étude récente annonçait qu'en Asie du Sud la pollution causait chaque année la mort prématurée de près de 100 000 personnes
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Le 18/03/09
La Terre et nous !
source : cite-sciences.fr/linternaute.com
La Cité des Sciences et de l'industrie à Paris propose depuis le 16 décembre 2008 et jusqu’au 30 Août 2009,
une exposition de sensibilisation sur le développement durable.
A travers un parcours sonore et visuel, les visiteurs sont plongés au cœur même des problématiques de notre civilisation.
L'Homme va-t-il pouvoir vivre en harmonie avec la planète ?
D'ici 2050, près de 9 milliards d'individus peupleront la Terre dont 75% rassemblés uniquement dans les villes.
Une prévision qui risque d'être fatale à l'avenir de la planète bleue si nos modes de vie et de consommation n'évoluent pas suivant les ressources naturelles.
Comment répondre à nos besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs exigences ? Cette exposition aborde la question cruciale de l’épuisement des ressources au regard de l’explosion démographique et de la concentration croissante des hommes dans les villes.
La scénographie originale de l’exposition propose au visiteur deux niveaux de lecture de la problématique : l’un, macroscopique, permet d’appréhender d’un regard l’état de la planète, à partir d’un observatoire situé à huit mètres du sol. Ce recul donne l’ampleur du sujet et dresse un état des lieux inédit. L’autre niveau offre une vision rapprochée des ressources et de l’urbanisation. En effet, l’étude des mégapoles détermine les menaces et les géosciences permettent de comprendre, d’évaluer et d’anticiper les risques naturels et les ressources en eau, en énergie.
Prendre un peu de hauteur
Jucher sur une passerelle à huit mètres de haut permet de prendre du recul face aux flots d'informations distillées au cours de cette manifestation.
Lors de cette pérégrination aérienne, les visiteurs peuvent lire des phrases qui résument les problématiques auxquelles nous, humains, sommes confrontées et auxquelles nous devons répondre :
La Terre héberge une population dont la moitié vit dans les villes.
La Terre n'offre pas d'eau potable à tous les humains.
La Terre devra nourrir 6.5 milliards d'êtres humains en 2009 et 9 milliards en 2050.
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Une démographie en pleine explosion
La croissance de la population est le premier fléau de la Terre. Et ce problème démographique va s'accentuer et s'aggraver dans les années à venir. Dans 40 ans, nous serons 9 milliards à cohabiter provoquant une pression environnementale colossale : la nourriture, les réserves énergétiques, l'extension des villes pour loger la population au détriment des écosystèmes, la gestion des déchets....
Pour prendre conscience de cette menace, les visiteurs pourront entendre au détour d'un couloir du bruit, caractéristique de l'évolution démographique. Sur les murs, 20 noms de mégalopoles sont inscrits : Los Angeles, Mexico, Moscou, Bombay, etc.
Etat des lieux des ressources terrestres
Depuis quelques années maintenant, le spectre de la pénurie d'hydrocarbures fait trembler tous les dirigeants de ce monde mais aussi les entreprises. Les réserves sont-elles vraiment sèches ? Quand les stocks seront vides ? Existent-ils d'autres gisements encore inexploités ?
Cette consommation effrénée au pétrole, gaz, charbon et autres minerais entame sévèrement des réserves fossiles et minérales qui ont mis des milliards d'années à se faire.
Les géologues et les géophysiciens étudient de près ces sources qui risquent un jour de se tarir si l'homme ne change pas sa manière de consommer.
De nombreux outils scientifiques à disposition
Les scientifiques spécialistes des sols et sous-sols terrestres sont dotés de nombreux outils pour déceler et répertorier les sources de matières premières. De puissants satellites permettent de repérer les éventuels stocks, avant de vérifier sur place au travers de carottage. Rest ensuite à établir, sur des cartes topographiques, les sites trouvés et de les surveiller.
Mais les géologues et les géophysiciens ne se bornent pas, uniquement, à mettre au jour d'éventuelles réserves énergétiques. Ils étudient et anticipent les répercussions naturelles sur les populations et inversement comme le réchauffement climatique.
L'eau, une priorité
L'exposition met l'accent sur un problème majeur des populations : l'eau potable. Même si la Terre représente 72% d'eau, 97% de celle-ci est salée. L'accès à l'eau potable est inégalement réparti à l'échelle du globe. Près d'un milliard de personnes n'y ont pas accès et 2,5 millions ne possèdent pas d'évacuation des eaux usées.
Les puissances économiques sont les mieux servies et surtout les plus grandes consommatrices. Elles utilisent 70% de l'eau uniquement dans des activités destinées à la production alimentaire. Pour produire 1 kilo de blé, il faut 1 300 litres d'eau virtuelle [volume d'eau nécessaire à la fabrication d'une denrée alimentaire ou une marchandise NDLR], pour un kilo de bœuf, il faut 15 000 litres.
Des mégalopoles friandes en pétrole
La population mondiale se concentre majoritairement dans les milieux urbains. Cette explosion démographique dans les grandes villes provoque un besoin énergétique important pour le développement des sociétés humaines : transport, éclairage, chauffage, communications...
Cette boulimie énergétique est satisfaite à 80% par les réserves de combustibles fossiles. Face à la baisse inexorable de ces stocks et à la forte pollution produite, de plus en plus d'énergies alternatives sont développées : solaire, éolien, hydraulique, géothermie...
Une solution pour un développement durable : l'écoquartier
Difficile d'enrayer une démographie en évolution, seul moyen de préserver au mieux la Terre est de mettre fin à une société de consommation débridée. Les industriels et les chercheurs œuvrent au développement du recyclage et surtout à sa valorisation. Autre point, faire en sorte que les activités humaines limitent au maximum son impact sur l'environnement.
L'édification d'écoquartiers permet de répondre aux défis actuels de notre civilisation. Au travers de différentes maquettes exposées, le public pourra se familiariser avec un mode de vie nouveau.
Stockholm, Londres, Hanovre mais aussi certaines villes françaises comme Saint-Etienne, Lille, Douai et bientôt Paris en ont déjà développés.
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Le 18/03/09
Lancement d'une consultation sur l'éolien en mer
source : enrezine.com/meddat
Le ministère de l'Ecologie lance une concertation sur chaque façade maritime française,
afin d'accélérer le développement de l'éolien en mer.
Les préfets des régions Bretagne, Pays de la Loire, Haute Normandie, Aquitaine et Provence-Alpes Côte d'Azur, ont ainsi été sollicités pour planifier et accélérer le développement de l'éolien en mer.
Ils devront, d'ici le 15 septembre, fournir un document de planification de développement de l'éolien.
Pour chaque façade maritime, une instance de concertation et de planification rassemblera l'ensemble des parties prenantes, qui devront déterminer des zones propices au développement de l'éolien en mer, en fonction des diverses contraintes : usage de la mer, radars, réseau électrique...
Cette procédure s'intègre dans l'objectif fixé par le Grenelle, qui prévoit 23% d'énergies renouvelables dans la consommation d'énergie d'ici 2020, dont une production d'éolien en mer de 5 à 6000 MW.
Pour y parvenir, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo mise sur la simplification des procédures qui supprimera les zones de développement éolien (ZDE) et les procédures d'urbanisme.
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Le 17/03/09
LE POTENTIEL DU BARRAGE DES TROIS GORGES MIS A MAL
source : enerzine/bulletins-electroniques.com
Longtemps cité comme un projet s'inscrivant dans une perspective de développement durable, le barrage des Trois Gorges suggère l'inquiétude.
Situé dans la province de Hubei, près de la ville de Yichang, le barrage des Trois Gorges est le plus important du monde pour le contrôle des eaux et la productivité hydroélectrique.
Née d'une déviation du fleuve Chang Jiang (le Yangste), l'ouvrage est structuré autour d'un réservoir d'une superficie de 1.084 km2.
Surclassant le barrage d'Itaïpu au Brésil, la centrale hydroélectrique comprend deux sections séparées par un déversoir : à gauche longue de 644 mètres avec 14 turboalternateurs, à droite s'étirant sur 59,5 mètres comptant 12 turboalternateurs. L'ensemble offre une puissance de 18.720 MW. Selon les experts, le barrage devrait fournir 10% de la consommation chinoise en électricité.
Outre les problèmes liés à l'engloutissement de plusieurs villes, à la pollution, aux atteintes à l'écosystème, le barrage bouscule et modifie le cycle et la distribution des sédiments.
En amont du fleuve, le Chang Jiang traverse le plateau du Tibet, il se gonfle alors de vase. En raison d'une déforestation et désertification intense, les sols sont friables. Très affaiblies, les berges du cours d'eau sont sujettes à des glissements de terrain. Liée à la surexploitation des terres, la charge sédimentaire diminue la vitesse d'écoulement de l'eau. Chaque année, 500 millions de tonnes de vase se déposent dans les gorges du fleuve, notamment, dans le lac de rétention. Avec l'achèvement de l'ouvrage en 2009, la pression sédimentaire devrait s'exercer sur le réservoir et affecter son potentiel hydroélectrique à hauteur de 50%. En outre, si l'envasement est trop rapide, le barrage ne pourra pas contenir les risques d'inondation.
De surcroît, l'accumulation des sédiments exerce une forte pression sur la structure de béton de l'ouvrage et augmente la probabilité de fissuration. Comme la plaque eurasienne, associée à celle du Yangtse, est particulièrement instable, les risques de séisme existent. Ces dernières années, des séismes de faible magnitude ont favorisé des glissements de terrain. En cas d'événement de grande ampleur, l'hypothèse d'une cassure terrestre n'est pas invraisemblable.
En aval, les sédiments jouaient un rôle d'engrais naturel. En raison de leur diminution, le recours à l'agrochimie devrait s'intensifier, aggravant la pollution de l'eau du fleuve. Déjà les niveaux de phosphore et d'azote relevés sont vingt fois supérieurs aux normes. En outre, la réduction de l'apport sédimentaire risque de faire reculer le delta du fleuve. De surcroît, en hiver, la faiblesse du débit accélère la remontée les nappes salées à l'intérieur du delta.
Afin de remédier à cette situation, la solution consisterait à déplacer les sédiments ailleurs. Compte tenu de leur volume et des apports continuels de vase provenant du lit du fleuve, la réponse exige des moyens considérables moyens.
Deux hypothèses s'offrent,
-soit les sédiments sont acheminés en aval du fleuve, ce qui représente une opération titanesque,
-soit ils sont valorisés à proximité du barrage.
Seulement voilà, ils sont fortement contaminés.
L'aménagement du barrage a conduit à l'engloutissement de 1.300 mines de charbon, 178 décharges d'ordures, 1.500 abattoirs, etc.
De fait, les sédiments offrent une variété inégalée de produits nocifs, de métaux lourds, de micro-organismes toxiques, etc. Leur éventuelle valorisation en matériaux de construction suggère des traitements chimiques ardus allant de l'encapsulation des métaux lourds à des formulations inédites. Certes des procédés d'épuration existent comme ceux élaborés par l'entreprise franco-chinoise Paneurochina, mais eu égard à la masse des sédiments des Trois Gorges, l'opération s'avère colossale, voire irréalisable.
Sauf à envisager que la capacité hydroélectrique de la centrale soit affectée, la pérennité du barrage des Trois Gorges dépend des solutions apportées au traitement des sédiments. Longtemps sous-estimée, cette crainte est désormais prise en compte par les autorités chinoises, lesquelles ont acté un budget d'1,5 milliard de dollars destiné à stabiliser géologiquement la région.
* François de la Chevalerie, entrepreneur (Paneurochina), Daniel Levacher, docteur es sciences (université de Caen)
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Le 16/03/09
Les oiseaux, baromètre du réchauffement en Europe
source : lemonde.fr
Le changement climatique affecte de façon déjà visible la vie des oiseaux européens, selon les résultats d'une étude menée par l'université de Durham (Royaume-Uni) et publiée, mercredi 4 mars, dans la revue PLoS ONE.
Cette conclusion s'appuie sur les données fournies par un nouvel indicateur mesurant la sensibilité des oiseaux aux variations des températures.
Sur les 122 espèces d'oiseaux communs étudiées parmi les 526 que compte l'Europe, 75 % présentent des effectifs en déclin du fait du réchauffement climatique, qui réduit leurs aires potentielles de répartition.
Dans un premier temps, les oiseaux peuvent répondre à cette transformation de leur environnement en cherchant à s'installer plus au nord ou à des altitudes plus élevées dans les régions montagneuses, mais ces migrations ne sont pas sans limites. Pour les 25 % d'espèces restantes, les chercheurs observent un impact positif de l'élévation des températures.
"Ce nouvel indicateur est une sorte de "Footsie" de la biodiversité, mais alors que l'indicateur de la Bourse britannique mesure la bonne ou la mauvaise fortune des titres financiers, le nôtre résume l'évolution de la biodiversité sous l'effet du changement climatique. Nos premiers résultats montrent un impact grandissant", explique Stephen Willis, un des auteurs de l'étude.
Bécasses, divers passereaux, pinsons, mésanges boréales ou encore rossignols progné font partie des espèces dont l'avenir sur le territoire européen serait le moins assuré. "Tout le monde pressentait que quelque chose était en train de se passer, mais personne ne pensait que le réchauffement avait déjà de telles conséquences", commente Philippe Dubois, de la Ligue ROC pour la protection de la faune sauvage.
ENGAGEMENT DE L'UE
L'Agence européenne de l'environnement, qui a en partie financé l'étude, a décidé d'intégrer ce nouvel indicateur à la batterie des 26 indices qu'elle utilise pour mesurer l'érosion de la biodiversité sur le continent. L'Union européenne (UE) s'est engagée à stopper ce phénomène d'ici à 2010, allant au-delà des promesses plus prudentes faites par la communauté internationale au Sommet de la Terre de 2002.
Les oiseaux sont considérés comme un bon marqueur de la biodiversité, mais ce choix tient aussi au fait qu'ils font partie des espèces les plus étudiées, pour lesquelles les données sont suffisamment nombreuses pour construire des indicateurs solides.
"C'est un bon point de départ pour mesurer la vulnérabilité au changement climatique, mais nous travaillons sur des projets complémentaires, sur les plantes et les papillons notamment, afin de pouvoir l'enrichir", explique Sophie Condé, du Centre thématique européen sur la biodiversité.
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Le 16/03/09
Cantine : le bio ne fait pas école
source : Terra-economica.info
Des jeunes récalcitrants, des budgets compressés, des produits rares…
Faire servir le bio dans les assiettes des élèves est une galère.
Prêt à ramer ?
« Elles sont pas belles vos pommes ! Et le pain, il est pas comme à la maison ! »
Le gestionnaire de cantine qui veut passer au bio doit savoir encaisser les remarques des élèves. Ce parcours du combattant, peu d’entre eux l’ont aujourd’hui entrepris : en 2007, sur 1,15 milliard de repas scolaires servis, seuls 5,7 millions comptaient au moins un ingrédient bio.
Et pour mener à bien sa course d’obstacles, le gestionnaire ne dispose pas de recette miracle : en matière de bio, chaque cantoche fait sa tambouille.
Convaincre l’élu. Nombreux sont les décideurs qui s’en lavent les mains. Pourtant, c’est bien à eux qu’il revient de choisir le bio. Car la gestion des cantines en primaire dépend des mairies, en collège, des conseils généraux, et en lycée, des conseils régionaux.
Les parents partisans du bio savent ainsi à quelle porte frapper (lire ci-contre).
Trouver les produits. « L’approvisionnement, c’est l’enfer ! », s’exclame Martine Bonnet, gestionnaire au lycée Émilie-de-Breteuil à Montigny-le-Bretonneux, (Yvelines). Cette militante du bien manger sert 700 plateaux par jour. Des crudités et du yaourt bio à chaque déjeuner. Mais le pain issu de l’agriculture biologique n’est disponible que deux fois par semaine, faute d’être livré quotidiennement à l’heure adéquate.
C’est qu’avec à peine 2 de surface bio cultivée dans l’Hexagone, les produits ne sont pas légion. L’objectif des 20 d’aliments biologiques dans la restauration collective en 2012 fixé par le gouvernement risque fort de passer d’abord par des importations massives.
A Brest, la cuisine centrale, qui officie pour toutes les écoles primaires de la ville finistérienne, sert près d’un million de repas par an. En 2007, la mairie a inscrit 11 aliments bio dans le cahier des charges de son prestataire, la Sodexo.
Faute de fournisseurs proches, les 17 tonnes de carottes annuelles sont donc venues d’Italie, les pommes de terre d’Espagne et des Pays-Bas. « Un comble dans un département maraîcher ! », relève Thierry Velly, responsable du service périscolaire de Brest.
Cependant, l’an passé, deux producteurs du Nord-Finistère ont sauté le pas. Résultat : l’un cultive désormais 8 00 m2 de carottes bio et l’autre fournit les pommes de terre.
Rester dans ses frais. Tenir le budget alloué tient parfois du miracle.
La traque au gaspillage ne suffit pas. « Dès qu’on essaye de convertir un repas conventionnel en bio, on double la facture », explique Eric Grunewald, responsable de la restauration collective à la Fédération nationale d’agriculture biologique. La solution : équilibrer différemment le menu en remplaçant, par exemple, une partie des protéines animales par des légumineuses. Un nouveau régime pas facile à avaler pour les parents.
Convertir son public.
A Montigny-le-Bretonneux, Martine Bonnet parle « environnement » aux ados qui se fichent pas mal de leur santé. Chez les plus jeunes, c’est le goût qui reste déterminant. A Brest, les carottes bio ont finalement convaincu et la consommation de salade de ce type a doublé. En revanche, pas question de renoncer aux tomates conventionnelles, qui ont l’avantage d’atterrir sur les tables en toutes saisons. « Il y a ce qu’on sait être bon pour les gamins et ce qu’ils sont prêts à accepter ! », observe Thierry Velly. Bref, « ça va prendre du temps, prédit-il. Le goût, ça ne fonctionne pas par décret ! » Un chemin de croix, on vous dit. |
Le 14/03/09
LE NIVEAU DES MERS POURRAIT MONTER D'UN METRE D'ICI 2100
source : lefigaro/AFP
Les prévisions des scientifiques, qui s'aggravent d'année en année, démontrent aujourd'hui que nombre d'Etats insulaires et régions côtières pourraient disparaître avant la fin du siècle, y compris en France.
Les prévisions des climatologues et des océanographes sont des plus en plus inquiétantes.
Alors que le dernier rapport du Groupe des experts mondiaux du climat (Giec) tablait en 2007 sur une élévation du niveau des mers de 18 à 59 cm d'ici à 2100, cette hausse pourrait finalement dépasser un mètre. C'est la conclusion alarmante qu'ont tiré plusieurs dizaines de scientifiques réunis mardi à Copenhague, soulignant l'absolue nécessité d'aboutir à un accord international sur le climat dans neuf mois. «Le monde a très très peu de temps», affirme même l'Indien Rajendra Pachauri, président du Giec, organisation qui a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2007.
«Quand nous appliquons les différents scénarios d'évolution de température du Giec, nous arrivons à une fourchette de hausse du niveau de la mer en 2100 qui va de 75 cm à 190 cm, explique Stefan Rahmstorg, un scientifique de l'Institut de recherche de Potsdam (Allemagne), présentant les résultats de sa dernière étude. Nous sommes en train d'enclencher des processus qui entraîneront une hausse des océans pour les siècles à venir.»
Plusieurs dizaines de communes côtières menacées en France
Le réchauffement climatique demeure évidemment au premier rang des responsables, mais dissimule notamment les quantités croissantes de CO2 émises dans les pays industralisés. Et si ces derniers, ne donnent pas encore l'impression d'avoir pris conscience du problème, le sujet est pourtant crucial.
Ue telle élévation du niveau des mers pourrait rayer de la carte nombre d'Etats insulaires et contraindre des dizaines de millions de personnes à l'exil, affirment les scientifiques.
En Europe, les côtes de la Manche et de la mer du Nord pourraient être submergées par la montée des eaux. En France, plusieurs dizaines de communes côtières - du Pas-de-Calais à la Camargue en passant par la Seine-Maritime, la Manche, la Loire-Atlantique, la Vendée ou la Charente-Maritime - seraient également menacées.
«La vision traditionnelle était que les calottes glaciaires évoluent de manière très très lente sur des centaines ou des milliers d'années, or les choses qu'on voit en ce moment sont beaucoup plus rapides, s'inquiète Eric Rignot, professeur à l'UC Irvine, en Californie. Si cette tendance se poursuit, nous assisterons probablement à une hausse du niveau de la mer d'un mètre ou plus d'ici à 2100.»
En décembre, la communauté internationale se réunira à Copenhague pour tenter de donner une suite au protocole de Kyoto et trouver un accord mondial sur les réductions des émissions de gaz à effet de serre au-delà de 2012.
A moyen terme, l'objectif affiché est d'aboutir à une diminution d'au moins 50% des émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici à 2050, soit une réduction d'au moins 80% de la part des pays riches.
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Le 14/03/09
Les organismes à coquille menacés par l'acidité marine
source : enerzine.com/Université de Tasmanie
La quantité de CO2 absorbée par les océans augmente,
et ce sont de minuscules organismes marins qui en font les frais.
En raison de l'acidité légèrement croissante des océans, les foraminifères ont de plus en plus de mal à former leur carapace, ont observé des chercheurs de l'Université de Tasmanie.
Or, ces protozoaires jouent une rôle important dans l'absorption du CO2 par les océans. En effet, lorsqu'ils meurent, ils emportent aux fonds la quantité de carbone qu'ils ont absorbée. Celle-ci se retrouve alors piégée dans les profondeurs marines.
Selon les chercheurs William Howard et Andrew Moy, de l'Université de Tasmanie, cette fragilité nouvelle du protozoaire pourrait directement entretenir les changeents climatiques, et porter atteinte à l'écosystème.
Cette découverte représente la première preuve de l'impact de l'acidification sur les organismes marins.
Le phénomène pourrait bien représenter un danger pour d'autres espèces qui forment une coquille, comme l'huitre, la moule ou l'escargot de mer.
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Le 13/03/09
l’éclosion d’une cuisine sauvage
source :lefigaro.fr
Baies,herbes, tous ces ingrédients que l'on peut prélever dans la nature s'invitent de plus en plus
dans nos cuisines.
Inquiétude liées au contenu de nos assiettes ou retour aux joies simples de la cueuillette en famille
DECRYPTAGE.
Il y a une quinzaine d’années, quand des chefs comme Marc Veyrat, Michel Bras ou Régis Marcon partaient cueillir un supplément d’ingrédients autour de leurs restaurants, le grand public, sceptique, les qualifiait au mieux de doux rêveurs… Depuis, l’idée a fait son chemin.
Après les ingrédients issus du potager des chefs, ce sont donc les produits glanés dans l’environnement proche du restaurant qui ont le vent en poupe. Une tendance qui ne concerne pas seulement les grandes tables mais gagne aussi, lentement, les cuisiniers en herbe.
Un retour progressif à la terre. Depuis quelques années en effet, un loisir familial ne cesse de se développer : passer ses dimanches après-midi dans les fermes cueillettes. Le citadin en mal de verdure y récolte lui-même ses produits (fraises, salades, framboises…) avant de passer à la caisse.
Dans la foulée, l’engouement pour la cuisine des fleurs a incité les gourmets à se servir directement dans la nature et à la redécouvrir. « J’ai constaté que de nombreuses plantes considérées comme des mauvaises herbes étaient en réalité comestibles », explique Martine Camillieri, coauteur de l’ouvrage Petits bouquets de cuisine (1), qui recense ses plus délicieuses trouvailles. Au fil des pages, les apprentis cueilleurs y découvrent que l’achillée millefeuille – jolie fleur blanche à ramasser dans les prairies – se marie parfaitement avec les œufs brouillés et que la mauve parfume joliment un chèvre frais.
Si, à elle seule, une fleur ne nourrit pas son homme, d’autres aliments à portée de main et de panier viennent enrichir le repas : fruits, baies, légumes, plantes aromatiques… En témoigne Cueillettes et recettes (2), le livre de cuisine à paraître à la fin du mois aux Éditions Hachette. Pas moins de trente ingrédients, de la menthe au fenouil sauvage en passant par les girolles et les myrtilles, y sont décrits et déclinés en plats simples pour encourager et épauler le cueilleur débutant. « Sur les marchés, je vois des gens acheter du pissenlit, de la roquette, de l’oseille, remarque, amusé, l’un des auteurs, Stéphane Thommeret. Moi, en me baladant, je ramasse tout ça ! »
UNE ASSIETTE BRUTE MAIS CIVILISEE
Le besoin de comprendre ce que l’on mange. La mode locavore (s’alimenter avec des produits cultivés à moins de 160 km de sa fourchette) expliquerait-elle ce « retour à la terre » ? En partie peut-être. Il y a dix ans, Anne a ainsi lâché sa vie de cadre parisienne pour s’installer dans le Gard et « être plus proche de la nature ». Cynorhodons en hiver ou asperges au printemps, aujourd’hui, elle « agrémente régulièrement » son ordinaire de ses cueillettes. Si la plupart des cueilleurs ne vont pas jusque-là, le besoin de connaître l’origine de ce qu’ils cuisinent est primordial. Et pour cause : « Les produits frais comme la viande, les fruits et les légumes ne représentent que 20 % de notre budget alimentaire ! Tout le reste est acheté déjà transformé », rappelle Élisabeth Laville, fondatrice du site :
mescoursespourlaplanete.com.
La cueillette reste donc la meilleure façon de maîtriser le contenu de son assiette. Si l’on en croit cette spécialiste du développement durable, le contexte économique joue également un rôle : « Avec la récession, on est en train de changer notre façon de consommer : on privilégie les circuits courts en choisissant des produits locaux. » Naturellement, le plus simple et le plus rapide consiste à prélever soi-même ce dont on a besoin.
PASSAGE A L'ACTE
Avec le printemps, la nature se réveille. C’est donc le moment de se lancer… Avec les conseils d’Annie Bertin, agricultrice spécialisée en cueillette et fournisseur attitré de nombreux chefs. Quoi ramasser pour quel plat.
- Le long des côtes ouest et sud de la France : du fenouil sauvage. Rien à voir avec son cousin acheté au marché : ce sont les feuilles que l’on prélève. Idéal pour parfumer un poisson au grill.
- Dans les marais ou près des rivières : soyez attentifs aux fleurs blanches en grappe. La reine-des-prés est un délice dans un gâteau ou un flan.
- Sur les sentiers du sud de la France, les petites asperges sauvages. Fines et vertes, elles se mangent en omelette.
- Partout : pensez à la star du printemps, l’ortie ! Elle se ramasse avec précautions mais une fois ébouillantée, elle devient inoffensive et se déguste en soupe.
Avant de partir. Prévoir un couteau, un panier ouvert pour ne pas abîmer vos cueillettes, des gants, un appareil photo pour immortaliser les plantes inconnues et ensuite effectuer des recherches.
Pendant la cueillette. Ramasser loin des bords de routes ou des champs traités. Éviter également les baies situées à moins de 30 cm du sol afin d’éviter les urines d’animaux. Pour éviter les sites protégés : www.ecologie.gouv.fr
De retour à la maison : demandez conseil à un herboriste avant d’avaler n’importe quoi.
Pour aller plus loin :
consultez le livre Déguster les plantes sauvages (Sang de la Terre, 2008) de François Couplan, ou suivez ce passionné le temps d’un stage de « gastronomie sauvage » (www.couplan.com). Pour passer à l’étape gastronomique, préférez un cours de deux jours chez les chefs Régis et Jacques Marcon (www.regismarcon.fr).
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Les lézards tropicaux menacés par le réchauffement climatique
source : nouvelobs.com
Les lézards qui vivent dans les forêts tropicales d’Amérique centrale et des Caraïbes sont plus menacés par le réchauffement climatique que leurs congénères vivant dans des zones plus tempérées.
Des iguanes en passant par les geckos ou les dragons de Komodo, les lézards sont les reptiles les plus répandus sur Terre.
On les trouve sur tous les continents à l’exception de l’Antarctique. Ils sont apparemment capables de s’adapter à une grande variété de conditions même s’ils privilégient les tropiques où ils sont les plus nombreux.
Toutefois, une nouvelle étude, qui s'appuie sur des données recueillies durant plus de trois décennies, publiée dans les Proceedings of the Royal Society B démontre que les lézards qui vivent dans les forêts tropicales en Amérique centrale et du Sud et dans les Caraïbes pourraient être gravement menacés par le réchauffement climatique.
En fait, ces lézards de forêts semblent tolérer une gamme beaucoup plus étroite de température pour leur survie que leurs parents vivant à des latitudes plus élevées, ils sont en fait moins tolérants à l'égard des températures élevées. « Les lézards supportant le moins bien la chaleur se trouvent Lau niveau des plus basses latitudes, dans les forêts tropicales. Je trouve cela incroyable », a déclaré Raymond Huey, professeur de biologie à l’université de Washington et auteur principal de l’article.
Il a souvent été supposé que les organismes tropicaux sont beaucoup plus aptes à faire face aux températures élevées que ceux vivant dans les climats froids. Mais cette hypothèse n'est vraie que jusqu'à un certain point. En effet les habitants des tropiques sont peut-être au chaud toute l’année mais ils ne sont pas habitués à subir de fortes variations de température et ils ne connaissent pratiquement jamais de températures extrêmes.
Ainsi un lézard à Washington peut subir un écart de température d’une quarantaine de degrés entre l’été et l’hiver tandis que la fourchette de variations est de l’ordre de 20 à 25°c dans les tropiques.
En observant durant trente ans l’évolution des zones d’habitats des lézards tropicaux, Raymond Huey a constaté que le réchauffement climatique avait déjà perturbé la répartition de plusieurs espèces. Selon lui, une augmentation des températures un peu plus importante pourrait avoir des conséquences sévères sur la survie des lézards tropicaux.
Il précise également que ce raisonnement pourrait être valable pour d’autres espèces ectothermes comme les serpents, les insectes ou les araignées.
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Le 12/03/09
L'Airbus A 380 est l'arme anticrise d'Air France
source :lefigaro.fr
L'arrivée du gros-porteur permettra de remplacer deux vols Paris-New York par un seul et de réaliser 15 % d'économie.
Un plus grand nombre de passagers en cabine et moins de place en soute pour les marchandises. Le nouvel Airbus A 380 est pour Air France la meilleure réponse à la crise.
La compagnie, qui recevra son premier exemplaire du gros-porteur en octobre, pourra remplacer deux avions par un Airbus. Dès 2010, le Paris-New York de 16 h 50 en Boeing 777-200 et le Paris New York en Airbus A 340 de 17 h 55 seront ainsi remplacés par un seul vol en
A 380. « Le pont supérieur du gros-porteur a la capacité de l'A 340 et son pont inférieur celle du 777, précise-t-on chez Air France.
Cette solution fait diminuer nos coûts par passager de 15 %. » La compagnie a annoncé un report de commandes de huit Boeing 777 qui devrait lui faire économiser 2,8 milliards d'euros sur trois ans. Par contre, elle n'a retardé l'arrivée que de deux des douze premiers gros-porteurs commandés à Airbus.
3 % de salariés en moins
L'arrivée de l'A 380 répond parfaitement au trou d'air que traverse actuellement la compagnie. Le trafic cargo d'Air France-KLM a baissé de 18,5 % en février après une chute de 23 % en janvier. « L'activité devrait reprendre dans quelques mois quand les entreprises auront fini de déstocker », explique-t-on chez Air France-KLM.
Le transport de passagers est bel et bien entré dans la crise aujourd'hui mais il résiste mieux. Il a tout de même baissé de 6 % le mois dernier. Sur la plupart de ses vols, la classe économique est pleine tandis que la classe business est désertée.
Pour faire face à cette période difficile, qu'elle voit se poursuivre jusqu'en 2010, la compagnie a pris des mesures de circonstance. Elle a ainsi bloqué toutes les embauches depuis mai et a diminué son effectif de 2 à 3 %. « Nous réduisons les effectifs des fonctions supports : contrôle de gestion, contrôle de la qualité, explique le groupe. Beaucoup de départs en retraite ne sont pas remplacés. »
En novembre, la compagnie a également réduit ses couvertures de carburant pour profiter de la baisse des cours du pétrole. Ces achats à terme étaient en effet intéressants jusqu'à la mi-2008 lorsqu'ils permettaient de payer le pétrole à 70 dollars le baril au lieu de 150, mais ces couvertures sont devenues un gouffre financier lorsque l'or noir est passé à 55 dollars. Air France-KLM, qui était couvert sur 80 % de ses achats de carburant début 2008, ne l'est plus aujourd'hui qu'à hauteur de 43 %.
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Direct Energie : 800 MW de capacités de production
source : enerzine.com
Xavier Caitucoli, le PDG de Direct Energie a annoncé vouloir construire une centrale à cycle combiné à gaz sur le site Europole II de Sarreguemines - non loin de l’usine de montage de la Smart.
D'une capacité de production de 800 MW, le montant de l'investissement s'élève à 550 millions d'euros pour une mise en service de la centrale prévue fin 2012.
Environ 7 millions d'euros seront consacrés à la mise au norme de l'unité de production qui sera considérée comme une "installation classée protection de l’environnement" (ICPE).
Le groupe alternatif d'électricité espère obtenir toutes les autorisations nécessaires vers la fin de cette année afin de pouvoir commencer les travaux au début de 2010. Le Républicain Lorrain rapporte que "Direct Energie devrait apporter à la communauté d’agglomération une manne supérieure à celle versée par Smart (8 M€)".
Direct Energie exploite en France 4 centrales hydroélectriques et 2 fermes éoliennes. Disposant d'un portefeuille de 400 000 clients, la société a réalisé un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros l'an passé.
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Le 11/03/09
10ème édition du salon Bois-Energie, du 2 au 5 avril
source : Enerzine.com
à Lons le Saunier
Avec plus de 150 exposants présents et 18 000 visiteurs attendus, dont 7 000 professionnels, le salon Bois Énergie est depuis plus de dix ans le seul salon dédié à la filière complète du bois énergie.
Il présente sur une surface d’exposition de 7 500 m2, le chauffage au bois, les combustibles bois énergie et l’exploitation forestière aux industriels et collectivités locales (cogénération), aux professionnels et au grand public.
La prochaine édition aura lieu du 2 au 5 avril 2009 à Lons-le-Saunier.
Aujourd’hui personne n’ignore les enjeux énergétiques qui secouent le monde et le bois énergie est une des sources énergétiques qui mérite, de par ses atouts, un intérêt tout particulier. La filière qui produit, transforme, distribue et utilise ce combustible est riche de nombreux intervenants. Les solutions techniques proposées sont aussi variées que les situations des usagers. Faire un choix nécessite pour chacun une réflexion rigoureuse, à la hauteur des enjeux et des investissements.
Le salon Bois Énergie est l’endroit où chacun peut avancer d’un grand pas dans sa réflexion. En un même lieu se trouvent regroupés les différents maillons de la filière et une offre complète pour chaque domaine. On peut y voir fonctionner en réel les matériels déjà repérés en catalogue et poser aux intervenants les plus qualifiés les questions décisives pour le choix de sa solution.
Quoi de neuf en 2009 ?
Les visiteurs du salon Bois Énergie se partagent entre professionnels le jeudi et vendredi et grand public le samedi et dimanche.
Le concours de l’innovation : La filière bois énergie met aujourd’hui les toutes dernières technologies à son service pour amener à ses usagers le confort, la propreté, l’autonomie et la simplicité qu’ils sont en droit d’attendre. Le chauffage au bois a réellement changé de millénaire !
Pour le faire savoir et stimuler la recherche d’innovations techniques, nous remettons chaque année un prix reconnu aux matériels les plus innovants de l’année. La remise des prix aura lieu le samedi. Découvrez les tendances de demain !
Les conférences : des conférences seront organisés à l’intention des professionnels le jeudi et vendredi et pour le grand public le samedi. Événements incontournables pour un professionnel qui souhaite garder une longueur d’avance ou un particulier qui veut être sûr de comprendre les tenants et aboutissant d’une problématique complexe, les conférences seront l’occasion d’échanger et de confronter des expériences.
La participation aux conférences est libre après l’entrée au Salon.Des invitations gratuites sont offertes sur simple inscription en ligne via le site www.boisenergie.com
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Le 11/03/09
Le poisson, c'est bon pour le moral
source : lemonde.fr
Manger du poisson, les médecins le répètent, c'est bon pour la santé. Mais ce que l'on sait moins, et que l'on devrait rappeler en période de sinistrose généralisée, c'est que c'est également bon... pour le moral.
Où se nichent les pilules du bonheur dans le poisson ? Dans les acides gras oméga 3 dits à longue chaîne, répondent les experts. "Ils ont des effets sur le cerveau, la mémoire, l'humeur, et diminueraient le risque de baby-blues chez les jeunes mères", énumère Jacques Fricker, médecin nutritionniste. "Ils ont des effets sur la dépression et jouent un rôle positif tant sur la mère que sur le foetus pendant la grossesse", confirme son confrère Arnaud Cocaul. Pour le spécialiste, "la société française a longtemps été orientée vers l'agriculture et tout ce qui est carné, avec beaucoup d'idées préconçues qui restent ancrées dans nos habitudes alimentaires comme "être fort comme un boeuf"".
Les nombreuses vertus du poisson sont saluées par la très sérieuse Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), qui lui consacre une exposition ("Mangez du poisson, pourquoi, comment ?") au Salon de l'agriculture, à Paris, jusqu'au 1er mars. A travers un parcours pédagogique, le public est invité à explorer les types de poisson qu'il faut manger et à découvrir leurs bienfaits.
Source de protéines au même titre que la viande, le poisson est riche en acides aminés essentiels, en minéraux comme le zinc, le cuivre, l'iode ou le sélénium, et en vitamines A, B 12 et D. Il est également riche en phosphore. Moins calorique que la viande, avec de 75 à 125 calories pour 100 grammes, il ne fait donc pas grossir.
Surtout, les fameux acides gras oméga 3 à longue chaîne ont un effet protecteur sur le système cardio-vasculaire. "Le corps humain n'est pas capable de fabriquer beaucoup d'oméga 3 à longue chaîne. Or, ce sont les acides gras les plus utiles pour la santé, et il y a un déficit de leur apport", explique Jean-Michel Lecerf, médecin nutritionniste à l'Institut Pasteur de Lille. Ceux qui en contiennent le plus sont les poissons gras : le saumon, le thon, le maquereau, le hareng, la sardine ou l'anchois. A titre de comparaison, la truite compte 24 % d'oméga 3, contre seulement 2 % pour le boeuf, selon l'Institut national de recherche agronomique (INRA).
Les vertus des oméga 3 sont donc nombreuses : ils diminuent le taux de triglycérides dans le sang, ont un rôle bénéfique sur la fluidité du sang, abaissent la pression artérielle, préservent la présence de bon cholestérol et retardent le vieillissement cellulaire.
De nombreuses études montrent que plus on consomme de poisson, moins on a de risque de mourir d'un accident cardiaque. La mortalité coronarienne diminuerait de 15 % dès lors qu'on en mangerait au moins une fois par semaine.
Mais quels types de poisson manger, et dans quelle proportion ? "Il est recommandé de manger du poisson au moins deux fois par semaine, en diversifiant les espèces", souligne Pascale Briand, directrice générale de l'Afssa. "Jusqu'à une fois par jour", recommande même le docteur Fricker.
Il convient en revanche, pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 3 ans, d'éviter de consommer espadon, marlin, requin ou brochet et de bannir coquillages et poissons crus ou fumés. Le thon rouge, lui, est à bannir de toutes les assiettes en raison de sa raréfaction.
Pour les poissons d'élevage, il est conseillé de préférer ceux qui viennent de France, plus contrôlés, ou dotés de labels. Quant au poisson servi cru, "il est susceptible de contenir des parasites (comme le ver Anisakis) que la cuisson permet de tuer", indique l'Afssa. Congeler le poisson pendant au moins sept jours permet de tuer ces parasites - qui ne sont présents que très rarement. En revanche, passé plusieurs mois, la congélation altère les effets des oméga 3.
Reste un risque : certains poissons peuvent être contaminés par le méthylmercure ou des dioxines, deux substances particulièrement dangereuses pour les femmes enceintes et les enfants. "L'exposition ponctuelle à un aliment contaminé a très peu d'impact sur la santé", nuance l'Afssa. Et, comme le rappelle M. Cocaul, "les bénéfices l'emportent largement sur les risques".
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Le 10/03/09
Le transport maritime explore des pistes pour réduire ses émissions de CO2
source : lemonde.fr
Le transport maritime international qui assure plus de 80 % du commerce mondial en volume,
va bientôt devoir rendre des comptes en matière de réchauffement climatique.
L'activité, qui présente un bilan CO2 plutôt satisfaisant par rapport au tonnage de marchandises transporté - entre 3,1 et 4,1 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone-, est encore exclue des mécanismes du protocole de Kyoto, qui fixe un calendrier de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Or, même s'il est fortement ébranlé par la crise économique, le secteur est appelé à croître, et avec lui, ses émissions de CO2, de 10 à 30 % d'ici à 2020 et de 140 à 200 % d'ici à 2050.
Lors de la signature du protocole de Kyoto en 1997, les négociateurs avaient renoncé à s'attaquer au monde de la mer. A qui imputer, en effet, les émissions de GES, dans le cas d'un porte-conteneurs suisse, affrété par le Danemark, battant pavillon du Liberia et se rendant en Chine ? La "patate chaude" a été transmise à l'Organisation maritime internationale (OMI), une agence des Nations unies mandatée pour faire des propositions. Mais dans la perspective de la grande conférence de l'ONU sur le climat qui se tiendra en décembre à Copenhague, la pression s'accentue. L'OMI dit vouloir adopter, dès cette année, une réglementation contraignante sur les émissions de GES, qui s'appliquerait à tous les Etats, y compris les pays en voie de développement (PVD). Ces derniers ont déjà fait savoir qu'un régime général serait incompatible avec le principe des "responsabilités communes mais différenciées", reconnu dans la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui fait porter l'essentiel des efforts sur les pays industrialisés.
En attendant, le secteur est en ébullition. A Genève, du 16 au 18 février, des représentants d'Etats du Sud et du Nord, des organisations non gouvernementales et des responsables maritimes et portuaires ont participé à une réunion d'experts organisée par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), afin d'étudier les pistes possibles de réduction des GES.
Andre Stochniol, de l'institut londonien Imers, a défendu un projet de taxe sur les carburants, censé rallier les Etats les plus pauvres. Les navires qui transportent des marchandises vers des pays développés paieraient à 100 % cette redevance ; ceux à destination des PVD en seraient exemptés. Un pourcentage particulier serait calculé pour les destinations mixtes. L'argent récolté, environ 6 milliards de dollars par an, serait affecté à un compte dédié à la réduction des émissions et à l'adaptation du transport maritime aux changements climatiques (montée du niveau des eaux pour les ports, etc.).
Bien d'autres dispositifs ont été mis en avant par l'OMI : création d'un indice de restriction des émissions de CO2 pour les nouveaux navires ; limitation obligatoire des infrastructures portuaires ; mécanisme d'échange de droits d'émission. Tout reste à négocier.
Mais selon Hassiba Benamara, spécialiste des transports au sein de la Cnuced, "seules des mesures techniques et opérationnelles pourraient être rapidement imposées à tous". Comme la réduction de la vitesse des navires - rendue obligatoire en 2004 par la Californie à l'approche de ses ports - ou encore l'alimentation électrique à quai des bateaux, déjà pratiquée à Los Angeles. En 2008, NYK, la compagnie maritime nippone, a imposé à sa flotte une baisse de vitesse de 10 % qui a permis une chute de 25 % sa consommation de combustible.
Les initiatives en matière d'innovation technique des moteurs ou du design se multiplient également. Basé à Marseille, l'armateur CMA-CGM, propriétaire de 377 porte-conteneurs - l'une des catégories les plus polluantes avec les navires-citernes - équipe ses nouveaux bateaux de moteurs à injection électronique, permettant de réduire la consommation de carburant de 3 % et celle d'huile de 25 %. Des efforts sont faits sur les safrans et les hélices pour améliorer l'hydrodynamique de ses navires.
Selon la Cnuced, ces mesures techniques prises par l'ensemble des armateurs devraient permettre de réduire jusqu'à 20 % les émissions de CO2 sur les anciens navires et jusqu'à 30 % sur les nouveaux.
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Le 10/03/09
Et l’Amérique vira au vert
source :planete-terra/New-York Times/Washington Post/Boston Globe
Les Etats-Unis semblent vouloir sortir du pétrole : à l’heure où le Congrès vient d’affecter 80 milliards de dollars à l’environnement, retour sur une transition majeure via les sites de journaux américains.
On a dépassé le stade de la bonne volonté : dix pour cent des titanesques 767 milliards de dollars du plan de relance américain, voté le 16 février, seront débloqués pour l’environnement, soit 80 milliards de dollars. De quoi faire pâlir le Grenelle français. Détails :
25 milliards pour l’amélioration de l’efficacité énergétique des logements
20 milliards pour le secteur des énergies renouvelables
17 milliards pour la modernisation du réseau électrique
18 milliards pour les infrastructures de transport public
« C’est l’un des efforts les plus coûteux et complexe de l’histoire des Etats-Unis, évalue Jim Tankersley dans le Chicago Tribune, à propos du volet énergies renouvelables. La réussite de ce plan repose sur la capacité d’Obama à pousser les sources alternatives d’énergie jusqu’au seuil où elles ne coûteront pas plus cher que le fossile, un effort dont beaucoup d’experts pensent qu’il requiert une bonne dose de réflexion, de cash et de manipulation des marchés (..) Mais s’il échoue, cela entraînera la faillite de nombreuses industries et les Américains seront étranglés par un prix de l’énergie plus élevé. »
« Un changement miraculeux d’état d’esprit »
Les autoroutes, par exemple, étaient jusqu’alors les chouchoutes du budget transport. L’administration Bush leur réservait 4 fois plus d’argent qu’aux transports en commun. Le chèque de 18 milliards de dollars (développement des transports urbains et du rail grande vitesse) relève de 70% le niveau de dépenses.
« Comparé aux huit dernières années d’administration Bush, c’est un changement miraculeux d’état d’esprit », juge Derrick Z. Jackson dans le Boston Globe.
Le même interpelle Obama dans une tribune du 21 février :
« Dans la course à l’efficacité énergétique, le Japon a déjà envoyé un homme imaginaire sur la lune. Pendant que nous ricanons du haut de nos 4x4 , les Européens et les Japonais passent d’une ville à l’autre en TGV à 200 km/h »
L’éditorial du New York Times du 18 février titre « 80 milliards de dollars : un bon début », mais avertit aussitôt :
« Aussi ambitieuses que puissent apparaître ces mesures, elles ne doivent pas être confondues avec une législation sur le réchauffement climatique. Gérer le changement climatique demandera une stratégie de plus grande ampleur. »
« Une tâche écrasante pour la nouvelle administration »
Car si Obama a fait preuve de volontarisme -il veut ramener les émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis à leur niveau de 1990 d’ici à 2020-, aucun engagement formel n’a encore été pris.
Pour le Washington Post, le 20 février, le défi politique est de taille :
« Le choix d’Hillary Clinton (ndlr : secrétaire d’Etat américaine) de faire son premier déplacement à l’étranger en Chine montre bien la tâche écrasante à laquelle est confrontée la nouvelle administration. Elle doit tenter de persuader les pays émergents, jusqu’alors réticents, de faire chuter leurs émissions de gaz à effet de serre et en même temps amadouer le Congrès pour que des limites soient posées aux Etats-Unis, du jamais vu. »
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Le 09/03/09
Les hydroliennes de Paimpol mises en services en 2012
source : enerzine.com /ouest France/le telegramme
Les hydroliennes de Paimpol mises en services en 2012
Le premier parc hydrolien de France, implanté au large de l'île de Bréhat (Côtes d'Armor), sera mis en service en 2012. Des précisions ont été apportées la semaine dernière par EDF et les élus concernés.
Le site d'implantation du futur parc hydrolien a été choisi : il s'agit du site de la Horaine, à 8 km au nord de l'île de Bréhat. 3 hectares seront consacrés au projet.
A cet endroit, des courants de 3 mètres par seconde en moyenne ont été mesurés, parmi les plus puissants d'Europe.
Les hydroliennes seront fournies par le constructeur irlandais OpenHydro. D'une puissance unitaire de 500 kW, les 4 turbines de 16 m de diamètre seront fixées sur des tripodes métalliques par 35 mètres de fond.
Pour EDF, l'objectif de ce projet pilote est avant tout de mesurer les impacts sur l'environnement, et notamment sur l'importante population de homards.
Le projet représente un investissement de 24 millions d'euros. Le permis de construire sera déposé dans le courant du mois de mars. Il faudra encore attendre deux ans de procédures, dont 8 mois d'enquête publique, avant de voir la première machine tourner, au printemps 2011.
Les trois autres devraient la rejoindre un an plus tard.
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Le 09/03/09
A Los Angeles, l'éclairage public s'apprête à faire sa révolution verte
source : lemonde.fr
A Los Angeles, l'éclairage public s'apprête à faire sa révolution verte
Le maire de Los Angeles, Antonio Villaraigosa, et l'ancien président Bill Clinton ont annoncé,
lundi 16 février, le lancement d'un programme de modernisation de l'éclairage de la ville
le premier du genre aux Etats-Unis -, avec le remplacement de 140 000 ampoules des lampadaires et feux de signalisation par des diodes électroluminescentes. "Ce programme de rénovation est le plus ambitieux au monde jamais entrepris par une municipalité, a affirmé le maire. Il devrait réduire nos émissions de gaz carboniques d'environ 40 500 tonnes par an, ce qui équivaut à retirer 6 000 voitures de la circulation", ont-ils assuré.
Antonio Villaraigosa, qui veut faire de la mégalopole de 4 millions d'habitants "la ville la plus propre et la plus verte des Etats-Unis", a fixé comme objectif à Los Angeles d'atteindre une part de 20 % d'énergies renouvelables dans sa consommation d'ici à 2010, et de 35 % en 2020.
"C'est l'endroit idéal aux Etats-Unis pour lancer un tel programme novateur", a renchéri Bill Clinton. La Clinton Climate Initiative - une branche très active de sa fondation créée en 2006 pour lutter contre le réchauffement climatique - apporte son expertise financière et technologique au projet. Parmi les mesures qu'elle préconise, le Outdoor Lighting Program (programme pour l'éclairage extérieur) vise à réduire la consommation en énergie et l'empreinte carbone des zones urbaines.
FIN DE VIE PROGRESSIVE
Dès le mois de juin, les services municipaux de Los Angeles vont donc entreprendre le remplacement des 140 000 ampoules traditionnelles, grosses consommatrices d'énergie, par des diodes électroluminescentes (LED pour Light Emitting Diodes), beaucoup plus économes.
Au rythme de 20 000 ampoules changées la première année, puis 30 0000 les années suivantes, tous les lampadaires et feux de signalisation devraient être équipés dans les cinq ans.
Avec son tissu urbain particulièrement distendu et ses kilomètres de rues à éclairer, le célèbre damier illuminé de la mégalopole sera alors sans doute le plus "vert" des Etats-Unis, voire de la planète.
Parmi les principaux avantages des ampoules LED : une consommation électrique neuf fois inférieure aux ampoules à incandescence, et une durée de vie de 20 à 40 fois plus longue, selon les chiffres de l'Association française de l'éclairage. De plus, en fin de vie, au lieu de s'éteindre brutalement comme les ampoules traditionnelles, les diodes électroluminescentes baissent progressivement de rendement, permettant aux services municipaux de planifier leur remplacement.
RABAIS CONSENTI
Avec une consommation énergétique réduite de 65 millions de kWh, ce passage à des ampoules moins voraces devrait faire baisser la facture de l'éclairage public de la ville d'au moins 40 %. Sur les sept premières années, la municipalité de Los Angeles attend une économie totale de 48 millions de dollars (38 millions d'euros).
Une fois le prêt de départ remboursé (l'investissement initial est estimé à 57 millions de dollars) et toutes les vieilles ampoules remplacées, l'économie devrait être à 10 millions de dollars par an (8 millions d'euros). Le programme de remplacement sera également financé par un rabais consenti par la compagnie municipale d'eau et d'électricité, le Department of Water and Power.
"Si chaque ville américaine en faisait autant, nous pourrions éliminer deux centrales à charbon et demie, a insisté Bill Clinton. Vous voyez à quel point la question de l'éclairage public de nos villes est importante !"
Pour M. Villaraigosa, qui remet son mandat de maire en jeu, mardi 3 mars, l'annonce de cette mesure, faite au côté d'un homme politique aussi populaire que Bill Clinton, est intervenue à point. Et ce même si sa réélection semble assurée.
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Le 07/03/09
Orange : 100 stations alimentés à l'énergie solaire
source : Ericsson
Orange Guinée Conakry et Ericsson mettent en place plus de 100 stations de base alimentées à l'énergie solaire, permettant de faire accéder aux télé- communications mobiles, des endroits reculés en Afrique rurale.
Ericsson propose une station hybride mariant énergie solaire et groupe électrogène diesel, tandis qu'Orange étend son réseau mobile dans les zones rurales et urbaines.
"Nous réduisons nos factures d'électricité. Ces stations de base sont également plus facile à installer et nécessite moins d'entretien qu'un site traditionnel. Elles sont aussi plus fiables et par conséquent améliorent la qualité de notre service." a déclaré Alassane Diene, PDG de Orange-Guinée Conakry.
La solution d'énergie hybride d'Ericsson créée à partir des groupes électrogènes diesel remplace un des générateurs diesel du site par une banque de batteries spécialement conçue pour les groupes électrogènes qui peut supporter de nombreuses recharges et décharges.
Cette solution d'énergie autonome peut être réglée pour trouver les niveaux optimaux de recharge et décharge des batteries, afin que la batterie et le générateur puissent durer plus longtemps et réduire les coûts liés à l'énergie par deux.
La station de base radio BTS 2111 d'Ericsson est une solution isolée qui ne requiert la présence d'aucun élément rotatif comme un ventilateur par exemple. La consommation d'énergie est alors divisée par deux, permettant au site d'être complètement alimenté par l'énergie solaire, avec un banc de batteries opérationnel 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.
Le groupe Orange souhaite implanter plus de 1000 stations de base totalement alimentées par l'énergie solaire pour ses opérations africaines d'ici fin 2009.
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Le 07/03/09
L'opossum, ennemi public n°1 en Nouvelle-Zélande, redevient une fourrure à la mode
source :lemonde.fr
Les Néo-Zélandais aiment l'opossum... en fourrure. Le petit marsupial appelé "possum" pour le différencier de son cousin américain, est de plus en plus visé par des campagnes appelant à sa destruction.
"Achetez du possum et sauvez une forêt !", défend ainsi Possum New Zealand, une entreprise de création de vêtements. Une initiative encouragée par des associations locales de défense des animaux. Même la société de protection des forêts et oiseaux associe sa voix à ce concert, récompensant chaque année les volontaires ayant tué le plus grand nombre de ces mammifères. 1,75 million d'opossums - sur une population évaluée, sans grande certitude scientifique, à 70 millions - auraient été abattus pour leur fourrure en 2008.
Si ce mammifère aux vagues airs de chat, coiffé d'oreilles en pointe, soulève autant d'animosité, c'est parce qu'il se révèle être un véritable désastre écologique. Importé d'Australie au cours du XIXe siècle - pour sa fourrure déjà -, il s'est rapidement fait à son nouvel habitat. Alors qu'il a des prédateurs naturels en Australie, où il est protégé, ce n'est pas le cas de l'autre côté de la mer de Tasman. Or l'opossum s'attaque à la végétation et aux arbres du pays. Pis, il n'hésite pas à agresser les espèces animales indigènes.
TUBERCULOSE BOVINE
"En Nouvelle-Zélande, exception faite des chauves-souris, la faune endémique ne compte pas de mammifères. Les animaux n'ont donc pas développé de défenses particulières pour les repousser. Or beaucoup d'oiseaux font leur nid dans le creux des arbres ou sur le sol, des endroits où les opossums les chassent sans aucun problème", explique Herb Christophers, porte-parole du département de la conservation. Ainsi les oiseaux icônes du pays, le kiwi et le kokako, voient leur population diminuer, car les opossums détruisent leurs oeufs. Comme si cela ne suffisait pas, l'animal peut être porteur de la tuberculose bovine, maladie chronique qui affecte les troupeaux.
Depuis les années 1990, les autorités mènent de grandes opérations d'éradication. Le département de la conservation utilise des pièges, mais aussi des appâts au poison, une méthode très contestée. De son côté, s'il a longtemps négligé le marsupial, le monde de la mode s'est à nouveau rendu compte de son intérêt. Aujourd'hui, de nombreuses marques utilisent sa fourrure, souvent combinée avec de la laine mérinos. L'opossum se décline en gants, bonnet, manteau, et même en couverture de lit ou abat-jour.
"Sa fibre est creuse, et donc très légère, avec de très bonnes qualités d'isolation thermique", affirme Steve Boot, fondateur de la compagnie Basically Bush, qui produit des fourrures d'opossum. L'engouement se développe petit à petit, les marques n'hésitant pas à jouer sur le caractère "écolo-amical" de la fourrure.
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Le 06/03/09
Hambourg et Stockholm capitales européennes 'vertes'
source : Enerzine/CP-Europa
Les villes de Stockholm et de Hambourg ont été désignées lundi comme les
premières lauréates du nouveau prix de la Capitale verte de l'Europe.
Stockholm sera la capitale verte de l'Europe en 2010 suivie par Hambourg en 2011.
Ce nouveau prix lancé par la Commission européenne vise à encourager les villes à améliorer la qualité de la vie urbaine en tenant systématiquement compte de l'environnement dans l’aménagement urbain.
«Aujourd'hui quatre Européens sur cinq vivent en milieu urbain, là où les défis environnementaux auxquels sont confrontées nos sociétés sont les plus flagrants, a déclaré le commissaire Stavros Dimas. Grâce aux mesures prises pour lutter contre la pollution atmosphérique et résoudre les problèmes de circulation et de congestion, d'émissions de gaz à effet de serre et de gestion des eaux usées et des déchets, Stockholm et Hambourg peuvent servir de modèles pour le reste de l'Europe.»
Stockholm – lauréate 2010
Stockholm est une ville de 800 000 habitants en pleine expansion qui s'est fixé l'objectif de ne plus recourir à l'énergie fossile d'ici 2050. La ville a mis en place un système de gestion intégrée qui garantit la prise en compte des aspects environnementaux dans le budget de la ville, la planification opérationnelle, les rapports et le suivi de ses activités.
Environ 95 % de la population habite à moins de 300 mètres d'espaces verts qui améliorent la qualité de la vie locale tout en facilitant la purification de l'eau et la réduction du bruit et en favorisant la diversité biologique et l'écologie. La ville a été primée pour son programme de grande ampleur visant à améliorer encore l'aménagement de ces zones, notamment par la création de plages supplémentaires destinées à la baignade.
Un système innovant de gestion intégrée des déchets utilisant des systèmes souterrains à vide permet des taux de recyclage élevés, notamment des déchets organiques. Un système de péage urbain a permis de réduire le trafic routier, d’augmenter la fréquentation des transports publics et de diminuer la pollution atmosphérique, et la ville peut se prévaloir d'une baisse de 25 % des émissions de CO2 par habitant depuis 1990, qui a ramené ces dernières à la moitié de la moyenne nationale suédoise.
Hambourg – lauréate 2011
Hambourg est une ville de 1,8 million d'habitants qui honore ses engagements en matière de politique environnementale grâce à des financements appropriés, indique Bruxelles. La qualité de l'air y est très bonne, il existe de nombreux programmes de sensibilisation et la ville s'est fixé des objectifs extrêmement ambitieux en matière de protection climatique, tels que la réduction de ses émissions de CO2 de 40 % d'ici 2020 et de 80 % d'ici 2050.
Les mesures introduites comprennent une évaluation des performances en matière d'économies d'énergie dans les bâtiments publics et des programmes de remplacement de l'éclairage, des chaudières et des réfrigérateurs.
Plus de 200 000 lampes classiques ont été remplacées, dans plus de 400 bâtiments publics et, ces dernières années, 18 millions € ont été investis pour remplacer plus de 600 systèmes de chaudières par des chaudières modernes à condensation. Les émissions de CO2 par habitant ont été réduites d'environ 15% par rapport à 1990, ce qui représente une économie d'énergie annuelle d'environ 46 000 MWh.
Quasiment 100% des habitants de Hambourg disposent d'un moyen de transport public à moins de 300 mètres. Il existe également un réseau d'espaces verts facilement accessibles à tous les habitants.
La ville de Hambourg a également été primée pour sa stratégie de communication et sa proposition visant à lancer un «train d'idées» dans lequel d'autres villes «posséderaient» un wagon pour promouvoir leurs idées vertes, leurs réussites et leurs projets d'avenir dans ce domaine.
Le prix de la Capitale verte de l'Europe
Ce prix annuel est une initiative nouvelle visant à récompenser les villes montrant l'exemple en matière de mode de vie urbain respectueux de l'environnement.
Le jury utilise dix critères environnementaux pour évaluer la capacité des villes candidates à se conformer à des normes environnementales élevées, leur engagement permanent en faveur d'objectifs ambitieux pour améliorer l'environnement et favoriser le développement durable ainsi que le potentiel développé pour servir de modèle aux autres villes et promouvoir les meilleures pratiques dans d'autres villes européennes.
Sur les 35 villes candidates pour les prix de 2010 et 2011, huit ont été sélectionnées pour la finale: Amsterdam, Bristol, Copenhague, Fribourg-en-Brisgau, Hambourg, Münster, Oslo et Stockholm. Les villes pourront soumettre à nouveau leur candidature.
Le jury qui désigne les lauréats est composé de représentants de la Commission européenne, de l'Agence européenne pour l'environnement, de l'ICLEI (regroupant des acteurs locaux œuvrant en faveur du développement durable), de la Fédération européenne pour le transport et l'environnement (T&E), de l'Union des capitales de l'Union européenne et du Comité des régions.
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Le 05/03/09
COOPERATION SPACIALE
source :nouvelobs.com./Sciences-et-Avenir.com
L'Agence spatiale européenne (ESA) et la Nasa, l’agence américaine, ont décidé de mettre en commun leurs moyens en vue d’une mission d’exploration de Jupiter et de ses satellites.
L’Europe et les Etats-Unis partiront donc ensemble à la conquête de Jupiter.
L’Esa et la Nasa ont en effet décidé de mettre en commun certaines de leurs ressources en vue d’une mission d’exploration de Jupiter et de ses principales lunes.
Initialement, les deux agences avaient conçu leurs missions quasiment en même temps, mais séparément. Après une rencontre entre responsables à la mi-février, les deux puissances spatiales ont décidé de fusionner leurs projets. De nombreux autres rendez-vous sont prévus pour finaliser cet accord, mais il ne fait plus de doute que c’est une mission commune qui fera route vers Jupiter.
Pour cette mission, l'ESA et la NASA construiront chacune une sonde, dont le lancement est prévu courant 2020. Au terme d’un voyage de six ans, elles se consacreront à l’étude du système jovien. La sonde européenne se consacrera à Ganymède, la plus grande lune de Jupiter et le seul satellite naturel connu à posséder son propre champ magnétique. L'engin de la Nasa s'occupera d'Europe, le second et le plus petit des quatre satellites galiléens de Jupiter. Europe intéresse particulièrement les exobiologistes, en raison de l’existence supposée d’un océan souterrain.
La contribution de l'Europe à la mission Jupiter sera supervisée par la direction Science et Exploration robotique de l'ESA; la participation de la NASA sera, quant à elle, gérée par la direction de la mission scientifique de la NASA au Jet Propulsion Laboratory. Outre Jupiter, les responsables des deux agences évoquent aussi une mission commune vers Saturne et son satellite Titan.
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Le 04/03/09
Le premier mur végétalisé équipé de panneaux solaires
source : enerzine/tenesol
Tenesol et la société Canevaflor, leader français des murs végétalisés dépolluants ont imaginé un mur végétal, équipé de panneaux solaires photovoltaïques, capable de produire une électricité qui sera convertie et réinjectée sur le réseau électrique.
Le mur végétal dépolluant imaginé par Canevaflor proposait déjà trois atouts environnementaux :
l’isolation thermique, l’isolation phonique et le traitement de l’air. Valeurs ajoutées auxquelles il faut maintenant ajouter l’intégration des panneaux solaires Tenesol, et tous les avantages induits par le solaire photovoltaïque.
« Nous sommes très heureux d’associer Tenesol à Canevaflor, et d’avoir créé ensemble le « Garden and Sun », qui combine des qualités esthétiques et technologiques hors du commun », commente Benoît Rolland, Directeur Général de Tenesol.
Tenesol a développé une expertise dans le domaine de l’énergie solaire sur les 5 continents, à travers environ 14 000 réalisations. Depuis sa création, Tenesol a installé plus d’un million de mètres carrés de panneaux solaires !
Le 04/03/09
Avion solaire : tournée européenne du Sunseeker II
source : enerzine/solar flight
Le Sunseeker II demeure à ce jour le seul avion solaire au monde pleinement opérationnel. Son prédécesseur, le Sunseeker I avait réussi à traverser les États-Unis en 21 vols successifs.
La société Suisse Solar Flight présentera le Sunseeker II dans une tournée européenne couvrant de nombreux pays parmi lesquels on trouve la France, l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse, la Hongrie, l'Italie, et L'Espagne.
Le Sunseeker II a été élaboré en se basant sur des améliorations techniques du modèle précédent. Un nouveau moteur deux fois plus puissant que la génération précédente a été développé dès 2006. La conception d'une nouvelle aile a été rendue nécessaire ainsi que l'augmentation du rendement des panneaux photovoltaïques ou encore la fabrication d'une batterie lithium-polymère plus performante.
Les cellules solaires font maintenant parties intégrantes de la structure de l'aile et le nouvel appareil est muni de quatre packs de batteries lithium-polymère, logés dans les ailes de l'avion. L'appareil dispose également d'une seule hélice de queue, ce qui réduit considérablement les vibrations.
En Europe, un autre projet d'avion solaire - Suisse également - du nom de SolarImpulse est en cours d'élaboration. La construction finale de l'avion de 80 m d'envergure avec cabine pressurisée est attendue pour 2009-2010, tandis que le premier vol - un tour du monde avec 5 escales - devrait avoir lieu en mai 2011.
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Le 03/03/09
100 000 véhicules électriques commandés d'ici 2012
source : enerzine/MEEDAT
L'Etat et les grands comptes privés et publics ont décidé de commander
100 000 véhicules électriques d'ici fin 2012.
Comme annoncé derniérement, les ministères de l'Industrie et de l'Ecologie ont installé un groupe de travail visant à élaborer une stratégie nationale de développement des infrastructures de recharge nécessaires à l’essor des véhicules électriques et hybrides rechargeables.
Ce groupe réunit les constructeurs automobiles, les distributeurs d’énergie, les collectivités locales, les professionnels du bâtiment et les gestionnaires d’espaces publics.
L'objectif de cette initiative est d’élaborer un plan de développement des infrastructures de recharges domestiques, sur le lieu de travail, sur la voie publique ou de bornes de recharge rapide, ainsi que des stations d’échange de batterie afin de garantir au consommateur un usage du véhicule similaire à celui des véhicules actuels.
Ces travaux seront conduits sous la coordination de Jean-Louis Legrand, coordinateur interministériel pour les « véhicules décarbonés » placé auprès de Jean-Louis Borloo et Luc Chatel.
4 thématiques seront développées :
• Un groupe « Modèles économiques », animé par la Caisse des Dépôts et Consignations
• Un groupe « Expérimentations », animé par La Poste
• Un groupe « Standardisation et normalisation », animé par EDF
• Un groupe « Législation et réglementation », animé par la Fédération Nationale des Collectivités concédantes et des Régies
Luc Chatel et Chantal Jouanno ont par ailleurs annoncé une démarche coordonnée d’achats de véhicules électriques entre l’Etat et les grands comptes (publics et privés) visant 100 000 véhicules. Cette démarche se traduit par une lettre d’intention signée par l’Etat et les principales entreprises intéressées par les véhicules électriques (La Poste, EDF, GDF-Suez, Veolia, France Télécom-Orange, Vinci,...). Cette démarche sera étendue afin d’atteindre l’objectif de 100 000 véhicules électriques d’ici fin 2012.
Elle se traduira par la définition d’un cahier des charges commun d’ici la fin du premier semestre 2009, afin de permettre de lancer les premiers appels d’offres à l’automne 2009.
A l’occasion de cette réunion, les Ministres ont mis l'accent sur l'opportunité industrielle que représente le véhicule électrique en contexte de crise, s'appuyant sur "une énergie électrique abondante et peu carbonée" issue du nucléaire et des énergies renouvelables.
Le ministère de l'Ecologie a rappelé à cette occasion que la Poste a lancé, en 2007, un appel d’offre international pour la fourniture de 500 véhicules électriques.
Deux constructeurs avec deux technologies différentes ont été pré-sélectionnés : Micro-Vett/Newteon et Venturi Automobiles associés respectivement associés à deux grands groupes automobiles : FIAT Professional pour le premier et PSA Peugeot Citroën pour le second.
Les 2 constructeurs ont livré, durant l’été 2008, une pré-série qui a été testée et examinée par des experts de la Direction technique de La Poste. Dans les mois qui viennent, les véhicules vont être testés dans les conditions réelles d’utilisations .
Après cette phase de d’expérimentation, La Poste devra choisir son ou ses partenaires et passer ainsi à une phase de commande de 500 véhicules. La Poste a pour objectif de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre dus à son activité de transport de 15% d’ici à la fin 2012.
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Le 02/03/09
Le recyclage des skis en Savoie, un sport de combat
source : lemonde.fr
Celles et ceux qui les chaussent et déchaussent à Noël ou aux vacances de février,périodes propices aux sports d'hiver, sont, pour la plupart, dans l'ignorance totale de leur sort après usage. Et pourtant. Bien que fartés avec application, les skis vieillissent vite, très vite même. Trois ans : c'est le temps de vie maximum d'une paire de "planches" chez un loueur en ces temps du marketing et de l'innovation triomphants. Après, c'est la casse. Ou plutôt c'était, avant que Tri-Vallées, une petite entreprise savoyarde spécialisée dans la gestion des déchets, n'organise leur recyclage.
Avec une estimation de 1 500 tonnes par an pour le seul Hexagone, le gisement des skis "en fin de vie", selon le terme en usage chez les professionnels, n'est pas énorme. "Dans le monde des déchets, les skis sont une niche", assure Gauthier Mestrallet, chargé du développement chez Tri-Vallées. Une part minime aussi de l'activité de la société, puisqu'elle représente moins de 1 % de son chiffre d'affaires. Tri-Vallées, qui a recyclé l'équivalent de 140 tonnes de skis environ en 2008, espère cependant passer à la vitesse supérieure à la prochaine intersaison, d'avril à novembre.
COMPOSITES ET PLASTIQUES
Le broyage du ski est un sport de combat. "Le premier broyeur à marteaux que nous avons utilisé aboutissait tout juste à les plier", se souvient Gauthier Mestrallet. Le procédé finalement mis au point nécessite pas moins de sept broyeurs pour réduire en bouillie les matériaux compressés qui permettent la bonne glisse... Après avoir récupéré la ferraille grâce à un gros aimant, puis les matériaux non ferreux par aspiration, reste 75 % de composites et divers plastiques finement broyés, qui sont vendus aux cimenteries autour de Grenoble. "Trois tonnes de ces matériaux égalent une tonne de pétrole", avance M. Mestrallet, qui vante le "pouvoir calorifique énorme" de ces déchets.
Premières concernées, les collectivités de haute montagne veulent jouer le jeu de la récupération. A l'image de la communauté de communes du canton d'Aime - où se situe la station La Plagne -, qui a joué les pionnières, elles mettent à disposition des contenants spécifiques dans les déchetteries et prennent en charge le coût du transport. Il faut aussi compter sur les loueurs. En 2008, Tri-Vallées a signé une convention avec Skiset, principal réseau de location de skis en Europe (via plus de 650 magasins adhérents) avec 40 % du marché français.
Les skis se louant plus qu'ils ne s'achètent, il n'est donc pas étonnant que le principe qui s'applique soit celui du "distributeur-payeur". A chaque magasin d'adopter ou non le système, moyennant un coût de 2 euros le recyclage d'une paire de skis. "C'est un surcoût raisonnable. Auparavant nous faisions appel à un huissier qui nous fournissait un certificat de destruction, afin d'éviter les reventes de matériel. Puis, on jetait les skis dans une benne de décharge au début de l'été", explique Pascal Valentin, propriétaire de magasins à La Plagne.
Après la Savoie (Val-d'Isère, Courchevel et Méribel), la Haute-Savoie, avec Les Gets et Flaine, et quelques autres stations, dont Chamrousse, en Isère, ont adopté le recyclage des vieux skis, qui intéresse aussi les Hautes-Alpes. Les Pyrénées devront attendre, elles, faute de site de production proche.
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Le 27/02/09
Comment l'agriculture entend devenir plus verte
source : lemonde.fr
Si le constat de l'impasse de l'agriculture productiviste est dressé, l'agriculture de demain n'en est,elle, qu'à ses balbutiements. Dans les laboratoires, les chercheurs dessinent ce qu'ils appellent l'agriculture à haute performance environnementale, qui consiste à modifier les techniques de production en combinant économie, écologie et social.
Un colloque de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), mardi 24 février au Salon de l'agriculture de Paris, a permis d'illustrer ce qui devrait changer dans les champs et les étables. Une nouvelle "révolution verte" est en cours. Partout dans le monde, la relation à l'agronomie change, constate l'INRA. "Nous réenrichissons la bibliothèque des outils utilisables", résume Marion Guillou, sa présidente.
Associer ou faire tourner les cultures. Faire pousser dans un même champ deux cultures, qu'on mélange dans le semoir, peut avoir plusieurs avantages. En associant au blé une légumineuse (pois protéagineux, féverole, etc.), qui fixe l'azote de l'air, il est possible de réduire l'apport en engrais azoté. Le dispositif permet de baisser les émissions de gaz à effet de serre et l'utilisation d'énergie fossile. Il aide aussi les deux plantes à mieux résister aux maladies. On évite ou on limite le recours aux pesticides, ce qui autorise également la rotation des cultures dans un champ d'une année sur l'autre. L'effet est le même en faisant pousser des haies au bord des vergers, car les insectes prédateurs qu'elles abritent s'attaquent aux pucerons.
En grandes cultures, les chercheurs étudient aussi la piste qui consiste à retarder les semis pour réduire l'utilisation des herbicides. En viticulture, on couvre déjà le sol d'herbe dans le même but.
Dans toutes ces expériences, la productivité n'est pas forcément amoindrie. Mais les paysages, eux, évoluent.
Changer l'alimentation des vaches. Un des principaux problèmes de l'élevage, ce sont ses émissions de gaz à effet de serre, notamment du fait de l'appareil digestif des bovins, producteur de méthane. Il se forme pendant la fermentation microbienne des aliments dans la panse.
Le gaz est rejeté dans l'atmosphère par éructation. La voie la plus rapide pour diminuer ces émissions consiste à modifier l'alimentation des vaches, par exemple en ajoutant du lin dans les rations. La sélection génétique en est une autre, ou encore le transfert dans la panse de la flore bactérienne d'un autre herbivore émettant moins de méthane, le kangourou ! Mais le procédé est complexe, et il faudra des années pour savoir s'il peut être appliqué.
Rendre autonomes les exploitations. Avant la mécanisation et la chimie de synthèse, les fermes fonctionnaient en circuit quasi fermé. Les boeufs tiraient la charrue et étaient nourris par la production du paysan. Aujourd'hui, les pistes sont multiples pour gagner en autonomie. Ne pas labourer permet de réduire la consommation de carburant puisque le tracteur passe moins dans les champs, et les moutons peuvent servir de désherbant en période d'interculture.
On pourrait aussi limiter les achats d'alimentation animale en faisant au maximum pâturer les bêtes. Mieux, on pourrait grouper les vêlages en fin d'hiver pour avoir le gros du bétail à nourrir en mai, lors du pic de production d'herbe. Mais les chercheurs ont constaté que cette idée pose des problèmes d'organisation de la reproduction.
Enfin, les déchets des exploitations seront de plus en plus optimisés. En témoigne ce tracteur commercialisé en Autriche qui fonctionne au gaz extrait de lisier et autres déjections animales.
Toutes ces pistes ne s'appliqueront pas qu'aux pays riches, mais à l'agriculture industrielle en général, car dans les pays du Sud aussi la monoculture s'est installée et l'intensification a fait des dégâts, par exemple dans les bananeraies. Néanmoins, pour les petits paysans qui n'utilisent pas de produits chimiques, les recherches en cours (sur la rotation des cultures à laquelle ils n'avaient pas renoncé, etc.) pourraient aussi améliorer la productivité.
Faut-il en conclure que l'agriculture de demain sera celle du passé ? Pas vraiment, mais elle s'en inspire. Il s'agit plutôt d'un mélange de redécouvertes et d'innovations. "Il y a certes des choses que nous avons eu tort d'oublier. Mais nous n'associons plus les mêmes cultures et nous savons mieux choisir les variétés à mélanger", explique Jean-Marc Meynard, chef du département Sciences pour l'action et le développement à l'INRA.
Deux interrogations demeurent. Celle du temps qu'il faudra aux chercheurs pour proposer des solutions applicables à grande échelle, alors que les agriculteurs sont prêts à changer dès maintenant de pratiques si la rentabilité est assurée. Et celle du prix des matières premières agricoles, car, si une légère perte de rendement importe peu lorsque les cours sont bas, il en va tout autrement quand ils flambent. Les agriculteurs pourraient alors de nouveau être tentés d'intensifier leur production grâce aux produits chimiques.
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Le 26/02/09
Une longueur d'avance pour la nouvelle Prius 3
source : enerzine.com
La version 3 de la Prius a été dévoilée au Salon international de l'auto de Détroit (du 11 au 20 janvier). La berline de 3e génération devrait offrir une consommation plus faible, une performance améliorée ainsi que des caractéristiques nouvelles intéressantes.
La puissance délivrée par la Prius 3 est en hausse de 22 % alors que la consommation de carburant chute de 7 % par rapport à la génération actuelle.
La consommation combinée a été évaluée à 3,8 L / 100 km, contre 4,6 L / 100 pour la Prius de 1ére génération et 4,1 L / 100 km pour celle de 2e génération (actuelle).
Avec un coefficient de traînée (Cx) de 0,25, la nouvelle Prius offre une moindre résistance à l'air grâce à une carrosserie aérodynamique, ce qui améliore le rendement énergétique et réduit le bruit de la route.
Elle intégre également le premier toit transparent équipé de panneaux solaires alimentant un système de climatisation. Elle offre un choix de quatre modes de conduite, un système d'aide au stationnement et des commandes tactiles au volant.
La nouvelle Prius offre trois modes de conduite en plus du mode normal :
• Le mode électrique seul permet de rouler à basse vitesse uniquement avec l'énergie de la batterie sur environ 1,6 km
• Le mode "puissance" accroît l'accélération
• Le mode écologique aide le conducteur à économiser du carburant au maximum.
La nouvelle Prius propulsée par un moteur à essence 4 cylindres de 1,8 litre est censée améliorer le rendement énergétique sur route.
Parce qu'il produit plus de couple, le nouveau moteur pourra tourner à un régime plus bas à vitesse de croisière. Puisqu'il tournera moins vite, il consommera moins de carburant. Selon la firme, le rendement énergétique est particulièrement amélioré après un démarrage à froid et à vitesse hausse.
L'emploi d'une pompe à eau électrique et d'un nouveau système de recirculation des gaz d'échappement (EGR) contribuera également au rendement du nouveau moteur. Le moteur 1,8 litre de la Prius est le premier moteur Toyota à n'utiliser aucune courroie d'entraînement, ce qui réduit les besoins en entretien en plus d'augmenter le rendement énergétique.
Enfin, un écran multifonctions [en série] affiche des données sur la consommation de carburant et d'énergie.
La livraison aux concessionnaires européens est prévue à partir de mars et son prix devrait atteindre les 25 000 €.
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Le 26/02/09
Pour nourrir l'humanité, il suffirait de moins gaspiller
source :Lemonde.fr
Chaque jour, la planète se peuple de 200 000 nouvelles bouches à nourrir. D'ici à 2050, la population mondiale devrait atteindre 9,2 milliards d'individus contre 6,7 milliards aujourd'hui. La réponse la plus courante à ce défi est de dire qu'il faudra augmenter la production alimentaire mondiale de 50 % d'ici là.
Ce n'est pas celle que retient le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) dans son rapport consacré à la crise alimentaire, publié mardi 17 février à l'occasion de sa réunion annuelle à Nairobi.
Pour sortir du piège de besoins alimentaires croissants, l'organisation privilégie le recyclage des millions de tonnes d'aliments aujourd'hui perdus ou gaspillés, et affirme qu'une meilleure efficacité de la chaîne de production alimentaire permettrait à elle seule de nourrir le surcroît de population attendu à l'horizon 2050. "Cette voie a jusqu'à présent été très peu explorée alors qu'elle aurait de plus l'avantage de réduire la pression sur les terres fertiles et de limiter la déforestation", déplore le PNUE.
CONCURRENCE POUR LES TERRES
Le rapport cite en rafale des exemples qui, s'ils ne sont pas tous nouveaux, illustrent bien la faiblesse de beaucoup d'agricultures de pays du Sud, exposées aux pestes végétales, aux médiocres moyens de stockage, au manque de transport... mais aussi le gaspillage de nos sociétés d'abondance.
Au Royaume-Uni, un tiers de la nourriture achetée n'est pas consommé et, aux Etats-Unis, les pertes observées au niveau des différents systèmes de distribution sont estimées à environ 100 milliards de dollars par an. A titre de comparaison, les besoins du Programme alimentaire mondial, qui vient au secours des populations souffrant de la faim, se sont élevés à 3,5 milliards de dollars (2,77 milliards d'euros) en 2008.
Au total, près de la moitié de la production alimentaire mondiale est aujourd'hui perdue, mise de côté parce qu'elle ne correspond pas à des normes de marchés ou gaspillée lors de la consommation.
Le PNUE relève ainsi que 30 millions de tonnes de poisson sont rejetées à la mer chaque année. Des volumes qui suffiraient, selon l'organisation, à assurer la moitié des besoins supplémentaires de pêche d'ici à 2050 pour maintenir le niveau de consommation de poisson par habitant au niveau actuel.
Le PNUE plaide par ailleurs pour que la valorisation de ces "déchets" serve à nourrir le bétail, afin qu'une part croissante de la production mondiale de céréales ne finisse pas dans l'alimentation animale. Un tiers des céréales y est aujourd'hui destiné, 50 % le seront d'ici à 2050 si les tendances se poursuivent. Cela pourrait avoir des conséquences graves sur l'approvisionnement des populations dont, rappelle l'organisation, l'apport calorique journalier dépend en moyenne pour moitié des céréales.
Mais le rapport ne s'arrête pas là. Il suggère aussi que le recyclage des déchets soit orienté vers la production d'agrocarburants afin de limiter, là encore, la concurrence pour l'exploitation des terres à l'origine de la flambée des prix et de la crise alimentaire.
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Le 25/02/09
1 million d'emplois dans l'éolien en 2010
source : enerzine.com/ the Guardian
Le secteur de l'énergie éolienne devrait employer 1 million de personnes dans le monde d'ici la fin de la décennie, rapporte le Guardian depuis le World Future Energy Summit d'Abu Dhabi.
A ce jour, 400 000 personnes travaillent dans le secteur de l'énergie éolienne, a indiqué Steve Sawyer, secrétaire général du Global Wind Energy Council (GWEC). Selon lui, le secteur concernera un million de personnes d'ici la fin de la décennie. Et selon certaines prévisions, ce chiffre pourrait atteindre 3 millions d'ici 2050.
Alors que l'éolien connaissait une nouvelle année de croissance record en 2008, avec un taux de près de 30%, les avis sont partagés sur les conséquences de la crise financière sur les investissements futurs.
Le Guardian fait ainsi état du scepticisme du cabinet Goldman Sachs, qui estime que les investissements risquent de pâtir de la crise, ce qui pourrait entraîner un ralentissement de la croissance du secteur dans les prochaines années.
Un dirigeant du groupe allemand E.ON a également pointé les difficultés de planification des projets. Selon les estimations du groupe, il faudra installer une éolienne toutes les 25 minutes dans le monde pour atteindre les objectifs énergétiques mondiaux. Or, Frank Mastiaux, directeur du département climat et énergies renouvelables d'E.ON rapporte que sur 5 projets proposés par le groupe allemand en Europe centrale, seul un a finalement été mené à son terme.
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Le 25/02/09
Climat : l'Europe entre dans le concret de la négociation
source : Lemonde.fr
Les grandes manoeuvres ont commencé : deux jours après que le président des Etats-Unis a annoncé son engagement dans la lutte contre le changement climatique, la Commission européenne a publié, mercredi 28 janvier, le document qui devrait constituer la base de la position européenne lors de la conférence de Copenhague.
Celle-ci se tiendra en décembre 2009. Son importance est capitale, puisqu'elle vise à finaliser le traité international sur le changement climatique qui devrait prendre le relais, pour la prochaine décennie, du protocole de Kyoto. Signé en 1997, ce texte engageait les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5 % en 2010 par rapport à 1990.
Malgré le travail de sape de George W. Bush contre ce Protocole, celui-ci a survécu, même s'il n'a pas favorisé la baisse des émissions promise que refusait le principal émetteur de la planète, les Etats-Unis.
A Bali, en 2007, les pays émergents ont accepté d'ouvrir une discussion qui pourrait conduire à leur poser, à eux aussi, des contraintes. Mais fin 2008, à Poznan, un vif désaccord est apparu sur la question du financement que devraient verser aux pays du Sud les pays riches, puisqu'ils sont les premiers responsables de l'accroissement de l'effet de serre.
Le point de départ politique de la discussion qui va, de fait, continuer pendant toute l'année, est ainsi posé : les Etats-Unis sont de retour, mais négocieront d'autant plus leurs intérêts que la crise économique est aiguë et que les émissions de la Chine dépassent dorénavant les leurs ; les pays émergents revendiquent un effort financier réel de la part des pays du Nord.
"MONTRER L'EXEMPLE"
Le texte proposé par la Commission européenne vise donc à entrer dans le concret de la négociation avec un postulat sur lequel les autres partenaires vont devoir se positionner. Rappelant l'objectif européen - limiter le réchauffement à 2° C - et son engagement autonome de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 % en 2020, la Commission indique qu'ainsi "l'Europe a montré un exemple" à suivre par les autres pays développés. Les Etats-Unis sont priés d'entendre.
Précisément, le texte indique des paramètres concrets à partir desquels les engagements des pays riches pourraient être établis : produit intérieur brut (PIB) par habitant, volume d'émissions par unité de PIB, évolution des émissions depuis 1990, évolution démographique.
Le texte estime ensuite que "tous les pays en développement, sauf les plus pauvres, devraient adopter des stratégies de développement à faible émission d'ici 2010". Cela pourra se faire par une des actions domestiques - financées par une aide des pays du Nord au montant prudemment indéfini - et par le recours aux mécanismes de marché du carbone.
Une première carte a été posée sur la table. Elle devrait conduire à la position officielle de l'Union, quand les chefs d'Etat et de gouvernement l'adopteront formellement lors de leur sommet de mars.
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Le 24/02/09
a bataille des eaux usées en France: encore 268 communes non conformes
source : Linternaute.com
La France, qui s'est longtemps accommodée de déverser ses eaux usées dans la nature, est en passe de rattraper son retard et d'échapper ainsi aux amendes européennes, malgré d'ultimes points noirs en région parisienne et sur la Côte d'Azur.
Selon un état des lieux dressé vendredi par le ministère du Développement durable, près de 20 millions d'habitants dans 268 agglomérations attendent encore leur station d'épuration, avec une concentration particulière le long de la Seine autour de Paris et sur les quelques dizaines de kilomètres de côtes entre Menton et Fréjus.
Mais la France revient de loin: 522 communes étaient hors normes fin 2006, exposant notamment l'Etat à 350 millions d'euros de pénalités européennes pour manquement à la directive sur les "eaux résiduaires urbaines" (ERU) datant de 1991.
"La situation était d'autant plus inadmissible que la France dispose des capacités techniques et opérationnelles pour régler le problème, mais les communes trouvaient toujours des tas de raisons de ne pas le faire", a rappelé vendredi le ministre Jean-Louis Borloo.
Dix-huit mois après le lancement de son plan d'assainissement, il estime la bataille de l'eau en passe d'être gagnée.
Sur 146 stations d'épuration non conformes en septembre 2007, 81 ont terminé leurs travaux et 43 les ont démarrés. Restent 22 stations encore au stade "de l'étude", dans 18 départements de métropole et d'Outre-Mer, pour lesquelles les travaux démarreront d'ici décembre, assure-t-il.
Pour "enlever tout prétexte à ne rien faire aux communes" concernées, le ministère a signé vendredi une convention avec la Caisse des dépôts qui va avancer 1,5 milliard d'euros de prêts sur 30 ans, dont 300 millions pour les DOM -avec un taux d'intérêt égal pour tous, "celui du livret A + 0,9%", a précisé le patron de la Caisse, Augustin de Romanet.
Outre que la question des eaux usées manque de séduction, elle représente aussi un gouffre budgétaire: selon un expert du ministère, les travaux des 22 stations restantes absorberont 4 milliards d'euros. Mais surtout, "quand on investit un euro dans une station, il faut en rajouter deux dans le réseau". Soit une ardoise de 12 milliards au total.
Sur la Côte d'Azur, qui concentre quatre des 22 stations encore à l'étude, la mauvaise volonté des élus a été longtemps en cause, mais cette page est tournée, affirme Jean-Louis Borloo. Une quinzaine de stations y ont été mises en conformité ou sont en voie de l'être, souligne-t-il.
Outre des problèmes de localisation -personne ne souhaite une station d'épuration dans son jardin- subsistent des questions d'ordre géologique, la difficulté particulière de gestion des installations littorales, justifie-t-il, réside dans les grandes disparités entre la population hivernale et la déferlante estivale.
L'enjeu est cependant de taille: sanitaire pour ses populations, environnemental alors que la France s'est engagée à restaurer le "bon état écologique" de ses eaux en 2015, mais aussi financier pour échapper aux foudres européennes.
"Bruxelles était dubitatif au départ, après 17 ans de défaillance, mais la preuve que la commission a aujourd'hui confiance, c'est que la menace est tombée de 350 M en 2007 à 150 M d'euros aujourd'hui", relève la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie Chantal Jouanno.
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Le 24/02/09
USA : les émissions de CO2 visibles sur Google Earth
source :nerzine.com/Université de Purdue.
Le projet Vulcan financé par la NASA et le DOE** permet de visualiser via la technologie google earth - dans l'espace et à des échelles de temps très fines - les émissions de dioxyde de carbone (CO2) en Amérique du Nord.
Les données actuellement utilisées datent de 2002 mais les scientifiques prévoient d'incorporer des données plus récentes. "Vulcan" intègre des mesures d'émissions de CO2 de l'Agence américaine de protection de l'environnement et du ministère de l'Energie.
Le projet Vulcan est dirigé par le Dr. Kevin Gurney et une équipe de chercheurs de l'Université de Purdue. Les principaux collaborateurs dans le cadre du projet comprend également des chercheurs de l'Université de L'Etat du Colorado et du laboratoire national de Lawrence Berkeley.
Selon ses concepteurs, l'accès gratuit au détail de la base de données Vulcan CO2 constitue un outil précieux pour les décideurs, les démographes et les chercheurs en sciences sociales. "Cette carte va permettre de fournir les informations sur les émissions de CO2 et de les rendre accessibles à chacun en ligne", a expliqué Kevin Gurney.
Cette carte est accessible sur le site internet de l'Université Purdue (Indiana) : purdue.edu/eas/carbon/vulcan/GEarth/
La rédaction d'Enerzine l'a testé. C'est assez impressionnant à première vue. Plusieurs critères sont à votre disposition pour visualiser les émissions de dioxyde de carbone (CO2) exprimées en tonnes métriques.
- Zones Aéroportuaires
- Zones résidentielles
- Zones commerciales
- Zones de production d'électricité
- Zones industrielles
- Zones hors routes (trains, bateaux...)
- Zones routières (voitures, camions...)
Des agrégats sont possibles à plusieurs niveaux :
- Habitants
- Etats
- Comtés
A quand une version européenne ???
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Le 23/02/09
Un cinquième des récifs coralliens a déjà disparu, le reste est en grand danger
source : LEMONDE.FR
Les perspectives sont sombres pour les récifs coralliens, qui figurent parmi les écosystèmes les plus riches, mais aussi les plus fragiles de la planète.
L'Initiative internationale pour les récifs coralliens (ICRI) et l'Initiative française pour les récifs coralliens (Ifrecor) ont rendu public, mercredi 18 février, le bilan mondial de leur état.
Ce travail, réalisé tous les quatre ans, mobilise quelque 400 chercheurs de 96 nationalités.
Selon leurs observations, le monde a définitivement perdu 19 % de ses récifs, 15 % risquent de disparaître dans les dix ou vingt prochaines années, et 20 % supplémentaires sont menacés de disparition dans les vingt à quarante ans si rien ne change. Et ceci sans même tenir compte des effets du réchauffement climatique, qui constitue une menace pour la totalité de ces écosystèmes.
Les coraux abritent une vie foisonnante : un tiers des espèces marines décrites en dépendent. Leur survie est donc un enjeu pour la préservation de la biodiversité mondiale. Elle est aussi cruciale pour les 500 millions d'êtres humains qui en tirent leur alimentation. "Ils rendent d'autres services aux hommes, en protégeant les côtes contre les assauts de la mer, et en permettant le développement du tourisme", explique Bernard Salvat, le spécialiste des récifs coralliens qui représente la France à l'ICRI. Selon une estimation du Programme des Nations unis pour l'environnement (PNUE), chaque kilomètre carré génère entre 81 000 et 488 000 euros de revenus.
Ces récifs subissent plusieurs types de pressions liées aux activités humaines et à l'augmentation de la population. La principale cause de leur dégradation est la destruction du couvert végétal à terre, qui, générant un afflux de particules dans les eaux, étouffe les coraux. Les polluants chimiques ou bactériologiques y aboutissent également.
BLANCHISSEMENT
La surpêche et l'utilisation de méthodes destructrices, comme la pêche au cyanure ou à l'explosif, contribuent également largement à leur mauvais état. Les récifs sont aussi détruits par la construction de ports ou de marinas, les prélèvements de sable pour le bâtiment, le piétinement des touristes...
Le réchauffement climatique, qui provoque leur blanchissement, constitue l'autre grande menace. Quand la température de l'eau augmente, les coraux expulsent des algues microscopiques qui leur fournissent leur nourriture et leur donnent leurs couleurs. Cependant, après 1998, année marquée par un important blanchissement, certains récifs ont "bien récupéré", note le rapport. Mais ce gain a été anéanti par les pertes consécutives au tsunami de 2004 et au blanchissement de 2005, qui a surtout touché les Caraïbes. Les coraux ne survivraient pas à des épisodes répétés comparables à celui de 1998.
Si la situation est alarmante, l'engagement des autorités progresse partout dans le monde, notent les experts. Les pays développés touchés par ce problème (Etats-Unis, Australie, Japon) établissent des aires marines protégées.
La France, qui possède un dixième des récifs mondiaux, a obtenu le classement des récifs calédoniens au Patrimoine mondial de l'humanité.
Dans le Sud-Est asiatique, particulièrement concerné, l'Indonésie anime une initiative baptisée "Triangle de corail". "La prise de conscience est importante dans les pays en développement, mais ils manquent dramatiquement de moyens financiers et de ressources humaines", constate M. Salvat.
Et, partout, le respect et le contrôle des mesures de protection restent problématiques. |
Le 21/02/09
Lille a réduit la consommation de son éclairage public
source : Enerzine/ETDE
En décembre dernier, la Ville de Lille a présenté l’état d’avancement du contrat de gestion déléguée de l’éclairage public de la ville et de ses communes associées, Hellemmes et Lomme. « En 4 ans, ce contrat a déjà permis à la ville de réduire sa consommation d’énergie de 34,5 % sur un objectif de 42 % d’ici 2012 », a expliqué Danielle Poliautre, adjointe au Maire de Lille en charge du Développement Durable.
Depuis 2004, ETDE est en charge de la gestion de l’énergie, de l’exploitation et de la maintenance de 22 500 points lumineux sur ces trois communes.
Ce contrat de 35,2 millions d’euros TTC, remporté pour une durée de 8 ans (2004 – 2012), s’inscrit dans une logique de développement durable et s’appuie notamment sur des solutions technologiques et une nouvelle approche de la gestion d’énergie.
Parmi les actions développées par les équipes ETDE figurent notamment le remplacement du matériel vétuste par des matériels plus économes en énergie et recyclables, la mise en œuvre de ballasts électroniques permettant de moduler l’intensité de l’éclairage en fonction de l’heure, l’utilisation d’énergie renouvelable et le développement d’énergies vertes sur le territoire lillois (éolien et solaire)…
Pour Danielle Poliautre, « ce contrat, qui s’inscrit dans nos engagements de l’Agenda 21, correspond à une volonté politique forte de la Ville. Il traduit notre volonté de réduire l’empreinte écologique de Lille en proposant des solutions qui permettent d’éclairer juste. »
En début de contrat, lorsque les équipes ETDE ont pris en charge l’éclairage public de Lille et de ses deux communes associées, la puissance électrique consommée s’élevait à 21,7 millions de KWh par an. Elle s’élève désormais à 14,2 millions de KWh, soit une économie de 34,5 %.
Cette diminution résulte notamment d’un important travail de traitement et de suivi des consommations, comprenant en particulier la mise en place de réducteurs de puissance, l’installation de sources lumineuses haute performance, le remplacement des lampes ancienne génération par des lampes haute performance, l’ajustement des sur-éclairements ou bien encore la maîtrise des temps d’allumage…
Dans un but de réduction des consommations, ETDE et Lille expérimentent en ce moment des solutions innovantes en télégestion. « Ce système permet de piloter à distance l’intensité lumineuse, ainsi que l’allumage et l’extinction de la lampe et ce, au point lumineux. Ce système doit encore être éprouvé par une série de tests et de mesures sur plusieurs mois », explique Christophe Montélimard, responsable du contrat pour ETDE.
Outre la réduction des consommations, ETDE permet également à Lille de dépasser les préconisations des accords de Kyoto fixant le seuil d’énergie renouvelable à 21% pour 2010. En effet, en partenariat avec EDF, ETDE fournit d’ores et déjà 30% d’énergie renouvelable (énergie certifiée par Observ’ER).
ETDE a également développé des projets expérimentaux de production d’électricité solaire et éolienne. La Place de l’Arbonnoise et l’Ecole Gounod sont équipées de luminaires solaires à LEDs et une étude de candélabre « éolien-solaire » est actuellement menée pour alimenter le cimetière de Lille Sud.
Enfin, grâce à ces actions, la ville de Lille a pu déposer à la DRIRE une demande pour 6,6 GWh CUMAC au titre de l’année 2006, 6 GWh CUMAC pour 2007 et 7,5 GWh CUMAC pour 2008. Ces dossiers de demande de certificats « blancs » CUMAC correspondent aux économies d’énergie réalisées à partir des investissements.
Ce marché, confié par la Ville de Lille à ETDE, visait directement à l’amélioration de la qualité de vie des habitants de l’agglomération lilloise : suppression des sur-éclairements (mise en place de réducteurs de puissance et de ballasts électroniques…), suppression de la pollution, retraitement des matériaux (lampes, appareils, mâts, consoles…).
De 2004 à 2008, ETDE a ainsi supprimé 1 740 « lampes boules », génératrices de pollution lumineuse, et a remplacé plus de 6 000 luminaires par des matériels plus performants. Dans le même temps, 7,3 km de réseaux électriques souterrains et 3,2 km de réseaux électriques aériens, ainsi que 26 nouvelles armoires électriques, ont été mis en oeuvre. 69 Courées (îlots dans les quartiers industriels) ont été réhabilitées grâce à une ingénierie Lumière spécifique. Les travaux dans les courées ont été l’occasion d’une action de sensibilisation aux économies d’énergie avec distribution de lampes basse consommation et d’un dépliant d’information spécialement conçu pour l’occasion.
Cette première étape du programme a été établie en concertation avec les différents partenaires (Elus, riverains…) selon l’état du patrimoine, les projets de réhabilitation, les souhaits des conseils de quartiers…
Les équipes ETDE s’attachent également à remplacer les équipements avec des matériaux recyclables haute-performance. En 4 ans, 34 100 lampes et plusieurs centaines de tonnes de matériels ont ainsi été recyclés.
Par ailleurs, dans le cadre de ce contrat, ETDE et Lille ont offert 240 luminaires à Saint-Louis du Sénégal, ainsi que de l’outillage ou des équipements de protection individuelle. D’ici 2012, les deux partenaires en auront livré 400. Les appareils concernés sont performants et garantis pour un minimum de 10 ans. Retirés de l’agglomération lilloise pour des raisons d’harmonisation du Plan Lumière, ces points lumineux font l’objet d’une remise à niveau et sont équipés de lampes basse consommation avant leur départ pour l’Afrique. Cette opération de solidarité va permettre à cette cité sénégalaise d’optimiser son éclairage public. Elle comprend également un échange de compétences avec envoi de spécialistes français de l’éclairage public sur place et accueil de spécialistes sénégalais à Lille.
Le 21/02/09
La vogue des bateaux électrosolaires à La Rochelle
source : Enerzine.com/Communauté d'agglomération de la Rochelle
Une liaison maritime régulière entre le Vieux-Port de La Rochelle et le Port de plaisance des Minimes va s'ouvrir dès le mois d’avril avec le premier bus de mer électrosolaire totalement intégré aux transports publics.
Un deuxième bateaux est en construction et sera opérationnel à partir de mai.
Les bus de mer sont les premiers navires de transport de passagers à propulsion électrosolaire, de grande capacité (jusqu’à 75 personnes) capables de naviguer en mer dans des conditions de vagues, de courant et de vent.
Le "Copernic" et son jumeau le "Galilée" remplaceront deux navires à moteur diesel qui transportent annuellement 200 000 passagers sur une distance de 5 km.
Ces deux catamarans fabriqués en matériaux composites ont été étudiés pour une consommation minimale d'énergie. Leur consommation pour 100 km parcourus a été évaluée à 7 euros par jour, soit six fois moins qu'un navire à propulsion classique.
Les panneaux photovoltaïques, installés sur leurs toits fournissent 20 % de l'énergie utile au bateau. Les 80 % restant proviennent de batteries nickel cadmium qui sont rechargées chaque soir.
Le "Copernic" a suffisamment d'autonomie pour réaliser 15 rotations journalières.
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Le 20/02/09
Adieu coquelicots, chardons, ivraie, mais aussi biodiversité
source : Lemonde.fr
En 1970, le journaliste François-Henri de Virieu réalisait un documentaire visionnaire
consacré à l'évolution du métier de paysan, baptisé Adieu coquelicots.
Près de quarante ans plus tard, des scientifiques de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) lui donnent raison. La révolution agricole a décimé les fleurs des champs et les mauvaises herbes.
Le paysage en a souffert, mais ce n'est pas tout. Les scientifiques évoquent une perte de biodiversité importante, sans doute lourde de conséquences pour la faune des campagnes.
Les chercheurs de l'INRA de Dijon ont analysé 158 parcelles, plusieurs années de suite, à environ trente ans d'intervalle. "Nous avions la chance de disposer d'une série de relevés datant des années 1970, explique Xavier Reboud, directeur de l'unité biologie et gestion des adventices - les mauvaises herbes - à Dijon. Nous avons pu retourner exactement dans les mêmes parcelles et mesurer l'évolution." Résultat : pratiquement la moitié des espèces de mauvaises herbes ont disparu.
Un résultat, publié dans la revue Biological Conservation de janvier 2009, dont l'ampleur a "surpris" l'équipe. Les chercheurs ont retrouvé un tiers environ des espèces disparues au bord des parcelles. Il y a donc aujourd'hui plus de biodiversité autour des champs cultivés qu'à l'intérieur.
Ce résultat marque aussi un succès : les agriculteurs ont réussi à "nettoyer" leurs terres des ennemis des cultures et à augmenter considérablement les rendements. Ils ont rempli la mission qui leur avait été confiée : nourrir la population. Mais l'utilisation d'herbicides et d'engrais, les labours profonds, l'utilisation de chaux pour amender les terres, l'irrigation ont détruit une partie de la flore, et sans doute de la faune des campagnes.
POLLINISATEURS
Car les adventices, contrairement à leur mauvaise réputation, sont utiles. Leurs graines alimentent les oiseaux, leurs fleurs les insectes pollinisateurs. Les travaux menés au Muséum d'histoire naturelle sur les populations d'oiseaux communs, considérées comme un bon indicateur de biodiversité, le confirment. Entre 1989 et 2006, l'abondance des oiseaux communs a baissé de 30 % en milieu agricole et est restée stable dans les villes.
Faut-il en arriver à protéger les bleuets, les chardons, l'ivraie et le chiendent ? Sans aller jusque-là, M. Reboud estime qu'un "effort particulier" devrait être fait pour préserver les bords des champs et des chemins, afin de "contribuer au maintien de la biodiversité".
Et dans les champs ? La division par deux de l'usage des pesticides, si possible d'ici à dix ans, fait partie des principaux chantiers du Grenelle de l'environnement.
Des pistes existent pour diminuer le recours aux produits chimiques.
Mais remplacer les désherbants par du travail mécanique ne suffit pas. C'est tout le système de production, qui repose sur la spécialisation des cultures et l'utilisation préventive de la chimie, qu'il faudra repenser pour parvenir à l'objectif. |
Le 19/02/09
1 million d'emplois dans l'éolien en 2010
source : enerzine.com/ the Guardian
Le secteur de l'énergie éolienne devrait employer 1 million de personnes dans le monde d'ici la fin de la décennie, rapporte le Guardian depuis le World Future Energy Summit d'Abu Dhabi.
A ce jour, 400 000 personnes travaillent dans le secteur de l'énergie éolienne, a indiqué Steve Sawyer, secrétaire général du Global Wind Energy Council (GWEC). Selon lui, le secteur concernera un million de personnes d'ici la fin de la décennie. Et selon certaines prévisions, ce chiffre pourrait atteindre 3 millions d'ici 2050.
Alors que l'éolien connaissait une nouvelle année de croissance record en 2008, avec un taux de près de 30%, les avis sont partagés sur les conséquences de la crise financière sur les investissements futurs.
Le Guardian fait ainsi état du scepticisme du cabinet Goldman Sachs, qui estime que les investissements risquent de pâtir de la crise, ce qui pourrait entraîner un ralentissement de la croissance du secteur dans les prochaines années.
Un dirigeant du groupe allemand E.ON a également pointé les difficultés de planification des projets. Selon les estimations du groupe, il faudra installer une éolienne toutes les 25 minutes dans le monde pour atteindre les objectifs énergétiques mondiaux. Or, Frank Mastiaux, directeur du département climat et énergies renouvelables d'E.ON rapporte que sur 5 projets proposés par le groupe allemand en Europe centrale, seul un a finalement été mené à son terme.
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Le bilan carbone du jus d'orange
source :lemonde.fr
Une brique de jus d'orange Tropicana de deux litres entraîne l'équivalent de l'émission de 1,7 kilogramme de CO2. Cette "empreinte" carbone a été calculée à la demande du groupe PepsiCo, propriétaire de la marque, par Carbon Trust, un organisme indépendant et reconnu.
A titre de comparaison, une dose de lessive Tesco produit environ 800 grammes de CO2, des chaussures Timberland de 10 à 100 kg selon les modèles, etc.
Comme pour le jus d'orange, les méthodes de calcul des bilans carbone prennent en compte toutes les étapes de la vie du produit : de l'extraction des matières premières au recyclage, en passant par sa transformation et sa distribution.
Dans le cas du jus d'orange, la culture des fruits est très émettrice de gaz à effet de serre à cause de l'utilisation d'engrais. Le transport a, en revanche, moins d'impact qu'on le pensait.
Pour les marques, afficher l'empreinte carbone des produits est devenu un argument commercial. Le distributeur britannique Tesco a montré la voie dès 2007, suivi en France par deux supermarchés Leclerc du Nord et la marque Casino, qui ont mené l'expérience en 2008.
L'étiquetage carbone devrait se généraliser dans les prochaines années, notamment en France où c'est une des mesures phares du Grenelle de l'environnement.
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Le 13/02/09
Saint-Charles International s'équipe en tuiles solaires
source :Enerzine.com
En mai prochain sera lancé le chantier de construction d'une centrale solaire photovoltaïque de 9MW, intégrée sur l’ensemble des toitures des entrepôts de la plate-forme logistique de fruits et légumes Saint Charles International, à Perpignan.
La centrale disposera d’une puissance installée de 9 Mégawatts, ce qui représente, selon les développeurs du projet, environ 10% de la consommation de la ville de Perpignan.
Ce projet de 56,3 millions d'euros est développé et conçu par la société Solaire France. Il sera constitué d’une nouvelle couverture composé d’environ 95 000 tuiles solaires.
La durée prévue du chantier sera de 30 mois avec une mise en service progressive de la centrale à partir de début 2010.
La société Saint Charles Solaire est détenue par Akuo Energy (53%), la Caisse des Dépôts (22%), Solaire France International (15%), Solaire France (5%) et par le Pool centrale solaire Saint Charles International (5%).
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Le 12/02/09
Cosmétiques pour bébé : une toxicité mal évaluée
source : lemonde.fr ( propos recueillis par Sandrine Blanchard )
En septembre 2008, le Comité pour le développement durable en santé (C2ds) lançait une alerte sur les risques de toxicité des cosmétiques pour bébés composés notamment de parabens, de phénoxyéthanol, etc. Fabienne Bartoli, adjointe au directeur général de l'Afssaps - qui a créé un groupe de travail pour évaluer ces produits - livre un premier bilan.
Les cosmétiques pour bébés sont-ils dangereux ?
Nous avons réalisé 18 inspections sur 39 produits pour bébés avec conservateurs (gels douches, lingettes, crèmes de change, etc.) qui avaient suscité la polémique. Ces produits représentent dix millions d'unités vendues en 2008.
Cette campagne d'évaluation et de contrôle a donné lieu, en décembre 2008, à un retrait du marché du gel moussant cheveux et corps de la société Cattier Dislab.
La réglementation française stipule qu'un fabricant doit être en mesure de fournir l'évaluation de sécurité spécifique au risque liée à l'utilisation d'un produit chez les enfants de moins de 3 ans. Or, pour ce gel, il n'y avait eu aucune évaluation de risque de toxicité, c'est-à-dire de non-dangerosité pour la santé.
Sur les 38 autres produits, nous avons formulé des demandes de mise en conformité à la réglementation. Les fabricants ont fourni des données sur le processus d'évaluation de la toxicité, mais elles sont très parcellaires.
Clairement, il y a un problème quant à la façon dont les fabricants réalisent les études de non-toxicité pour les moins de 3 ans, pour savoir exactement ce qu'il faut mettre à l'intérieur.
Qu'entendez-vous par "parcellaires" ?
L'Afssaps a jugé que les données fournies étaient insuffisantes pour permettre un raisonnement étayé et des conclusions spécifiques pour les bébés. Nous n'avons pas le déroulé total du raisonnement qui nous permet, in fine, de conclure que ces produits ne sont pas toxiques pour les bébés. Les fabricants ont un mois pour répondre.
De quelles toxicités s'agit-il ?
Il s'agit des problèmes d'allergies, mais aussi de l'exposition répétée, à des faibles doses, de produits (comme les conservateurs) qui, à fortes doses, sont toxiques. Pour l'instant, on est capable de dire que ces substances chimiques prises séparément dans les doses autorisées ne posent pas de problèmes pour la santé, mais il reste la question de la multiexposition tous les jours à ces produits.
Ces substances chimiques sont des perturbateurs endocriniens qui agissent sur le système hormonal...
On a limité leur toxicité immédiate puisqu'on a restreint leur utilisation en termes de quantité. Ce qu'on ne sait pas, ce sur quoi nous n'avons pas encore de certitude scientifique, c'est sur leur dangerosité ou non à long terme.
Le groupe de travail posera des questions plus précises aux scientifiques ; il faut que leurs travaux soient menés à terme.
Malheureusement, la directive européenne de 2004 interdit désormais de tester sur les animaux les produits cosmétiques ; la France s'était battue contre cette disposition car elle rend très compliquée l'évaluation de la toxicité. C'est justement les expériences sur les rats qui ont amené à poser la question des perturbateurs endocriniens.
Quel est le message de l'Afssaps vis-à-vis des consommateurs ?
Sur les 38 produits évalués, nous n'avons pas de problème de conformité, c'est-à-dire pas de contamination microbiologique, pas de substances interdites, pas de conservateurs en quantité trop importante. Il n'y a pas de danger immédiat pour la santé publique.
Néanmoins, il y a une interrogation quant à la façon dont les fabricants instruisent leurs dossiers pour les moins de 3 ans. Il s'agit d'une question qu'il faut porter sur la place publique. Le citoyen doit être attentif à la suite qui sera donnée à ce travail avec les fabricants. Il ne faut pas être alarmiste, néanmoins, il faut porter une attention particulière à la façon dont l'évaluation de la toxicité pour les bébés est menée.
Allez-vous, comme le réclamait le C2ds, interdire la distribution des mallettes d'échantillons de produits cosmétiques dans les maternités ?
Il ne faut pas mélanger dangerosité à court terme et à long terme. Ces produits distribués utilisent des conservateurs, mais respectent les limites imposées.
Sur la question de la multiexposition on est vraiment aux frontières de la connaissance. Pour asseoir une décision d'interdiction - qui devrait, de toute façon, être prise au niveau de la Communauté européenne - nous sommes obligés d'avoir des résultats scientifiques suffisamment tangibles qui nous permettent effectivement d'interdire ces substances.
Nous avons aussi mené une évaluation sur les produits sans conservateurs et nous avons eu un tiers de produits qui n'étaient pas conformes, dont un certain nombre avec des problèmes de contamination microbiologique.
Si on décide, demain, au nom du principe de précaution, d'interdire des substances chimiques telles que les parabens (qui protègent des contaminations microbiennes), alors il faut savoir par quoi on les remplacera pour être certain de ne pas faire courir des risques supplémentaires (allergies ou contaminations). On est vraiment au milieu du gué.
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Le 11/02/09
Le Watercone, de l'eau potable à bas coût
source : enerzine.com/watercone
Simple à utiliser, léger et mobile, le Watercone est un déssalinisateur à énergie solaire qui convertit l'eau salée ou saumâtre en eau douce.
"Chaque jour 5 000 enfants meurent des suites de diarrhée causée en buvant de l'eau impropre à la consommation" indique l'UNICEF.
Avec un maximum d'1,7 litres par jour, le Watercone pourrait couvrir les besoins quotidiens en eau douce des habitants des pays - chauds / tropicaux - déficitaires en eau.
Le Watercone peut être considéré comme une étape dans le processus de condensation de l'eau avec un degré d'efficacité de 40% (GTZ Allemagne).
Basé sur une évaporation de 8,8 litres par mètre carré (rayonnement solaire moyen, à Casablanca, Maroc), le Watercone d'un diamètre compris entre 60 et 80 cm est en mesure de générer des rendements d'1,0 à 1,7 litres d'eau de condensation par jour (24 heures).
Grâce à l'irradiation solaire, l'eau se condense - apparaîssant sous forme de gouttelettes sur la paroi interne du cône, - et laisse de côté le sel et autres impuretés. Ces gouttes ruissellent ensuite vers une dépression circulaire à la base du cône. En dévissant le capuchon à l'extrémité du cône et en tournant ce dernier tête en bas, l'eau potable est recueillie.
Fait de polycarbonate, le Watercone résiste aux UV et peut être utilisé quotidiennement pendant 5 ans. Le matériau est non-toxique, non inflammable et recyclable à 100%.
Le prix de commercialisation du Watercone se situe aux alentours de 20 euros.
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Le 10/02/09
Achère-ville (78) : la première gare solaire HQE
source :enerzine/ SNCF – Transilien
La gare d’Achères-Ville située en bordure de la forêt de Saint-Germain-en-Laye, subit actuellement une restructuration importante et constitue une opération pilote de haute qualité environnementale (label HQE) menée par la SNCF et la Région Ile-de-France.
Ce projet a réclamé un investissement total de 3,2 millions d'euros dont plus de la moitié est financée par la région IDF, 40,2% par la SNCF et 2,7% par RFF.
Commencés fin 2008, les travaux dureront un an. Le 30 janvier prochain la gare d'Achères Ville sur les Lignes A et L (Réseau Paris St-Lazare) va entrer dans la deuxième phase des travaux.
Ainsi, la toiture de la gare d'Achère sera recouverte d'une membrane d'étanchéité équipée d'une multitude de cellules photovoltaïques. En plus des 175 m2 de membrane solaire, le toit de la nouvelle gare recevra deux panneaux solaires afin de produire de l'eau chaude sanitaire.
25% de l'énergie consommée sera produite sur place grâce à l'énergie solaire, le reste étant revendu au réseau national EDF. Les émissions de gaz à effet de serre seront réduites de 84 %, soit l’équivalent de 90 000 km en voiture.
Une autre innovation exploitant le soleil sera mise en oeuvre à l'intérieur même du passage souterrain reliant les 2 quais. Baptisé "solar spot", ce système capte la luminosité naturelle extérieure et la canalise par réflexion jusque dans le tunnel.
D'autres éléments contribuent également à cette qualité environnementale :
- Un toit végétalisé. "Comme une éponge, il filtrera biologiquement les eaux de pluie par un couvert végétal. Ce qui limitera les rejets dans les stations d’épuration, contribuera à la biodiversité en milieu urbain et renforcera l’isolation thermique du bâtiment".
- Un mur isolant. "Le mur de la façade ouest sera réalisé en briques de terre cuite alvéolaires qui serviront de « pièges à chaleur ». Elles stockeront la chaleur pendant la journée, qui sera rejetée en été tandis qu’elle aidera à chauffer les locaux en hiver".
- Une pompe à chaleur. "La chaudière au fioul actuelle sera remplacée par une pompe à chaleur air-eau avec double flux réversible. Elle rafraîchira les locaux en été et les chauffera en hiver en réduisant la consommation d’énergie et en supprimant les émissions polluantes".
- Des détecteurs de mouvements et des sondes photosensibles. "En contrôlant automatiquement l'éclairage des bureaux et des espaces publics, ils permettront de réduire la consommation d’électricité".
- Des eaux pluviales récupérées. "Elles seront réutilisées pour l'arrosage des plantations et pour les chasses d’eau des toilettes".
- Des sanitaires écologiques. "Des urinoirs sans eau : Grâce à une technique éprouvée de cartouches de récupération, ils réduiront les consommations d'eau. Des robinets temporisés : En interrompant le flux d’eau au bout de quelques dizaines de secondes, ils limiteront les gaspillages. De l’eau de pluie dans les chasses d’eau : L’utilisation des eaux de pluie récupérées est une source d’économie d’eau potable".
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Le 09/02/09
Comment dépolluer l'espace ?
source : internaute.com 
Retour à l'envoyeur. Depuis plus de cinquante ans, l'homme envoie dans l'espace des tonnes de satellites artificiels et des fusées. Que deviennent leurs déchets ? Ils restent en orbite autour de la Terre risquant à tout moment de heurter un satellite en fonction ou pire de retomber sur notre planète. Les scientifiques travaillent à la dépollution de l'espace.
Des débris par millions
Qu'entend-on exactement par débris spatiaux ? Avant de s'attaquer à un problème, mieux vaut en connaître la définition exacte. Les scientifiques parlent, non pas des astéroïdes et autres comètes mais, des déchets créés et envoyés par l'homme dans l'espace. Imaginez le dilemme auquel nous sommes confrontés sachant que des objets sont envoyés dans l'espace depuis cinquante ans et que ça ne va pas s'arrêter.
Plusieurs origines de pollution
Les satellites artificiels entrent bien évidemment dans le classement. Communication, surveillance, études scientifiques, défense... Les hommes ont lancé un nombre incalculable de ces engins en orbite autour de la Terre. Bon nombre d'entre eux sont hors service depuis de nombreuses années.
Lors de l'envoi de ces satellites et de navettes dans l'espace, plusieurs parties de la fusée qui les transporte s'éliminent au fur et à mesure telles que le dernier étage du lanceur, le capot de protection ou les dispositifs de séparation.
Les débris proviennent aussi d'explosions accidentelles comme celle de la navette Columbia en février 2003 ou bien lorsque les Américains ont détruit un de leurs satellites espions intentionnellement.
Parfois, malgré de bons calculs, les collisions entre satellites ou alors leur endommagement par des astéroïdes ou d'autres comètes produisent des débris dans l'espace qui comme ça paraissent inoffensifs mais ils peuvent également créer d'autres dégâts.
Depuis 1957, le Cnes a dénombré 4 600 lancements dont 170 explosions en orbite
Ces débris, suivant leur fonction, se trouvent sur différentes orbites :
Les satellites de communication se trouvent sur l'orbite géostationnaire située à plus de 35 000 km au-dessus de l'équateur.
Les satellites de missions d'observations de la Terre (études scientifiques) évoluent sur les orbites basses comprises entre 600 et 1 500 km d'altitude.
Les orbites très basses accueillent les navettes et les stations spatiales humaines comme l'ISS (vers 300 km).
Et pourtant on sait ce qu'on risque !
Pourquoi les scientifiques sont-ils tellement préoccupés par ces déchets humains dans l'espace ? Quels risques nous font-ils encourir ? Pour parer à toute éventualité, mieux vaut garder un œil sur eux.
Des collisions à la pelle
Bien évidemment, cette poubelle au-dessus de nos têtes n'est pas sans conséquence sur son environnement et sur le nôtre. Ces déchets sont plus préoccupants qu'une pluie de météorites. Ils risquent d'entrer en collision avec des satellites en activité et provoquer de grosses avaries, voire de les détruire. Les panneaux solaires d'Hubble ont été plusieurs fois touchés, le satellite français Cerise a lui, aussi, été percuté en 1996 par un étage de la fusée Ariane.
Les navettes et l'ISS ne sont pas non plus épargnées ; elles peuvent être percutées et subir des dommages. Les sorties dans l'espace ne sont pas, non plus, sans danger pour les spationautes. Même un débris d'1 centimètre peut être fatal et trouer le scaphandre. Pourquoi ?
Les débris restent généralement sur leur orbite ; plus ils y sont nombreux, plus les risques de collision sont accrus. Ces objets se déplacent à une vitesse moyenne de 15 à 20 km/h. Leur déplacement génère une énergie dite cinétique suffisante pour perforer des surfaces logiquement résistantes.
Retour sur Terre
Nous ne sommes pas épargnés par des retours à l'envoyeur.
En effet, certains objets obsolètes quittent leur orbite pour prendre le chemin de la Terre. Cela n'a rien d'alarmant, l'atmosphère protège les hommes au sol car elle dégrade les débris sans problème. La preuve, lorsque vous regardez une belle pluie d'étoiles filantes dans le ciel, ce sont des météorites en train de se disloquer dans l'atmosphère. Bémol : tout dépend de la taille. Certaines arrivent tout de même au sol et provoquent de gros cratères.
Il en est de même pour les débris spatiaux ; suivant leur taille, ils peuvent traverser l'épreuve du feu atmosphérique et tomber sur la terre ferme. Si c'est dans un endroit désert, tout va pour le mieux mais les conséquences peuvent être importantes voire dramatiques s'ils tombent sur des habitations.
Placement sous haute surveillance
Au vu de ces risques potentiels, les scientifiques scrutent leurs moindres faits et gestes pour agir rapidement. Mais ils les répertorient et élaborent presque une carte orbitale afin de savoir où placer les prochains satellites. Une armada de technologies est à leur disposition.
Les moyens au sol
Les Américains ont mis au point un système de radars et de télescopes appelé USSPACECOM chargé, entre autres, de surveiller les satellites en orbite (surtout ceux de la défense) et les débris qui peuvent les endommager. Les Russes disposent, également, d'un système de surveillance.
La France est un des pays les mieux équipés pour observer et répertorier ces objets spatiaux grâce aux deux télescopes ROSACE et TAROT du CNES/CNRS. ROSACE est un télescope situé à l'Observatoire de Haute Provence. Il garde un œil sur les engins en orbite géostationnaire et géosynchrone. TAROT, situé à l'Observatoire de la Côte d'Azur, près de Grasse, lui prête main forte (un autre se trouve au Chili).
Les radars et les télescopes peuvent distinguer des objets de taille supérieure à 1 centimètre placés en orbite basse ou géostationnaire. Au-delà, il faut faire appel à d'autres techniques.
Les radars et les télescopes peuvent distinguer des objets de taille supérieure à 1 centimètre placés en orbite basse ou géostationnaire. Au-delà, il faut faire appel à d'autres techniques.
Les moyens en orbite
Les scientifiques ont mis en place des détecteurs sur des satellites porteurs militaires et civils tels que Hubble.
Ces appareils placés en orbite peuvent, alors, repérer et suivre des déchets de petite taille, inférieur à 1 cm. Le CNES et l'ONERA (Centre français de recherche spatiale) ont mis au point des détecteurs capables de suivre la trajectoire et d'analyser la vitesse, la composition chimique... de la particule.
Ces systèmes de surveillance servent essentiellement à cataloguer et suivre les gros débris, c'est ainsi qu'on sait aujourd'hui combien gravitent au-dessus de nos têtes. Mais il en existe des millions d'autres, plus petits et tous aussi dangereux.
Comment éviter les accidents ?
Les moyens mis en œuvre pour éviter les collisions
Répertorier et surveiller les débris spatiaux est une chose mais éviter les collisions et les retombées sur terre en est une autre. Comment les scientifiques procèdent-ils pour éviter ces dégâts ? Peut-on nettoyer cette décharge spatiale ?
Empêcher les collisions
Pour qu'aucun dégât ne se produise, il faut les éviter. Logique ! Les scientifiques procèdent à des évitements. En quoi cela consiste ? Et bien, tout simplement en un retardement de lancement de satellite. Avant de procéder à la mise sur orbite, les spécialistes regardent ce qui se trouve aux alentours du futur lieu de villégiature de l'engin. Si jamais un objet se trouve trop près, on décale le lancement de sorte à dégager le terrain orbital.
Autre moyen, la désorbitation. Les vieux satellites qui sont hors service depuis longtemps peuvent être détruits de sorte à libérer de la place pour les nouveaux. Mais ce procédé n'est possible que pour ceux placés sur une orbite basse. Ainsi ils pénètrent dans l'atmosphère (au préalable, on s'assure de leur potentiel de dégradation et du lieu de retombée au sol, au cas où) et sont détruits naturellement.
Pour les satellites géostationnaires, les scientifiques les déplacent, tout simplement d'orbite et les positionnent sur une orbite cimetière. Où ? Elle se trouve à 300 kilomètres d'altitude, elle est une orbite basse. Mais que fera-t-on quand elle sera saturée ?
Redoubler les protections des engins spatiaux
Une simple particule d'1 centimètre de diamètre est capable de perforer n'importe quel revêtement, hublot ou panneau solaire. Rien ne lui résiste. Les chercheurs planchent donc sur la mise au point de matériaux beaucoup plus résistants.
Le kevlar est le composé connu à ce jour le plus apte à remplir cette mission. Il suffit d'augmenter le nombre de couches protectrices autour de l'engin afin de former un véritable bouclier. D'autres scientifiques ont aussi pensé à la conception de panneaux en aérogel. Ce gel permet de freiner des particules ; il a été utilisé par la sonde américaine Stardust en 1996 pour ramasser des poussières de météorites. Mais ce système fonctionne pour des déchets minuscules.
Autre technique : la ruse. Explications. Certains satellites sont beaucoup plus fragiles ou plus importants que d'autres. Si jamais une collision se produit, mieux vaut que les moins nécessaires se sacrifient. Ils vont servir de boucliers aux autres en se plaçant dans le champ. Une véritable partie de cache-cache.
Ces subterfuges ne sont pas d'une grande efficacité face à des déchets de taille supérieure à 1 centimètre. Comment faire ? Les éliminer.
Grand nettoyage de l'espace
Une seule solution pour remédier à l'amoncellement de déchets : nettoyer. Là, on est dans l'espace donc ce procédé est tout de suite moins facile. Quelles techniques sont mises au point pour éliminer les débris spatiaux ?
Une navette poubelle
La station spatiale internationale a bien sa navette poubelle ATV pour venir chercher ses déchets (elle est détruite ensuite dans l'atmosphère), alors pourquoi ne pas en faire de même avec ceux en orbite.
L'engin serait doté d'un bras téléguidé pour ramasser les gros déchets comme les lanceurs de fusées, les étages... Mais la technique n'est pas franchement au point. Essayer de capturer un engin en mouvement avec un bras robotisé ! Et puis, ce procédé serait extrêmement onéreux. Il faudrait de nombreux allers-retours pour bien nettoyer. Autre dilemme : les navettes sont capables d'aller sur des orbites situées au maximum à 500 km, or bon nombre de satellites gravitent à plus de 36 000 km d'altitude.
Un filet mobile
Qu'à cela ne tienne, si le bras est trop difficile à manœuvrer pour récupérer les déchets, et bien il n'y a qu'à utiliser un filet. L'idée vient d'une firme américaine ; le concept s'appelle Grasp (Grapple retrieve and secure payload). Un petit satellite projetterait un filet formé de polymères lui conférant une grande robustesse pour capturer les débris. Ce procédé est très cher, pas très fiable et il se pose le problème du retour de ses déchets sur la terre ferme et de leur devenir.
Des lasers exterminateurs
Pour éviter les voyages intempestifs dans l'espace (coût important, kérosène...), pourquoi ne pas détruire les déchets à partir du sol. Comment ? Avec des lasers longue portée. Les radars et les télescopes permettent d'orienter les lasers vers les objets à réduire en petites particules; celles-ci finiraient de se dégrader dans leur entrée atmosphérique.
Cette technique pourrait servir pour des débris dont la taille ne dépasse pas 1 cm, au-delà, cela serait beaucoup trop coûteux en énergie. Mais les scientifiques n'adhèrent pas à la destruction laser car elle risquerait d'endommager d'autres satellites lors de l'explosion des déchets. C'est incontrôlable.
Un câble collecteur
Ce procédé a été mis au point par Christophe Bonnal, spécialiste des débris spatiaux au CNES. Un satellite est couplé avec un câble collecteur de 30 à 50 km de long, on parle de satellite chasseur. Celui-ci va accrocher un débris, rompt et précipite le débris vers l'atmosphère où il sera désintégré. Le satellite s'en prend ensuite à un autre débris et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de fil.
Une cinquantaine de déchets spatiaux peuvent être ainsi éliminés. Le projet suit son cours.
En savoir plus
L'orbite terrestre est devenue une vraie décharge. A croire que l'homme ne sait que polluer. Certes, il sait créer mais en ce qui concerne le recyclage des déchets et leur valorisation, il y a un gros problème. Le nombre de collisions augmente d'année en année car les satellites prolifèrent.
Comment faire pour diminuer au maximum les risques de destruction et de retours sur Terre incontrôlables ?
Il faut tout simplement diminuer le nombre d'envoi pour ne pas accentuer le nombre de débris potentiels.
Des mesures internationales ont été soumises par la NASA et le CNES. Un consensus international a été nécessaire et en 1993, l'Inter Agency Space Debris coordination Committee (IADC) a vu le jour.
En 2002, elle a établi un recueil de bonne conduite et de mesures que les agences spatiales doivent prendre pour éviter la formation de débris et ainsi protéger les zones d'intérêt.
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