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Les news de la semaine du 06 janvier 2008
Le 20/12/07
Infos ou intox ? Une étude "climato-sceptique" soulève des soupçons de fraude !
source : lemonde.fr
 
 Décrire une corrélation entre variation du magnétisme terrestre et changement climatique : publiée en janvier par la revue Earth and Planetary Science Letters (EPSL), l'étude conduite par une équipe de chercheurs français menée par Vincent Courtillot, directeur de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP), n'avait pas à l'époque défrayé la chronique. Elle fait, aujourd'hui, l'objet d'une virulente passe d'armes. Dans un article posté mardi 18 décembre sur RealClimate, un blog animé par des climatologues américains, Raymond Pierrehumbert, professeur de géosciences à l'université de Chicago, pose la question de savoir si ces travaux "franchissent la ligne séparant l'erreur simple de la tromperie active".
L'affaire n'aurait guère eu d'ampleur si les auteurs de ces travaux, en particulier Vincent Courtillot et Jean-Louis Le Mouël, proches de Claude Allègre, ne comptaient parmi les quelques rares scientifiques qui continuent d'exprimer des doutes sur la responsabilité humaine dans le changement climatique. Pour y opposer, par exemple, des explications fondées sur la variabilité naturelle de l'activité solaire ou du géomagnétisme.

 Les principaux griefs formulés contre le travail de M. Courtillot et de ses coauteurs ont été adressés à la revue EPSL, sous forme d'un "Commentaire" - litote qui désigne, dans le jargon des revues savantes, une communication contestant des travaux déjà publiés. Signé par Edouard Bard (Collège de France) et Gilles Delaygue (Cerege), cette réponse formelle a été revue, acceptée par l'éditeur d'EPSL et publiée en ligne sur le site Internet de la revue, en attendant une publication formelle et définitive.
 
 Parmi les erreurs relevées, deux revêtent une gravité particulière. Un des graphiques exhibés par M. Courtillot et ses coauteurs montre la correspondance entre les variations de quatre données : celle de la température moyenne globale d'une part, celle de l'éclairement du soleil et celles du champ magnétique terrestre en deux points du globe. Les quatre courbes apparaissent parfaitement corrélées.
Mais ce que les auteurs présentent comme la variation de la température moyenne terrestre est en réalité la variation de la température estivale des continents, dans les régions de l'hémisphère Nord de latitude supérieure à 20°. Quant à la variation de l'irradiance du Soleil, il s'agit en fait d'un modèle de variation de la fraction des ultraviolets du spectre solaire - de surcroît invalidé en 2002.
 Ces deux fautes étaient relevées dans une "note ajoutée aux épreuves", à la fin du commentaire de MM. Bard et Delaygue. Or cette note, très embarrassante pour M. Courtillot, a disparu de la version définitive du Commentaire après être demeurée en ligne pendant un mois, accessible à toute la communauté scientifique. "Des changements étranges ont eu lieu sous la direction de l'éditeur responsable, Robert Van der Hilst. Il a effacé la "note ajoutée aux épreuves" de la version finale du commentaire de Bard et Delaygue, écrit M. Pierrehumbert. Bard et Delaygue ne l'ont découvert qu'en recevant les épreuves de leur texte." Ce type de coupe, très inhabituel dans les revues savantes, soulève lui aussi le soupçon", d'autant que, comme le rappelle M. Pierrehumbert, M. Van der Hilst, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), est également chercheur affilié à l'IPGP. Confirmant ces informations, M. Bard refuse de les commenter.
 Les "climato-sceptiques" français n'en sont pas à leurs premières erreurs. Au cours d'un débat organisé par l'Académie des sciences en mars, Jean-Louis Le Mouël avait déjà affirmé que la variation de l'éclairement du Soleil était du même ordre (en W/m2) que l'effet du CO2 dans le bilan énergétique de l'atmosphère terrestre. Cette affirmation était fondée sur deux erreurs. D'abord sur la confusion entre la surface d'un disque et celle d'une sphère (Le Monde du 15 mars). Ensuite sur l'oubli du fait que la Terre réfléchit une part du rayonnement qu'elle reçoit. L'assertion de M. Le Mouël aurait ainsi été recevable si la Terre était un disque plat, noir, présentant toujours la même face au Soleil...

 La virulence de la polémique actuelle est à la mesure de l'envergure de M. Courtillot. Proche et fidèle de Claude Allègre, scientifique de renommée mondiale dans sa discipline, personnalité influente, il est non seulement directeur de l'IPGP, mais aussi président du conseil scientifique de la Ville de Paris, professeur d'université, membre de l'Académie des sciences. Il a aussi, dans le passé, exercé les fonctions de conseiller spécial de M. Allègre lorsque celui-ci était ministre de l'éducation. Avant d'en être le directeur de la recherche, c'est-à-dire d'être en mesure de peser sur les enveloppes budgétaires des laboratoires publics.
 
"Souffrant", M. Courtillot n'était pas en mesure, mardi 18 décembre, de réagir à ces informations.
 
Le 19/12/07
Les constructeurs automobiles présentent de plus en plus de  véhicules commerciaux hybrides.
source : newtoen.com
 
Voici quelques exemples des progrés effectués dans l'industrie des véhicules hybrides ou électriques :
 
 
IVECO DAILY HYBRIDE  
 
AUTONOMIE: de 25 à 100 km
VITESSE: de 50 à 160 km/h
CONSOMMATION: moins de 2,08€/100 km
EMISSION CO2: moteur électrique 0g/km, moteur diesel 164g/km, moyenne 104g/km
 
 
 
Ce véhicule utilitaire est doté de deux motorisations parallèles:
1. Électrique pour le centre-ville, avec une vitesse maxi de 40 km/h et une autonomie selon les modèles allant de 25 à 100 km.
2. Diesel pour l'autoroute et les routes nationales, avec une vitesse maxi de 160 km/h et une autonomie de 800 km.
Facile d'utilisation, le passage d'une motorisation à l'autre se fait grâce à un simple bouton et l'utilisation en mode Diesel permet de recharger les batteries. Tout freinage et décélération implique aussi une récupération d'énergie et les batteries peuvent également être chargées au garage avec une prise de courant ordinaire. L'économie de carburant constatée est en moyenne de 25%!
 
 
 
ISUZU 3,5 T ÉLECTRIQUE
 
AUTONOMIE: de 60 à 130 km
VITESSE: 65 km/h
CONSOMMATION: moins de 2,34€/100km
EMISSION CO2: 0g/km
 
 
Ce véhicule est soutenu par l'ADEME et bénéfie d'une aide à l'achat de 3 200€. 
 
La flexibilité propre! Silence et propreté en milieu urbain. Le Isuzu garantit flexibilité et respect de l'environnement sollicités pas les collectivités aujourd'hui.
Ce véhicule robuste permet de bonnes prestations de charge et d'autonomie, tout en conservant confort et sécurité. Disponible pour le transport de marchandises, en benne, plateau, etc.
 
 
 
PORTER ÉLECTRIQUE  

AUTONOMIE: de 70 à 150km
VITESSE: 60 km/h
EMISSION CO2: 0g/km
CONSOMMATION: moins de 1,04€/100km
EMISSION CO2: 0g/km 
 
 
Ce véhicule est soutenu par l'ADEME et bénéfie d'une aide à l'achat de 3 200€. 
 
 
 
 
Le Piaggio Porter est un véhicule écologique et économique, aux dimensions réduites et offrant une étonnante capacité de charge.
Il est particulièrement adapté pour les déplacements dans les centres historiques, les villes d'art, les lieux touristiques... tout endroit où il est demandé silence et un minimum de pollution. Pour les mêmes raisons, il est parfaitement adapté pour les hôpitaux, les zones commerciales ou industrielles fermées, en tant que service navette et mode de transport pour les personnes à mobilité réduite.
Le Piaggio Porter est disponible en plus de 20 versions différentes selon vos besoins.
 
 
 
FIAT DOBLÓ ÉLECTRIQUE
 
AUTONOMIE: 150 km
VITESSE MAX: 120 km/h
EMISSION CO2: 0g/km
CONSOMMATION: moins de 1,40€/100km
EMISSION CO2: 0g/km  
 
 
Ce véhicule est soutenu par l'ADEME et bénéfie d'une aide à l'achat de 3 200€
 
Le Fiat Doblò Electrique a une vocation éminemment commerciale: petits entrepreneurs, artisans, agents de maintenance, commerçants, représentants de commerce, sociétés de services et courriers express.
Il s'agit de clients exigeants, passant de longues heures à bord de leur véhicule dans la circulation urbaine, avec des cycles répétés d'arrêt-départ pour charger/décharger les marchandises, mais aussi sur des trajets interurbains rapides. C'est en pensant à eux que Micro-Vett a développé le Fiat Doblò Électrique, alliant capacité de chargement, productivité élevée et charge utile au sommet de ce segment. En outre, ce modèle propose un espace intérieur confortable et ergonomique, et des coûts d'exploitation modestes.
 
 

AUTOBUS ALBATROS ÉLECTRIQUE
 
AUTONOMIE: jusqu'à 250 km
VITESSE: 70 km/h
CONSOMMATION: moins de 3,38€/100km
 
 
 
 
 
 
 
Vous rêvez d'une ville sans bruit et ni pollution causés par les autobus? Vous vous inquiétez de voir les enfants asphyxiés sur le chemin de l'école, de ne pas pouvoir vous promener tranquillement sans inhaler les gaz d'échappement de ces importants véhicules?
Avec l'autobus Albatros, plus de bruit ni de gaz toxique! Grâce aux nouvelles technologies utilisées pour la gestion de l'énergie, l'Albatros offre une incroyable autonomie pouvant atteindre 250 km et permettant de transporter jusqu'à 40 personnes sur des pentes de 25%. Basés sur le Iveco Daily de 6,5 tonnes, la structure supérieure de l'Albatros est complètement modulable selon vos besoins.
 
Le 19/12/07
Des participants au Grenelle de l'environnement redoutent une réduction de l'ambition écologique
source : lemonde.fr
 
 Le constat est largement partagé parmi les participants au Grenelle de l'environnement : "Ça ne va pas bien." Ils s'étaient quittés très satisfaits, le 25 octobre, après les annonces du président de la République, qui couronnaient trois mois de travail. Depuis, un malaise s'est installé. Pour la première fois, organisations non gouvernementales (ONG), syndicats, patronat, collectivités locales et administration doivent se retrouver, le 20 décembre, autour du ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo. Il devra convaincre que la flamme est toujours là.
 Le seul collège à ne pas exprimer de mécontentement est le patronat. Les autres multiplient les réserves. Sur la méthode, d'abord. "On découvre les décisions dans la presse, on n'est associés à rien, on ne sait plus où on en est", résume Bernard Saincy, de la CGT. Voilà qui tranche avec la concertation permanente du Grenelle. Mais surtout, la teneur des décisions annoncées inquiète. "L'esprit n'est pas respecté, la lettre non plus, affirme Yannick Jadot, de l'Alliance pour la planète. Il y a une vraie réduction des ambitions."
 Premier sujet de contentieux : les transports. "L'écoredevance sur les véhicules particuliers annoncée ne correspond pas à ce qui avait été décidé, relève Jean-Pierre Bompard à la CFDT. Le principe d'une écopastille annuelle, et pas seulement à l'achat, avait été acté." De même, alors que l'arrêt de l'augmentation des capacités routières et aéroportuaires, sauf "cas de sécurité ou d'intérêt local", avait été entériné, le gouvernement a multiplié les annonces de poursuite de projets d'infrastructures.

 L'absence de traduction budgétaire du Grenelle suscite également des critiques. Ainsi, l'Association des régions de France "s'étonne et s'inquiète qu'aucun aménagement n'ait été apporté au budget 2008 (actuellement en discussion), afin que les annonces en matière de développement des transports collectifs puissent être mises en oeuvre".

 L'autre dossier qui fâche est celui des organismes génétiquement modifiés (OGM). Le projet de loi, qui doit être présenté, mercredi 19 décembre, en conseil des ministres, mentionne la liberté de "produire et consommer avec et sans OGM", ce qui fâche les écologistes, car le "avec" ne figurait pas dans les conclusions des tables rondes. D'autre part, Jean-Louis Borloo avait promis d'activer la clause de sauvegarde sur le maïs MON 810, qui permet de suspendre la commercialisation d'une plante autorisée dans l'Union européenne.
Pour l'instant, le gouvernement a suspendu par arrêté la commercialisation du MON 810, dans l'attente d'un avis de la Haute Autorité sur les OGM, dont les membres viennent d'être nommés. "C'était la solution la plus efficace et la plus rapide", commente-t-on au cabinet de Jean-Louis Borloo. Mais les ONG continuent à réclamer la clause de sauvegarde, seule garantie, selon eux, qu'aucun OGM ne sera cultivé en 2008. Ils boycottent les réunions de la Haute Autorité, dont ils sont membres.

 Beaucoup dénoncent la reprise en main par l'administration. "Elle n'est plus une force motrice pour le politique, mais un frein", affirme Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature Environnement.
 
 Autre source de difficulté : les décisions issues du Grenelle sont désormais entre les mains de tout le gouvernement. "On a senti comme un goût de revanche chez les grands corps et dans les ministères", constate Jean-Paul Besset, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot. Au ministère de l'écologie, on admet la difficulté. "On ne peut pas vivre en autarcie, les décisions doivent être validées au niveau interministériel, fait-on valoir. Il faut faire partager l'esprit du Grenelle et ce n'est pas évident."
 Tous les participants réclament désormais un nouveau départ. La Fondation Nicolas Hulot propose de réunir tous les mois un groupe de suivi, où siégeraient les cinq collèges. "Pas pour rediscuter des mesures, mais pour préserver la dynamique du Grenelle, qui doit rester le moteur", explique Jean-Paul Besset. Le 19 décembre, M. Borloo présentera les comités opérationnels chargés de mettre sur pied les mesures concrètes issues du Grenelle. Plusieurs lois seront présentées au Parlement au premier semestre 2008.
 
Le 18/12/07
Les Français ont de bons réflexes environnementaux
source : ifen.fr
 
 Tri des déchets, économie de l'électricité, extinction des veilles, les Français semblent bien avoir assimilés ces pratiques environnementales, selon l'Ifen (Institut français de l'environnement), dans sa publication de décembre.
 A l'inverse, des efforts restent à faire en ce qui concerne l'achat des produits issus de l'agriculture biologique, l'équipement en ampoules basse consommation ou l'attention portée à la quantité de déchets qu'implique un achat, soulève l'institut.
 
Parmi les pratiques les mieux assimilées par les Français, le tri du verre (77%) arrive en tête, suivi par le tri des piles usagées (73%), le tri des papiers (71%), le tri des emballages (71%). Les Français semblent aussi apporter une attention particulière aux économies d'énergie. Il font attention à la consommation d'électricité (84%) et à la consommation d'eau (77%).
A l'inverse, les Français ont encore des efforts à faire, ils n'achètent pas encore de produits bio, ils ne sont que 21%, et utilisent encore trop peu d'ampoules basse consommation (15%). Autre effort à poursuivre : porter une attention plus importante à la quantité de déchets qu'implique l'achat de certains produits.
 
Le 18/12/07
Les éoliennes entrent en lévitation...
source : planete-terra.fr
 
L’éolien entre dans une nouvelle dimension, grâce à la lévitation magnétique.
 
C’est une petite révolution technologique pour l’énergie éolienne. La Chine a commencé la production d’une turbine à lévitation magnétique capable de générer à elle seule un gigawatt d’énergie propre (l’électricité nécessaire à 750000 foyers) contre cinq mégawatts pour une éolienne classique. Mieux encore, cette nouvelle génération d’éoliennes tourne même à vent faible. Trois mètres par heure minimum.
Seulement, c’est une structure massive qui nécessite une surface d’environ 40 hectares (presque 60 terrains de foot !) et plusieurs centaines de mètres de hauteur. Pas sûr que M. Tout-le-monde en veuille dans son jardin.
 
 
Le 17/12/07
Bali se réchauffe aux promesses des démocrates américains.
 
Isolés, les Etats-Unis ont fait reculer une résolution contraignante pour les pays riches.
Tiens, un chiffre s’est évaporé, en l’espace d’une nuit. Un point pourtant capital du sommet de Bali sur le climat, censé lancer l’après-Kyoto (après 2012) et qui s’achève vendredi. Exit, donc, un projet de résolution finale assurant que, «sur la base des preuves scientifiques réunies par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat» (Giec), les pays riches devraient «viser» une réduction de 25 à 40 % de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 par rapport à 1990. Proposée dimanche soir, la version a été expurgée hier après-midi. «Les Etats-Unis ont poussé le Japon et le Canada à monter au front pour dégommer cette question critique», assure un diplomate de l’ONU.
Pourtant, il a flotté hier comme un parfum d’Amérique post-Bush. Une sorte d’antidote à la léthargie que traîne, à Bali, la délégation américaine. John Kerry, sénateur démocrate et candidat à la présidentielle 2004, se sent des airs de porte-drapeau. «Oui, une transformation radicale se produit en ce moment aux Etats-Unis», dit-il, avant d’énumérer les initiatives de villes, d’Etats et de multinationales lancées sur les rails de l’écologiquement correct. Oui, en 2009, date de la prise de fonction du futur chef de l’Etat, «cela va changer, comme la différence entre le jour et la nuit». Oui, il faut être «guidé par la science» sur le réchauffement, et pas par la politique, sauf à être «irresponsable», sauf à penser «qu’on peut être à moitié enceinte». Et si le micro tombe en rade, comme ce fut le cas hier, inutile de «blâmer» Bush. La version «off» de l’Amérique est venue prêcher la bonne parole.
 

 
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