Les news de la semaine du 13 janvier 2008 |
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Le 12/01/08
La France engage la procédure pour suspendre la culture du maïs OGM
source : 20minutes.fr
 La France a décidé de déclencher la procédure de suspension de la culture du maïs OGM MON810, par l'engagement auprès de l'Union européenne (UE) de la « clause de sauvegarde», a annoncé vendredi Matignon.
Le gouvernement a ainsi suivi l'avis de la Haute autorité provisoire sur les Organismes génétiquement modifiés (OGM) qui avait fait état mercredi d'« éléments scientifiques nouveaux» et de nombreuses interrogations autour de ce maïs, seul OGM cultivé sur le territoire français.
«Jusqu'à réévaluation»
«Le gouvernement engage la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs OGM MON810, jusqu’à la réévaluation par les instances européennes de l’autorisation de commercialisation de cet OGM», déclarent dans un communiqué les services du Premier ministre.
Cette «clause de sauvegarde» est actuellement utilisée par six pays pour interdire provisoirement la culture ou la vente d'un OGM autorisé dans l'UE. Prévue dans une loi européenne de 1990 remplacée par un nouveau texte en 2001, cette clause permet d'interdire provisoirement la culture ou la vente d'un organisme génétiquement modifié, en invoquant un risque pour la santé et l'environnement.
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Le 11/01/08
L'avis de la Haute autorité ouvre la voie à une suspension des cultures...
source : metrofrance.com
 La Haute autorité provisoire sur les OGM a fait état de ses " doutes sérieux" sur le maïs transgénique MON 810 , dans un avis mercredi ouvrant la voie à l'activation de la clause de sauvegarde, qui permettrait à la France d'interdire provisoirement le seul OGM cultivé en France.
" Nous avons des doutes sérieux", a indiqué le président de l'Autorité, le sénateur de la Manche Jean-François Le Grand, en remettant au ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo ses conclusions.
Le président de la République, qui a demandé la communication de l'avis, rendra sa décision " dans 24 heures à 48 heures au plus", a indiqué Jean-Louis Borloo.
Lors de sa conférence de presse mardi, Nicolas Sarkozy avait promis de recourir à la clause de sauvegarde pour suspendre la culture du seul OGM cultivé en France, le Mon 810, "en cas de doute sérieux".
Le leader altermondialiste José Bové, en grève de la faim depuis sept jours pour obtenir l'activation de la clause de sauvegarde, a estimé mercredi soir sur LCI qu'il s'agissait désormais de la "seule possibilité" ouverte à M. Sarkozy au vu de l'avis rendu.
En revanche, pour Pascal Férey (vice-président de la FNSEA), "rien ne devrait pousser le gouvernement à accélérer un processus de décision sur cette clause de sauvegarde, à moins d'agir d'une façon politicienne".
La clause de sauvegarde, actuellement utilisée par six pays, permet à un Etat membre de l'Union européenne d'interdire un organisme génétiquement modifié autorisé au plan communautaire, à condition de justifier cette mesure par un dossier scientifique étayé. Le maïs Mon 810 est le seul OGM cultivé en France , avec 22.000 hectares l'an dernier (moins de 1% des surfaces de maïs).
La Haute autorité provisoire --elle ne sera créée formellement que par la prochaine loi sur les OGM-- a "relevé un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs impactant notamment la flore et la faune" concernant le Mon 810, selon son président.
Il s'agit de "la dissémination à longue distance, sur plusieurs dizaines, voire centaines de km --alors que les précédentes études portaient sur plusieurs dizaines et centaines de mètres--". Sont également évoqués "la résistance chez des insectes", et "les effets constatés sur la flore et la faune", notamment sur le lombric et les micro organismes.
Le gouvernement a fixé mercredi une nouvelle date pour l'examen du projet de loi sur les OGM, qui commencera le 5 février devant le Sénat.
Le texte présenté dans la foulée du Grenelle de l'environnement devait initialement être adopté le 8 février en urgence (une séance devant chaque chambre), mais le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a décidé mardi d'en reporter la date. "Le seul but est de se donner le temps d'un débat serein sur un sujet qui est extrêmement important dans notre pays", a expliqué le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, reprenant un argument déjà avancé par M. Sarkozy mardi.
Reçu peu avant l'avis par le chef de l'Etat, le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer avait jugé que "ce qui est important, c'est que le président (...) reconnaisse l'importance de débattre de cette loi et de clarifier les choses dans notre pays".
La France a déjà cinq ans de retard sur sa mise en conformité avec le droit européen: pour avoir traîné depuis 2002 à transposer en droit français la directive 2001/18 sur les OGM, elle risque jusqu'à 42 millions d'euros de pénalité, prévient la sénatrice-maire de Strasbourg (UMP) Fabienne Keller.
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Le 10/01/08
Le film de Léonardo DiCaprio, piqûre de rappel écologique !
source : lemonde.fr
Où est donc Leonardo ?
 La question, un brin amusée, court les travées, mardi 8 janvier, dans la salle des fêtes de l'Assemblée nationale. Quelque 450 personnes ont été invitées à la projection du film produit par l'acteur américain Leonardo DiCaprio, La 11e Heure, consacré à la crise écologique planétaire. En octobre 2006, l'ancien vice-président américain Al Gore, invité par le président de l'Assemblée Jean-Louis Debré, était venu en personne présenter son film aux élus de la nation.
Mais pas de Leonardo. Tant pis, il y aura "Jean-Louis" (Borloo, ministre de l'écologie), plaisante-t-on. Et "Nicolas" (Hulot, animateur télé et militant écologiste influent). Et Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale. C'est lui qui a lancé les invitations à la projection, afin d'administrer une piqûre de rappel aux élus à la veille de l'examen de lois décisives.
"Nous aurons, d'ici quelques semaines, à traduire dans les lois les orientations et propositions issues du Grenelle de l'environnement, a-t-il rappelé. Ne nous y trompons pas. Ce n'est pas la survie de la planète qui est en cause, c'est la nôtre. Ce n'est pas l'homme qui est en cause, c'est sa manière de vivre."
Nicolas Hulot, dont l'influence sur le "Grenelle" a été majeure, a profité de l'occasion pour adresser un message aux parlementaires. "Quelque chose a frémi en France. Il y a eu une intelligence, une créativité, une inventivité collective, je vous en supplie, ne brisez pas l'espoir, ne brisez pas l'élan", a-t-il lancé.
Les élus présents étaient, comme toujours, les plus intéressés aux questions environnementales. Reste à savoir si cette supplique sera entendue par les autres.
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Le 08/01/08
Recycler son sapin, geste citoyen 2008 !
source : lemonde.fr
Les Parisiens sont invités à apporter leurs sapins dans un jardin municipal. L'opération « Offrez une deuxième vie à votre sapin » se poursuit jusqu'au 20 janvier et déjà quelque 4 000 arbres ont rejoint leur dernière demeure, l'un des soixante-cinq points de collecte installés dans des parcs de la ville*.
"C'est vrai qu'on demande un effort aux gens", reconnaît Yves Contassot, l'adjoint (Verts) à l'Environnement, "mais c'est un petit geste pour la planète ! " L'élu donne une astuce pour que l'arbre soit plus facile à transporter : "l'attacher avec une ficelle et le mettre dans un chariot ", ce qui permet d'éviter d'avoir à prendre sa voiture.
Jusqu'ici, les cadavres de sapins étaient abandonnés sur le trottoir et terminaient dans une usine d'incinération. Là, ils sont broyés dans les parcs et jardins par les bûcherons de la Ville, puis transformés en « paillage », déposé au pied des arbres et arbustes, ingrédient qui a l'avantage de limiter les mauvaises herbes tout en apportant de l'humidité aux plantes. Double précaution à prendre : il faut veiller à ce que le sapin ne soit pas décoré ni floqué avec de la fausse neige.
L'essentiel des recyclages devrait intervenir la semaine prochaine, prévoit la Mairie, qui voudrait voir bientôt les 450 parcs et jardins de la capitale devenir des points de collecte. « Il faudra deux ou trois ans pour que ce geste devienne une habitude », estime Contassot.
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Le 06/01/08
Ou en est le Grenelle de l’environnement ?
source : bricoleurs du dimanche
Six mois après l'ouverture : l'heure du premier bilan
Des chiffres peu glorieux
Alors qu’en 2007, les Belges ont été 200 000 à changer de fournisseur, seuls 19 000 foyers français ont été séduits par l’aventure, dont 6000 pour l’électricité et 13 000 pour le gaz. EDF et GDF qui détenaient le monopole depuis 1946 gardent l’avantage avec des tarifs réglementés et des prix fixes qui séduisent encore les 29 millions de foyers français qui leur restent fidèles.
Quant à la baisse des prix, annoncée par la majorité des six nouveaux fournisseurs d’énergie, elle n’est que faiblement ressentie par les consommateurs. La réduction de 3 à 4% de la facture énergétique est bien loin des 10 à 15 % annoncées en grande pompe par certains opérateurs. Notons également des délais d’environ deux mois entre la signature des contrats et la livraison de l’énergie, ce qui n’est pas pour arranger les consommateurs. Du coté des professionnels, l’ouverture du marché qui remonte à 2004 ne semble pas non plus avoir rencontré le succès attendu. Si les petites entreprises ont vu pour certaines leurs factures diminuer de 30 % cela n’a pas été le cas pour les industriels. Bien au contraire, ces derniers ont subi de plein de fouet la hausse des prix du marché, ce qui à entraîné des tarifs jusqu’à deux fois plus élevés. 3600 sociétés de grande taille, représentant à elles seules les trois quarts de la consommation d’énergie sont donc revenues en arrière, ce qui donne un total de 85% des professionnels abonnés chez EDF GDF.
Un manque de communication
Quasiment passée inaperçue dans les médias, l’ouverture du marché de l’énergie n’a pas bénéficié d’un relais médiatique positif au regard des nombreuses interventions des associations de consommateurs plus visibles et audibles que les fournisseurs, principaux acteurs de cette révolution énergétique. Avec des campagnes de publicités timides par rapport au coin de ciel du fournisseur historique, les opérateurs tardent à se faire connaître du grand public et donc des éventuels consommateurs. Arrivée en plein cœur de l’été, cette libéralisation est semble-t- il passé bien au dessus des vacanciers, plus occupés à se divertir qu’a changer d’opérateur.
Retour sur la close de réversibilité
Contrairement à ce qui était initialement prévu, il est désormais possible de revenir aux tarifs réglementés d’EDF et ce jusqu’en 2010, sachant que le contrat est réversible au bout de six mois et que cette option ne s’applique pas aux petits professionnels. Cet amendement, voté par les sénateurs dans la nuit du 11 au 12 décembre, devrait rassurer les consommateurs mais aussi favoriser la concurrence qui pour l’instant a bien du mal à décoller. Cette bonne nouvelle pour les nouveaux opérateurs pourrait inciter de nombreux clients à franchir le pas dans un contexte économique où l’énergie coûte de plus en plus cher. Nous pouvons toutefois nous interroger sur les origines de cette mesure qui arrive bien après la bataille et notamment après la fusion des groupes Suez/GDF, annonciatrice de la future privatisation de Gaz de France.
La concurrence tire sur les prix
Alors qu’au premier janvier 2008, le tarif réglementé du gaz a augmenté de 4 %, la plupart des nouveaux fournisseurs, comme Altergaz, s’engagent à offrir des prix attractifs, inférieurs de 5% à 8% aux tarifs réglementés. Reste à savoir comment ces tarifs vont évoluer avec la loi de l’offre et la demande. Au regard de la récente flambée des prix de l’énergie en allemagne.
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