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Les news de la semaine du 03 février 2008!!
Le 31/01/08 
Eolienne et éleveur  !
source : AFP
 
Energie naturelle pour un éleveur
 THENAC (AFP) - Chez François de Conti, éleveur et viticulteur à Thénac, en Dordogne, les poulets fermiers sont élevés au bon grain mais aussi à l'énergie "naturelle" grâce à une "micro-éolienne" qui alimente l'éclairage, la régulation de température et la clôture anti-renards.
M. de Conti utilise depuis un an ce que France Eoliennes, société spécialisée sur le marché du "micro-éolien" à destination des particuliers et des PME, présente comme la "première éolienne agricole de France".

Les trois pales en fibre de verre trônent au sommet d'un mât de onze mètres, offertes aux vents dominants d'ouest et du sud, à quelques encablures du vignoble "Château Belles-Filles" près de Bergerac. Cette éolienne, le propriétaire en rêvait depuis la tempête de 1999 qui l'avait laissé sans électricité pendant trois semaines.
"Il suffit de quelques heures sans électricité pour perdre des centaines de poulets. Heureusement qu'il n'y en avait pas à ce moment-là, mais on s'est dit: plus jamais ça!", explique celui qui élève près de 25.000 poulets par an.
L'exploitant s'est donc tourné vers le petit éolien pour disposer à tout moment d'un stock de secours, moins polluant qu'un groupe électrogène, mais aussi réduire sa facture d'électricité en utilisant sa propre énergie.
Après s'être assurée auprès de Météo France que la moyenne des vents était suffisante pour faire tourner les pales, France Eoliennes a donc installé une machine de 2 Kilowatt qui alimente deux bâtiments à poulets pour la lumière, la chaîne d'alimentation en nourriture, la régulation de la température, la clôture anti-intrusion contre les renards ainsi qu'un petit congélateur.
D'une hauteur inférieure à 12 mètres, elle n'a nécessité aucune demande de permis de construire, précise M. de Conti.

Les bâtiments restent toutefois raccordés au réseau EDF, l'électricité traditionnelle prenant régulièrement le relais de l'énergie éolienne pour préserver en permanence un stock de secours.
Côté financier, l'investissement de 15.000 euros est, selon M. de Conti, facilement amortissable. D'abord en raison des économies sur la facture EDF, mais pas seulement: "L'éolienne est amortie dès la première seconde d'une coupure de courant", affirme-t-il, chiffrant à "9.000 euros" l'éventuelle perte d'une "bande de poulets" en cas de coupure de courant.

L'exploitant périgourdin entend s'inscrire dans une démarche globale d'agriculture "responsable". Son exploitation, ajoute-t-il, est "ferme pilote" pour les Chambres d'agriculture de Dordogne, des Landes et du Lot-et-Garonne pour mesurer l'impact global de l'éolien sur une production agricole.
"Il faut arrêter de parler, il faut agir. Je ne suis plus un consommateur, je suis un producteur d'energie, et cela change beaucoup de choses sur ma façon de consommer", assure-t-il.
France Eoliennes, depuis sa création il y a deux ans, indique avoir commercialisé "325 machines" de petit éolien en France, de 2 à 20 Kilowatts, selon Igor Ochmiansky, délégué Aquitaine de la société.
Pour autant, précise-t-il, "nous refusons plus de machines que nous n'en installons". Cela pour ne pas décevoir les attentes: "Aujourd'hui, nous sommes dans la préhistoire de l'éolien. Si on se loupe, il n'y aura pas d'histoire."
 
Le 31/01/08 
Les taxis G7 et l’environnement
source : leparisien.fr
 
Dans la foulée du Grenelle, la compagnie de taxis G7 a décidé d'aider les chauffeurs à acquérir des voitures moins polluantes.
 
Faire rimer économies et écologie est devenu le nouveau credo des compagnies de taxis. La G7, qui revendique 5 000 véhicules en région parisienne, propose désormais à ses chauffeurs une subvention incitative de 10 000 € pour rouler en Toyota Prius, et dispose à ce jour d'une soixantaine de véhicules hybrides. Des formations pour rouler plus « cool » et économiser son carburant sont par ailleurs proposées par la société.
« Avec 60 000 km parcourus chaque année en moyenne, nos chauffeurs sont des professionnels de la route et c'est à nous de montrer l'exemple, reconnaît Serge Metz, le PDG de l'entreprise. Notre objectif est de réduire de 25 % nos émissions de gaz carbonique d'ici cinq ans. »
Alors que le maire de New York souhaite que les 13 000 yellow cabs de sa ville troquent leurs grosses berlines polluantes contre des véhicules « propres » d'ici 2012, la mairie de Paris a voté en décembre une subvention de 3 000 € pour aider les taxis à acquérir une voiture hybride.
 
De son côté, le centre de formation des taxis de Paris-Ile-de-France s'est équipé d'une flotte de Prius pour « faire connaître cette technologie » aux chauffeurs. La chambre syndicale des artisans taxis a diffusé en interne une liste de modèles classés en fonction de leurs émissions de CO2. « Il est évident qu'il faut passer à d'autres systèmes que le diesel, et l'hybride est très intéressant pour les taxis parisiens car c'est un système qui fonctionne bien en ville et dans les bouchons. Mais le problème est que les constructeurs, notamment français, ne suivent pas», déplore Alain Estival, le président de la Fédération nationale des artisans taxis.
 
Or, de nombreux taxis estiment que la seule Prius ne convient pas à tous leurs besoins. Certains jugent notamment les places arrières et surtout le coffre trop exigus. « Les chauffeurs ont besoin de berlines, de monospaces, de breaks, et quand les constructeurs élargiront leur offre de véhicules propres, le marché va exploser», prédit le PDG de la G7.
 
Un argument commercial 
L'argument écologique est d'ailleurs devenu un véritable argument commercial pour certaines entreprises spécialisées. Citybird, la première société française de motos taxi, affirme que ses deux roues émettent 50 à70 %de CO2 en moins qu'un taxi traditionnel, et elle renouvelle ses motos tous les huit mois.
La société Verture utilise de son côté une quinzaine de Prius pour transporter ses passagers dans Paris. « C'est actuellement la voiture la moins polluante du marché et nos clients sont sensibles au fait que leur trajet n'a aucun impact sur l'environnement, souligne le PDG Thomas Gerbault. Et comme nous finançons des projets de développement durable dans le monde pour compenser toutes nos émissions de CO2, notre bilan carbone est totalement neutre
 
Le 29/01/08 
Produits bio, avions propres : le «Grenelle» en marche  !
source : lefigaro.fr
 
Jean-Louis Borloo a signé hier deux conventions : l'une avec la grande distribution, l'autre avec l'industrie aéronautique pour réduire les émissions de CO2.

Accroître la part du bio dans les ventes des hypermarchés, développer les écolabels, réduire les émissions de CO2 dans le secteur aérien… Tels sont quelques-uns des engagements pris ce matin par la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) et hier par l'industrie aéronautique, dans le cadre de deux conventions signées successivement avec Jean-Louis Borloo ministre de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables.

Avec ces 650 000 salariés et quelque 25 000 points de vente allant de l'hypermarché au magasin de proximité, la grande distribution est un secteur professionnel prioritaire pour la mise en œuvre du «Grenelle de l'environnement». «Il n'y a pas d'autres exemples en Europe où toute la profession se lance ainsi dans une démarche globale», explique d'ailleurs Jérôme Bédier, le président de la FCD.
 
La convention prévoit notamment de développer l'étiquetage sur les produits permettant au consommateur d'en connaître l'impact environnemental. L'enseigne Casino est la première à s'être lancée dans l'aventure. À partir du mois d'avril, il sera possible de connaître pour plusieurs centaines de ses produits les kilomètres qu'ils auront parcourus avant d'arriver sur les rayons, les quantités de CO2 liées à la fabrication de leur emballage et leur capacité à être recyclés.

La volonté du ministère et de la fédération est de «coordonner une expérimentation sur 300 produits de consommation courante avant d'étendre la démarche à partir de 2010», explique-t-on dans l'entourage de Jean-Louis Borloo.

Économies sur le packaging
La convention prévoit également de doubler en trois ans le nombre de produits bénéficiant d'un écolabel (NF environnement ou écolabel européen). Aujourd'hui, seuls 43 types de produits et de services sont concernés, qu'il s'agisse de produits ménagers ou du textile. Autre souhait prioritaire des partenaires, améliorer la gestion des déchets en accroissant la part du recyclage et, parallèlement, diminuer les emballages. «En repensant totalement le packaging de sachets de thé, Leclerc économise chaque année 1,3 tonne d'acier, cinq tonnes de carton et onze tonnes de plastique», cite ainsi, à titre d'exemple, le Medad.
 
Si les produits bio sont de plus en plus prisés par les Français, ils ne représentent que 1,1 % des ventes alimentaires sur le marché (contre 3,3 % en Allemagne). L'accord prévoit donc d'augmenter d'au moins 15 % par an la part des produits issus de l'agriculture biologique dans le total des ventes alimentaires.

Reste à savoir si le consommateur qui est principalement guidé par le prix dans ses achats est prêt à suivre ces évolutions. «La demande est un peu latente», reconnaît Jérôme Bédier le président de la FCD, «c'est la raison pour laquelle nous devons anticiper. Travailler à une offre crédible passe par une pédagogie souvent longue», poursuit le responsable qui rappelle : «Il aura fallu trois ans pour faire évoluer les attitudes sur les sacs de caisse. Mais aujourd'hui leur nombre a diminué de 70 %
 
Toute une partie du texte concerne enfin la diminution de la consommation d'énergie permettant ainsi de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Un objectif primordial dans la convention signée hier avec le secteur aérien. Celle-ci prévoit de baisser de 50 % d'ici 2020 les émissions de CO2 des nouveaux avions. Cela suppose une réduction de moitié de la consommation de carburant par passager et par kilomètre et de 80 % des émissions d'oxyded'azote.
D'ici à cinq ans, un avion devrait consommer 3,7 litres pour cent kilomètres et par passager transporté. D'ores et déjà, cela représentera une amélioration de 20 % par rapport à aujourd'hui. Air France-KLM y investit deux milliards d'euros par an. L'entreprise s'engage par ailleurs à accélérer la modernisation de sa flotte : 20 % des appareils les plus anciens sont en effet responsables de 60 % des émissions.
 
Le 29/01/08 
Un souffle, et la lumière fut !
source : shakeyourplanet.com
 
Dimitri et Matthieu visitent le siège d’Extension et Développement à Boulogne-Billancourt pour découvrir un éclairage urbain économe en énergie.

Nous avons la chance d’être reçus dans le bureau du directeur, Nazih El-Yazigi, l’œil pétillant d’intelligence, et des idées plein la tête… Il est l’inventeur de cette petite merveille
Un industriel? Non, Monsieur El Yazigi est un financier pur et dur, mais surtout un visionnaire, conscient qu’il faut agir pour ses enfants et petits enfants. Partant de ce constat, il se lance, à fond propre, avec 6 autres associés dans la conception de produits innovants pour l’environnement. Selon lui, 2 points d’entrée où il était intelligent d’investir : les nanotechnologies et l’environnement.  
 
Windela, c’est quoi ?
35% du budget énergétique des villes part dans l’éclairage public. Alors, Extension et Développement a conçu un lampadaire pour l'éclairage urbain écologique. A sa tête, une éolienne silencieuse — moins de 12db — à axe verticale et un panneau photovoltaïque. A son pied, 4 batteries pouvant délivrer une puissance totale de 4800 Wh et permettant au lampadaire de fonctionner quatre nuits durant.
L’éclairage par 42 LEDs limite considérablement la consommation et multiplie la durée de vie de l’ampoule (100 000heures) par 10 par rapport à toute autre source lumineuse. L’ensemble répond aux normes d’éclairage imposées en France.
 
Windela, un bijou ?
Il coûtera 30% de plus à une collectivité pour un remplacement de l’existant mais 50% de moins pour toute installation neuve (pas de câbles électriques sous terre).
L’installation doit être faite minutieusement en raison de la fragilité de l’ensemble, mais sa maintenance, quasi nulle, en fait une solution assez géniale…
 
Les carnets de commande sont pleins avec plus de 50 demandes par jour
Première livraison entre avril et mai…  Bientôt, le petit coup de vent détesté des Brushings aura au moins l’utilité de nous éclairer le soir, nous évitant ainsi de rentrer le pied trempé à cause d’une flaque mal éclairée !
 
 
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