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Le 15/04/08
La plus puissante «éolienne sous-marine» est immergée dans les eaux britanniques
source : lefigaro.fr
Une hydrolienne pouvant alimenter un millier de foyers est installée au large de l'Irlande du Nord.
La Bretagne a aussi son projet. L'énergie naturelle renouvelable à l'infini tirée de la puissance de la mer continue de fasciner.
Si l'usine marémotrice de la Rance est célèbre, les hydroliennes qui fonctionnent grâce à la puissance des courants sous-marins sont méconnues. On compte bien une éolienne sous-marine d'à peine 300 kilowatts (KW) au Danemark… mais depuis quelques jours, cette technique de production d'électricité a changé de dimension.
Après deux semaines d'effort, Marine Current Turbines, une société britannique, vient d'installer au fond du détroit de Strangford Lough, en Irlande du Nord, une « hydrolienne », quatre fois plus puissante, de 1 000 tonnes, capable de fournir assez d'électricité pour alimenter un millier de foyers. L'endroit n'a pas été choisi au hasard : la puissance du courant à cet endroit permettra à cette machine de délivrer une puissance d'environ 1,2 mégawatt, 18 heures par jour, et ce dès cet été.
Baptisé SeaGen, l'appareil est un double générateur muni de deux rotors sous-marins fonctionnant sur le même principe que les éoliennes, sauf que les courants marins remplacent l'air. Ces deux pales de 16 mètres de diamètre affleurent presque la surface, puisque la profondeur de l'eau n'est que d'une vingtaine de mètres. L'entretien de ces immenses hélices sous-marines est réalisé grâce à un système d'ascenseur qui coulisse le long du pilier dépassant, lui, le niveau de la mer. Ainsi, les hélices pourront sortir de l'eau pour les révisions.
La société britannique projette d'implanter au large du pays de Galles plusieurs engins, capables de produire environ 10 mégawatts. Des experts assurent qu'en Grande-Bretagne, la production annuelle en provenance d'une telle technologie pourrait (si tous les sites possibles étaient exploités) atteindre 35 gigawatts, soit 7 % de la consommation française.
Le passage des bateaux
HydroHelix Energies, PME française, suit cette expérience de près. Elle vient elle-même d'immerger une petite hydrolienne prototype au large de Bénodet (Finistère). « Nos turbines, elles, restent au fond de l'eau, explique Hervé Majastre, cofondateur de cette entreprise avec Jean-François Daviau. Cela présente l'avantage de ne jamais entraver le passage des bateaux. Notre hydrolienne est posée entre 20 et 27 mètres de fond, selon les marées. »
L'investissement est raisonnable : entre 2,5 et 3 euros par watt installé. « Le prix de revient du kilowattheure installé est de 4 à 5 centimes, contre 8 centimes pour l'éolien, 13 centimes pour l'éolien “offshore” et 30 centimes pour le solaire, affirme Jean-François Daviau. Le prix de rachat de l'électricité par EDF est de 15 centimes. Avec les moyens financiers nécessaires, nous serions capables dans trois ans de produire 1 mégawatt, comme les Anglais. » Les pionniers de l'énergie marine sont remplis d'espoir. |
Le 15/04/08
L'hydrogène pourrait réduire la consommation de pétrole dans les transports de 40 % d'ici à 2050
source : enerzine.com
En prenant la tête du marché mondial des technologies de l’hydrogène, l’Europe peut ouvrir de nouveaux débouchés et renforcer sa compétitivité.
Mais l’analyse indique également que la transition ne se fera pas automatiquement.
Des obstacles importants doivent d’abord être surmontés, tant du point de vue économique et technologique qu’institutionnel, et il faut agir dès que possible.
Le projet HyWays associe des entreprises, des instituts de recherche et des agences gouvernementales de dix pays européens. À l’issue d’une série de plus de 50 ateliers, le projet a abouti à une feuille de route pour l’analyse des incidences potentielles, sur l’économie, la société et l’environnement de l’UE, du recours à grande échelle à l’hydrogène, sur le court et le long terme, assortie d’un plan d’action indiquant les modalités à suivre pour concrétiser ce programme.
Le rapport est publié au moment où les États membres doivent approuver un nouveau partenariat de recherche entre secteurs public et privé, d’un montant de 940 millions d’euros, pour le développement de la filière hydrogène et des piles à combustible.
Le projet HyWays a produit une feuille de route fondée sur l’analyse de la situation nationale en Allemagne, en Espagne, en Finlande, en France, en Grèce, en Italie, en Norvège, aux Pays-Bas, en Pologne et au Royaume-Uni, ainsi qu’un plan d’action indiquant les mesures à prendre pour accroître le recours à l’hydrogène.
L’hydrogène est une des options les plus réalistes pour améliorer la viabilité écologique et économique dans les transports, en particulier le transport de voyageurs, les utilitaires légers et les autobus. Toutefois, le recours à cette forme d’énergie nécessite des changements progressifs sur l’ensemble du système énergétique, et donc une planification rigoureuse à ce stade. La période de transition offre à l’Europe l’occasion de prendre la tête du développement de la filière hydrogène, de la technologie des piles à combustible et de leurs applications dans les transports et l’approvisionnement énergétique. Les défis sont importants et il faut agir aussi judicieusement que rapidement pour que l’Europe ne paie pas le prix d’une entrée tardive sur le marché.
Le coût des applications finales de l’hydrogène, en particulier dans le transport routier, doit être réduit considérablement pour être compétitif. Parallèlement, il faut des programmes d’aides en faveur des technologies pour les utilisations finales de l’hydrogène et de la construction des infrastructures correspondantes. Le projet comporte des simulations détaillées de grande qualité qui permettent la comparaison entre les dépenses liées à la production et à la distribution d’hydrogène ainsi qu’à la construction des véhicules correspondants, d’une part, et les économies associées au remplacement progressif des véhicules conventionnels et à la réduction correspondante de la consommation de carburants classiques, d’autre part ; il ressort de ces simulations que le seuil de rentabilité serait atteint entre 2025 et 2035. La feuille de route HyWays prévoit qu’en 2030, on comptera 16 millions de voitures roulant à l’hydrogène, et que l’investissement cumulatif total dans les infrastructures représentera environ 60 milliards d’euros.
L’étude examine les différents modes de production d’hydrogène envisageables et relève des attitudes divergentes dans l’UE. Tous les pays étudiés ont choisi la production d’hydrogène à partir du gaz naturel, de la biomasse et de l’énergie éolienne. L’énergie nucléaire est considérée comme une option en France, en Finlande, en Espagne, en Pologne et au Royaume-Uni, alors que l’utilisation du charbon est exclue en Finlande, en France et en Norvège. Le rapport montre que la production d’hydrogène à partir de combustibles fossiles, en faisant appel au piégeage et au stockage du carbone, pourrait apporter une contribution significative à la réduction des émissions de CO2. En outre, l’introduction de l’hydrogène dans le système énergétique offre l’occasion d’accroître la part des énergies renouvelables, et promeut le recours à grande échelle à des ressources intermittentes telles que l’énergie éolienne, du fait de son utilisation comme stockage temporaire d’énergie.
Cette étude prospective arrive au moment où les avancées technologiques en matière de production et de stockage de l’hydrogène se multiplient. Une société américaine, Nanoptek, a par exemple mis au point une méthode de production d’hydrogène à moindre coût, grâce à l’énergie solaire. Ce procédé pourrait rivaliser avec la production d’hydrogène à partir de gaz naturel, la méthode la moins chère utilisée actuellement. Et ce, sans produire de gaz à effet de serre. Le procédé en question utilise le titane, matériau relativement abondant et bon marché, pour absorber la lumière du soleil. Le matériau a été modifié pour absorber davantage d’énergie solaire, afin d’augmenter la rentabilité du procédé. Avec cette méthode, l’hydrogène peut être produit à faible coût et à proximité de son lieu d’utilisation, limitant ainsi les dépenses énergétiques supplémentaires.
De leur côté, des chercheurs japonais ont réussi à stocker de l’hydrogène dans un réservoir en aluminium sous forme de particules d’aluminium hydrogéné, molécule développée par le groupe de recherche. Lorsqu’il est chauffé à 80°C le composé relâche de l’hydrogène sous forme de gaz.
Expérimentalement, on a pu extraire 9,3 litres d’hydrogène d’un réservoir mesurant 4 cm x 6 cm et d’une épaisseur de 5,5 mm. Ceci représente une contenance supérieure de 43 % par rapport à l’alliage lanthane-nickel (LaNi5) habituellement utilisé pour le stockage de l’hydrogène.
Le groupe espère améliorer les propriétés du système afin que l’aluminium hydrogéné libère le gaz à 60°C, ce qui permettrait une utilisation directe de la chaleur rejetée par les appareils électroniques et donc une alimentation par piles à combustibles d’instruments portables comme les téléphones ou les ordinateurs.
Japan Steel Works espère également utiliser cette technologie pour développer des réservoirs destinés à des véhicules roulant grâce à des piles à combustibles. A volume égal, cette méthode permettrait de stocker 3,6 fois plus d’hydrogène que des bonbonnes pressurisées à 35 MPa. La distance parcourue pourrait alors atteindre les 650 km pour un réservoir de 90 litres qui ne péserait que 110 kg, au lieu de 200 kg actuellement.
Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si l’hydrogène deviendra le grand vecteur énergétique de ce siècle mais quand !
Souhaitons que nos constructeurs automobiles, qui ont raté le virage du moteur hybride consentent un effort de recherche suffisant pour développer, à l’horizon 2040, des voitures hydrogène sûres, compétitives et totalement respectueuses de l’environnement.
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Le 14/04/08
Dansez pour sauver la terre !
source : lefigaro.fr
Le 4 septembre prochain ouvrira dans la ville néerlandaise de Rotterdam, une discothèque d'un nouveau genre, résolument tournée vers le développement durable. De la piste de danse à l'eau des toilettes en passant par les verres des danseurs, rien ne s'y perd mais tout se transforme.
Parmi les innovations les plus spectaculaires de ce concept intitulé «Sustainable dance club», une piste de danse durable («Sustainable dance floor»). Le principe est simple : la piste récupère l'énergie produite par les mouvements des danseurs sur le sol.
Cette énergie est transformée en électricité et permet notamment l'alimentation électrique des spots. Le concept est présenté, pour la première fois en France, lors du salon Planète durable, qui se tient depuis jeudi et jusqu'au dimanche 13 avril, au parc des expositions, Porte de Versailles à Paris. Démonstration en images.
• D'un coût d'installation estimé à 3.500 euros le mètre carré, le dispositif permet de produire entre 4 et 8 watts pour un pavé de 65 cm², soit entre 400 et 700 watts pour la piste de la discothèque (6 m²) qui ouvrira en septembre prochain.
Une boîte de nuit qui répondra au doux nom de … Watt. Pour Daan Roosegaarde, le concepteur néerlandais de cette piste durable, le système sera très vite perfectionné. Il espère donc que la fourchette haute en matière d'énergie produite sera atteinte au moment de l'inauguration. «Cette quantité d'énergie venant directement des danseurs doit pouvoir aussi bien alimenter les spots de lumière que les instruments du DJ», explique-t-il. «Il s'agit de créer un réseau qui soit le plus autonome que possible dans son alimentation électrique. Et dans le même temps, de rendre les jeunes plus conscients de l'énergie qu'ils consomment en conciliant le plaisir de la fête et la durabilité».
Recyclage de l'eau de pluie
Outre cette piste de danse, le projet «Sustainable dance club», soutenu par plusieurs entrepreneurs néerlandais, développe d'autres initiatives «durables». Par exemple, l'eau de pluie, récupérée sur le toit de cet établissement pouvant accueillir plus de 2.000 fêtards, alimentera un mur d'eau. Cette eau est récupérée avant de finir dans les toilettes de l'établissement.
Le projet prévoit également la distribution de supports recyclables destinés à recueillir les verres des danseurs. Verres qui sont ensuite lavés puis réutilisés.
Une initiative visant surtout les festivals estivaux, qui laissent souvent derrière eux des pelouses littéralement envahies de verres en plastique. Objectif : réduire les coûts de nettoyage et améliorer l'image «écolo» de ces grands rassemblements musicaux. Le premier test de grande ampleur pour ce gadget à visée écologique sera le 30 avril prochain la fête de la reine, jour férié et festif aux Pays-Bas.
• L'ouverture du club Watt est quant à elle prévue le 4 septembre prochain.
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Le 13/04/08
Une tillole mariant le bois et l'électrique
source : metro.com
Ce bateau traditionnel du Bassin d’Arcachon produit lui-même son énergie
"C'est à la fois une pinasse électrique et un voilier qui peut embarquer dix personnes et être loué sans permis bateau." Voilà comment Virgile Lauga (photo), patron de la société I2EF Marine, petite PME testerine qui a planché deux ans pour aboutir à ce résultat, décrit ce prototype voguant sur le bassin d'Arcachon depuis le 26 janvier.
Mais ce mois-ci, ce premier modèle de bateau de plaisance écolo 100% autonome passe un nouveau cap : un exemplaire avec une coque en polyester et un pont en polyéthylène va sortir des laboratoires de recherche de Bordeaux-I, partenaires de cette aventure, pour être testé dans les conditions du réel.
"L'objectif est de pouvoir le proposer à la location dès cet été, si tout va bien", indique Virgile Lauga, diplômé en ingénierie électrique.
En effet, le temps presse. Il n'est pas le seul à développer ce type de produit : à La Rochelle, une équipe fabrique même en série un premier modèle.
Mais, à la différence de notre tillole, il a besoin d'être branché sur une prise secteur pour charger ses batteries. Or, en Suisse, des bateaux électriques sont déjà utilisés pour promener les touristes.
"C'est un marché a priori porteur, mais complexe à travailler : aucun bateau traditionnel sans permis ne dispose d'une coque avec un puits de dérive au milieu et d'un espace assez important pour embarquer l'accumulateur électrique et dix passagers", ajoute le porteur du projet testerin, soutenu par la ville de La Teste, la Région, le conseil général et le Réseau aquitain véhicules électriques (Ravel). |
Le 12/04/08
La science se penche sur le lien entre inégalités et écologie
source : lemonde.fr
Le clivage entre riches et pauvres se retrouve-t-il dans le champ de l'environnement ?
Explorée de longue date dans le monde anglo-saxon sous le terme de "justice environnementale", cette question émerge aujourd'hui en France : en témoigne un colloque organisé le 10 avril à Paris par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) et l'Institut d'études politiques de Paris (IEP).
Alexis Roy, sociologue à l'Institut français de l'environnement, a posé le problème scientifique : "Existe-t-il des inégalités environnementales ? Si oui, sont-elles liées aux inégalités sociales ?" Le questionnement apparaît dans un contexte où les inégalités sociales croissent fortement depuis une trentaine d'années dans les pays développés.
Le phénomène se reflète dans le milieu du travail, où l'exposition aux polluants, au stress et aux situations fatigantes est très différente selon que l'on est cadre ou ouvrier : "Ces écarts n'ont pas diminué en France entre le début des années 1970 et aujourd'hui", a démontré Gérard Lasfargues, de l'Afsset, soulignant de surcroît une exposition croissante des travailleurs aux produits chimiques, tandis que Philippe Grandjean, de l'université danoise d'Odense, parlait, à propos de la multiplication des neurotoxiques, d'"épidémie silencieuse".
Joh Faiburn, de l'université de Stafforshire, a présenté plusieurs études de cas montrant comment la position sociale se corrélait avec une exposition à une nuisance environnementale. Par exemple, dans la région de Hull (Grande-Bretagne), on observe une relation nette entre le logement dans les plaines inondables et un bas niveau de revenu.
Mais il n'est pas toujours simple de mettre en évidence la relation entre environnement et situation sociale, comme l'a illustré la discussion autour d'un travail piloté par Denis Bard, de l'Ecole des hautes études en santé publique. Son équipe a étudié à Strasbourg le lien entre exposition à la pollution atmosphérique, crises d'asthme liées aux pics de pollution, et résidence dans des quartiers plus ou moins huppés. Résultat ? "On n'a rien trouvé de significatif."
Cependant, une étude du même type à Vancouver, au Canada, avait, à l'inverse, montré une relation très forte. La discussion a montré ainsi que les problèmes méthodologiques étaient essentiels (taille de l'échantillon, disponibilité des données, recours à des instruments d'analyse sociologiques, etc.). La démarche suppose en fait un croisement de disciplines - épidémiologie, toxicologie, géographie, économie, sociologie - encore peu commun.
Il est aussi apparu que le lien entre inégalités et environnement ne pouvait se réduire à une analyse de l'exposition au risque, mais renvoyait à des problématiques plus politiques. "Dans la négociation climatique internationale, la question du partage de la charge est essentielle", a rappelé Nick Johnstone, de l'Organisation de coopération et de développement économique. La question se retrouve à l'intérieur des pays développés : "Depuis quelques années, a conclu Didier Tabuteau, directeur de la chaire santé de l'IEP, on observe le retour d'une logique de productivisme, comme l'a illustré le rapport Attali. Il faut faire attention à ne pas reproduire le passé, qui nous a conduits à de très graves problèmes de santé publique." Et donc à ne pas oublier le lien entre économie, inégalité, et environnement.
Les news de la semaine ! |
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Le 11/04/08
Premières éoliennes intégrées à un édifice commercial
source : enerzine.com
Lundi 7 avril, le World Trade Center de Bahreïn (BWTC)
a inauguré la mise en service collective de ses éoliennes.
Les trois hélices de 29 mètres de diamètre situées sur cet édifice architecturale sont les premières au monde à être intégrées à un complexe commercial. Une fois entièrement opérationnelles, elles devraient fournir l'équivalent de 11 à 15 % des besoins en électricité aux deux tours.
Les tours, de par leur forme elliptique agissent comme une voilure guidant et accélérant la vitesse du vent lors de son passage entre les deux tours.
L'intégration de turbines géantes à un bâtiment constitue une première mondiale. Au cours des mois à venir, les éoliennes seront analysées en détail et leur fonctionnment sera optimisé par Norwin, afin de déterminer leur potentiel réel de production d'électricité. Elles devraient tourner environ 50 % du temps.
La mise en place des éoliennes est le résultat de la collaboration entre Atkins Architects and Engineers et les spécialistes en éoliennes de Norwin, qui étaient réunis à Bahreïn pour leur mise en service inaugurale et leur présentation à la presse.
Le projet a connu un certain retentissement sur le plan international pour son aspect novateur d'une part et pour ses principes liés au développement durable d'autre part.
Le WTCB s'est vue attribuer le prix LEAF Awards 2006 pour la « meilleure utilisation technologique au sein d'une large structure et plus récemment, le prix « Sustainable Design Award » de la revue Arab Construction World.
"C'est une grande première pour Norwin et pour le monde de l'immobilier ; nous avons vraiment poussé les limites de l'architecture environnementale avec ce projet. " a indiqué M. Ole Sangill, le directeur associé de la société Norwin.
Quant au cabinet d'architecture Atkins, le directeur du projet a précisé que les technologies mises en oeuvres, (dont les turbines de série modifiées), ont permis de réduire le coût du complexe d'environ 3,5 % de la valeur totale du projet, rendant cette entreprise non seulement écologiquement rationnelle mais économiquement viable.
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Le 11/04/08
A Vanuatu, de l'huile de noix de coco dans les moteurs
source : lemonde.fr
La noix de coco a la cote, et pas seulement comme fruit exotique.
Dans le Pacifique, Vanuatu tente de développer l'utilisation de l'huile de noix de coco comme combustible de substitution. Depuis trois ans, Unelco-Suez, le fournisseur d'énergie de cet archipel de 215 000 habitants, fait ainsi fonctionner ses groupes électrogènes avec un mélange de gazole et d'huile de coprah (obtenue à Huit partir de la chair de la noix de coco).
Huit noix donnent environ un litre d'huile, qui est ensuite centrifugée, filtrée et ajoutée au diesel. Après avoir commencé avec un mélange à 5 %, l'entreprise utilise en moyenne 15 % d'huile pour 85 % de gazole. Elle prévoit d'installer prochainement deux groupes fonctionnant uniquement au "cocofuel", sur l'île de Malekula, dans le nord de l'archipel.
En tout, Unelco fait brûler 20 000 litres d'huile de noix de coco par semaine, qui s'ajoutent aux 12 millions de litres de gazole importés annuellement. "C'est économiquement viable, car il n'y a pas d'investissement supplémentaire dans la transformation des machines", soutient John Chaniel, directeur général d'Unelco Vanuatu.
L'huile présente pourtant des inconvénients : moins énergétique que le gazole, elle est aussi plus visqueuse et de qualité variable. "Mais cela nous permettra de résister aux hausses de prix du gazole ; c'est également meilleur pour l'environnement", affirme M. Chaniel.
Alors que les combustibles sont une des principales importations de l'archipel, avoir recours au coprah permettrait de limiter la dépendance vis-à-vis de l'étranger tout en développant l'agriculture locale. A terme, le fournisseur d'énergie envisage d'augmenter la proportion de cocofuel à 30 % du mélange.
ESSENCE POUR VOITURE
Le précieux liquide peut aussi servir tout simplement d'essence pour voiture. Tous les véhicules d'Unelco roulent grâce à ce carburant.
Sur l'archipel, d'autres ont tenté l'expérience. Jusqu'à il y a quelques mois, Tony Deamer, un entrepreneur australien installé à Vanuatu, a ainsi commercialisé l'"island fuel", un mélange de 85 % d'huile de noix de coco pour 15 % de kérosène. Chaque semaine, 3 000 litres étaient produits, à 80 centimes d'euro le litre contre 1 euro le litre pour le diesel.
L'idée se répand dans le Pacifique. Aux Samoa, Electric Power Corporation a ainsi mis en place le projet CocoGen, pour préparer la construction d'une centrale fonctionnant au cocofuel.
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Le 10/04/08
Les Français chassent assez peu le gaspi !!!
source : lemonde.fr
Selon une étude du Crédoc, la recherche du confort prime sur les économies d'énergie,
jugées contraignantes par les ménages.
la facture de gaz a beau s'envoler, l'argument du porte-monnaie ne semble pas inciter les Français à économiser l'énergie chez eux.
«La recherche du confort prime encore sur les économies d'énergie», pointe une étude du centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc), publiée mardi. Exemple avec le chauffage: la température moyenne des logements est passée de 19 à 21 degrés entre 1986 et 2003.
Sur la même période, les consommations d'électricité pour les usages de confort (éclairage, électroménager...) ont fortement augmenté (+ 85% par m2) en raison de l'équipement des ménages en appareils électroniques et vidéo: télévision, hi-fi, ordinateurs etc. Des appareils de faible puissance, mais qui, s'ils sont mis en veille prolongée, consomment beaucoup à la longue.
Pourtant, un ménage de quatre personnes pourrait alléger sa facture énergétique de près de 200 euros par an, dont 86 euros pour le chauffage, en adoptant des comportements «anti-gaspi», selon l'estimation du Crédoc. Qu'est-ce qu'un comportement «anti-gaspi»?
Eteindre tous les appareils électriques quand on ne les utilise pas, utiliser des lampes à basse consommation, des programmes éco pour le lave-linge et le lave-vaisselle, installer des double-vitrages...
Le ménage «énergiquement vertueux» pourrait ainsi diviser sa consommation de KW/h par quatre par rapport au mauvais élève qui laisse ses lampes halogènes allumées et se chauffe la fenêtre ouverte.
Problème: pour les Français, il semble bien que le jeu n'en vaille pas la chandelle. «La sanction économique est peu incitative au regard du nombre de gestes que cela implique», note le Crédoc, qui constate que «les incitations aux économies d'énergie dispensées par les pouvoirs publics sont efficaces pour l'industrie et le tertiaire mais pas pour les ménages».
Fort de ce constat, le Crédoc remarque qu'il faudrait compléter les campagnes de sensibilisation des ménages par des «mesures plus structurelles», en encadrant les comportements à l'échelle d'un immeuble par exemple, comme cela se fait déjà pour le tri des déchets. Les syndics, suggère le rapport, pourraient ainsi commencer par baisser le niveau de température pour le chauffage et l'eau chaude.
Un Français consomme chaque année 0,9 Tep (tonne équivalent pétrole) dans son logement : il en consacre plus de 70% au chauffage, 13% aux consommations spécifiquement électriques (éclairage, électroménager etc.) 10% à la production d'eau chaude et 5% à la cuisson.
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Le 9/04/08
source :TF1/LCI
Des cultures OGM possibles au coeur des parcs naturels
Les opposants aux OGM n'ont pas réussi à faire interdire purement et simplement
l'utilisation d'OGM dans les parcs naturels.
En revanche, ils sont parvenus à garantir la liberté de parole individuelle des membres du Haut Conseil des biotechnologies.
Les députés seront allés se coucher hier soir sans avoir le sentiment du travail accompli. Quoique... Les élus de l'opposition ont réussi à arracher une nouvelle concession à la majorité UMP. Ils ont obtenu la suppression d'une disposition du projet de loi, qui limitait la liberté d'expression des membres d'un futur Haut Conseil des biotechnologies.
Le texte adopté par le Sénat prévoyait que les membres ne pouvaient prendre "à titre personnel, aucune position publique", "sans en avoir préalablement informé leur président".
L'opposition, a avec l'appoint de quelques voix de la majorité, avait déjà fait passer l'amendement Chassaigne (PCF) qui vise à protéger "les zones de productions de qualité sans OGM". En revanche, l'opposition n'a pas réussi à élargir la composition du Haut conseil aux philosophes ni à l'ensemble des syndicats agricoles.
Coexistence impossible ?
Les députés ont interrompu la séance en plein débat sur la "coexistence" des cultures et des risques de dissémination sur les cultures conventionnelles ou biologiques. Les députés de l'opposition, de même que l'élu UMP François Grosdidier, ont tenté en vain de modifier l'intitulé du chapitre trois de la loi, Responsabilité et coexistence entre cultures qui laisse entendre, selon eux, "qu'il est possible de faire coexister la filière OGM et non-OGM de manière étanche". Une thèse rejetée par le Grenelle, d'après eux.
"Accord unanime"
Autre échec pour les opposants aux OGM : le rejet de l'étiquetage des produits OGM ainsi que des produits ou sous-produits d'animaux nourris aux OGM. "Nous demandons une information du consommateur. Ce n'est rien d'autre que cela", avait plaidé le député Vert, Noël Mamère, solidaire des socialistes.
Les députés ont pris le temps de voter un amendement UMP qui dispose que les parcs naturels "peuvent" exclure la culture d'OGM, "avec l'accord unanime des exploitants agricoles concernés", et "sous réserve que cette possibilité soit prévue par leur charte". Une "supercherie", pour l'opposition qui souhaitait l'interdiction sans condition. Les débats devraient reprendre mardi après-midi |
Le 9/04/08
source :lemonde.fr
Conséquence du réchauffement climatique,
les huîtres sauvages remontent vers le nord de la côte atlantique.
Jusqu'où les huîtres sauvages remonteront-elles ?
Alors qu'elles n'étaient concentrées jusqu'à une période récente que dans le sud de la Loire, elles s'étendent à profusion vers le nord de la côte atlantique et même au-delà.
Il y en aurait 10 000 tonnes dans le golfe du Morbihan et 15 000 tonnes en rade de Brest, selon les estimations réalisées par le programme Progig dirigé par l'Institut universitaire européen de la mer (IUEM).
Ces huîtres se reproduisent à partir des parcs où l'on a commencé à introduire, au début des années 1970, la Crassostrea gigas, une huître creuse importée du Japon pour remplacer l'huître plate et l'huître portugaise, touchées par une maladie mortelle qui menaçait l'avenir de la profession.
Cette nouvelle espèce est maintenant cultivée sur l'ensemble du littoral. Mais alors qu'elle ne pouvait se reproduire qu'au sud de la Loire, elle dissémine à présent ses oeufs en Bretagne.
L'explication est d'origine climatique. La Crassostrea gigas a besoin d'une eau de 18 oC à 20 oC pour pondre. Son implantation en milieu naturel avait été notée en rade de Brest après la canicule de 1976. Mais depuis le début des années 1990, on assiste à une invasion qui correspond à un réchauffement des eaux de surface en Bretagne, évalué à 1 oC en moyenne entre 1990 et 2003. Les fonds d'estuaire et de ria sont particulièrement propices à l'émission des gamètes et à la survie des larves.
Ces huîtres s'établissent à l'état de naissains sur les rochers et les vasières. Il leur faut un point de fixation et elles deviennent ensuite des supports pour les autres. Favorisées par un potentiel d'adaptation en eau douce comme en milieu océanique vif, que peu d'espèces marines possèdent, elles peuvent couvrir ainsi de grandes surfaces rocheuses, des quais ou former des récifs. Plus au nord, on en trouve également aux Pays-Bas, en Allemagne et en Irlande.
"Ce phénomène n'avait pas été observé sous forme scientifique", précise Christian Hily, du CNRS, responsable du programme Progig. Il apparaît que les huîtres sauvages forment des cavités et hébergent plus d'espèces que les rochers à nu. Elles n'ont pas d'incidence sur le goémon. En revanche, "elles banalisent les habitats à une échelle régionale et contribuent à l'envasement par leurs rejets", souligne M. Hily.
OPÉRATIONS DE NETTOYAGE
Autre effet : en se fixant sur les poches d'élevage dans les parcs, elles obligent les ostréiculteurs à des opérations de nettoyage régulières. "Ce n'est pas pour nous une inquiétude, mais une gêne", dit Goulven Brest, président du Comité national de conchyliculture.
Ces envahisseuses ne font pas non plus l'affaire des communes touristiques, car elles rendent dangereuses les escapades sur les rochers. Le programme Progig prévoit des actions de prévention pour enlever sans attendre des huîtres en cours d'installation sur les quais et les accès aux plages. "Mais quand c'est colonisé, on ne peut pas faire grand-chose et on ne voit pas comment ça va s'arrêter", dit M. Hily.
L'invasion fait des heureux : des autorisations ont été octroyées à des pêcheurs à pied pour exploiter cette manne encombrante. La rade de Brest est aussi devenue un centre de production de naissains, ce qui était impensable par le passé.
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Le8/04/08
source : la rédaction/photo:europe1.fr/nomadia.fr
"L'UN VA-T-IL SANS L'AUTRE " 
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Le 8/04/08
source :lemonde.fr
LA CHINE DOIT FAIRE FACE A UNE AUGMENTATION CONSIDERABLE DES ESPECES INVASIVES SUR SON SOL
Vendredi 8 août, pour l'ouverture des Jeux olympiques, les autorités chinoises auront fait des efforts considérables pour agrémenter le paysage urbain pékinois.......
Depuis que la capitale chinoise a été choisie pour accueillir les JO, un total de 60 tonnes de semences diverses et plus de 31 millions de plants d'espèces ornementales ont été importés pour être introduits dans Pékin et ses environs... Avec, pour chaque lot, le risque de voir accidentellement s'implanter, dans le pays, parasites ou ravageurs des cultures.
Dans l'édition d'avril de la revue Bioscience, des chercheurs américains et chinois attirent l'attention sur ces risques méconnus liés à l'organisation des Jeux et dressent l'état des lieux des invasions biologiques (ou "bio-invasions") dans l'empire du Milieu.
Depuis quelques années, environ 400 espèces - animales et végétales - se sont adaptées aux écosystèmes du territoire chinois et prolifèrent aux dépens des espèces locales mais aussi des activités agricoles ou forestières. "Le coût total des bio-invasions pour l'économie du pays est estimé à environ 14 milliards de dollars par an", dit Richard Mack, professeur à l'université de l'Etat de Washington et coauteur de ces travaux.
Plus encore que son ampleur, c'est la vitesse d'évolution du phénomène qui inquiète : les chercheurs sont parvenus à la corréler étroitement avec la croissance des échanges commerciaux, explosive depuis une dizaine d'années.
En 1999, environ 200 espèces animales ou végétales étrangères et potentiellement invasives étaient interceptées aux frontières chinoises ; plus de 2 000 l'ont été en 2005.
Le commerce n'est pas toujours en cause. Nombre d'introductions ont été délibérées, parfois même encouragées par le pouvoir central pour pallier le problème environnemental.
Certaines espèces d'herbes d'Amérique du Nord ont par exemple été mises en culture dans l'ouest de la Chine pour prévenir l'érosion des sols. L'une d'elles, Spartina alterniflora Loisel, est devenue invasive dans l'est du pays, causant des dommages aux écosystèmes côtiers.
La belle et redoutable jacinthe d'eau (Eichhornia crassipes)(notre photo)a également été amenée à dessein. "Les paysans ont été encouragés à la cultiver sur les plans d'eau pour fournir un complément alimentaire au bétail", explique Richard Mack. Hélas, le bétail ne l'apprécie guère et elle a tant proliféré qu'elle entrave désormais la navigation sur les canaux de Chine méridionale, tout en menaçant le fonctionnement de certains barrages hydroélectriques.
Le phénomène est d'autant plus soudain en Chine que le pays "a pendant longtemps été isolé d'un point de vue économique, de même qu'il représente un espace biogéographique relativement isolé avec la mer d'un côté, la montagne de l'autre", explique Philippe Jarne, chercheur au Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE).
La rupture de cet isolement n'est pas tout : les transports intérieurs, vecteurs de dissémination, se développent et se modernisent rapidement.
"Les conséquences pour la Chine vont être lourdes, car c'est encore un pays majoritairement rural : les déprédateurs des cultures y trouvent un environnement très favorable, ajoute M. Jarne. De plus, la biodiversité locale est très riche, et on peut prévoir une forte érosion du nombre d'espèces."
Selon Richard Mack, Pékin prend peu à peu la mesure du problème et surtout de ses répercussions économiques. "Il n'y a pas de fatalité, juge le chercheur. Il faut mettre en place et faire respecter les quarantaines et prendre le même type de mesures lorsqu'une espèce est accidentellement introduite que lorsqu'un foyer épidémique se déclare."
Et quand bien même une espèce aurait déjà pris pied sur le territoire, de telles mesures demeureraient justifiées. Des travaux de chercheurs du CEFE, publiés mi-mars dans la revue Current Biology, montrent en effet que l'adaptabilité d'une espèce importée à son nouveau milieu - donc sa capacité à devenir invasive - est d'autant plus grande que le nombre d'introductions distinctes y est élevé.
Photo : Importée intentionnellement pour fournir un complément alimentaire au bétail, la jacinthe d'eau a proliféré au point d'entraver la navigation sur les canaux de Chine méridionale, comme ici, dans la province du Fujian.
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Le7/04/08
Barcelone risque la panne sèche
source : Liberation.fr
L’eau est au cœur de plusieurs conflits entre les régions espagnoles.
Les fontaines du Paseo de San Joan et de Montjuich à sec,
l’étang du parc de la Sagrada Família sans une goutte d’eau
Chaque jour, les quotidiens catalans publient des images désolantes de Barcelone et de son fleuve, le Llobregat, dont le lit, en amont, présente des craquelures dignes du Sahel.
Alors que les autorités catalanes parlent de la pire sécheresse depuis soixante ans et annoncent de sérieuses restrictions d’eau d’ici à l’automne, elles s’arrachent les cheveux pour trouver une solution rapide.
Car il y a urgence : la région n’a pas été arrosée par une pluie importante depuis dix-huit mois. Et les bassins du Ter-Llobregat qui alimentent la grande agglomération de Barcelone (près de 5 millions d’habitants) ont vu chuter leurs réserves à un niveau effroyablement bas, à environ 20 % de leur capacité. On est donc tout près des 15 %, seuil en dessous duquel l’eau n’est plus utilisable.
Navires. Les réserves sont suffisantes pour tenir jusqu’à l’automne, assure l’exécutif régional.
Mais, s’il ne pleut pas abondamment d’ici là, «il faut nous préparer au pire», a déclaré José Montilla, chef socialiste du gouvernement catalan, laissant entendre que l’une des locomotives économiques du pays, déjà sous restriction pour ses jardins et fontaines, vit sous une réelle menace de rationnement en eau potable.
Pour parer au plus pressé, le gouvernement catalan a obtenu des apports d’eau douce par navires citernes, en provenance de Tarragone (sud de la Catalogne) et de Marseille.
On parle aussi de livraison maritime depuis l’aride Almería, en Andalousie, dont l’usine de dessalement de Carboneras produit à perte.
A raison de 28 000 m3 d’eau par chargement, cette option - outre sa cherté - est une mesure d’urgence insuffisante à terme.
Désespérées, les autorités régionales cherchent des approvisionnements dans le reste de la Catalogne.
Le transvasement du Segre, un affluent de l’Ebre, vers le Llobregat est perçu à Barcelone comme la panacée : en cinq mois, la liaison pourrait être réalisée, apportant 45 millions de m3 d’eau à Barcelone et son agglomération. «Idéal», dit-on dans la capitale catalane, car cet apport permettrait de supporter la sécheresse jusqu’à avril 2009, date à laquelle entrera en fonctionnement l’usine de dessalement de Llobregat et ses 60 millions de m3 d’eau douce - deux autres desaladoras sont prévues ensuite en renfort.
L’ennui, c’est que beaucoup s’y opposent. Les écologistes, car les travaux «détruiraient un espace protégé». Les autres provinces catalanes (Girone ou Lérida), dont les agriculteurs et éleveurs se plaignent déjà du manque d’eau, et qui se sentent «spoliées» de leurs ressources hydriques par la gloutonne Barcelone. Sans compter, surtout, le rejet frontal du gouvernement Zapatero, à Madrid.
«Il n’y aura pas de transvasement», a assuré María Teresa de la Vega, numéro deux du gouvernement central. A Madrid, les socialistes sont coincés : en 2004, ils avaient annulé un pharaonique projet de José Maria Aznar, l’ancien chef conservateur du gouvernement espagnol, visant à détourner une partie des eaux de l’Ebre vers le littoral méditerranéen.
Depuis, Zapatero privilégie le dessalement, les mesures d’économie (surtout dans l’agriculture), et des minitransvasements très localisés.
Pas question donc de satisfaire les autorités de Barcelone, pourtant de même couleur politique. En face, on rugit de colère : «La Catalogne, c’est l’Espagne, dit le socialiste catalan Miquel Iceta. Madrid doit donc nous venir en aide».
Désert. La polémique est servie pour de longues semaines. Car le conflit n’est pas seulement d’ordre climatique - même si la sécheresse menace tout le pourtour méditerranéen, de la Catalogne à l’Andalousie, d’ici à l’été.
Dans cette Espagne quasi fédérale, l’eau est au centre des confrontations entre communautés autonomes. Pour simplifier, les régions du centre, moins peuplées et moins développées, rechignent à transvaser l’eau de «leurs» fleuves vers celles du littoral, en plein essor. Et la dispute, que Madrid arbitre tant bien que mal, se situe au-delà des clivages politiques. Ainsi, à l’unanimité, les dirigeants de Castille-La Manche veulent stopper le détournement d’une partie des eaux du Tage vers le bassin du Segura (Murcie) et du Júcar (Valence), à 18 % et 23 % de leurs capacités.
Plus au nord, l’Aragon refuse le transvasement de l’Ebre ou de ses affluents (comme le Segre) vers la région valencienne ou la Catalogne. «N’y comptez même pas !» a lancé le président aragonais Marcelino Iglesias à son alter ego catalan José Montilla. Il est vrai que l’Aragon réserve les eaux de l’Ebre à l’irrigation et… à une ville-champignon qui va pousser dans le désert de Monegros (près de Saragosse). Une sorte de Las Vegas, avec 32 casinos, des hôtels, des terrains de golf… |
Le 5/04/08
COSTA RICA • Le tourisme vert et ses limites
source : Courrier international
Le Costa Rica est souvent cité en exemple en matière d'écotourisme.Mais celui-ci profite-t-il aux populations locales et à l'environnement ?
Le britannique The Guardian est allé en reportage à La Fortuna, dans le nord du pays.
Un peu plus loin, les trombes d'eaux rugissantes dévalent la paroi abrupte sur 70 mètres. Nous nous tenons sur une plateforme d'observation en bois, construite par un groupe associatif local, l'Association de Desarollo La Fortuna, responsable des chutes de La Fortuna au Costa Rica. Carlos, directeur de l'association, a contribué à mobiliser des paysans de la région pour rendre cet ancien terrain public de 15 hectares à son état originel de forêt tropicale.
Depuis 1980, les recettes des billets d'entrée à 6 dollars (4 euros) vendus aux touristes pour pénétrer dans cette "forêt de transition" ont permis de construire une route d'accès au site ainsi qu'un parking, des toilettes, un café et une boutique de souvenirs. "Mais nous ne faisons pas de publicité, explique Carlos, car nous ne voulons pas être submergés de visiteurs – nous en recevons déjà entre 200 et 300 par jour."
A une demi-heure au nord de La Fortuna, où que le regard se tourne, il est attiré par le cratère frémissant de l'Arenal.
A l'ombre du cône parfait de ce volcan actif s'étire le plus grand lac artificiel du pays. Juste à côté du barrage hydroélectrique qui lui a donné naissance, un réseau de ponts suspendus permet aux touristes de traverser la forêt tropicale au-dessus de la cime des arbres.
"J'ai cultivé cette terre pendant vingt-deux ans, confie Carlos en me conduisant vers sa ferme. J'avais quelques têtes de bétail et je cultivais des noix de macadamia, mais ce n'était pas rentable et je savais que je participais à la détérioration de l'environnement. Il y a deux ans, j'ai décidé de bâtir deux chalets écologiques. Depuis, mon exploitation prend de la valeur de jour en jour." Carlos craint toutefois que les retombées financières des activités touristiques ne donnent de mauvaises habitudes à la communauté. "La banque nous pousse à nous agrandir, mais nous devons être prudents. Nous ne voulons pas voir débarquer des cars entiers de touristes !"
Mais tout le monde ne partage pas cette vision à La Fortuna. Arenal Mundo Aventura est un "parc tropical écologique" créé par un homme d'affaires local, également propriétaire de Luigi's, le plus grand hôtel au centre de La Fortuna. Le parc propose notamment l'observation d'une volière de papillons protégée sous des filets, des balades à cheval, de l'escalade et un village maleku, "construit dans la plus pure tradition par une tribu indigène".
Sur le parking d'Arenal Mundo Aventura, j'enfourche un cheval plutôt émacié, et nous filons sur un sentier qui serpente entre un torrent et le village maleku. "Cet endroit est une excellente affaire pour le propriétaire, confie l'un des guides. Nous recevons environ 70 touristes par jour ici, surtout des groupes. Les guides qui travaillent ici ont un salaire mensuel de 170 euros par mois, que le propriétaire a rentabilisé en trois jours d'exploitation, à peu près." Il ajoute qu'il est prévu de construire un spa, une station d'altitude et un terrain de golf.
Ici ou là, la notion d'écotourisme prend un sens très différent. Faut-il ouvrir au tourisme les biotopes les plus fragiles de la planète ? Ne vaudrait-il pas mieux que ces endroits ne restent accessibles qu'à une poignée de scientifiques et aux communautés indiennes pour mieux les protéger ? "La croissance massive du secteur de l'écotourisme inquiète les biologistes", affirmait en 2004 un rapport de [l'hebdomadaire scientifique britannique] New Scientist. "De plus en plus d'indices indiquent que nombre d'animaux réagissent mal à la présence de touristes dans leur biotope. Sur le long terme, l'impact des touristes pourrait compromettre la survie même des espèces animales qu'ils viennent admirer."
Avant de quitter le Costa Rica, je rencontre Diego Bermudez, président du syndicat des guides touristiques costaricains, qui enseigne à l'Institut professionnel du Costa Rica. Lui non plus ne cache pas son inquiétude : "Beaucoup de parcs dépassent le nombre maximum de visiteurs qu'ils sont autorisés à recevoir chaque jour. Il y a dix ans, je voyais cinq couples de quetzals [l'un des oiseaux les plus précieux de la région] par jour dans certains parcs. Aujourd'hui, je dois marcher des heures pour les trouver. Ce n'est pas aux touristes qu'il faut le reprocher – ils ne traversent pas les océans pour le plaisir de détruire nos écosystèmes. Mais nous devons nous doter d'une déontologie pour les entreprises qui font venir des gens ici."
Repères
• Le Costa Rica s'est acquis une réputation pour sa biodiversité – 5 % des ressources mondiales totales, pour un territoire ne couvrant que 1,1 % de la planète –, la richesse de ses écosystèmes, qui déclinent pas moins de six types de biotopes différents. Le pays accueille chaque année près de 1,5 million de touristes – chiffre que le gouvernement espère doubler d'ici à 2012. Beaucoup d'entre eux passent par le village de La Fortuna, cité dans l'article ci-contre : il est idéalement situé pour rayonner vers de nombreux sites du nord du pays.
• En écologie, un biotope est un ensemble d'éléments caractérisant un milieu déterminé et uniforme qui héberge une flore et une faune spécifiques (celles-ci sont appelées biocénose). Ensemble, le biotope et la biocénose constituent un écosystème.
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Le 5/04/08
Boeing teste un avion à pile hydrogène
source : L'Expansion.com avec AFP
Le constructeur américain Boeing a annoncé jeudi en Espagne avoir fait voler un avion propulsé par pile à hydrogène, une première pour cette énergie plus écologique que le kérosène, mais dont l'utilisation pour le transport de passagers n'est pas pour demain.
"Pour la première fois de l'histoire de l'aviation, Boeing a fait voler un avion habité propulsé par une pile à hydrogène", s'est réjoui John Tracy, directeur des technologies du constructeur, lors d'une conférence de presse au centre de recherche du groupe à Ocaña (centre de l'Espagne). Affirmant que c'était une première, il a salué "une réussite technologique historique (...) pleine de promesses pour un futur plus vert".
Le petit appareil à hélice, d'une envergure de 16,3 mètres, pour une longueur de 6,5 mètres et un poids d'environ 800 kilos (sans le pilote) a volé une vingtaine de minutes à une altitude d'environ 1.000 mètres avec un pilote à son bord dans le ciel de Castille-la-Manche.
Le petit appareil de couleur blanche et prévu pour deux personnes côte à côte, "ne fait pas de bruit" selon le directeur du centre, Francisco Escarti.
Il a décollé en se servant à la fois d'une batterie au lithium et d'une pile à hydrogène, jusqu'à atteindre l'altitude de 1.000 mètres.
Ensuite, le pilote a coupé la batterie et a volé uniquement avec la pile. Les piles à hydrogène, ressemblant à deux grosses batteries de voiture couvertes de micro-processeurs, sont calées dans le bloc moteur. |
Le 4/04/08
Des caddies à l'ombre des panneaux solaires
source : enerzine.com
Depuis février 2008, Conergy France équipe le centre commercial Saint-Aunès (34)
de 5 472 panneaux solaires photovoltaïques
Un projet présenté comme la centrale la plus puissante jamais installée en France.
L’installation solaire sera intégrée aux 12 toits en bois abritant le parking du centre commercial E.Leclerc de Saint Aunès, près de Montpellier.
Réunis autour de Sunvie - le monteur du projet- les acteurs financiers et techniques (Energie +, TopBis et JP Fauché) ont opté pour les solutions proposées par Conergy :
Les modules offrent un rendement de 14,2%, pour une production annoncée de 1,42 GWh/an, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de plus de 400 familles (Sur la base de 3 500 kWh/an hors chauffage). Ils seront associés aux onduleurs haute performance SMA.
Ces 5 472 panneaux solaires bénéficieront des structures d’intégration Conergy SolarDelta, visant à garantir étanchéité et harmonie esthétique.
Ces ombrières, en préservant la fraîcheur des voitures, limiteront la pollution générée par la climatisation tout en produisant de l'électricité. Celle-ci permettra, selon Conergy, une économie annuelle de plus de 1 655 t de Co2 (équivalant à environ 550 voitures (Sur la base de 3 t /an de Co2 par voiture.)
Avec 1,1 MWc de capacité, cette centrale photovoltaïque est présentée comme la plus grande de France métropolitaine. Elle permet notamment, selon l'entreprise, de faire "[sortir] l'énergie solaire de son milieu spécialisé" et de "[rentrer] dans le quotidien concret des français"
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Le 4/04/08
L'Aéroport de Paris confirme son projet de géothermie
source :enerzine.com
Aéroports de Paris (ADP) a initié un vaste programme d’économies de ses consommations énergétiques internes.
En effet, le groupe espère passer de - 20% d'économies d'énergie par passager d’ici 2020 à - 40% d’ici 2040.
Outre l'application de la démarche HQE à son nouveau quartier d’affaires Coeur d’Orly, ainsi qu’aux terminaux 2G et S4 à Paris-Charles de Gaulle, la conclusion d'une étude pour l’installation d’une centrale géothermique sur l’aéroport Paris-Orly s'est révélée positive, tant sur la partie technique que sur la viabilité économique du projet.
Ce projet d'un montant de 11 millions d'euros devrait débuter l'année prochaine.
Le fonctionnement est le suivant : de l'eau chaude à plus de 70 degrés jaillira d'un premier forage situé à 1 700 m sous-terre afin d'alimenter le circuit de chauffage de l'aéroport avant d'être réinjectée dans un deuxième forage de même profondeur.
Le système géothermique une fois en place, sera en mesure de restituer 250 m3 d'eau par heure à une température avoisinante les 45 degrés, et permettra ainsi de répondre à 1/3 des besoins de l'aéroport d'Orly en matière de chauffage.
Grâce à cet investissement, l'ADP espère pouvoir économiser 7 000 tonnes de CO2 par an (soit 35 %) sur les 20 000 tonnes dégagées actuellement par le système de chauffage au gaz.
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Le 3/04/08
Consommer
source : ministère
Les conseils de base pour devenir un écocitoyen
Habitat :
Savoir s’isoler : je veille à l’isolation de mon logement. En installant par exemple du double vitrage, je peux économiser jusqu’à 10% de ma facture de chauffage.
Attention à la peinture : j’achète des peintures qui portent le label écologique européen ou l’écolabel NF-Environnement. Elles ont des impacts réduits sur l’environnement.
Energie :
Respecter l’étiquette : je tiens compte de mes étiquettes énergie pour mes achats d’appareils électroménagers, de voiture ou de logement et je réalise des économies d’énergie.
Changer ses ampoules : j’achète des ampoules fluo compactes, car elles consomment cinq fois moins d’énergie et durent 8 fois plus longtemps qu’une ampoule à incandescence.
Déchets :
Tout est dans la boîte : pour réduire mon volume de déchets, je choisis les éco-recharges, les produits concentrés, les formats familiaux, et les produits en vrac ou au détail.
Trop de mauvaise impression : à la maison comme au bureau, je réfléchis avant d’imprimer un document.
Transport :
Tous les moyens ne sont pas bons : je choisis le moyen de transport le mieux adapté à mes déplacements en privilégiant les transports en commun et le covoiturage.
Un auto-contrôle obligatoire : lorsque j’achète une voiture neuve j’ai le souci de la choisir la moins polluante possible, vérifiant l’étiquette « consommation et émission de CO2 » obligatoirement apposée sur le véhicule. Je bénéficie du bonus écologique si ma voiture n’émet pas plus de 130g de CO2 / km.
Aliments :
Raisonner saisons : je consomme des produits de saison. Ils sont plus savoureux, moins chers et nécessitent ni longs transports ni serres chauffées, coûteux en énergie.
Chercher l’info : je lis les étiquettes, je cherche les informations environnementales et je privilégie les produits avec un écolabel, les produits bio ou issus du commerce équitable.
Vacances :
Devenir caméléons : je pratique le tourisme durable-solidaire et responsable en respectant l’authenticité culturelle des communautés qui m’accueillent.
Rien à jeter : quel que soit mon lieu de vacances (plage, montagne, zones naturelles..) je ne perds pas mes bonnes habitudes et je ne jette pas mes déchets n’importe où.
Eau :
Préférer « l’eau maison » : je bois l’eau du robinet. Elle coûte 100 à 300 fois moins cher que l’eau en bouteille et il s’agit du produit alimentaire le plus surveillé en France.
Eviter le haut débit : j’utilise des économiseurs d’eau fixés sur les robinets pour économiser jusqu’à 40% d’eau.
Nature :
Rien ne doit disparaître : je respecte la nature ; je n’achète pas de plantes ou d’animaux en voie de disparition et ne rapporte pas de mes voyages d’objets qui contribuent à faire disparaître certaines espèces.
Cultiver ses ressources : j’utilise des engrais naturels d’origine végétale ou animale qui enrichissent la terre et nourrissent les plantes sans danger pour les insectes et les oiseaux.
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Le 3/04/08
Un cimentier échoué sur l'île de Porquerolles
source :liberation.fr
PLUS DE PEUR QUE DE MAL !!!
Le vraquier maltais Natissa a heurté des rochers de la côte varoise dans la nuit de lundi à mardi pour des raisons encore inconnues.
Le navire Natissa, battant pavillon maltais, effectuait la liaison Nice-Lyon avec à son bord 1.400 tonnes de ciment lorsqu'il a heurté des rochers au sud-est de l'île de Porquerolles (département du Var) vers 0h30 la nuit dernière, provoquant une inondation locale dans une partie du vraquier.
Les raisons de l'accident restent encore inconnues. Cette nuit là, les conditions météorologiques n'étaient pas mauvaises, selon le Centre régional opérationnel de sauvetage et de secours en Méditerranée (Crossmed).
Aucun des sept membres d'équipage du navire n'a été blessé. Les marins sont toujours à bord.
Ajoutant qu'aucune pollution n'avait été constatée, la préfecture maritime a toutefois dépêché sur zone les remorqueurs Abeille Flandre et Ailette, la vedette de gendarmerie maritime Argens ainsi qu'une équipe du groupement de plongeurs démineurs de la Méditerranée pour procéder à une inspection de la coque ce mardi.
Posé sur des rochers, le cimentier de 81 mètres de long ne risque pas le naufrage mais la partie avant de la coque a été enfoncée.
L'évaluation de la situation, dès mardi après-midi, par la société d'assistance maritime privée « la Smit » dépêchée par l'armateur, devrait permettre de procéder au renflouement : soit par un remorquage direct si la coque est en bon état, soit par le retrait total de la cargaison de ciment afin d'alléger le navire.
Le navire a été sorti de son mauvais pas ce mercredi aprés midi n'occasionnant aucune polution
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Le 2/04/08
L’Assemblée entame le débat sur les OGM
source :20minutes.fr
Les députés ont entamé, mardi après-midi, le débat sur le projet de loi sur les OGM, défendu par le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier.
Les députés ont entamé, mardi après-midi, le débat sur le projet de loi sur les OGM, défendu par le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier.
«Prenons garde de ne pas décourager davantage les laboratoires et les entreprises, publics et privés, qui ont besoin d'un cadre lisible sécurisé et clair pour bâtir l'avenir», a insisté le ministre en préambule.
460 amendements
«Nulle part il n'est écrit que les céréales doivent être américaines, les biocarburants brésiliens ou la recherche, indienne ou chinoise, et que la facture doit être seulement européenne», a-t-il déclaré sous les applaudissements. La loi sur les OGM doit «préciser les règles d'une meilleure coexistence» des organismes génétiquement modifiés avec les autres formes d'agriculture, a-t-il assuré.
Mais le projet de loi est controversé sur les OGM: pas moins de 460 amendements ont été déposés.
Le député Verts Noël Mamère, qui siège au groupe GDR (Verts-PCF), avait assuré lundi qu'un vote solennel serait demandé, soulignant que chaque député devait «prendre sa responsabilité devant la société, devant nos enfants». Une hypothèse écartée mardi, même si une demande de vote solennel peut encore être présentée durant les travaux, selon l’AFP.
L'examen des articles et des amendements devrait débuter mercredi après-midi et les travaux s’achever vendredi soir (éventuellement), soit un jour de plus que prévu.
Le 8 février, les sénateurs avaient adopté une version remaniée de ce projet de loi controversé considéré comme le premier test législatif du Grenelle de l'environnement, qui garantirait en l'état le «droit de produire avec ou sans OGM» sans cependant répondre aux difficultés de coexistence avec les cultures conventionnelles.
La gauche votera contre
Les groupes PS et GDR ont déjà annoncé qu'ils voteraient contre le projet de loi, sur lequel le député UMP François Grosdidier a revendiqué «une liberté de vote».
Les Verts ont demandé mardi aux députés d'«écouter les Français plutôt que les lobbies des multinationales semencières américaines» rappelant que «différents sondages montrent que plus des deux tiers des Français rejettent les OGM». De son côté, la LCR «rejette ce projet de loi qui légifère en faveur des groupes semenciers et criminalise les faucheurs volontaires», affirme l'organisation d'Olivier Besancenot dans un communiqué. «La LCR appelle à la vigilance et à la mobilisation».
Des «pressions», selon le rapporteur du texte, le député UMP Antoine Herth. «Le lobbying le plus souvent initié par les anti-OGM a pris des proportions rarement atteintes dans ces murs. Je dis la vérité et toute la vérité», a-t-il dénoncé mardi en ouverture du débat. «Même si je comprends ces inquiétudes, je suis surpris de l'ampleur des pressions dont nous faisons l'objet, qui frisent parfois les tentatives d'intimidation», a-t-il poursuivi.
Samedi, des manifestations «pour le droit de produire et consommer sans OGM» ont eu lieu dans plusieurs villes, à l'appel d'un collectif d'associations et syndicats, dont Greenpeace, Attac, les Amis de la Terre, les Faucheurs volontaires, la Confédération paysanne et la Fédération nationale de l'agriculture biologique.
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Le 1/04/08
«Avec les catastrophes à venir, le business devra changer»
source :liberation.fr
Rajendra Pachauri, Nobel de la paix et patron du Giec :
’Indien Rajendra Pachauri est président du Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, co-prix Nobel de la paix 2007, aux côtés d’Al Gore.
Par l’intensification de ses flux commerciaux, la mondialisation accélère-t-elle le changement climatique ?
Tout dépend. Elle peut-être positive si elle permet l’échange et la promotion de technologies propres. Elle peut pousser des pays du Nord à faciliter l’adoption, par exemple au Sud, de climatiseurs plus économes, de matériaux de construction plus verts, d’énergies plus propres. Mais la mondialisation peut s’avérer négative quand elle permet de trouver sur les étalages européens, en plein hiver, des framboises du Chili. Toute croissance n’est pas forcément bonne.
Mais c’est la loi de l’offre et de la demande, non ?
Elle n’est pas bonne quand elle permet de rayer l’impact du coût carbone du produit ! La seule solution consiste à fixer un prix au carbone, via une taxe par exemple. Quand le bilan carbone sera intégré dans les prix des marchandises et des biens et services, on connaîtra le vrai, le juste prix, y compris celui des dommages collatéraux faits à l’environnement. Et là, ce sera dissuasif…
La Tata Nano, voiture bon marché destinée à inonder le marché indien, montre-t-elle que développement et lutte pour l’environnement sont inconciliables ?
Cette voiture tient du cauchemar, syndrome du fiasco des politiques de transport public. Les pays en développement ou émergents sont imprégnés par les images de prospérité des pays riches. Leur imaginaire baigne dans la consommation, la culture occidentale ; difficile de changer ces modèles-là. D’autant que la croissance a permis à une partie de cette population d’avoir les moyens de changer de niveau de vie. Il faut pourtant faire comprendre que le contexte global a changé. Que les vieux paramètres d’une croissance tirant le développement ne suffisent plus. Qu’il faut changer de curseur de compréhension du monde, sauf à faire porter un fardeau insupportable à la Terre. Que les citoyens des pays développés changent aussi leur comportement consumériste.
Comment aller vers cette rupture de civilisation ?
En mangeant moins de viande, au bilan carbone énorme. En favorisant le transport public, dont les gains seront positifs, à terme, sur la santé publique. En ayant conscience des cataclysmes à venir avec la montée des océans, le péril des guerres de l’eau. En créant dès à présent des emplois dans la mitigation [l’atténuation des dommages par la prévention, ndlr], sauf à risquer de perdre 3 % de croissance mondiale en 2030 ! On doit agir sur tous les fronts.
Le «greenwashing», la récupération du credo écolo par les firmes, vous agace-t-il ?
La seule réponse à apporter passe par la société civile. Elle doit jouer un rôle de vigie, de veille, et dénoncer les firmes qui se servent de l’environnement sans modifier leur comportement. En parlant «vert» en communiquant «vert», les entreprises exposent leur image, leur réputation, leur histoire. Aux ONG, à l’opinion publique, aux médias de les fustiger lorsque ce ne sont que des mots. Quand des pétroliers, comme British Petroleum, allouent une partie de leurs ressources vers les énergies vertes, il faut les encourager. Quand d’autres ne font rien, à part tenter de torpiller tout accord international sur le climat, il faut le dénoncer.
Vous ne préférez pas des normes contraignantes à du volontarisme ?
Non. Je crois davantage à la prise de conscience, à l’image de Global Compact, où des entreprises et ONG travaillant avec les Nations unies. Les gouvernements ne peuvent pas tout faire. Et on ne peut pas revenir à l’époque d’une sorte de communisme où l’Etat déciderait de tout, où la bureaucratie régnerait en maître. Je crois plus à la prise de conscience : pendant les guerres, les comportements se modifient. Avec les catastrophes annoncées, le monde du business devra changer lui aussi. L’avenir est à ceux qui anticiperont la civilisation «low carbon»…
On vous a peu entendu sur le nucléaire…
La solution n’est pas simple. Certains pays peuvent se doter de cette source d’énergie, d’autres pas. Le nucléaire n’est ni la solution universelle ni la panacée. Pour la première fois, le Giec en a parlé : on ne peut ignorer cette technologie. Mais il faut enfin en comprendre les risques et les incertitudes.
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