|
|
Le 31/05/08
Grand nettoyage de printemps : mode d'emploi version écolo
source :Metrofrance.com
Les beaux jours reviennent, c'est le moment de faire un peu le vide chez soi. Sans polluer la planète.
Votre appartement sent le renfermé ? Les rayons de soleil font ressortir toute la poussière accumulée dans votre maison ? La solution, c'est un grand nettoyage de printemps.
Nos 7 conseils pour faire le propre dans sa maison sans trop polluer.
1. Trier ses vêtements d'hiver avant de ressortir ses tenues légères
2. Retourner son matelas et laver sa couette
3. Chasser les poussières...
4. ... et les fuites
5. Faire le point sur l'électricité
6. Nettoyer les sols en profondeur
7. Aérer au maximum
1. Premier réflexe
faire le tri dans ses vêtements d'hiver entre tout ce qui a "vécu", ce qui sera toujours d'actualité l'année prochaine et ce qui mérite un détour par le pressing (comme son manteau par exemple).
Pour certains vêtements un peu usés, un petit détour par la case "couture" pour réparer un accroc ou remettre un bouton suffira amplement à le rendre apte à passer une année supplémentaire. Economique... et écologique puisqu'on jette moins. Une fois le tri réalisé, il ne reste plus qu'à ranger tous ses vêtements chauds pour la durée de l'été et à ressortir les tenues légères.
2. Un lit propre
Du côté du lit, il faut penser à retourner le matelas. C'est l'occasion de l'aérer et de le secouer pour enlever la poussière, le mieux étant de le laisser dehors une journée. Si ce n'est pas possible, un petit coup d'aspirateur des deux côtés sera bénéfique. Même chose pour la couette qui a besoin d'être nettoyée régulièrement pour lutter contre les acariens. Un petit tour à la laverie automatique près de chez soi avec des noix de lavage ou une lessive écologique fera l'affaire. Et pour le séchage, pourquoi ne pas profiter du soleil au balcon ou dans le jardin ?
3. Chasser les poussières
Un coup d'aspirateur et de chiffon partout dans la maison ne sera pas un luxe. Et pour ce nettoyage de printemps, tous les coins et recoins doivent être visités. Le dessus des placards, le dessous de l'évier, les plinthes et interrupteurs, les lustres, les radiateurs, les bibliothèques... rien ne doit être laissé au hasard.
L'utilisation d'un simple bout de tissu en coton est suffisant pour faire office de chiffon. Et comme produit dépoussiérant, optez pour un produit écologique non allergène ou créer vous-même votre produit en mélangeant de la cire d'abeille et des huiles essentielles pour l'odeur.
4. Chasser les fuites
Passer partout dans la maison est une bonne opportunité pour identifier d'éventuelles fuites d'eau. En passant l'aspirateur dans les recoins, autant en profiter pour jeter un coup d'oeil sur les tuyaux et s'assurer qu'aucune trace humide n'est apparue et qu'aucun robinet ne goutte (ce qui correspond en moyenne à 120 litres d'eau gaspillés par jour).
Si c'est le cas, tentez la réparation minute ou direction un magasin de bricolage pour changer la pièce usagée. Par la même occasion, pourquoi ne pas en profiter pour installer des aérateurs d'eau. Pour un coût moyen de 10 euros environ, cet embout, qui injecte de minuscules bulles d’air dans l’eau en sortie de robinet, permet de réduire le débit d’eau de 30 à 40%.
5. Un point sur l'électricité
Pour limiter sa consommation d'électricité, il faut s'imposer un dépoussiérage régulier des convecteurs (meilleur transfert de la chaleur) mais aussi dégivrer son réfrigérateur tous les trois mois. Un nettoyage complet de celui-ci avec du jus de citron ou de l'eau vinaigrée est fortement conseillé pour ce nettoyage de printemps. Si vous avez accès à la grille située à l'arrière du frigo, un petit coup de chiffon lui fera le plus grand bien car le compresseur sera moins sollicité.
Dans le même ordre d'idée, c'est l'occasion de prendre son courage à deux mains et de nettoyer manuellement son four pour éviter au maximum les pyrolises, très gourmandes en électricité. Là encore, de l'eau vinaigrée et beaucoup d'huile de coude sont recommandées.
6. Un nettoyage écologique pour ses sols
Optez pour des produits écologiques pour nettoyer vos sols. De la cire d'abeille écologique ou de l'huile de lin pour les parquets, de la pierre d'argile pour les carrelages et salles de bain. C'est un excellent nettoyant naturel, particulièrement efficace contre les traces d'eau et de tartre et pour faire les vitres. Enfin, pour donner de l'éclat à son carrelage, un peu de vinaigre blanc.
7. Faire circuler l'air
Pour venir à bout des des mauvaises odeurs mais aussi et surtout faire disparaître tous les produits toxiques volatiques qui se sont accumulés dans l'air confiné de votre appartement ou de votre maison, une seule solution : aérer. C'est simple, parfaitement écologique et cela permet d'assainir considérablement son environnement. Dès qu'il fait beau et suffisamment chaud, il ne faut pas hésiter à ouvrir en grand ses fenêtres et à faire circuler l'air.
- BON COURAGE -
|
Le 30/05/08
Le principe "pollueur-payeur" entre dans le droit français
source :Lemonde.fr
Les sénateurs ont adopté, mercredi 28 mai, le projet de loi sur la responsabilité environnementale (LRE)
Présenté en urgence par le gouvernement. Ce texte dont chaque Chambre ne fera par conséquent qu'une lecture est une transposition d'une directive européenne de 2004.
La France aurait dû se mettre en conformité avec celle-ci au plus tard le 30 avril 2007. Menacé d'une amende par la Commission européenne, Paris a voulu se mettre en règle avant de prendre la présidence de l'Union, le 1erjuillet. Au risque de se voir accuser d'avoir escamoté le débat, par des élus de la majorité comme de l'opposition.
La nouvelle loi donne corps au principe "pollueur-payeur", introduit dans la Charte de l'environnement en 2005. Elle prévoit qu'une entreprise reconnue responsable de graves dommages à l'environnement devra désormais financer les mesures de prévention ou de réparation des dégâts, lesquels étaient jusqu'alors, le plus souvent, à la charge de l'Etat.
La loi place sous sa protection les espèces et les habitats protégés, les eaux de surface et les sols qui pourraient être pollués par toute activité industrielle, à l'exception du transport d'hydrocarbures et du nucléaire, couverts par des conventions internationales.
"Le temps de l'impunité en matière d'atteintes à la nature est désormais révolu, la loi sur la responsabilité environnementale est un levier puissant pour améliorer les comportements", s'est félicitée la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.
|
Le 29/05/08
GAZ A EFFET DE SERRE Les ministres du G8 s'engagent
source :Nouvelobs/AFP
Ils souhaitent réduire de 50% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, estimant que les pays industrialisés doivent prendre les devants dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Les ministres de l'Environnement du G-8 réunis au Japon ont fait part, lundi 26 mai, de leur "volonté politique" d'aller vers une réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, estimant que les pays industrialisés se devaient de prendre les devants dans la lutte contre le réchauffement climatique.
L'annonce des dirigeants des principaux pays développés n'a en revanche pas fixé d'objectifs de réduction pour 2020.
La déclaration, censée préparer le terrain pour le sommet du G-8 en juillet au Japon, précise qu'il est de la responsabilité des pays riches de montrer l'exemple en terme de diminution des émissions de gaz carbonique et d'inciter les pays en développement à les suivre en leur fournissant un aide financière et technologique.
Engagement
Mais les ministres n'ont pas mentionnéla recommandation de la communauté scientifique d'une réduction de 25% à 40% des émissions d'ici 2020. Les pays européens, les Nations unies et les organisations environnementales s'étaient prononcées pour un engagement en ce sens, soutenant qu'éviter le sujet pourrait mettre en péril les négociations en cours pour un nouvel accord international contre le réchauffement climatique, qui sont censées aboutir d'ici la fin 2009.
"Sans un objectif intermédiaire obligatoire pour les pays industrialisés, il sera très difficile d'obtenir un accord à temps", a déclaré le secrétaire d'Etat allemand Matthias Machnig. Il a cependant estimé que les ministres réunis à Kobe avaient "fait un pas ici aujourd'hui -un petit pas, mais un pas important".
20% d'ici 2020 pour l'UE
L'Union européenne s'est engagée à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 20% d'ici 2020, et de porter cette proportion à 30% si d'autres pays industrialisés s'engagent également sur cette échéance à moyen terme. Les Etats-Unis n'ont pas pris un tel engagement, exigeant pour ce faire que la Chine et l'Inde, entre autres, les suivent dans leur démarche afin de ne pas fausser la concurrence économique. (AP)
|
Le 28/05/08
Le Tournoi de Roland Garros pleinement responsable
source :enerzine.com- FFT - MEDAD
A l’occasion de Roland Garros, la Fédération Française de Tennis (FFT) souhaite engager une réflexion sur une démarche de développement durable, innovante, responsable et légitime dans son rôle de fédération, délégataire d’une mission de service public.
Au travers de la signature de cette charte, la fédération s’engage à promouvoir une démarche à moyen et long terme visant à réduire l’impact environnemental du Tournoi de Roland-Garros, de lui associer une dimension écologique mais également de lui assurer sa pérennité.
Au delà de cet événement, la Fédération souhaite promouvoir le développement d’une politique d’amélioration continue des pratiques environnementales au travers d’actions à long terme comme la réalisation en 2009 d’un bilan carbone, et la systématisation du tri sélectif et du recyclage des déchets. L’extension du stade Roland Garros se fera par ailleurs dans le souci du respect des normes de haute qualité environnementale (HQE).
Enfin, la FFT souhaite développer sa démarche environnementale auprès des 36 ligues de tennis, des 86 comités départementaux et des 8500 clubs qui gèrent le quotidien des 1 100 000 licencié(e)s.
Jean-Louis Borloo et Christian Bimes ont notamment lancé à Roland-Garros l’opération "balle jaune" qui consiste à collecter les balles usagées pour les recycler. Toutes les balles récupérées seront reconverties en sols sportifs qui, dans le cadre de cette opération, seront mis à disposition d’enfants en difficulté via l’association "Premiers de cordée".
Le dispositif durant le tournoi
Transport
- Mise à disposition par Peugeot, Partenaire officiel des Internationaux de France, d’un parc de véhicules faiblement émetteurs de CO² et de véhicules hybrides.
- Formation des chauffeurs à une conduite pluséconome. Valorisation des modes de transport ''doux'' (vélo, marche à pied, rollers, etc.) auprès du public, tout en favorisant l’utilisation des transports en commun.
- Aménagement de parkings à vélos.
Collecte et tri des déchets
- Installation de conteneurs-compacteurs de canettes.
- Récupération du papier, des piles, des tubes fluorescents pour l’éclairage.
La marque Roland-Garros
- Réflexion sur la réduction du nombre d’emballages.
- Utilisation systématique d’emballages et de sacs plastique recyclables.
- Intégration de critères environnementaux dans toutes les étapes de la fabrication des vêtements de la marque Roland-Garros.
Communication
- Utilisation de papier recyclé pour certaines publications traditionnellement consommatrices de grandes quantités de papier : Le Magazine de Roland-Garros, Le Quotidien officiel, le Guide des médias, et toutes les informations à destination des médias publiées sur support papier.
Développement de la billeterie électronique
Sensibilisation du public
- Information sur les engagements pris par la FFT concernant l’environnement.
- Sensibilisation pour adopter, à l’intérieur et à l’extérieur du stade, les bons gestes environnementaux et les comportements écocitoyen |
Le 27/05/08
Voyage dans les jardins et les parcs
source :Europe1.fr
La 6e édition du "Rendez-Vous aux Jardins" dont le thème est cette année "le voyage des plantes", permettra du 30 mai au 1er juin de découvrir quelque 2.000 parcs et jardins en France. Pour l'occasion, de nombreux sites seront exceptionnellement ouverts au public.
Le 6e "Rendez-vous aux jardins" aura lieu le week-end du 30 mai. La manifestation, lancée vendredi par la ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel, met cette année l'accent sur les plantes "qui ont toujours été de grandes voyageuses", depuis la plus haute antiquité, venant d'Orient, des Amériques, du Pacifique (etc.) : tulipes d'Orient, roses de Damas, arbres de Judée ou érables du Japon.
Ce rendez-vous "met en lumière un patrimoine qui n'est pas suffisamment connu et permet de valoriser les métiers de passion" que sont les métiers de ce secteur, a indiqué la ministre lors d'une conférence de presse dans les jardins du musée du quai Branly. La ministre a affirmé que plus de 2.000 parcs et jardins étaient aujourd'hui protégés au titre des monuments historiques, et qu'une "centaine de chantiers" de restauration avaient été mis en oeuvre en 2007.
Animations, expositions, concerts, ateliers, promenades et ouvertures jusqu'au crépuscule (samedi sur certains sites) seront organisés pendant le week-end. Le vendredi est plus spécialement dévolu aux scolaires. Le programme complet peut être découvert sur le site internet www.rendezvousauxjardins.culture.fr.
|
Le 27/05/08
Loisirs - Un week-end au vert pour fêter la nature
source :France-soir.fr
Pour la deuxième année de rang, une célèbre chaîne de magasins organise la Fête de la nature.
L’agréable peut aisément se concilier avec l’utile, voire avec le rentable. La preuve, la chaîne de magasins Nature et Découvertes organise, aujourd’hui et dimanche, la deuxième édition de sa Fête de la nature. Au programme : des balades, des animations pour petits et grands, la promesse d’une « découverte de la biodiversité » et de « poser les yeux sur la nature ».
Albert de Monaco en vedette
En point d’orgue des activités proposées sur toute la France, un festival est organisé sur l’île Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux avec le soutien actif du département des Hauts-de-Seine. Plusieurs conférences sont annoncées « Comment sensibiliser nos enfants à l’environnement », « La nature en ville » ou « Les rapaces ».
Des interventions de personnalités sont prévues « en multiplex » et « en différé » (en clair la diffusion d’enregistrements vidéo sur grand écran) avec, en vedettes, Nicolas Hulot, Allain Bougrain-Dubourg, Hubert Reeves et même, le digne représentant d’une espèce protégée : Son Altesse Sérénissime le prince Albert II de Monaco. A cette occasion seront dévoilés les très attendus résultats d’une « enquête sur les moineaux » conduite par le Centre ornithologique d’Ile-de-France et la Ligue de protection des oiseaux. Autres activités du festival, des concerts de sons de la nature, des spectacles et des ateliers « pour apprendre les gestes simples en faveur de la protection de l’environnement ». Grenelle, quand tu nous tiens.
Parallèlement, une centaine de sorties gratuites sont proposées partout en France, de la balade naturaliste aux jeux de pistes. L’appel de la nature est simple comme un clic sur le mulot puisqu’il suffit, pour réserver ses places, de se connecter au site Internet des magasins qui sentent bon.
Exceptionnellement ouvert au public
Les guides de Nature et Découvertes sont mobilisés pour accompagner les visiteurs au sein de réserves et dans certains lieux « interdits au public ». On pourra ainsi découvrir le marais de Malakoff, sa faune et sa flore, qui s’étend sur dix-sept hectares à deux kilomètres de Nantes, habituellement fermé au public. Attention toutefois à ne pas rater l’événement puisque le marais ne sera accessible qu'aujourd'hui de 10 heures à midi. Même créneau horaire serré pour écouter les chants d’oiseaux et comprendre la complexité de leur reproduction sur l’écosite de Bourgailh, près de Pessac, en Gironde, toujoursaujourd'hui de 9 heures à 12 heures. Un autre espace naturel est exceptionnellement ouvert au public pour s’émerveiller devant la biodiversité qui renaît sur le talus des Milons à Saint-Cloud en banlieue parisienne, mais uniquement de 14 heures à 14 h 45, puis de 15 heures à 15 h 45 et enfin de 16 heures à 16 h 45,aujourd'hui et dimanche. Comme quoi, la nature peut aussi adopter des horaires d’administration.
Mais ne boudons pas notre plaisir, l’initiative de Nature et Découvertes est louable et bien plus épanouissante qu’un week-end devant la télévision.
A LA DECOUVERTE DES PETITES ET GROSSES BÊTES
Parmi les nombreuses activités proposées dans le cadre de la Fête de la nature, plusieurs offrent l’opportunité de partir à la rencontre d’espèces que le citadin n’a guère l’occasion de croiser.
Les chauves-souris de Moselle
Même le légendaire Batman n’a pas réussi à les rendre sympathiques, sans doute parce qu’elles sont si mal connues. Rendez-vous à ne pas rater, donc, à Plappeville en Moselle, où vous êtes conviés, à la tombée de la nuit, à observer les chauves-souris en chasse et à écouter leurs ultrasons grâce à des appareils spéciaux (également en vente dans les magasins Nature et Découvertes bien sûr). Samedi de 21 heures à 23 h 30. Après, les petits vampires vont se coucher.
Les marmottes des Pyrénées
Chut ! Elles sont très craintives. Partez sur les chemins de la superbe vallée d’Aspe, au cœur des Pyrénées-Atlantiques, à la rencontre des marmottes. Rendez-vous dimanche à Bedous, de 9 heures à 17 heures.
Les mouflons du Vaucluse
Autre bête à poil tout aussi farouche, les mouflons du Ventoux vous attendent sur un site exceptionnel. Départ de Chalet Reynard sur le versant sud du mont Ventoux, dimanche de 9 h 30 à 16 h 30.
Planète des singes
Signalons un autre rendez-vous organisé par Nature et Découvertes, cette fois dans le cadre de ses rencontres et débats avec les grands témoins de la nature. La primatologue réputée Jane Goodall sera de passage à Paris samedi 7 juin. Après la projection du film Le Peuple singe de Gérard Vienne, au cinéma le Grand Rex, la scientifique présentera une conférence et répondra aux questions d’un panel d’enfants. Une rare occasion de partager le récit de son expérience et de ses recherches avec les chimpanzés.
|
Le 26/05/08
Avec la flambée du pétrole, les pro-nucléaires haussent le ton à Prague
source :Sce : yahoo.fr/AFP/photo :edf.com
PRAGUE (AFP) - Alors que le baril de pétrole flambe, les partisans du nucléaire, réunis jeudi et vendredi en forum européen à Prague, ont haussé le ton pour appeler à développer l'énergie nucléaire afin de conjuguer sécurité énergétique et réduction des émissions de carbone.
"Nous avons un baril de pétrole à 135 dollars, il est urgent d'agir", a averti le représentant d'EDF (Electricité de France) Bruno Lescoeur au cours du Forum énergétique européen en demandant notamment une "convergence" des règles de sécurité nucléaire.
La veille, plusieurs responsables gouvernementaux, parmi lesquels les Premiers ministres tchèque Mirek Topolanek, slovaque Robert Fico et lituanien Gediminas Kirkilas, ainsi que le secrétaire d'Etat français Luc Châtel, avaient eux aussi appelé au développement du nucléaire pour faire face à la crise énergétique actuelle.
Actuellement, 15 des 27 pays européens produisent de l'énergie nucléaire, avec 150 réacteurs fournissant environ un tiers de l'électricité en Europe. Après la Grande-Bretagne en janvier, l'Italie qui avait renoncé au nucléaire à la suite d'un référendum en 1987 et fermé ses quatre centrales, vient de décider de s'engager dans la construction de centrales nucléaires de nouvelle génération.
A l'ouverture des débats de Prague, Jose Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, a reconnu que "la tendance générale allait en direction de plus et non de moins d'énergie nucléaire". "La question est de savoir quand nous prendrons une décision en Europe", a-t-il dit en appelant à "un débat ouvert, sans tabou et sans idées préconçues".
"Nous devons renouveler 50% de la production d'électricité dans l'UE à partir de maintenant et avant 2030, c'est l'un de nos plus gros problèmes", a souligné vendredi la députée européenne Nicole Fontaine.
Profitant de la tribune offerte par le forum de Prague, plusieurs grands groupes européens ont appelé les instances européennes à faciliter le développement du nucléaire en harmonisant les procédures de certification.
Actuellement, un patchwork de règles techniques régit les centrales, les sites et les modes de construction dans les différents pays européens, ce qui freine la construction de nouveaux réacteurs, selon les industriels.
"Nous avons des objectifs ambitieux pour 2020 en matière d'émission de carbone, nous devons avoir des projets nucléaires capables de remplacer les unités qui doivent fermer pour répondre à ces objectifs", a pour sa part souligné un représentant de la compagnie allemande RWE, Gerd Jager, en appelant lui aussi à une "harmonisation" des règlementations.
"L'industrie ne peut attendre une approche graduelle qui permette la convergence des règles de sécurité", selon Bruno Lescoeur, le représentant du groupe EDF qui exploite 58 réacteurs.
"Pour le moment, il faut compter cinq ans pour obtenir les autorisations nécessaires pour construire une centrale et cinq années supplémentaires pour la mettre en marche", a indiqué Werner Zaiss, du groupement pro-nucléaire Foratom, à l'AFP, en marge des débats.
Dans ses recommandations finales, en réponse aux demandes des industriels, le forum a appelé la Commission européenne à adopter une directive sur la sûreté nucléaire et à adopter une approche "pas à pas" pour établir des règles communes de sécurité pour les centrales nucléaires.
La République tchèque, qui doit prendre la présidence de l'Union européenne en janvier 2009, a pour sa part proposé d'organiser une conférence au sommet pendant son mandat pour prendre des "mesures appropriées" afin d'assurer la sécurité énergétique des pays européens.
"Il est important dans le contexte actuel d'explorer toutes les possibilités afin d'obtenir des coûts pour l'énergie plus raisonnables", a souligné le vice-directeur de la Commission européenne, Dominique Ristori, à la clôture des débats.
|
Le 25/05/08
Le Pavillon bleu décerné à 78 communes et 242 plages
source :20minutes.com/photo:cliophoto.com
Le Pavillon bleu a été décerné vendredi à 78 communes dont trois d'outremer et 242 plages pour récompenser la qualité de leur démarche environnementale, selon le Palmarès 2008
Palmarés présenté à Beynat en Corrèze.
Roscoff (Finistère) et Beauvais (Oise) rejoignent la liste des lauréats, qui est de nouveau réduite par rapport à l'année précédente (87 communes et 252 plages en 2007, et respectivement 95 et 268 en 2006).
Trois communes d'outre-mer, qui avaient fait leur entrée au palmarès l'an passé, y figurent toujours, Saint-Paul et Saint-Leu à La Réunion et Bora Bora en Polynésie française.
Cet écolabel, créé en 1985 par l'Office français de la Fondation pour l'éducation à l'environnement en Europe, entend promouvoir le développement durable des côtes et des eaux intérieures (lacs, étangs, cours d'eau).
Il est attribué aux communes candidates sur la base de quatre critères : environnement, gestion des déchets, de l'eau, éducation et sensibilisation du public.
Au total, précisent les organisateurs, le Pavillon bleu flotte sur dix régions littorales et cinq régions de l'intérieur, avec en tête de classement la région Languedoc-Roussillon (18 communes), suivie des Pays-de-la-Loire (15) et de Provence-Alpes-Côte-d'Azur (12).
Par département, ce sont la Vendée et le Var qui comptent le plus de communes labellisées (9 et 8), devant l'Hérault et la Charente-Maritime (7 chacun).
Et six communes fêtent cette année leur 20e anniversaire sous Pavillon bleu: Narbonne (Aude), La Grande Motte (Hérault), Portiragnes (Hérault), La Turballe (Loire-Atlantique), Port Barcarès (Pyrénées-Orientales) et Saint-Hilaire de-Riez (Vendée).
Comme chaque année plusieurs thèmes ont été privilégiés au sein du programme, concernant en particulier la sécurité des baignades: prévention des pollutions (les communes sont invitées à réaliser un diagnostic de leurs plages), prévention des risques et information du public.
Le label Pavillon bleu dépasse les frontières: depuis 1987, il s'étend à toute l'Europe et couvre aujourd'hui 3.000 plages de 36 pays. L'Afrique du Sud fut le premier pays non européen à le recevoir, en 2001.
(Vous pouvez en consulter la carte en 3D sur Google Earth )
|
Le 24/05/08
LA PERLE DE L'ENVIRONNEMENT " L'HUITRE "
source :Ifraf.fr
Produit de la mer à 100 % naturel, l'huître est une perle pour l'environnement.
Balade marine avec un mollusque « éco-friendly ».
Top. Je suis un produit de la mer 100 % naturel, très prisé au moment des fêtes. On me gobe à la douzaine et, selon les goûts, arrosée d'un filet de citron ou de vinaigre d'échalotes. Les puristes, eux, me préfèrent nature.
Mes régions d'origine sont principalement la Bretagne et le Poitou-Charentes, respectivement 35 % et 21 % de la production nationale en 2005. Mollusque de la classe des lamellibranches et de la famille des ostréidés, mon nom latin est crassostrea gigas. Je suis… Je suis… l'huître creuse bien sûr !
Comme son nom ne l'indique pas, l'huître creuse est d'origine japonaise. Cette espèce a envahi les côtes françaises dans les années 1970, par immigration choisie. Il a bien fallu remplacer sa cousine, l'huître plate (ou huître de Belon, comme disent les Bretons) menacée de disparition par un parasite. L'espèce indigène persiste dans quelques poches de résistance, la baie de Cancale et celle de Quiberon notamment. Mais elle est rare. Elle constitue à peine 1,4 % des 128 500 tonnes d'huîtres qui ont été annoncées en France pour la saison 2006-2007 d'après le Comité national de la conchyliculture (CNC).
Rondes, charnues, goûteuses
Pour être d'un bon cru, ce mollusque de luxe doit grandir dans des conditions optimales : eau impeccable, salinité et température adéquates. Les ostréiculteurs préservent donc le milieu naturel. La mer, c'est leur gagne-pain. « Les huîtres bio ? Ça n'existe pas, elles le sont toutes ! », vante Emmanuelle Papin, ostréicultrice à La Tremblade (Charente-Maritime). Sa famille dirige une société de 17 salariés. Chaque année, ils récoltent 500 tonnes d'huîtres. Leurs Marennes Oléron spéciales de claires ont raflé la médaille d'or au dernier Salon de l'agriculture. Parce qu'elles sont rondes, charnues, goûteuses. Pour obtenir ce résultat, les ostréiculteurs retournent inlassablement les poches qui les contiennent. Les coquillages doivent être séparés, disposer d'espace, respirer.
Mais pas seulement. Les huîtres Papin voyagent de bassin en bassin. Elles trempent en eaux normandes pour l'engraissement et bretonnes pour le durcissement de la coquille. « C'est la transhumance, comme les moutons », s'amuse Emmanuelle Papin.
Les pérégrinations de l'huître s'achèvent à Marennes- Oléron pour l'affinage en « claires », méthode spécifique à ce bassin. Au cours de son cycle de trois à quatre ans, une huître est manipulée près de 150 fois. L'ostréiculture, métier artisanal, protecteur du milieu naturel, apparaît donc irréprochable d'un point de vue environnemental. Bon, il y a bien le transport en camions réfrigérés. Mais là, c'est chercher la petite bête.
Coquille vide
Question gobage de mollusques vivants, le Français est champion du monde. Il s'enfile pas moins de 2 kilos d'huîtres crues par an, dont la moitié pendant les fêtes de fin d'année. Après aspiration du contenu (le corps mou), le contenant (la coquille) peut trouver une seconde vie à l'état de poudre. Voilà comment certaines huîtres finissent dans les basses-cours, en guise de complément alimentaire pour volailles. Le calcium et le magnésium du coquillage aident les poules à constituer les coquilles d'oeuf. Et depuis peu, la poudre de coquille d'huître sert aussi à mettre au point des peintures de signalisation routière sur le bitume breton. —
La « quatre saisons » en questions - Grâce à une technique mise au point en 1997 par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), il est désormais possible de proposer des huîtres non laiteuses tout au long de l'année. A leur apparition sur les étals au début des années 2000, ces huîtres triploïdes, dites « des quatre saisons » soulèvent des interrogations. Organisme génétiquement modifié ? Non. Un règlement sanitaire européen l'atteste. Quant à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), elle conclut en novembre 2001 que les huîtres triploïdes « ne présentent, a priori, pas de risque sanitaire ». Il n'y a pas de danger à la consommation, mais y a-t-il un risque pour la biodiversité ? Que se passerait-il si ces huîtres issues d'une manipulation chromosomique colonisaient le milieu naturel ? Rien d'après une expertise commandée en 1999 par le ministère de l'Agriculture et de la Pêche au professeur Bernard Chevassus-au-Louis, un expert de l'Institut scientifique de recherche agronomique (Inra). Et par principe de précaution, « la lignée de reproducteurs est maintenue en milieu confiné », garantit André Gérard, directeur de recherche à l'Ifremer.
|
Le 23/05/08
L'ours polaire sur la liste des espèces menacées
source :Lefigaro.fr Crédits photo : HENNO/EUREKA SLIDE-REPORTERS-REA
En 2050, en Alaska, deux tiers des plantigrades auront disparu à cause de la fonte des glaces.
La protection de l'espèce n'entravera pas l'exploitation pétrolière dans la région.
Mercredi, le secrétaire américain aux Affaires intérieures (DOI) a classé l'ours polaire d'Alaska sur la liste nationale des espèces menacées d'extinction (ESA).
Une pétition dans ce sens avait été lancée en janvier 2007 par des associations écologistes qui avaient intenté un procès contre l'Administration. Cette dernière avait été sommée en début d'année par un tribunal d'arrêter une décision.
L'inscription sur la liste rouge s'appuie sur plusieurs études de l'US Geological Survey indiquant qu'en 2050, si le réchauffement continue au rythme actuel, 97 % de la glace arctique aura fondu et deux tiers des ours polaires auront disparu d'Alaska.
Ce classement n'entraîne toutefois aucune modification en matière de politique climatique de la part des États-Unis, a tenu à préciser le secrétaire du DOI. Pour lui, la science n'a pas démontré que l'augmentation actuelle des températures est due aux activités humaines, comme l'affirment les derniers rapports du Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat). La protection de l'ours polaire n'entraînera donc aucune limitation de l'exploration pétrolière et gazière en Alaska.
Saluée comme une victoire
L'inscription sur la liste ESA a été saluée comme une victoire par des associations comme le WWF, qui ont affirmé leur intention de s'en servir comme d'un outil efficace de protection de l'habitat des animaux.
Les glaces de mer et la banquise constituent le principal habitat des 25 000 ours polaires sur l'ensemble de la zone arctique, répartis en dix-neuf populations distinctes.
En hiver, ces grands prédateurs y chassent principalement les phoques.
Durant l'été, la réduction accélérée de la banquise observée depuis plusieurs années limite dangereusement leurs ressources alimentaires. Des plantigrades affamés ont déjà été observés dans ces immenses territoires à cette époque de l'année.
Situés tout en haut de la chaîne alimentaire, les ours polaires concentrent dans leur organisme des substances chimiques toxiques. Les spécialistes estiment qu'ils vont devoir migrer dans les régions du Canada et du Groenland où les glaces restent en place au cours de l'été.
|
Le 22/05/08
La France, pays organisateur de l'Imagine Cup 2008
source :Lemonde.fr/AFP/ANDINA
Paris accueillera en juillet prochain, la finale de l'Imagine Cup 2008, une compétition lancée par Microsoft qui avait réunit plus de 100 000 étudiants du monde entier lors de sa dernière édition.
Le principe est simple. Des lycéens et des étudiants choisissent une discipline pour exprimer leur talent : conception de logiciels, systèmes embarqués, jeux vidéo mais aussi photographie, court métrage, etc.
La compétition commence à l'automne, se déroule tout au long de l'année dans près de cent pays, et culmine en été lors d'une finale mondiale. Chaque année, pour cette finale, un pays différent rassemble les meilleures équipes du monde entier.
Avant La France, se sont succédés : l'Espagne (Barcelone), le Brésil (Sao Paulo), le Japon (Yokohama), l'Inde (Delhi) et, en août dernier la Corée (Séoul).
Pour cette édition 2008, le thème imposé " imagine un monde où les nouvelles technologies contribuent à l'amélioration de l'environnement " devra être décliné dans les différentes disciplines proposées par l'Imagine Cup.
Enjeu n°1: Lutter contre le réchauffement climatique
De plus en plus d’études font état d’une modification générale du climat, liée à un réchauffement généralisé (les activités humaines et notamment l’émission de gaz à effet de serre dans les secteurs du transport, de la production d’énergie à base de charbon…). Préoccupation première de la communauté scientifique, le réchauffement climatique est un phénomène global, qui ne connait ni frontière ni limite - des accords globaux (Montréal, Kyoto…) tentent de limiter ces émissions.
Comment y répondre ?
•Mesurer les émissions de CO2
•Développer l’usage des nouvelles formes d’énergie
•Limiter les émissions de CO2 - optimiser les rendements
Enjeu n°2: Lutter contre toutes les formes de pollution
La plupart des processus de production entraînent des pressions directes et indirectes (émissions dans l’air, rejets dans l’eau, érosion des sols, production de déchets …). Ces atteintes ont un impact sur nos conditions de vie et celles des générations futures : accès à l’eau potable, alimentation diversifiée, menaces sur la biodiversité, santé et bien être…
Comment y répondre ?
•Mesurer le niveau de nuisances
•Contenir la pollution
•Collecter et recycler : récupération, collecte et traitement des déchets
Enjeu n° 3: Favoriser la production responsable
Les ressources naturelles ne sont pas inépuisables et sont maintenant considérées comme un actif à protéger. Les industriels privilégient désormais une production plus responsable : revisiter les processus de production, favoriser le prélèvement raisonné des ressources, optimiser les rendements, sélectionner les matériaux, utiliser des modes de livraison alternatives…
Comment y répondre ?
•Design vert
•Optimiser la consommation
•Gérer le renouvellement des ressources
•Prévoir la demande
Enjeu n°4 : Informer sur l’état de la planète
Les études et les rapports sur l’environnement se multiplient (changements climatiques, modifications de la biosphère, pollution, migrations humaines…). Ils dressent un bilan, établissent un diagnostic, effectuent des prévisions ou préconisent des solutions. Les nouvelles technologies en permettant de mesurer plus précisément les évolutions, d’accélérer la diffusion de l’information… participent à la prise de conscience, qu’elles mobilisent les opinions publiques ou aident la communauté scientifique dans son ensemble.
Comment y répondre ?
•Témoigner
•Suivre et identifier les évolutions
•Prévenir et gérer
Enjeu n°5 : Vivre en harmonie avec les autres
Etre respectueux de l’environnement c’est aussi vivre en société avec les autres, être responsable individuellement et collectivement : c’est l’ensemble des comportements individuels qui au global, favorise l’usage au lieu de la possession, garantit la cohésion sociale et n’hypothèque pas l’avenir des générations futures.
Comment y répondre ?
•Les usages responsables
•Diminuer son empreinte écologique
•La gestion des grands nombres
|
Le 21/05/08
LA PERFORMANCE ENERGETIQUE S’AFFICHE EN VITRINE
source :Enerzine.com
Vends appartement, Bonne performance énergétique
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a signé quatre arrêtés en vue d’accélérer l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments privés et publics.
Un premier arrêté prévoit l’obligation de réaliser un diagnostic de performance
énergétique (DPE) pour les bâtiments neufs dont le permis de construire a été déposé après le 1er juillet 2007.
Le DPE est déjà exigible pour les ventes de biens immobiliers depuis le 1er novembre 2006, et pour les locations de logements depuis le 1er juillet 2007.
Un deuxième arrêté stipule que les gestionnaires des bâtiments publics importants devront désormais afficher le DPE dans le hall d’accueil du bâtiment, de manière visible du public. Cet affichage entend sensibiliser le public, les occupants et le gestionnaire du bâtiment sur les consommations énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre qu’engendre le bâtiment, et sur les mesures d’économies d’énergie à prendre, notamment lors des périodes d’inoccupation du bâtiment.
Un troisième arrêté prescrit la réalisation systématique, pour les bâtiments neufs de plus de 1000 m², d’une étude de faisabilité de diverses solutions d’approvisionnement en énergie de leur projet de bâtiment, avant le dépôt de la demande de permis de construire. L’objectif de cette étude est de fournir au maître d’ouvrage tous les éléments d’appréciation lui permettant de choisir le système énergétique le plus adapté, notamment au regard des objectifs de maîtrise des consommations d’énergie, d’emploi des énergies renouvelables et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Enfin, le quatrième arrêté, qui sera prochainement publié au Journal officiel, fixe des objectifs de performance énergétique à atteindre lors des travaux importants de rénovation thermique. L’objectif de cette nouvelle réglementation est de profiter de la réalisation de travaux très lourds pour ramener les performances énergétiques des bâtiments au meilleur niveau, grâce en particulier à l’utilisation des meilleurs équipements et techniques possibles.
« Désormais, tout le monde, propriétaire, locataire, gestionnaire ou occupant de bâtiment public, peut connaître la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre du bâtiment qu’il veut acheter, louer ou fréquenter, mais aussi disposer de conseils pour réduire les factures d’énergie du bâtiment et son impact sur la planète. Et lors des grosses rénovations, il faudra désormais viser la meilleure performance énergétique possible », a commenté Jean-Louis Borloo.
Le ministre d'Etat a également signé une convention avec le professionnels de l'immobilier les engageant à indiquer dans le texte de leurs annonces la performance énergétique du logement proposé. La signalétique s'échelonne de A à G en fonction des résultats des Diagnostic de Performance Energétique. Elle devra concerner 90% des annonces en 2012 pour les réseaux immobiliers signataires.
|
Le 20/05/08
Protection de l’environnement la balle dans le camp des sportifs
source :ademe
À la faveur de grandes compétitions sportives comme dans les rencontres amateurs, le développement durable entre sur les terrains de sport.
Grâce à des opérations de sensibilisation relayées dans les gradins et sur le terrain, pour que pratiquants et spectateurs se familiarisent aux règles du jeu durable.
Un label «Sport et développement durable»
Pour sensibiliser les clubs et associations au développement durable, la mairie d'Angers a créé un label récompensant les meilleures initiatives.
Un label «Sport et développement durable»
Comment mieux faire comprendre aux clubs et associations sportives l’intérêt du développement durable et favoriser la mise en œuvre d’actions plus respectueuses de l’environnement ? La mairie d’Angers a trouvé une solution originale : le «Label sport et développement durable».
La municipalité, qui a engagé dès 1999 une dynamique de développement durable au sein de ses services, souhaitait étendre cette démarche à l’externe. La rencontre des agents de la mission DD et de leurs collègues des directions des sports et de l’environnement a fait naître cette idée de labellisation, devenue réalité en 2006 avec le soutien de l’ADEME, la signature d’une convention avec le Comité national olympique et le partenariat de la Direction départementale de la jeunesse et des sports. «Nous avons réalisé une trame méthodologique sur les points à mettre en avant : réduire l’impact environnemental, mieux gérer les transports, privilégier les produits issus du commerce équitable…», indique Gilles Mahé, adjoint au maire d’Angers, en charge de l’environnement.
À l’issue d’une présélection et d’une évaluation des résultats concrets obtenus, trois des cinq dossiers retenus ont finalement été labellisés «Sport et développement durable» par un jury composé de membres de la municipalité et d’un représentant de l’ADEME.
À la clé pour les trois élus, un financement partagé de 3 000 euros… «Nous avons été surpris par la créativité des participants, souligne Gilles Mahé. Un des clubs récompensés a par exemple évalué l’impact environnemental de sa manifestation et en a réalisé une compensation carbone ; un autre a versé une partie de ses recettes à un projet solidaire avec notre ville jumelle de Bamako…»
|
Le 19/05/08
Les piscines aussi se mettent au vert
source :lefigaro/photo piscine-akley
Le nettoyage des bassins naturels, qui n'utilisent pas de chlore, est assuré par des plantes.
La sensibilité à l'environnement se manifeste maintenant en France jusque dans nos piscines. Les réfractaires au «carré bleu», anti-écologique et abondamment chloré, se laissent séduire par les bassins naturels.
Piscine écologique, le bassin naturel économise l'eau, se passe de traitements chimiques, est énergétiquement sobre. Seuls consomment de l'électricité un robot de nettoyage facultatif dans la piscine proprement dite, et la pompe qui achemine l'eau entre les bassins épurateurs et le coin baignade.
Sans chlore, elle comprend plusieurs bassins plantés de végétaux appropriés, pour décanter, aérer et filtrer l'eau qui renfloue le bassin de nage. En principe, un équilibre bactériologique s'instaure. En circuit fermé, de façon à économiser, l'eau est perpétuellement recyclée. C'est la nouvelle tendance, non seulement du côté des particuliers, mais aussi des professionnels du tourisme.
Un paysagiste qui conseille notamment le futur «village nature» de Disneyland Paris, Thierry Huau, en a construit une chez lui, à Giverny (Eure).
La qualité de l'eau de baignade est assurée par trois bassins étagés, tapissés de galets blancs qui réfléchissent le soleil, ce qui réchauffe l'eau, naturellement. Des végétaux aquatiques sélectionnés pour leur pouvoir filtrant y sont plantés, «des espèces endémiques de nos marais qui seront matures et donc opérationnelles au bout d'un an», estime-t-il.
Un engouement récent en France
Joncs, faux nénuphars ou iris d'eau sont connus pour leur haut pouvoir filtrant, autrement dit, leur capacité à «avaler» les matières organiques indésirables. Pour tout entretien, une taille sera peut-être plus tard nécessaire. «Il en faut trois fois plus que la surface de baignade», estime le paysagiste, féru de botanique. L'engouement pour ce type de piscine touche depuis peu la France. Alors qu'en Suisse et en Autriche, puis en Allemagne il s'est propagé ces 25 dernières années, note l'entreprise helvète Bioteich, qui a breveté le concept sous la marque «Baignades naturelles».
Plus d'une centaine ont été installées par Bioteich l'an dernier en France, sur quelque 30 000 piscines enterrées, représentant le marché annuel, d'après son PDG, Bernard Depoorter. Mais cette clientèle ne serait pas prise aux piscinistes conventionnels : «Les trois quarts de nos clients n'en auraient jamais voulu. Ils sont adeptes d'un art de vivre “autrement”. Ce qui les séduit, c'est le côté “un jardin en plus” aquatique, décoratif toute l'année, écologique, pour un coût similaire au mètre carré. Mais il faut plus de surface que celle dédiée à la baignade» , précise-t-il. D'où un investissement total plus élevé.
Chez Bioteich, le savoir-faire botanique permettant de se passer du chlore est celui d'Anne-Cécile Mariet, titulaire d'une maîtrise de biophysiologie végétale. «La phytoremédiation est une technique déclinée, par ailleurs, pour traiter des eaux usées et dépolluer même des effluents chargés en métaux lourds», argue-t-elle.
Sur dérogation du ministère de la Santé, une piscine publique dont l'eau est filtrée par les plantes, en lieu et place des désinfectants habituels, fonctionne l'été à Combloux, près de Megève. Depuis 2002, entre 700 et 800 personnes par jour s'y baignent sans incident sanitaire, souligne Bernard Depoorter.
Une réglementation pour encadrer ce type de bassin est en préparation : des experts de l'agence chargée des questions de santé-environnement et travail (Afsset) se prononceront bientôt sur la sûreté des piscines dites naturelles, sans désinfectant chimique. |
Le 17/05/08
Echasses à ressort pour bondir en ville
source :Lemonde.fr
Les Powerstriders font appel au sens de l'équilibre", dit la notice de ces échasses équipées d'un ressort à lame en fibre de verre, tout en précisant que quelques minutes d'utilisation suffisent pour savoir marcher, quelques heures au plus pour sauter !
Au vrai, cet accessoire urbain, dans la lignée des rollers et skateboards, promet des séances acrobatiques d'un nouveau sport appelé "bocking".
La plus extrême prudence s'impose, comme l'équipement adéquat : casque, protection des genoux, chevilles et coudes... Les Powerstriders permettraient de courir à 40 km/h et de faire des bonds de deux mètres.
Un sport qui rappelle cet art du déplacement dans l'espace, le yamakasi, que pratiquent les jeunes athlètes des banlieues adeptes des sauts périlleux sur escaliers et murets.
Une vidéo de démonstration en ligne sur le site de YouTube dévoile les figures des exercices en mouvement. Avis aux amateurs.
|
Le 17/05/08
Le lycée de St Maximin (Var) alimenté au solaire
source :Enerzine.com
Le lycée d’enseignement agricole professionnel de Saint Maximin (Var) s'est doté d'une centrale photovoltaïque intégrée sur son toit.
Le groupe Strageco vient de finaliser le diagnostic thermique et la faisabilité technique de l’installation de centrales photovoltaïques Eneovia intégrées sur le toit du lycée d’enseignement agricole professionnel de Saint Maximin dans le Var.
En cours d’autorisation administrative, la toiture de 1000 m2 accueillera deux centrales. L’une de 150 m2 qui sera exploitée par le lycée et l’autre de 650 m2 pour le compte de Eneovia.
L’électricité produite sera rachetée par EDF au prix de 0,57 centimes le kWh. Au final, après un an d’exploitation, le lycée prévoit une dépense d’électricité nulle. Le lycée compte économiser ainsi 15 à 18 000 euros par an.
Pour Christian Brayer, son Directeur, l'objectif est également de "sensibiliser nos lycéens sur les économies d’énergies, le développement durable et la protection de la nature. Pour le conseil régional notre lycée servira de référence de réalisation éco-citoyenne’’.
Eneovia produira avec ces installations 132 000 kWh dont 77% pour son propre compte. Avec un prix de rachat à 0,57 centimes le kWh, la société compte générer 60 000 euros dès la première année.
Les travaux débuteront fin 2008 pour une mise en service au premier trimestre 2009
|
Le 16/05/08
Climat : les glaces du pôle Sud livrent 800 000 ans de secrets
source :lefigaro.fr
Jamais l'atmosphère n'a connu de concentration en CO2 comparable à aujourd'hui.
De toutes petites bulles d'air. Piégées dans les glaces de l'Antarctique depuis 800 000 ans, ce sont elles qui, une fois prélevées dans les carottes extraites jusqu'à 3 260 mètres de profondeur, sont les témoins du passé de notre planète.
Elles qui, depuis l'intuition géniale du glaciologue Claude Lorius en 1984, permettent de remonter le temps en établissant une corrélation étroite entre la concentration en gaz à effet de serre et les températures enregistrées en Antarctique. Accréditant ainsi l'idée que le réchauffement est imputable aux activités humaines.
Depuis vingt ans, les scientifiques n'ont cessé de vérifier cette hypothèse sur des périodes de plus en plus longues. En forant toujours plus profond, dans le cadre du programme européen Epica : mille, deux mille, plus de trois mille mètres. Aujourd'hui, deux équipes internationales de chercheurs, en grande partie français, publient dans la revue Nature les derniers résultats de ces analyses sur 800 000 ans, consacrés respectivement au CO2 et au méthane.
Jamais les paléoclimatologues n'avaient remonté aussi loin dans le temps. Si l'analyse du dioxyde de carbone repose toujours sur des prélèvements issus de deux sites de l'Antarctique (la base russe de Vostok pour les glaces datant d'aujourd'hui à 420 000 ans et le site franco-italien de forage de Dôme C pour les carottes datant de 650 000 à 800 000 ans), celle du méthane a été effectuée sur une même carotte issue de Dôme C, avec un point de mesure tous les mètres (soit tous les 380 ans).
Le résultat de ce travail de titan mené depuis 20 ans confirme de nombreuses hypothèses, mais apporte également son lot de surprises. Au rang des confirmations, les scientifiques ont mis en évidence neuf cycles climatiques d'alternance entre ères glaciaires et interglaciaires (plus chaudes).
Soit un de plus qu'il y a quelques années, où l'on en avait identifié seulement huit. Autre conclusion majeure : jamais, au cours de cette longue période de plusieurs centaines de milliers d'années, n'a été relevée une concentration en CO2 aussi élevée qu'aujourd'hui.
«Avec 800 000 ans d'archives, les chances de passer à côté d'un pic comparable à celui que nous connaissons actuellement sont de plus en plus minimes», estime Jérôme Chappelaz, directeur adjoint du laboratoire de géologie et de glaciologie de l'environnement (LGGE) de Grenoble et coauteur des travaux consacrés au méthane.
L'épisode chaud le plus marquant identifié sur la période remonte à 320 000 ans. La teneur en CO2 était alors de 320 parties par million (ppm) contre plus de 380 actuellement et la concentration en méthane de 780 ppm (contre 1 800 aujourd'hui). Il faisait alors 3 à 5 degrés de plus qu'aujourd'hui au pôle Sud. Mais, explique Jérôme Chappelaz, «à la différence de la période récente, où cette évolution est intervenue en 150 ans, lors de cet épisode précédent, elle s'est déroulée sur plusieurs milliers d'années, ce qui a donc laissé le temps au climat de se stabiliser».
Variations rapides
Parmi la moisson d'enseignements livrée par ces travaux, «nous avons trouvé les teneurs les plus basses en CO2 jamais enregistrées il y a 667 000 ans», annonce Dominique Raynaud, ancien directeur du LGGE et coauteur de l'étude consacrée au CO2.
L'atmosphère connaissait alors une concentration en dioxyde de carbone de 172 ppm, contre plus de 380 ppm aujourd'hui. «Un niveau qui s'explique peut-être par le rôle de captage du CO 2 par les océans, qui a pu être plus efficace qu'aujourd'hui à certaines périodes», estime Dominique Raynaud.
L'étude consacrée au méthane montre, elle, qu'avec le temps l'accroissement de l'intensité des moussons en Asie du Sud-Est va de pair avec la hausse de la teneur en méthane dans l'atmosphère. Une observation nouvelle qui s'explique en partie par le rôle joué par l'humidité, l'enneigement des plateaux tibétains et l'ensoleillement.
Dernier apport de ces travaux : les variations climatiques rapides observées dans chacune des glaciations ne s'expliquent ni par la durée des glaciations ni par leur intensité. Les chercheurs en ont même remarqué lors de la glaciation survenue il y a 770 000 ans. En fait, ces épisodes revêtent un caractère systématique. «C'est surprenant, car on s'attendait à ce que celles-ci dépendent du volume des calottes de glace dans l'Atlantique Nord ; or ce n'est pas le cas», ne cache pas Jérôme Chappelaz.
De quoi remettre en cause l'idée, répandue, selon laquelle la circulation thermohaline pourrait se ralentir en période chaude, ce qui pourrait avoir pour effet un refroidissement de l'Europe. Rien de tel n'a été observé par le passé. Un véritable pavé dans la mare, qui ne va pas manquer de faire des remous.
|
Le 15/05/08
7 milliards d'arbres pour 2009
source : Enerzine.com
Pilotée par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), la campagne de plantation d'un milliard d’arbres dans le monde a connu un succès inespéré : ce sont deux milliards d'arbres qui ont été plantés en 18 mois. Désormais, l'objectif est relevé à 7 milliards pour la fin 2009.
« Après le succès de la campagne « Un milliard d’arbres pour la planète » lancée en novembre 2006, en collaboration avec le Centre international pour la recherche en agroforesterie, nous avons décidé de lancer l’objectif ambitieux mais réalisable de 7 milliards d’arbres d’ici à décembre 2009, qui coïncidera ainsi avec la tenue de la Conférence sur les changements climatiques à Copenhague », a indiqué mardi M. Achim Steiner, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), lors d’une conférence de presse au Siège des Nations Unies à New York.
À ses côtés intervenait également Mme Dana Kartakusuma, Vice-Ministre à la technologie et au développement durable au Ministère de l’environnement de l’Indonésie, venue présenter les efforts de son pays dans ce domaine et qui s’est vue remettre par le Chef du PNUE un certificat de « leadership mondial » en matière d’environnement (Certificate of Global leadership).
« Non seulement, nous avons atteint l’objectif d’un milliard d’arbres, mais nous en sommes même à 2 milliards grâce à cette nouvelle dynamique », s’est-il félicité, en précisant que le PNUE fournissait une plate-forme à des personnes et organisations provenant de 154 pays qui souhaitent faire quelque chose à leur niveau.
Il a notamment cité le Gouvernement du Mexique qui a annoncé la plantation de 250 millions d’arbres, de la Fédération des jeunes de Chine qui a encadré la plantation de 11 millions d’arbres ou encore d’écoliers kényens inspirés par leurs professeurs et qui, même pendant les jours fériés, marchent durant une heure pour venir arroser les pousses qu’ils ont plantées à l’école. Il a également cité des exemples d’entreprises qui ont décidé d’affecter un pourcentage de la vente de sacs à main et de produits cosmétiques à des campagnes de plantation d’arbres.
M. Steiner a indiqué que le PNUE ne finançait pas ces initiatives et ne contrôlait pas ce qui a été fait car il n’y a aucune raison de penser que ceux qui s’engagent bénévolement nous donnent de fausses informations sur les objectifs atteints. « Nous demandons juste aux acteurs de nous fournir des photos témoignant des efforts accomplis » a-t-il ajouté.
De son côté, le Vice-Ministre indonésien pour la technologie et le développement durable a présenté les contours de la campagne intitulée « Vers une Indonésie verte », lancée par son gouvernement en 2007 en s’appuyant sur des objectifs de plantation d’arbres avec la collaboration de la société civile. Il a précisé que les catastrophes naturelles répétées auxquelles son pays a eu à faire face depuis quelques années ont été l’occasion d’une prise de conscience environnementale au plus haut niveau de l’État.
« Face à l’impact environnemental, économique et humain des glissements de terrain, des inondations et autres catastrophes, a-t-il précisé, nous avons pris conscience que la lutte contre la déforestation était le meilleur moyen de lutter contre la dégradation de sols et de favoriser la préservation de nos ressources en eau ». Il a indiqué que la reconnaissance du PNUE, qui s’est traduite par la remise d’un prix a été l’occasion de renforcer la détermination de l’Indonésie.
Répondant à une question sur une éventuelle concurrence de la plantation d’arbres avec les objectifs agricoles, M. Steiner a souligné que les arbres constituaient une partie intégrante du maintien de la productivité agricole, du fait de leur contribution déterminante au maintien de la qualité de l’écosystème et en particulier de la préservation des sols et du cycle hydrologique.
Même si la campagne ne nous permettra pas d’inverser la tendance du déboisement liée aux activités commerciales, elle nous permettra néanmoins de promouvoir au niveau mondial une prise de conscience à tous les niveaux, a-t-il estimé, en présentant une brochure du PNUE contenant un échantillon des témoignages relevés à travers le monde.
|
Le 14/05/08
Sous la Méditerranée, du sel et du pétrole
source:Lemonde.fr
L'avenir de la mer Méditerranée préoccupe les chefs d'Etat, mais son passé, lui, passionne les scientifiques.
Et leurstrouvailles pourraient susciter bien des convoitises, car il y est question de pétrole... sous une épaisse couche de sel.
La thèse est la suivante : la Méditerranée fut jadis le théâtre d'une catastrophe environnementale de grande ampleur dénommée par les géologues "Crise de salinité messinienne". Il y a 5,5 millions d'années (Ma), la quasi-fermeture du détroit de Gibraltar sous la poussée de la plaque tectonique africaine a conduit à l'assèchement de la Méditerranée. L'évaporation des eaux a provoqué le dépôt de couches de sel épaisses de 2 000 m, surmontées d'une grande quantité de sédiments. Mais la mise en évidence de ce processus a provoqué une polémique scientifique internationale, qui a duré... trente-six ans.
Les 5 et 6 mai, une séance de la Société géologique de France a été organisée à l'université Claude-Bernard (Lyon-I) en l'honneur de Georges Clauzon, seul géologue français à avoir soutenu l'hypothèse formulée il y a près de quarante ans par trois chercheurs : William Ryan, Kenneth Hsü et Maria Bianca Chita.
Ces trois scientifiques étaient présents en 1970 sur le navire océanographique américain Glomar-Challenger, qui menait une campagne de carottages en Méditerranée sur une dizaine de sites. Les carottes montraient la présence d'importantes couches de sel. Pour les trois scientifiques, cela ne pouvait s'expliquer que par un assèchement complet de Mare Nostrum, dans un passé géologique de quelques millions d'années. Mais quand Mme Chita (professeur à l'université de Milan) présenta cette thèse à l'université de Lyon, en France, en septembre 1971, les réactions des Français et des Italiens présents furent virulentes.
Aujourd'hui, les esprits se sont apaisés, et une conférence de consensus réunie à Almeria, en Espagne, à l'initiative de la Commission internationale pour l'exploration scientifique de la mer Méditerranée, du 7 au 10 novembre 2007, a produit un texte qui signe la fin des hostilités, même s'il subsiste quelques irréductibles. Mais pourquoi une telle passion ? "Des profils sismiques effectués en 1969 en Méditerranée avaient bien détecté la présence de sel en certains endroits. Mais personne ne s'attendait à phénomène d'une telle ampleur", explique Jean-Pierre Suc (CNRS, Laboratoire paléoenvironnements et paléobiosphère, à Lyon), l'un des organisateurs des journées des 5 et 6 mai.
Georges Clauzon, qui a soutenu dès le départ Mme Chita, se souvient : "Quand Maria Chita, Italienne jeune et belle, a présenté sa théorie, elle a subi un feu nourri de commentaires et de questions très agressives, y compris de la part de compatriotes qui étaient opposés à ses vues ." Mais il faut aussi reconnaître que, à l'époque, et pendant encore de longues années, personne n'avait une vue d'ensemble de l'histoire géologique et tectonique de la zone méditerranéenne. La plupart des scientifiques refusaient d'admettre l'hypothèse de la dessiccation complète de la mer, car elle ne cadrait pas avec les idées géologiques dominantes.
De nos jours, la communauté scientifique s'accorde sur le scénario à deux temps de Georges Clauzon, découlant du modèle présenté en 1970. De - 7 Ma à - 5,96 Ma, la Méditerranée communiquait avec l'océan Atlantique par deux corridors, l'un situé à Gibraltar et l'autre au sud du massif du Rif. Dans un premier temps, le corridor sud-rifain se rétrécit à la suite de la poussée de la plaque africaine, et le niveau de la Méditerranée baisse de 150 m. Ce qui se traduit par un premier dépôt d'évaporites. Puis on assiste au retour des conditions antérieures. Enfin, entre - 5,64 Ma à - 5,48 Ma, soit une durée de seulement 160 000 ans, une nouvelle poussée de la plaque africaine isole complètement la Méditerranée et la mer Noire.
C'est la grande crise messinienne pendant laquelle le niveau de la Méditerranée baisse de 1 500 m. L'évaporation entraîne le dépôt d'épaisses couches de sels minéraux (sulfates, chlorure de sodium et sels de potassium). Cette croûte de sel varie de 1,5 à 3 kilomètres d'épaisseur, et tapisse largement le fond des bassins. De profonds canyons se creusent à l'emplacement du lit des grands fleuves, qui seront plus tard comblés par des sédiments. Le plus spectaculaire est celui du Nil, découvert au moment de la construction du barrage d'Assouan (Egypte), avec une profondeur de 277 m sous le barrage lui-même et de 2 000 m sous Le Caire, et qui se prolonge sur 700 km. Le Rhône possède lui aussi un canyon long de près de 400 km, doté d'une profondeur de 1 150 m sous les Saintes-Maries-de-la-Mer et qui s'arrête sous la Bresse. La Société Bouygues l'a appris à ses dépens lorsqu'elle a creusé la partie souterraine du périphérique nord de Lyon. Là où les tunneliers devaient creuser du sable, ils ont en fait rencontré la rocaille du canyon.
Mais le volume d'évaporites déposées dans les plaines abyssales de la Méditerranée correspond à un volume d'eau de mer évaporé égal à huit fois le volume total de la mer.
On suppose alors qu'une alimentation océanique a subsisté en permanence pendant la crise de salinité sous la forme d'une cascade. Cette dernière, qui devait se situer sur l'emplacement actuel du détroit de Gibraltar, a fini par éroder l'obstacle qui empêchait l'arrivée des eaux de l'Atlantique. Et "il y a - 5,48 Ma, la remise en eau fut fulgurante : elle dura quatorze ans et remonta jusqu'au fond des canyons. Dans celui du Rhône, la mer est remontée jusqu'à Beaune", ajoute Jean-Pierre Suc. La mer Noire se remplit également mais, comme elle était moins salée, son assèchement n'a pas laissé d'évaporites. La remise en eau a eu aussi pour effet de débloquer la grande faille nord-anatolienne, qui démarre à l'est de la Turquie, et qui a à cette occasion traversé la mer de Marmara et le détroit des Dardanelles.
Si ces informations semblent aujourd'hui acquises, la dessiccation de la plus grande surface marine fermée sur Terre conserve encore une partie de ses mystères. Et si, sous le sel, se cachait un trésor ? Le chef de la mission du Glomar-Challenger, William Ryan (Université de Columbia) se souvient que, lors des forages entrepris dans les fonds méditerranéens en 1970, dans l'espoir de traverser les couches salines, les carottes "sentaient le pétrole à plein nez". De peur de provoquer une éruption pétrolière incontrôlée, les autorités scientifiques américaines avaient alors empêché la poursuite des forages. L'idée, à l'époque, n'était pas de chercher de l'or noir.
Les chercheurs réunis à Lyon les 5 et 6 mai souhaitent, eux, sonder les profondeurs méditerranéennes dans le Golfe du Lion. D'autres projettent une campagne au sud de Chypre. Un programme international pourrait permettre de mobiliser le navire de sondage japonais Chikyu, le seul capable de forer des puits de 5 km à 7 km de profondeur sous les 2,5 km d'eau de la Méditerranée. Il est doté d'un "riser", une sorte de manchon qui entoure le train de tiges destiné à perforer les fonds marins, et qui est déjà utilisé par l'industrie pétrolière : les variations de pression sont mieux contrôlées, ce qui permet de creuser des puits profonds, même dans des zones instables.
L'idée serait de forer pour atteindre la croûte océanique. Les carottes obtenues permettraient d'en savoir plus sur la présence éventuelle de pétrole ; et d'avoir des précisions sur l'impact de la crise messinienne sur la faune et la flore, dont on sait peu de chose, si ce n'est qu'il a dû être extrêmement destructif.
|
Le 13/05/08
Une éponge chimique pour piéger le CO2
source:Lefigaro.fr
•Mis au point à l'Institut Lavoisier, à Versailles, le MIL-101 peut stocker 400 fois son volume de dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre.
» Des «cages» à médicaments
Le mil-101 vient de battre un record. Mise au point à l'Institut Lavoisier (université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines-CNRS), cette «poudre miracle» est capable de séquestrer, à température ambiante, d'énormes quantités de dioxyde de carbone (CO2), l'un des principaux gaz à effet de serre. Un mètre cube de ce matériau poreux à l'extrême est capable de contenir jusqu'à 400 mètres cubes de CO2, soit deux fois plus que les produits actuellement sur le marché ! Ce qui laisse entrevoir un immense champ d'applications, en particulier dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Il y a quelques jours, le chimiste Gérard Férey, qui dirige ces travaux prometteurs à l'Institut Lavoisier, a expliqué en détail, devant l'Académie des sciences, à Paris, le mode de fonctionnement de cette fascinante «éponge à CO2».
À l'instar de tous les représentants de la nouvelle famille des «solides hybrides», découverte à la fin des années 1990, le MIL-101 est composé de parties organiques et inorganiques reliées entre elles par des liaisons fortes. L'ensemble forme un squelette qui abrite des cavités de très grande dimension (à cette échelle bien sûr), de l'ordre de 3,5 nanomètres (1) contre 2,2 nanomètres pour les matériaux actuels, sur les parois desquels les molécules de CO2 viennent se fixer par adsorption.
Sept à dix ans d'attente avant la mise sur le marché
Cette poudre qui à l'avantage d'être dénuée de toute toxicité pourrait notamment servir de filtre pour réduire les émissions polluantes des véhicules, qu'il s'agisse du CO2 ou des oxydes d'azote (NOx), également présents dans les gaz d'échappement. «Si des industriels décident de se saisir de ces technologies ils sont les bienvenus, mais il y a encore un gros travail de génie chimique à réaliser», souligne Gérard Férey, qui estime de sept à dix ans le délai nécessaire avant une mise sur le marché. La firme chimique allemande BASF commercialise déjà, sous la marque Basolite, un autre solide hybride mis au point par l'Institut Lavoisier, le MIL-53, en vue de stocker des gaz et notamment de l'hydrogène.
«Les résultats obtenus dans ce domaine sont supérieurs aux recommandations du Département américain de l'énergie avec un taux d'incorporation d'hydrogène de 8 % en poids mais à une température très basse de - 196 °C très coûteuse à obtenir. L'objectif est d'arriver aux mêmes performances en remontant autour de - 120 °C», poursuit Gérard Férey.
D'un point de vue plus fondamental, les travaux de son équipe, à paraître sur le site Internet de la revue scientifique Langmuir, ont permis d'«élucider les mécanismes de formation des solides hybrides» et donc «de prédire les arrangements atomiques à l'intérieur du squelette».
Ce qui laisse entrevoir la possibilité de fabriquer ces matériaux «sur mesure pour des applications ciblées» aussi bien dans le domaine de l'énergie et du développement durable que de la santé . «La chimie, si décriée par le passé, commence à se révéler incontournable pour faire face aux problèmes sociétaux actuels et y apporter des solutions», conclut Gérard Férey.
(1) Un nanomètre = 1 milliardième de mètre
|
Le 12/05/08
LE DESERT SOURCE D'ENERGIE POUR NOUS
source:Europe1.fr/photo maion.com
Le Projet DeserTec prévoit de puiser une partie de notre énergie électrique dans le désert africain.
Une chronique environnement de Christian Buchet
Vous arrivez ce matin avec un projet qui pourrait s’avérer un formidable booster pour l’Union pour la Méditerranée que va lancer Nicolas Sarkozy le 13 juillet prochain. Ce projet, c’est de puiser une partie de notre énergie électrique dans le désert africain.
Oui, le projet peut sembler a priori un peu fou mais différentes études menées par de très sérieux laboratoires avec le soutien du Ministère Fédéral allemand de l’environnement sont absolument catégoriques.
En occupant moins de 0,3% de la surface désertique de l’Afrique du Nord, des centrales solaires pourraient produire assez d’électricité pour satisfaire tout à la fois des besoins actuels des pays européens, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, mais aussi aux fortes augmentation des besoins électrique que l’on attend dans le futur.
En nous y prenant maintenant, 25% des besoins énergétiques de l’UE pourrait être couverts par l’énergie solaire produite au Sahara. Et cela serait économiquement rentable, l’intensité du soleil y est 2 fois plus forte que celle dont on peut bénéficier dans le Sud de l’Europe.
L’acheminement par des lignes haute tension a beau générer une certaine déperdition de 3% pour 1.000 km, soit une perte de 10 à 15% pour parvenir au nord de l’Europe, les centrales solaires implantées dans les déserts sont beaucoup plus économiques que celles implantées eu Europe du Sud.
Autre avantage, ce projet appelée « Desertec » en promouvant une coopération entre les pays de la ceinture technologique que nous sommes et les pays de la ceinture solaire, permettrait de stabiliser des pays d’Afrique et du Moyen-Orient en proie à une forte pression démographique et à une raréfaction de l’eau douce puisque l’électricité produite pourrait parallèlement alimenter des usines de dessalement d’eau de mer.
Non seulement ce projet pourrait être fortement créateurs d’emplois ici comme là-bas, mais il contribuerait aussi à réduire fortement les émissions de CO2, et serait rentable pour tous. Pour un coût d’investissement total de 45 milliards d’euros jusqu’en 2050, ce sont 10 milliards par an d’économies qui sont attendues à partir de cette date. Un beau projet qui créerait une belle dynamique pour un développement durable de part et d’autre de la Méditerranée.
|
Le 10/05/08
Le métro New-yorkais passe à la signalisation LED
source:Enerzine.com
ECONOMIE D'ENERGIE ET MEILLEURE VISIBILITE POUR LE METRO NEW-YORKAIS
Le MTA**, l'autorité régissant le métro de la ville de New-York supervise en ce moment le remplacement des ampoules incandescentes classiques par des lampes à LED ultra-efficaces.
Cette transition permettra à la fois de diminuer la consommation d'énergie liée à l'éclairage (d'environ 60%), d'alléger le réseau électrique local et enfin de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre. Le MTA fait valoir que 47 000 signalisations ont déjà été remplacées à ce jour.
En plus de réduire la demande en électricité, l'éclairage fluorescent et la signalisation à LED ont les avantages de durer beaucoup plus longtemps et d'être plus lumineux que les ampoules à incandescence (d'environ 150%). Cette action a également pour objectif de rendre les stations et les tunnels plus sûrs pour les conducteurs et plus confortables pour les usagers.
Le MTA estime que le passage aux technologies LED et fluorescentes permettra d'économiser 4,8 millions de dollars sur un an.
** New York City Metropolitan Transit Authority
|
Le 09/05/08
ULTIME POLLUTION
source:courrierinternational.com/dessin the economist Londres
RUSSIE • Le maire qui veut rayer sa ville de la carte
Après avoir longtemps prospéré dans la fabrication d'armements, à l'époque soviétique, la ville de Tchapaïevsk – dont la nappe phréatique est imprégnée de substances chimiques – est devenue un fléau pour la santé de ses habitants.
Son maire propose une solution radicale, rapporte la Nezavissimaïa Gazeta.
Nikolaï Malakhov, maire de Tchapaïevsk (dans la région de Samara, sur la Volga), n'a pas hésité à proposer de raser la ville qu'il dirige.
C'est au cours d'une récente table ronde intitulée "L'écologie dans la cité contemporaine, aspects socio-économiques et politiques du règlement des problèmes écologiques", organisée par le Centre de politique socio-conservatrice, qu'il a lancé cette idée. Pour lui, la meilleure solution aux problèmes écologiques de Tchapaïevsk serait de reloger les habitants ailleurs.
La ville a presque cent ans. Après la défaite de la Russie dans la guerre contre le Japon [1905], c'est ici que fut construite la première usine de trotoluène [un composant du TNT] du pays ; cette substance servait, entre autres, à la fabrication de munitions.
Après la révolution de 1917, les villages ouvriers entourant l'usine furent réunis en une seule ville, baptisée Tchapaïevsk en 1929 [du nom du héros de la guerre civile Vassili Tchapaïev, mort au combat en 1919]. Par la suite, elle abrita une usine secrète de substances toxiques militaires (ypérite, phosgène, etc.). Les anciens se souviennent que l'ypérite était versée dans les obus à l'aide d'une théière et que les produits toxiques étaient jetés tels quels dans les égouts. Après la guerre, les diverses usines de la ville ont continué à produire des obus, des mines, des explosifs, des armes chimiques, et le sol ainsi que la nappe phréatique se sont imprégnés de dioxine et autres poisons.
A Tchapaïevsk, les taux de décès par tuberculose, cancer de la gorge, du foie et des reins étaient trois fois plus élevés que dans le reste de la région.
Ces quinze dernières années, la population est passée de près de 100 000 habitants à moins de 70 000. Ici, seuls 4 % des enfants sont en bonne santé. La situation démographique, sociale et économique s'est encore aggravée au début des années 1990, quand les quatre usines d'armement qui constituaient la base de l'économie locale n'ont plus eu de commandes de l'Etat. Elles ont alors été contraintes de réduire énormément leur production. Depuis, Tchapaïevsk occupe le premier rang de la région pour la consommation de drogue, la criminalité et la misère.
En juillet 1996, le gouvernement russe a adopté un programme de réhabilitation des sites contaminés et de protection de la santé de la population de Tchapaïevsk.
Ce programme s'étalait sur la période 1997-2010. En l'an 2000, l'Organisme national de protection de la nature avait obtenu que la ville soit déclarée en situation de désastre écologique, mais ce statut lui fut retiré en 2005, sans raison précise.
Début avril, plusieurs responsables politiques fédéraux sont venus de Moscou pour participer à une table ronde consacrée aux problèmes écologiques de la région. Lorsque le débat a abordé la situation catastrophique de Tchapaïevsk, ce sont ces responsables nationaux qui ont poussé le maire à formuler une réponse radicale. A la question "Ne serait-il pas mieux de faire carrément disparaître la ville ?" Nikolaï Malakhov a rétorqué que ce serait la solution idéale. A son sens, si Moscou pouvait débloquer les moyens nécessaires pour procéder à un déplacement des habitants (la ville compte 580 immeubles), cette solution serait tout à fait réalisable. Pour l'heure, la priorité serait d'installer une usine de traitement de l'eau, pour la rendre potable, de réhabiliter le site de l'usine chimique et de déménager les habitants des quelques dizaines d'immeubles qui en sont le plus proches.
Oleg Mitvol, vice-responsable de l'Organisme national de protection de la nature, a lui aussi évoqué la nécessité de vider Tchapaïevsk de ses habitants. C'est à la région, a-t-il estimé, qu'il revient de s'atteler au problème, la municipalité n'étant pas assez riche pour gérer seule cette situation. Or, en 2007, guère plus de 50 millions de roubles [1,35 million d'euros] d'aides ont été réclamés par la région au budget fédéral, une somme dérisoire comparée aux 2 milliards de roubles [50 millions d'euros] qui seraient nécessaires pour débuter le travail d'assainissement du site.
Repères
Un précédent remarquable d'abandon d'une ville par ses habitants est Pripiat, en Ukraine. Construite au début des années 1970, à 3 kilomètres de la centrale de Tchernobyl, pour le personnel et les familles, elle était l'une des cités modèles de l'architecture soviétique. Les 50 000 habitants de la ville furent évacués, ainsi que ceux de la centaine de villages voisins, à la suite de l'explosion, en 1986, de l'un des réacteurs nucléaires. L'évacuation eut lieu le 27 avril, le lendemain de la catastrophe. Dans l'urgence, presque tout fut abandonné sur place. Quelque vingt ans après la catastrophe, les objets personnels des anciens habitants de Pripiat sont toujours visibles dans les immeubles et les rues de la cité fantôme.
|
Le 08/05/08
La cuisine au gaz menacée par les fours à énergie solaire?
source: lemonde/reuters/boliviaintisudsoleil
Le cuiseur solaire modèle boîte
Une caisse en bois isolée, à l’intérieur de laquelle se trouve une caisse en aluminium équipée d’une tôle noire posée au fond pour produire l’effet de serre,
le tout recouvert d’un cadre avec un double vitrage auquel on ajoute un réflecteur permettant d’orienter plus de rayons vers le récipient.
Simple à construire à partir de matériaux disponibles partout : bois, contreplaqué, aluminium ménager, verre et laine de mouton ou coton pour l’isolation.
On peut atteindre une température autour de 130°C avec ce modèle simple. En y ajoutant 3 réflecteurs d’appoint, on peut monter jusqu’à 170°C.
NANTES (Reuters) - En pleine hausse du prix du gaz, un millier de curieux sont attendus jeudi et vendredi au Pouliguen (Loire-Atlantique), près de la Baule, pour découvrir les fours écologiques du premier et très sérieux "festival de la cuisson écologique et solaire".
"Lors du Grenelle de l'Environnement, on a beaucoup parlé des économies d'isolation de l'habitat, mais très peu des questions de cuisson", regrette Vincent Dulong, directeur de l'association de solidarité internationale Bolivia Inti - Sud Soleil, à l'origine de la manifestation.
"Avec l'augmentation des prix du gaz, ce type de dépenses va pourtant prendre de plus en plus d'importance pour les particuliers", souligne-t-il.
Durant deux jours, cette ONG de 2.300 adhérents va organiser en plein air des "ateliers de cuisine solaire" autour de fours chauffés directement par les rayons du soleil.
"Poulet façon sénégalaise", "poisson en sauce sur son lit de poireaux" ou encore "fondant au chocolat" seront ainsi cuits derrière une vitre, sur le principe de l'effet de serre.
"La chaleur grimpe très vite à 160°C, et l'énergie est totalement gratuite", souligne Vincent Dulong, qui note toutefois que "la cuisson prend deux fois plus de temps qu'un four à gaz traditionnel".
Autre inconvénient, le cuiseur solaire ne peut être utilisé qu'aux beaux jours, soit environ six mois par an.
Il existerait 500 de ces appareils en France, d'après Bolivia Inti - Sud Soleil, qui en a déjà installé 6.500 en dix ans auprès de familles défavorisées des pays andins (Bolivie, Pérou, Chili).
Des fours en kit, à monter soi-même, sont ainsi vendus 175 euros aux particuliers. Mesurant moins d'un mètre cube, ils peuvent être installés sur une terrasse ou un jardin, comme pour un barbecue. Il s'en vend actuellement un par jour, d'après l'ONG.
Des outils complémentaires, comme la parabole solaire ou le cuiseur thermos, seront également présentés lors de ce festival.
|
Le 07/05/08
Prédire la force du vent : un enjeu crucial
source/ enerzine.com / MIT Technology Review)
Lorsque la part d'énergie éolienne était encore marginale aux Etats-Unis, les variations de la force du vent ne posaient pas plus de problème que la part d'imprévisibilité de la consommation des ménages. Mais à mesure que les éoliennes renforcent leur présence dans le paysage américain, les prévisions météorologiques revêtent une importance cruciale.
Pour un Etat comme le Texas, qui comptait en décembre dernier 4 446 MW de capacité éolienne sur son réseau, plus que pour n'importe quel autre Etat, les erreurs de prévisions peuvent coûter cher.
Le 26 février dernier, c'est une soudaine chûte de la production éolienne qui est avancée pour expliquer l'état d'urgence déclenché par le gestionnaire du réseau texan ERCOT. Une consommation bien plus importante que prévue a été enregistrée, alors que les centrales conventionnelles étaient en veille. La chûte soudaine du vent a brusquement provoqué la crise.
Le comble pour ERCO, était que l'incident aurait pu être évité. Le gestionnaire avait déjà lancé un projet pilote, qui avait sû prédire une chute de vent plus d'une journée à l'avance. Information malheureusement non communiquée.
Le Texas n'est pas le premier a avoir pris conscience de l'importance des prévisions. Déjà l'Etat de Californie compte élargir son système, qui couvre actuellement uin quart de l'Etat. Celui de New York intègrera son système de prévision cet été, tout comme le Texas.
Un récent rapport de General Electric prévoyait que pour des capacités de 15 000 MW, les variations de production pourraient atteindre 2 400 MW en moins d'une demie-heure. Une telle variation surviendrait au moins une fois par an. En comparaison, la chute texane du 26 février dernier était de 80 MW.
L'avantage des éoliennes, est qu'elles fournissent elles-mêmes les relevés de force et de direction du vent, en temps réel. Accompagnés, la plupart du temps, par des relevés de température, d'humidité et de pression atmosphérique.
Des compagnies spécialisées dans la modélisation fournissent des logiciels qui apprennent au fil du temps à corréler les données en fonction de l'énergie fournie, et à reconnaître ainsi les conditions annonciatrices de la force du vent.
En plus de la fiabilité, une prévision fiable permet de minimiser les coûts de production, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre, en réduisant le nombre de centrales laissées en veille poru pallier aux imprévus. Ces centrales, utilisées en cas de secours, générent de la pollution sans produire le moindre KWh. De meilleures prévision permettraient d'optimiser leur nombre.
Le gestionnaire du réseau californien, Cal-ISO, compte améliorer son système, qui fournit actuellement des prévisions à plus d'une heure. A terme il incluera des prévisions pour le jour à venir, soit le temps nécessaire pour prévoir la mise en place des capacités de secours.
Mais en allongeant les prévisions à une journée, le taux d'erreur passe à 15%, contre 7% au plus pour une prévision heure par heure. Mais les études montrent que même une prévision imprécise, faite une journée avant fait tout de même largement la différence.
Si 5 000 Mégawatt d'énergie éolienne sont prévus, une erreur de 20% signifierait que les parcs produiraient entre 4 000 et 6 000 MW de puissance. Dans ce cas, les capacités de secours seraient trop ou pas assez puissantes, de 1 000 MW. Sans les prévisions, elles seraient au moins de 4 000 MW trop puissantes.
|
Le 06/05/08
Le réchauffement du climat menace les animaux .
source:1 Lemonde AFP/AnoekedeGroot
2 Lefigaro/Howells David/Gamma
Le Koala en Australie et le Caribou au Groenland sont menacés par le réchauffement climatique
1_L'Australie pourrait-elle perdre ses animaux icônes comme le wallaby, le koala ou le petit bilby aux charmantes grandes oreilles ?
Les avertissements se multiplient tandis que les scientifiques s'alarment des effets du réchauffement climatique sur la faune locale.
Dans un rapport récent, le WWF évoque ainsi le cas de onze espèces, dont le kangourou arboricole et les tortues marines, menacées d'extinction avec la hausse des températures.
Le Csiro (équivalent australien du CNRS) a aussi publié en avril un rapport alarmant sur le système national de réserves naturelles.
Uniques, la faune et la flore australiennes ont évolué de façon isolée durant des millions d'années avant que l'arrivée des Européens, à la fin du XVIIIe siècle, ne perturbe les milieux naturels. "Nous avons le taux d'extinction d'animaux le plus élevé au monde", remarque Michael Archer, doyen de la faculté des sciences de Nouvelle-Galles-du-Sud.
On estime que 27 espèces de mammifères ont disparu en deux siècles, sous l'effet des défrichements intensifs et de l'introduction d'espèces nuisibles, comme le chat ou le renard. D'autres espèces ne survivent plus que dans des zones très restreintes, et des centaines sont considérées comme en danger. "Les pressions ici sont donc déjà très importantes, et le réchauffement climatique va faire empirer les choses", avertit Peter Brown, un des auteurs du rapport du Csiro.
Parmi les dangers liés au réchauffement climatique, on note l'augmentation de la fréquence des incendies et la destruction de l'habitat de nombreuses espèces. "Le cacatoès noir pourrait voir disparaître 99 % de son habitat", prévient Tammie Matson, zoologiste pour WWF. Autre motif d'inquiétude, la croissance des animaux nuisibles. Le vénéneux crapaud-buffle, introduit dans les années 1930, était jusqu'ici demeuré dans une moitié nord du pays, plus chaude que le sud. A mesure que les régions plus fraîches se réchaufferont, il pourrait étendre son territoire et menacer davantage encore de lézards et de serpents.
Même dans le cas où l'habitat serait préservé, ce sont les ressources alimentaires qui risquent de manquer. Quand ce ne sont pas tout simplement les plantes qui perdront leurs qualités nutritionnelles. C'est ce qui guette le koala, qui ne figure cependant pas sur la liste des animaux en danger. Avec l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre, les feuilles d'eucalyptus - son seul menu - deviennent moins nutritives. "A terme, il est possible qu'il ne parvienne plus à se nourrir", affirme Lesley Hughes, professeur de biologie à l'université Macquarie et spécialiste de la question du changement climatique.
En réaction, le Csiro et le WWF préconisent le développement de nouvelles zones de conservation, alors que 11 % du territoire est déjà protégé. Le ministère de l'environnement a d'ailleurs fait un pas en ce sens en annonçant un plan de 106 millions d'euros pour le système national de réserves. "Il faudrait également privilégier les espèces locales pour le secteur agricole", plaide Michael Archer, qui propose, par exemple, d'opter pour la viande de kangourou afin de remplacer celle des moutons, accusés d'endommager les sols.
2_Dans Une vérité qui dérange, le film d'Al Gore, prix Nobel de la paix pour son combat sur le réchauffement climatique, un oiseau, le gobe-mouche noir, tient un rôle particulier : aux Pays-Bas, on a constaté que la population de ce migrateur déclinait, en raison d'une désynchronisation croissante entre l'éclosion de ses oeufs et l'abondance de certains insectes qui lui servent de pitance. Sur la côte ouest du Groenland, les hardes de rennes - dénommés là-bas caribous - pourraient souffrir d'un phénomène comparable.
Ces grands herbivores, qui survivent l'hiver grâce au lichen qu'ils trouvent sous la neige, mettent bas au printemps, à une époque où les plantes fourragères sont les plus nutritives. Or, ainsi que le décrivent le biologiste américain Eric Post (Penn State University) et son collègue danois Mads Forschammer (université d'Aarhus) dans un article à paraître en juillet dans la revue Philosophical Transactions B de la Royal Society britannique, la naissance des faons est de plus en plus décalée avec le pic de productivité des végétaux.
Depuis 1993, les deux chercheurs ont passé six étés arctiques à étudier les caribous de la région de Kangerlussuaq. Sur ce site, les températures de printemps se sont élevées en moyenne de 4,63 °C sur la même période. Entre 2002 et 2006, la date de floraison des végétaux a avancé de près de quinze jours, tandis que celle de la naissance des bébés caribous n'avançait que de 1,3 jour. Lorsque le décalage était à son plus haut niveau, la mortalité des faons était sept fois plus élevée que lorsque floraison et naissances étaient les mieux coordonnées. "En d'autres termes, les caribous ne doivent pas manquer de beaucoup la date de croissance des plantes pour en subir les conséquences en terme de reproduction, indique Eric Post. Cela se joue à quelques jours près. C'est assez remarquable."
CAPACITÉ D'ADAPTATION
Il reconnaît que la taille de l'échantillon ne permet pas de généraliser ces conclusions et que d'autres facteurs tels que maladies, parasitisme et compétition avec le boeuf musqué peuvent intervenir. Mais dans le contexte de réchauffement climatique, s'inquiète-t-il, le décalage observé au Groenland pourrait encore s'accentuer.
Une note optimiste, cependant, sur la capacité d'adaptation de l'animal : des rennes introduits sur une île proche de l'Antarctique, la Géorgie du Sud, ont certes perdu leur petit la première année. Mais l'espèce s'est ensuite adaptée à l'inversion du cycle des saisons dans l'hémisphère sud.
|
Le 05/05/08
Le ralentissement de la circulation océanique donnerait dix ans de répit au climat.
source:Lefigaro/Crédits photo : Cedric PASQUINI/REA
Une nouvelle fois, le Gulf Stream, ou plutôt la circulation thermohaline dont ce courant transatlantique n'est qu'une branche, provoque des remous. Le réchauffement pourrait, en effet, être partiellement compensé pendant dix ans par une baisse des températures océaniques en Europe et en Amérique du Nord.
Telle est la conclusion plutôt provocatrice d'une étude publiée jeudi dans la revue Nature.
L'équipe de chercheurs menée par Noel Keenlyside, du Leibniz Institute of Marine Science en Allemagne, fonde cette affirmation sur les résultats d'un nouveau modèle qu'elle a mis au point.
Celui-ci permet de mieux connaître l'impact sur le réchauffement de la circulation thermohaline, également baptisé «tapis roulant». Ce courant part des tropiques et remonte vers les hautes latitudes où, une fois refroidies et salées, les eaux plongent en profondeur avant de redescendre vers le sud. Selon eux, ce courant devrait se ralentir. Avec pour effet un refroidissement des eaux de l'Atlantique nord. Leur constat se base sur les relevés de la température de surface des eaux. Or les scientifiques pensaient jusqu'à présent que seule l'observation des eaux en profondeur permettrait d'alimenter les modèles.
«Nos résultats montrent que les températures globales risquent de se stabiliser ou se refroidir au cours des dix années à venir du fait de fluctuations naturelles, mais à long terme les températures devraient continuer à augmenter», concluent les scientifiques. En clair, le répit pour la planète ne serait que de dix ans. Une évolution susceptible de tempérer ouragans, canicules et intempéries. Sans pour autant altérer la tendance à long terme au réchauffement.
Résultats «encourageants»
Tout en jugeant ces résultats «encourageants» sur l'amélioration des prévisions, Richard Wood, climatologue au Met Office britannique, estime dans un commentaire à ce sujet dans la revue Nature, que «des points substantiels méritent clarification». Et de mettre en garde : «La circulation thermohaline ne dépend pas seulement de la température, mais également de la salinité des océans.»
Ce n'est pas la première fois que l'hypothèse d'un ralentissement de ce courant océanique est avancée, relançant les spéculations sur les risques de refroidissement qu'un tel phénomène est susceptible d'induire. C'est le chercheur Harry Bryden, du Centre océanographique national britannique, qui l'avait lancée avec fracas en 2005. Si l'on en croit ses travaux, le courant, ou dérive, Atlantique nord aurait déjà perdu un tiers de son intensité depuis le milieu des années 1950. Paul Tréguer, directeur scientifique du réseau européen de chercheurs Eur-Oceans, est réservé sur ce point. Selon lui, la dérive Atlantique nord n'est pas, contrairement à une idée reçue, la seule responsable de la douceur de nos côtes. On estime en effet généralement que ce courant justifie les 15 °C de différence de température hivernale existant entre Paris et Montréal, pourtant situées aux mêmes latitudes. Or, pour Paul Tréguer, son rôle serait limité à 20 % dans l'évolution des températures d'ici à 2050, les 80 % restants étant à ses yeux imputables à la circulation atmosphérique. De quoi limiter la portée de ces travaux sur les températures futures du Vieux Continent.
|
Le 03/05/08
Développement durable, l'affaire de tous
source:lefigaro/photo REA
- Le développement durable, c'est l'affaire de tous mais nous avons beaucoup à apprendre. À commencer par les bons gestes quotidiens pour polluer moins.
uis-je apporter ma pierre à l'édifice en restant chez moi ? De quelle façon les industriels s'impliquent-ils ? Quelles solutions sont envisagées pour remplacer ce cher (dans tous les sens du terme) et vieux pétrole ? Le dossier suivant présente quelques unes des nombreuses pistes qui traitent du développement durable, un thème connu par tous, mais dont les applications concrètes peuvent encore rester floues pour la plupart d'entre nous.
Une tendance de fond
» Le développement durable, opportunité ou menace ?
Développement durable, écodéveloppement, contribution à l'amélioration de l'environnement… Selon une étude de la société de conseil Accenture réalisée auprès de grands groupes français, 82% d'entre eux considèrent que le développement durable est un facteur de différenciation.
» Le Grenelle va entrer dans sa phase législative
Ses 47 articles doivent être examinés par les députés avant l'été.
» Adoptez le système… «D»
D… comme développement durable. Voici dix gestes simples pour se mettre au vert à la maison comme au bureau sans pour autant bouleverser votre vie quotidienne. Un peu de bon sens et des économies à la clé.
» Il faut mieux gérer nos ordures ménagères
Le Conseil économique et social veut responsabiliser les Français.
» Des labels pour y voir clair
On s'est habitué à leur présence sur les emballages depuis maintenant quelques années. Mais il faut bien le reconnaître, on ne sait pas toujours ce que signifient ces différents pictogrammes.
» Philippe Starck démocratise l'écologie
Le designer français fait sensasion à Milan en présentant jusqu'au 1er mai une éolienne individuelle à bas coût.
Les industries s'adaptent
» Quand le verre est trié
Trier le verre, c'est bien. Bien réaliser ce tri, c'est mieux. Tels sont désormais les deux messages qu'Eco-Emballages et les grands industriels du verre tentent de faire passer.
» Les avions vont réduire les gaz
Les compagnies aériennes privilégient déjà les appareils sobres en kérosène. D'ici à un demi-siècle, de nouvelles solutions techniques s'imposeront. À la fois pour pallier le déclin de l'or noir et lutter contre l'effet de serre.
» Airbus et Boeing s'unissent en faveur de l'environnement
Les deux géants de l'industrie aéronautique ont signé un accord pour travailler ensemble afin de diminuer l'impact du trafic aérien sur l'environnement.
» Metaleurop, cinq ans après
Dans le Pas-de-Calais, l'usine de transformation de plomb et de zinc défrayait la chronique en 2003. Sa faillite jetait une lumière crue sur 150 ans de pollution qu'on s'attache aujourd'hui à effacer.
» Les écoquartiers ont la cote
Dopés par le «Grenelle de l'environnement» et le rapport de la commission Attali, vingt projets pilotes ont vu le jour en France. Ils s'inspirent des réalisations d'autres pays.
» La vogue des tours «vertes»
À Paris, le quartier d'affaires de la Défense sert de laboratoire à la construction de bâtiments respectueux de l'environnement et innovants d'un point de vue architectural. Les investisseurs en redemandent.
» Les entrepôts se transforment en centrales solaires
GSE, petite PME du Vaucluse, couvre les bâtiments industriels de panneaux photovoltaïques. L'électricité est vendue au prix fort à EDF.
» Marseille au fil du Rhône
L'objectif du «Grenelle de l'environnement» est de doubler en dix ans le transport fluvial, pour atteindre 6% du trafic total, contre 3% aujourd'hui.
» Tetra Pak lance la bataille de l'emballage
Le groupe suisse, leader du marché de la brique en carton, met en avant ses qualités écologiques pour marquer des points face à la concurrence.
» La deuxième vie des ampoules
Depuis 2006, la collecte et le recyclage des ampoules à économie d'énergie sont obligatoires. La filière, qui se met peu à peu en place, devrait recycler 50 millions de lampes chaque année.
» Un bio brin de fille
Tous les grands noms des cosmétiques s'y mettent. Le bio n'est plus réservé aux intégristes de la beauté naturelle. Mais il n'est pas toujours facile de s'y retrouver dans cette avalanche de nouvelles marques et de labels.
|
Le 02/05/08
Des glaces de méthane brûlantes d'énergie
source:Enerzine.com
Partout sur terre, de nombreux pays aux réserves limitées de combustibles fossiles cherchent comment exploiter les hydrates de gaz naturel — cette « glace de méthane » qu'on trouve là où existe le pergélisol ainsi que sur le plancher océanique.
« Les hydrates de gaz naturel constitueraient une énorme source d'hydrocarbures si on réussit à en extraire le méthane à un coût assez bas », affirme Chris Ratcliffe, de l'Institut Steacie des sciences moléculaires du CNRC (ISSM-CNRC). « Selon certains, les hydrates de gaz naturel renfermeraient plus d'énergie que toutes les sources connues de pétrole, de gaz naturel et de charbon. »
Un hydrate de gaz est un solide cristallin fait de « cages » aqueuses renfermant chacune une molécule de gaz tel le méthane. À haute pression, les hydrates de méthane restent « gelés » même si la température dépasse le point de fusion de la glace, comme l'illustre cette « boule de neige en feu ».
Un autre sujet de recherche est le stockage de l'hydrogène destiné aux piles à combustible sous forme d'hydrates. « On peut fabriquer des hydrates d'hydrogène pur, mais uniquement à très haute pression et très basse température », explique-t-il.
Nous tentons de combiner l'hydrogène à un autre gaz formant un hydrate à une température plus élevée et à une pression moindre. Ensuite, il n'y aurait plus qu'à éliminer le second gaz. » Jusqu'à présent, l'équipe a obtenu des hydrates de gaz contenant jusqu'à 4% de leur poids d'hydrogène.
En collaboration avec Virginia Walker, biologiste à l'Université Queen's, et Peter Englezos, ingénieur chimiste à l'Université de la Colombie-Britannique, les chercheurs du CNRC vérifient aussi comment les composés naturels des microorganismes inhibent la formation des hydrates de gaz.
En effet, il arrive que ces derniers obturent les gazoducs, avec l'énorme problème que cela entraîne pour l'industrie pétrolière et gazière, qui dépense des milliards de dollars chaque année pour l'empêcher. Les bouchons d'hydrates gelés ne font pas que bloquer le gazoduc, ils peuvent endommager la conduite à leur dégel. « L'écart de pression est terrible de part et d'autre, déclare Chris Ratcliffe. Quand il fond, le bouchon file dans la conduite jusqu'à ce qu'un coude ou un étranglement l'arrête et le pulvérise. »
Par ailleurs, le CNRC examine la possibilité de capter et de stocker le dioxyde de carbone dans des hydrates, ce qui atténuerait l'accumulation de ce gaz à effet de serre dans l'atmosphère. « Le dioxyde de carbone fait partie des gaz qui prennent assez facilement la forme d'un hydrate. Les scientifiques proposent de stocker une grande quantité d'hydrates de CO2 sur le plancher océanique où ils resteraient stables, explique encore Chris Ratcliffe. Reste à savoir si la chose est réalisable. » |
|
Le 29/04/08
Produire de la cellulose à partir d'une cyanobactérie
source:Enerzine.com
Des scientifiques de l'Université du Texas à Austin ont mis au point un nouveau procédé de fabrication d'éthanol.
Cette nouvelle méthode implique l'utilisation d'une bactérie, et plus particulièrement d'une cyanobactérie photosynthétique rencontrée communément sous l'appellation d'algue bleu-verte. **
Ces cyanobactéries modifiées par l'implantation d'un ensemble de gènes (de la bactérie du vinaigre), "Acetobacter xylinum", (producteur cellulosique non-photosynthétique) sécrètent de la cellulose, du glucose et du saccharose. Ces sucres élémentaires sont les principales substances utilisées dans la chaine de production de l'éthanol.
La cyanobactérie utilise la lumière du soleil comme source d'énergie pour sa propre croissance. Contrairement aux cultures vivrières qui sont utilisées (et détruitent définitivement) pour produire de l'éthanol, le glucose, le saccharose, et la cellulose sont obtenus sans nuire aux cyanobactéries. Le glucose et le saccharose peuvent facilement être transformés en éthanol. Généralement, les matières transformées proviennent d'usines de cellulose qui nécessitent des processus industriels coûteux. Les cyanobactéries élimineraient ces procédés coûteux de transformation.
Les professeurs R. Malcolm Brown Jr. et David Nobles Jr. indiquent que leurs cyanobactéries peuvent être cultivées sur des surfaces de production dont la terre agricole est non-cultivable et impropre à l'alimentation humaine.
"Une pression est exercée sur l'ensemble des producteurs (américains) de maïs pour produire du maïs à destination des biocarburants", explique le Professeur R. Malcolm Brown Jr , président de la chaire en biologie cellulaire d'Austin. "La même pression existe actuellement au Brésil afin d'exploiter davantage la forêt amazonienne pour produire plus de canne à sucre pour nos besoins énergétiques croissants. Et nous ne voulons pas de cela."
Les sources biomasses utilisées ou envisagées pour la production d'éthanol aux États-Unis comprennent l'herbe et le bois (cellulose), le maïs (glucose) et la canne à sucre (saccharose). Des algues sont également en cours d'élaboration pour la production de biodiésel.
Selon les chercheurs impliqués dans ce projet, 2 millions de km2 de superficie permettrait d'alimenter le système de transport des Etats-Unis, en éthanol.
|
Le 29/04/08
Débroussaillage avec des animaux de ferme, le créneau d'une entreprise nordiste
source:Yahoo.fr/AFP
Une entreprise de Bousbecque (Nord) loue aux collectivités locales et particuliers un outil efficace et écologique, ses
animaux de ferme, pour entretenir leurs espaces verts.
Le but c'est de remplacer les outils mécaniques par des moyens écologiques et non polluants", souligne Marjorie Deruwez, créatrice d'Ecozoone et éleveuse dans la ferme "Le P'tit Chêne".
La société est en plein essor, près d'un an après sa création. Environ 80 animaux - vaches, poneys, ânes, chèvres - sont dispersés sur plusieurs zones à défricher.
Selon la qualité et l'état du terrain, l'éleveur propose les animaux les plus adaptés au site. Reste ensuite aux clients à faire leur choix, les ânes et les poneys étant des animaux souvent convoités par les particuliers.
Marjorie Deruwez honore actuellement une quinzaine de contrats avec des clients particuliers ou des municipalités comme Achicourt, Faches-Thumesnil ou même Lille.
Cette dernière a sollicité les services de l'éleveur pour un terrain de 12,4 hectares de nature presque vierge, ceinturé par deux voies de chemin de fer, où une dizaine de poneys "travaillent" actuellement.
"L'accès au site est très difficile puisqu'il n'y a qu'une passerelle. Ces animaux étaient la seule alternative possible pour entretenir la friche", a précisé Jean Lemaire, technicien des parcs urbains pour la ville de Lille.
L'adjoint Vert à la mairie de Lille Eric Quiquet a expliqué à l'AFP que l'opération s'inscrivait dans le cadre d'un "projet de réhabilitation d'un espace naturel de grande valeur écologique. (..) Dès qu'on peut utiliser cette méthode, on le fait".
Le célèbre cite du parc de la Citadelle - construite par Vauban - devrait être traité à l'avenir de la même façon.
Ecozoone ne fait vivre pour l'instant que sa créatrice, mais envisage de créer des emplois de bergers d'un genre nouveau
|
Le 28/04/08
Les éoliennes offshore vont apparaître en Normandie
source:Yahoo.france/Reuters
VEULETTES-SUR-MER, Seine-Maritime
- Le premier parc d'éoliennes offshore de France sera créé à la fin de l'année prochaine, en Manche, au large de Veulettes-sur-Mer, petite commune située au sud de Fécamp, sur la côte d'Albâtre
Ce parc sera composé de 21 éoliennes qui produiront chacune cinq mégawatts, soit un total de 105 mégawatts, de quoi fournir de l'électricité à 120.000 personnes.
Les enquêtes publiques sont terminées. Ne manque que le permis de construire du préfet, qui ne devrait pas poser de problème, explique le sous-préfet de Dieppe, Olivier de Mazières. Les travaux, d'un coût prévu de 270 millions d'euros, devraient commencer avant l'hiver.
Le projet fait le bonheur du bourg de 300 habitants où affluent chaque année 2.200 estivants.
La taxe qui sera acquittée par l'opérateur, la société allemande Enertrag, apporterait 1,3 million d'euros, dont la moitié pour les marins-pêcheurs et l'autre moitié aux communes ayant vue sur les pylônes, Veulettes-sur-Mer, Paluel, Saint-Valéry-en-Caux, Saint-Sylvain et Saint-Martin-aux-Bunots.
Christian Legrand, le maire, un boulanger retraité, se réjouit. "Chez nous, tout le monde est pour, sauf une quinzaine de propriétaires de résidences secondaires", dit-il.
Et les pêcheurs ? Christian Legrand sourit : "c'est vrai qu'ils disent que là où on va mettre les pylônes, c'est là où il y a le meilleur poisson. J'aurais été pêcheur, j'aurais fait comme eux".
Les pêcheurs seront dédommagés, dit-il. "Comme les trois rangées de sept éoliennes seront espacées de 1,4 km et les pylônes, entre eux, de 700 mètres, cela laissera de la place pour la pêche à la ligne et la pose de casiers", souligne-t-il.
TROIS AUTRES PROJETS EN PREPARATION
Guillaume Fagot, chef du projet offshore à Enertrag, explique que les raccordements de courant en mer et sur terre jusqu'à Fécamp seront enterrés. Les câbles reposeront à 1,40 m de profondeur en terre et à 1,10 m ou 1,20 m en mer.
A une profondeur de 15 m, au large de Veulettes, la technique utilisée sera innovante. Les éoliennes seront fixées sur des tripodes métalliques, et non sur des blocs de béton ou des mono-pieux, ce qui permet de "valider une nouvelle technique industrielle", dit Guillaume Fagot.
La construction de ce parc offshore répond au marché lancé sous forme d'appel d'offre en 2004 par le gouvernement.
D'autres projets offshore moins avancés que celui de Veulettes concernent le littoral normand. "Ils en sont encore au stade d'approche des élus et de la population, à un stade pré-administratif", explique le sous-préfet Olivier de Mazières, qui est chargé de ces projets.
Le plus gros projet est celui de La Compagnie du Vent de Montpellier (Hérault), filiale du Danois Vestas, qui veut installer 120 éoliennes au large du Tréport, entre Normandie et Picardie, dans une zone où se trouvent des explosifs datant de la Seconde guerre mondiale.
Deux autres sont en préparation par WPD Offshore France, une autre société allemande, l'un devant Fécamp qui compterait 50 à 60 éoliennes pour une puissance de 250 à 300 mégawatts dans "le parc des Hautes-Falaises", l'autre au large de Port-en-Bessin (Calvados) qui totaliserait une cinquantaine de machines pour une puissance de
|
Le 26/04/08
Maison passive, la maison de demain ?
source:Bricoleurdudimanche par HD
Alors que nos réserves d'énergies fossiles ne cessent de s'amenuiser,
le secteur du bâtiment en réclame de plus en plus.
Entre la climatisation et le chauffage, nous puisons sans aucune limite dans des ressources naturelles non renouvelables. En réponse à ces problèmes environnementaux, la maison passive se présente comme une alternative écologique et économique. Alors que l'Europe compte environ 10 000 constructions passives, la France semble particulièrement à traîne, bien loin derrière l'Allemagne et les pays scandinaves.
Le Concept
Quasiment autonome en terme de chauffage, la maison passive est conçue selon des règles bien précises. Elle ne doit pas consommer plus de 15kWh/m²/an pour se chauffer et 50kWh/m²/an au total. Pour arriver à de tels résultats, il est impératif de réduire les pertes de chaleur et d'en maximiser les gains. Construite dans une logique d'architecture durable, elle est conçue avec des matériaux performants, sains et les moins polluants possibles.
Le fonctionnement
Pour réduire ses besoins énergétiques, la maison passive a recours à quatre piliers : l'isolation thermique, la ventilation, la fenêtre et la chasse aux ponts thermiques
Parfaitement isolée par l'extérieur, du sol au plafond, elle ne subit que très peu de déperditions de chaleur et fonctionne comme une thermos. La construction doit donc être la plus compacte possible pour limiter les dépenses.
Au coeur de la bâtisse, la VMC fait circuler l'air en fonction des besoins, apportant ainsi de la fraîcheur en été et de la chaleur en hiver. Avec des triples vitrages très performants et des volets isolants, la fenêtre est collée au châssis. Elle laisse donc uniquement passer la lumière et la chaleur.
Une attention toute particulière est portée à son orientation géographique. Conçu pour éviter les ponts thermiques l'édifice doit être parfaitement étanche à l'air afin de limiter la condensation et les pertes de chaleur.
Avantages et inconvénient de la maison passive
Ecologique, la maison passive consomme peu d'énergie et ne produit presque pas de gaz à effet de serre. Economique, certes, mais uniquement sur le long terme Avec un surcoût d'environ15% par rapport à la construction d'une maison traditionnelle, elle reste réservée aux gros budgets. En sachant qu'il faut attendre quinze ans pour rentabiliser son investissement, le prix d'achat risque d'en décourager plus d'un.
De plus, ses performances thermiques dépendent en grande partie de ses habitants. Une mauvaise utilisation de la ventilation ou des fenêtres peut rapidement faire augmenter les dépenses énergétiques du bâtiment.
Si le Grenelle de l'Environnement souhaite que pour 2020, toutes les constructions atteignent les performances énergétiques de la maison passive, ce pari est loin d'être gagné.
Devant le manque de professionnels qualifiés (constructeurs et architectes confondus) et le prix élevé de ce type d'habitation, elles peinent à trouver leur place sans le paysage français. |
Le 25/04/08
Une première : Boeing et Airbus unissent leurs efforts
source:Enerzine
C'est assez rare pour le signaler : Boeing et Airbus déposent les armes pour défendre ensemble l'environnement.
En effet, les deux géants de l'aéronautique viennent de signer le 22 avril à Genève, un accord de coopération pour réduire l'impact de l'aviation sur l'environnement.
L'objectif des deux sociétés est d'accélérer la démarche d'amélioration du système de management du transport aérien afin d'en accroître l'efficacité et d'éliminer le problème d’encombrement du trafic.
Cet accord, conclu en marge du troisième Sommet de l'Aviation et de l'Environnement de Genève entre les deux sociétés leaders de l'industrie, a été signé par Scott Carson, Président et CEO de Boeing Commercial Airplanes, et Tom Enders, Président et CEO d'Airbus. "La concurrence entre Airbus et Boeing a été un élément essentiel qui nous a permis de préciser notre approche et nos efforts en vue de rendre l'aviation plus efficiente", a déclaré Scott Carson. "Même si notre vision est souvent différente, nous partageons le même objectif - réduire l'impact environnemental de l'aviation."
“Je suis convaincu que la technologie et l'innovation sont des facteurs clés qui permettront de réduire l'impact environnemental de l'aviation et d'accroître son éco-efficience”, a pour sa part déclaré Tom Enders. "Et la concurrence est un formidable moteur de motivation dans ce domaine. Boeing et Airbus partageant une vision commune en matière d'environnement et de sécurité, il est dans l'intérêt de chacun d'entre nous de coopérer pour atteindre plus rapidement nos objectifs communs."
Au cours des 40 dernières années, l'industrie aéronautique a connu d'importantes améliorations en matière d’efficience des avions avec une réduction de 70 % des émissions de CO2, de 75 % du bruit et de 90 % des hydrocarbures non brûlés.
Le conseil consultatif pour la recherche aéronautique en Europe ACARE (Advisory Council for Aeronautics Research in Europe) a pour cible une réduction de 50 % des émissions de CO2 et de 80 % des émissions de NOx d'ici 2020.
Un système optimisé de gestion du trafic aérien peut largement contribuer à la réalisation de cet objectif. Les améliorations du système de transport aérien mondial, par exemple des itinéraires optimaux, une meilleure gestion des arrivées et le contrôle de la vitesse, permettront de réduire sensiblement les retards et les temps de vol, d'où des économies de consommation de carburant et une réduction des émissions. De telles améliorations de la gestion du trafic aérien constituent des opportunités majeures pour réduire les émissions de CO2 à court terme.
|
Le 24/04/08
Avec H2Origin, PSA parie sur la pile à combustible
source:Enerzine.com
PSA Peugeot Citroën et Intelligent Energy ont présenté mardi à Loughbourough (Birmingham, UK), le résultat de leur projet de recherche commun H2Origin, consistant à intégrer au sein d’un véhicule de livraison urbain zéro émission (ZEV), une pile à combustible de technologie avancée, associée à une chaîne de traction électrique.
Ce partenariat de trois ans a abouti à la réalisation d’un démonstrateur technologique, le Peugeot Partner H2Origin, motorisé par une chaîne de traction électrique, alimentée par une pile à combustible PEMFC (Proton Exchange Membrane Fuel Cell) de nouvelle génération.
La pile à combustible de 10 kWe de nouvelle génération offre les avantages suivants :
•L’autonomie du véhicule atteint 300 km, soit le triple d’un véhicule électrique classique à batteries
•La compacité de la pile à combustible et des ses auxiliaires est telle qu’on peut la loger dans le bloc avant du véhicule, à la place du moteur thermique
•Le véhicule est capable de démarrer à -20°C, ce qui constitue une avancée importante pour un véhicule dote d’un pile à combustible
Le système de stockage à 700 bars de l’hydrogène gazeux procure également des atouts en matière de mobilité et de praticité opérationnelle, explique PSA :
•Augmentation de 70 % de la quantité d’hydrogène embarquée pour un volume et une masse de réservoirs inchangés
•Augmentation de l’autonomie du véhicule sans avoir recours à la recharge des batteries sur secteur et donc profil opérationnel élargi
•Les bouteilles d’hydrogène sont embarquées sur un tiroir coulissant qui vient prendre place sous le plan de charge en façade arrière du véhicule. Ce système de rack rapidement interchangeable offre une alternative au remplissage dans une station service traditionnelle, obstacle majeur pour le développement de ce type de véhicule
Certains verrous doivent encore être levés, admet PSA : un coût encore incompatible avec le modèle économique automobile, la masse et l'encombrement des réservoirs d’hydrogène.
Par ailleurs, PSA souligne que l’émergence d’une économie de l’hydrogène, à peine embryonnaire à ce jour, qui relève de la volonté des Etats et des organisations supranationales, ainsi que de la politique énergétique, échappe au constructeur automobile.
PSA Peugeot Citroën se targue néanmoins d'avoir acquis une expérience de la pile à combustible automobile, qui lui permet d'espérer proposer, si les conditions de marché et contexte énergétique s’avéraient réunies, une offre de véhicules ZEV (Zéro Emission Véhicules) dotés de cette technologie.
Avec H2Origin, PSA Peugeot Citroën réalise son sixième véhicule Pile à Combustible depuis 2000.
“Pour la première fois nous avons été capables de réaliser une pile à combustible compacte capable de prendre place sous le capot moteur d’une automobile", se réjouit Henri Winand, CEO of Intelligent Energy
"Nous avons réalisé une pile à combustible dont la robustesse de fonctionnement est compatible du très exigeant environnement automobile et avons acquis une expérience incalculable en collaborant avec PSA Peugeot Citroën."
“La pile à combustible Intelligent Energy dans le Peugeot Partner H2Origin augmente l’autonomie de ce véhicule à chaîne de traction électrique de 100 à 300 km" poursuit Jean Pierre Goedgebuer, Directeur Scientifique de PSA Peugeot Citroën
"Ce type d’augmentation de l’autonomie des véhicules électriques de livraisons en ville, en accroissant considérablement leur profil opérationnel, s’avère être une réponse très intéressante pour asseoir les conditions d’un succès futur du marché des véhicules électriques, si l’équation économique était au rendez-vous."
|
Le 23/04/08
L’environnement, un bon prétexte pour les protectionnistes
source:Courrier international.com
Soucieux de défendre leur propre agriculture bio, des associations utilisent l’argument de la pollution des transports pour interdire certaines importations.
Le copain du prince Charles, Patrick Holden, directeur de l’Association des sols [Soil Association], s’attendait-il à ce que l’ambassadeur du Kenya en Grande-Bretagne le remercie à genoux ?
Leur rencontre du 31 mars dans un studio radiophonique de la BBC en donnait pourtant bien l’impression. Les deux hommes devaient discuter le projet de l’Association des sols visant à bannir les aliments “biologiques” expédiés par avion en Grande-Bretagne, principalement à partir de l’Afrique de l’Est.
Cette association semble prise d’une folie de grandeur." Elle retirera sa certification aux agriculteurs étrangers qu’elle juge “non éthiques”. Pas besoin de préciser que les agriculteurs biologiques britanniques (comme Holden, qui a reçu le titre de commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique pour son travail dans le domaine de l’agriculture biologique) ne seront pas concernés, mais devront simplement continuer à satisfaire à l’exigence standard de ne pas épandre de pesticides ou d’autres produits fabriqués par l’homme pour améliorer leur production.
Dans la mesure où il ne s’agit pas simplement d’un protectionnisme agricole à l’ancienne, ces préoccupations relèvent de l’obsession – très à la mode ces temps-ci – des “kilomètres alimentaires” [food miles]. L’Association des sols, qui semble se considérer comme une sorte d’organisation de défense de l’environnement dans le monde, s’alarme du fait que les cultivateurs africains utilisent des avions – une invention du diable ! – pour transporter, de bonne foi, les produits biologiques vers la Grande-Bretagne. Elle est donc parvenue– on ne sait trop comment – à la conclusion que ces aliments ne pouvaient être considérés comme “biologiques” dans le sens spirituel du terme et qu’il fallait, par conséquent, les “bannir”.
Les agriculteurs anglais veulent garder le monopole
Comme l’ambassadeur kényan en Grande-Bretagne, Joseph Muchemi, a patiemment tenté de l’expliquer à la radio, les émissions de CO2 des producteurs de son pays (par légume produit) sont bien moins élevées que celles des producteurs “biologiques” britanniques, même en tenant compte du CO2 généré par le transport par avion. “Nos agriculteurs travaillent sans machines, sans tracteurs, et ils utilisent du compost plutôt que des fertilisants biologiques”, a-t-il rappelé. Pour une raison obscure, Holden n’a pas souhaité s’attaquer à ce sujet délicat. Il a continué de soutenir que le “commerce mondial de produits alimentaires” n’avait pas lieu d’exister, bien qu’il ait précisé qu’il pouvait y avoir des exceptions, notamment pour “le thé, le café et les bananes – des produits que nous ne pouvons cultiver nous-mêmes.” Il s’agit d’un argument classique avancé par les propriétaires terriens britanniques afin d’obtenir un pouvoir de monopole qui leur assure un marché de consommateurs captifs. Il y a plus de deux siècles, le grand économiste écossais Adam Smith avait formulé une riposte cinglante à ce genre de comportement égoïste visant à protéger les intérêts agricoles nationaux. “Au moyen de serres chaudes, de couches, de châssis de verre, on peut faire croître en Ecosse de très bons raisins dont on peut faire aussi de forts bons vins. […] Or trouverait-on bien raisonnable un règlement qui prohiberait l’importation de tous les vins étrangers, uniquement pour encourager à faire du vin de Bordeaux et du vin de Bourgogne en Ecosse ?” écrivait-il alors.
Ce genre de réflexion explique la naissance d’une industrie de la banane en Islande, où, le gouvernement ayant interdit les importations de bananes, les producteurs locaux ont commencé à les cultiver dans de gigantesques serres. De la même façon, il existe en Grande-Bretagne de petits producteurs qui cultivent du thé et du café pour le plaisir. Dans le monde idéal “démondialisé” de Patrick Holden, nous pourrions imiter les Islandais et cultiver nous-mêmes ces produits. Certes, cela signifierait que seuls les riches Britanniques pourraient se procurer du thé et du café, et que les producteurs du tiers-monde connaîtraient de terribles pertes en termes de revenu et d’emplois. On pourrait considérer cette hypothèse comme un exemple absurde d’autosuffisance, mais c’est le type d’appauvrissement mutuel qui risquerait d’advenir si on laisse cette obsession concernant les émissions de CO2 résultant du transport aérien prévaloir dans l’élaboration de nos politiques agricoles.
Les africains dépendent du commerce agricole
Pour les fins du débat, admettons que les membres de l’Association des sols n’agissent pas simplement comme une sorte de syndicat pour la société Dutchy Originals [une marque 100 % bio], créée par le prince Charles, et pour une multitude d’autres producteurs d’aliments biologiques britanniques qui pratiquent des prix ridiculement élevés. Admettons que, par conséquent, en adoptant une politique discriminatoire contre les produits alimentaires transportés par voie aérienne, ils croient vraiment œuvrer à “limiter les effets du réchauffement climatique”. Il leur est sûrement venu à l’esprit qu’ils causeraient ainsi du tort à ces mêmes personnes à qui ils feignent de s’intéresser. Après tout, c’est l’Afrique, et pas la Grande-Bretagne qui souffrirait d’une élévation significative des températures moyennes – causée tant par l’homme que par la nature elle-même.
Comme l’a souligné Claire Melamed, de l’organisme de charité ActionAid, “le fait d’interdire l’importation de haricots verts du Kenya ou de mange-tout de Zambie” n’aura que peu d’impact sur les émissions de CO2 du Royaume-Uni. D’un autre côté, beaucoup d’Africains pauvres dépendent de ce commerce. Holden s’est plaint que plusieurs exportateurs de produits alimentaires africains étaient des “multinationales” – mais même les multinationales emploient des locaux. Un autre aspect de l’argumentation de l’Association des sols semble boiteux. En effet, ses membres affirment que les aliments biologiques sont plus sains pour les consommateurs que ceux produits avec des pesticides.
En réalité, il n’existe aucune preuve scientifique fiable démontrant que la nourriture dite “biologique” est meilleure pour votre santé que les aliments cultivés avec des pesticides. L’ancien directeur de l’Agence [britannique] de normalisation alimentaire, lord Krebs, a répété, d’un air las, qu’une telle preuve n’existait pas. David Miliband disait donc vrai l’an dernier lorsque, alors qu’il était ministre de l’Environnement, il a décrit les produits bio comme un “choix de vie”. Dans l’ensemble, on peut dire que c’est un “choix de vie” pour les mères de famille de la classe moyenne du sud-est de l’Angleterre, assez névrosées pour ajouter foi aux insinuations de l’Association des sols qui laissent croire que le petit Henri et la petite Caroline auraient plus de risques de développer un cancer si leur maman n’achetait pas bio (pour le double du prix normal).
Et on exploite une autre névrose répandue dans la classe moyenne – nous sommes tous maudits, à moins qu’on cesse tous de prendre l’avion ! – pour protéger une forme archaïque d’agriculture qui ne pourra jamais subvenir aux besoins du pays, et encore moins du monde. C’est, au mieux, une forme d’aveuglement et, au pis, une stratégie utilisant la nourriture comme instrument d’une politique volontaire de discrimination raciale.
Dominic Lawson
The Independent
|
Le 22/04/08
Des biocarburants qui n'affament pas la planète
source:europe 1
Alors que les biocarburants sont pointés du doigt dans la crise alimentaire qui frappe la planète, une usine a été inaugurée il y a quelques jours en Allemagne.
Une usine qui fabrique des biocarburants mais pas à base de céréales. Elle utilise du bois, de la paille et des mauvaises herbes.
aro sur les biocarburants ! Alors que des milliards d'euros ont été consacrés au développement de l'éthanol ou des biodiesels, fabriqués à partir de la canne à sucre ou des céréales pour réduire la dépendance aux carburants fossiles, les biocarburants sont aujourd'hui accusés d'affamer la planète.
Les Etats-Unis comme l'Europe, le Brésil ou encore le Canada ont déversé du maïs, du blé, du soja et de la canne dans leurs réservoirs.
Un geste perçu aujourd'hui comme criminel au vu de la crise alimentaire et des émeutes de la faim qu'elle provoque à travers le monde. Le Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation, Jean Ziegler, n'a pas hésité à parler de "crime contre l'Humanité".
Pour autant, la piste des biocarburants n'est pas abandonnée. Pour preuve, l'inauguration il y a quelques jours d'une usine en Allemagne fabriquant des biocarburants dits de seconde génération, les agrocarburants. Leur avantage: ils sont fabriqués à partir de bois, de paille, de mauvaises herbes ou même de résidus de lait de l'industrie agro-alimentaires. Du pur recyclage.
|
Le 22/04/08
Afrique: les Enr pour un meilleur accès à l'énergie
source:enerzine.com
600 millions d'Africains n'ont pas d'accès à l'électricité, et 35 pays du continent sont victimes de coupures intempestives.
C'est ce qu'a rappelé Bernard Zoba, commissaire de l'Union africaine chargé des infrastructures à Dakar.
"Dans ces conditions, les énergies renouvelables constituent une réélle solution pour les zones reculées du continent", a-t-il plaidé, dans le cadre de la conférence internationale sur les énergies renouvelables.
Pour le commissaire, la promotion des énergies solaires, éolienne, géothermique, hydroélectrique et issue de la biomasse, représentent des solutions à l'isolement énergétique, trop fréquent sur le continent. Selon lui, ces solutions doivent êtres adaptées à chaque pays.
"Le développement des énergies renouvelables ne doit mettre en danger ni la sécurité alimentaire, ni l'environnement." a mis en garde M. Zoba.
Une cinquantaine de pays africains sont représentés à Dakar pour la Conférence internationale sur les énergies renouvelables, ainsi que des organisations des Nations Unies (PNUD, ONUDI).
Lors de l'ouverture de la conférence, le président sénégalais Abdoulaye Wade a tenu un discours résolu sur la nécessité pour le continent africain de prendre le train des énergies renouvelables.
"Quand on voit la hausse du prix du pétrole, la hausse du prix des denrées de première nécessité, on constate que l'évolution mondiale risque de nous confiner dans une perpétuelle position défensive et de protection, a-t-il prévenu, alors que nous devrions être libres pour voir et aborder l'avenir."
"Nous devons investir dans les énergies renouvelables, former des ressources humaines suffisantes et qualifiées, équiper nos laboratoires de centres de recherche, mettre en place un environnement institutionnel favorable, pour ne citer que cela."
"L'Afrique recèle un potentiel important dans le domaine des énergies renouvelables" "Nous devons être inventifs."
Le chef d'Etat a insisté pour que de cette conférence en faveur des énergies renouvelables émergent des décisions concrètes en vue de répondre aux question cruciales que posent la croissance de la demande énergétique en Afrique et les inégalités d'accès sur le territoire.
|
Le 21/04/08
Environnement : ces villes qui étouffent la campagne
source:Lemonde.fr
Qu'est-ce que l'étalement urbain ?
L'étalement urbain se produit quand l'urbanisation s'étend à une vitesse plus rapide que la croissance de la population.
Observé dans tous les pays développés, ce phénomène se traduit par une augmentation de l'espace "consommé" par habitant.
Terres agricoles et bois sont transformés en habitat, en zones commerciales ou industrielles et en infrastructures de transport.
En France, l'extension de ces surfaces a ainsi atteint 6 900 km2 entre 1992 et 2004, soit une augmentation de 20 %, alors que la population ne croissait, dans le même temps, que de 6 %. Ces 6 900 km2 représentent une superficie supérieure à celle d'un département français.
Quelles nuisances cause-t-il ?
Les quelque 160 hectares "artificialisés" chaque jour en France le sont à 80 % au détriment de l'agriculture, au moment où l'on sort d'une situation de surproduction agricole. L'urbanisation rend difficile l'installation des jeunes agriculteurs et menace l'agriculture périurbaine, nuisant au développement des circuits courts de commercialisation des produits agricoles.
L'effet sur l'environnement est important. Le territoire est fragmenté, notamment par les infrastructures de transport. Les écosystèmes sont parcellisés, ce qui nuit à la santé des populations de faune et de flore. Par ailleurs, les sols imperméabilisés (par le bitume, le béton, etc.) limitent l'infiltration de l'eau dans le sous-sol, aggravant par ruissellement les risques d'inondation.
L'étalement urbain contraint les habitants à de fréquents déplacements du domicile vers le lieu de travail et vers les zones commerciales : le transport collectif ne pouvant être rentable sur des zones d'habitat dispersé, les automobiles (et les émissions de gaz à effet de serre) sont plus nombreuses.
Quelles sont les causes de l'étalement urbain ?
L'augmentation des inégalités de revenus a permis aux plus riches d'investir les centres urbains. Les sociologues observent ainsi que le prix du foncier décroît à mesure que l'on s'éloigne du centre : "Les catégories populaires tendent à partir de plus en plus loin. Au centre, les cadres supérieurs, autour les cadres moyens, en banlieue proche les professions intermédiaires et les employés, et enfin, loin du rural, les ouvriers. Les pavillons sont les nouveaux territoires de la classe ouvrière", résume le géographe Christophe Guilluy, dans la revue Vacarme (no 42).
D'autres évolutions sociales jouent cependant, comme l'augmentation du nombre de divorces et de retraités ayant plusieurs résidences. Entre 1992 et 2004, le nombre de ménages a crû de 15 %, alors que la population n'augmentait que de 6 %. Un autre élément important est la préférence pour l'habitat individuel dans nos sociétés. Elle est encouragée par une fiscalité et des aides publiques favorables au développement périurbain. Celui-ci a aussi été stimulé par le prix relativement bas des carburants depuis la fin des années 1980, qui a permis d'alléger le coût du transport automobile du domicile au travail.
Quelles sont les solutions envisagées ?
La redistribution des revenus modifierait beaucoup les données du problème. Elle relève de choix politiques globaux.
Par ailleurs, les analystes promeuvent une politique foncière volontariste qui vise une maîtrise des terrains dans un cadre intercommunal et recoure notamment à l'instrument de la préemption par les communes.
Une politique d'appui à l'agriculture périurbaine est également évoquée. La recherche d'une densification plus importante est une troisième piste d'action.
|
Le 20/04/08
INSOLITE MAIS SIGNIFICATIF
source:(Nilson/The Sun/Sipa)Le figaro
Curieux ou affamé ? Cet ours polaire semble en tout cas chercher le contact avec un être humain. La scène se passe en Alaska.
L’homme en revenant vers sa voiture, ne s’attendait pas à trouver un plantigrade allongé sur le toit de son 4x4. Après avoir tourné plusieurs fois autour du véhicule pour échapper aux griffes de l’animal, il réussira à se réfugier dans une voiture se trouvant à proximité.
Cette image résume parfaitement le grignotage des territoires autrefois réservés à l’espèce animale. Aujourd’hui, ces genres de face-à-face sont de plus en plus fréquents dans le Grand Nord.
|
Le 19/04/08
Une pile à combustible pour le résidentiel
source:Enerzine.com
.
Matsushita Electric Industrial (la maison mère de Panasonic) a annoncé qu'il était en train de développer une technologie à pile à combustible domestique. Commercialisable dés 2010
La technologie PEFC de Panasonic (pile à combustible en électrolyte polymère) est prévue pour un usage domestique, et possèderait une durée de vie de 4000 cycles, soit 40 000 heures ou encore 10 années d'utilisation.
Depuis 2005, l'entreprise réalise des tests sur différents modèles PEFC. Mais grâce à l'évolution technologique des onduleurs, ainsi qu'a l'incorporation de nombreuses améliorations, le produit affiche un gain d'efficacité de 39%, ce qui est, selon Panasonic, la plus élevée du marché dans sa catégorie. D'autres essais sont prévus au cours de l'année 2009.
Ce taux de 39% d'efficacité a été mesuré pour une sortie stabilisé à 750W. Cette efficacité demeure donc toute relative pour la fourchette située entre 500W et 1kW (34% à 300 W par exemple). C'est pourquoi, Panasonic envisage d'utiliser sa technologie PEFC en combinaison avec d'autres types de sources d'énergie.
L'objectif avoué du géant électronique nippon est de fournir un système de cogénération a destination de l'Europe affichant une économie de 22% dans la consommation énergétique des ménages. Et puisque les seuls produits résiduels du PEFC sont la chaleur et l'eau, cela signifierait un engagement de 12% de réduction des émissions de carbone. En une année, il permet de sauver 3 262 kWh d'énergie primaire et de réduire de 330 kg, les émissions de CO2
|
Le 18/04/08
Les plus gros pollueurs de la planète sont réunis à Paris depuis jeudi.
source:LCI.fr
Seize pays cumulant 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre : les Etats-Unis, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni, le Japon, la Chine, le Canada, l'Inde, le Brésil, la Corée du Sud, le Mexique, la Russie, l'Australie, l'Indonésie et l'Afrique du Sud. La Commission européenne, la présidence slovène de l'UE et les Nations unies sont également représentées.
Après un premier sommet en septembre 2007 à Washington suivi d'une réunion d'experts en janvier à Hawaï, ce troisième rendez-vous des "MEM" ("Major economies meeting") doit être plus particulièrement consacré aux possibilités de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) par secteurs de production (ciment, sidérurgie, électricité...) et aux transferts de technologie. L'occasion pour Nicolas Sarkozy de prononcer un discours devant cette assemblée vendredi matin.
"Discours néanderthalien"
Les Etats-Unis, instigateurs de ce forum, ont annoncé mercredi qu'ils entendaient arrêter la progression de leurs émissions d'ici 2025, pour commencer d'inverser la tendance.
Cependant, le président George W. Bush n'a pas fixé d'objectif contraignant et chiffré, ni proposé de nouvelles mesures. "Un discours décevant" et même "néanderthalien", selon le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel. Son homologue sud-africain, Marthinus van Schalkwyk, a été plus mordant... et plus pragmatique : "Nous attendons avec impatience l'administration américaine qui succèdera à l'actuelle, parce que nous croyons qu'elle ne pourra que mieux faire".
Les Etats-Unis, premiers "pollueurs" avec la Chine, restent le seul pays industrialisé à ce jour à ne pas avoir ratifié le Procotole de Kyoto qui, dans sa première version en vigueur jusqu'en 2012, n'assigne de contrainte chiffrée qu'aux pays développés. Chine et Etats-Unis refusent de s'engager sans l'autre.
Déclaration de leaders
La Maison-Blanche compte cependant rallier un consensus autour d'une "déclaration des leaders" des MEM, qu'elle pourrait publier lors du sommet du G8 en juillet au Japon et qui continue d'être discutée par un comité de rédaction créé à cet effet. Au mieux, il s'agira d'une déclaration d'intention.
Car la Chine, l'Inde ou le Brésil ne manquent pas de rappeler, de concert avec l'Union européenne, que l'ONU reste la seule enceinte de négociations, au titre de la Convention sur les changements climatiques adoptée à Rio en 1992. L'Union européenne, dans ce cadre, prône une réduction d'au moins 20% des émissions mondiales d'ici 2030 et vise -50% pour 2050.
|
Le 18/04/08
L'auto-partage avec abonnement gratuit
source:lemonde
Pouvoir utiliser une voiture quelques heures, le temps d'une course ou d'une livraison, est le rêve de tous les citadins qui ont fait le calcul du coût d'un véhicule à soi.
La location pour quelques heures - dite auto-partage - grignote peu à peu des parts de marché, d'autant que des loueurs traditionnels, tels que Hertz, viennent, après d'autres, proposer des formules pour quatre ou huit heures, sans abonnement.
Toutefois, les progrès sont lents. Dans toute la France, seules "7 000 personnes ont choisi ce mode de transport. La marge de progression est conséquente", relève Jean-Baptiste Schmider, gérant du réseau France Autopartage, qui regroupe une dizaine d'opérateurs dans les grandes villes de France, hors Paris. Dans la capitale, Caisse commune revendique 3 500 abonnés et Mobizen, la dernière-née, en compte 900.
Les Parisiens, comme les habitants d'une douzaine de villes, peuvent déjà profiter de ce système de location d'un véhicule pour quelques heures. Trois sociétés privées bénéficient, depuis févrierdu label "auto-partage Paris", délivré par l'Hôtel de Ville. Depuis un an, Mobizen innove en proposant un abonnement gratuit, alors que les autres sociétés, à Paris comme dans les autres villes, le facturent entre 10 et 12 euros par mois.
"L'heure de location coûte 9 euros et cela inclut le carburant. Nous avons préféré un message simple à une tarification complexe", indique Nicolas Le Douarec, l'un des trois fondateurs de Mobizen. Les utilisateurs ne peuvent pas effectuer plus de 200 kilomètres. "Le service est fait pour des petits déplacements, pas pour de longues distances", explique le fondateur.
COMME UN VELIB'
La société dispose de 24 voitures, toutes des Mercedes Classe A de couleur grise, neuves et équipées d'un réhausseur pour enfant intégré au siège arrière. Les fondateurs ont choisi avec soin l'emplacement des voitures, "d'après un mélange d'analyse démographique et de connaissance intime de Paris", explique M. Le Douarec.
En pratique, les véhicules, stationnés sur la voie publique, dans les parkings commerciaux ou dans les cours des copropriétés, sont plus nombreux dans les quartiers de l'Est parisien, à forte densité et où très peu d'habitants sont motorisés.
Le service s'étend également en banlieue : deux emplacements ont été inaugurés au mois de mars à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) et Saint-Mandé (Val-de-Marne).
L'abonnement s'effectue sur Internet, avec confirmation par rendez-vous téléphonique.
Le conducteur doit bien sûr être titulaire du permis de conduire et avoir 21 ans révolus. Pour s'abonner, il faut en outre n'avoir jamais causé d'accident corporel, ni faire l'objet de poursuites judiciaires pour infraction au code de la route. Cette dernière déclaration se fait sur l'honneur. "Il nous est impossible de vérifier les dires du conducteur. Mais s'il commet un accident et que les compagnies établissent qu'il a menti, l'assurance ne joue pas", précise M. Le Douarec.
Les utilisations de ce système de location sont diverses, du petit déménagement au transport d'un meuble acheté dans une grande surface.
Mais l'auto-partage sans abonnement attire aussi des parents divorcés qui doivent transporter leur enfant une fois par semaine ou des personnes soucieuses de promener régulièrement un parent âgé placé en maison de retraite.
La possibilité de prendre un véhicule par intermittence provoque quelques surprises. "De nombreux abonnés n'ont pas conduit de voiture depuis longtemps, observe M. Le Douarec. Lors de la première utilisation, ils nous appellent pour savoir comment on passe la marche arrière !"
Une relance pourrait être donnée à ce système par la Ville de Paris qui a annoncé la création d'Autolib', la voiture en libre-service. Mais le dispositif, annoncé pour le deuxième semestre 2009, demeure encore à l'état de projet.
La Ville de Paris hésite notamment sur le choix des véhicules, électriques ou hybrides, et sur le mode de fonctionnement : les utilisateurs pourront-ils prendre une voiture et la laisser, comme un Vélib', où ils le souhaitent, ou devront-ils la rapporter au point de départ ?
|
Le 17/04/08
Pollution en orbite
source:lemonde
Cette image, générée par ordinateur et publiée par l'Agence spatiale européenne (ESA), montre quelque 12 000 objets, dont 11 500 sont en orbite terrestre basse, soit à une altitude comprise entre 800 et 1 500 kilomètres. Il y en a aussi 1 147 qui sont en orbite géostationnaire, à 36 000 kilomètres.
|
Le 17/04/08
Eco-marathon Shell : 1209 km avec un litre d'essence
source:enerzine.com
"Mesdames et Messieurs, démarrez vos moteurs à haut rendement énergétique !" C'est en ces termes que fut lancé l'éco-marathon Shell des Amériques 2008
Et c'est ce qu'on fait mardi plus de 300 étudiants en provenance du Canada, du Mexique et des Etats-Unis.
L'école secondaire Mater Dei d'Evansville, en Indiana, a établi un nouveau record lors de l'éco-marathon Shell des Amériques 2008, un défi consistant à concevoir, à construire et à tester des prototypes de véhicules écoénergétiques pouvant parcourir la plus grande distance avec le moins de carburant possible.
Le véhicule doté d'un moteur à combustion de l'équipe a donné un résultat étonnant de 4576 km avec un gallon d'essence, soit 1 208,6 kilomètres au litre.
Malgré un vent puissant et les problèmes mécaniques subis par diverses équipes, la compétition a été féroce cette année, relatent les organisateurs.
Trois équipes ont en effet éclipsé le record établi en 2007 par Cal Poly, San Luis Obispo.
"Quand nous sommes arrivés, je n'étais pas certain qu'une petite école secondaire comme Mater Dei pouvait se mesurer à tous ces collèges d'élite, a déclaré Justin Stute, capitaine de l'équipe de l'école secondaire Mater Dei. Nous avons toutefois fracassé le record dès la première course, puis notre deuxième prototype a obtenu des résultats encore meilleurs. Voilà qui a réellement motivé nos deux équipes à aller jusqu'au bout."
Selon Mark Singer, chef de projet mondial de l'éco-marathon de Shell, les étudiants qui participent à cette compétition sont les cerveaux de l'avenir. Ils repoussent les limites de l'économie de carburant et trouvent des solutions au défi énergétique mondial. Tout au long de la compétition de deux jours, les équipes améliorent constamment leurs véhicules en échangeant des idées et en s'inspirant les uns les autres pour prêter attention à leur empreinte énergétique."
L'éco-marathon Shell des Amériques 2008 a accueilli 32 équipes provenant de quatre écoles secondaires et de 23 universités du Canada, du Mexique et des Etats-Unis.
Les prototypes inscrits à la compétition comprenaient 25 véhicules mus par des moteurs à combustion, quatre propulsés à l'aide de la technologie de la pile à combustible et de l'hydrogène, un utilisant du diesel, un alimenté par des gaz de pétrole liquéfiés (GPL) et deux par l'énergie solaire.
Gagnants par catégorie de l'éco-marathon Shell des Amériques 2008 :
Grand prix
Ayant obtenu un résultat de 2 843,4 milles au gallon (1 208,6 kilomètres au litre) l'équipe Supermileage de l'école secondaire Mater Dei à Evansville, en Indiana, a remporté le grand prix de 10 000 $ avec son véhicule, le 6th Gen.
Moteur à combustion
Le véhicule 6th Gen de l'école secondaire Mater Dei High à Evansville, en Indiana, a remporté la première place dans cette catégorie grâce à sa consommation de 2 843,4 milles au gallon (1 208,6 kilomètres au litre).
Pile à combustible/hydrogène
L'équipe Penn State HFV de l'université Park, en Pennsylvanie, a atteint 1 668,3 milles au gallon (709,1 kilomètres au litre) dans son véhicule Blood, Sweat and Gears.
Energie solaire
L'équipe Purdue Solar Racing de West Lafayette, en Indiana, a remporté la première place avec son véhicule alimenté à l'énergie solaire Pulsar, qui a parcouru 2 861,8 milles au gallon (1 216,4 kilomètres au litre).
Des étudiants comme Shane Stoterau, de la Northern Arizona University, ont déclaré que dans cet établissement, ils ne bénéficient pas de beaucoup de pratique en ingénierie qui leur permet de passer des plans sur papier à la mise en oeuvre. Il est donc vraiment intéressant de passer de la conception à la fabrication et à l'utilisation.
Hillary Ropponen, étudiante à l'école technique Grand Rapids est d'accord. "C'est génial que Shell organise cet événement. D'une part, il favorise l'apprentissage de l'ingénierie chez des étudiants du niveau secondaire, comme nous, et, d'autre part, il met en valeur des facteurs écologiques auxquels les gens accordent une haute importance de nos jours."
|
Le 16/04/08
Il faut suspendre l'objectif de 10%" de biocarburants
source:lemonde.fr/terresacree.org
BIOCARBURANT OU NOURRITURE ???
Alors que l'Allemagne a décidé la semaine dernière de faire marche arrière sur ses objectifs d'incorporation de biocarburants à la pompe, c'est désormais au niveau européen que le doute s'installe.
Ainsi, la semaine dernière l'Agence européenne de l'Environnement (AEE) rendait-elle public un avis tranché concernant l'utilisation de biocarburants en Europe : "Suspendre l'objectif [européen] de 10% de biocarburant", telle en était la conclusion.
Le Comité scientifique de l'AEE, composé de 20 scientifiques indépendants de 15 pays membres de l'Agence, a fait part de ses "préoccupations" concernant le développement de l'usage des biocarburant, et ce, sur quatre principaux aspects.
•"La production de biocarburant reposant sur la technologie de première génération n'utilise pas les ressources de la biomasse de manière optimale", écrit le Comité, "au regard des économies d'énergie fossile et d'émissions de CO2 qu'elle offre. Des technologies de chaleur directe et de génération d'électricité doivent être préférées, préconisent les scientifiques, car elles sont plus compétitives et plus efficaces d'un point de vue environnemental que les biocarburants véhicules."
•"L'utilisation de la biomasse implique la combustion de ressources limitées et de grande valeur. Ces ressources doivent être préservées dans la mesure du possible. Par conséquent, l'utilisation de biomasse doit nécessairement aller de pair avec des améliorations de l'efficacité énergétique. Cela n'est pas encore le cas pour la majorité des applications dans l'automobile et les secteurs résidentiels."
•"L'AEE a évalué la surface de terres arables disponibles pour la production de bioénergies sans nuire à l'environnement au sein de l'Union (cf Rapport de l'EEE n°7 / 2006). De l'avis du Comité scientifique, les terres nécessaires pour satisfaire l'objectif des 10% d'incorporation dépasse cette surface et ce, même si une quantité considérable de carburant végétal de seconde génération est employée. Les conséquences de l'intensification de la production de biocarburants sont des pressions croissantes sur le sol, l'eau et la biodiversité."
•"L'objectif de 10% nécessitera l'importation de grandes quantités de biocarburant. La destruction accélérée de forêts tropicales dûe à l'augmentation de la production de biocarburant peut déjà être observée dans certains pays en développement. La viabilité de la production en dehors de l'Europe est difficile à réaliser et à contrôler."
"Trop ambitieux", ainsi est qualifié par le comité l'objectif européen de 10% d'incorporation de biocarburants à la pompe. Un objectif dont "les effets sont difficiles à prévoir et à contrôler."
Le comité scientifique recommande donc la suspension de l'objectif de 10%, et la réalisation d'une nouvelle étude scientifique complète sur les risques environnementaux et les avantages de biocarburants, ainsi que la fixation d'un nouvel objectif à long terme, plus modéré si la durabilité ne peut en être garantie.
| |
|
|