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Le 28/06/08
RUSSIE • Le Grand Nord menacé par le réchauffement climatique
source :Courrierinternational.com
Les grandes villes pionnières septentrionales de Sibérie pourraient disparaître en raison de la fonte du pergélisol. Un ministre russe tire la sonnette d'alarme et prédit un scénario catastrophe.
Les villes du Grand Nord russe sont menacées par le réchauffement climatique, et les premiers dommages devraient se faire sentir dès 2030.
Telles sont les prévisions alarmantes rendues publiques le 19 juin par Rouslan Tsalikov, le vice-ministre des Situations d'urgence, lors d'une table ronde qui se tenait au Conseil de la Fédération, le Sénat russe. "Ces cent dernières années, la température moyenne de la Terre a augmenté de 1 degré, et 40 % de cette augmentation ont eu lieu au cours de la dernière décennie. Cela fait planer un réel danger sur la Russie, dont les deux tiers du territoire se situent dans des zones au sol gelé en permanence, le pergélisol. Les dégâts causés par le réchauffement de la planète pourraient bien être catastrophiques dès l'horizon 2030. Plus d'un quart du parc de logements pourrait par exemple être détruit", a rappelé Rouslan Tsalikov.
Les grandes villes du Nord sont toutes très récentes, puisqu'elles remontent à la période d'industrialisation de l'Union soviétique. Dans ces zones, la dureté du sol gelé empêchait de creuser des fondations pour les bâtiments, comme cela se fait dans les parties tempérées de la Russie. Pour remédier à ce problème, les spécialistes avaient proposé de faire reposer les constructions sur des pilotis enfoncés directement dans la couche gelée. Ce système assurait la stabilité des immeubles d'habitation comme des établissements industriels.

Aujourd'hui, selon Rouslan Tsalikov, avec une température moyenne en augmentation de 1 ou 2 degrés, la capacité de soutien des pilotis est divisée par deux. Son ministère a calculé que, d'ores et déjà, la Sibérie occidentale voyait son sol gelé fondre de 4 cm par an. Par ailleurs, la limite géographique du pergélisol va remonter d'au moins 80 km vers le nord au cours des vingt prochaines années. Les dégradations causées par la fonte du sol pourraient aussi toucher les aéroports des régions concernées, qui assurent l'essentiel des approvisionnements en fret du Grand Nord.
La destruction de ses villes n'est pas la seule chose qui menace cette région. "D'ici à 2015, le débit des fleuves aura augmenté de 90 %, et la période durant laquelle les fleuves du Nord seront pris par les glaces sera réduite de quinze ou vingt jours, ce qui doublera le danger d'inondations", a précisé le vice-ministre. Pour ceux qui n'auraient pas compris, ces chiffres bruts expriment une éventualité terrifiante, celle d'immenses territoires noyés sous les eaux.

Le ministère devrait bientôt envoyer deux expéditions dans le nord de la Russie afin qu'elles testent de nouvelles techniques et mettent au point des procédés adaptés au changement de climat. Ces expéditions se rendront en Nouvelle-Zemble, sur les îles de Nouvelle-Sibérie et les rivages continentaux de l'océan Arctique.
Le 24/06/08
ROULER PROPRE DANS PARIS
source :mairie de Paris
Autolib' : 4 000 voitures électriques en libre service dans Paris
Le maire de Paris a annoncé le chiffre de 4 000 véhicules Autolib' au lieu des 2 000 initialement prévus dans le projet de voitures électriques, avec un élargissement à l’agglomération parisienne.

Pour "mettre à la disposition des usagers de l'agglomération parisienne un système de déplacements individuels totalement propre", la répartition sera de 2 000 véhicules dans la capitale et de 2 000 accessibles en banlieue, a expliqué le maire de Paris, Bertrand Delanoë.
Toutes les voitures seront électriques. La capitale comptera 700 stations Autolib' : 500 en surface et 200 en sous-sol.
Pour éviter un éventuel manque de places au moment du dépôt, l’une des lacunes de Vélib’ : "On est en train, dans l’appel d’offres que nous allons discuter avec nos voisins, de prévoir un système informatique qui permettra, quand on prend une voiture, d’annoncer où on va la laisser, de manière à être sûr de trouver une place", a précisé Bertrand Delanoë, jeudi dernier, sur les ondes de RMC et de BFM-TV.
Bertrand Delanoë a indiqué qu’il proposerait le mois prochain le lancement avec les communes de l’agglomération parisienne d’un syndicat mixte intercommunal. La gestion du système d’autopartage sera informatisée et les tarifs, inconnus à ce jour, seront "assez performants" selon le maire de Paris.
Selon le recoupement de plusieurs sources, le coût mensuel de ce service devrait se situer entre 200 euros et 250 euros par mois, pour une utilisation sur une distance de 0 à 100 km.

Du côté des modèles de véhicules, il semblerait que le constructeur norvégien Think! tienne le haut du pavé avec la “City” (2 places) et l’Ox (5 places).
"Si ce programme encourage les gens à prendre ce type de voiture tous les jours, pour aller au travail au lieu d'utiliser les vélos ou le métro, l'encombrement des routes et le changement des habitudes deviendront un problème." avait déclaré précédemment, Denis Baupin, l'adjoint (vert) au maire, en charge du développement durable.
Le 21/06/08
La Chimie au secours du réchauffement climatique
source : Enerzine.com
La chimie n'a pas bonne presse auprès des populations au point qu'il devient même difficile de recruter des étudiants pour ses écoles d'ingénieurs.
Et pourtant commenous avons eul'occasion de vous en faire part dans un message récent, tout, dans notre monde, est produit chimique, de notre nourriture quotidienne à nos matières premières, voiture à notre corps lui même !!
Un domaine dans lequel elle peut aider à combattre nos mauvaises habitudes est celui de l'environnement par l'intermédiaire d'une classe de composés chimiques toujours en cours de développement les matériaux poreux. Ce sont des composés assemblés en réseau à partir de matériaux organiques ou inorganiques, extrêmement poreux et capables de ce fait de retenir au sein de leurs structures toutes sortes d'autre composés chimiques en grande quantité. Une de leur application est ce que l'on appelle la catalyse d'une réaction chimique. Le dit catalyseur, une éponge poreuse qui retient la substance catalysant la réaction, permet d'accélérer considérablement et d'améliorer le rendement de la réaction catalysée.
La porosité de ces matériaux est leur caractéristique majeure qui permet de présumer de ses performances futures comme catalyseur ou pour d'autres applications. La photo ci contre vous montre la structure du dernier né d'entre ces matériaux, le MIL-101, l'éponge la plus poreuse au monde puisqu'un M3 de ce matériau peut stocker jusqu'à 400 M3 de ... CO2 !
C'est dire qu'en ces temps de réchauffement climatique ce matériau à de l'avenir devant lui. Nous cherchons désespérément à stocker d'une manière ou d'une autre les tonnes de CO2 que notre activité économique envoie fatalement chaque jour dans l'atmosphère. Voilà un début de solution sans aucun doute moins couteux que de réinjecter ce gaz au fin fond des réservoirs pétroliers ou gaziers. On pourrait imaginer par exemple qu'une telle éponge à CO2 soit placée en sortie de cheminée industrielle ou même à la sortie de votre pot d'échappement pour y capter les exhalaisons de votre moteur.
On peut également penser que l'on pourrait s'en servir comme d'un réservoir à Hydrogène, le vecteur d'énergie de l'avenir, pour alimenter votre moteur en carburant.Il faudra néanmoins, nous dit le représentant de l'Institut Lavoisier à St Quentin en Yvelines, créateur de ce matériau, une dizaine d'année pour passer de la théorie à la pratique, c'est à dire en maitriser la fabrication et adapter les caractéristiques du matériau aux applications que l'on pressent pour lui.
Autre application envisageable, celui de cage à médicament qui permettrait la diffusion progressive dans le corps humain de telle ou tel principe médical, l'insuline pour les diabétiques, des anticancéreux ou des antiinflammatoires pour les sportifs.
Le 19/06/08
Une flottille de taxis à hydrogène est en cours d'élaboration en vue des jeux Olympiques de 2012 qui se tiendront à Londres mais aussi dans d'autres villes d'ici à 2014
source : Enerzine.com
Le projet, conduit par Lotus Engineering, London Taxis International (LTI) et Intelligent Energy, consiste à concevoir une pile à combustible alimentée à l'hydrogène et installée à l'intérieur d'un taxi de type T4
La pile à combustible ayant pour fonction de fournir de l'électricité au moteur électrique. La caractéristique principale de ce taxi tient au fait de pouvoir rouler une journée entière sans avoir à se ravitailler. La vitesse maximale du taxi sera de 120 kilomètres par heure.
Les détracteurs du projet indiquent que le gouvernement britannique devrait plutôt investir dans l'extension de lignes de métro à l'est et au sud de la ville, et aussi de s'attacher à construire un tunnel sous la Tamise pour faciliter la décongestion du trafic, plutôt que de se focaliser sur l'achat de coûteuses piles à combustible ou autres bus hybrides.
Lotus Engineering a également en projet d'utiliser une Jaguar comme modèle de développement pour la réalisation d'une hybride haut de gamme capable d'émettre moins de 120g de CO2 par km.
Le 18/06/08
ENVIRONNEMENT • Seuls les Etats peuvent sauver la planète
source :Courrierinternational.com
La fin de l'été 2007 a commencé, dans l'hémisphère Nord, par une période de turbulences financières mondiales qui a provoqué presque immédiatement l'intervention massive et prolongée des gouvernements et des banques centrales pour maintenir le système à flots.
L'implication de l'Etat dans l'économie a été au cœur de cette dramaturgie. Les répercussions de la crise financière se feront sentir pendant des mois, peut-être des années.
En parallèle, on pourrait être tenté de ne considérer dès lors la fin de l'été 2007 que comme une énième phase de ces extrêmes extraordinaires, et pourtant routiniers de nos jours, que connaît le système météorologique mondial – inondations massives du Royaume-Uni à l'Afrique, incendies de forêt dévastateurs en Grèce, sécheresse apparemment interminable en Australie, fonte des glaces au Groenland.
Il faut résister à cette tentation, et pas uniquement parce que ces événements sont aussi des processus, qu'ils constituent une partie de la réalité qui détermine notre vie et que nous devons les comprendre et réagir si nous voulons survivre. S'il faut se souvenir, c'est aussi à cause des réactions diverses des gouvernements impliqués dans ces crises environnementales – trop souvent tardives, provisoires et fragmentées. Si les Etats peuvent reconnaître une situation d'urgence financière ponctuelle et remuer ciel et terre (et des milliards de dollars, de livres et d'euros) en un instant pour la contrôler, pourquoi ne peuvent-ils pas faire en faire autant en cas d'urgence environnementale permanente ?
Les gouvernements démocratiques possèdent après tout la légitimité politique qui dérive du mandat populaire et que les individus et les autres organisations n'ont pas ; ils peuvent donc faire des choses que ne peuvent pas faire ces autres forces (par exemple, adopter des lois qui modifient les comportements – comme l'interdiction de fumer dans les lieux publics).
L'industrie automobile est exemplaire de la bataille à mener au sein de l'Union européenne. L'UE cherche depuis quelque temps à imposer un seuil d'émission de 120 grammes par kilomètre (g/km) de CO2 pour les nouvelles voitures d'ici à 2012. Comme 25 % seulement des nouveaux modèles vendus en Grande-Bretagne se trouvent sous le seuil des 100-150 g/km, on voit facilement la quantité de travail qu'il reste à accomplir au cours des cinq ans à venir. C'est là un dossier test pour la "modernisation écologique", cette idée que développement durable et croissance économique ne sont pas en contradiction car l'industrie peut profiter d'une réglementation stricte en matière d'environnement en fabriquant et en vendant davantage de produits respectueux de l'environnement.
L'automobile est en théorie un secteur parfait pour la modernisation écologique, et ce pour trois raisons :
- il y a largement matière à amélioration ;
- les réglementations nécessaires sont faciles à mettre sur pied et à comprendre (le seuil de 120 g/km, par exemple) ;
- les constructeurs actualisent constamment leurs modèles, ce qui leur permet de progresser rapidement vers les objectifs fixés par le gouvernement.
Par ailleurs, l'argument fort des milieux écologistes en faveur d'une réglementation européenne est que, quand on fait appel à la bonne volonté des industriels en comptant sur une autorégulation et des limitations volontaires, cela ne marche jamais. Ainsi, aucun constructeur automobile d'Europe, du Japon et de Corée n'a atteint les objectifs qu'il s'était fixés pour 2008-2009.
Les leçons à tirer de la résistance de l'industrie automobile jouent en faveur de l'intervention de l'Etat (souvent par l'intermédiaire d'organismes intergouvernementaux comme l'Union européenne). Elles sont de trois ordres et doivent être retenues :
- les codes de bonne conduite volontaire sont sans effet ;
- faire appel au profit pour mettre les entreprises sur la voie du développement durable ne marche pas non plus ;
- la modernisation écologique nécessite un degré d'imagination et une volonté de prendre des risques peu répandus dans le secteur privé.
Tout ceci suggère que le développement durable a besoin d'un coup de pouce. D'où va-t-il venir ? Le secteur privé a ses limites ; le secteur bénévole n'est que bénévole, la société civile peut être une source d'expérimentation sociale mais on voit mal comment elle peut suffisamment toucher tous les recoins de la vie sociale et politique.
Reste donc l'Etat. Les Etats socio-démocrates de Scandinavie constituent un bon exemple de ce qu'on peut faire pour répondre au défi de la durabilité, bien plus que les Etats capitalistes libéraux comme la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Mais la question ne se limite pas à des Etats ou des résultats particuliers. Une fois qu'on sait ce qu'il faut faire, ce serait de la folie de ne pas le faire. Cela signifie qu'il faut rejeter les ornements idéologiques d'un néolibéralisme de plus en plus discrédité – par exemple l'obsession de la notion de choix du consommateur ou l'idée que la place de l'Etat doit être réduite. Le tsunami financier qui a provoqué la peur des banques, la panique des déposants et poussé les gouvernements à agir reflète un système économique qui joue notre avenir comme un chiffre à la roulette.
Un éco-Etat actif ne permettra pas de répondre totalement au défi épique du changement climatique mais il y contribuera certainement davantage que ce qu'on admet actuellement.

Le 17/06/08
Géothermie profonde: mise en route à Soultz-sous-Forêts
source :enerzine.com
Vendredi a été inaugurée la première centrale de production électrique à partir de la géothermie profonde, à Soultz-sous-Forêts dans le Bas-Rhin.
Cette centrale pilote, fruit de 22 ans de recherche franco-allemande, dispose d'une puissance de 1,5 MWe injectée sur le réseau d'Electricité de Strasbourg.

La chaleur géothermale est tirée de l’eau, pompée à 5 000 mètres de profondeur à une termpérature de 200°C. Une fois exploitée pour produire de l'électricité, elle est ensuite réinjectée dans le sous-sol dans un cycle permanent.

La vocation du site pilote européen est de rester un laboratoire de recherches et d’applications. D'autres centrales géothermales pourraient à l’avenir voir le jour avec des puissances de l'ordre de 20 à 30 MW thermiques ou 3 à 5 MW électriques.

Le Conseil régional d’Alsace, les deux Départements alsaciens et la Chambre régionale d’agriculture conduisent actuellement une réflexion sur les applications économiques de la chaleur géothermale. Des pistes sont ouvertes dans la filière agricole et une expérience est en cours avec l’entreprise Roquette à Beinheim (67).

La centrale de Soultz-sous-Forêts a été inaugurée vendredi en présence du premier ministre François Fillon, du ministre d'Etat Jean Louis Borloo, et de la secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusco-Morizet.
Le 09/06/08
A l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, ce jeudi, LCI.fr et le WWF vous proposent quelques astuces simples pour contribuer à la préservation de la Terre.
source :Lci.fr
Partagez également vos bons plans.
A tous ceux qui, en cette Journée mondiale de l'environnement, se demandent ce qu'ils peuvent faire concrètement pour préserver la Terre, Planète Attitude apporte une multitude de réponses sous la forme de conseils pratiques. Sous-titré "Les gestes écologiques au quotidien", ce livre de Thierry Thouvenot et Gaëlle Bouttier-Guérive a été publié au Seuil, à l'initiative du WWF-France.
Reprenant les chapitres de l'ouvrage, LCI.fr a sélectionné 10 gestes simples pour limiter notre "empreinte écologique" sur notre belle planète :

Au salon
Remplacez vos ampoules et halogènes par des ampoules fluocompactes. Elles sont un peu plus chères à l'achat mais elles consomment 25 à 50 fois moins qu'une ampoule halogène et durent 6 à 8 fois plus longtemps qu'une ampoule classique. Economie réalisée : 76 euros sur leur durée de vie.
Pour info : une seule lampe halogène consomme autant d'énergie que deux lave-linge.

A la cuisine
Plutôt que d'utiliser des produits détergents, nettoyez four, évier et surfaces de la cuisine (ou de la salle de bains) avec une solution d'eau et de bicarbonate de soude. Pour une tâche de graisse récente, versez du sel, laissez agir puis essuyez.
Pour info : dans votre lave-linge, un lavage à 40°C consomme trois fois moins qu'un cycle à 90°C.

Dans la salle de bains
Préférez la douche, plus économique et plus hygiénique : 1 bain (250 litres d'eau) = 5 douches (50 litres chacune)
Pour info : une brique placée dans le réservoir des toilettes vous fait économiser 3000 litres d'eau par an

Dans la chambre
Pensez à aérer les pièces de votre logement une demi-heure par jour pour évacuer les nombreux polluants d'intérieur (colles, vernis, peinture, colorants sur les meubles, aérosols, tabac...)
Pour info : le bois massif isole 12 fois mieux que le béton

Dans les transports
Pensez à faire contrôler votre véhicule une fois par an : un bon réglage (carburateur, allumage, filtre à air) réduit la pollution de 20% et la consommation en carburant de 10%
Pour info : A Paris, la vitesse du métro est de 27 km/h, celle de la voiture de 18 km/h

Au marché
Achetez de préférence des produits locaux et de saison, produits en plein air
Pour info : 1 kilo de fraises d'hiver peut nécessiter 5 litres de gasoil pour arriver dans votre assiette

Au magasin
Préférez les produits à base de matières naturelles, avec le moins d'emballage possible et conçus pour être recyclés
Pour info : Plus de 14 milliards de prospectus et journaux gratuits sont distribués chaque année en France, soit près de 5% de nos déchets ménagers

Au bureau
Avant de partir, pensez à éteindre votre ordinateur et votre écran
Pour info : chaque salarié consomme 75 kilos de papier par an, soit 2 arbres entiers

Au Jardin
Pour fabriquer un engrais naturel, faites macérer 1 kg d'orties hachées dans 10 litres d'eau. Exposez au soleil en tournant régulièrement. Pulvérisez après avoir dilué dans 10 fois son volume en eau
Pour info : il est possible de composter 20 à 30% de nos ordures ménagères

En vacances
Pour garder un souvenir, prenez des photos mais ne cueillez pas de fleurs ; en plongée, ne touchez pas à l'écosystème marin
Pour info : une cigarette met 7 ans à se décomposer, une canette 10 ans et une bouteille en plastique 1000 ans

Retrouvez toutes ces conseils et beaucoup d'autres ainsi que de nombreuses adresses utiles dans Planète Attitude, Les gestes écologiques au quotidien, de Thierry Thouvenot et Gaëlle Bouttier-Guérive (WWF, Seuil).
Le 06/06/08
CRISE ALIMENTAIRE • Le réchauffement climatique accentue la pénurie
source :Courrierinternational.com/ AntonioCianculloLa Repubblica
Le 3 juin 2008 s'est ouvert à Rome un sommet de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture consacré à la crise alimentaire mondiale (FAO). Un rapport de l'instance met en évidence le lien entre la crise actuelle, ses acteurs et le réchauffement climatique.
Publié à la veille du sommet de la FAO consacré à la crise alimentaire mondiale, qui a commencé le 3 juin à Rome, le rapport Nutrition, Climate Change and Biodiversity ["Alimentation, changement climatique et biodiversité"] révèle le paradoxe de la pénurie actuelle : "Près de la moitié des 820 millions de personnes qui souffrent de sous-alimentation dans les pays en développement sont des paysans ; 30 % travaillent dans la pêche ou vivent à la campagne et 20 % sont des pauvres vivant dans les villes. Cela veut dire que près de la moitié de la population qui n'a pas suffisamment à manger est constituée de personnes qui, pour vivre, produisent de la nourriture", note La Repubblica.
Selon la FAO, "les deux principaux défis auxquels nous sommes confrontés dans la bataille contre l'insécurité alimentaire et la malnutrition sont les changements climatiques et l'utilisation croissante des récoltes agricoles comme source d'énergie". "On ne peut penser continuer à augmenter la production alimentaire en utilisant toujours davantage d'eau et d'énergie car ce sont justement là les facteurs qui limitent la croissance", ajoute La Repubblica : 1,4 milliard de personnes vivent le long des bassins fluviaux qui utilisent déjà plus d'eau que celle qui se renouvelle naturellement.
"Et la population des villes – celle qui consomme le plus de ressources et d'énergies – doublera d'ici à 2050. Dans ces conditions, tenter de tirer davantage d'énergie de l'agriculture alors que celle-ci doit servir à résoudre la crise alimentaire ne sert à rien. Cela dit, la demande de biocarburants n'est pas la principale responsable de l'augmentation des prix des denrées alimentaires, car elle n'y contribue que pour 10-15 %".
Un mécanisme pervers se met alors en marche, observe la FAO : "Comme la demande de biocarburant demeurera vraisemblablement élevée, et qu'il va falloir aussi soutenir les récoltes à but alimentaire, on finira par utiliser de nouvelles terres pour les cultures. Brûler ainsi des forêts produira du gaz à effet de serre qui va accélérer les changements climatiques."
Pour la FAO, "une plus grande participation au processus de développement des personnes les plus pauvres et vulnérables, notamment les femmes, peut amener à avoir des programmes alimentaires plus efficaces". Et l'ouverture des négociations sur la deuxième phase du protocole de Kyoto (qui entrera en vigueur après 2012) offre l'occasion d'insérer le thème de l'agriculture dans l'agenda des engagements contraignants en matière de défense du climat. L'agriculture compte par ailleurs pour 30 % dans l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre (17,4 % pour la déforestation et 13,5 % pour l'agriculture).
Le 05/06/2008
Source :Lemonde.fr
Le Sommet mondial des fruits et légumes, organisé du 27 au 30 mai à l'Unesco, et les 28 000 dégustations-animations de la semaine "Fraîch'attitude", qui se dérouleront jusqu'au dimanche 8 juin, propulsent carottes, tomates, fraises et autres courgettes comme armes absolues dans la lutte contre l'obésité.
Depuis deux ans, les initiatives se multiplient pour faire consommer aux Français les 400 grammes quotidiens minimum de fruits et légumes recommandés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces aliments, essentiels pour un régime équilibré, sont scientifiquement reconnus comme bénéfiques pour la santé. Ils limitent la survenue de certaines maladies cardio-vasculaires et les risques de cancer.

En France, le Plan national nutrition santé (PNNS) recommande depuis plusieurs années d'en manger cinq portions par jour. Des messages à vocation sanitaire figurent désormais sur les publicités alimentaires. Et les distributeurs automatiques de snacks et confiseries sont censés avoir quitté les établissements scolaires. Malheureusement, tout cela semble insuffisant pour modifier les habitudes alimentaires des 22 millions d'enfants européens en surpoids.

D'autant que les experts s'alarment : 1,3 million d'autres nouveaux petits Européens seront en surpoids d'ici à deux ans. "On peut faire évoluer les choses à condition de ne pas se reposer sur le concept du libre marché, il faut une intervention publique", répète Philip James, qui préside l'International Obesity Task Force de l'OMS.

Bon nombre de pays passent donc à la vitesse supérieure. Soutenus par des filières de production, qui voient d'un oeil gourmand ces nouveaux débouchés, ils considèrent qu'il est prioritaire de développer des actions pédagogiques actives. Partout, il s'agit de cibler les enfants "victimes de la fracture nutritionnelle". Autrement dit, ceux qui n'ont pas accès, pour des raisons culturelles et financières, aux fruits et légumes frais. L'idée la plus partagée ? Commencer par distribuer gratuitement ces produits sur les lieux d'activité des enfants.

En Nouvelle-Zélande, une étude sur un groupe de 3 000 enfants a permis de valider le fait que la distribution gratuite d'un fruit par jour à l'école (coût : 17 centimes d'euro par enfant et par jour), permettait de développer une prise de conscience et l'appétence pour ce type d'aliment.

"Des enfants ont ensuite demandé à leurs parents d'acheter des fruits pour les apporter à l'école", explique Paula Dudley, directrice du programme "United Fresh 5 +". Chaque école a signé une charte d'engagement avant de recevoir les fruits. Plus largement, le programme informait sur les régimes "sains", mais aussi sur la nécessité d'avoir une activitité physique et de ne pas fumer.

En Norvège, les distributions se multiplient, mais dans le cadre des activités sportives. Le programme "Mer Frukt", soutenu par les ministères de l'agriculture et celui de la jeunesse et des sports, fournit des kits de découpe et des affiches aux 29 fédérations sportives nationales. Celles-ci encouragent ensuite les clubs à distribuer des fruits au goûter, en lieu et place des traditionnels biscuits.

"L'idée était de créer l'envie grâce aux médias, d'améliorer les connaissances et de développer la disponibilité de ces aliments sur le terrain", explique Guttorm Rebnes, directeur du programme. En faisant nettoyer et découper les portions de fruits par des bénévoles - les enfants mangent deux fois plus de fruits lorsqu'ils sont découpés -, les clubs sportifs qui vendent les barquettes sur les lieux de compétition gagnent de l'argent (environ 1 euro par barquette). L'opération norvégienne semble être un succès.
En France, le ministre de l'agriculture, Michel Barnier, vient d'annoncer, pour la rentrée prochaine, la distribution gratuite d'un fruit par semaine et par enfant dans un millier d'écoles dans des quartiers défavorisés. Dès la rentrée 2009-2010, cette opération devrait être étendue grâce à un cofinancement européen.

Cette semaine, la campagne "Fraîch'attitude" vit, elle, sa quatrième édition. Près de trois millions d'enfants - essentiellement âgés de 7 à 12 ans - goûteront à des fruits distribués et découvriront des plats de légumes spécialement conçus dans les cantines scolaires

Enfin, au niveau européen, un texte adopté, mardi 27 mai à Strasbourg, par la commission environnement et santé du Parlement prône la disparition de la TVA sur tous les fruits et légumes. Symbolique, ce projet sera présenté en séance plénière, mi-juin.

4e semaine "Fraîch'attitude"
(28 mai au 8 juin).
Renseignements : 01-49-49-15-15 et www.semainefraichattitude.com
Le 04/06/08
Pétrole : la fin d'un monde
source :enerzine.com
Avec un baril de pétrole dont le prix a quintuplé en 5 ans et qui se rapproche inexorablement du seuil symbolique des un dollar le litre (159 dollars le baril), nous entrons bien plus rapidement que prévu dans une nouvelle ère économique dont le grand défi est devenu la substitution de l’énergie par l’information à tous les niveaux de production et d’organisation de nos sociétés.
On estime qu’il reste environ 160 milliards de tonnes de pétrole conventionnel à extraire. En supposant que la consommation mondiale reste à son niveau actuel - 4 milliards de tonnes par an- il nous reste donc à peine plus de 40 ans de consommation. Or, selon l’AIE, la consommation mondiale de pétrole pourrait passer de 4 à 6 milliards de tonnes d’ici 2030 à cause notamment du développement économique accéléré de l’Asie.
Certes, ces estimations ne tiennent pas compte des réserves sous forme de pétrole non conventionnel, schismes bitumineux, pétrole profond, ni des progrès qui peuvent intervenir dans le taux de récupération des gisements mais ces variables ne changent pas fondamentalement la donne et ne pourront que nous faire gagner une ou deux décennies supplémentaires. L’exploitation de ce pétrole non conventionnel a en outre un coût énergétique et environnemental considérable.
Globalement la consommation énergétique de l’humanité s’élève à un peu plus de 10 gigatonnes d’équivalent pétrole par an et le pétrole représente donc, à lui seul, près de 40 % de cette consommation mondiale.
Nous pouvons bien sûr parier, comme le font les Etats-Unis, sur l’innovation technologique, pour accélérer le basculement vers "l’aprés pétrole" mais s’en remettre exclusivement à la technologie (qu’il s’agisse du charbon "propre, de la séquestration de carbone, de l’hydrogène ou des énergies renouvelables), sans remettre en cause fondamentalement nos modes de vie, relève à mon sens de l’illusion dangereuse. Nous devons en effet changer radicalement de perspective d’approche et admettre que le vrai défi consiste d’abord à réorganiser nos économies et nos sociétés de manière à réduire à la source nos besoins en énergie et à instaurer en principe généralisé la recherche de la sobriété énergétique et d’une croissance économique écocompatible.
Sachant qu’un humain sur deux vit à présent dans les villes, cela suppose notamment une réorientation profonde de nos conceptions et politiques d’urbanisme, d’aménagement du territoire et de transports afin de contenir l’étalement urbain et de repenser nos villes de façon à optimiser leur efficacité énergétique et leur empreinte écologique en concevant des unités urbaines qui intégreront, au lieu de les dissocier, les pôles de travail, de logement et de loisirs.
Cette question de l’urbanisme et des transports est capitale en matière énergétique et environnementale. Une étude du MIT a par exemple montré que la consommation énergétique moyenne d’un habitant d’Atlanta, ville américaine à l’urbanisme dispersé, était 7 fois plus grande que celle d’un habitant de Barcelone, ville méditerranéenne à l’urbanisme dense. Même si cela n’est pas facile dans un pays où beaucoup de familles rêvent de vivre dans une maison individuelle, nos responsables politiques doivent avoir le courage d’ouvrir ce débat sur la densification urbaine. En trente ans, la distance moyenne parcourue en voiture pour se rendre de son domicile à son travail a été multipliée par trois et nous devons absolument inverser cette tendance qui n’est plus tenable, ni économiquement ni écologiquement.
Nous devons également avoir le courage d’ouvrir un vrai débat démocratique sur la question de la restriction de l’usage de l’automobile dans les centres ville et de l’instauration de péages urbains modulables en fonction du nombre de passagers, de l’heure ou du type de véhicule. On peut imaginer aller plus loin en accordant des réductions d’impôts ou de taxes aux entreprises ou particuliers particulièrement sobres en matière énergétique. Il faut également, grâce à un cadre législatif et fiscal adapté, favoriser l’essor du télétravail afin qu’il représente d’ici 10 ans 20 % du temps consacré aux activités de services publics et privés.
De récentes études scientifiques montrent que, compte tenu des délais liés à l’inertie thermique des océans, si nous voulons stabiliser le climat, il nous faut non seulement réduire de moitié au niveau mondial nos émissions de gaz à effet de serre mais tendre à une production énergétique totalement décarbonnée d’ici la fin de ce siècle.
Pour atteindre de tels objectifs, le développement massif, même de plusieurs ordres de grandeur, de la production d’énergie renouvelable (y compris le nucléaire), bien qu’absolument nécessaire, n’est qu’une réponse partielle et insuffisante et nous devons d’abord réorganiser en profondeur nos économies et nos sociétés autour du concept de sobriété énergétique et de productivité informationnelle et cognitive en réduisant à la source nos besoins globaux en énergie et en améliorant de manière considérable l’efficacité et le rendement énergétique dans l’ensemble des activités humaines.
Notre civilisation va devoir apprendre à produire et à transformer le maximum d’information en connaissance et en richesses en utilisant le minimum d’énergie et en recherchant systématiquement la valeur ajoutée écologique qui devra simultanément préserver la biodiversité gravement menacée, valoriser et utiliser les matériaux et produits naturels et intégrer le recyclage et l’ecocompatibilité de l’ensemble des productions industrielles et humaines dès leur conception.
Mais, à ce stade de réflexion, il faut éviter tout malentendu idéologique ou philosophique : un tel objectif ne signifie nullement la soumission au mythe dangereux du retour à une nature idéalisée, toute puissante et vierge qui n’a jamais existé. Depuis le néolithique, l’homme n’a cessé de transformer profondément la nature et son environnement pour survivre puis améliorer ses conditions de vie et ceux qui, s’enfermant dans de nouvelles formes d’intégrisme et de conservatisme, et remettent en cause la nécessité de l’innovation et du progrès scientifique, notamment dans les sciences du vivant, se trompent de combat et veulent répondre de manière simpliste et dogmatique à des défis planétaires complexes et globaux.
Pour réussir cette mutation de civilisation, l’espèce humaine doit plus que jamais mobiliser toutes ses capacités d’innovation, non seulement dans les domaines scientifiques et techniques mais aussi dans les domaines sociaux, économiques et démocratiques, pour concevoir de nouveaux modes et outils de gouvernance, de régulation et de contrôle socio-politiques. Il nous appartient, sans nous enfermer dans des cadres de pensée réducteurs, de faire preuve d’audace créatrice et d’être à la hauteur morale et intellectuelle des immenses défis que notre planète doit relever.
Le 03/06/08
Le Salon des énergies renouvelables ouvre le 19 juin
source :enerzine.com
La 6ème édition du Salon des Energies Renouvelables (SER) ouvrira ses portes pour la seconde fois à Paris, du 19 au 21 juin prochain, au parc des expositions de Versailles.
L'objectif voulu par le SER lors de cette édition 2008 sera de présenter l'ensemble des solutions performantes et concrètes aux collectivités, prescripteurs, installateurs, producteurs pour la production d'énergie propre et la réalisation de bâtiments durables.
Avec plus de 200 exposants attendus, les journées du 19 et 20 juin 2008 seront exclusivement réservées aux professionnels**
Pour faciliter la visite des professionnels concernés par les énergies renouvelables, le salon se réorganise autour de trois grandes thématiques liées aux secteurs de :

•La production d'énergie : tous les équipements destinés à la production de masse seront présentés pour répondre à une demande croissante des collectivités, développeurs… qui souhaitent promouvoir les énergies renouvelables au niveau local, régional, voir national. Centrales photovoltaïques, centrales thermo-solaires, éoliennes, nouvelles technologies pour la production décentralisée… trouvent ainsi leur place sur le salon.

•Les solutions énergies renouvelables destinées aux bâtiments : de plus en plus développées, les offres de solutions en énergies renouvelables pour les bâtiments résidentiels et tertiaires (chauffe-eau et chauffage solaire, bois, pompe à chaleur, géothermie et photovoltaïque) seront rassemblées pour donner une vision d'ensemble aux visiteurs.

•Les énergies renouvelables intégrées au bâtiment : tuiles photovoltaïques, toits solaires, membranes d'étanchéité photovoltaïques… une pléiade de nouveaux matériaux développés dans un seul but : faire du bâtiment un producteur d'énergie.
Le Salon des Energies Renouvelables 2008 crée également pour la première fois deux espaces où les professionnels pourront découvrir des innovations, des nouvelles techniques et des solutions mises en oeuvre.
1.L'espace Performance et Construction Durable : au-delà des solutions proposées par les exposants, cet espace permettra de découvrir les nouvelles techniques performantes, les matériaux et les solutions industrielles à travers plusieurs pôles :

•La plate-forme éco-matériaux de la CAPEB : sur 250 m², des démonstrations didactiques, des essais en temps réel et des expositions grandeur nature pour apprendre, évaluer et comparer les matériaux et les systèmes constructifs destinés à la construction de bâtiments moins consommateurs d'énergie et de ressources naturelles.

•Un pôle matériaux regroupé autour du partenaire Point.P, leader de la distribution de matériaux de construction, plusieurs industriels présenteront toutes les solutions proposées actuellement sur le marché.

2.L'espace Zéro CO2 : l’évolution vers une économie à "faible émission de CO2" recèle un formidable potentiel de changement économique et technologique. Ce pôle va fédérer des acteurs de premier plan de la recherche, de la finance et des nouveaux services liés aux gaz à effet de serre. Seront présentés les recherches en matière de captation et de stockage du CO2, les mécanismes de compensation et de développement propre, les enjeux du marché du CO2, un marché à l’échelle de la planète pour l’un des plus grands défis de notre siècle.
** Le samedi 21 juin 2008 sera ouvert au grand public (de 9h00 à 17h00) au prix de 10 € l'entrée (gratuit pour les moins de 12 ans).
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