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Le30/10/09
SUEDE : Nouvelles batteries suédoises à base d'algues 
source :  bulletins-electroniques.com
 
 La nature : source d'inspiration pour une nouvelle technologie
 
 
 
 
 
Les exemples ne manquent pas, dans la nature, de résultats de quatre milliards d'années d'évolution remarquablement équilibrés. La biomimétique est un domaine en pleine expansion dans lequel les chercheurs observent la nature et s'inspirent des designs ingénieux observés pour créer des techniques écologiques ou des matériaux aux caractéristiques améliorées.
 
A KTH (Ecole royale polytechnique de Stockholm), les chercheurs étudient ainsi comment la cellulose est produite dans les parois des cellules des végétaux. Cela permet, entre autres, de produire de nouveaux matériaux composites qui sont utilisés pour les emballages, les capteurs biologiques ou les médicaments. Biomine, dont le directeur est un chercheur français, Vincent Bulone, est le centre d'excellence interdisciplinaire de biomimétique pour l'ingénierie des fibres de KTH.
 
Le 15 octobre 2009 s'est tenu sur le site d'Albanova de KTH, le forum Bioinspired. Au programme, toute une série de nouvelles technologies comme des surfaces hydrophobes, de la cellulose magnétique et de nouveaux matériaux composites, la prochaine génération de pulvérisateurs inspirés d'une espèce de coléoptère ou encore des batteries à base d'algues vertes particulièrement efficaces. Le forum était orienté vers les nouvelles technologies respectueuses de l'environnement.
 
Dix secondes pour recharger une batterie
 
Les chercheurs Maria Strømme et Gustav Nyström du laboratoire Angström de l'université d'Uppsala, ont ainsi présenté récemment une nouvelle batterie qui bat tous les records de rapidité. Elle peut être rechargée en une dizaine de secondes seulement. Elle a tout pour plaire : légère, bon marché, une grande capacité et rapide. Le secret provient de la nanostructure d'une algue verte.
 
L'utilisation conjuguée de cellulose et de polymères conducteurs n'est pas nouvelle et de nombreux chercheurs développent cette technique à travers le monde. Cependant, le principal obstacle au développement de cette technique était l'important temps de charge. La raison en était la couche trop épaisse de polymères conducteurs dans laquelle est stockée l'énergie, ce qui allongeait le temps de déplacement des ions dans la structure.
 
La solution mise au point par les chercheurs de l'université d'Uppsala, est basée sur une couche fine d'algues, de 50 nanomètres, tenue par un polymère nommé Polypyrrole. La minceur de la couche rend le chargement très rapide. La cellulose est produite par les algues, une première dans une batterie. C'est donc grâce à l'algue verte appelée Aegagropila linnaei de la famille des Cladophoraceae que ces résultats impressionnants ont été obtenus. La structure de l'algue présente une très grande surface extérieure, interface où sont stockés les ions en grande quantité, d'où une importante capacité. De l'eau salée est utilisée comme électrolyte dans un papier filtre: c'est très simple, on peut presque fabriquer une telle batterie soi-même.
 
Après une centaine de cycles charge-décharge, le premier prototype de batterie a perdu 6% de sa capacité. Cela peut être un facteur limitatif pour certaines applications mais ne sera pas un problème pour d'autres utilisations. Par ailleurs, les chercheurs affirment avoir déjà identifié plusieurs pistes pour réduire efficacement ces pertes, notamment en améliorant les contacts.
 
Un important travail de développement est encore nécessaire avant le lancement sur le marché de cette batterie, à commencer par le choix des applications pour lesquelles une optimisation est envisageable. Deux possibilités sont les emballages ou les textiles avec de l'électronique intégrée.
 
 
USA : la plus grande centrale photovoltaïque en service
source : Ensavoir+
 
 D'un coût annoncé de 150 millions de dollars, l'une des 3 unités de la prochaine génération de centrale à énergie solaire (DNGSEC) située dans le comté DeSoto en Floride (USA) est entrée en service mardi.
 
 
 
 
A cette occasion, le président des Etats-Unis, Barack Obama devrait y être présent pour effectuer une visite guidée.

Conçue à partir de panneaux solaires photovoltaïques, la centrale d'une capacité de 25 MW deviendra la plus grande installation solaire de ce type aux Etats-Unis à être opérationnelle en 2009.

Avec ses 90.000 panneaux photovoltaïques répartis sur 73 hectares de terrain, la centrale fournira suffisamment d'électricité pour alimenter plus de 3.000 foyers, soit près de 20 % de la population du comté de DeSoto.
 
Cette installation représente l'un des trois projets de centrales solaires qui doivent être développés par la compagnie américaine Florida Power & Light (FPL). L'un d'entre eux sera installé au centre spatial JF. Kennedy (NASA), ajoutant 10 MW de capacité solaire photovoltaïque.
Les panneaux photovoltaïques ont l'avantage de convertir directement la lumière en électricité, évitant ainsi de recourir aux turbines ou générateurs électriques. De plus, les Trackers suivent automatiquement le mouvement du soleil tout au long de la journée, ce qui augmente jusqu'à 25 % la capture des rayons du soleil par rapport aux systèmes fixes.
 
Une fois pleinement opérationnelle à partir de 2010, la DNGSEC sera en mesure de générer 75 mégawatts d'énergie solaire.
 
 
FRANCE : Elise : la 1° machine de marquage autoportée électrique
source : Aximum
 
 La filiale du Groupe AXIMUM, spécialisée dans les Produits de marquage annonce le lancement d'ELISE®,
 la toute première machine de marquage routier autoportée à énergie électrique.
 
 
 
 
 
 
 
 
Selon AXIMUM qui a intégralement conçu et fabriqué ELISE, cette solution est à la fois écologique (son moteur électrique n'émet aucun gaz carbonique), économique (son coût d’exploitation est faible) et polyvalente (elle convient aussi bien aux travaux urbains que routiers).
ELISE est un acronyme qui signifie « ELectricité et Innovation pour une Signalisation Environnementale ».
 
Le véhicule doté d'un moteur électrique possède un niveau sonore très nettement inférieur à celui d'une machine à moteur thermique. Au niveau électronique, ELISE minimise sa consommation d'énergie grâce à 2 gyrophares à leds basse consommation.
 
Son coût d’exploitation est réduit de 50%, son budget annuel d'entretien est divisé par 3 par rapport à du matériel traditionnel, et sa consommation énergétique est divisée par 10. De plus, son alimentation électrique lui vaut d'être éligible à un financement de l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie).
 
ELISE se recharge en seulement 6h sur une simple prise de courant classique 220V / 16A. Cette charge lui assure 7 à 9h d'autonomie. Sa vitesse opérationnelle va de 4 à 9km/h, alors que sur route, elle peut se déplacer jusqu'à 25km/h. Sur le toit, un panneau AK5 (« travailleur ») clignotant à leds garantit sa visibilité et donc sa sécurité vis-à-vis des autres véhicules.
 
La combinaison de ses dimensions, de sa puissance (5,7kw), de son rayon de braquage (15m en axe), de ses équipements (phares, pistolets avec rallonge, cuves à peinture et billes), permet à ELISE® de réaliser tout type de travaux de marquage : urbains et routiers, linéaires et points particuliers, à plat et en côte (jusqu’à 30%), de jour et de nuit (grâce au bruit faible). ELISE® : marque déposée
 
Le29/10/09
U.S.A : Un générateur piézoélectrique à l'échelle du nano 
source : U. Wisconsin-Madison
 
 Le Professeur d'ingénierie Wang Xudong, chercheur à l'Institut Technologie de Georgie (USA), a annoncé avoir conçu un nanogénérateur piézoélectrique dont il espère voir un débouché dans de nombreuses applications.
 
 
 
 
 
 
 
 
L'équipe a constaté que les nanofils d'oxyde de zinc à six faces avaient la capacité de produire 10 nanowatts par centimètre carré en convertissant l'énergie mécanique en électricité. L'énergie cinétique (mouvement) proviendrait de sources aussi variées que le vent, la respiration humaine, le flux sanguin, les mouvements du corps, ou encore des vibrations sonores.
 
Comme les nanofils d'oxyde de zinc possèdent un taux d'efficacité assez faible, le Professeur Wang s'est attaché à rechercher un nouveau matériau qui pouvait rendre le nanogénérateur encore plus efficace et beaucoup plus puissant.
 
Les candidats idéals restent les matériaux ferroélectriques. Ces derniers sont capables de produire des nanofils de 10 fois le potentiel électrique de celui de l'oxyde de zinc. Un nanogénérateur optimisé pourrait alors alimenter de petits appareils, comme les voyants, les robots, les mémoires, les transistors et autres dispositifs biomédicaux tel que les stimulateurs cardiaques ou les capteurs.
 
Très peu d'énergie cinétique est nécessaire pour alimenter le nanogénérateur. En effet, un déplacement d'atomes même minime aura un effet plus important sur des matériaux nanométriques que sur des matériaux ordinaires - une théorie que le Professeur Wang a l'intention de prouver dans son laboratoire.
 
L'un des défis a consisté à produire des nanofils ferroélectriques, un processus bien plus compliqué que la conception de nanofils d'oxyde de zinc. Pour faire croître des nanofils ferroélectriques, le professeur Wang utilise un procédé de sel en fusion. En effet,le chlorure de sodium fondu dans un milieu réactif peut aider à assembler des nanofils à partir d'un point de fusion d'environ 815 degrés celcius.

Pour terminer, le professeur Wang étudie actuellement le potentiel de production électrique des nanofils lorsque ces derniers sont déviés (dans l'espace) à partir d'un microscope électronique à balayage.
** un nanofil est 10.000 fois plus petits qu'un cheveu humain.
 
 
JAPON : Sharp lance une gamme d'ampoules à LED réglables
source : Sharp
 
 Sharp lance sur le marché japonais neuf modèles d'ampoules à LED qu'il considère comme eco-efficace, écologique car sans mercure et d'une durée de vie avoisinant les 40 000 heures.
 
 
 
 
 
 
 
 
Ces nouvelles ampoules possèdent toutes un culot à vis du même acabit que ceux des lampes incandescentes classiques.

La nouveauté réside également dans le choix des nuances. Selon les goûts et les humeurs de ses usagers, le modèle DL-L60AV dispose d'un ajustement de l'intensité de la lumière et des couleurs grâce à une télécommande. L'utilisateur a ainsi la possibilité de choisir son ambiance parmi sept nuances de blanc allant de la plus chaude à la plus froide.
 
Le modèle DL-L601N se rapproche de l'ampoule à incandescence classique car il offre une taille, une forme et une luminosité (560 lumens) à peu près équivalente.
 
Ces lampes possèdent par ailleurs une bonne efficacité énergétique. Elles ne consomment que de très faibles quantités d'énergie comprises entre 4,1 Watts (DL-L401N / L) et 7,5 W (DL-L601N / L ).

Selon Sharp, elles sont en mesure de s'allumer instantanément et de diffuser une lumière uniforme dans la pièce. Enfin, elles n'émettent pratiquement pas de lumière dans la fréquence de spectre des ultraviolets (350-nm), vous savez, celle qui a une fâcheuse tendance à attirer les insectes ...
 
FRANCE : Essayer la Mitsubishi i-MiEV en France, c'est possible
source : enerzine.com
 
 le grand public peut venir essayer la i-MiEV de Mitsubishi, une voiture 100% électrique.
Cette dernière vient d'ailleurs de remporter le trophée 2009 de la « Technologie la plus Avancée » au salon de Tokyo, décerné par le Jury de la Voiture de l'Année au Japon.
 
 
 
 
 
 
 
Réellement disponible en Europe vers la fin de l'année prochaine, le véhicule fera l'objet d'une tournée française parmi les grandes villes suivantes :
- Nancy      :    4 et 5 novembre
- Lyon        :  14 et 16 novembre
- Marseille  :  25 et 26 novembre
- Bordeaux :   4 et 5 décembre
- Nantes     : 16 et 17 décembre
Attention, uniquement les premiers inscrits sur le site changer-dair.com pourront tester la voiture.
La i-MiEV a les mêmes dimensions que la version essence et garde malgré ses batteries et son moteur, un espace confortable. En effet, le moteur électrique est intégré sous le plancher du coffre à l'emplacement de la roue de secours, tandis que les batteries sont placées sous le plancher de la voiture.
D'une vitesse de pointe de 140 km/h et d'une autonomie de 160 km environ, la "i MiEV" utilise la technologie de batterie lithium-ion rechargeable par des prises domestiques de 100V et 200V. Par ailleurs, elle est rechargeable en 30 minutes à hauteur de 80% sur une borne de charge rapide. Cette dernière possède également son propre système d'exploitation logiciel avec l'OS MiEV (MiEV Operating System).
 
Le28/10/09
FRANCE : Codes-barres génétiques pour inventorier la forêt tropicale
source : nouvelobs.com
 
Pour identifier les espèces d’arbres de la forêt tropicale, les chercheurs espèrent un jour utiliser des codes-barres génétiques. Des chercheurs ont testé la méthode en Guyane: pas si simple.
 
 
 
 
 
Alors que la nécessité de dresser un inventaire exhaustif de la biodiversité de la planète se fait de plus en plus pressante, la mise au point de 'codes-barres' basés sur l’ADN des espèces est proposée par un consortium international de chercheurs (1) pour faciliter ce travail.
Le principe est simple: pouvoir associer une courte séquence d’ADN à une espèce et utiliser ce code-barres du vivant pour identifier les spécimens. Sur le terrain, c’est moins simple, comme le montre cette étude publiée(2) par des chercheurs du CNRS qui travaillent en Guyane, à la station des Nouragues.
 
Abondance d'espèces
Entre des troncs de 25 à 50 mètres de haut qui rendent inaccessible une partie de l’arbre, les jeunes pousses –ou plantules- qui se ressemblent toutes, et l’abondance d’espèces concentrées sur quelques dizaines d’hectares, l’identification des différents arbres qui poussent dans une forêt tropicale est un travail… de fourmi. Les botanistes les plus pointus sont mobilisés pour identifier les arbres.
 
«Nous travaillons sur des parcelles de 5 à 10 hectares, 50 hectares grand maximum», explique Christophe Thébaud (Laboratoire Evolution et Diversité Biologique, Université Paul Sabatier de Toulouse). «Il y a tellement d’espèces dans la forêt tropicale que pour certaines on ne trouve qu’une poignée d’individus sur la parcelle étudiée. Inventorier 1.000 ou 10.000 hectares nous permettrait de savoir si ce que nous voyons à une petite échelle est valable à grande échelle».
 
Plus difficile pour les plantes
C’est dans ce contexte que Jérôme Chave, Christophe Thébaud et leurs collègues ont testé la validité de huit marqueurs moléculaires qui pourraient permettre d’établir ce code-barres chez les plantes.'' Pour les animaux, la méthode fonctionne bien, souligne Christophe Thébaud : un seul marqueur moléculaire suffit. Chez les plantes, c’est plus compliqué. Même avec huit marqueurs, les chercheurs n’ont pu déterminer l'espèce –au mieux- que pour 70% des arbres sur une parcelle''.
 
«C’est à la fois un résultat décevant et très intéressant» commente Christophe Thébaud. «Nous nous étions fixé l’objectif d’au moins 75% d’espèces identifiées avec les codes-barres ADN et nous n’y sommes pas parvenus. Cependant, si on compare ces résultats avec la méthode classique d’inventaire, c’est déjà très bien! Dans nos parcelles, avec les meilleurs botanistes, nous mettons des noms sur 60 à 80% des individus, mais ça peut être le genre ou même seulement la famille et cela prend beaucoup de temps. Avec le code-barres ADN, nous définissons rapidement l’espèce de 7 arbres sur 10 sans avoir à déranger les experts!»
 
Les recherches sur cette méthode, pour lesquelles collaborent généticiens, botanistes et écologues, doivent donc se poursuivre afin de l'améliorer et de répondre aux besoins des chercheurs. Pour l’équipe qui travaille en Guyane, connaître aussi précisément la population d’arbres d’une parcelle permet d’étudier les interactions entre les espèces, entre les individus, avec pour objectif de comprendre comment autant d’espèces continuent à vivre ensemble dans une forêt tropicale.
 
INTERNATIONAL :  Bioénergie: des émissions de CO2 qui échappent au décompte
source :  enerzine.com
 
  Une faille du protocole de Kyoto doit être réparée, avertissent des chercheurs, pour éviter les effets pervers du développement des biocarburants.
 
 
 
 
 
 
Pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, plusieurs Etats dont les États-Unis et l’Europe soutiennent le développement des agro- et biocarburants, fabriqués à partir de céréales ou de déchets végétaux. Pourtant, à terme, si une faille du protocole de Kyoto n’est pas réparée, des effets pervers pourraient annuler une bonne partie de ces efforts.
 
En effet, le décompte des émissions de CO2 des pays signataires du protocole de Kyoto n’intègre pas les rejets liés à l’utilisation de bioénergies (énergies issues de la biomasse), explique un groupe de chercheurs américains dans la revue Science publiée aujourd’hui. Ne sont pas non plus prises en compte les émissions de gaz à effet de serre liées à l’utilisation des sols, par ailleurs difficiles à mesurer.
 
Cette faille fait de la bioénergie une énergie neutre en termes d’émissions de CO2, quelle que soit la biomasse utilisée à la source, constatent Timothy Searchinger (Princeton University) et ses collègues. Cela pourrait inciter à couper le bois de forêts anciennes à grande échelle pour ensuite cultiver les terres pour faire des agrocarburants. Or ces changements émettent de grandes quantités de CO2.
 
Même les agrocarburants de la seconde génération, ceux qui transforment des végétaux non-alimentaires, n’apportent pas de solution simple. L’équipe de Jerry Melillo (Marine Biological Laboratory, Woods Hole, E-U) a ainsi modélisé les effets indirects du développement de ce type de biocarburants, sachant que la surface des terres cultivables est limitée. Si ces végétaux remplacent l’ensemble des cultures alimentaires, il faudra transformer de nouvelles surfaces pour répondre à la demande alimentaire, au détriment de la forêt. Cette transformation émettra plus de CO2 que l’utilisation des terres déjà cultivées pour les agrocarburants, d’après Melillo et ses collègues, qui publient également dans la revue Science. A cela s’ajoute les émissions de protoxyde d’azote, puissant gaz à effet de serre.
 
Plus la déforestation est importante, moins le remplacement des énergies fossiles par les bioénergies est bénéfique, soulignent ces chercheurs. Dans leur article, Searchinger et ses collègues proposent de comptabiliser tous les rejets de CO2, quel que soit le type d’énergie utilisée, afin d’éviter les effets pervers du développement de la bioénergie.
 
 
INTERNATIONAL : Changement climat: la Micronésie risque de disparaître
source :  Conseil EU
 
  "Si vous ne pouvez pas comprendre la situation critique dans laquelle mon peuple se trouve aujourd'hui, vous allez entraîner vos propres populations à un sort similaire".
 
 
 
 
 
 
Lors de la dernière journée des Journées européennes du développement, le Président de la Micronésie, Emanuel Mori (en photo ci-contre), a attiré l'attention sur le fait que son pays était sur le point de disparaitre sous le niveau de la mer, si rien n'est fait pour contrecarrer le changement climatique.
 
La Micronésie, une fédération d'îles située dans le Pacifique et comptant près de 160 000 habitants, a récemment eu un aperçu de ce que l'aggravation du changement climatique pouvait entraîner. Des raz-de-marée ont enseveli de grandes parties du pays, détruisant les récoltes et rendant l'eau non-potable.
 
"Cela montre précisément à quel point on peut se trouver impuissant face aux effets du changement climatique. Je ne sais pas si vous pouvez vous représenter une situation dans laquelle chaque centimètre carré de ce qui vous appartenait est recouvert d'eau", a expliqué Mori sur la scène de la grande salle des congrès du Parc des expositions de Stockholm.
 
À la question de savoir s'il était déjà trop tard pour sauver la Micronésie, le Président Mori a répondu :
"J'espère que les choses vont se mettre en œuvre à la conférence des Nations-Unies à Copenhague en décembre, d'une façon ou d'une autre".
 
La session de samedi des Journées européennes du développement, qui coïncidait avec la journée des Nations Unies, avait justement pour thème le changement climatique. Le Président Mori a reçu le soutien d'un autre orateur, Mary Simon, leader de l'organisation des populations aborigènes du Canada.
 
"Terrifiante est vraiment le seul mot qui puisse décrire la situation dans laquelle une famille, dont la maison est soudainement dévastée suite à la fonte du pergélisol, se trouve", a ajouté Simon.
 
La leader de la population inuit a exhorté par ailleurs les dirigeants du monde entier à mettre en place au plus vite un fonds de 20 milliards de dollars destiné à aider les régions les plus exposées à s'adapter au changement climatique.
 
Il ne reste que 56 jours avant le début de la conférence sur le changement climatique à Copenhague en décembre. Mary Robinson, ancienne Présidente irlandaise et actuelle Vice-présidente du Club de Madrid, a participé à un débat consacré à ce qu'il reste à faire d'ici la conférence. Elle a signalé que l'UE s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 pourcent d'ici à 2020, et d'aller même jusqu'à 30 % si un accord international est conclu à Copenhague. Robinson n'est pas impressionnée par cette stratégie.
 
"Il est grand temps que l'UE montre la voie à suivre et mise sur l'alternative des 30 % dès maintenant. On ne peut pas se garder de montrer toutes ses cartes, comme si c'était une partie de poker", a-t-elle déclaré.
 
Jeremy Hobbs, Directeur de l'organisation d'aide au développement Oxfam International, a développé ce résonnement au cours du débat. La semaine prochaine, les chefs d'État et de gouvernement européens se réunissent à Bruxelles, et la question climatique sera l'un des sujets les plus importants à l'ordre du jour.
 
"Il faut débloquer les négociations sur l'argent et le financement. Il faut clairement mettre sur la table les sommes dont il est question pour faire augmenter les ambitions des autres pays, notamment des États-Unis", a déclaré Hobbs, ce qui lui a valu les ovations du public.
 
Le 27/10/09
FRANCE/U.S.A : Air Liquide démarre une unité hydrogène en Californie
source :  Air Liquide
 
 
 Le 29 septembre dernier, Air Liquide a démarré sa nouvelle unité de production d’hydrogène de grande taille, sur le site de la raffinerie de ConocoPhillips située à Rodeo, sur la côte nord-est de la baie de San Francisco (Californie).
 
 
 
 
 
 
 
Ce gaz est nécessaire à l'industrie à deux titres : il permet de convertir le pétrole brut lourd en diesel, en kérosène et en essence d’une part, et, d’autre part, d’extraire le soufre de ces carburants pour respecter les réglementations environnementales mondiales les plus strictes.
 
L'unité de production par reformage du gaz naturel d’une capacité de 142 000 Nm3/h est l'une des plus importantes unités d’hydrogène en fonctionnement aux États-Unis. Avec cette nouvelle unité en service, Air Liquide exploite désormais des unités d'hydrogène sur 12 sites aux États-Unis, (Californie, Washington, Texas et Louisiane), d'une capacité totale en hydrogène de plus de 592 000 Nm3/h.
 
"Les activités hydrogène d’Air Liquide aux États-Unis se sont développées au rythme de la demande du marché afin de répondre de façon fiable aux besoins de nos clients. Nous poursuivons le développement de notre infrastructure hydrogène afin d’accompagner l’évolution constante du secteur de l’énergie, relais de croissance du groupe Air Liquide." a déclaré Michael J. Graff, PDG d'American Air Liquide Holdings.
 
ALLEMAGNE : Diminution possible des émissions allemandes de gaz à effet de serre de 43% par rapport à 1990
source :  bulletins-electroniques.com
 
 C'est en tout cas ce que démontre l'étude "scénarios politiques V - sur le chemin de la restructuration ; scénarios d'émissions de gaz à effet de serre jusqu'à 2030" publiée par l'Office fédéral de l'environnement (UBA).
 
 
 
 
Selon l'étude, l'Allemagne pourrait même réduire ses émissions en 2030 jusqu'à 60% de la valeur de référence de 1990. Le secteur de l'électricité jouerait un rôle majeur puisqu'il permettrait, à lui seul, de diminuer de 25% les émissions de gaz à effet de serre (EGES) entre 2005 en 2030, selon le Directeur de l'UBA, Jochen Flasbarth.
 
L'étude a été réalisée par un consortium de recherche dirigé par l'Oko-Institut (Institut d'écologie appliquée) qui a comparé les EGES entre un scénario de référence (si aucune mesure supplémentaire de diminution des EGES n'est introduite dans les prochaines années) et un scénario dit de restructuration (Strukturwandelszenario). Le scénario de restructuration suppose une politique ambitieuse en matière de changement climatique qui comprend des mesures d'économies d'électricité, de chaleur et de carburants ainsi qu'un développement important du marché des énergies renouvelables.
 
Dans le premier scénario, la baisse des EGES en 2020 par rapport à 1990 s'élèverait à 29,6%, l'objectif de l'Allemagne de diminuer les EGES de 40% à l'horizon 2020 ne serait donc pas atteint. Les principales mesures du plan actuel de réduction des EGES (développement des énergies renouvelables, système d'échange de quotas d'EGES dans l'UE, programme de rénovation énergétique des bâtiments) ne contribueraient qu'à une réduction des EGES de 2% entre 2020 et 2030.
 
Le scénario de restructuration prévoit une diminution de 43% des EGES à l'horizon 2020 et dépasse ainsi l'objectif de 40% fixé par l'Allemagne pour la même année. Environ la moitié des mesures responsables de la réduction supplémentaire des EGES dans ce modèle concerne la consommation d'électricité. Le soutien des énergies renouvelables, le renforcement du décret concernant les économies d'énergies (Energieeinsparverordnung), le durcissement de la réglementation des valeurs limites de CO2 pour les véhicules particuliers ainsi que la taxation du carburant pour l'aviation sont autant de mesures appliquées au scénario de restructuration. Cette politique énergétique et environnementale audacieuse conduirait même à une réduction des EGES pour 2030 de l'ordre de 58,2%.
 
En complétant une autre étude récente de l'UBA "conception pour une politique climatique" [1], le présent rapport montre non seulement que l'objectif annoncé par l'Allemagne de réduire ses EGES de 40% à l'horizon est réalisable, mais il indique aussi quelles mesures de protection du climat aux niveaux national et européen doivent être mises en place pour atteindre l'objectif souhaité.
 
Le rapport "scénarios politiques V - sur le chemin de la restructuration ; scénarios d'émissions de gaz à effet de serre jusqu'à 2030" est disponible à l'adresse suivante (en allemand) : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Ytuto
1] L'étude de l'UBA "conception pour une politique climatique" est consultable à l'adresse suivante (en allemand) : http://www.umweltdaten.de/publikationen/fpdf-l/3762.pdf
 
JAPON : Panasonic ouvre une maison témoin éclairée aux LED
source :  bulletins-electroniques.com
 
 
 Panasonic et sa filiale Panahome ont ouvert le 17 octobre 2009, dans le quartier de Nishi-Shinjuku à Tokyo, une maison témoin éclairée avec des diodes électroluminescentes.
 
 
 
 
 
une maison témoin éclairée avec des diodes électroluminescentes. Elle ne contient pas moins de 110 lampes de ce type. Elle restera ouverte au public jusqu'au 29 novembre.
Les LEDs (Light-Emitting Diode - Diode Electroluminescente en français) sont des composants électroniques qui émettent de la lumière lorsqu'ils sont traversés par un courant électrique. Elles ont de nombreuses applications : signal lumineux, écrans, etc. Une LED émet un rayonnement monochrome : vert, jaune ou rouge. Avec la mise au point de la LED à émission de lumière bleue en 1990, il est devenu possible de fabriquer une LED blanche (en mélangeant les trois composantes rouge, vert et bleu) : les chercheurs ont alors pu envisager d'utiliser les LED dans le domaine de l'éclairage.
Les LED présentent une forte luminosité, et de bonnes efficacités lumineuse et énergétique. De petite dimension, elles ont une longue durée de vie (>30.000h). Même si leur coût d'installation reste plus cher que celui des lampes à incandescence, elles permettent de considérables économies d'énergie. Toutefois, leur introduction dans l'habitat implique de repenser complètement la conception de l'éclairage.
La maison de Panasonic est divisée en une "aile parents" et une "aile enfants". La première est équipée de 74 lampes à LED, la seconde de 25 lampes à LED et de 45 néons de dernière génération. 11 lampes à LED sont par ailleurs disposées à l'extérieur. L'agencement de ces lampes a été conçu pour obtenir un éclairage optimal tout en économisant l'énergie. La multiplication des sources lumineuses permet d'adapter l'éclairage au rythme de vie des habitants. Par exemple, pendant le repas du soir, l'éclairage est concentré sur la table de la salle à manger alors que le salon mitoyen reste dans l'ombre. Lorsque les occupants regardent la télévision, les murs du salon sont éclairés par une lumière sobre. Ce nouveau concept a été baptisé " symphonic light " par la firme d'Osaka.
La maison se veut être un démonstrateur des avantages des LEDs sur les lampes à incandescence. Ainsi, au deuxième étage de l'aile enfants, il est possible de comparer l'éclairage LED à l'éclairage incandescent classique. Les économies réalisées en termes financiers et d'émissions de CO2 sont affichées en temps réel.
Le problème majeur de l'éclairage aux LED est son coût d'installation. Celui de l'aile parents a coûté trois fois plus cher qu'un système classique. Pour l'aile enfant, l'investissement a été doublé. Cependant, Panasonic affirme que l'éclairage aux LED permet de réaliser 14 à 15% d'économie sur la facture annuelle d'électricité.
Panasonic a déjà construit un certain nombre de maisons témoins pour démontrer les solutions qu'elle peut apporter dans la lutte contre le réchauffement climatique. Par exemple, à Odaiba (Tokyo), sa Ecoidea House se veut un modèle de maison zéro émission (en moyenne sur l'année), grâce notamment à sa gestion intelligente de l'énergie produite sur place (par des panneaux photovoltaïques et une pile à combustible reliés à une batterie Li-ion) et du contrôle de l'éclairage qui s'adapte automatiquement à la luminosité extérieure.
 
Le 26/10/09
FRANCE : Bio à la cantine ? Saint-Etienne dit "oui
source :   planet-terra.fr
 
 Le 18 juin, WWF France a lancé son appel à la résistance. Non pas armée, mais une résistance alimentaire. "Oui au bio dans ma cantine" est le slogan de la campagne qui appelle les municipalités à imposer plus de produits biologiques dans les restaurants scolaires. A Saint-Étienne, dans la Loire, on a une longueur d’avance.
 
 
 
 
C’est décidé. A la rentrée, les assiettes des petits Stéphanois seront composées à 50% de produits issus de l’agriculture biologique. La municipalité socialiste a franchi le pas le 8 juin dernier en confiant la restauration scolaire (maternelle et primaire) à la société Avenance, du groupe Elior. Un contrat de sept années lourd de 12 millions d’euros pour une charge de 2 200 repas quotidiens dans 47 cantines. Rien de moins. Mais voilà. Pour ce prix là, le prestataire a signé une charte ambitieuse. Les 50% de produits bio de septembre devront grossir de 10% chaque année. La sixième année, les cantines stéphanoises seront à 100% bio.

Mieux, le prestataire s’est engagé à se fournir auprès des producteurs du département ou des départements limitrophes. "Je ne voulais pas que le bio arrive dans des camions depuis l’Italie ou d’ailleurs. Ça ne me paraissait pas pertinent", souligne Myriam Ulmer, adjointe chargée de la petite enfance. Enfin, les serviettes de table seront en papier recyclé, les produits détergents écolabellisés et les barquettes recyclables. A terme, le tri sélectif (notamment de matières organiques) devrait faire son apparition dans la cuisine centrale pour alimenter en engrais les espaces verts de la ville. Des contraintes importantes pour le prestataire.

Et pourtant le prix du repas sera moins cher, grâce à une mise en concurrence féroce des prestataires. En baisse de 10% de moins en moyenne et jusqu’à 23% pour les familles les plus modestes (le prix du repas étant fixé en fonction du quotient familial). "Je voulais que nous puissions offrir l’alimentation la plus correcte à tous les enfants. C’est une question de respect de l’environnement mais aussi de justice sociale. On sait bien que les enfants des familles les plus démunies mangent souvent plus gras et plus sucré", explique Myriam Ulmer.

Pas de doute, Saint-Étienne endosse le rôle de première de la classe. En tout cas, aux yeux de WWF France. Avec sa campagne "Oui au bio à la cantine" lancée le 18 juin, l’association a demandé aux parents de faire pression sur leurs élus pour introduire le bio dans la cantine. Objectif ? Coller avec le Grenelle de l’environnement qui demande 20% de produits bio dans la restauration collective d’ici à 2012.
 
Les municipalités n’ont plus qu’à s’inspirer de l’exemple stéphanois.
 
 
U.SA. : Dell installe des ombrières solaires sur son parking
source : Envision Solar
 
 
 Dell, l'assembleur d'ordinateurs, a fait installer des panneaux solaires avec structure ombragée dans le parking de son siège social basé à Round Rock - État du Texas- par la société Envision Solar.
 
 
 
 
 
 
 
Cette configuration appelée "Solar Grove" ou arbres solaires est conçue pour produire plus de 130kW d'énergie solaire et doit contribuer à prévenir 68 tonnes d'émissions de gaz à effet de serre par an.
 
La structure modulaire comprend 516 panneaux photovoltaïques et a la capacité de couvrir 50 places de stationnement. Elle intégre également la technologie du Vehicle-to-Grid (V2G) qui offre 2 bornes de chargement pour véhicules électriques (ou hybrides) rechargeables.
Pour concevoir et construire cette réalisation (voir photo ci-dessus), Envision Solar s'est associé avec McBride Electric, BP Solar pour la fourniture de panneaux solaires et la société Weitz.
 
CANADA : Une chambre climatique à l'Université de Concordia
source : Université Concordia
 
Grâce à une subvention de 4,6 millions de dollars canadien, octroyée par le gouvernement fédéral, une nouvelle chambre climatique intégrant un simulateur solaire va être aménagée dans l'Université Concordia, au Canada.
 
 
 
 
 
 
 
 
La chambre climatique servira de support de recherche pour le Centre d'études sur le bâtiment de Concordia ainsi que pour le Réseau de recherche sur les bâtiments solaires, un réseau canadien installé à Concordia.
 
Elle permettra ainsi de tester les systèmes solaires innovants intégrés aux bâtiments, les maquettes et les structures grandeur réelle en milieu contrôlé afin de déterminer leur réaction à divers éléments comme la température, l'humidité, les précipitations et les rayons du soleil. L'objectif à long terme est de concevoir des bâtiments solaires à consommation énergétique nette zéro, capables de produire autant d'énergie qu'ils en consomment.
 
"Ce projet répond à l'une des priorités fixées par l'Université Concordia dans son Plan de recherche stratégique 2008-2012", a déclaré Mme Woodsworth, la rectrice de l'Université. "La chambre climatique sera unique en son genre au Canada. Elle sera équipée des éléments que l'on ne trouve que dans les plus grands laboratoires du monde voués à la recherche en énergie solaire et en matériaux de construction" a t'elle précisé.
 
La chambre climatique et son simulateur solaire intégré permettront d'approfondir les recherches sur le captage, l'utilisation et le stockage de l'énergie solaire ainsi que sur l'utilisation optimale de la lumière naturelle dans les bâtiments. L'enveloppe des édifices sera testée selon sa capacité à emmagasiner la chaleur et à résister au gel et au dégel, à l'infiltration d'air, à la condensation et à d'autres conditions défavorables. Elle permettra également de mettre à l'essai des structures et matériaux composites tels que les planchers et les fenêtres.
 
 
AUSTRALIE : Compteurs : GE va équiper 700 000 foyers australiens 
source : GE
 
L'opérateur énergétique australien SP AusNet, a sélectionné General Electric (GE) pour mettre en place la solution "Smart Grid" de 4ème génération.
 
 
 
 
 
 
 
 
L'opérateur énergétique australien SP AusNet, a sélectionné General Electric (GE) pour mettre en place la solution "Smart Grid" de 4ème génération.
Le gouvernement de l’Etat de Victoria souhaite que l'ensemble de son territoire soit équipé de compteurs intelligents d’ici 2013. En plus des compteurs, les fonctionnalités futures constituent également un avantage important pour les opérateurs australiens.
 
Cette solution à base de standards ouverts, permet à GE de livrer à SP AusNet une solution intégrée. Ainsi GE fournit sa technologie de communication à partir des compteurs à tout le réseau, tout en livrant la moitié des compteurs intelligents inclus dans le projet global.
 
GridNet apporte sa suite de logiciels PolicyNet, un système de management du réseau pour gérer les compteurs, les éléments de contrôle, les interrupteurs et les autres dispositifs du réseau intelligent géré par SP AusNet. Motorola fournit quant à lui l’infrastructure de communication.
 
Le Ministère Australien de l’Environnement table sur une augmentation de 56% de la demande en énergie en 2020, avec 10 million de foyers. En parallèle, le gouvernement australien s’est donné le double objectif de réduire les émissions de CO2 de 10% et d'augmenter la production d’énergies renouvelables de 20% d'ici 2020. L’infrastructure "smart grid" installée aujourd’hui par GE contribuera à ces objectifs tout en améliorant la fiabilité du réseau face à l’augmentation de la demande.
 
La solution "smart grid" WiMAX de GE va permettre à SP AusNet de pratiquer des prix variables selon les différents moments de la journée, offrant aux clients la possibilité de gérer au mieux leur consommation et de faire des économies en concentrant leurs activités les plus énergivores sur les périodes creuses. Avec une structure de prix adaptée, SP AusNet pourrait ainsi parvenir à étaler la demande de manière plus harmonieuse tout au long de la journée et éviter le recours à de nouvelles centrales.
 
Cette solution permettra également de surveiller l’état et le bon fonctionnement des équipements "smart grid" en temps réel, contribuant à en améliorer la fiabilité pour les usagers. Elle pose les bases pour accueillir de multiples applications interconnectées au "smart grid" telles que des voitures électriques, des systèmes de contrôle avancés du réseau, ou encore des sources d’énergie alternatives – par exemple des panneaux solaires domestiques.
 
Le 23/10/09
EUROPE : La taxe carbone aux frontières divise les Européens 
source :  lefigaro.fr/photo :AP
 
 Cette taxe vise à protéger l'industrie européenne de la concurrence de pays laxistes en matière de rejets de CO2. Porté par Paris et Berlin, ce mécanisme semble compliqué à mettre en œuvre. Il est aussi jugé dangereux pour les négociations sur le climat.
 
 
Nicolas Sarkozy n'en démord pas : «Nous obtiendrons la taxe carbone aux frontières de l'Europe», a-t-il répété dans son interview au Figaro vendredi dernier. Soutenu par Berlin mais critiqué par Bruxelles et Londres, le projet divise. Aussi n'a-t-il pas été officiellement abordé hier au Conseil des ministres européens de l'Économie réunis à Luxembourg. Lesquels ministres ne sont pas parvenus non plus, cinquante jours avant la conférence de Copenhague, à s'entendre sur l'aide aux pays en développement pour leur adaptation au changement climatique. Les ministres de l'Environnement, réunis à leur tour aujourd'hui, devraient éviter le débat sur la taxe aux frontières.
 
Dans son principe, cette «taxe», évoquée par Dominique de Villepin quand il était à Matignon et reprise par le président de la République, vise à protéger l'industrie européenne de la concurrence de pays laxistes en matière de rejets de CO2. Le dispositif tel qu'il est décrit dans un document que Paris fait circuler discrètement depuis cet été ne vise pas à taxer les iPhone ou les lecteurs de DVD importés. Il s'agirait «d'inclure les importateurs» dans le marché européen du carbone. Autrement dit, les producteurs étrangers (hors UE) qui émettraient plus de carbone que les Européens pour un produit équivalent devraient «restituer des quotas de CO2» en payant directement la ­Bourse européenne du carbone ou un organisme dédié.
 
La mise en œuvre du dispositif, que des économistes européens et américains ont évaluée sous diverses variantes, «est complexe», souligne Stéphanie Monjon, spécialiste de l'efficacité des politiques climatiques au Cired (Centre international de recherche sur l'environnement et le développement). Quels produits faut-il viser ? «Il serait très difficile de calculer par exemple le CO2 émis pour fabriquer une cannette de Coca», note l'économiste. Aussi les experts ­plaident-ils pour appliquer la «taxe» à l'acier, le ciment, l'aluminium primaire, produits intensifs en carbone.
 
À Londres, on objecte qu'à partir de 2013 les sidérurgistes ou cimentiers européens bénéficieront déjà d'une aide puisque les quotas de CO2 leur seront alloués gratuitement alors que les autres secteurs (électriciens par exemple) devront les acheter. La taxe serait donc une mesure protectionniste inutile.

Chine et Inde opposées
Les experts français assurent qu'«un tel système serait conforme aux règles de l'OMC» (Organisation mondiale du commerce). Ils se défendent de protectionnisme car si un sidérurgiste chinois, par exemple, fait la preuve, audit à l'appui, qu'il n'émet pas plus de CO2 par tonne d'acier que la moyenne européenne, il ne serait pas «taxé». Paris estime que son dispositif pourrait entrer en vigueur à partir de 2013, date à laquelle entreront en vigueur les nouvelles règles du jeu pour le marché européen du carbone pour 2013-2020.
 
Si elle juge la «taxe» adaptée pour «rétablir la compétitivité européenne», Stéphanie Monjon estime que la manière de porter le projet peut handicaper les négociations internationales. «La Chine et l'Inde voient la taxe aux frontières comme un geste très hostile, complète Kim Cars­tensen, le « M. Climat» du Fonds mondial pour la nature (WWF), c'est une atteinte à leur compéti­tivité. À l'échelle mondiale, cette taxe divise, ce n'est pas une idée constructive.» affaire à suivre...
 
IRLANDE: L'Irlande lance un nouveau submersible pour l'exploration sous-marine
source : bulletins-electroniques.com
 
Le centre de recherche de robotique marine et mobile de l'Université de Limerick, dans l'ouest de l'Irlande, vient de tester avec succès un nouveau submersible télécommandé.
 
 
 
 
 
 Le sous-marin baptisé ROVLATIS est destiné à être commercialisé, pour un montant de 1 million d'euros, pour l'exploration des fonds sous-marins du littoral et jusqu'au bord du plateau continental à des profondeurs de l'ordre de 1.000 mètres.
 
La navigation du submersible utilise un système intelligent de guidage et de contrôle avec un propulseur tolérant aux fautes et une assistance au pilotage pour compenser les turbulences sous-marines.
 
Ce submersible constitue une plateforme versatile pour recueillir des équipements divers (capteurs, appareils de mesures et de tests...).
 
INTERNATIONAL : Dans Newsweek : "Un accord de plus en plus lointain"
source : Nouvelobs.com
 
Depuis quelques mois, les perspectives de voir les pays du monde atteindre un quelconque consensus à Copenhague sur les mesures de lutte contre le changement climatique s’éloignent de plus en plus.
 
 
 
 
 
Cet article a été publié sur le site de l'hebdomadaire américain Newsweek le 16 octobre.

En décembre prochain, les représentants du monde entier doivent se rencontrer à Copenhague sous les auspices des Nations Unies, afin de conclure un nouvel accord permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre, et décider d’autres mesures de lutte contre le changement climatique. L’accord doit inclure un engagement des pays développés à financer les mesures adoptées dans les pays en voie de développement pour s’adapter à l’impact du changement climatique et réduire les émissions, et à accorder à ceux-ci un accès plus facile aux technologies propres.
 
À condition qu’on aboutisse à un accord, bien sûr. Depuis quelques mois, les perspectives de voir les pays du monde atteindre un quelconque consensus à Copenhague s’éloignent de plus en plus. L’administration Obama avait un temps relancé les espoirs en s’impliquant à nouveau dans le processus des négociations, mais le congrès se pose depuis en potentiel trouble-fête. Alors que l’Union Européenne s’est engagée à réduire les émissions de 20 % (par rapport au niveau de 1990) avant 2020 et que le nouveau gouvernement japonais s’est fixé l’objectif encore plus ambitieux de 25 %, la loi Waxman-Markey adoptée par la chambre des représentants en juin est bien loin de cet objectif. Quand à la législation Kerry-Boxer, récemment introduite au Sénat des Etats-Unis, rien ne suggère qu’elle puisse être adoptée à brève échéance.
 
Pour la planète, malheureusement, le temps presse. Il est essentiel que soient rapidement adoptées des mesures de réduction des émissions. Hélas, rien de la sorte ne pointe à l’horizon. Lors de son dernier sommet annuel, en juillet dernier, le G8 s’est fixé comme objectif de limiter l’augmentation de la température à deux degrés par rapport à l’ère préindustrielle. Il s’est fait l’avocat d’une réduction de 80 % des émissions des pays développés avant 2050. Mais la Commission Intergouvernementale sur le Changement Climatique (CICC) que je préside a établi que, si l’on veut limiter l’augmentation de la température à deux degrés, les émissions globales doivent atteindre leur maximum avant 2015. En conséquence, pour respecter l’objectif qu’ils se sont fixé, les dirigeants du G8 auraient dû s’engager à réduire les émissions avant 2020.
 
Ceci est très important, car les effets du changement climatique sont bien réels. Ils sont également très divers, et frapperont probablement plus durement les régions du monde les plus vulnérables et les plus pauvres. Ces zones peuvent s’attendre à une élévation de la fréquence, de l’intensité et de la durée des inondations, des sécheresses, des vagues de chaleur et des précipitations extrêmes. Le niveau de la mer, qui s’est déjà accru depuis quelques décennies, va monter encore plus rapidement, menaçant les petits états insulaires et les régions côtières basses. Les rendements agricoles déclineront, certains pays Africains perdant d’ici 2020 jusqu’à la moitié de leur production agricole. La sécurité alimentaire se dégradera, tandis que se développeront famines et malnutrition.
 
Si nous échouons à réduire les émissions de gaz à effet de serre, la paix et la sécurité même pourraient s’en trouver menacées. Une éventualité implicitement reconnue par le comité Nobel quand il décernait en 2007 le prix Nobel de la paix conjointement à la CICC et à l’ancien vice-président des Etats-Unis AL Gore. Si la calotte glaciaire, du Groenland ou de l’Antarctique ouest venait à se désagréger, par exemple, les niveaux marins pourraient s’élever de plusieurs mètres, signifiant une destruction de vies et de biens à grande échelle et créant des centaines de millions de réfugiés.
 
La réduction des émissions de gaz à effet de serre, à l’inverse, rapporterait de nombreux bénéfices, au-delà de simplement éviter un chaos au niveau mondial. Elle permettrait d’améliorer la sécurité énergétique dans les pays dépendant du pétrole importé, tout en créant de nouveaux emplois dans les secteurs des énergies alternatives. Elle permettrait également de stabiliser la production agricole, pour un coût étonnamment faible. Alors que tous les dirigeants internationaux affirment soutenir les mesures de réduction des émissions, comment expliquer que les perspectives d’accord restent si lointaines ? Tous les pays, riches ou pauvres, semblent chercher à échapper à leur responsabilité "commune mais différenciée" (selon les termes du Protocole de Kyoto) dans la conclusion d’un accord fort à Copenhague.
 
Quelle que soit la véritable explication, la clé du changement réside dans le partage avec le public de l’alarmante réalité scientifique du changement climatique, car c’est le seul moyen de créer la pression à même de contraindre à l’action les dirigeants des sociétés démocratiques. Reste à voir si un tel retournement de l’opinion publique pourra être obtenu à temps pour Copenhague.
Ce qui est clair, c’est qu’en l’absence d’un accord solide obtenu cette année, le monde aura perdu une occasion majeure de protéger les générations futures et de garantir le bien-être de toutes les espèces vivant sur cette planète avant qu’il ne soit trop tard.
Par R. K. Pachauri
Pachauri est président de la Commission Intergouvernementale sur le Changement Climatique, et directeur général de l’Institut des Énergies et des Ressources
Traduction française de David Korn
 
Le 22/10/09
FRANCE : EXPLORATION La Boudeuse hisse les voiles pour la planète
source : nouvelobs.com/sciences-avenir
 
Lancée dans le cadre du Grenelle de la mer, la mission Terre-Océan a envoyé hier sur les mers le trois-mâts
La Boudeuse pour deux années consacrées à l’exploration et à la science. Une façon de défendre l’avenir de la planète en renouant avec la tradition des aventures maritimes et savantes d’autrefois.
 
 
 
 
C’est dans le sillage de la frégate de Louis-Antoine de Bougainville, pas moins, que s’embarque Patrice Franceschi et son équipage à bord de La Boudeuse, revendiquant cet «esprit de découverte» dont parlait au 18ème siècle le navigateur qui s’était entouré de savants pour son tour du monde. Dans la tradition des grandes expéditions du siècle des Lumières, le commandant Franceschi s’est vu remettre une lettre de mission officielle par le ministère de Jean-Louis Borloo (1), qui veut ainsi donner corps au Grenelle de la mer.
 
La mission Terre-Océan a quitté hier les côtes françaises pour deux années de voyage, d’exploration et d’études en Amérique du sud et dans le Pacifique. Etude de la biosphère, réchauffement climatique, protection de l’environnement, développement durable, dialogue des cultures sont les thèmes affichés. Le programme scientifique de la mission est à la fois vaste et précis.
 
Amazone, Orénoque et Paraná
Pour la première partie en Amérique du Sud, La Boudeuse va naviguer sur les eaux de l’Amazone et de l’Orénoque, avant d’aller dans le bassin du Paraná et les canaux de Patagonie. La mission va s’intéresser à la déforestation, à l’impact de l’exploitation du caoutchouc, à la pollution des eaux par le mercure des orpailleurs, aux effets du tourisme sur les territoires indiens, à l’élevage traditionnel ou extensif, à l’avancée des fronts pionniers sur les terres vierges, à l’urbanisation incontrôlée, sans oublier de mener un inventaire le plus exhaustif possible de la faune et de la flore.
 
Le trois-mâts de 46 mètres, embarquant 25 à 30 personnes, passera ensuite le Cap Horn et se dirigera vers des îles du Pacifique. Des îles «en voie de disparition», menacées à l’aune de quelques générations par la montée du niveau de la mer. En plus de l’étude du phénomène en lui-même de montée des eaux, l’équipage de La Boudeuse s’intéressera aux moyens de sauver ou de préserver ces îles, leur milieu naturel et leur culture.
 
Souffle épique
Des chercheurs de différentes disciplines, issus d’institutions scientifiques nationales, se sont portés volontaires pour passer 4 à 8 mois à bord du navire afin de mener ces études. «Il y a déjà beaucoup de travail scientifique sur ces sujets, souligne Patrice Franceschi, mais nous voulons faire autre chose, aller dans d’autres endroits avec un état d’esprit particulier. Il y a un souffle épique dans les missions de ce genre».
 
Le navigateur-écrivain-aventurier se revendique de l’esprit du siècle des Lumières, avec «la foi en l’homme, la science et le progrès». Franceschi défend une «écologie humaniste», où l’homme est au centre, un état d’esprit positif et non «anxiogène» comme celui qui, selon lui, domine aujourd’hui le discours écologique. Ne pas nier la responsabilité de l’Homme sur l’évolution de la planète, ne pas non plus diaboliser l’Homme et en faire uniquement un fautif : ainsi pourrait se résumer la position du commandant de La Boudeuse. Qui manifestement préfère l’esprit de sa goélette à celui du Titanic de Nicolas Hulot –même s’il ne le cite pas.
 
Sensibiliser le public
«Réinjecter l’état d’esprit du siècle des Lumières» fait donc aussi partie des objectifs de cette mission Terre-Océan, qui va consacrer beaucoup de temps à la communication vers le grand public. La production de films et de reportages est prévue pour répondre à la demande d’une «activité médiatique intense» précisée dans la lettre de mission.
 
La Boudeuse a dû quitter hier à la mi-journée le port de Fécamp, direction la Guyane. C’est à la mi-décembre à Cayenne que les premiers scientifiques doivent embarquer sur le trois-mâts pour entamer en janvier 2010 les études de la mission.
(1) Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire (MEEDDAT).
 
FRANCE   : Thermeleon : une tuile qui s'adapte aux températures
source : MIT
 
Une équipe de jeunes diplômés du MIT a développé une tuile surnommée "Thermeleon", qui a la propriété de changer de couleur en fonction de la température.
 
 
 
 
 
Ainsi, la tuile devient blanche lorsqu'il fait chaud, ce qui lui permet de réfléchir la chaleur du soleil. Au contraire, quand il fait froid, elle devient noire et absorbe la chaleur.
 
Des mesures réalisées en laboratoire montrent que, dans leur état blanc, les carreaux reflétent environ 80% de la lumière du soleil reçue, contre seulement 30 % lorsqu'ils sont recouverts de noir. Cela signifie que dans le premier cas, ils pourraient économiser jusqu'à 20 % des coûts induits par le fonctionnement d'une climatisation. Les économies réalisables sur l'état inverse  - en hiver - n'ont pas encore été quantifiées.
 
Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont utilisé un polymère classique dans une solution d'eau. Cette solution est encapsulée - entre des couches de verre et de plastique pour le prototype original, contre des couches souples en plastique pour la version la plus récente - avec une partie sombre à l'arrière.
 
Lorsque la température est en deça d'un certain seuil, le polymère reste dissous, et la surface noire apparaît, absorbant la chaleur du soleil. Mais quand la température monte, le polymère se condense pour former de minuscules gouttelettes, dont les petites tailles diffusent de la lumière et donc produisent une surface blanche réfléchissante.
 
Les chercheurs travaillent actuellement sur une version encore plus simple et plus économique, une teinture qui pourrait être peint directement sur une toiture existante.
 
Pour finir, l'équipe du Thermeleon a remporté la semaine dernière un prix de 5.000 dollars, en prenant la première place du concours interne du MIT : MADMEC (Making and Designing Materials Engineering Contest   
 
FRANCE : Un parc éolien en mer au large de Saint-Brieuc en 2014 
source : Nass & Wind Offshore
 
 
Un projet de parc éolien offshore initié depuis dix-huit mois par la société lorientaise Nass&Wind et situé à 11 km des côtes d'Erquy (Saint-Brieuc - 22) à environ 3 miles dans le nord-est du Grand Léjon, avance progressivement, étape après étape.
 
 
 
 
 
 
L'objectif pour ce projet d'un coût estimé à 850 millions d'euros est de produire de l'électricité à partir de l'énergie du vent, plus soutenue et plus régulière en mer qu'à terre.
 
Le parc comptera une quarantaine d’éoliennes d'une capacité unitaire de 6 MW s'élevant à 90 mètres au-dessus du niveau de la mer, soit une puissance totale de 240 MW, l'équivalent de la puissance du barrage de la Rance.
 
Fixées par 39 mètres de fond, ces éoliennes seront posées sur des fondations de type gravitaire ou sur un quadripode métallique. Le choix définitif de la technologie retenue dépendra du résultat des études technico-économiques lancées par Nass&Wind Offshore. Les machines seront reliées à un transformateur qui sera lui-même relié au réseau de transport d’électricité.
 
Concernant l'environnement, des études réalisées par des experts régionaux, doivent permettre d'analyser les interactions entre le parc et le milieu naturel dans lequel il devra s'insérer.
 
Une demande de concession sera déposée auprès de la Préfecture départementale en mars 2010, après que Nass&Wind Offshore aura exploité les résultats de l'ensemble des études d'impact lancées sur zone. Avec l'instruction du dossier qui durera dix-huit mois, la construction du parc ne devrait pas débuter avant 2012, pour une mise en service programmée en 2014.

Outre celui de Saint-Brieuc, Nass&Wind Offshore développe aujourd’hui d’autres projets de parcs éoliens fixés en mer, notamment au large de Lorient (20 éoliennes de 5 MW, puissance installée : 100 MW),  sur le  banc de  Guérande  (60 à 80 éoliennes  de 5 MW, puissance installée : 300 à 400 MW) et au sud du plateau des Minquiers, à une vingtaine de kilomètres au large de Saint-Malo (33 éoliennes de 6 MW, puissance installée : 200 MW).
 
Au total, Nass&Wind Offshore développe des projets de parcs éoliens offshore d’une puissance potentielle équivalente à plus de 1.000 MW, soit près de 15 % de l’objectif fixé par le gouvernement français pour 2020.

La région Bretagne s’est fixée comme objectif d’accueillir au large de ses côtes 500 MW d’éolien offshore d’ici 2015 et 1.000 MW d'ici 2020, pour une production de 3,5 TWh représentant 14 % de la consommation électrique bretonne (19,8 TWh en 2007).
 
Le 21/10/09
FRANCE   : La nouvelle centrale d'air à double flux de CIAT 
source : CIAT
 
 
 
 Le Groupe CIAT présente la centrale d'air à double flux FLOW'AIR, un appareil de ventilation plug and play destiné à renouveler l'air à l'intérieur des bâtiments en apportant de l'air neuf extérieur, conformément aux réglementations RT2012.
 
 
 
 
 
 
Le fabriquant de pompes à chaleur a optimisé le cycle thermique de récupération de calories sur l'air extrait, et indique "avoir réduit de 40% la consommation d´énergie par rapport aux solutions précédentes". Avant, la puissance nécessaire à réchauffer l'air neuf était fournie à 50 % par l´air extrait, elle l'est maintenant de 80 % au minimum avec le FLOW´AIR.
 
Selon les modèles, ils sont soit à plaques (modèle vertical ou plafonnier), soit rotatif (modèle classic). Dans le cas de récupérateurs à plaques, ces derniers sont de type « contre courant » sur le flux d´air entrant pour optimiser l´échange thermique avec l´air ancien évacué. Le flux d'air neuf a un parcours opposé au flux extrait.

FLOW´AIR se distingue par son très bon rendement thermique et sa faible consommation électrique.
 
D´une part, la géométrie des turbines à air a été revue et des études aérauliques ont été menées, spécifiquement dans le but d´améliorer le rendement. Deuxième innovation, des moteurs Brushless sont maintenant utilisés. Dans ces moteurs, la technologie EC réduit naturellement les frottements mécaniques lors de la rotation. Ils ont un meilleur rendement, génèrent moins de bruit, et ont une plus grande durée de vie.

La gamme FLOW'AIR est proposée en trois configurations :
• Modèle classic : 3 tailles, débit d´air de 300 à 2500 m3/h, installation au sol en position horizontale, flux d´air horizontaux, circuits aérauliques sur les faces latérales.
• Modèle vertical : 4 tailles, débit d´air de 300 à 2600 m3/h, installation au sol en position horizontale, flux d´air verticaux, circuits aérauliques sur la face supérieure.
• Modèle plafonnier : 3 tailles, débit d´air de 300 à 1900 m3/h, installation au plafond en position horizontale, flux d´air horizontal, circuit aéraulique sur les façades latérales.
 
 
JAPON : Un ferry boat électrique à l'étude
source :  Nikkei
 
 IHI Corp prévoit de lancer le premier ferryboat électrique alimenté avec des batteries rechargeables, à partir de 2015.
Conçue par la filiale IHI Marine United, le navire long de 30 mètres pourra transporter jusqu'à 800 passagers
 
 
 
 
 
 
 
Il sera équipé de deux moteurs électriques (400 kW chacun) alimentés par des batteries au Lithium-Ion dont la production devrait dépasser les 5.000 kWh, soit plus de 300 fois l'équivalent d'un véhicule électrique urbain.
 
L'autonomie du navire devrait être de l'ordre de 120 km et nécessitera entre 6 et 8 heures de charge.

L'absence du moteur diesel fait que le ferry va bénéficier d'un gain de poids non négligeable. De ce fait, les concepteurs ont eu le choix d'élaborer un design beaucoup plus hydrodynamique. Avec sa paire d'hélices, l'une en face de l'autre, elles tourneront en alternance dans des directions opposées afin d'obtenir un contrôle plus efficace sur le débit de l'eau permettant au final d'optimiser la propulsion.

Avec la baisse espérée du prix des batteries au lithium-ion d'ici 5 ans, la compagnie s'attend à voir un surcoût de construction du navire d'environ 60% par rapport au prix d'un ferry classique à propulsion diesel (entre 2,95 et 3,68 millions d'euros). Cependant, comme les batteries du ferry seront rechargées la nuit, la compensation de ce surcoût sera réalisée sur le tarif électrique de nuit, lorsqu'ils sont au plus bas. Ainsi, le coût pour 1 km parcouru a été estimé à 2,95 euros (400 yens), soit 50 % de moins que pour un ferry fonctionnant au diesel.
 
Selon les promoteurs du projet, la réduction de bruits, de vibrations, d'effectifs de maintenance amènera obligatoirement à une baisse des coûts d'exploitation du navire.

Pour finir, IHI indique que la réalisation du projet deviendra plausible à condition que le nombre de commandes reçues soit réellement suffisant.
 
CANADA : Des centrales solaires sortent de terre en Ontario
source : SkyPower
 
Avec 9,1 MW de capacité, la plus importante centrale solaire du Canada a été officiellement mise en service la semaine dernière dans la province de l'Ontario.
 
 
Fruit d'une collaboration entre SunEdison Canada et SkyPower, la société commune FLSP (First Light Solar Park) a installé plus de 126.000 panneaux solaires répartis sur 36,4 hectares.
 
La centrale devrait générer plus de 10 millions de kilowattheures (kWh) d'électricité d'origine renouvelable dans sa première année, ce qui devrait être suffisant pour alimenter 10.000 foyers.

Ainsi, dans 20 ans, le système aura permis d'éviter le rejet dans l'atmosphère de près de 152 000 tonnes de dioxyde de carbone, soit en équivalences, la plantation de plus de 6,7 millions arbres ou la suppression de 33.000 voitures sur les routes.

Cette initiative cumulée avec plusieurs autres projets solaires similaires qui entreront en production d'ici la fin de 2009, va permettre au Canada de stopper progressivement certaines centrales thermiques très polluantes alimentées au charbon.
 
Le 20/10/09
FRANCE :L'Elysée remplace le fioul par le bois
source :  nouvelobs.com
 
Par souci de l'environnement, l'Elysée devrait abandonner en 2010 la chaudière au fioul
 pour passer à la chaudière à bois. Outre le couple présidentiel, six personnes logent à l'Elysée.
 
 
 
 
 
L'Elysée devrait abandonner en 2010 la chaudière au fioul pour passer à la chaudière à bois, a annoncé mardi 13 octobre le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy qui était auditionné par la commission des Finances de l'Assemblée nationale sur les crédits de la présidence de la République.
"J'ai l'intention de remplacer la chaudière au fioul par une chaudière à bois" par souci de l'environnement, a déclaré, selon une source parlementaire, Christian Frémont, en rappelant qu'il a été, en 2007-2008, directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo au ministère de l'Ecologie.

Propriétés présidentielles
Interrogé sur le fait de savoir qui -outre le couple présidentiel- était logé à l'Elysée, Christian Frémont a précisé qu'il s'agissait de six membres du cabinet et de certains fonctionnaires, par nécessité absolue de service. Ces logements sont déclarés au fisc comme avantages en nature.
S'agissant des résidences présidentielles, Christian Frémont a rappelé que les domaines de Rambouillet et Marly ont été vendus et que celui de Souzy-la-Briche était en vente.
Le Fort de Brégançon, dans le Var, est peu utilisé, mais il faut le conserver, a-t-il fait valoir, en plaisantant sur le fait qu'un prochain président n'aura pas forcément une propriété de vacances aux alentours, dans une allusion à la villa du Cap Nègre de Carla Bruni-Sarkozy.
S'agissant de l'entretien de l'Elysée, les travaux de rénovation sont pris en charge par le ministère de la Culture pour des questions de sauvegarde du patrimoine, selon lui.
L'entretien pourrait être meilleur, a fait valoir en substance Christian Frémont, en indiquant que la salle de réunion du président de la République n'a pas été rénovée depuis... Vincent Auriol, dans les années 50.
 
ALLEMAGNE : Siemens reçoit une commande de 250 turbines éoliennes 
source : siemens/enerzine.com
 
 
Siemens Energy annonce dans un communiqué avoir reçu six nouvelles commandes de turbines éoliennes en Amérique du Nord, totalisant une capacité installée de plus de 565 MW pour une valeur globale de 600 millions d'euros.
 
 
 
 
 
 
Un quart de ces 250 turbines est destiné à la province de l'Ontario au Canada. Quant au reste, il sera réparti sur le territoire des Etats-Unis entre les Etats de Californie, d'Oklahoma, de Washington et du Wyoming.

Ensemble, les parcs éoliens terrestres ont le potentiel de fournir de l'électricité renouvelable à environ 170.000 foyers nord américain.
"Ces commandes prouvent que les fondamentaux de l'industrie éolienne sont encore forts, même en période de ralentissement économique", a déclaré Wolfgang Dehen, PDG de Siemens Energy. Et d'ajouter "les aides consenties dans le domaine des énergies renouvelables par les administrations des États-Unis et du Canada ont un effet positif sur le développement de projets éoliens."
En cinq ans, le Groupe allemand est devenu le troisième plus grand fournisseur d'éoliennes sur le marché nord-américain.
 
USA : 87 millions de dollars pour le déploiement du solaire aux USA 
source :  bulletins-electroniques.com
 
Steven Chu, le secrétaire d'Etat à l'énergie, a annoncé un financement massif pour le développement du solaire lors du Solar Decathlon [1]
 
 
 
 
 
Une vingtaine d'universités sont présentes lors de cette compétition, chacune tentant de concevoir puis construire le système le plus attractif et le plus performant pour l'alimentation d'une maison à partir de l'énergie solaire. La somme totale distribuée est de 87 millions de dollars dont 50 millions proviennent du American Recovery and Reinvestment Act (ARRA). 47 projets ont ainsi été récompensés, répertoriés selon quatre catégories :
 
Solar America Cities special projects[2] : 10 millions de dollars ont été attribués pour ce programme. Le but est de développer des approches innovantes pour accélérer l'adoption du solaire et qui pourraient être répliquées à l'échelle d'une ville. En 2007 et 2008, 25 villes avaient pu bénéficier de ce programme, et avaient obtenu des résultats prometteurs. Cette année, 16 villes ont été sélectionnées pour héberger 40 nouveaux projets. La Californie est largement mise à contribution avec l'accréditation de 15 des 40 projets. Les enseignements tirés de cette initiative devraient déboucher en 2010 sur une nouvelle bourse de 10.5 millions de dollars pour la propagation des connaissances acquises lors de ce programme [3].
 
Solar Installer training [4]: 27 millions de dollars ont été répartis entre 9 collèges, universités et organisations locales pour mener à bien des programmes régionaux de formation. L'objectif du programme est de promouvoir le solaire en assurant que des installations de grande qualité deviennent la norme et en créant des emplois durables dans l'industrie des installations solaires. Les différents projets supporteront une promotion à l'échelle nationale et coordonneront l'ensemble du réseau de formation. Ces bourses devraient permettrent d'initier une réponse au manque actuel important de personnes qualifiées pour l'installation du solaire.
 
High penetration solar deployment [5] 37.5 millions alloués à 7 projets qui tenteront de modéliser, tester, et évaluer l'impact d'une grande quantité d'électricité produite à partir du photovoltaïque (PV), sur la stabilité et la fiabilité du réseau électrique. Trois domaines de recherche et de développement sont privilégiés : l'amélioration des outils de modélisation ; l'évaluation des niveaux de pénétration du photovoltaïque dans les réseaux de distribution ; la démonstration de systèmes PV et le stockage d'énergie pour le "smart grid [6]".
 
Ces projets permettront également d'ouvrir la voie pour une adoption des technologies à l'étranger et devraient accroître le nombre de systèmes à énergie solaire rattachés au réseau électrique en approfondissant la compréhension de l'impact des systèmes PV sur le réseau.
Research Projects at DOE National Laboratories:[7] The Solar Energy Technologies Program (SETP ou Solar Program) recevra 17 millions de dollars pour 15 projets dans 6 laboratoires de la DOE. L'objectif annoncé est l'amélioration des technologies, des composants et des procédés pour à la fois le PV et les concentrateurs solaires. Le National Renewable Energy Lab, Golden, Colorado, recevra plus de la moitié des 17 millions de dollars alloués.

A travers ces 4 programmes, le gouvernement fédéral montre sa volonté d'accélérer la commercialisation du solaire notamment en parvenant aux objectifs qu'il s'était donné à savoir la "grid parity" d'ici 2015. En effet ce programme se concentre à la fois sur l'amélioration des technologies mais aussi sur la recherche d'approches performantes pour rendre l'électricité provenant du solaire accessible à une grande diversité de consommateur
 
Le 19/10/09
FRANCE :  ANTENNES-RELAIS 
source :  nouvelobs.com
 
 Un rapport conseille de moins s'exposer aux ondes !!!
Selon l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, des interrogations persistent sur leurs éventuels effets sur la santé.
 
 
 
 
Pour ce rapport, rendu public jeudi, un groupe d'experts -incluant des experts en sciences humaines et un observateur représentant les associations- s'est penché sur un millier d'études publiées depuis 2005. Une trentaine de personnes ont été auditionnées, et une campagne de mesures d'émissions autour d'antennes-relais a été réalisée.
Les experts ont noté que si une majorité des études ne relevaient pas d'effets des ondes, un petit nombre constataient des effets notamment sur les fonctions cellulaires.

L'usage modéré des technologies sans fil conseillé
Selon l'Afsset, même s'il n'y a pas de "démonstration probante" de l'existence d'effets autres que thermiques, des interrogations subsistent notamment sur les effets sur le long terme et "on ne peut formellement montrer l'inexistence d'un risque".
"Dans ce contexte incertain", l'Afsset estime que "dès lors qu'une exposition environnementale peut être réduite, cette réduction doit être envisagée".
Elle suggère notamment l'utilisation de téléphones mobiles à faible DAS (Débit d'Absorption Spécifique, qui mesure le niveau de radiofréquences émis par le portable), la cartographie des zones présentant les intensités les plus fortes et l'abaissement des niveaux d'exposition dans ces zones, la mutualisation des émetteurs, voire "l'usage modéré des technologies sans fil".
L'Afsset note à cet égard que les niveaux d'exposition sont beaucoup plus élevés du fait des téléphones portables que des antennes-relais et s'inquiète qu'une réduction de la puissance des antennes-relais puisse augmenter l'exposition aux radiofréquences émises par les téléphones mobiles.
Elle propose aussi la mise au point d'un outil de diagnostic clinique pour les personnes hyper-électrosensibles.
Le Figaro juge pour sa part le rapport "rassurant", car il affirme que "la baisse du niveau d'émission des antennes-relais n'est pas justifiée". ???  à suivre.
 
ISRAEL : Des chercheurs Israéliens, Jordaniens et Américains
source :  bulletins-electroniques.com
 Des scientifiques de l'université de Stanford se sont associés à des chercheurs Israéliens
 et Jordaniens afin de protéger le golfe d'Aqaba, voie maritime stratégique dont le fragile écosystème est vital  pour la Jordanie et Israël.
 
 
 
Les participants à ce projet financé par l'OTAN souhaitent ainsi jeter un pont entre les divisions arabo-israéliennes pour le bien de la science, de la paix et de l'environnement.
 
"Rien dans l'océan ne comprend les frontières politiques" souligne le co-directeur du projet, Stephen Monismith, professeur de génie civil et climatique à l'université de Stanford. Cette remarque est particulièrement juste en ce qui concerne le Golfe d'Aqaba, connu en Israël sous le nom de Golfe d'Eilat, car cette extension de la Mer Rouge de 160 kilomètres de long est entourée de quatre pays : Israël, Jordanie, Egypte et Arabie Saoudite.
 Les luxuriantes barrières de corail qui s'y trouvent fournissent un habitat pour des centaines d'espèces de poissons et d'invertébrés. Les plages et ces barrières de corail ont ainsi transformé les villes d'Aqaba (Jordanie) et d'Eilat (Israël) en destinations touristiques privilégiées, générant des bénéfices essentiels aux deux pays. Cependant, le golfe est aussi une route de transport du pétrole importante, et ses côtes sont bordées d'usines, de bases navales, d'installations d'exportation de produits chimiques, qui sont toutes des menaces pour ce délicat écosystème.
Six scientifiques se sont associés afin de protéger le golfe contre les fuites de pétrole et des autres déchets toxiques : le Pr. Monismith et un collègue de l'Université de Stanford, Jeffrey Kossef, professeur de génie civil et climatique, les Jordaniens Riyad Manasrah et Tariq Al-Najjar, tous deux océanographes à la Station des Sciences Marines d'Aqaba et enfin les Israéliens Amatzia Genin, professeur d'écologie à l'Université Hébraïque de Jérusalem, et Hezi Gildor, océanographe à l'Institut Weizmann des Sciences.
 
L'équipe a reçu en 2006 une bourse de trois ans de la part du programme de l'OTAN "Science for Peace and Security" pour étudier la circulation des eaux à la surface du golfe, dans le but de fournir des données océanographiques précises aux agences environnementales Israélienne et Jordanienne pour qu'elles puissent répondre rapidement et efficacement aux fuites et réduire la pollution.
 
FRANCE : Plus de 2 000 emplois verts à pourvoir à la Villette
source : ministeredesfinances
 
 Le premier forum dédié aux « emplois verts » se tiendra le 24 novembre 2009 à l'espace Condorcet de Paris la Villette et proposera plus de 2000 offres d'emploi.
 
 
 
 
 
 
 
 
Les emplois verts contribuent, directement ou indirectement, à la production d'éco-activités dans divers secteurs de l'économie comme : l'approvisionnement énergétique, le recyclage, l'agriculture, la construction (BTP) ou les transports. La réalisation des objectifs du Grenelle de l'environnement devrait permettre de créer des milliers d'emplois durant les prochains mois.
 
C'est dans ce contexte que le Ministère de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi organise ce forum de recrutement, de rencontres et d'échanges dans le secteur des emplois verts, en partenariat avec Pôle emploi, le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de la Mer, le Fonds Social Européen et avec le concours de la RATP.
 
A l'occasion de ce forum des entreprises industrielles et de services, des organismes de formation et des acteurs du service public de l'emploi se rassembleront pour présenter à un large public, directement intéressé, des offres d'emplois verts disponibles et les formations ouvertes dans ce domaine.
 
Les candidats pourront se présenter pendant le forum, et proposer leur candidature à des offres d'emploi dans des secteurs connaissant un fort potentiel de croissance.
L'entrée est libre et plus de 6000 visiteurs sont attendus.
 
Le 16/10/09
ALLEMAGNE : L'Allemagne se dote d'une station mobile de mesures
source :  bulletins-electroniques.com
 
L'Institut Leibniz pour les sciences marines de Kiel (IFM-GEOMAR) en partenariat avec l'Institut pour la recherche sur la troposphère (IfT) vient de développer, dans le cadre du projet OCEANET [1], une station de mesure mobile afin de réaliser des relevés atmosphériques sur l'océan.
 
 
 
 
Les mers influencent fortement l'état de l'atmosphère. L'ensemble des océans représente une formidable masse d'eau qui interagit avec l'atmosphère. Il existe paradoxalement peu de sites permettant de mesurer localement ces interactions. "Les océans sont pour nous un 'désert de données'", déclare le Prof. Dr. Andreas Macke, météorologue à l'IFM-GEOMAR et chef du projet OCEANET. "Jusqu'à présent, nous avons dû faire des mesures isolées avec les navires de recherche", explique le professeur Macke. "Les données obtenues par satellites sont très utiles, mais pas toujours de bonne qualité", poursuit-il.
 
Longue de 7 mètres sur 2,5 mètres de large, la nouvelle station mobile de mesures atmosphériques OCEANET est le fruit de la coopération de l'IFM-GEOMAR et de l'IfT. D'un coût estimée à environ 450.000 euros, la station est parfaitement équipée pour des travaux de recherche mobiles et elle embarque de nombreux instruments sophistiqués. L'OCEANET peut ainsi mesurer chaque seconde des paramètres atmosphériques tels que le contenu en eau liquide [2], le type de nuages ou encore les flux d'énergie entre l'océan et l'atmosphère. En mesurant la poussière atmosphérique jusqu'à une altitude de 20 kilomètres, un Lidar [3] pourra établir un profil vertical de l'atmosphère tandis qu'un anémomètre évaluera la force du vent. Les données seront directement envoyées à Kiel par satellite.
 
Avec la station OCEANET, les scientifiques allemands se placent à la pointe de la recherche atmosphérique. La seule autre station mobile de ce genre est détenue par la Nasa américaine. Il s'agit cependant d'une station terrestre. Embarquée à bord du navire de recherche allemand Polarstern le 16 octobre prochain, la station OCEANET effectuera sa première mission depuis Punta Arenas (Sud du Chili) jusque dans l'océan Antarctique ; elle reviendra ensuite à Bremerhaven en Allemagne. OCEANET aura ainsi pu parcourir toutes les zones climatiques de la planète, depuis les régions polaires jusqu'aux tropiques. Quatre scientifiques accompagneront la station. Si tout fonctionne comme prévu, OCEANET pourra se déplacer de façon autonome sur toutes les mers du globe. Dans le futur, plusieurs autres stations identiques à OCEANET devraient circuler sur les océans de la planète et ainsi contribuer à développer de nouveaux systèmes météorologiques et à améliorer les prévisions météorologiques.

[1] OCEANET est un projet pilote commun entre l'IFM-GEOMAR, l'Institut allemand Alfred Wegener de recherche polaire et marine (AWI) et le Centre de recherche Helmholtz de Geesthacht (GKSS). Le projet vise à développer des plates-formes de mesure autonomes afin de déterminer la masse et l'échange d'énergie entre l'océan et l'atmosphère. OCEANET a été soutenu à hauteur de 1,2 million d'euros par le Pacte pour la recherche et l'innovation pour la période 2008-2010.
 
 [2] Le contenu en eau liquide représente la quantité d'eau liquide condensée présente dans un mètre cube d'air humide (nuageux en général). Il s'exprime en grammes par mètre cube

 [3] Article Wikipédia sur les Lidars : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lidar
 
 
USA : Le Trikke version électrique débarque en France
source :  En savoir+
 
Après le YikeBike, un 2 roues électrique transportable, voici le lancement du "Tribred Pon-e", de la société Trikke Tech, un trois roues électrique ressemblant dans la forme cette fois-ci, à une trottinette.
 
 
 
 
 
 
 
 
Le Trike de base (sans propulsion électrique) vient de Californie et possède une technologie brevetée permettant d'avancer sans pousser, ni pédaler... mais simplement en exerçant un mouvement de balancier avec son corps tout comme le slalom au ski.

Pour la petite histoire, c'est un ingénieur d'origine brésilienne qui a eu l'idée d'ajouter une troisième roue à sa trotinette.
 
Basé sur le châssis du modèle T8AIR, l'engin est équipé d'un moteur électrique d'une puissance de 250W, de freins à double disque, d'une batterie Lithium-Ion (36V / Panasonic) interchangeable à chaud et d'une texture de pneus semblable à celle des motos.

Selon le concepteur, le "Tribred Pon-e" est capable d'atteindre 30 km/h sur un sol bien lisse pour une autonomie de route d'envion 32 km, à pleine charge. Le coût moyen pour recharger la batterie serait d'environ 0,07 dollars aux normes US.

Le 3 roues pliable, pèse 17 kg à vide et peut supporter un poids maximum de 110 kg.
 
Le prix de vente proposé par le fabricant (du moins sur son site) commence à 1.700 dollars (soit 1.150 euros ). Le Tribed Pon-e devrait être disponible en France courant octobre
 
EUROPE : Né en 2005, le marché du CO2 attire déjà les spéculateurs
source :  lefigaro.com 
 
Depuis 2005, la tonne de carbone se vend et s'achète dans l'Union européenne,
comme l'on négocie de l'or, du pétrole ou des actions
 
 
 
 
 
 
 
 
• Quatorze euros la tonne pour François Fillon, 32 € pour Michel Rocard, 17 € finalement pour Nicolas Sarkozy. Qui dit mieux ? Les couacs de communication qui ont entouré le lancement de la taxe carbone auront eu le mérite d'attirer l'attention sur un fait méconnu du grand public : le CO2, ce fameux gaz carbonique dont la concentration excessive réchauffe notre planète, a un prix.

«Nous avons décidé de nous baser sur la valeur du prix de marché» du carbone, a justifié le président de la République dans son discours du 10 septembre. Le prix moyen du marché du carbone depuis deux ans est de 17 €, a-t-il poursuivi. Le prix du marché ?

Depuis 2005, la tonne de carbone se vend et s'achète en effet dans l'Union européenne (UE), comme l'on négocie de l'or, du pétrole ou des actions. L'UE a mis en place un marché du CO2 afin de respecter son engagement de réduction d'émissions de gaz à effet de serre pris à Kyoto en 1997, pour l'échéance 2012. Bruxelles s'est inspiré du marché du dioxyde de soufre (SO2) aux États-Unis qui s'est révélé efficace dans les années 1990 pour réduire ce polluant responsable des pluies acides.

Deux plates-formes se sont imposées
Le principe de fonctionnement du marché est simple. Première étape : les gouvernements accordent aux industriels les plus pollueurs un plafond d'émission pour chaque année. En France, c'est la Caisse des dépôts et consignations (CDC) qui tient ce «registre». Au terme de la première année, si un industriel a émis moins de CO2 que le volume permis, il devient créditeur de carbone. Qu'il peut vendre sur le marché ad hoc. Inversement, un industriel qui a outrepassé son permis devient débiteur. Il doit acheter des «quotas» ou les tonnes de carbone qui lui manquent pour rester en règle et éviter une amende - très théorique - de 100 € la tonne. Sur ce marché, le prix de la tonne de CO2 est déterminé par le jeu de l'offre et de la demande.
 
• Environ 12 000 installations dans l'UE - centrales électriques, raffineries, aciéries, cimenteries, papeteries, grosses chaufferies urbaines, certaines usines agroalimentaires ou chimiques ont reçu des permis d'émettre et participent à la bourse du CO2. En France, 1 004 installations sont inscrites sur le registre national. S'y côtoient la chaufferie de Bagnolet et son modeste permis de 8 tonnes de CO2 par an et la centrale EDF de Porcheville dotée de 908 832 tonnes. Le transport aérien européen, très gourmand en pétrole, échappe à ces contraintes mais rejoindra le système à partir de 2012.
Le marché s'est rapidement sophistiqué. On peut négocie
r au comptant (marché dit «spot» où 1,8 million de tonnes de carbone ont été échangées lundi à 14,24 € la tonne). Ou acheter des contrats à terme. En théorie, chaque pays de l'UE pouvait ouvrir sa bourse mais deux plates-formes se sont imposées depuis le lancement de la phase expérimentale en 2005. À Londres, ECX brasse l'essentiel des contrats à terme ; à Paris, Bluenext, filiale de la Caisse des dépôts et de l'opérateur boursier NYSE Euronext, domine le marché du comptant. Une centaine de sociétés ont «adhéré» à Bluenext, explique son PDG, Serge Harry. On y compte les grands électriciens (EDF, E.ON, RWE), armés de leurs propres départements «trading» mais aussi les principales banques ou des courtiers, pas seulement européens.

La Bourse du carbone n'est pas réservée aux seuls détenteurs de permis. «En théorie, un particulier peut acheter du carbone mais c'est avant tout un marché d'industriels», assure Stéphane Colin, le PDG de Sagacarbon, intermédiaire financier, également filiale de la CDC.

• L'ancien premier ministre Michel Rocard, président de la commission d'experts sur la taxe carbone, reproche au marché du CO2 des «problèmes de spéculation». Le volume échangé étant limité (le plafond annuel est fixé par Bruxelles), les risques sont mineurs, tempère Stéphane Colin. Ce qui n'empêche pas les acteurs, à mesure que le marché perfectionne ses instruments, de trouver des ficelles pour faire de l'argent sur le carbone en misant sur la différence de prix de divers produits financiers disponibles.

Christian de Perthuis, spécialiste reconnu de l'économie du carbone auprès de la Caisse des dépôts et de l'université Paris-Dauphine, dans un bilan de la première phase du marché européen (2005-2007), estimait que la Bourse européenne aurait épargné à l'atmosphère de 50 à 100 millions de tonnes par an. Le prix élevé du carbone en 2005-2006 (jusqu'à 30 € la tonne) aurait incité certains industriels à accélérer leurs investissements «verts». Par la suite, le prix du CO2 s'est effondré pratiquement à zéro en 2007, dernière année de la phase expérimentale. Les permis d'émettre généreusement distribués s'étaient révélés supérieurs aux rejets réels, il n'y avait plus d'acheteurs.

«Un actif comme un autre»
«La réduction progressive des quotas alloués par l'UE va raréfier la tonne sur le marché, prévoit Serge Harry de Bluenext. Le prix devrait donc augmenter.» Dans la phase suivante du marché européen (2013-2020), un péché de jeunesse va disparaître : les quotas ne seront plus distribués gratuitement, mais mis aux enchères, ce qui générera un revenu pour les États.

L'efficacité écologique des systèmes de permis échangeables reste âprement débattue, mais la Bourse européenne du carbone va se «financiariser», assure Serge Harry, de Bluenext. «Banques et “fonds carbone”  vont y jouer un rôle croissant. Le CO2 va devenir un actif comme un autre.»
 
Le 15/10/09
FRANCE : Biodiesel 2ème Génération : Total hâte son calendrier
source :   Total, IFP
 
  Le groupe pétrolier Total confirme dans un communiqué, vouloir prendre une part active dans le programme pilote de biodiesel de deuxième génération, BioTfueL.
 
 
 
 
 
 
 
 
En étant déjà présent dans le projet Futurol (bioéthanol de deuxième génération), Total propose pour le programme BioTfueL un financement représentant plus de 30% des apports demandés aux partenaires du projet, en plus du savoir-faire et l'implication de ses équipes de recherche. Il propose également un site industriel existant afin d’accueillir au moindre coût l'installation pilote principale qui testera le procédé.
 
Total souhaite accélérer au plus vite l'avènement des biocarburants de deuxième génération, afin d'améliorer le bilan écologique de ce type de produit d'origine agricole et éviter ainsi la mobilisation de matières premières alimentaires.
 
Les biocarburants de 2ème génération
Jean-Pierre Burzynski, directeur Raffinage-pétrochimie à l'IFP explique le mécanisme :
"Les biocarburants de 2e génération sont obtenus à partir de biomasse sans concurrence d'usage avec l'utilisation alimentaire : paille de céréales, miscanthus, bois et résidus forestiers et cultures dédiées. Il y a deux filières de production possibles : la filière biochimique de production d'éthanol cellulosique et la filière thermochimique de production de carburant diesel de synthèse BtL (Biomass to Liquid)".
"La voie biochimique s'effectue en 3 grandes étapes. Des 3 constituants majeurs de la biomasse lignocellulosique - cellulose, hémicelluloses et lignine - seule la cellulose est aujourd'hui facilement transformable en éthanol. Une première étape consiste donc à extraire la cellulose puis à la transformer en glucose par hydrolyse à l'aide d'enzymes**. Le glucose est ensuite fermenté par des levures en éthanol. Enfin l'éthanol est purifié par distillation et déshydratation.
Pour la voie thermochimique, la biomasse est d'abord conditionnée par pyrolyse ou torréfaction. Ensuite elle est gazéifiée à plus de 1 000°C en présence de vapeur d’eau ou d’oxygène. On obtient ainsi le gaz de synthèse, constitué de monoxyde de carbone (CO) et d’hydrogène (H2). L'étape suivante est la synthèse Fischer-Tropsch, transformation chimique catalytique du gaz de synthèse en paraffines linaires qui, hydrocraquées et isomérisées, produiront un gazole de synthèse
."
L'IFP conduit des travaux de R&D sur ces deux voies.
** Les enzymes produits dans des réacteurs à partir de micro-organismes (par exemple le champignon tricchoderma reesei) sont capables de dégrader naturellement la cellulose en glucose.
 
EUROPE : La pile à combustible s'invite dans les airbus
source :  Intelligent Energy
 
  Le constructeur aéronautique Airbus va se doter d'un groupe auxiliaire de puissance (APU) à piles à combustible multi-fonction pour l'alimentation électrique de bord de ses futurs avions commerciaux.
 
 
 
 
 
 
 
 
Cette annonce a été faîte jeudi, par l'entreprise britannique "Intelligent Energy" qui sera en charge de fournir cette technologie.
Les piles à combustible sont des dispositifs capables d'assurer l'alimentation de différentes applications dans la cabine des avions, permettant ainsi d'alléger la charge des moteurs principaux. Elles réduisent également la production de dioxyde de carbone dans l'air et au sol.
Airbus s'intéresse depuis un moment à la manière dont les piles à combustible à l'hydrogène peuvent alimenter les avions et a déjà testé un système de piles à combustible à l'hydrogène et à l'oxygène à bord de son avion d'essai A320. Le système alimente les systèmes de puissance hydraulique et électrique d'appoint de l'appareil, et actionne les ailerons.
 
Le groupe APU propre est construit autour des systèmes à piles à combustible Core d'Intelligent Energy, déjà utilisés dans les programmes d'énergie motrice, tels que les taxis londoniens hybrides à piles à combustible d'Intelligent Energy, et dans les groupes de traction distribuée avec Scottish and Southern Energy plc.
 
Basé à Hambourg, le Centre d'essai Aerotec sur les piles à combustible testera les systèmes de piles à combustible utilisés à bord des avions commerciaux.
Henri Winand, PDG d'Intelligent Energy, a déclaré : "Les avantages de la technologie des piles à combustible à l'hydrogène pour l'aviation sont multiples et s'inscrivent dans le cadre du mouvement vers l'« électrification » plus généralisée des appareils. Les piles à combustible permettent non seulement de réduire les émissions et la consommation de carburant mais, à une époque où la lutte contre la pollution carbonique est à l'ordre du jour, les compagnies aériennes peuvent diversifier leur base d'alimentation en carburant, devenant moins tributaires de la volatitité des prix du combustible."
 
MONDE : CLIMAT: Autant de CO2 dans l'atmosphère mais plus de chaleur
source :  nouvelobs.com
 
 
  Pour retrouver des concentrations de CO2 atmosphériques comparables à celles que nous mesurons actuellement, il faut remonter 15 millions d’années en arrière, affirment des chercheurs. Mais il faisait beaucoup plus chaud qu'aujourd’hui!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Il était une fois une Terre où les températures étaient de 3 à 6°C plus élevées qu’aujourd’hui, où les mers étaient de 25 à 40 mètres plus hautes, où l’Arctique n’était pas en permanence pris par les glaces, où l’Antarctique était à peine gelé. C’était il y a 15 à 20 millions d’années, au cours d’une époque appelée Miocène. Point commun avec la période actuelle : les teneurs de dioxyde de carbone dans l’atmosphère étaient les mêmes, presque 400 ppm (partie par million).
 
Ces résultats inédits de paléoclimatologie, publiés dans la revue Science, ont été obtenus par l’équipe d’Aradhna Tripati, de l’Université de Californie (Los Angeles, E-U), grâce à une méthode d’analyse chimique qui permet de remonter encore plus loin dans le temps. Et de mieux connaître les relations entre concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et climat de la planète.
 
Jusqu’à présent, l’étude des carottes de glace forées dans l’Antarctique ont permis de reconstituer 800.000 ans d’histoire climatique avec précision. Les résultats du projet EPICA ont ainsi montré que les teneurs atmosphériques en CO2 et en méthane n'ont jamais été aussi élevées qu'aujourd'hui. Sur cette période de 800.000 ans les concentrations en CO2 n’ont jamais dépassé 300 ppm, et 800 ppm pour le méthane, contre respectivement 380 ppm et 1800 ppm aujourd’hui.
 
Aradhna Tripati et ses collègues ont utilisé des sédiments marins forés dans le Pacifique (programme JOIDES) pour remonter plus loin dans le temps. Ils se sont intéressés aux coquilles de tous petits organismes marins, les foraminifères, dont la composition (en l’occurrence le ratio bore/calcium) donne des informations sur le pH des océans et donc sur le contenu de l’atmosphère.
 
Après avoir validé leurs résultats sur les 800.000 ans déjà connus, les chercheurs ont poursuivi leur reconstitution climatique et découvert qu’il faut remonter 15 millions d’années en arrière pour rencontrer des teneurs de CO2 comparables à celles du 21ème siècle. Avec une Terre bien différente… qui interroge sur la planète de demain, avec des teneurs en CO2 qui seront peut-être stabilisées, mais à quel niveau?
 
 
Le 14/10/09
JAPON/USA : Le Japon teste le potentiel de l'énergie des vagues 
source :  OPT
  
La société Ocean Power Technologies (OPT) a signé un accord exclusif avec un consortium de trois entreprises japonaises** pour développer un démonstrateur qui récupére l'énergie de la houle.
 
 
 
 
 
 
 
 
En cas de succès du démonstrateur, la société américaine basée dans le New-Jersey espère pouvoir commercialiser son flotteur générateur d'énergie au Japon.

Le projet implique l'installation de trois "PowerBuoys", des modules en grande partie submergés utilisant le mouvement cinétique des vagues de l'océan capable d'entraîner un système mécanique générateur d'électricité.
 
OPT va dans un premier temps étudier et identifier les zones où la production d'énergie sera optimale, avant de fournir l'équipement de démonstration au consortium. Par la suite, si les tests s'avèrent concluants, le consortium fabriquera et maintiendra lui-même les "PowerBuoy" en contrepartie d'un accord de licence octroyé par OPT.

OPT espère ainsi générer au Japon jusqu'à 10 MW de puissance à une échelle commerciale.

Yukio Hatoyama, le Premier ministre récemment élu, a renouvelé l'engagement de son pays à réduire d'ici 2020, les émissions de gaz à effet de serre de 25 % par rapport à l'année 1990. Le Japon envisage le développement des énergies renouvelables à hauteur de 10% de son bouquet énergétique d'ici 2020.
 
"Étant l'une des plus grandes économies du monde, avec une population urbaine dense et une côte presque aussi longue que celle du Canada, le Japon joue un rôle régional important dans la promotion de l'innovation technique et des énergies propres", a déclaré W. Taylor, le PDG d'Ocean Power Technologies.

La société OPT déclare par ailleurs posséder des projets de production d'énergie à partir des vagues situés dans plusieurs pays dont Hawaii, l'Ecosse, le sud-ouest de l'Angleterre et l'Australie. La société indique avoir démarré l'installation d'une centrale (1,38 MW) au large des côtes, dans le nord de l'Espagne.
 
FRANCE : Eole Water fait de l'eau avec du vent 
source : lexpension.com
 
Depuis juin 2008, Eole Water propose des éoliennes capables de fabriquer de l'eau avec du vent.
 Inventeur et fondateur, Marc Parent cherche un partenaire industriel et financier pour diffuser massivement son invention.
 
 
 
 
 
Fabriquer de l'eau avec du vent? Marc Parent a réalisé ce miracle dès 2000 en mettant au point le prototype d'une éolienne très particulière. Elle permet de produire entre 70 et 200 litres d'eau par jour en fonction du vent et de la température.
 
 Mais l'inventeur a attendu 8 ans avant de s'associer avec des amis, aussi férus d'écologie et de technologie, et de fonder une entreprise, Eole Water. Objectif affiché: diffuser l'invention dans le monde entier. Reste à lever du capital pour s'en donner les moyens. Interview.
L'éolienne créatrice d'eau, comment ça marche ?

Marc Parent:L'éolienne capte la vapeur d'eau qui se trouve dans l'air, et la liquéfie par condensation en la faisant circuler dans son mat froid. Pour produire l'électricité nécessaire au refroidissement du mat de l'éolienne, on utilise l'énergie du vent. L'éolienne est ainsi indépendante énergétiquement et produit même 25% d'électricité en plus que nécessaire pour son fonctionnement. L'eau fabriquée par les éoliennes peut être prélevée sur place dans le cas d'un petit village ou acheminée par canalisations s'il s'agit d'approvisionner un plus grand espace.

A qui sont destinées ces éoliennes?

 La raison d'être de Eole Water est de permettre aux pays pauvres et insuffisament irrigués d'avoir un accès facile et abordable à l'eau. Quand j'ai eu cette idée, c'était pour venir en aide aux autres avant tout. Mais pour l'instant, nos éoliennes sont très coûteuses à produire et nous ne pouvons pas les commercialiser à un prix inférieur à 10 000 euros. N'ayant pas encore acquis une clientèle large, nous ne réalisons pas d'économies d'échelle. Notre stratégie est donc d'abord de commercialiser en masse notre innovation dans les pays industrialisés, puis, une fois que nos coûts seront réduits, de proposer nos produits aux pays en voie de développement d'Afrique et d'Asie.

 Quels sont les objectifs économiques d'Eole Water ?

Pour l'instant, nous avons construit une seule machine et nous n'avons encore pas réalisé de chiffre d'affaires. Mais notre éolienne a fait ses preuves technoiques et les commandes se concrétisent. En 2010, elles devraient être nombreuses. Et puis nous cherchons un partenaire puissant mais respectueux de l'éthique et de l'environnement qui s'associerait à nous pour investir dans la construction de machines. Nous sommes actuellement en négociations avec un grand groupe français de l'eau.

Fiche d'identité : Eole Water
Domaine d'activité: Energie verte
Année de création: Juin 2008
Effectifs: 8
Dirigeant: Marc Parent
Fondateurs: Marc Parent, Christophe Maisons, Francis Janin, Thierry et Christine Copie, Edouart Dulau, Raphaël Marand, Jean-Claude Lemaire
Capital: 243 200 €
Chiffre d'affaires: Pas de CA réalisé pour le moment. Objectif de "plusieurs millions d'euros par an à l'horizon 2010".
Concurrents: Aucun pour le moment
 
CANADA : Un prototype musclé de voiture électrique 
source :  Toronto electric
 
Lors du salon de Montréal (PHEV'09) sur les véhicules électriques et les hybrides rechargeables, le fabricant canadien de levage industriel, Toronto Electric, a dévoilé l' "Option 1", le prototype d'une sportive à 2 places.
 
 
 
 
 
 
 
 
D'un poids hors passager de 700 kg et d'une charge utile de 460 kg, le véhicule est propulsé par un moteur électrique (49 kW) alimenté par un pack-batteries au Lithium-Ion (27 kWh). Le rendement fournit par la batterie est de 128 wh/km.

Départ arrêté, l' "Option 1" atteint les 60 km/h en 4 secondes uniquement à condition que la batterie soit chargée à 100%.

L'autonomie de route possible se situe aux alentours des 210 kms pour une vitesse maximale de 96 km/h.

Le véhicule est également équipé de Wi-Fi et d'un tableau de bord tactile qui apporte des services GPS et donne un accès aux cartes de Google. Un deuxième tableau procure des indicateurs sur les fonctions essentielles de la voiture (distance, vitesse, autonomie, alertes, etc.)
 
Le 13/10/09
FRANCE : SEAREV : un flotteur générateur d'énergie de 500 kW 
source :  CNRS
 
  Après trentes années de recherches sur le sujet, une génératrice électrique houlomotrice
  mue par l'énergie des vagues a été développée à partir d'un concept nouveau breveté par le CNRS.
 
 
 
 
 
 
 
 
En effet, des chercheurs du Laboratoire de Mécanique des Fluides de l'Ecole Centrale de Nantes ont mis au point un système qui s'avère être au final simple, robuste, dont l'efficacité tient dans la sophistication du contrôle embarqué plutôt que dans les composants technologiques.
 
Concrètement, il s'agit d'un flotteur de 1000 T, (long. 25m, tirant d'eau 14m) mouillé dans une zone propice aux vagues, et capable de délivrer son énergie électrique au réseau terrestre par le biais d'un câble sous-marin. La profondeur d'eau significative à minima pour l'installation d'un parc de modules SEAREV est de 30 à 50 mètres. Il en résulte que ces installations se situeront généralement à plusieurs km des côtes et, vu leur faible émergence et l'absence de superstructures, resteront invisibles du rivage.
 
Des dizaines d'unités de champs de fermes houlomotrices sont envisageables. La puissance électrique installée pour chaque module est de 500 kW. Les densités de puissance installée de l'ordre de 25MW/km2 de surface maritime occupée sont potentiellement atteignables, soit l'équivalent de la fourniture d'énergie à 8.000 foyers français.

Dans le cas de telles fermes, la puissance électrique de tous les modules sera mutualisée dans un transformateur/convertisseur avant d'être envoyée à la côte par un seul câble pour l'ensemble, comme c’est le cas pour les fermes éoliennes offshore.

La performance des convertisseurs d’énergie des vagues est donnée pour un état de mer donné caractérisé par une hauteur de vague et une période caractéristiques (Hs,Tz). de sorte que la performance pour l’ensemble des états de mer possibles est donnée par une matrice de performance (et non par une courbe comme les éoliennes dont la production ne dépend que de la vitesse du vent).
 
ROUMANIE : GE Energy, Coca-Cola HBC et ContourGlobal ont inauguré mercredi la nouvelle centrale de cogénération sur le site d'embouteillage Ploiesti de Coca-Cola Hellenic près de Bucarest.
source :GE Energy,Coca-Cola
 
  Alimentée en gaz naturel, la centrale de cogénération située en Roumanie est la toute première d'un projet   consistant à installer 15 autres centrales de production combinée de chaleur et d’électricité sur les sites de Coca-Cola Hellenic dans 12 pays européens.
 
 
 
 
 
 
 
Comme la cogénération offre une meilleure efficacité énergétique que l'utilisation de sources d'électricité et de chaleur séparées, l'Union européenne encourage depuis quelques années ses pays membres à moderniser leurs systèmes de cogénération, sur le plan industriel et local.
Au cours de la première phase du projet de cogénération de Coca-Cola Hellenic, GE Energy a fourni à ContourGlobal, développeur du projet, 19 moteurs à gaz Jenbacher (J620 -3 MW), représentant une production d’électricité totale de 58 mégawatts (MWel).
Les deux premiers modules de cogénération ont été installés sur le site d'embouteillage roumain de Coca-Cola Hellenic tandis que les autres unités seront installées sur les sites de Coca-Cola dans six autres pays européens : en Ukraine, en Russie, en Pologne, en Grèce, au Royaume-Uni (Irlande du Nord) et en Italie.
Les nouvelles centrales de production combinée approvisionneront directement les sites d’embouteillage de Coca-Cola Hellenic en électricité, en eau froide et chaude.
Chaque site d'embouteillage pourra réduire de près de 40% ses émissions annuelles en dioxyde de carbone (CO2), confirmant ainsi l'engagement constant à réduire l'empreinte carbone dans le cadre des activités d'embouteillage, en ligne avec les objectifs de l'UE. Ce projet permet également de réduire les coûts d’exploitation grâce à une production d'énergie sur site.
 
FRANCE : La Smart ForTwo électrique sera produite en France
source : Daimler/enerzine.com
 
  Daimler a indiqué vouloir sortir en grande série et à partir de 2012,
 la version électrique de la Smart ForTwo sur le site français d'Hambach, en Moselle.  
 
 
 
 
 
Cette annonce du constructeur automobile allemand fait suite à la visite de Nicolas Sarkozy dans l'usine Smart mosellane.
Pour commencer, une production d'une série limitée de 1.000 Smart Electric Drive, équipées de batteries lithium-ion sortira des chaines de fabrication en novembre pour une livraison commerciale prévue en fin d'année.
 
Daimler va ainsi investir plusieurs millions d'euros dans l'usine d'Hambach.

Concernant le financement, Daimer précise que le gouvernement français soutiendra le projet et à ce titre - la firme - bénéficiera de la prime d'aménagement du territoire, plus un apport financier en provenance de la Région Lorraine et du Département de la Moselle. Ces aides compteront pour un taux de 15 % dans l'investissement global.
 
Inaugurée en 1997, l'usine Smart d'Hambach qui emploie actuellement plus de 800 employés a produit environ 140.000 unités de la smart fortwo.
 
Le 12/10/09
FRANCE : Solaire : la Compagnie Nationale du Rhône vise 100MWc 
source :  enerzine.com/CNR
 
La Compagnie Nationale du Rhône installe depuis juillet dernier, l'une des plus importantes centrales photovoltaïques au sol de France, en terme de puissance installée.
 
 
 
En effet, dès mars 2010, la centrale de Saulce-sur-Rhône produira 5 040 MWh par an - soit l'équivalent des besoins en électricité (hors chauffage) de 1 440 foyers - et évitera annuellement le rejet dans l’atmosphère de 2 000 TeqC02 (comparé à une électricité produite en centrale charbon).
 
Le projet est construit sur un site de 10 hectares et situé sur la rive gauche du canal d'amené de la centrale hydroélectrique Bethenod à Logis-Neuf. Il bénéficie d'un ensoleillement important et de la proximité du réseau électrique.
 
D'un montant total de 13,8 millions d'euros incluant les études et travaux annexes, la centrale se compose de 19 000 panneaux photovoltaïques fixés au sol en rangées et inclinés plein Sud. Constitués de silicium cristallin, les panneaux entièrement recyclables en fin de vie sont fabriqués à Toulouse et sont certifiés ISO 9001.
 
La Compagnie Nationale du Rhône s'est fixée un objectif de 100 MWc de puissance installée en photovoltaïque à l'horizon 2015. Par ailleurs, elle étudie également des projets en toiture intégrés aux bâtis de grande taille et d’autres au sol sur des terres en friche.
 
Pour terminer, la CNR annonce avoir obtenu un permis de construire à Bollène (84) pour un parc au sol de 4 MWc de puissance installée (début des travaux 2010) et 6 autres sont en instruction pour un potentiel de 22.8 MWc.
[Credit image : CNR]
 
EUROPE : L'Europe veut massivement investir dans la recherche sur l’énergie
source : lemonde.fr
 
L'Union européenne va lancer cette semaine une campagne destinée à tripler les aides à la recherche dans le domaine de l'énergie, pour les porter à 8 milliards d'euros par an, selon un document rédigé par la Commission que s'est procuré l'agence Reuters.
 
 
 
 
Au total, au moins 50 milliards d'euros de financements supplémentaires pourraient ainsi être dégagés sur les dix prochaines années. La recherche dédiée à l'énergie solaire pourrait se voir allouer 16 milliards d'euros sur dix ans et jusqu'à 30 "cités intelligentes" économes en énergie pourraient être construites grâce à environ 11 milliards d'euros de crédits spécifiques, selon le document.
 
L'énergie éolienne pourrait recevoir 6 milliards d'euros d'aides sur dix ans et le nucléaire 7 milliards, et 9 milliards pourraient aller à l'énergie produite grâce à la biomasse et aux déchets.
 
ESPAGNE : Compteurs intelligents : l'Espagne s'y met aussi
source : Enel/STMicroelectronics
 
La compagnie d'énergie italienne "Enel" a sélectionné le français "STMicroelectronics" afin que ce dernier lui livre les composants qui équiperont les futurs compteurs électroniques distribués en Espagne.
 
 
 
 
 
 
 
 
n effet, ces compteurs sont des éléments-clés de la nouvelle solution de gestion à distance qui sera déployée par Endesa, le numéro 1 espagnol de l'électricité. Les compteurs électroniques actuels présentent de nombreux avantages pour les compagnies d’électricité comme pour les consommateurs, dont un coût de fabrication, d'étalonnage et de maintenance réduit, et une plus grande précision.
 
Pendant une période de six ans (2010-2015), Endesa va procéder au remplacement de plus de 13 millions de compteurs électriques traditionnels installés chez les particuliers, par des compteurs Enel de nouvelle génération. Enel a déjà mis en œuvre un système similaire de relevés à distance, qui utilise également des circuits intégrés de ST, et dont 35 millions de clients bénéficient en Italie.
 
De plus, ces solutions fournissent aux particuliers des informations détaillées relatives à leur consommation effective tandis que les opérateurs d'électricité disposent de données ponctuelles en matière de qualité de service. Les avantages pour les deux parties deviennent évidents : les consommateurs peuvent suivre et maîtriser leur consommation avec une plus grande précision (par exemple, en utilisant leurs appareils électroménagers- lave-vaisselle, lave-linge et autres douches électriques - pendant des plages horaires où le tarif est le plus bas), tandis que les fournisseurs d’énergie peuvent générer et distribuer l’énergie avec une efficacité accrue.
 
Par ailleurs, comme annoncé par Enel, le protocole SITRED de communication sur courants porteurs utilisé par cette nouvelle génération de solutions de gestion à distance de la consommation électrique, sera ouvert au marché. Cela signifie que le groupe Enel va mettre à la disposition de toutes les parties concernées la première solution de télégestion des compteurs électriques dont la fiabilité a été éprouvée sur plus de 50 millions de compteurs à travers le monde. Cette étape est fondamentale pour la progression du processus de standardisation lancé par la Communauté Européenne en faveur du développement d’un réseau de distribution d’électricité intelligent (le Smart Grid).
 
JAPON : Toyota révèle le véhicule électrique urbain FT-EV II
source :  enerzine.com
 
 La firme automobile nippone Toyota a dévoilé au salon de l'automobile de Tokyo, un nouveau concept de  voiture électrique de ville encore plus petite que la iQ, pour quatre personnes.
 
 
 
 
Le véhicule au look futuriste baptisé FT-EV II a été conçu principalement pour de la conduite urbaine sur des courtes distances. Il est contrôlé par un joystick qui intégre à la fois l'accélérateur, les freins et la direction dans le but premier de libérer de l'espace pour les jambes du conducteur. Un mécanisme électrique fait également coulisser les portes d'accès des deux côtés.
 
Comme le véhicule dispose d'un capot avant très bas, il bénéficie d'un vitrage supplémentaire en dessous du pare-brise pour donner une meilleure visibilité à ses passagers. Pour améliorer les manoeuvres de recul, les feux arrières ont été surélevés et permettent aussi de voir-à travers grâce à l'utilisation de composants LED.
 
La vitesse maximale du véhicule demeure supérieure à 95 km/h. Cependant, son autonomie reste relativement faible avec seulement 80 km, même à pleine charge.
 
Le 09/10/09
EUROPE : Les Vingt-Sept lancent l’idée d’une taxe carbone au sein de l’UE pour lutter contre le changement climatique
source : lemonde.fr
 
C'est une première : les ministres des finances des Vingt-Sept ont évoqué, vendredi 2 octobre à Göteborg, l'opportunité de créer une taxe carbone étendue à l'ensemble de l'Union européenne (UE).
 
 
 
 
 
la Commission s'inspire des exemples scandinaves, notamment celui de la Suède, qui préside l'Union jusqu'à la fin de l'année. C'est "une très bonne source de revenus", et un "modèle très efficace" pour réduire les émissions de CO2, a fait valoir le ministre suédois des finances, Anders Borg.

L'idée rejoint la démarche française, tandis que le débat fait rage à Paris sur les modalités, et l'impact de la taxe carbone annoncée le 10 septembre par Nicolas Sarkozy. "Le fait d'introduire une nouvelle taxe dans l'UE n'a jamais été facile et cela l'est encore moins en période de crise économique et financière", a reconnu Laszlo Kovacs, le commissaire en charge de la fiscalité, "mais il est évident que le changement climatique est un défi mondial aux conséquences plus désastreuses que la crise actuelle".
RÉPARTIR LA CHARGE
Aux yeux de ses promoteurs, la taxation généralisée du carbone peut, entre autres, constituer une précieuse manne pour financer l'aide européenne à la lutte contre le réchauffement climatique. L'UE promet d'accorder entre 2 milliards et 15 milliards d'euros par an aux pays non industrialisés, en cas d'accord lors de la conférence de Copenhague, en décembre, sur les quelque 100milliards nécessaires, selon elle, à partir de 2020.
En pleine crise économique, les Vingt-Sept s'étripent encore sur la meilleure façon de se répartir la charge. M. Borg souhaite combiner "la capacité à payer, et la responsabilité en termes d'émissions". Vendredi, la Pologne, et de nombreux pays d'Europe centrale, dont le niveau de pollution est élevé, ont refusé une nouvelle fois de cotiser davantage que les pays les plus riches de l'Union.
La taxe carbone européenne concernerait toutes les activités, comme les transports et l'agriculture, qui ne sont pas couverts par le mécanisme d'échange des quotas d'émissions de CO2. Ce dispositif, mis en œuvre par les Vingt-Sept afin d'inciter les industries polluantes à l'être moins, ne vise que 40 à 45 % des émissions européennes. L'idée serait de taxer les émissions de CO2 de tous les autres secteurs, par le biais d'une révision du cadre communautaire concernant la fiscalité sur l'énergie.
Vendredi, M. Kovacs a assuré n'avoir entendu "que des avis encourageants" de la part des ministres.
Au moins deux pays, la Grande-Bretagne, et l'Autriche, ont pourtant montré des réserves, alors que les décisions fiscales requièrent l'unanimité au sein des Vingt-Sept. Mener à bien un tel projet sera "difficile, mais il faut y travailler", a dit la ministre française de l'économie, Christine Lagarde, devant ses homologues. La Commission pourrait faire une proposition concrète courant 2010
 
 ITALIE : La lente disparition des glaciers alpins
source : bulletins-electroniques.com
 
Le Comitato Glaciologico Italiano (CGI), chargé de relever l'évolution de la taille des glaciers dans les Alpes, a dressé un premier bilan de l'année écoulée, et constaté que, dans la globalité, la taille des glaciers italiens s'est, cette année encore, sensiblement réduite.
 
 
 
 
 
 
S'il faut attendre la fin-septembre pour connaître les chiffres officiels de l'évolution, Claudio Smiraglia, président du CGI, constate "des variations notables d'épaisseur, et, en conséquence, un net recul des glaciers en longueur, parfois sur 10 ou 15 mètres".
 
Alors que l'hiver avait, avec ses fortes chutes de neige, fait espérer une reprise du processus de glaciation, les températures de cet été n'ont pas profité aux glaciers. De la mi-juillet à la mi-août, la station Lombarde du CGI a noté que "la température n'est jamais, même de nuit, passée en deçà des seuils de fonte de la neige".
 
L'Italie, dont les glaciers les plus grands sont situés dans les régions du Piémont, du Val d'Aoste, de la Lombardie et du Trentin, souvent sur les frontières française ou suisse, connaît un constant recul des glaces depuis le milieu des années 80. La situation est aujourd'hui préoccupante, entraînant en plus des risques pour l'alpinisme, à cause de la formation de nouvelles crevasses et la chute de rochers.
 
 U.S.A : Record de vitesse pour un engin électrique : 487,6 km/h
source :  ensavoir+
 
U.S.A : Record de vitesse pour un engin électrique : 487,6 km/h
La semaine dernière, la Venturi "Buckeye Bullet 2" surnommée "La Jamais Contente" en hommage à la première voiture à dépasser les 100 km/h en 1899, est devenue le premier "streamliner" fonctionnant à l'hydrogène à dépasser la vitesse des 487 km/h.
 
 
 
 
 
 
Ce véhicule équipé d'un moteur électrique de plus de 700 CV, a été conçu et développé entièrement par des étudiants de l'Université de l'Etat de l'Ohio (OSU) avec les conseils et le soutien des professeurs / sponsors industriels.
Alimenté par des réservoirs embarqués d'hydrogène et d'oxygène, il a été engagé pour concourir dans la classe EIII de la « Speedweek 2009 » de Bonneville aux États-Unis.
La plaine salée de Bonneville qui s'étend sur 412km² dans le nord-ouest de l'Utah est issue de l'évaporation de l'ancien lac de Bonneville il y a 15 000 ans, ce désert de sel est devenu la chasse gardée des recordmen de vitesse.
Pour les records nationaux (États-Unis), les véhicules concourent sur une piste de 11,26 km de long sur 30,5 m de large. Les 3,2 premiers kilomètres parcourus permettent aux véhicules d’accélérer et ne sont pas chronométrés. Le temps réalisé pour parcourir les 4,8 km suivants est utilisé pour calculé la vitesse moyenne. Les derniers 3,2 km permettent aux véhicules de freiner.
La sécurité :
Le cockpit est en fibre de carbone pré-imprégnée et nids d’abeilles d’aluminium. Tandis que le siège du pilote est complètement intégré et moulé dans le châssis. Des renforts en carbone ont été fixés au niveau des points d'attache du harnais de sécurité.
La propulsion électrique :
Le principe consiste à obtenir une réaction entre l'hydrogène et l'oxygène stocké à bord créant de l’électricité. Ainsi, de 60 à 80 % de l'énergie provenant de la réaction chimique peut être transformée en électricité. Les seules émissions sont de l’eau et de la chaleur. La pile à combustible chauffe au même titre qu'un moteur thermique et nécessite donc un système de refroidissement. Comme un système de refroidissement à radiateur créé trop de trainée à 500 km/h, un système de refroidissement à bain de glace à été développé. Enfin, 1 kg d'hydrogène sous une pression de 350 bars a été stockée dans le véhicule.
 
Le 08/10/09
MONDE : Climat : les citoyens du monde prêts à s'impliquer
source :  lefigaro.fr
 
Ils se sont réunis en France, aux États-Unis, en Chine, au Malawi, au Mozambique,
 en Indonésie ou en Russie … Plus de 4 000 citoyens de 38 pays du monde consultés
 sur la question climatique à l'initiative du Danemark quelques semaines avant la réunion
de Copenhague. Et, à 90 %, ils ont conclu à la nécessité d'un accord mondial
au mois de décembre au Danemark.
 
 
 
 
Aucun n'était spécialiste, mais tous ont été destinataires d'un document complet sur le sujet avant d'être réunis et de plancher sur quatre questions liées aux enjeux, aux objectifs de long terme, aux objectifs de limitation de gaz à effet de serre et aux modes de financement avant d'éditer leurs propres recommandations.
 
En France, c'est la Cité des sciences qui s'est chargée d'organiser la consultation avec des intervenants identifiés par la Sofres.

Sans grande surprise, les habitants des pays en voie de développement se disent particulièrement inquiets (80 %) des conséquences du changement climatique contre 46 % dans les pays les plus riches.
Plus étonnante en revanche est la volonté des pays du Sud de ne pas se dédouaner de l'effort à fournir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique. Ils sont 76 % à penser que leur pays doit s'associer aux efforts malgré la responsabilité historique reconnue des pays développés.
 
Autre curiosité, 56 % des Américains approuvent l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre «de 25 à 40 %» en 2020 par rapport à 1990 dans les pays industrialisés. Un tiers (31 %) seraient même prêts à viser plus de 40 % de réduction, alors que l'Administration Obama, sous la pression du Congrès, s'en tient à un objectif de moins 5 % en 2020. Limites de l'exercice

Les Français se montrent un peu moins exigeants que leurs homologues des pays développés. «Tout le monde est d'accord pour sauver la planète, mais on est un peu moins nombreux quand il s'agit de payer son essence plus cher», résume Stéphane Hallegatte, économiste au centre de recherche sur l'environnement et le développement. Ainsi, à la question «Pensez vous que le prix des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) devrait être augmenté ?», 36 % des intervenants français répondent non.
 
Pas étonnant dans ces conditions qu'ils placent en priorité dans leurs recommandations la nécessité de développer l'information et la communication en matière d'environnement. Ce qui souligne aussi les limites de l'exercice, «à la frontière de l'engagement citoyen et de la science» comme l'a rappelé le climatologue Hervé Le Treut. Si le premier est indispensable, il ne peut pas se faire sans une parfaite compréhension de la seconde.
 
 
USA : IBM : objectif 800 km pour une batterie Lithium-Air 
source :IBM, enerzine.com
 
IBM a lancé le projet "Battery 500",  une initiative regroupant les 40 meilleurs
 ingénieurs et scientifiques de la planète et qui vise à augmenter considérablement
 l'autonomie des véhicules électriques d'aujourd'hui en passant de moins de 200 km
 à plus de 800 km !
 
 
 
 
 
 
"La technologie des batteries s'est améliorée, mais elle reste largement inférieure à l'essence en terme de quantité d'énergie détenue", a déclaré Spike Narayan, chercheur chez IBM. "La densité d'énergie - cad : la quantité d'énergie stockée par unité de volume - d'une batterie lithium-ion ne suffit vraiment pas à tansporter une berline familiale sur des distances comprises entre 500 et 800 km".

L'astuce, selon IBM, consiste à tirer parti des techniques de fabrication opérées sur les semi-conducteurs à une échelle nanométrique pour stimuler la capacité des batteries en multipliant leur densité de stockage par 10 (voire par 100) par rapport aux batteries Lithium-ion.
 
Dans la technologie de type Lithium-Air, la batterie n'est plus un système hermétiquement clos car on va associer l'oxygène (essentiellement atmosphérique) à la cathode, offrant ainsi un nombre quasi illimité de réactifs, dont la seule limite demeure la surface des électrodes.

Enfin, le poids des batteries Lithium-Air considérablement allégé permettra d'améliorer les performances du véhicule à différents niveaux (vitesse, place, autonomie).

IBM estime qu'il faudra au minimum deux ans pour déterminer si les objectifs du projet "Battery 500" seront atteints avec la technologie batteries Lithium-Air.
 
 
FRANCE : Le bureau d'études lorientais Nass & Wind fait part d'un projet éolien offshore
source : enerzine.com
 
 un projet d'installation de parc éolien offshore de 60 à 80 éoliennes
 au large des côtes du Croisic.
 
 
 
 
 
 
 
 
Grâce à une puissance unitaire de 5 MW, l'ensemble du parc serait alors en mesure de développer une puissance estimée entre 300 et 400 MW, soit suffisamment d'électricité pour alimenter entre 450 000 et 600 000 foyers (hors chauffage).
 
Nass & Wind espère une mise en chantier d'ici 5 ans, pour une mise en service vers 2015. D'ici là, une consultation publique ainsi qu'une étude d'impacts seraient ouvertes avant d'obtenir une concession du domaine public
 
Le 07/10/09
NORVEGE : Projet Hywind, première éolienne flottante à grande échelle
source : bulletins-electroniques.com
 
Au large de Stavanger (sud ouest de la Norvège), à Karmøy, la première éolienne flottante à grande échelle du monde, Hywind, a été inaugurée le 8 septembre 2009. Ce projet commun à Statoil et SINTEF, a vu le jour dans le but d'installer des éoliennes flottantes dans les mers profondes atteignant des profondeurs de 120 à 700 mètres, afin de réduire les impacts nuisibles des éoliennes offshore statiques.
 
 
 
 
 
Ce projet présente un gros potentiel commercial. En effet, Hywind, la plus grande éolienne jamais construite, est haute de 100 m au dessus du niveau de la mer et ses palmes atteignent 40 m. Elle est reliée aux fonds de la mer par trois câbles acheminant l'électricité produite par la turbine et le vent. Elle doit sa stabilité à sa structure axiale remplie de roches et d'eau. Le but est de fournir 2.3 MW.
 
Dans la nuit du 20 au 21 septembre 2009, les habitants de Karmøy ont été les premiers au monde à recevoir les premiers 300 kWh en provenance d'une éolienne flottante. Hywind va ainsi être testée pendant au moins deux ans. Cette période de test permettra de maîtriser les aspects pratiques de l'exploitation et de la maintenance des éoliennes offshore flottantes (comment le vent et les vagues peuvent affecter la structure).
 
StatoilHydro a investi environ 400 millions de couronnes norvégiennes (environ 50 millions d'Euros) dans la construction et le développement à venir de ce projet pilote ainsi que dans le développement du concept de turbine à vent. La corporation publique, Enova SF, dont le principal objectif est de promouvoir la transition vers un environnement d'énergie propre en Norvège, a également financé le projet à hauteur de 59 millions de de couronnes norvégiennes (environ 7 millions d'Euros).
 
Si ce projet se concrétise, plusieurs zones potentielles de développement sont à l'étude. En effet, elles doivent répondre à un cahier des charges précis regroupant les différents paramètres nécessaires (eaux profondes, conditions vent, régimes régulatoires, ...). De plus, l'Union Européenne distribuera 50 milliards de couronnes norvégiennes (environ 6 milliards d'euros) à la recherche éolienne en 2010. L'objectif de l'UE est que 20% de sa production d'électricité soit issue des énergies renouvelables, d'ici à 2020.
 
 
MONDE : RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE 
source : lenouvelobs.com 

Selon les travaux de la neuvième conférence de la Convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification (UNCDD), près de 70% de la Terre pourrait être frappé par la sécheresse en 2025 si aucune politique n'est mise en place pour la freiner.
 
 
Si nous ne pouvons pas trouver de solution à ce problème de la Terre, en 2025, près de 70% (de la planète) sera touché", a déclaré vendredi 2 septembre le secrétaire de la Convention de l'ONU de lutte contre la désertification, Luc Gnacadja. Actuellement, la sécheresse touche au moins 41% de la planète, et le processus de dégradation a augmenté de 15 à 25% depuis 1990, selon un rapport sur la situation climatique mondiale.
Un "accord vert est nécessaire"
"Il n'y a pas de sécurité mondiale sans sécurité alimentaire" dans les zones sèches, a affirmé Luc Gnacadja, ajoutant qu'un "accord vert est nécessaire" pour que les pays développés s'engagent à travailler dans ces zones. La prochaine rencontre de la Convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification aura lieu en Corée du Sud en 2010.
 
 
INTERNATIONAL : Les capsules Nespresso, de l'or blanc recyclableCHINE :
source :Nestlé.enerzine.com
 
Nespresso, le leader mondial du café en capsule a décidé de jouer la carte du développement durable en renforçant ses efforts en la matière qu'il s'agisse du café, des capsules, des machines ou, plus largement, de l'ensemble de ses activités, dans un seul et unique programme, baptisé Ecolaboration (TM).
 
 
 
 
 
C'est une véritable mine "d'or blanc" qui s'accumule devant les yeux des amateurs de café du monde entier quand on sait que Nespresso vend plus de 8 000 capsules en aluminium par minute.
L'aluminium est une matière recyclable !
En conséquence, la filiale du Groupe Nestlé devrait s'intéresser de plus près à l’ensemble du cycle de vie de l’aluminium : de l’exploitation minière de la bauxite avec ses implications sur la biodiversité au recyclage et à la valorisation après utilisation par les consommateurs.
Au sein du programme Ecolaboration, la société Nespresso s'engage d'ici à la fin 2013 a mettre en place un système capable de tripler ses capacités de recyclage des capsules usagées à hauteur de 75% d'une part et de réduire de 20% l’empreinte carbone liée à la réalisation de chaque tasse de café d'autre part.
"Avec un taux de croissance supérieur à 30% en moyenne au cours des huit dernières années, Nespresso est devenue une entreprise extrêmement performante et fortement active en matière de développement durable. Aujourd'hui, Ecolaboration et ses ambitieux objectifs fixeront notre ligne de conduite pour que nos actions envers le développement durable soient un succès" a déclaré Richard Girardot,  PDG de Nestlé Nespresso.
 
Le 06/10/09
CHINE : Construction de grandes centrales photovoltaïques 
source : bulletins-electroniques.com
 
Dans le cadre du projet national "863" du onzième plan quinquennal chinois,
la construction d'un système de centrales photovoltaïques
de plusieurs Megawatts est un jalon important
 
 
 
Dans le cadre du projet national "863" du onzième plan quinquennal chinois, la construction d'un système de centrales photovoltaïques de plusieurs Megawatts est un jalon important
. L'objectif du projet est de construire des centrales photovoltaïques de quelques MW de 3 types différents, l'un permettant une harmonisation avec l'architecture et le paysage urbain (Building Integrated PhotoVoltaics ou BIPV), le second destiné à être exploité dans les déserts et le troisième mettant à profit la focalisation du rayonnement solaire. Ce projet sera développé à Shanghai, Yiwu (province du Zhejiang), Wuwei (province du Gansu), Xichang (province du Sichuan) et Yangbajing (Tibet) ...
 
Actuellement, des centrales photovoltaïques de quelques MW de type BIPV ainsi que de grandes centrales de type "désert" ont été construites successivement à Yiwu, avec la plus grande centrale photovoltaïque chinoise de 1,295 MW, à Shanghai, avec une centrale photovoltaïque de 1,028 MW de type BIPV et à Wuwei, où existe une centrale photovoltaïque de 500 kW dans le désert.. La plus grande centrale est en construction pour l'exposition universelle de Shanghai en 2010.
 
Dans une région exposée, une centrale photovoltaïque peut produire près de 1,8 million de kilowatts heure d'électricité par an, soit 45 millions KWh d'électricité pendant sa durée de vie (25 ans) et permettre d'économiser 17794 tonnes de charbon, et réduire ainsi les émissions de CO2 de 46264 tonnes, de dioxyde de soufre de 427 tonnes et de dioxyde d'azote de 125 tonnes.
 
Le gouvernement chinois met en place une série de mesures pour favoriser le développement du photovoltaïque. Certains grands projets sont en préparation. Un appel à projet a été lancé par la Commission Nationale pour le Développement et la Réforme (NDRC) pour la centrale photovoltaïque de 10 MW de Dunhuang dans le Gansu. Le gouvernement local de la province du Qinghai souhaite fonder le plus grand parc photovoltaïque d'ici 2015, incluant la création d'une centrale de 20 MW à Xining, et un parc de type "désert" de 30 MW dans la région de Sanjiangyuan...
 
 
ALLEMAGNE :Siemens lance une éolienne 3,6 MW de 120 mètres
source : enerzine.com/Siemens
 
Lors de la Conférence européenne sur l'éolien offshore qui s'est déroulée à Stockholm,
Siemens a présenté une nouvelle éolienne, équipée d’un rotor de 120 mètres de diamètre,
pour une capacité de 3,6 MW.
 
 
 
 
Siemens précise que son nouveau modèle est équipé de pales d'une longueur de 58,5 mètres, le rotor couvrant une surface de 11 300 m², soit l’équivalent de deux terrains de football.
 
Les deux premiers prototypes de la SWT-3.6-120 seront mis en œuvre à Avedøre, près de Copenhague (Danemark), juste à temps pour la 15ème Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP 15), à Copenhague.
 
"Selon nos estimations, la nouvelle éolienne SWT-3.6-120 produira jusqu'à 10 % d’électricité en plus que la SWT-3.6-107", a déclaré Andreas Nauen, directeur la branche Wind Power de Siemens. "Avec cette nouvelle turbine, nous consolidons notre avance technologique dans le domaine de l’éolien offshore".
 
Il y a quelques mois, Dong Energy a passé commande auprès de Siemens pour la fourniture de plus de 450 nouvelles éoliennes. 175 d'entre elles ont été installées lors de la première phase du projet offshore London Array (Grande-Bretagne), le premier parc éolien en mer au monde disposant d’une capacité totale de l'ordre du gigawatt. 51 autres éoliennes SWT-3.6-120 seront installées dans le parc éolien offshore Walney II, également en Grande-Bretagne.
 
La branche éolienne de Siemens a généré un chiffre d'affaires de 19 milliards d’euros en 2008, soit près d’un quart du chiffre d’affaires consolidé.
 
FRANCE : La France se veut leader du marché des voitures électriques
source :lexpansion.com
 
Le gouvernement, qui lançait jeudi son plan "véhicules électriques," a annoncé
qu'il allait investir dans les batteries et les infrastructures de recharges électriques.
Il veut montrer l'exemple en achetant deux millions de véhicules de ce type à l'horizon 2020.
 
 
 
Le gouvernement vise deux millions de voitures électriques à l'horizon 2020, a déclaré jeudi le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, lors du lancement d'un plan national destiné à encourager le développement de ces véhicules.

L'objectif est de "faire de la France (...) et de l'industrie énergétique et automobile française des leaders mondiaux", a déclaré M. Borloo. "Aucun acteur ne peut prendre le risque tout seul, mais si tous les acteurs le prennent en même temps, ça marche", a-t-il souligné.

Le gouvernement a pour objectif la création de deux millions de véhicules 100% électriques et hybrides (mi-électrique, mi-essence) à l'horizon 2020. L'Etat, des collectivités et de grandes entreprises commanderont 100.000 véhicules électriques d'ici 2015.

L'Etat va aussi investir dans le futur réseau d'infrastructures de recharge des véhicules.

Un million de points de recharge, qui seront à 90% implantés au domicile ou sur le lieu de travail, seront créés d'ici 2015. Pour le compléter, 75.000 points de recharge publiques (voirie, parkings) sont prévus.

L'investissement global pour les infrastructures publiques est estimé à 1,5 milliard d'euros, dont 900 millions pourraient être cofinancés par l'Etat via le grand emprunt.

D'autre part, l'Etat participera à la création de la filière de batteries, en investissant 125 millions d'euros par l'intermédiaire du Fonds stratégique d'investissement (FSI) dans le projet d'une usine de batteries de Renault à Flins (Yvelines). L'investissement total est de 625 millions d'euros.
 
 
la parole à nos fidéles lecteurs :
Suite à notre article : France : L'Afssa épingle les poêles anti-adhésives
Mr Franc MEDLEGE nous a envoyé ce message :
Bonjour, j’aurais une information importante à rajouter au sujet des poêles antiadhésives :
En effet, nous, scientifiques, savons que le polymère utilisé pour réaliser les poêles antiadhésives, le téflon (PTFE) se dégrade rapidement lors d’une trop forte élévation (aux alentours de 300°C) de température. Il y a rupture des chaines polymères et libération du fluor. Imaginons qu’un individu décide d’utiliser sa poêle antiadhésive pour faire griller une viande au barbecue par exemple, il s’expose si la température dépasse 300°C à une absorption massive de fluor pouvant entrainer la mort.
Or, je n’ais jamais vu marqué sur les emballages des poêles antiadhésives « ne pas porter au-delà de 250°C » par exemple !!! Il s’agit pour moi d’une question importante, ces poêles fait partie de notre quotidien et ce risque pourtant très bien connu par les scientifiques n’est même pas mentionné.
On pourrait faire une remarque du même genre sur les casseroles en aluminium. Certains acides dont l’acide oxalique (contenu dans les épinards) sont des complexant puissants de l’aluminium. Autrement dit si vous faites chauffer des épinards dans une casserole aluminium, vous prenez le risque d’ingérer une quantité d’aluminium non négligeable. Rappelons qu’une absorption d’aluminium quotidienne par ce biais là peut entrainer à terme l’apparition de la maladie par exemple. Au bengladesh ou sont encore utilisées des casseroles plomb-aluminium (pas cher), des milliers de personnes souffrent de maladies graves (Alzheimer, maladie des os inconnues en France, saturnisme…)….
Quand serons nous informé des dangers quand à l’utilisation de ces ustensiles de cuisine peu chers mais dangereux, il s’agit d’une question de santé publique très importante, je pense qu’un simple texte de mise en garde sur les emballages serait déjà une grande avancée.
Franc Medlege 
 
Le 05/10/09
Allemagne : Énergies vertes : Dardesheim, le village visionnaire
source :  lefigaro.fr
 
Cette petite ville de Saxe-Anhalt a montré la voie en investissant dans les énergies propres.
 C'est une petite bourgade qui a de l'énergie à revendre. À peine un millier d'âmes dans cette paisible commune de Saxe-Anhalt, perdue en pleine campagne. Mais les habitants de Dardesheim sont des précurseurs. Grâce au vent, au soleil et à l'eau, ils n'ont pas seulement réussi à atteindre l'autonomie énergétique : ils produisent quarante fois plus d'électricité qu'ils n'en consomment !
 
 
 
 
Chauffage, éclairage, transports : ici, tout fonctionne à l'énergie propre. La belle histoire ce Dardesheim commence «en 1994, lorsque nous avons investi dans les premières éoliennes modernes ( du temps de l'ex-RDA, la commune avait déjà expérimenté les éoliennes en bois), raconte le maire, Rolf-Dieter Künne, un ancien électricien. À l'époque, personne ne parlait de protection du climat ! Pourtant, nous avons fait ce pari. Bien nous en a pris : aujourd'hui, nous revendons notre excédent d'électricité aux opérateurs du réseau. Grâce à nos bénéfices, nous avons pu offrir de beaux uniformes à nos pompiers, de nouveaux instruments à notre orchestre, et des trottoirs impeccables à tous !»
De l'école à la caserne des pompiers, en passant par plusieurs entreprises et particuliers, quasiment tous les toits de Dardesheim comportent des panneaux photovoltaïques.
 Même le prêtre réfléchit à la manière d'utiliser «les dons de Dieu» sans enlaidir son église. «Pour que nos administrés se rendent bien compte des économies qu'ils font, précise le maire, nous avons installé des compteurs. Au mur du supermarché, par exemple, ou dans la cour de l'école».
La «grosse Bertha», l'éolienne la plus puissante du monde
• Il est midi et le soleil fait scintiller la toiture de l'auberge de l'Aigle. «8,99 kilowatts», affiche aussitôt son compteur. De quoi éclairer la salle du restaurant, réchauffer les plats des convives, et… maintenir la bière au frais ! Depuis son installation en décembre 2005, indique encore le compteur, les panneaux solaires de l'auberge ont produit 57 758 kW. Ce qui correspond à la consommation électrique d'environ six familles et à plus de 40 tonnes de CO2 non émises.
L'énergie solaire représente le tiers de l'électricité produite dans la bourgade. Mais l'essentiel de son approvisionnement est fourni par le parc éolien du Druiberg, sur les hauteurs, à l'emplacement d'une ancienne station radar soviétique. Une quarantaine d'éoliennes y déploient leurs pales rayées de rouge, dont la «grosse Bertha» , la plus puissante du monde (6 mégawatts), capable d'assurer la consommation annuelle moyenne de 4 000 foyers). «Nous produisons actuellement 62 MW, soit quarante fois plus que la consommation de Dardesheim, explique Heinrich Bartelt, le concepteur du projet. L'idée est d'atteindre 100 MW dans les prochaines années. Par comparaison, une centrale nucléaire produit environ 1 000 MW».
Et lorsque le vent faiblit et que le soleil disparaît ? C'est l'eau qui prend le relais. Le parc éolien est connecté à la centrale hydraulique de Wendefurth, à une trentaine de kilomètres. En période d'excédent d'énergie, deux grosses turbines remplissent d'eau d'immenses bassins. En cas de besoin, les vannes s'ouvrent, et l'eau en s'écoulant actionne les turbines qui produisent de l'électricité. Pour compléter cet important dispositif, une centrale au biogaz a également été construite.
C'est à Dardesheim, devant le supermarché, qu'a été inaugurée en 2008 la première station-service électrique renouvelable. «Il suffit de recharger ses batteries et ensuite vous pouvez rouler pendant une centaine de kilomètres uniquement grâce au vent et au soleil, s'enthousiasme Heinrich Bartelt. Quelles sensations !»
Fiers de leur statut de première ville d'Allemagne entièrement autonome en électricité, les habitants de Dardesheim sont très impliqués. Quelque 20 000 emplois ont été créés en Saxe-Anhalt grâce aux énergies renouvelables. D'ici à quatre ans, la région du Harz, autour de Dardesheim, prévoit de recourir exclusivement à l'électricité produite localement pour couvrir les besoins de ses 250 000 habitants. Et la petite bourgade «branchée» fait des émules encore plus loin : Munich vient d'annoncer son souhait de fonctionner uniquement grâce à l'énergie propre en 2015.
Alors que certaines voix se font entendre, notamment chez les conservateurs, en faveur du maintien des capacités nucléaires de l'Allemagne, à Dardesheim, on s'étrangle. «Pendant la campagne électorale, nous avons invité un représentant de chaque parti, raconte le maire. On leur a dit : “si on y est arrivé, alors l'Allemagne aussi en est capable ! Il faudrait être stupide pour continuer à produire du nucléaire, avec à la clé des déchets dont on ne sait que faire, stupide pour risquer des conflits sur le gaz ou le pétrole. Tandis que le vent, le soleil ou l'eau, eux, ne nous enverront jamais de facture”…»
 
 
France : L'Afssa épingle les poêles anti-adhésives
source :  nouvelobs.com
 
 Leur imperméabilisant contient, selon l'Agence de sécurité sanitaire,
 un perturbateur endocrinien faisant baisser la qualité du sperme. 
 
 
 
 
Poêles anti-adhésives, mousses anti-incendies, emballages de pizza ou vêtements imperméabilisés : tous contiennent du PFOA, un perturbateur endocrinien qui s'ajoute à d'autres composés perfluorés dans l'environnement et provoquerait notamment une baisse de la qualité du sperme.
Le réseau Environnement-Santé a lancé un cri d'alarme mercredi sur l'"acide perfluorooctanoïque", qui rentre dans la composition des composés dits perfluorés (atomes de carbone et de fluor), une famille de plusieurs centaines de substances.
Le PFOA, hydrofuge et oléofuge, est utilisé pour la fabrication des poêles anti-adhésives ou de certains emballages, dans l'imperméabilisation des textiles, les moquettes ou les mousses anti-incendies.
L'Agence de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) y a consacré un avis en mars dernier, repris sur son site mardi 29 septembre.
Elle y souligne que "sur la base de l'ensemble des données disponibles" l'exposition du consommateur "liée à des conditions réalistes d'utilisation" des poêles anti-adhésives est "600 fois inférieure à la dose journalière tolérable" et que l'exposition par l'eau ou la consommation de poisson est "négligeable".

"Faute professionnelle grave"
Devant la presse, le chercheur André Cicolella, porte-parole du réseau environnement santé (RES), a regretté que cet avis de l'Afssa n'ait pas tenu compte des dernières études en date soulignant la nocivité de ce perturbateur endocrinien.
Le RES, qui parle de "faute professionnelle grave", regrette aussi que l'avis de l'Afssa ne prenne pas en compte "les autres sources d'exposition que les poêles téflonées", telles que les textiles, les cartons alimentaires, les moquettes, les poussières domestiques, ainsi que les effets de coexposition avec d'autres composés perfluorés.
 
 
FRANCE: Deux "Totems" énergétiques sur la plage du Prado
source :  Cofely, ville de marseille
 
 La Ville de Marseille et Cofely ont signé une convention de partenariat de trois ans
 destinée à favoriser la maîtrise des besoins énergétiques de la ville et la mise en œuvre
 des énergies renouvelables dans ses projets.
 
 
 
 
 
Cofely apportera à la municipalité ses compétences dans la gestion des réseaux de chaleur et de froid, la gestion des énergies pour les infrastructures et bâtiments communaux, le déploiement des énergies renouvelables et assurera des missions de conseil dans le cadre de son Plan Climat Territorial voté en décembre 2008.
Par ailleurs, deux "totems" énergétiques seront installés sur la plage du Prado afin de sensibiliser la population à la production d’énergie "verte".
Le premier est matérialisé par une éolienne urbaine d'une puissance de 1 200 W, silencieuse grâce à la forme de ses pales, produira une partie de l’électricité nécessaire à l’éclairage du poste de secours de la plage.
Le second est constituté de capteurs photovoltaïques qui aura pour fonction de produire une électricité injectée dans le réseau d’éclairage public de la ville.
Ces deux équipements permettront d'éviter le rejet de 2 tonnes de CO2 dans l'atmosphère sur toute la durée de la convention. Un boîtier électrique installé sur le bâtiment alimenté permettra de visualiser la quantité d’énergie produite ainsi que la quantité de CO2 évitée, en temps réel.
Enfin, un Forum des Energies est prévu dans les mois à venir, pour mobiliser l’ensemble des acteurs publics et privés de la vie économique, les élus et les responsables institutionnels dans la mise en oeuvre du Plan Climat de la Ville.
 
Le 02/10/09
France : Une session "bâtiment à énergie positive" aux Mines 
source :  enerzine.com
 
L’Ecole des Mines de Douai va mettre en place à compter de cette rentrée (octobre),
une spécialisation de son option Génie Energétique sur le thème du « bâtiment à énergie positive ».
Cette spécialisation sera suivie par 12 élèves-ingénieurs.
 
 
 
 
 
Suite au Grenelle de l’environnement et ses orientations, le besoin annuel d’ingénieurs dans le domaine de la thermique du bâtiment est estimé à 250, pendant plusieurs années.
Cette spécialisation comprendra 210 heures de cours, TD, et avant-projet, auxquelles s’ajouteront 120 heures de projet scientifique et technique et 6 mois en entreprise sous forme de stage et Projet de Fin d’Etudes, le stage « ingénieur adjoint » de 4 mois pouvant aussi être effectué dans ce domaine.
Elle s’articulera en 3 Unités d’Enseignement d’environ 70 heures chacune :
« confort thermique et environnement » : conception bioclimatique et agencement de bâtiment, qualité de l’air intérieur, éco-conception et analyse du cycle de vie…
« physique et modélisation thermique dynamique de l’enveloppe du bâtiment » : comportement thermique du bâtiment, modélisation, méthodes et outils, couplage entre thermique de l’enveloppe et systèmes énergétiques…
« systèmes énergétiques » : conception, caractérisation et contrôle des systèmes énergétiques, systèmes actifs et passifs d’énergie renouvelable, intégration et optimisation…
Cette formation est soutenue par plusieurs entreprises ayant exprimé leurs besoins dans ce domaine. Les contenus de cette formation seront en cohérence avec l’ensemble des modules, considérés comme des pré-requis, enseignés durant les premières années du cursus de la formation d’ingénieurs de l’Ecole des Mines de Douai.

L’année suivante, cette spécialisation sera également ouverte aux étudiants de l’option Génie Civil.
 
 
CHINE : Affaissement de trois deltas
source : bulletins-electroniques.com
 
 Les deltas de trois fleuves en Chine sont en train de s'affaisser, exposant des millions
 de personnesà des risques   croissants d'inondation, d'après une étude récente.
 Celle-ci met en cause le réchauffement climatique et l'extraction excessive d'eaux souterraines
 
 
 
 
 
Les deltas du Yangtze, du Fleuve Jaune et de la Rivière des Perles sont parmi les 33 deltas principaux étudiés, avec 24 d'entre eux s'affaissant, d'après un rapport publié par l'Université du Colorado. Ces trois deltas couvrent 160.000 km2 et près de 100 millions de personnes vivent dans les zones alentours.
 
Les chercheurs ont calculé que 85% des deltas principaux ont vu de graves inondations au cours des dernières années. Au cours des quatre prochaines décennies, la superficie des terres vulnérables aux inondations augmentera de 50% environ. Les terres s'affaissent et le niveau de la mer monte à cause du changement climatique.
 
Les chercheurs ont combiné les données de divers satellites avec les données historiques et les mesures de hausse du niveau de la mer pour produire leur rapport. "Cette étude montre qu'il existe une multitude de facteurs anthropiques qui font que les deltas s'affaissent beaucoup plus rapidement que la seule hausse du niveau de la mer ne pourrait expliquer" a déclaré Altert Kettner de l'Université du Colorado dans un entretien à la BBC.
 
Les universitaires chinois ne semblent pas surpris par ce rapport, les résultats étant en accord avec les précédentes études nationales. "Outre le delta des trois rivières mentionné ci-dessus, les deltas des fleuves Liaohe et Haihe sont aussi sur notre liste de surveillance. Ils sont tous gravement confrontés à l'affaissement des sols et à la hausse du niveau de la mer" d'après Han Mukang, professeur à la retraite de l'université de Pékin. Situé dans le delta du fleuve Haihe, Tianjin est l'endroit le plus touché, à cause d'une extraction excessive des eaux souterraines et de sa structure géologique. D'après Han, le changement climatique n'y a guère d'impact.
 
A la fin de l'année 2003, cinq quartiers de Pékin se sont affaissés. D'après Chinanews, 2815 km2 de terres se sont affaissés de plus de 5cm. Certaines zones ont même chuté de 72 cm. L'affaissement à Shanghai a déjà coûté plus de 280 millions de yuans (31 millions d'euros) depuis les années soixante. Les experts réclament une réduction des extractions d'eaux souterraines et la construction de berges plus hautes.
 
 
MONDE : L'éthanol cellulosique de décharge, une solution ?
source :  ETH, ENS
 
 Des scientifiques prétendent que la conversion en biocarburant des déchets
 qui remplissent les décharges de la planète pourrait être la réponse à une demande
 croissante en énergie tout en s'attaquant à la réduction des émissions de carbone.
 
 
 
 
De nouvelles recherches publiées dans "Global Change Biology" montre comment la bioénergie pourrait remplacer l'essence par du biocarburant à partir d'un processus engageant la conversion des déchets et réduire ainsi les émissions mondiales de CO2 jusqu'à 80%.
 
Les biocarburants produits à partir de cultures ont fait l'objet d'une controverse parce qu'ils exigent une augmentation de la production agricole entrainant au passage de graves séquelles écologiques. Le biocarburant de deuxième génération, tel que l'éthanol cellulosique dérivé des déchets urbains pourrait offrir une alternative, sans pour autant compromettre l'environnement.
 
Selon l'auteur de l'étude, le Professeur Hugh Tan de l'Université nationale de Singapour "nos résultats suggèrent que le carburant issu de la biomasse des déchets comme le papier et le carton, est une solution d'avenir pour l'énergie propre."
Et d'ajouter "si on développait pleinement ce biocarburant, il pourrait satisfaire simultanément une partie des besoins mondiaux en énergie, mais aussi lutter contre les émissions de carbone et la dépendance aux combustibles fossiles."
 
L'équipe de chercheurs a utilisé l'Indice de développement humain de l'ONU afin d'estimer la production de déchets dans 173 pays. Ces données ont ensuite été corrélées à la base de données "Earthtrends" pour estimer la quantité de carburant consommé dans ces mêmes pays.
Ils ont constaté que 82,93 milliards de litres d'éthanol cellulosique peuvent être produits à partir des déchets mis en décharge dans le monde. Et, en substituant l'essence avec le biocarburant, les émissions mondiales de carbone pourraient être réduites de l'ordre de 29,2% à 86,1% pour chaque unité d'énergie produite.
"Cela pourrait faire de l'éthanol cellulosique une composante importante de notre avenir énergétique renouvelable" a conclu le co-auteur de l'étude, le Dr Lian Pin Koh de l'Ecole polytechnique de Zurich (ETH).
 
Le 01/10/09
GRANDE BRETAGNE :Des arbres artificiels contre le réchauffement climatique 
source :  lefigaro.com
 
 Selon un rapport scientifique, la solution pour réduire le dioxyde de carbone présent dans l'air
 pourrait passer par des «arbres» fabriqués par l'homme. 
 
 
 
 
 
 
• Les éoliennes vont-elles bientôt avoir de nouveaux voisins ? Dans un rapport de l'Institut britannique de mécanique avancée (IMechE), des scientifiques préconisent la mise en place d'arbres artificiels pour enrayer les émissions de gaz à effet de serre. Actuellement au stade de «prototypes très avancés», ces machines réaliseraient un mécanisme relativement simple. A travers un filtre, elles capteraient le dioxyde de carbone qui, une fois retraité, pourrait ensuite être stocké au fond des océans, où sa densité plus importante que l'eau lui permettrait de rester bloqué. Seuls 5% du gaz capté serviraient à alimenter la machine.

Inventeur de ce projet, le professeur Klaus Lackner, éminent professeur de l'université de Columbia, affirme qu'un seul arbre synthétique ferait disparaître bien plus de dioxyde de carbone qu'un arbre végétal. Selon des estimations, la quantité de CO2 éliminée serait de 90.000 tonnes par an, soit l'équivalent des émissions de plus de 20.000 voitures. Et d'après le rapport de l'IMechE, 100.000 arbres artificiels suffiraient pour capturer toutes les émissions de logements, de transports et d'industries légères de la Grande-Bretagne. Les arbres pourraient être déployés à proximité de réserves de gaz ou de champs pétroliers pour utiliser les réseaux de circulation de gaz existants, ainsi qu'au bord des axes routiers pour faciliter la capture de CO2 provenant du trafic.

• Les éoliennes vont-elles bientôt avoir de nouveaux voisins ? Dans un rapport de l'Institut britannique de mécanique avancée (IMechE), des scientifiques préconisent la mise en place d'arbres artificiels pour enrayer les émissions de gaz à effet de serre. Actuellement au stade de «prototypes très avancés», ces machines réaliseraient un mécanisme relativement simple. A travers un filtre, elles capteraient le dioxyde de carbone qui, une fois retraité, pourrait ensuite être stocké au fond des océans, où sa densité plus importante que l'eau lui permettrait de rester bloqué. Seuls 5% du gaz capté serviraient à alimenter la machine.

Inventeur de ce projet, le professeur Klaus Lackner, éminent professeur de l'université de Columbia, affirme qu'un seul arbre synthétique ferait disparaître bien plus de dioxyde de carbone qu'un arbre végétal. Selon des estimations, la quantité de CO2 éliminée serait de 90.000 tonnes par an, soit l'équivalent des émissions de plus de 20.000 voitures. Et d'après le rapport de l'IMechE, 100.000 arbres artificiels suffiraient pour capturer toutes les émissions de logements, de transports et d'industries légères de la Grande-Bretagne. Les arbres pourraient être déployés à proximité de réserves de gaz ou de champs pétroliers pour utiliser les réseaux de circulation de gaz existants, ainsi qu'au bord des axes routiers pour faciliter la capture de CO2 provenant du trafic.
 
 
France : Les   océans sous haute surveillance
source : lefigaro.fr
 
 Vigisat, la première station civile de réception d'images radar,
 est opérationnelle depuis quinze jours à Brest.
 
 
 
Grâce à Vigisat, une station de réception unique en Europe, montée en quatre mois à Brest, et opérationnelle depuis quinze jours, la France peut désormais surveiller les pollutions accidentelles ou les dégazages volontaires de pétroliers, étudier la houle et la forme des vagues, mesurer la force et la direction des vents, mais aussi traquer la piraterie ou la pêche illégale sur toutes les mers du globe.

Au départ, il s'agissait d'un projet d'ingénieurs : les satellites radars qui balayent heure après heure, jour après jour, les 70 % d'eau océanique qui couvrent la planète transmettent bien leurs données vers la Terre. Mais il faut généralement des semaines pour les trier, les nettoyer et les analyser avant d'obtenir des images utilisables.
L'idée a germé en 2001 chez Vincent Kerbaol, alors ingénieur chez Télécom Bretagne, de créer une station de réception directe utilisant une grande antenne sous radome (sorte de bulle protectrice) ainsi que de gros ordinateurs ultrarapides à refroidissement liquide, qui «moulinent» les données grâce à un logiciel spécial, Start Tool, mis au point pour cette application.

Vigisat utilise quatre satellites radars : les européens ERS-2 et Envisat (qui a détecté cet hiver les icebergs pendant le Vendée Globe) plus les deux Radarsat canadiens. Du haut de leur altitude de 800 km, ils «labourent» à la vitesse de 7 kilomètres par seconde des bandes océaniques de 400 km de large et passent au-dessus de Brest cinq ou six fois par jour. À chaque passage, les images sont captées par le radome pendant 10 minutes. Elles sont traitées en direct et des images de carrés de 400 km de côté sont produites en moins d'une heure pour les «clients» publics ou privés (chaque «scène» radar vaut quelques centaines d'euros).

Depuis la catastrophe du Prestige en 2002 au large de l'Espagne, les rejets d'hydrocarbures en mer font l'objet d'une étroite surveillance, notamment depuis l'espace. À la surface de l'eau, une pollution donne une zone sombre sur une image radar : les satellites détectent en effet littéralement la «mer d'huile», plus lisse à l'intérieur de la trace d'hydrocarbures.
Vigisat permet bien souvent de trouver, en tête de dégazage, le navire responsable : l'image radar constitue alors une preuve de culpabilité. Début 2009, Vigisat a ainsi rendu possible la détection au sud de l'Irlande des traces émanant d'un porte-avions russe et de ses navires d'accompagnement.

Investigation à grande échelle
Vigisat va également prêter main-forte à la lutte contre la pêche illégale dans les eaux territoriales françaises australes (Réunion, Mayotte…). Jusqu'en 2005, de nombreux bateaux étrangers sans autorisation de pêche venaient piller nos bancs de légines, servant de succédané au thon. Grâce à une station êche françaisde réception directe d'images radars satellitaires, basée aux îles Kerguelen, les autorités pouvaient surveiller les intrusions illégales. Tous les points blancs d'une scène radar étant des bateaux, il suffisait de soustraire les bateaux de p, qui ont l'obligation de déclarer plusieurs fois par jour leur position, pour traquer les contrevenants avec des vedettes de la Marine nationale. Vigisat reprend à grande échelle ce moyen d'investigation : d'ores et déjà nos «voisins» australiens sont clients de ce système unique de détection.

La surveillance du trafic maritime est également facilitée : la France reçoit chaque année 380 millions de tonnes de marchandises dans ses ports. La Manche, qui concentre 20 % du trafic, voit passer 600 navires par jour qu'il faut «radariser» pour pouvoir maîtriser le trafic.
Vigisat est également l'un des moyens utilisés par la Marine nationale pour lutter contre la piraterie.
 
Couplés à des méthodes de surveillance optique, ces dispositifs sont à l'essai pour arrêter des trafiquants et des pirates en mer… Enfin, le Service hydrographique et océanographique de la Marine utilise les images produites par Vigisat pour prévoir la taille des vagues, la force des courants de surface et comprendre l'évolution des grands champs de houle.
 
Le30/09/09
FRANCE : Un fruit pour la récré : Candidatures ouvertes pour la rentrée 2009
source :  vegetable.com
 
 La déclinaison française du programme européen de promotion de la consommation de F&L à l’école recrute !
 Qu’on se le dise dans les communes de France et de Navarre.
 
 
 
 
« Au cours de la campagne 2008/2009, 92 000 enfants de556 écoles primaires ont été touchés par l’opération '' Un fruit pour la récré''>>, observe Laure Souliac, chef du bureau de la nutrition et de la valorisation de la qualité des aliments au Ministère de l’Agriculture.
 
 Le 22 septembre, elle recensait pour la prochaine campagne quelque 1 000 communes inscrites pour un potentiel de 350 000 enfants, ce qui constitue une belle progression. Mais on est encore loin du compte et des capacités conférées par les 12 millions d’euros de cofinancement budgétés annuellement pour la France sur cette opération par Bruxelles. Cofinancement, car en l’occurrence, l’UE apporte 51 % des fonds, le reste demeurant à la charge des collectivités locales.
 Rappelons que l’objectif de fond vise à donner envie aux enfants de consommer des fruits, notamment hors des repas, en lieu et place des produits snacks riches en calories et donc obésogènes.
 L’action cible plutôt les enfants jeunes, dont les moeurs alimentaires sont les plus influençables. Ils sont touchés à l’école primaire, dans les centres de loisirs, les établissements spécialisés… 
 Le cahier des charges a été simplifiée pour 2009/2010 afin d’alléger les contraintes et faciliter les candidatures. Les achats sont plafonnés à 15 euros par enfant et par an, sur la base d’un fruit par semaine et de 30 semaines de classe.
 Ainsi, l’opération pourrait toucher jusqu’à 2 millions d’enfants, ce qui laisse encore une belle marge de progrès.  D’autant que si l’opération était un succès, Bruxelles serait prête à remettre la main à la poche, tant l’enjeu santé devient lourd !
 Les communes ou collectivités intéressées pourront facilement se renseigner et s’inscrire sur le sit web : http://agriculture.gouv.fr/sections/magazine/focus/fruit-...
 
 
ESPAGNE : Deux milliards d'arbres pour sauver les forêts
source : bulletins-electroniques.com
 
 Selon un récent rapport de la fondation WWF, l'Espagne aurait besoin de planter environ 2 milliards d'arbres et arbustes pour la reforestation de 2,5 millions d'hectares et permettre que toutes ses forêts recouvrent une superficie minimum de 30%.
 
Lors du 5e Congrès Forestier Espagnol qui s'est tenu du 21 au 25 septembre dans la ville d'Avila, le responsable du programme des forêts de l'organisation a souligné qu'il serait nécessaire d'investir 4 milliards d'euros et générer 150.000 emplois, sachant que le plan du gouvernement actuel prévoit 45 millions d'arbres en cinq ans pour couvrir 60.000 hectares, avec un investissement de 90 millions et la création de 3.000 postes de travail.
L'organisation WWF s'est associée à l'Université Autonome de Madrid (UAM) afin d'élaborer une cartographie du paysage végétal, lequel révèle que les forêts occupent en Espagne environ 29% de la superficie qu'elles pourraient couvrir et la moitié de la superficie forestière espagnole est déforestée.
Les principales zones menacées sont notamment les bois de chênes et de sapins. De plus, l'étude montre que sur 39% du territoire espagnol, il existe seulement 14% des forêts.
Cette superficie correspond à 11 unités végétales (différents types de forêts dont la conservation est en dessous de 30%) et se trouvent sur les deux grands plateaux, les vallées des grands fleuves -du fait du développement des activités agraires- les littoraux cantabrique et atlantique -du fait de l'invasion d'espèces exotiques- et la côte Méditerranéenne du fait de l'urbanisme.
Il s'agit des zones prioritaires de reforestation. A l'inverse, on observe que 60% des forêts espagnoles, principalement peuplées de pinèdes sont réparties sur 9% du territoire.
Enfin, l'organisation WWF dénonce le fait que seulement 13% des zones forestières bénéficient de plan de gestion et de protection de la biodiversité, et insiste sur le besoin d'une législation de protection, de gestion durable et de restauration, qui sont les trois piliers sur lesquels doit reposer une politique nationale coordonnée. 
 
 
FRANCE: Algues vertes : les scientifiques sonnent l'alerte
source : Lefigaro.fr
 
  La réglementation, trop laxiste, ne permet pas d'endiguer le phénomène.
 
 
 
 
Pour réduire les marées vertes sur le littoral breton, il faudrait que, dans les cours d'eau touchés par la pollution agricole, la teneur en nitrate descende à moins de 10 milligrammes par litre», affirme Alain Menesguen, directeur de recherches à l'Institut français pour la recherche et l'exploitation de la mer (Ifremer), et qui travaille depuis 1986 sur le sujet. Un propos qui prend tout son sens quand on sait que, dans les zones les plus sensibles, la réglementation impose une limite maximale… de 25 mg/l (contre 50 mg en situation normale). Autant dire que la situation n'est pas près de s'améliorer !
Le Conseil scientifique de l'environnement de Bretagne (CSEB), dont fait partie Alain Menesguen, ne s'était pas encore exprimé depuis l'accident survenu cet été sur une plage des Côtes-d'Armor souillée d'algues vertes, lorsqu'un cavalier a vu son cheval mourir subitement, avant d'être lui-même en proie à un malaise. Or, «on ne peut résoudre un problème que s'il est bien posé scientifiquement et techniquement», souligne Pierre Aurousseau (Agrocampus Rennes), le président de cette instance, créée en 1993 par le Conseil régional de Bretagne, qui réunit 24 chercheurs de différents organismes (CNRS, Inra, universités…).
La semaine dernière, Pierre Aurousseau a été auditionné par les quatre membres de la mission interministérielle sur les marées vertes qui doit remettre ses propositions au premier ministre avant la fin de l'année. Alain Menesguen entend bien démontrer, lors de son audition prévue dans les jours prochains, que «les nitrates d'origine agricole sont bien l'élément nutritif qui contrôle l'intensité des marées vertes de Bretagne».
De fait, les nitrates sont très majoritairement issus des déjections animales (vaches, porcs, volailles) ou des engrais azotés épandus en excès sur les champs. Lorsqu'il pleut un peu trop, ils ruissellent vers les cours d'eau puis vers la mer, où ils favorisent la prolifération des fameuses algues. Ce phénomène d'eu­trophisation, initié également par les phosphates, se produit dans d'autres régions du Globe, comme le delta du Pô (Italie) ou les côtes de Chine et du Danemark.
«Placebo»
La mise en cause des pollutions d'origine agricole est souvent mal vécue. Surtout dans une région où le secteur agroalimentaire représente un tiers des emplois industriels. C'est notamment le cas dans les Côtes-d'Armor, premier département porcin où, depuis quinze ans, énormément d'argent a été investi dans la déphosphatation des eaux urbaines. «Un placebo !», s'emporte le scientifique. En effet, les phosphates charriés par les eaux d'égout ne sont pas, en Bretagne tout du moins, le principal facteur d'eutrophisation.
Récemment, Alain Menesguen a étudié la plage de Locquirec, située à quelques kilomètres de Saint-Michel-en-Grève, là où le cheval est mort cet été. «Aujourd'hui, la concentration en nitrate est de 32 mg/l contre 37 en 2003. Donc la situation s'améliore. Mais il faut savoir que ces progrès ne résoudront rien. Les simulations que nous avons effectuées montrent qu'à 20 mg/l les algues vertes continuent de se développer. À 10, on commence à obtenir des résultats et à 5, c'est encore mieux», avertit le spécialiste. Et d'enfoncer le clou : «Nous avons en Bretagne des cours d'eau qui rejettent 95 kg d'azote par hectare.» À titre de comparaison, la Seine en rejette 11, la Loire 8 et le Mississippi 6…
Inconnu il y a cinquante ans, le phénomène n'a cessé de s'amplifier depuis les années 1970, date du début de l'élevage industriel. Les baies de Lannion et de Saint-Brieuc dans les Côtes-d'Armor ainsi que celle de Douarnenez (Finistère) sont parmi les plus touchées (voir carte). À ce jour, près d'un milliard d'euros d'aides publiques ont été engagées en Bretagne pour réduire la pollution. Pour l'instant sans grand résultat, même si les concentrations de nitrate ont globalement baissé. Philippe Le Goffe, professeur d'économie à l'Agrocampus de Rennes, souhaite que la France s'inspire des modèles danois, néerlandais ou belge. «Les contrôles sont ciblés et les amendes sont dissuasives. Cela revient à appliquer le principe du pollueur-payeur», conclut l'économiste. En outre, le traitement du lisier n'étant pas subventionné, les éleveurs ne sont pas incités à s'agrandir. 
 
 
Le29/09/09
FRANCE/REUNION : Oséo soutient un projet de stockage hydraulique
source : enerzine.com
 
Le producteur d'énergie renouvelable Aérowatt a reçu le soutien d'Oséo pour son projet de stockage hydraulique de l'énergie, qui doit entrer en service à la Réunion fin 2009.
 
 
 
 
 
Aérowatt a reçu une avance remboursable de 310 000 euros de la part d'Oséo. Cette somme servira à la réalisation d'un système de stockage hydraulique de 3 MW.

Ce procédé gravitaire permet de stocker la surproduction électrique (d’origine éolienne ou solaire) lorsque la demande énergétique est plus faible pour la restituer en période de forte consommation.
 
En parallèle, Aérowatt indique avoir noué un partenariat avec la société Metnext pour le développement du logiciel NextWind. Un outil de prévision de la production d'énergie éolienne, jusqu'à 48 heures à l'avance. Le logiciel, basé sur les prévisions météorologiques, sera employés dans un premier temps sur trois parcs exploités Aérowatt en Guadeloupe.

Depuis 2003, Aérowatt dispose du label « Entreprise Innovante » attribué par Oséo. Ce label facilite l’accès au capital pour les Fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI).

Aérowatt est propriétaire et exploitant de 22 centrales éoliennes représentant 69 MW et de 17 sites solaires équivalant à 2,8 MWc. La société dispose d’un portefeuille de projets de plus de 1.600 MW et s’est fixé un objectif de capacité installée pour compte propre de 350 MW en éolien et de 50 MWc en solaire à horizon fin 2013.
 
JAPON : Le magnésium raffiné, un vecteur d'énergie inexploité 
source :Time, TIT,Enerzine
 
Le magnésium est le troisième métal derrière l'aluminium et le fer. C'est aussi le troisième composant des sels dissous dans l'eau de mer. Les océans en contiennent environ 1800 milliards de tonnes, qui, une fois raffinés pourraient satisfaire les besoins énergétiques mondiaux pour les 300.000 prochaines années.
 
 
 
 
 
Mais cet élément alcalino-terreux n'a jamais été considéré comme un vecteur d'énergie viable, car le raffiner réclame des températures élevées pouvant atteindre les 4000 ° C et nécessite en conséquence beaucoup de ressources.
Mais cela pourrait bientôt changer avec la méthode de raffinage inventée par Takashi Yabe et son équipe du Tokyo Institute of Technology (TIT).
Le processus commence par l'extraction du chlorure de magnésium à partir d'eau de mer en utilisant une technique d'évaporation spécialement dédiée. Après que le chlorure de magnésium ait été transformé en oxyde de magnésium, les chercheurs utilisent un système de lentilles de Fresnel  (4 m2) de manière à concentrer la lumière du soleil sur un laser compact dont les faisceaux seront dirigés sur des fibres microscopiques. Ces fibres vont aider la lumière - et la chaleur - à se focaliser sur les particules d'oxyde de magnésium à l'intérieur d'une chambre à vide. Le résultat constitue un magnésium raffiné.
 
Dans la seconde partie du processus, les chercheurs ont développé un moteur à combustion de magnésium qui s'occupe de mélanger les granules de magnésium obtenus précédemment avec de l'eau, afin de créer à la fois de l'énergie thermique (chaleur) et de l'hydrogène. Les seuls sous-produits générés sont l'eau et l'oxyde de magnésium, qui peuvent être décomposés à nouveau par le laser solaire de Yabe.
Les batteries de magnésium seraient sept fois plus puissantes que les batteries lithium-ion utilisées actuellement par les véhicules électriques. "Si nous pouvons remplacer la combustion d'énergie avec notre cycle, il n'y aura pas d'émission de CO2», explique pour finir Yabe.
 
 
FRANCE : La filière de la batterie amenée à croître
source :CEA
 
Mardi dernier, le ministre chargé de l'Industrie, Christian Estrosi s'est rendu au CEA Grenoble pour une visite placée sur le développement et les enjeux de la filière batterie en France.
 
 
 
 
 
 
Lors de cette visite, Christian Estrosi a inauguré la plate-forme Steeve (Stockage d'Energie Electrochimique pour Véhicules Electriques), qui permet la réalisation de batteries en petites séries. Cette plate-forme unique en Europe, vient de se voir dotée par les Pouvoirs publics d'une enveloppe financière de 7,5 millions d'euros. Celle-ci, préfigure la création d'une filière française de production de batteries pour le transport.
Le laboratoire Prollion start-up créée par l'Institut Liten de la DRT, avec la société Alcen, PME française spécialisée dans le domaine des hautes technologies - a été présenté au ministre. Le laboratoire se consacre à la fabrication "à façon" de batteries Li-ion innovantes intégrant un système de gestion, destinées notamment aux marchés de la mobilité électrique (voiture, scooter, vélo…), de la défense, du spatial.
Le ministre a livré les grandes orientations de la politique industrielle du Gouvernement dans ces domaines d'avenir que sont, entre autres, les nouvelles générations de batteries ainsi que les nanotechnologies. "Nous sommes à l'aube d'une période passionnante pour les nanotechnologies comme pour l'automobile. Dans les deux cas, il s'agit d'une véritable dynamique de croissance, une croissance durable, une croissance riche en emplois, une croissance respectueuse de l'environnement, une croissance bénéfique pour tous." a indiqué le ministre lors de son discours.
 
Le28/09/09
U.S.A :La première ampoule LED à refroidissement liquide
source : enerzine.com
 
 
L'ampoule à LED HydraLux-4 conçue par Eternaleds demeure la première ampoule au monde
 à être équipée d'un liquide de refroidissement.
 
 
 
 
 
L'intérêt est double. Tout d'abord, le liquide permet à la lumière de se diffuser sur 360 degrés comme une ampoule à incandescence classique. Ensuite, comme le montre la vidéo, vous pouvez retirer l'ampoule de son socle sans crainte de se brûler la main. En cas de choc, le liquide contenu à l'intérieur - l'huile de paraffine - ne présente aucun risque particulier. De plus, l'ampoule ne contient pas de mercure ou autres substances nocives.
Comme la plupart des lampes à LED, il est possible de faire varier son intensité lumineuse parmi 2 couleurs de blancs (froide et chaude).
D'un coût initial de 35 dollars, la durée de vie théorique est de 35 000 heures pour une consommation de 4 watts seulement.
 
L'intérêt est double. Tout d'abord, le liquide permet à la lumière de se diffuser sur 360 degrés comme une ampoule à incandescence classique. Ensuite, comme le montre la vidéo, vous pouvez retirer l'ampoule de son socle sans crainte de se brûler la main. En cas de choc, le liquide contenu à l'intérieur - l'huile de paraffine - ne présente aucun risque particulier. De plus, l'ampoule ne contient pas de mercure ou autres substances nocives.
Comme la plupart des lampes à LED, il est possible de faire varier son intensité lumineuse parmi 2 couleurs de blancs (froide et chaude).
D'un coût initial de 35 dollars, la durée de vie théorique est de 35 000 heures pour une consommation de 4 watts seulement.
 
ANGLETERRE : Un avion tout électrique bientôt commercialisé
source :lefigaro.fr
 
Le 20 juin, la société Yuneec International basée en Angleterre a procédé à sa deuxième phase d'essai pour son avion 100 % électrique, le E430, sur un aérodrome au nord de Shanghai.
 
 
 
 
 
 
Ce dernier qui comporte deux sièges (classe LSA) a réalisé une série de manœuvres durant 2 vols d'environ 15 minutes chacun à une altitude maximale de 300 mètres. La vitesse de décollage était de 65 km / h et la vitesse en vol de 90 km / h.
 
Propulsé par un moteur de 40kW, Le monomoteur à hélice est alimenté par un pack de batteries (72 kg) au lithium-polymère. L'engin se recharge sur une prise de courant (230 volts) et peut voler pendant plus de deux heures en une seule charge.
 
Il doit encore faire l'objet d'une certification FAA. En se sens, le E 430 devrait maintenant être acheminé vers les Etats-Unis pour subir d'autres tests avant une première apparition publique lors de l'EAA AirVenture 2009 à Oshkosh.
 
La commercialisation de cet avion est prévue l'année prochaine pour un prix avoisinant les 90 000 dollars (soit 65 000 euros).
 
MONDE :L’Arctique, icône du réchauffement climatique
source :sciencesetavenir.com
 
 
A 10 semaines du grand sommet international sur le climat de Copenhague (7-18 décembre), où doit être conclu un nouveau pacte pour lutter contre l’effet de serre, Sciences et Avenir.com ouvre une série sur quelques grandes questions et thèmes liés au réchauffement climatique.
 
 
 Pour commencer : focus sur l’Arctique, le «canari de la mine».
Dans les années 80, au moment où se bouclait le protocole de Montréal sur les substances destructrices de l’ozone atmosphérique, l’Antarctique était le symbole de la menace que le ‘trou’ dans la couche d’ozone faisait planer sur la Terre. L’amincissement de la couche protectrice est en effet plus marqué au-dessus du grand continent blanc. En ce début de 21ème siècle, le symbole du danger s’est déplacé au nord : aujourd’hui c’est l’Arctique qui incarne la menace liée au réchauffement climatique.
Début septembre, le chef des Nations Unies lui-même s’est rendu en Arctique pour lancer avec plus de poids son appel pressant à lutter contre le réchauffement climatique. Et tenter d’accélérer les négociations pré-Copenhague qui avancent à grand peine, laissant craindre un échec du sommet.
De fait, au-delà de la beauté des images et de leur impact sur le public, le cliché de l’ours blanc à l’étroit sur son petit morceau de banquise a du sens. Parmi les effets déjà tangibles du réchauffement climatique, beaucoup sont relevés en Arctique. Les publications scientifiques sur ce sujet s’accumulent –et le rythme s’accélère.

Fonte rapide des glaciers
Pas plus tard que cette semaine, des chercheurs britanniques ont publié dans la revue Nature un nouveau bilan de l’amincissement des glaciers du Groenland et de l’Antarctique, basé sur des millions de mesures satellite. La glace, qui se forme à l’intérieur des terres, avance de plus en plus vite vers les côtes, contribuant à une diminution des glaciers encore plus importante qu’on ne pensait, écrivent les chercheurs. Au Groenland, toutes les latitudes sont touchées par ce phénomène, qui remonte de plus en plus à l’intérieur de la calotte glaciaire. Et qui est une cause majeure de la montée du niveau des mers.

Un océan arctique sans glace en été?
Autre phénomène marquant en Arctique : la surface des glaces de mer diminue, à tel point que l’été, lorsqu’elle atteint son minimum, de nouvelles routes apparaissent. L’étendue minimale mesurée pour 2009 est de 5,1 millions de km2 : après 2007 et 2008, c’est le troisième plus bas record depuis 1979 (début des mesures satellite). Certaines modélisations climatiques prédisent un océan arctique libre de glace en été dès 2030 (lire Arctique, la débâcle a commencé). Les pays qui bordent les terres boréales visent les richesses qui, du coup, seront plus accessibles. (lire Cartographie d’un butin très convoité).

Le méthane, bombe à retardement
Le réchauffement se manifeste aussi en profondeur, au fond de l’océan arctique. Stocké dans les sédiments marins, le méthane, un puissant gaz à effet de serre, est libéré des fonds océaniques lorsque la température augmente. L’évaluation la plus récente de ce phénomène, publiée début août dans les Geophysical Research Letters, recense 250 panaches de bulles de méthane s’échappant du plancher continental et remontant vers la surface, à l'ouest du Spitzberg.

Amplification du réchauffement
La libération du méthane est la preuve que le phénomène d’amplification du réchauffement est déjà à l’œuvre en Arctique, plus tôt que prévu (lire Moins de glace et encore plus de chaleur). Plus la surface libre de glace est grande, plus la région polaire absorbe de chaleur ; plus les océans se réchauffent plus ils favorisent la fonte des glaces.
Ces changements à l’œuvre en Arctique auront des répercussions sur le reste de la planète (montée du niveau des océans, perturbation de la circulation océanique…). Localement, l’impact sur la faune et la flore est déjà visible : certaines plantes fleurissent plus tôt, d’autres se déplacent. Des espèces animales, comme le renard arctique, déclinent, tandis que d’autres étendent leur territoire, comme le renard roux (1). Les ours blancs subissent un rapide déclin de leur taux de natalité, lié à la réduction de leur espace vital… la glace.

 
Le 29/06/09
FRANCE :CHARTRES produira du biogaz à partir de ses eaux usées
source :  enerzine.com
 
Les boues seront stabilisées par digestion. Le biogaz issu de la digestion alimentera une cogénération qui permettra, d'une part, de chauffer les locaux et d'autre part, de revendre l'électricité à EDF à un tarif préférentiel.
 
 
 
 
 
Une chaudière, alimentée par du miscanthus (graminée) cultivé en partie sur le site de la station, viendra compléter le dispositif de production de chaleur. Les boues seront transformées sur site en compost normalisé par une unité entièrement confinée.

Confié à Veolia Eau, le contrat de construction et d'exploitation représente un chiffre d'affaires cumulé estimé à 102 millions d'euros(1). La partie conception et construction de ce projet sera confiée par Veolia Eau à un groupement d'entreprises associant OTV/Veolia Eau Solutions & Technologies (filiale de Veolia Eau), mandataire du groupement, et la société Ternois.

Lors de sa mise en service (34 mois après l'ordre de service de lancement des études), la station aura une capacité de traitement de 164.000 équivalents habitants, qui pourra être étendue à 200.000 équivalents habitants d'ici la fin du contrat.
 
Des études ont été menées pour intégrer la station dans le paysage, et dans le cône de vision depuis la cathédrale de Chartres. Un travail de végétalisation des bâtiments sera réalisé, indique Veolia. Le traitement architectural inclura un circuit pédagogique conçu pour respecter le fil de l'eau et séparé de l'exploitation pour assurer la sécurité des visiteurs, ajoute le groupe. Enfin, la maîtrise des nuisances olfactives sera assurée par la présence d'unités de traitement biologique et physico-chimique de l'air.

Dans le cadre du contrat, Veolia Eau a pris des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de développement de la biodiversité. Des suivis de l'évolution de l'impact carbone par habitant et de la qualité des écosystèmes aquatiques seront réalisés.
L'ensemble des ouvrages sera conçu suivant la charte de haute qualité environnementale Ecolia 21®, une démarche d'éco-conception définie par OTV/Veolia Eau Solutions & Technologies.
 
(1) Ce chiffre d'affaires n'inclut pas l'activité « construction ». Conformément aux normes de consolidation de Veolia Eau, le PAO cumulé sera de 156 M€, soit 54 M€ d'activité construction et 102 M€ au titre du contrat de concession.
 
REPUBLIQUE TCHEQUE : Les algues : "des producteurs" potentiels d'énergie !
source : bulletins-electroniques.com
 
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59635.htm
Les algues représentent une formidable source d'énergie pour le futur.
 
 
 
 
C'est notamment ce qu'en pensent les organismes de recherche tchèques. Il s'agit du végétal qui a le plus fort taux de croissance sur Terre
 Les algues, qui n'ont pratiquement besoin que de CO2, n'entraînent aucune interférence avec la production alimentaire. Elles peuvent donc être cultivées toute l'année. De plus, leurs besoins en eau sont 99% fois moindre que ceux des plantes dites "conventionnelles". Les deux premiers facteurs placent les algues en première ligne des sources de biomasse pour la production d'énergie. En effet, elles nécessitent simplement du CO2, de chaleur et de l'eau pour leur croissance. L'apport énergétique est celui de la lumière naturelle du soleil ou, le cas échéant, d'une source de lumière artificielle de faible puissance, donc de basse consommation.
 
La plate-forme technologique tchèque sur les biocarburants s'efforce de coordonner la recherche pour la production de grands volumes de biomasse. Des ingénieurs chimistes et des experts dans le domaine de l'efficacité énergétique des sources lumineuses ont désormais remplacé les macro-biologistes.
 
Les algues sont principalement cultivées dans les zones marines. Compte tenu de la situation géographique de leur pays, les chercheurs tchèques s'intéressent aux microalgues. Il n'existe à l'heure actuelle aucune barrière à une cultivation de masse des algues, si ce n'est le niveau d'investissements et l'absence d'une technologie suffisamment développée pour une production à grande échelle.
 
Il y a plus de 100.000 espèces d'algues et de microalgues. Elles sont entre autres différenciées en fonction de leur adaptation aux conditions environnementales (sensibilité aux fluctuations de chaleur ou de lumière par exemple), de leur taux de croissance, du volume d'huile produit et de leur composition élémentaire.
 
Certaines algues sont plus appropriées pour la production d'huile, alors que d'autres sont plus appropriées pour une utilisation dans les processus de gazéification ou de production d'hydrogène. Grâce à son utilisation répandue dans le domaine médical, la Spiruline est une algue bien connue. Une autre espèce étudiée est Chlorella, dont l'Institut de Microbiologie de l'Académie des sciences de la République tchèque a une vaste expérience de la culture.
 
La plate-forme technologique de biocarburants axe ses gros volumes de production sur ces deux algues. Les premières analyses ont confirmé l'obtention de très bons rendements avec une production de bio-gaz de 0.5 m /kg de matière sèche (0.365m /kg de méthane), ainsi qu'une utilité dans les processus de gazéification (chaleur de combustion de 23.65 MJ/kg de matière sèche ; valeur calorifique de 22,21 MJ / kg de matière sèche).
 
USA : Le gouvernement US soutient les voitures électriques
source :enerzine.com
 
Le gouvernement américain a décidé d'accorder 8 milliards de dollars de prêts à trois constructeurs automobiles, pour les aider à développer le marché des véhicules électriques et à faible consommation énergétique.  
 
 
 
 
 
5,9 milliards de dollars ont été prêté à Ford Motor Company d'ici 2011, pour la transformation de 4 sites de production et le lancement de 13 modèles plus économes. Deux usines de production de camions seront transormées pour fabriquer des voitures électriques. Et Une douzaine de modèles populaires de la marques verront leur efficacité renforcée. A terme, 35 000 employés seront formés à l'ingénierie 'verte'.

1,6 milliard de dollars a été consacré à Nissan North America, pour le développement de son centre de Smyrna, dans le Tennessee. Le site devra produire 100 000 véhicules électriques par an ainsi que des batteries lithium-ion. A teme, 1 300 nouveaux emplois sont prévus.

Enfin, Tesla recevra pour sa part 465 millions pour le site de production du "Model S", qui se présente comme l'un des modèles électriques les moins chers. Elle sera produite à 20 000 exemplaires par an autour de 2013. 1 000 emplois en sont attendus. Le prêt sera également destiné à la production de batteries et de systèmes de transmission.

Le Département américain à l'énergie devrait annoncer d'autres financement dans les prochains mois.
 
ITALIE : l'IFP et Enel captent le CO2 en Italie
source : IFP
 
L'Institut Français du Pétrole et l'italien Enel viennent de signer un accord visant à tester le procédé de captage postcombustion première génération sur le site de la centrale thermique à charbon de Brindisi.
 
 
 
 
 
Dans le cadre de ses travaux de R&D sur le captage du CO2, l'IFP a mis au point une technologie de première génération de lavage des fumées par solvant. Les résultats obtenus sur le pilote opéré dans le cadre du projet européen Castor (Esbjerg/Danemark) avaient d'ores et déjà permis de démontrer la faisabilité, la robustesse et l'efficacité de cette technologie de captage du CO2 par solvant, à l'échelle industrielle.

Sur la base de ces premiers résultats, l'IFP a poursuivi des recherches pour optimiser le procédé et réduire les coûts opérationnels. Ces améliorations devraient se traduire par des gains en termes de consommation d'énergie pour la régénération du solvant. La teneur en ammoniac des fumées devrait également être fortement réduite, permettant ainsi le respect des normes sur les rejets à l'atmosphère. La collaboration avec Enel va permettre à l'IFP de tester et de démontrer ces améliorations de performances.

Deuxième électricien européen en termes de capacité (approximativement 83,3 GWe), Enel a pris la décision stratégique de s'engager dans des opérations de démonstration des technologies de stockage et captage du CO2 (CCS). Le groupe italien a décidé de construire un pilote de captage du CO2 de 10 000 Nm3/h (2,25 tonnes/h de CO2) traitant une partie du flux de la centrale de Brindisi. Le pilote qui démarrera début 2010 permettra de valider la faisabilité industrielle du procédé et sera également utilisé pour comparer différentes technologies de captage de CO2.

Après avoir effectué en 2008 des études d'optimisation du dimensionnement de l'unité, l'IFP et Enel vont collaborer au suivi des tests et à l'analyse des résultats. L'IFP apportera notamment son savoir-faire dans le domaine de la simulation de procédés et du suivi analytique.

Par cet accord, Enel souhaite en outre renforcer sa présence dans le domaine du captage et du stockage du CO2 et notamment s'intégrer dans le plan de déploiement industriel recommandé par la plate-forme technologique européenne ZEP (Zero emission fossil fuel power plants). Elle va ainsi mettre en oeuvre par ailleurs une unité de démonstration à l'échelle industrielle qui pourra traiter 50 % des fumées (1,5 Mt/an de CO2) provenant de l'une des nouvelles unités au charbon (660 MWe) qui vont être construites dans la centrale de Porto Tolle.
Après un premier bilan, les deux partenaires pourraient envisager de tester également les procédés de seconde génération en cours de développement par l'IFP.
 
 
Le 26/06/09
FRANCE : Batiments basse consommation en France : premier bilan 
source : Ademe
  
 Deux ans après le lancement des appels à projets, l'Ademe tire un premier bilan positif
 des bâtiments basse consommation expérimentés en France.
 
 
 
 
 
Dans le cadre du PREBAT, programme de recherche et d’expérimentations sur l’énergie dans le bâtiment, l’Ademe accompagne ce secteur en apportant notamment son soutien à des opérations exemplaires.
Ces expérimentations ont en ligne de mire les objectifs nationaux définis pour le bâtiment.
• Une rénovation accélérée du parc existant pour réduire les consommations énergétiques d’au moins 38 % d’ici 2020
• La généralisation des bâtiments basse consommation dans le neuf, dès fin 2010 pour les bâtiments publics et tertiaire et dès fin 2012 pour tous les bâtiments résidentiels (réglementation thermique RT2012).
Dans ce contexte, des appels à projets ont été lancés depuis 2006 en partenariat avec la quasi-totalité des régions pour la construction ou réhabilitation de "bâtiments démonstrateurs à basse consommation énergétique (BBC)".
À ce jour, plus de 250 projets démonstrateurs ont été sélectionnés, représentant près de 550 bâtiments ou maisons soit près de 2200 logements et 105 bâtiments tertiaires. Ils  correspondent à 170 000 m² (bureaux, établissements de santé, d’enseignement et d’hébergement), indique l'Ademe.
60 d’entre eux portent en totalité ou en partie sur la réhabilitation de bâtiments existants. 4 projets concernent des bâtiments à énergie positive : ces bâtiments BBC produisent plus qu’ils ne consomment  grâce à l'emploi d'énergies renouvelables.
Pour l'Agence environnementale, les premiers bâtiments réalisés tiennent leurs promesses : le coût médian de construction des bâtiments neufs se situe ainsi à 1 450 euros HT/ m² soit environ 15 % supérieur au coût moyen de la construction. Près de la moitié des projets présentent des surcoûts inférieurs à 15 %. Certains ne présentent même aucun surcoût par rapport à des bâtiments qui auraient été construits suivant la réglementation thermique actuelle (RT2005).
L'Ademe souligne que la clé du succès se situe dès la conception grâce à un travail en partenariat entre l’architecte et un bureau d’études énergétiques.
Les bâtiments démonstrateurs du PREBAT permettront de diffuser les meilleures solutions et les techniques d’optimisation. Avec en ligne de mire une réduction des éventuels surcoûts engendrés par la future réglementation thermique. Ces surcoûts d'investissement pourraient être réduits de 5%, et amortis en 10 ou 15 ans grâce auxéxonomies de charge induites sur la facture énergétique, au coût actuel de l’énergie.
De nouveaux appels à projet régionaux seront lancés dans les prochains mois, notamment axés sur les bâtiments à énergie positive pour le neuf et la réhabilitation. Ceux-ci devraient permettre d’atteindre d’ici fin 2010, 1000 bâtiments et maisons démonstrateurs BBC ou à énergie positive.
Pour approfondir l’analyse des projets réalisés, l'agence contribuera au lancement prochain d’un observatoire du bâtiment basse consommation en partenariat avec le Ministère de l'Écologie et le collectif Effinergie. Une base de données des projets PREBAT sera mise en ligne dans le cadre de cet observatoire.

FRANCE : La Picardie organise sa filière bois
source : enerzine.com/Picardie
 
 La Région Picarde a officiellement lancé sa première SCIC régionale
 d'approvisionnement en biocombustibles pour les chaufferies collectves et industrielles.
 
 
 
 
 
 l’origine du développement de la filière figure la volonté conjointe du Conseil régional de Picardie et des Conseils généraux de la Somme, puis de l’Aisne et de l’Oise, de mettre en place des chaufferies fonctionnant au bois dans les lycées et collèges, en remplacement des énergies fossiles.
De plus, une chaufferie dédiée à un collège ou un lycée peut être optimisée par son raccordement à un réseau de chaleur urbain, en capacité de desservir localement l’habitat collectif, les bâtiments publics, etc. La commune devient alors l’autorité compétente pour monter ce réseau de chaleur.
Si elle est une ressource importante en Picardie, la filière bois est encore insuffisamment développée, indique la Région. Celle-ci a lancé une étude sur l’intérêt économique, technique et territorial de la mise en place de réseaux de chaleur autour des 100 lycées picards. A termes, ce sont 55 projets qui devraient être concrétisés.
Un réseau de chaleur est déjà opérationnel à Montdidier ; la construction de ceux de Laon et de Beauvais ont démarré en mars dernier. Plusieurs autres seront en fonctionnement à l’horizon 2010-2011 (Breteuil-60, Creil-60…) ; parallèlement, 17 projets sont à l’étude. Les projets ont été rendus possibles grâce aux apports financiers des fonds européens, de l’Etat, de l’ADEME et du Conseil régional, par ailleurs pilote du dispositif sur l’ensemble du territoire.
Pour la Picardie, le potentiel de développement est important : la création des réseaux de chaleur et des chaufferies bois devrait permettre de générer 800 à 1 000 emplois dans les entreprises de la construction, alors que l’exploitation nécessitera entre 150 et 200 emplois par an. A titre indicatif, à terme, sur ces premiers projets, ce sont 80 à 100 millions d’euros d’investissement, 18 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel pour l’exploitation des réseaux de chaleur.
Cependant, les réseaux de chaleur nécessitent un approvisionnement en bio combustible au prix stable sur le long terme. La mobilisation de la ressource, le transport, la transformation et la distribution doivent être organisés. Ce n’était jusqu'à présent pas le cas en Picardie.
Le Conseil régional a donc mené un important travail de structuration et de sécurisation de la filière d’approvisionnement, avec les trois Départements de l’Aisne, l’Oise et la Somme, l’ADEME et tous les professionnels de la filière.
Ainsi le projet de SCIC Picardie énergie bois est-il né : cette Société coopérative d’intérêt collectif est particulièrement intéressante pour des projets répondant aux besoins collectifs d’un territoire et d’une filière d’activité donnée. Ainsi réunit-elle, au sein de son actionnariat, des collectivités, qui organisent la demande sur leur territoire, et les professionnels du bois, qui peuvent y répondre de façon organisée. Plus de 50 professionnels du bois sont ainsi représentés au sein de la SCIC.
L’Assemblée générale constitutive de Picardie énergie bois s'est déroulé mardi 16 juin.
 
INDE : La Mousson indienne menacée
source :   bulletins-electroniques.com
 
 http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59621.htm
 Selon un rapport de l'organisation écologique Greenpeace publié la veille
 de la journée mondiale de l'environnement, la mousson indienne serait
 considérablement affectée par les changements climatiques.
 
 
 
La stabilité et la prévisibilité de la mousson ont des impacts directs sur l'économie indienne, sa société, et son environnement.
 
Le rapport intitulé : "Monsoon Wager" est une compilation des connaissances actuelles concernant la mousson et conclue que les modifications climatiques actuelles pourraient affecter son intensité géographique et modifier sa saisonnalité. Ces modifications affecteraient de façon durable la vie de millions d'indiens. Bombay et Thane seraient les villes du Sud Asiatique les plus menacées par l'élévation du niveau des mers, les inondations et les tempêtes.
 
Les projections du Bureau Intergouvernemental des Etudes Climatiques suggèrent dans leur quatrième rapport que le réchauffement climatique sera supérieur à la moyenne mondiale en Asie du Sud. Les précipitations seront plus nombreuses et localement plus intenses.
 
On estime que les précipitations estivales seront de l'ordre de 20% plus importantes et qu'elles seront inégalement réparties en Inde.
Si les négociations actuelles restent en l'état, on estime que la température s'élèvera de 3°C d'ici la fin du siècle. Si cette tendance se confirmait, on estime que l'Asie du Sud comptera 125 millions de réfugiés climatiques.
 
REPUBLIQUE TCHEQUE : Retour des esturgeons "sterlets" dans les rivières tchèques
source :  bulletins-electroniques.com
 
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59638.htm
Les chercheurs de l'Institut de recherche en pisciculture et en hydrobiologie de l'Université
de Bohême du Sud à Vodnany ont procédé à un frai artificiel de sterlets, appelés également
esturgeons du Danube (Acipenser Ruthenus).
 
 
 
Ces esturgeons, parmi les plus petits de leur famille, sont menacés de disparition, notamment à cause du trop grand intérêt qui leur est porté pour le caviar. Les sterlets étaient auparavant très nombreux dans les rivières de Moravie du Sud, la Morava et la Dyje, qu'ils avaient rejoint en venant du Danube. La construction de barrages et la qualité médiocre des eaux avaient cependant raréfié la présence de cette espèce. La qualité de l'eau s'étant aujourd'hui améliorée, le sterlet pourrait de nouveau s'y installer et se reproduire.
 
En collaboration avec les pêcheurs de Pohorelice en Moravie, l'Institut de recherche de Vodnany tente donc de repeupler de sterlets les rivières moraves, grâce à la reproduction assistée. Pour obtenir les oeufs de poisson, les pêcheurs effectuent une incision d'une longueur de un à deux centimètres par laquelle ils percent l'oviducte et extraient manuellement les oeufs de l'esturgeon. Il s'agit d'une méthode peu blessante pour les poissons car les plaies cicatrisent facilement.
 
L'Institut de recherche de Vodnany se consacre aux poissons cartilagineux depuis la moitié des années 1990 et tente de les maintenir non seulement en République tchèque, mais également au Canada, au Japon, en Chine et en Iran. Etant l'un des rares Instituts au monde à maîtriser la technique de reproduction assistée des esturgeons, ils ont par exemple collaboré au repeuplement en esturgeons chinois dans la Rivière Jaune et au retour du poisson spatule dans la rivière Mississippi aux Etats-Unis.
 
Le 25/06/09
FRANCE : L'île d'Ouessant réduit sa facture énergétique
source :   Romandie
 
 Les mairies des îles d'Ouessant et de Molène, dans le Finistère,
 vont distribuer des ampoules basse consommation aux habitants
 et les aider à acquérir des équipements peu énergivores.
 
 
 
 
En juillet, les habitants des îles d'Ouessant et de Molène recevront des ampoules basse consommation et des économiseurs d'eau. Une aide de 60% leur sera également accordée pour l'achat d'un appareil de froid de classe A+. Une aide plafonnée à 300 euros.

Ce programme est financé par l'Ademe, EDF et les conseils régionaux et généraux. L'objectif est d'abaisser de 25% la demande de fioul nécessaire à la production d'électricité sur l'île.

Les deux îles n'étant pas raccordées au réseau national, elles produisent leur électricité par de petites centrales au fioul. Elles consomment annuellement quelque 2,3 millions de litres de combustible.

Le même programme est mené depuis 2007 sur l'île de Sein, pour atteindre une réduction de 15% de sa facture énergétique
 
AUSTRALIE : Quand la centrale thermique carbure au lignite sec 
source :  bulletins-electroniques.com
 
 Le lignite sec contient environ 70% moins d'eau que le lignite
 normalement utilisé dans les centrales thermiques.
 
 
 
 
 
Sa combustion permettrait d'obtenir une réduction substantielle des émissions de gaz carbonique par kWh produit. La conversion des centrales thermiques alimentées au lignite sec nécessitera des changements au niveau de la configuration des chaudières.

Un projet ayant pour objectif l'optimisation de la combustion du lignite sec dans des centrales conventionnelles est actuellement mené dans le contexte d'une collaboration entre le CSIRO, les compagnies TRUenergy, International Power Loy Yang B, Hazelwood, Loy Yang Power et l'université Monash. La conversion de chaudières actuellement en opération dans la centrale thermique de Yallourn, dans le Victoria, a été modélisée à l'aide d'un programme de simulations numériques d'écoulements de fluides (CFD-computational fluid dynamics). Un modèle réduit 1/20 de la chaudière modifiée a également été construit afin de vérifier les caractéristiques de la combustion prédites par le modèle numérique.
 
Le modèle numérique doit pouvoir reproduire précisément trois caractéristiques importantes de la combustion du lignite sec: le mouvement du charbon et du gaz dans la chaudière, la cinétique de la combustion et les mécanismes de transfert de chaleur. Les vitesses de flux prédites par la modélisation sont validées à partir des vitesses de flux mesurées à l'intérieur du modèle réduit. Le modèle numérique aidera les compagnies à reconfigurer leurs chaudières existantes et à optimiser les rendements obtenus avec la nouvelle configuration.
 
EUROPE : Jusqu'à 12% d'électricité solaire en Europe d'ici 2020
source :  en savoir +
 
L’énergie solaire photovoltaïque est prête à devenir une ressource majeure et concurrentielle sur le marché de l’électricité en Europe : c’est la conclusion de l’ambitieuse étude menée par l’EPIA (European Photovoltaic Industry Association) en collaboration avec A.T. Kearney, le cabinet-conseil en management stratégique.
 
 
 
 
Le rapport « SET For 2020 » explore les différents scénarios de déploiement possibles. Dans les conditions actuelles du marché, l’énergie photovoltaïque fournirait entre 4% et 6% des besoins de l’Europe en électricité à l’horizon 2020. Toutefois, si des conditions plus favorables étaient établies par les décideurs européens, les régulateurs et le secteur de l’énergie au sens large, l’électricité photovoltaïque pourrait satisfaire jusqu’à 12% de cette demande : une hausse considérable au regard de la part inférieure à 1% constatée aujourd’hui.
 
"Dès l’année prochaine, la production d’électricité photovoltaïque sera déjà compétitive dans une partie de l’Europe du Sud" précise le Dr. Winfried Hoffmann, Président de l’EPIA. "L’étude montre qu’avec le scénario des 12%, l’électricité photovoltaïque serait compétitive par rapport aux autres sources d’énergie pour 75% du marché européen de l’électricité d’ici 2020, sans subventions ou autres formes d’aides extérieures".
 
Basée sur un ensemble sans précédent de faits, de chiffres et d’analyses, l’étude démontre qu’en stimulant la part de l’énergie photovoltaïque, l’Europe et son tissu économique peuvent en tirer une source de bénéfices considérables. En matière d’énergies renouvelables, l’électricité photovoltaïque est en effet la technologie dont la croissance est la plus rapide. Et l’on s’attend à ce que ses coûts baissent plus vite que ceux des autres sources d’énergie.
 
"L’Europe doit désormais reconnaître le rôle important que l’électricité photovoltaïque peut jouer pour lui permettre d’atteindre ses objectifs de production d’énergies renouvelables", affirme Adel El Gammal, le Secrétaire Général de l’EPIA. « L’industrie photovoltaïque est résolument engagée à offrir l’accès à une technologie énergétique à la fois durable et compétitive à grande échelle. Nous en appelons aux décideurs politiques, aux régulateurs et aux acteurs du secteur de l’énergie pour que, dès aujourd’hui, ils soutiennent le déploiement du photovoltaïque".
 
BRESIL : Petropolis valorise ses eaux usées grâce aux enzymes 
source :  AFP/enerzine.com
 
Connue au Brésil sous le nom de "ville impériale", Petropolis se fait désormais
 connaître pour ses installations de biogaz, produit à partir du traitement des eaux usées de la ville.
 
 
 
 
 
C'est l'ONG OIA qui est à l'origine des 80 instalations actuellement en service. 80 bio-digesteurs, qui fonctionnent grâce à des enzymes organiques et des bactéries. Celles-ci traitent en trois étapes de fermentation les eaux usées de la population.

Le procédé permet de traiter les déchets tout en produisant du biogaz, mélange de méthane et de dioxyde de carbone qui peut être utilisé pour la cuisine et le chauffage. Le coût d'une telle installation est nettement inférieur à celui d'une station d'épuration conventionnelle : OIA indique qu'une unité représente un investissement compris entre 1 000 et 1 500 dollars, pour le traitement de 5 foyers. Deux unités permettent de produire suffisamment de biogaz pour assurer entièrement les besoins d'un foyer.

Actuellement, 20 000 personnes des quartiers les plus pauvres de la ville bénéficient de ce mode de traitement, et du biogaz pour le chauffage et la cuisine. Les boues restantes peuvent peuvent toujours être employées comme fertilisant.
 
Le 24/06/09
FRANCE : Le MIT met au point du béton résistant au temps
source :  MIT
   
 Les ingénieurs en génie civil du MIT développent actuellement
 un nouveau type de béton qui sera en mesure de durer plus de 15 000 ans.
 
 
 
 
 
Le béton demeure l'un des matériaux les plus utilisés au monde avec une production de plus de 20 milliards de tonnes, en augmentation de 5 % par an. L'adoption de ce nouveau matériau de construction à ultra-haute densité (UHD) aura d'énormes incidences sur l'environnement, compte tenu de ses propriétés. Il sera en effet plus léger, plus stable et moins émetteur de carbone dans l'atmosphère que l'ancienne génération.
Lorsqu’il est soumis à l’action d’une charge de longue durée, le béton se comporte comme un matériau visco-élastique. La déformation instantanée qu'il subit au moment de l’application de la charge est suivie d’une déformation lente ou différée qui se stabilise après quelques années. C’est ce que l’on appelle le fluage. Le fluage est pratiquement complet au bout de 3 ans. Au bout d’un mois, les 40 % de la déformation de fluage sont effectués et au bout de six mois, les 80%. Cette déformation varie surtout avec la contrainte moyenne permanente imposée au matériau.
Les chercheurs du MIT démontrent expérimentalement que le taux de fluage est logarithmique, ce qui signifie que le ralentissement du fluage augmente la longévité de manière exponentielle.
"Avec cette nouvelle compréhension du béton, on pourra produire des structures légères, élégantes et solides pour beaucoup moins de matières premières." précise Franz-Josef Ulm, l'un de ces concepteurs. Et d'ajouter "plus résistant que le béton actuel, les travaux de rénovation deviendront moins fréquents".
Ce projet de recherche a été financé en partie par le groupe Lafarge, le producteur français bien connu des matériaux de construction.
 
JAPON : Présentation à Yokohama d'un système de désalinisation de l'eau transportable sur un camion
source :   bulletins-electroniques.com
 
 La ville de Yokohama et l'association Minkatsu (Organisation pour la Promotion du Dynamisme Citoyen)
 ont présenté pour la première fois au public le 3 juin 2009 un dispositif de désalinisation
 et de purification de l'eau.
 
 
 
Le système permet de rendre potable de l'eau de mer ou de l'eau douce issue d'une rivière ou d'un lac.
Si le procédé de purification de l'eau est déjà connu, la particularité du système est qu'il fonctionne entièrement grâce à des énergies renouvelables : deux panneaux solaires et deux éoliennes assurent l'alimentation électrique de l'appareil. Le véhicule est également doté d'une batterie d'une autonomie de 24 heures. L'eau est au préalable purifiée par des ferments utilisés dans la fabrication des nattô (haricots fermentés très prisés des Japonais).
 
Cette technique a été mise au point par l'Université d'Osaka et la société Nippon Poly-Glu, fabricant de système de purification d'eau. Elle est 15 fois plus rapide que l'épuration à l'ozone. L'eau est ensuite filtrée par une membrane à osmose inverse (système de purification de l'eau par filtrage très fin). La forte pression nécessaire à la manipulation est obtenue par une pompe à piston rotatif.
 
A partir de 3 volumes d'eau de mer, on obtient un volume d'eau potable. Si on considère qu'une personne consomme 5 litres d'eau par jour, le système permet d'alimenter 3 500 personnes par jour. L'entreprise prévoit également de développer un dispositif similaire transportable par conteneur, qui pourrait avoir une capacité de traitement de 40.000 litres par jour (80.000 litres si le système n'est utilisé que pour purifier de l'eau douce, c'est-à-dire si l'étape d'osmose inverse n'est pas utilisée). Comme les deux-tiers d'eau restante, à forte salinité, n'ont subi aucun traitement chimique, on peut imaginer les réutiliser facilement (thalassothérapie, fabrication de la sauce soja, etc.).

MONDE : ASTROPHYSIQUE : Soleil: le mystère des taches manquantes
source :    nouvelobs.com
 
 L'accalmie inhabituelle de l'activité solaire observée depuis quelques mois
 serait liée au ralentissement d'un courant profond traversant l'étoile, selon une nouvelle étude.
 
 
 
 
 
Très calme, trop calme depuis plusieurs mois, le Soleil serait sur le point de redémarrer un nouveau cycle. Voilà de long mois que le Soleil offre un visage sans tache, signe d’une période de grande accalmie. Attendue dans le cadre des hauts et des bas du cycle solaire, ce minimum a cependant duré plus longtemps que prévu et intrigue les physiciens. Cela serait dû à la circulation plus lente d’un courant magnétique profond, selon une nouvelle étude.
 
D’une période moyenne de 11 ans, les cycles solaires se caractérisent par des périodes d’intense activité qui se traduisent, à la surface de l’étoile, par un nombre important de taches sombres, zones de l’atmosphère solaire où le champ magnétique est très fort et la température moins élevée.
 
En 2008, 266 jours sans tache solaire ont été relevés, un record inégalé depuis près de 100 ans. Et l’année 2009 a aussi commencé dans le plus grand calme, contrairement aux prévisions. Le cycle solaire aurait en fait duré plus longtemps, 13 ans au lieu de 11, selon les chercheurs de l’Observatoire solaire national (NSO) de Tucson, en Arizona (États-Unis).
 
Rachel Howe et Franck Hill se basent sur plusieurs années d’observation de la rotation différentielle du Soleil pour affirmer qu’une sorte de courant magnétique se déplaçant d’est en ouest à environ 1.500 km sous la surface a été plus lent que d’habitude.
 
Ce courant prend naissance près du pôle tous les 11 ans, expliquent les chercheurs du NSO et migrent vers l’équateur où leur arrivée est associée à l’apparition de taches sombres. Or ce courant a mis trois ans à parcourir une distance qu’il met généralement deux ans à couvrir, selon Howe et Hill, qui ont présenté ces résultats il y a quelques jours lors d’une conférence de la Société américaine d’astronomie (AAS).
 
Pour leur étude, ils ont utilisé les données d’un réseau d’observation terrestre, GONG, et du satellite SOHO. Ces deux instruments d’héliosismologie permettent d’étudier les mouvements internes du Soleil d’après leurs manifestations en surface.
 
De nouvelles taches solaires sont en train d’apparaître, ajoutent les chercheurs, signe qu’un nouveau cycle démarre.
 
HONGRIE : Des moineaux innovants
source :  bulletins-electroniques.com
 
 Lorsqu'ils se retrouvent en groupe, les moineaux présentent un taux de réussite
 et une vitesse d'exécution accrue dans la résolution des problèmes.
 
 
 
 
Telles sont les conclusions des chercheurs de l'Université d'Ouest-Hongrie qui ont publier leurs résultats dans la revue de l'Académie Américaine des Sciences.
 
Partant de l'idée qu'au sein d'un groupe, il existe une chance accrue de trouver des individus à l'esprit novateur et que par conséquent les autres membres du groupe ont de bonnes chances de profiter de l'esprit de leur camarade, les chercheurs ont mis en place différents groupes de 2 à 6 individus pris sur différentes populations de moineaux sauvages.
 
 Ils les ont habitués à utiliser un système d'alimentation bien défini avant de les placer dans un environnement où plusieurs de ces systèmes étaient disponibles, la difficulté provenant du fait que les orifices de ces systèmes avaient été obturés par un cache transparent.
 
Au cours des tests, les groupes les plus volumineux ont non seulement écarté le premier cache transparent 11 fois plus vite que les groupes les plus petits, mais ils en ont écarté 4 fois plus. Par conséquent, les individus des groupes les plus grands ont accédé 7 fois plus vite à leur première alimentation de la journée.
 
Les groupes plus volumineux ont donc résolu les problèmes avec une efficacité accrue non-proportionnelle à leur taille, phénomène qui peut s'observer également chez des sujets humains. De plus, il a également été conclu que les moineaux urbains présentent une capacité de résolution plus importante que leurs confrères ruraux, ce qui permet d'émettre l'hypothèse selon laquelle la vie en groupe présente des avantages accrus dans des environnements complexes et changeant rapidement.
 
Le 23/06/09
FRANCE : Des ombrières photovoltaïques pour les parkings publics  
source :    SolarQuest
 
SolarQuest en partenariat avec le Centre des Arts et Métiers ParisTech propose d’équiper les parkings collectifs avec des ombrières photovoltaïques qui protègent les véhicules en stationnement et récupèrent l’Energie solaire.
 
 
 
 
 
ous le nom de SunTree®, le prototype en construction sur le site du Centre d’Aix en Provence sera dévoilé le 24 juin **.
Ce projet a permis à des élèves ingénieurs d’appliquer des méthodes et des concepts vus en cours.
 
"Nous souhaitions avant tout créer des structures assimilées à du design urbain, car, pour nous", résume Emmanuel Mannoni, DG de SolarQuest, "il est incompatible de produire une énergie propre, sans développer une approche esthétique durable. SolarQuest a engagé une démarche architecturale adaptée à de nombreuses situations. En France, la majorité des parkings ne sont pas abrités (parkings des centres commerciaux, des gares et des aéroports, des collectivités et zones d’activité). Nous visons une démarche industrielle pour la fabrication du SunTree®. Nous avons choisi le centre Arts et Métiers ParisTech pour sa compétence reconnue en termes d’industrialisation et de prototypage. Nous avons décidé de lui confier le développement de la phase industrielle de ce projet" ajoute-t-il.

SolarQuest a déjà lancé l'offre Abrisolaire®, un abri voiture photovoltaïque destiné aux particuliers. Ce dernier a été conçu en bois Douglas issu de forêts gérées durablement, dont le toit est constitué de panneaux photovoltaïques destinés à produire de l’électricité.

L'Abrisolaire® se présente sous la forme d'une structure recouverte par un toit une pente de 5%, destinée à permettre l’écoulement des eaux de pluie. Il permet d'abriter 2 véhicules du soleil en été et du givre en hiver.
 
D'après SolarQuest, "le temps de retour sur investissement varie de 6 ans à 10 ans maximum". Ainsi, un Abrisolaire® 2900 Wc est en mesure de génèrer un revenu annuel net garanti plus ou moins proche de 2 000 euros par an pendant au moins 20 ans.
 
BRESIL : AMAZONIE : Déforestation: des dégâts à long terme pour une prospérité éphémère
source :nouvelobs.com
 

Couper la forêt vierge pour améliorer le niveau de vie des populations vivant au bord de la forêt amazonienne au Brésil est une stratégie de court terme.
 
 
 
 
La période de prospérité qui accompagne l’avancée de la ‘frontière’ est suivie par une période de déclin et un retour au point de départ pour les habitants de la région, expliquent Ana Rodrigues et ses collègues dans la revue Science publiée aujourd’hui.
 
Récemment, la demande accrue de maïs et de soja a accéléré la déforestation de la forêt amazonienne au Brésil. Ainsi, d'août 2007 à juillet 2008 près de 12.000 km2 ont été détruits, soit 4 fois plus que l'année précédente. Depuis l’an 2000, cette forêt primaire a perdu 155.000 km2, rappelle Ana Rodrigues (Cefe CNRS, France/ Université de Cambridge, GB / Institut supérieur technique de Lisbonne, Portugal).
 
Utilisant l’indicateur de développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), les chercheurs ont comparé le bien-être des populations de 286 communes vivant autour du bassin amazonien, avant et après la déforestation. Cette région du Brésil est l’une des plus pauvres et des moins développées du pays : cultiver la terre ou élever du bétail en gagnant sur la forêt est donc parfois considéré comme un moyen de développement pour ces populations.
 
De fait, au moment où la forêt est entamée, lorsque la frontière avec le monde vierge avance sous l’action de l’homme, l’IDH des habitants s’améliore et rejoint la moyenne nationale. L’arrivée de migrants, dont certains ont accès à des ressources financières importantes, ne suffit pas à expliquer ce boom, selon les chercheurs. C’est bien l’exploitation de la forêt qui fournit des richesses supplémentaires.
 
Cependant ce boom est transitoire et retombe lorsque la frontière se fige de nouveau. Au cours de l’après-déforestation l’IDH revient à son point initial, montre l’étude. Ce déclin est lié à l’épuisement des ressources naturelles (le bois) tirées de la forêt, ainsi qu’à l’épuisement des sols dégradés par l’élevage, analysent les chercheurs. Depuis les années 90, 75% des surfaces prises sur la forêt amazonienne ont été transformées en pâture et un tiers de ces pâtures a été abandonné.
 
Le nouveau dispositif liant la lutte contre l’effet de serre à la protection des forêts, mis en place dans le cadre des négociations internationales sur le climat, devrait aider les Etats à limiter ce gâchis. La Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation de la forêt (REDD) prévoit de rémunérer les pays qui préservent leurs forêts, sachant que sa destruction contribue pour une part importante (plus de 15%) aux émissions de gaz à effet de serre.
 
AUSTRALIE : Feu vert pour un parc de 600 éoliennes en Australie 
source :  BBC/enerzine.com
 
Le projet de construction du plus grand parc éolien d'Australie a reçu l'approbation des autorités locales. Située près de Broken Hill en Nouvelle-Galles du Sud.
 
 
 
 
l'installation comprendra 600 éoliennes réparties sur une superficie de 32 000 hectares.

"L'ensemble va fournir assez d'électricité pour 4,5% de la Nouvelle-Galles du Sud, suffisamment pour alimenter 430 000 foyers" a indiqué Donna Bolton, gestionnaire du projet pour le compte de Silverton Wind Farm.
 
D'une capacité de 1000 MW, la première phase de construction comprendra l'installation de 282 éoliennes. Pleinement opérationnelle, ce projet permettra d'économiser annuellement plus de 3 millions de tonnes de gaz à effet de serre.
 
L'Australie demeure l'un des plus gros pollueurs au monde par habitant à cause notamment de l'utilisation intensive du charbon comme source d'énergie. C'est pourquoi, le pays souhaite recourir davantage aux énergies renouvelables et atteindre le taux de 20% d'ici 2020.
 
USA : Croissance forte des emplois 'verts' aux Etats-Unis
source : ew Charitable Trust/enerzine.com
 
Les emplois 'verts' ont connu une forte expansion aux Etats-Unis au cours de la dernière décennie.
 
 
 
 
 
 
Entre 1998 et 2007, le nombre d'emplois dans le secteur de l'environnement et des énergies alternatives a progressé de 9,1% par an, et concernait environ 777 000 emplois. C'est en Californie que l'on trouve le plus d'emplois 'verts', avec 124 000 emplois en 2007, suivie par le Texas avec 56 000 personnes.

En comparaison, le secteur des carburants fossiles pèse 1,27 million de travailleurs.

Cette croissance est 1,5 fois plus rapide que dans les autres secteurs d'activité. Toutefois, ces "green-collar workers" ne représentent que 0,5% des emplois américains. Part qui devrait progresser avec le soutien financier au secteur, provenant des secteurs privé et public. Environ 80 % des capitaux risques investis en 2008 étaient destinés aux "cleantech", technologies de l'énergie propre et de l'efficacité énergétique.

Ces chiffres sont issus d'une étude de Pew Charitable Trust, qui admet ne pas avoir suffisamment de données sur les années 2008 et 2009. 'Le secteur des technologies propres n'était pas immunisé contre les pertes d'emplois, mais selon les experts, nous ne pensons pas que le secteur ait été aussi fortement touché. Nous ne pouvons pas être certains tant que les chiffres ne sont pas connus", explique Lori Grange. Elle estime que la demande croissante, les investissements de capitaux, les mesures de relance et les réformes fédérales devraient permettre à ces emplois de résister à la crise.
Le 22/06/09
FRANCE : Windeo lance son offre de petit éolien
source : enerzine.com/http://www.windeo-planet.com/index.php
 
 Windeo part à la conquête du petit éolien en France,
 en proposant à destination des particuliers, des PME-PMI
 et des collectivités locales, une offre de nouvelle génération de petites éoliennes.
 
 
 
 
 
 60% des Français sont favorables aux éoliennes en ville (Source : étude Ifop pour windeo, Le petit éolien et les Français, juin 2009).
 
 Le potentiel du marché Français s’élève à 250 000 éoliennes, où l’on recense en France, 750 000 maisons possédant un terrain de plus de 1000 m2, et 500.000 exploitations agricoles.
 
 De plus, près d’un million d’emplacements potentiels se trouvent sur les ZAC, sièges sociaux et parkings d’entreprises soit plus de 2.000.000 d’emplacements disponibles pour le petit éolien.

L'offre de windeo se compose d'éoliennes clés en main (installation, financement et assurances) mariant efficacité et esthétisme (Philippe Starck).
 
France : Plus de 3 000 m2 de panneaux solaires en centre ville de Paris
source :  semaest ville de Paris
 
 La ZAC Pajol située dans le XVIIIe arrondissement de Paris
 est en passe de devenir l'un des éco-quartiers les plus exemplaires
 en matière de développement durable.
 
 
 
 
En effet, "économies d’énergie, gestion et tri des déchets, économie et gestion de l’eau, projet social", sont au coeur du développement durable appliqué à la ZAC Pajol et dont l'aménagement a été confié à la SEMAEST (Société d'économie mixte de la Ville de Paris).
 
En matière de production d'énergie, une centrale solaire d'une puissance de 450 kWc et couvrant 3 500 m2 de toits (La Halle, gymnase) devrait voir le jour, d'ici 2013. La Ville de Paris aura le privilège de choisir l'opérateur qui financera et installera la plus importante centrale solaire photovoltaïque de centre ville en France.
 
L'opérateur sélectionné aura le droit de revendre au réseau, l'électricité produite à un tarif préférentiel.

Par ailleurs, tous les bâtiments seront THPE (Très Haute Performance Energétique) ou à énergie positive (Halle RT2005-70%). Il y aura également une utilisation du réseau de chaleur urbaine parisien (60 % d'énergie propre en 2010). Et enfin, 500 m² de panneaux solaires thermiques seront installés à la Halle et au collège.
 
 
USA : Ouverture des négociations pour un EPR en Ohio
source : Areva/enerzine.com
 
 Areva est entré en négociations avec les américains Duke Energy et
 UniStar nuclear Energy en vue de développer un réacteur EPR dans l'Ohio.
 
 
 
 
 
Les négociations exclusives dureront dix-huit mois. Areva y coordonnera les analyses techniques en vue de préparer les documents nécessaires à la demande de permis de construire, puis de licence, du réacteur qui seront examinées par l'Autorité de Sûreté américaine (la Nuclear Regulatory Commission/NRC).

De son côté, Unistar apportera ses services et son expertise dans le processus de pré-certification. Unistar a également exprimé son intérêt pour prendre ultérieurement une participation dans la future centrale nucléaire de Piketon.

"Le réacteur EPR est à même de fournir à plus d'un million de foyers une électricité fiable sans émission de gaz à effet de serre. Il est une réponse aux besoins croissants des Etats-Unis en électricité et à leurs souhaits de diminuer leurs émissions de carbone", a déclaré Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'AREVA.

Le parc de près de 1 500 hectares sur lequel sera implantée cette centrale nucléaire, se situe sur un site du Ministère de l'Energie (DOE), à Piketon, dans l'Ohio.

Le réacteur U.S. EPR est en cours de certification aux Etats-Unis. Cinq électriciens américains (Constellation, PPL, Ameren, Amarillo Power et AEHI) ont déjà choisi cette technologie pour leurs futurs projets de construction, indique Areva.
 
Areva et Duke Energy sont déjà associés depuis septembre 2008, dans la société commune ADAGE, pour le développement d'une flotte standardisée de centrales biomasse aux Etats-Unis pour laquelle le groupe français assurera la conception et la construction de chaque unité tandis que Duke en assurera l'exploitation.
 
AUSTRALIE : SWITCH, la nouvelle automobile hybride
source : bulletins-electroniques.com
 
 SWITCH, la première automobile australienne hybride capable
 de restituer de l'énergie au réseau a été développée à l'Université de Technologie de Sydney.
 
 
 
 
Il s'agit du modèle Toyota Prius modifié qui a la capacité de fournir de l'énergie au réseau électrique pendant les pics de consommation, et de se charger à partir de sources d'énergie renouvelables pendant les périodes de production d'énergie.
 
Le véhicule, qui est au stade du prototype, produirait environ 2,8 tonnes de dioxyde de carbone de moins que les voitures roulant à l'essence tout en étant environ trois fois plus économique, avec une coût équivalent par litre de 40 cents australiens (environ 24 centimes d'euros) au lieu d'environ 1.20 dollar australien (environ 72 centimes d'euros).
 
 
Le 19/06/09
FRANCE : 2 turbines à gaz pour la centrale au fioul de Martigues
source :  EDF,DDJ
 
 Dans le cadre de son programme de modernisation de son parc thermique à flamme,
 EDF vient d'achever l'installation de la première turbine à cycle combiné gaz au sein
 de la centrale au fioul de Martigues.
 
 
 
 
L'installation de la turbine CCG a été achevée la semaine dernière, à l'issue de douze mois de travaux. Selon EDF, elle offrira une réduction substancielle des émissions de dioxyde de carbone et d'oxyde d'azote, et la suppression totale des émissions de dioxyde de soufre.

Cette rénovation s'inscrit dans un plan plus large d'investissements lancé en 2007 par EDF. Près de 2000 MW de nouvelles capacités de production thermique à flamme vont être implantées d'ici 2012 :  trois turbines à combustion (TAC) en Ile-de-France, un cycle combiné gaz (CCG) à Blénod-lès-Pont-à-Mousson et deux CCG d'une puissance totale de 930 MW à Martigues.

Cette dernière affichait jusqu'alors une puissance de 750 MW. Une amélioration des rendements de 35 à 56%, qui sera achevée en 2012 avec la mise en service de la deuxième turbine.

Le projet représente un investissement de 400 millions d'euros.
 
GRANDE-BRETAGNE : Papillons cherchent fourmis-sitters
source :  nouvelobs.com
 
 En Angleterre, les amateurs de papillons peuvent de nouveau admirer
 les ailes bleues de l’azuré du serpolet, qui avait disparu. Ce programme de sauvetage
 n’aurait pas réussi sans les fourmis
 
 
 
 
L’équipe de Jeremy Thomas, de l’Université britannique d’Oxford, a réussi un exploit écologique. Grâce à plus de vingt ans de travail ces chercheurs ont réussi à réintroduire en Angleterre une espèce de papillon aux ailes bleues disparue depuis 1979 : l’azuré du serpolet.
Le nombre de colonies de Maculinea arion avait progressivement diminué jusqu’à ce que cette espèce très localisée s’éteigne complètement, en moins de 30 ans.
Thomas et ses collègues ont réussi à établir un lien entre la diminution forte du nombre d’œufs d’azuré constatée entre 1972 et 1977, une maladie qui avait décimée la population de lapins sauvages, et la faible exploitation des terrains par les éleveurs. Le point commun entre ces trois données: la modification du milieu herbacé. Pour un être humain cela peut paraître anecdotique, pour ce papillon cela c’est avéré dramatique.
Chenilles nourries par les fourmis
Pendant l’été, les femelles déposent leurs œufs uniquement sur des fleurs de thym sauvage. Après l’éclosion, les chenilles tombent sur le sol. Elles enclenchent alors un mécanisme de survie un peu particulier. En émettant des signaux chimiques inconnus, elles attirent des fourmis et se font passer pour leurs œufs. Rapportées à la nurserie de la fourmilière, les chenilles sont alors nourries et protégées pendant 10 mois.
Durant toute cette période, elles fournissent à leurs hôtes des sécrétions sucrées particulièrement appréciées par la colonie. Dés le début du mois de juin, elles se transforment en chrysalide juste devant l’entrée du tunnel. Deux semaines plus tard, les papillons adultes peuvent s’envoler sans difficultés. Ce système de symbiose a longtemps intéressé les chercheurs. Chacune des trois espèces de Maculinea repose sur une plante et une espèce de fourmi particulière.
Avec une herbe trop haute ou trop basse, les colonies de fourmis ne pouvaient plus survivre, expliquent les chercheurs, qui publient leurs travaux cette semaine dans la revue Science. Elles ont fuit le milieu trop froid et trop humide, abandonnant les chenilles tombées à leur sort.
Réhabiliter tout un écosystème
Pour sauvegarder l’azurée, le réintroduire les papillons ne suffit pas. Il faut restaurer le milieu humide, indispensable à la plante, et les conditions de vie des fourmis. En Angleterre, suite à cette étude, les chercheurs ont relâché des espèces animales herbivores puis, après un certain temps, des lepidoptères adultes, importés de Suède en 1983. En 2008, les papillons occupaient 30% des espaces naturels qu’ils colonisaient en 1950.
Par ailleurs, restaurer l’habitat de ce papillon et réussir sa réintégration a profité à l’ensemble de la biodiversité locale puisque d’autres espèces d’oiseaux, d’insectes et de papillons ont vu leur population augmenter.
En France, dans le marais de Lavoure, classé réserve naturelle, un protocole très précis a été établi. En identifiant les besoins de chacune des fourmis hôtes des azurés du serpolet, les responsables de la réserve ont établis des séries de fauches particulières permettant au système de retrouver son équilibre. Cet exemple de restauration d’une niche humide devrait être rapidement applicable à d’autres programmes de sauvegarde.
 
EUROPE : Désertec : un projet solaire de 400 milliards d'euros
source : lexpansion.com
 
 Une vingtaine de multinationales, surtout allemandes, veulent rapidement
 poser les jalons de la production et de la livraison
 
 
 
 
Sur le papier, le concept de Désertec est simple. Il s'agit de produire de l'électricité issue du solaire là où il y a du soleil à foison et ensuite l'exporter vers le Maghreb et l'Europe. Un réseau de supercentrales solaires (paraboles solaires et non panneaux photovoltaïques) serait implanté dans les pays de la ceinture saharienne.
Le courant produit serait ensuite transporté par des lignes à haute tension posées au fond de la Méditerranée.
Les experts du projet Désertec ont calculé qu'une surface de 300 km2 couverte de paraboles solaires, c'est-à-dire un timbre poste sur le globe terrestre, suffirait théoriquement à couvrir les besoins énergétiques mondiaux. Dans le cas de Désertec, il s'agirait de couvrir jusqu'à 15% des besoins de l'Europe à partir de 2025.

Torsten Jeworrek, membre de la direction du réassureur allemand Münchener Rück, n'est pas précisément un rêveur, mais il croit fermement à Désertec : « Ce n'est plus une vision lointaine, c'est technologiquement séduisant et en plus, réalisable. Nous voulons créer une initiative qui présentera des plans concrets de mise en oeuvre d'ici deux à trois ans », a-t-il annoncé à la presse allemande. Il a confirmé que la réunion de fondation d'un consortium, sous la houlette de Münchener Rück, voué à ce projet aura lieu le 13 juillet prochain.
La liste complète des participants est encore tenue secrète. Mais l'on sait que la Deutsche Bank, Siemens, Schott-Solar mais aussi des entreprises espagnoles et italiennes ainsi que des représentants de la Ligue arabe et du gouvernement allemand devraient être de la partie.
Le projet Désertec, soutenu par le privé mais fortement encouragé par le gouvernement allemand, est à l'origine une idée lancée par le club de Rome, un groupe de réflexion sur l'environnement qui réuni des scientifiques, des industriels et des fonctionnaires de 53 pays.
 Elle s'inscrit dans l'initiative de Coopération Transméditerranéenne pour l'Énergie Renouvelable (TREC), un réseau de scientifiques et d'experts également soutenu par le Club de Rome. TREC produit des études portant sur la sécurité énergétique de l'Europe, du Maghreb et du Proche-Orient.
Enfin, TREC et Désertec, déjà en pourparlers avec des pays comme l'Algérie, la Tunisie, le Maroc ou la Jordanie, collaborent avec le projet de « Plan Solaire Méditerranéen », projet phare de l'Union pour la Méditerranée, qui envisage, entre autres, de développer « des capacités additionnelles d'électricité bas carbone, et notamment solaire », pour une puissance totale de 20 mégawatts sur le poutour méditerranéen.
Ce gigantesque projet ne manque bien sûr pas de contradicteurs dotés de solides arguments. Pour une fois, les obstacles les plus importants semblent être avant tout d'ordre économique et politique plus que technique. En effet, les technologies nécessaires existent et fonctionnent déjà.
En revanche, la construction d'un réseau d'approvisionnement traversant la Méditerranée et s'étendant sur au moins 2000 kilomètres demanderait près de 200 milliards d'euros d'investissements. L'ensemble du projet pouvant, selon les experts, monter jusqu'à 400 milliards d'euros sur plusieurs décennies.
Par ailleurs, même si il devrait être plus facile pour l'Union européenne de régler un conflit d'intérêt avec l'Algérie qu'avec la Russie, certains s'interrogent sur un projet qui, au bout du compte, ne diminue pas la dépendance énergétique de l'Union Européenne.
Pour sa part, Hermann Scheer, député social-démocrate qui soutient activement le développement des énergies renouvelables, ne condamne pas le projet Désertec. Mais il estime que c'est encore un « projet futuriste plein d'incertitudes » qui demandera « une très longue phase de mise en route ».
 
JAPON : La guerre des voitures hybrides s'intensifie
source : lefigaro.fr
 
 La nouvelle Toyota Prius, lancée ce week-end en France,
 doit défendre son rang face à la Honda Insight.
 
 
 
 
Portées par la déferlante verte, les ventes de modèles hybrides décollent. Au Japon, la nouvelle Prius, lancée à la mi-mai, s'est classée en tête des immatriculations le mois dernier avec 11 000 exemplaires. Sa rivale, la Honda Insight (8 200), est arrivée en troisième position. En avril, ce modèle avait été la première voiture hybride - c'est-à-dire fonctionnant avec un moteur thermique et un autre électrique - à occuper la première marche du podium.
Au vu de ce démarrage fulgurant, Toyota vise 400 000 ventes en année pleine pour son modèle vedette.
Pour l'instant, le numéro deux japonais, Honda, n'a pas revu à la hausse sa prévision : 200 000 Insight par an. Après le Japon et les États-Unis, les deux concurrents vont à présent se mesurer en Europe. Deux mois après l'Insight, la Prius arrive ce week-end en France chez les concessionnaires.
Pour la première fois cette année, la Prius, pionnière en 1997 et longtemps reine incontestée de sa catégorie, a donc face à elle un adversaire de poids. Même si la technologie de Toyota est, selon les experts, plus perfectionnée que celle de Honda - contrairement à la Prius, l'Insight ne peut pas rouler uniquement avec son moteur électrique -, la bataille commerciale est d'ores et déjà féroce. Proposée à moins de 20 000 euros en Europe, l'Insight a obligé Toyota à baisser le prix de sa Prius, qui reste toutefois plus onéreuse. En France, elle est vendue 25 690 euros (hors bonus écologique de 2 000 euros).
Hausse des volumes
Les ambitions de Toyota en Europe sont élevées, puisque le géant nippon veut augmenter de 50 % ses volumes de Prius, pour les porter à 60 000 immatriculations. Des objectifs toutefois plus modestes qu'aux États-Unis et au Japon, où cette technologie n'est pas concurrencée par les moteurs Diesel, qui permettent d'importantes économies de carburant.
Longtemps confidentielles, les ventes d'hybrides de Toyota ont atteint 430 000 véhicules en 2008, soit près de 5 % du total de ses ventes. À l'avenir, cette proportion va encore augmenter : Toyota compte vendre un million d'hybrides par an à partir du début des années 2010. En 2020, toute sa gamme sera équipée de cette technologie (contre douze modèles actuellement).
Prius restera toutefois «le symbole de nos efforts dans la technologie hybride», précise Takeshi Uchiyamada, vice-président de la production. Prius deviendra pour cela une marque qui englobera plusieurs modèles.
«Ne vous inquiétez pas pour nous, la Prius est rentable, depuis la fin de la première génération en 2003», poursuit-il. Il n'empêche, avec des coûts de revient supérieurs d'environ 5 000 à 6 000 euros à ceux d'un véhicule classique, selon le cabinet Roland Berger, ce modèle dégage, pour l'heure, des marges forcément réduites.
Comme la plupart de ses concurrents, qui fourbissent leurs armes, Toyota ne mise pas uniquement sur l'hybride. Il commercialisera en leasing 500 hybrides rechargeables - de façon à augmenter l'autonomie du moteur électrique - à la fin de l'année. Le constructeur prévoit aussi la sortie d'un petit modèle 100 % électrique en 2012, pour un usage strictement urbain.
Dans un contexte d'incitations gouvernementales à l'achat de véhicules propres et d'augmentation à long terme des prix du pétrole, il pourrait se vendre, selon le cabinet Roland Berger, 3,8 millions de voitures hybrides et 800 000 véhicules électriques par an en Europe de l'Ouest en 2020.
 
 
Le 18/06/09
FRANCE : Les "clean tech" en plein boom
source : lemonde.fr
 
 A l’occasion de la deuxième édition de la Transatlantic Green Platform,
 qui s’est déroulée le 4 juin à La Baule, 28 start-up ont présenté leurs technologies propres.
 
 
 
 
 
Un secteur en plein boom : au total, la valeur de ces "clean tech", est passée de 506 millions de dollars en 2001 à presque 8,5 milliards en 2008.
Faire du froid avec du chaud ou encore du carburant avec des ordures : les scientifiques et ingénieurs ne manquent pas d’idées. En parallèle de la 7e Conférence mondiale d’investissement, qui a réuni politiques, chefs d’entreprise et décideurs économique, les petites boites vertes étaient de sortie.
C’est le cas de Valorhiz, jeune pousse montpelliéraine qui a créé un logiciel pour faire revivre les sols les plus abîmés ou pollués mais aussi accompagner les cultivateurs vers une agriculture durable. "C’est un évènement important pour voir ce que font les entreprises, rencontrer des partenaires, mais surtout rechercher des fonds. Nous avons besoin d’un million d’euros pour renforcer nos équipes et de développer notre commercialisation", explique Jean-Philippe Arié, chargé des partenariats.
Qui veut donner ses millions ?
Car, en plus de tenter de remporter l’un des six prix décernés, les clean tech venaient surtout chercher des financements. Bilan ? "Les technologies sont bonnes et certaines solutions ont un grand potentiel de marché, commente Katharina Krell, directrice du réseau Greenovate ! Europe, qui soutient l’innovation verte. Par contre, ce n’était pas toujours sûr qu’il y ait une vraie proposition de business pour un investisseur."

Et au petit jeu de la séduction, ce sont les Américains qui se sont montré les plus convaincants selon elle : "Comme l’année dernière, j’ai eu l’impression que les européens avaient des technologies plus sophistiquées mais que la forme était meilleure chez les Américains". La chose a son importance, car le tout n’est pas d’avoir une bonne idée, encore faut-il trouver un soutien, surtout en période de crise économique.
Deux de ses coups de coeur sont pourtant des projets européens. "J’aime bien le concept de golf écologique (présenté par l’entreprise autrichienne ATB Becker). C’est une activité très intense du point de vue énergétique et de la demande en eau. J’ai vu un parcours construit aux Emirats Arabes Unis qui faisait appel à un architecte superstar mais sans aucune mesure pour limiter son impact. D’une manière générale, il faut introduire le vert dans tout le secteur du tourisme", assure-t-elle.
Un peu de sérieux
Moins excitant mais plus efficace, le fluide réfrigérant écologique de l’entreprise britannique Earthcare Products. Une directive européenne impose en effet aux constructeurs automobiles d’utiliser des gaz moins polluants. "C’est un marché énorme, très polluant, contraint par une réglementation de changer ses comportements et qui n’avait pour l’instant pas eu de solution convaincante", analyse Katharina Krell. On est bien loin des inventions miracles qui font rêver. Même chose en ce qui concerne les perspectives d’avenir qu’elle envisage pour les clean tech. "Je pense que la prochaine étape sera de "verdoyer" les processus industriels en terme d’efficacité des ressources, de limitation des déchets etc."

Mais il faudra aussi se tourner vers les deux parents pauvres des clean tech : l’eau et l’agriculture. C’est ce qu’à tenu à souligner Jean-Pascal Tranié, qui dirigeait les présentations : "en valeur des entreprises, le secteur de l’eau ne représente que 1,8% alors que c’est un domaine qui requiert notre attention." A côté de cela le solaire représente 40% des investissements , les biocarburants et les transports 20% à eux deux. D’ailleurs, quatre des six technologies primées utilisent l’énergie du soleil.
 
CHINE : La Chine, futur champion de la voiture verte
source :   planete-terre.fr
 
 Selon une étude du cabinet allemand Roland Berger, l’ambition de la Chine
 de vendre 15% de véhicules hybrides et électriques à l’intérieur de ses frontières
 d’ici 2020 serait réaliste. Entretien avec Wolfgang Bernhart, associé du groupe.
 
 
 
 
Où en est la Chine en matière de développement de véhicules hybrides et électriques ?

Sur l’ensemble des constructeurs chinois, BYD a dépassé le stade du prototype avec sa F3e entièrement électrique, et Tianjin Qingyuan a déjà exporté son modèle "Happy Messenger" 100% électrique aux États-Unis, qu’elle fabrique à faible volume.
 
En général, je ne dirais pas que la Chine est particulièrement en avance par rapport à d’autres pays. Mais sur le plan du développement des batteries, elle est très bien positionnée par rapport aux marchés occidentaux, sans parler du Japon et de la Corée, et elle a une bonne expérience sur les moteurs synchrones à aimants permanents.
 
Globalement, on peut donc dire qu’elle possède des bases solides sur le plan technologique pour participer à la compétition internationale, dans la mesure où tous les pays en sont plus ou moins au même point. Ce n’est pas le cas des technologies de transmission conventionnelles sur lesquelles les Européens ont au moins 10 ans d’avance.

Quels défis devront encore relever les constructeurs chinois ?

Les défis se situent moins sur la partie électrique que sur la partie conventionnelle. Les constructeurs chinois devront certes arriver à intégrer tous les composants électriques mais ils devront surtout rendre le véhicule fiable du point de vue de la sécurité. Les autres défis sont similaires à ceux qui attendent les constructeurs occidentaux, à savoir comment organiser et agencer les composants électriques, comment produire des batteries à échelle industrielle.
 
 Pour l’instant, il est difficile de dire quels constructeurs sont les plus susceptibles de s’imposer tant que nous sommes encore dans une période de percée technologique. A l’heure actuelle, tous les équipementiers chinois commencent à investir dans les véhicules électriques, comme par exemple le groupe Chang’an ou BYD, qui possédait déjà l’expérience des batteries de téléphones portables. Tous ont pour ambition de lancer un véhicule électrique ou hybride d’ici un à deux ans, et ils ont déjà 6 ans d’expérience dans la recherche de prototypes.

Qu’est-ce qui vous fait dire que la Chine réussira à s’imposer à l’avenir dans ce secteur ?

Les objectifs de la Chine de devenir numéro 1 dans les véhicules à énergie alternative sont tout à fait plausibles pour au moins trois raisons. D’abord, comme je le disais, les pays occidentaux ne sont pas si avancés dans ce domaine, ce qui laisse beaucoup plus de marge de manœuvre à la Chine. Ensuite, elle possède une solide expertise en matière de fabrication de batteries et a l’avantage de posséder des ressources importantes et peu chères en carbonate de lithium, nécessaire pour la fabrication de ces mêmes batteries, ou encore en néodyme. Les coûts de production et de main d’œuvre sont également beaucoup moins élevés que dans d’autres pays, ce qui permet de diminuer de 30% le prix des batteries lithium-ion.
 
 Enfin, le gouvernement investit massivement pour développer la recherche. Jusqu’en 2012, il prévoit de consacrer 1 milliard d’€ pour la recherche sur les véhicules à énergie alternative et 2 milliards d’€ pour le lancement de modèles. A titre de comparaison, la France investit 40 millions d’€ sur la même durée pour les équipementiers de véhicules à émission zéro. La Chine peut aussi facilement faire des tests en incitant l’industrie à investir dans telle ou telle direction, ce qui est moins le cas en Europe. Les constructeurs chinois ont par exemple déjà développé une batterie en lithium-fer-phosphate qui a la particularité d’être plus fiable, plus écologique et de durer plus longtemps.
ESPAGNE : Ponts et fenêtres en matériaux recyclés
source : bulletins-electroniques.com
 En avril dernier, un pont à haubans a été ouvert à la circulation entre
 Manises et Paterna, dans la région de Valence. Avec ses 165 mètres
 de long et 40 mètres de hauteur, il n'aurait rien de bien particulier si
 ce n'est qu'il est, selon ses réalisateurs, le premier pont d'Europe fait en béton recyclé.
 
Il s'agirait même de la première réalisation de cette taille au monde à utiliser de tels matériaux de récupération, selon Ken'ichi Kawagychi, professeur d'architecture et d'ingénierie de l'université de Tokyo venu sur les lieux visiter l'ouvrage.
 
En l'occurrence, le béton recyclé est celui du pont précédent démoli, qui a été broyé pour servir d'agrégat pour le nouveau béton. Celui-ci a été élaboré par la cimenterie Cémex en collaboration avec le Laboratorio Central de Estructuras y Materiales [1] du CEDEX, le Centro de Estudios y Experimentación de Obras Públicas, du ministère des Travaux Publics.
 
Du béton dans le béton donc, mais aussi du chanvre dans le plastique. C'est en effet ce à quoi travaille l'équipe du professeur Vicente Amigó Borrás de l'Instituto de Tecnologia de Materiales (ITM) de l'université polytechnique de Valence (UPV) : substituer les fibres de verre ou de carbone utilisées comme renforts de matrices thermoplastiques destinées à des profils de portes ou fenêtres, par des fibres d'origine végétale.

Les fibres possibles : celles issues des résidus de chanvre, de sisal ou de coton textile, abondamment produits en Amérique Latine, notamment en Argentine, Brésil ou Colombie. Outre les avantages évidents de ces nouveaux thermoplastiques en cours de développement, en termes de recyclage et de biodégradabilité, ce projet a donc aussi une dimension d'aide au développement : l'ITM coordonne une équipe de travail multidisciplinaire au sein du Programme Iberoaméricain de Sciences et Technologies pour le Développement (CYTED), en vue de l'obtention de tels produits.
 
USA : L'Aquapod : une aquaculture durable en pleine mer
source :   ensavoir+
 
 "Relocaliser les installations piscicoles en milieux naturels
 afin de réduire de manière significative les impacts environnementaux,
 tout en optimisant les conditions de croissance..."
 
 
 
 
Voilà la tâche ardue à laquelle s'est attelée la compagnie américaine Ocean Farm Technologies (OFT).
 
Concrètement, OFT vient de déployer deux Aquapods à quelques kilomètres des côtes de la Corée du Sud et du Mexique, à une profondeur de 60 mètres. Cette technologie est composée de centaines de panneaux triangulaires en polyéthylène recyclé recouverts d'un grillage en acier et regroupés de façon à former une sphère géodésique. Cette structure unique d'un volume de 3 625 mètres cubes et d'un diamètre de 20 mètres a été conçue pour une immersion en haute mer, là où les conditions météorologiques et sub-aquatiques ne sont pas dès plus favorables.
 
L'aquaculture "durable en pleine mer", constituerait elle une alternative crédible face à la baisse drastique de poissons sauvages et autres demandes accrues en fruits de mer ? OFT y croît dur comme fer, et parie sur une expansion de ce type de processus. D'ailleurs, elle indique que de nouvelles installations en pleine mer devraient rapidement voir le jour dans ces deux régions.

Fondée en 2005, Ocean Farm Technologies a déployé des Aquapods de différentes tailles dans différents Etats d'Amériques (Porto Rico, Panama, New-Hampshire, Massachusetts, Maine).
 
Le 17/06/09
FRANCE : BIO+25%
source :   planete-terra.fr
 
C’est la progression du chiffre d’affaires du marché
 des aliments bio en 2008.
 
 
Beaucoup de secteur aimeraient se rappeler de l’année 2008 comme celle d’une progression de 25% de leur chiffre d’affaire. C’est le cas de l’alimentation biologique : en 2008, elle a généré 2,5 milliards d’euros, contre 1,95 en 2007. Certes, le bio est connu pour sa progression rapide, mais elle était jusqu’à présent de 10% en moyenne

Forcément, les producteurs ont suivi la demande : les surfaces cultivées ont progressé de 5% en 2008 (contre 3% en 2007). Une hausse en grande partie tirée par celle des surfaces en conversion à l’agriculture biologique (+34,6%). Peut-être un indice du succès des aides du ministère de l’agriculture à la conversion, qui viennent d’ailleurs de recevoir en mai une enveloppe supplémentaire de 3 millions d’euros pour 2009.

Avec 2,4% de la surface agricole totale consacrée au bio en 2008 (2% en 2007), la France est pourtant à la traîne par rapport aux 6% visés par le Grenelle de l’environnement en 2012. Et même à la traîne par rapport à la plupart des pays d’Europe. Du coup, la France importe 50% de sa consommation de produits issus de l’agriculture biologique...

CARAÏBES : BIODIVERSITE
source : nouvelobs.com
 

 Toujours moins de coraux. L’architecture des récifs coralliens des caraïbes
 s’est transformée au cours des quarante dernières années
 
 
 
 
 Moins complexes et plus plats, ils ne constituent plus un refuge efficace pour la faune ni une barrière suffisante pour protéger les côtes.
Publié en ligne, le mercredi 10 Juin par la revue Proceedings of the Royal Society B, une étude constate que la grande majorité des récifs coralliens des caraïbes ont perdu leur structure complexe et deviennent beaucoup plus plats et uniformes. Les plus élaborés des récifs ont été pratiquement anéantis.
 
Les chercheurs de l’Université d’East Anglia ont analysé l'évolution de la structure des récifs coralliens en utilisant les données provenant de 500 relevés issus de 200 zones coralliennes, entre 1969 et 2008. Ils ont constaté que 75 pour cent des récifs sont maintenant largement plats, comparativement à 20 pour cent dans les années 1970.
 
Il ya eu deux grandes périodes « d’aplatissement ». La première s'est produite à la fin des années 70 quand une maladie très répandue à infecté près de 90% des coraux corne de cerf, Acropora cervicorni. La deuxième période est en cours, ce sont les activités humains et le réchauffement climatique qui sont cette fois incriminés.
 
Lorenzo Alvarez-Filip, professeur à l’école de sciences biologiques de l’Université d’East-Anglia, a déclaré : «Pour de nombreux organismes, la complexité de la structure des récifs sert de refuge contre les prédateurs. Cette perte radicale de l'architecture va conduire à une baisse de la biodiversité, qui va affecter à leur tour les communautés de pêches côtières. Cela réduit aussi considérablement les capacités naturelles de défense côtière et augmente significativement le risque d'érosion et d’inondation. »
 
Le corail est un animal microscopique se construisant tout au long de sa vie une carapace qui, cumulée avec celle de ses millions de congénères, forme un récif corallien.Pour assurer le développement de leur squelette les coraux ont besoin de « briques », ce sont les carbonates et particulièrement l’aragonite. La hausse des températures et l’acidification des océans sont les deux phénomènes évoqués pour expliquer l’extinction des coraux.

CANADA : Le Québec se lance dans le véhicule électrique
source : gouvernement du Québec
 
 Le gouvernement du Québec s'apprête à lancer un vaste plan d'action
 en faveur des véhicules électriques.
 
 
 
 
 
Le ministre des ressources naturelles et de la faune, M.Claude Béchard, a annoncé mercredi le lancement prochain d'un plan de soutien au développement de ce marché.
«Il s'agit d'un virage majeur pour le Québec. Le gouvernement y croit et c'est pour cette raison que nous mettrons en oeuvre un plan d'action visant à accélérer l'arrivée des véhicules électriques au Québec et à déployer les moyens nécessaires pour en maximiser les retombées économiques», a-t-il déclaré.
Ce plan d'action contiendra des mesures incitatives qui auront pour objectif d'accélérer le déploiement des véhicules électriques ainsi que des mesures portant sur l'infrastructure de recharge son intégration au réseau électrique existant.
De plus sont prévues destinées à favoriser le développement d'une filière industrielle du véhicule électrique au Québec et permettre de cibler les créneaux en recherche et en innovation. Enfin, le gouvernement du Québec adaptera sa réglementation afin qu'elle favorise l'arrivée de cette technologie.
«L'électricité est une solution d'avenir pour le transport routier, tant individuel que collectif. Elle constitue une solution pour réduire notre dépendance envers le pétrole et diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES). Le Québec a l'avantage de disposer d'une énergie renouvelable, d'un réseau de transport et d'électricité de qualité et d'une expertise reconnue
mondialement», a conclu le ministre.
 
ITALIE : Le réchauffement global est une des causes de la disparition des abeilles
source : bulletins-electroniques.fr
 

Les abeilles pâtissent des printemps et des étés plus longs et plus chauds.
 
 
 
En effet, il y a un lien entre réchauffement global et disparition des abeilles. Ce sont les principales conclusions d'une recherche présentée à Milan par Umberto Solimene, directeur du centre de recherches en bioclimatologie médicale, biotechnologies et médecines naturelles de l'Université de Milan, avec la collaboration de Vincenzo Condemi, climatologue de l'Université de Milan.
 
"Il y a une nette diminution de la saison hivernale -explique le professeur Solimene- qui a déclenché, par voie de conséquence, un allongement probable de la fenêtre d'activité des abeilles, estimé à 20-30 jours de travail annuel en plus". Un élément qui "préfigure un stress supplémentaire à la charge des abeilles qui compromettrait leur santé. Le même synchronisme, entre la phase de floraison et la reprise des activités de vol des abeilles après l'hiver, pourrait avoir subi d'importants déphasages".
 
L'étude réalisée avec le support de Agrofarma (Association nationale des entreprises agropharmaceutiques) a impliqué une équipe de chercheurs de l'université de Milan de septembre 2008 jusqu'à aujourd'hui. L'enquête a été conduite en analysant de nombreuses études réalisées au niveau international sur les preuves historiques et actuelles de la mort des abeilles. L'enquête s'est concentrée sur les observations météorologiques à partir de 1880 et sur les observations satellitaires à partir de 1978 jusqu'aux données actuelles.
 
"L'actuelle phase de changements climatiques dénote un réchauffement progressif à l'échelle globale, particulièrement accéléré ces 20 dernières années" affirme Solimene. Depuis la fin des années 70, selon l'étude, dans de nombreuses régions il y a eu une tendance à un "verdissement" printanier précoce de la végétation, en plus des changements observés chez les systèmes biologiques marins et aquatiques en raison de l'augmentation de la température de l'eau, et une réduction de la couverture de glace, de la salinité, des niveaux d'oxygène et des courants. Les 12 dernières années, à partir de 1995 et jusqu'à 2006, ont été indiquées parmi les années moyennement les plus chaudes jamais enregistrées depuis qu'il a été possible de faire des mesures à l'échelle globale.
 
Le réchauffement global, selon la recherche, réduit la durée des hivers à faveur des saisons intermédiaires, et en particulier du printemps, période à laquelle la mortalité des abeilles observées par les agriculteurs est la plus importante. Les hivers plus doux pourraient de plus avoir stimulé chez les abeilles des couvées précoces habituellement bloquées par le froid. Le cycle biologique de la varroa, un acarien parasite, est lié aux couvées et le parasite pourrait donc avoir tiré profit des couvées précoces pour devenir plus agressif.
 
Le 15/06/09
FRANCE : Auto : des prêts bonifiés pour l'industrie décarboné
source :  enerzine.fr
 
  L'Etat va mobiliser d’ici fin 2010, jusqu’à 250 millions d'euros de prêts bonifiés
 pour inciter au développement en France de l'industrialisation de véhicules décarbonés....
 
 
 
 
 
(émettant moins de 60 gCO2/km, notamment électrique et hybrides rechargeables) et d’équipements spécifiques à ce type de véhicule.
En effet, un appel à projets « Prêts bonifiés véhicules décarbonés » a été ouvert et ce jusqu’au 31 décembre 2010. Ils seront calculés en fonction du risque, pour des durées de 10 à 15 ans
 
L'Etat souhaite accompagner des projets d’industrialisation de « véhicules décarbonés » (notamment électriques et hybrides rechargeables) ou de systèmes innovants spécifiquement destinés à ce type de véhicule (batteries, chaine de traction pour véhicule électrique, ..)
 
Les projets visés sont de nature industrielle, et correspondent prioritairement à des investissements de production. Ils s’appuient sur des perspectives de marché avérées et trouveront leur traduction dans des produits commercialisés au plus tard 2,5 ans après le début des travaux. Il peut s’agir d’une création d’activité, de la transformation ou de l’extension d’une activité existante.
 
Pour être éligible, un projet doit ne pas avoir démarré au moment du dépôt du dossier de candidature : aucun engagement ferme ne doit avoir été pris, ou bien les travaux ne doivent pas avoir commencé. La réalisation d’études préliminaires ne constitue pas un « début de travaux ».
Le montant du prêt ne pourra pas représenter plus de 50 % du coût total du projet.
 
ALLEMAGNE : La plus grande centrale géothermique inaugurée
source : bulletins-electroniques.com
 
 Le Ministre fédéral de l'Environnement, Sigmar Gabriel, a inauguré officiellement,
 le 2 juin 2009, la plus grande centrale géothermique d'Allemagne à Unterhaching, près de Munich.
 
 
 
 
Le Ministre fédéral de l'Environnement, Sigmar Gabriel, a inauguré officiellement, le 2 juin 2009, la plus grande centrale géothermique d'Allemagne à Unterhaching, près de Munich.
 
Ecologique et indépendante des conditions météorologiques, la chaleur terrestre ou géothermie est considérée comme une source d'énergie essentielle pour l'avenir. Cependant, elle ne représente encore qu'une proportion négligeable de la production électrique et thermique allemande. M. Gabriel a souligné que le secteur de la géothermie est un bon exemple de la faculté d'innovation de l'Allemagne et a finalement ajouté : "Quand on n'a pas d'or sous terre, il faut exploiter celui que recèlent les cerveaux".
 
La centrale géothermique de production d'électricité et de chaleur aura une capacité de 3,36 MW. Cette puissance devrait être atteinte à l'été, soit cinq ans après le premier forage. Actuellement, la production atteinte est de 2 MW d'électricité. L'approvisionnement en chaleur avait démarré en automne 2007. Aujourd'hui, la centrale couvre les besoins énergétiques d'environ un tiers des foyers de la commune d'Unterhaching, qui compte 23.000 habitants. L'installation devrait permettre d'éviter l'émission de 40.000 tonnes de CO2 par an. Elle utilise de l'eau en ébullition entre 122 et 133°C, prélevée par pompage à une profondeur de quelques 3500 mètres.
 
Le technique dite du "cycle de Kalina" [1], particulièrement efficace, a été utilisée à Unterhaching pour la première fois à l'échelle fédérale. Le principe est le suivant : l'eau bouillante transmet sa chaleur à un mélange d'ammoniac et d'eau (qui s'évapore à basse température), afin de garantir ainsi un meilleur rendement énergétique.
 
CANADA : L'éthanol cellulosique testé dans des stations shell
source : Shell Canada
 
 Shell Canada a commencé à tester depuis hier et dans certaines de ses stations,
 du biocarburant dit de 2ème génération, dérivé de la paille de blé.
 
 
 
 
 
Durant un mois, l'essence ordinaire vendue à une station-service Shell d'Ottawa (Ontario), aura une teneur de 10 % en éthanol cellulosique. Ce biocarburant est produit localement à partir de matières brutes non alimentaires à un rythme de 40 000 litres par mois dans l'usine pilote d'Iogen Energy.
 
Comme carburant final, l'éthanol cellulosique est identique à l'éthanol ordinaire mais il peut entraîner, comparativement à l'essence, jusqu'à 90 % moins d'émissions de CO2 sur le cycle de vie complet. Il constitue un élément clé du programme de développement et d'investissement stratégique de Shell dans le domaine des biocarburants durables.
 
"Nous sommes fiers de cette première mondiale", a déclaré Brian Foody, le directeur d'Iogen Corporation. "Une fois l'usine pilote construite, il nous fallait encore mettre au point la technologie et l'exploiter à cette échelle, en tirer des leçons, la modifier et abaisser les coûts. Compte tenu des volumes que nous produisons aujourd'hui, nous envisageons l'avenir avec confiance."
 
"Nous faisons un grand pas en avant à cette petite station d'Ottawa", a ajouté le ministre des Transports et de l'Infrastructure John Baird, qui milite depuis longtemps en faveur de l'éthanol cellulosique. "C'est un grand jour pour la technologie canadienne et cet événement est la preuve que l'engagement du Canada à mettre au point des carburants à faibles émissions de CO2 commence à donner des résultats pour l'environnement, les agriculteurs et les consommateurs."
 
HOLLANDE : Les "night clubs durables" s’exportent 
source : planete-terra.fr
 
Fondateur du concept de "dance club durable", dont le premier exemple est le Watt club de Rotterdam,
Michel Smit répond à Planete-Terra
 
 
 
 
Comment vous est venue l’idée de lancer des dance-clubs durables ?

L’idée est née en 2005 de la collaboration entre le réseau Enviu d’innovation environnementale et le bureau d’architectes Döll. Nous avons travaillé sur les aspects techniques pour monter un club de danse novateur, respectueux de l’environnement.
 
 A l’origine, il s’agissait d’installer une piste de danse de 30m2, dont la particularité était de conserver l’énergie libérée par les mouvements des danseurs pour la transformer en électricité et éclairer le sol. La piste est constituée de modules de 65cmx65cm qui bougent légèrement à la verticale lorsque quelqu’un danse. Ce mouvement est enregistré par des systèmes mécatroniques puis converti en électricité. Il y a donc une interactivité entre le danseur et son environnement. Comme ce projet a pris de l’ampleur, nous avons créé l’entreprise Sustainable dance club (SDC), filiale d’Enviu.
 
Aujourd’hui, nous proposons des solutions innovantes pour les clubs, dont un label SDC, ainsi que pour les festivals.

Qu’est-ce qu’un club éco-responsable pour vous ?

Les clubs éco-responsables ont pour objectif de respecter l’équilibre des 3P "people, planet, profit". Nous voulons nous servir de l’exemple du Watt, 1er club éco-responsable ouvert à Rotterdam en septembre 2008. Le Watt club utilise des sources d’énergie déjà éprouvées, ainsi qu l’eau de pluie pour nettoyer les sanitaires, mais aussi des technologies nouvelles, comme le dance-floor évoqué ci-dessus. Globalement, le Watt consomme 30% d’énergie en moins que les clubs classiques et génère deux fois moins de déchets. Il consomme également 387 000kWh/an contre 270 000kWh/an pour un club non durable et ne génère que 61 200 kg de déchets à l’année, contre 122 400kg habituellement, notamment parce que les boissons sont servies à la pression, ce qui permet d’économiser des bouteilles. Au total, les économies d’électricité réalisées correspondent aux besoins de 40 foyers et les économies journalières en eau équivalent aux besoins quotidiens de 13000 personnes.

Quels sont les 1ers retours d’expérience du Watt et y a t-il d’autres projets en cours ?

Nous avons beaucoup de demandes d’autres pays. Nous travaillons aujourd’hui sur les cinq continents pour des installations permanentes et nous avons aussi 60 propositions de locations de dance-floor durables. Nos dance-floors interactifs à génération d’énergie sont deux fois plus couteux que les dance-floors interactifs classiques, mais quelques gros clients veulent d’ores et déjà intégrer l’ensemble du concept, notamment à San Francisco, à Prague, et Berlin. Nous travaillons donc à la création de clubs du même type que celui de Rotterdam, à Berlin et Shanghai, et nous sommes plutôt confiants pour l’avenir.
 
Le 12/06/09
FRANCE : Bibi, le train hybride débarque en Bretagne
source : enerzine.com
 
  La Bretagne inaugurera le 10 juin le premier train hybride de la Région.
  Diesel et électrique, le train est capable d'emprunter tout type de ligne ferroviaire.
 
 
 
 
Il se nomme "Bibi", pour bi-mode et bi-courant : il peut être alimenté en diesel ou en électricité, et fonctionner avec des tensions de 1 500 et 25 000 V.
Une particularité qui lui permet de circuler sur n'importe quel type de voie, et d'éviter ainsi rupture de charge et changement de train pour les voyageurs.
Le recours à l'électricité est ainsi optimisé, synonyme de réduction de l'impact environnemental.

Actuellement, ce modèle conçu par Bombardier circule entre le Paris et Troyes. On le verra désormais relier Brest à Quimper et, d'ici 2010, déservir sud de la Bretagne avec 8 nouvelles rames.

TAIWAN : Batteries : du cactus en guise d'électrode
source : bulletins-electroniques.com
 
 Des lycéens de Kaohsiung, au sud de Taiwan, ont remporté le prix "Entreprenariat du futur"
 proposé par le ministère de l'Education taiwanais en présentant un modèle de batterie constitué de plantes.
 
 
 
 
 Cette batterie innovante se compose de châtaigner de malabar (Pachira aquatica) et de cactus en guise d'électrode.

Selon CHEN Hau-wen, un membre de l'équipe, l'idée de construire une batterie en utilisant le potentiel électrique des plantes leur est venue lors de la parution en ligne d'un rapport sur l'expérimentation d'une batterie à base de fruits démontrant qu'un courant électrique généré grâce à des agrumes était assez puissant pour alimenter une petite ampoule. Les étudiants ont testé de nombreuses combinaisons de plantes, atteignant les meilleurs résultats avec la combinaison malabar/cactus.
 
La remise de ce prix consacre l'achèvement d'une série d'interventions du ministère dans les établissements d'enseignement secondaire et supérieur de l'ensemble de l'île, afin de promouvoir l'esprit de créativité au sein des étudiants. La compétition finale a réuni 17 équipes de toute l'île.
 
CANADA/U.S.A : Projet international de capture et stockage du dioxyde de carbone (Publication)
source :  bulletins electroniques.com
 
 Le 7 mai 2009, le Gouvernement provincial de la Saskatchewan, au Canada, et l'Etat du Montana,
 aux Etats-Unis, ont signé un protocole d'accord marquant un pas significatif vers la réalisation
 d'une unité de capture et stockage du carbone (CSC) de taille industrielle.
 
 
Depuis près de 20 ans, l'Université de Régina développe une technologie de capture du carbone produit par les centrales électriques thermiques (charbon, pétrole, gaz) après combustion du carburant (système postcombustion). Le carbone est récupéré sous la forme de dioxyde de carbone CO2, pour être stocké profondément dans le sol. Avec le temps le CO2 devrait alors réagir avec les matériaux géologiques pour former des composés stables. A l'heure actuelle, l'Université a réalisé deux démonstrateurs pilotes l'un situé au "International Test Centre for CO2" (ITC) et le second au "Boundary Dam". Forts de leur succès dans le développement de la technologie CSC, les chercheurs de Régina ont décidé de travailler sur un démonstrateur de taille industrielle en association avec le gouvernement de la Saskatchewan.
 
Le projet Saskatchewan-Montana, prévoit la construction d'une unité de capture de CO2 attachée à une centrale électrique à charbon pouvant capturer de 300 à 1000 tonnes de CO2 par jour ainsi que la construction d'un pipeline permettant d'acheminer le CO2 recueilli jusqu'à sa zone géologique de stockage au nord-est du Montana dans le basin de Williston. Le projet prévoit une capacité de stockage pouvant aller jusqu'à 1 million de tonne de CO2 sur les quatre ans de test.
 
Si les tests à taille industrielle sont satisfaisants la technologie CSC pourrait retenir l'attention de nombreux pays tel que la Chine qui produit plus de 75% de son électricité par l'intermédiaire de centrales électriques à charbon.
MONDE : Les terres cultivables, objet de convoitise
source : planete-terra.fr
Vouloir être propriétaire d’un lopin de terre, quoi de plus naturel ?
 Et pourtant... Usurpation, pression urbaine, dégradation de l’environnement :
 des représentants de 25 pays ont fait le point sur ces nombreux problèmes à
 l’occasion d’un congrès mondial sur "l’accès à la terre et ses usages", les 8 et 9 juin à Nantes.
 
 
 
 
Investisseur cherche terres à cultiver. De plus en plus d’entreprises, souvent appuyées par des États, passent des accords internationaux pour louer des parcelles en Afrique, en Amérique latine ou en Asie. Leur objectif : assurer la sécurité alimentaire de leur pays d’origine en manque de terres arables ou bien produire des agrocarburants.

Paysans dépossédés de leur terre
C’est le cas à Madagascar, où GEM Biofuels, une société cotée au London Stock Exchange, a obtenu en 2008 des droits pour 50 ans sur environ 450 000 hectares. "Nous avons lancé un appel aux investisseurs, sur différents critères avec notamment des études d’impacts environnementaux", explique Panja Ramanoelina, ministre de l’agriculture malgache, recontré à Nantes lors du congrès mondial. "Certes, ces surfaces sont disponibles, mais elles sont destinées en priorité aux cultures vivrières. C’est difficile de les donner pour produire des biocarburants", explique-t-il. C’est pourtant ce qu’il s’est passé avec GEM Biofuels, même si Panja Ramanoelina aurait préféré qu’une partie des terre soit réservée pour assurer l’autosuffisance alimentaire du pays, comme c’est le cas en Suisse.
 
Ce genre de transactions a aussi suscité aussi des réserves des populations locales. Même si les terrains sont publics, "pour un malgache, la terre reste sacrée, assure le ministre. Les chefs coutumiers disent que pour s’installer il y a obligation de participer à tel ou tel rituel."

Autre exemple, le Tchad. "L’Etat concède des terres pour l’exploitation du pétrole alors que les populations locales estiment qu’elles leur appartiennent", indique David Houdeingar, président du conseil constitutionnel et ancien ministre de l’agriculture tchadien. Souvent sans titre de propriété, ces paysans ne sont pas réellement indemnisés dans la majorité des cas. "La négociation se fait toujours en position de faiblesse. La tentation est trop grande pour les pays en développement de céder devant quelques royalties", justifie David Houdeingar. Pour lui, la seule solution est internationale, pour éviter que les investisseurs aillent là où les pays sont les moins exigeants.

Faire cesser le développement sauvage
Même dans les pays où le droit règne, la question se pose : est-on le seul maître chez soi ? Peut-on faire ce que l’on veut sur ses terres même si cela nuit à la collectivité ? "Tous les pays ont subi l’influence du code Napoléon qui défend l’idée de la propriété absolue, reconnaît Rafael Gonzales Ballar, doyen de la faculté de droit de San José au Costa Rica. Un pays ou, comme beaucoup d’autres, le droit a beaucoup évolué. "On ajouté des limites sociales ou environnementales."

Une évolution qui n’est pas si facile à faire accepter. "Lors de la libération des esclaves il y a 150 ans, l’identité s’est conquise à travers l’accès à la terre, affirme Jean-Marie Breton, professeur de droit public à l’Université des Antilles et de la Guyane. En Guadeloupe, il y a un attachement viscéral à la terre et on entend avoir une maîtrise totale sur celle-ci." Pas question de se laisser dicter ce qu’on doit faire sur sa propriété et encore moins de la céder. Sauf que "les collectivités responsables de l’urbanisme, de l’environnement, du tourisme ont besoin d’espace", remarque le chercheur.

"On n’a plus le droit au développement sauvage", confirme Manoj Vaghjee, qui a officié au tribunal de l’environnement de l’île Maurice. Car le constat y est alarmant : cette petite île de 1 866 km ², soit cinq fois moins que la Corse, compte 1,3 millions d’habitants. La pression de l’urbanisation y est donc énorme. Conséquence : "On a quasiment tout dégradé à Maurice, se désole-t-il. Il ne reste plus que 5% d’espaces verts et 1% de la forêt primaire. On a éliminé la biodiversité à un point incroyable."
 
Une stratégie a donc été mise en place pour diversifier les cultures, jusqu’à présent dominées par la canne à sucre. La construction touristique a aussi été limitée à un périmètre de 10 000 hectares. Surtout, les espaces urbains et ruraux sont redessinés.

Plus que de savoir à qui est la terre, le problème est donc de savoir ce que l’on en fait et dans quelles conditions. Pour y remédier, les acteurs du Congrès appellent à une remise à plat du droit international, qui permettrait de prendre en compte les populations locales et l’impératif de développement durable.
 
Le 11/06/09
FRANCE : Taxe pour le climat
source :  lefigaro.fr
 
 les pistes du gouvernement Christine Lagarde et Jean-Louis Borloo
 présenteront mercredi un livre blanc sur les conditions d'une mise en œuvre
 d'une «contribution énergie climat».
 
 
 
 
La réunion était prévue de longue date. Mais la forte poussée des courants écologiques aux élections européennes a ouvert un boulevard au gouvernement. Christine Lagarde, ministre de l'Économie, et Jean-Louis Borloo, ministre du Développement durable, présenteront mercredi un livre blanc sur «la contribution climat énergie». Proposée par Nicolas Hulot dans son pacte écologique, reprise dans le Grenelle de l'environnement, l'instauration d'une «contribution climat énergie» est donc enfin mise à l'étude. L'objectif est de taxer les consommateurs des énergies les plus émettrices de gaz à effet de serre responsable du changement climatique. Une conférence de consensus doit réunir les 2 et 3 juillet plusieurs experts afin d'étudier les mécanismes possibles de taxation. Elle sera suivie autour du 10 juillet d'une table ronde réunissant les personnalités qualifiées, l'ensemble étant orchestré par l'ancien premier ministre Michel Rocard.

Pionniers sur le sujet, les experts de la Fondation Nicolas Hulot ont pensé un double système. «Il s'agit tout d'abord de mettre à contribution les ménages, les entreprises et les administrations en fonction de leur consommation d'énergie fossile, autrement dit le fioul, le gaz et le charbon», explique ainsi Alain Grandjean, économiste et membre du comité de veille de la fondation. L'idée serait ensuite de taxer la part de la consommation d'électricité qui provient également des énergies fossiles (gaz et charbon essentiellement). Soit environ 20 % de la consommation, le reste étant produit par le nucléaire et l'hydraulique.

5 à 6 milliards d'euros

Le livre blanc qui sera présenté mercredi ne va pas aussi loin. Son unique objectif, insiste Bercy, est de servir de base à la concertation. «Le but est de montrer à quoi ressemble cette taxe et où elle est appliquée, de savoir si elle est efficace et qui la paye, explique-t-on dans l'entourage de Christine Lagarde. Si un consensus se dégage, on pourrait mettre cette contribution dans le budget 2010, sinon on poursuivra les discussions.» Le livre blanc sera tout de même bien balisé. Il s'interrogera sur la possibilité de taxer les énergies les plus polluantes, mais aussi la consommation d'électricité. «Taxer l'électricité serait un bon signal pour réduire la consommation d'énergie, mais moins bon vis-à-vis du pouvoir d'achat», reconnaît l'un des rédacteurs du livre blanc. Autre question abordée : quelles entreprises taxer ? A priori, les grandes entreprises qui sont soumises à des quotas carbones seraient exonérées. De même, dans quelles conditions peut-on mettre en place une taxe CO2 aux frontières pour pénaliser les produits issus de pays moins respectueux de l'environnement ? Autre question abordée : faut-il prélever cette taxe directement auprès des producteurs, ce qui a l'avantage de la simplicité, ou au contraire l'inscrire sur les étiquettes à destination du consommateur final, ce qui la rendrait plus efficace ?

Officiellement, aucun chiffrage n'est évoqué. Mais selon une source gouvernementale, «si on instaure une contribution sur une assiette large et qu'on inclut les ménages, elle pourrait rapporter entre 5 et 6 milliards d'euros ». Soit, à 2 milliards près, le montant que le gouvernement doit trouver pour compenser la suppression de la taxe professionnelle. D'où l'envie de Bercy de pousser le sujet jusqu'au bout, même s'il est délicat politiquement.
 
«Attention à ne pas pénaliser les ménages les moins aisés, pour qui le chauffage et le transport représentent une part élevée du budget», prévient déjà la sénatrice UMP Fabienne Keller, qui propose, par exemple, «l'instauration d'un chèque vert, sur le modèle de ce qu'ont fait les Danois, pour aider les familles à faire face à la hausse des taxes sur l'énergie». Bref, les idées ne manquent pas et les débats ne font que commencer
MONDE : Climat : Ban Ki Moon appelle à l'action
source : ONU
 
 A l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement célébrée le 5 juin, le Secrétaire général de l'ONU,
 Ban Ki-moon, a insisté une nouvelle fois sur la nécessité de conclure un nouveau traité sur le climat
au Sommet de Copenhague en décembre.
 
 
 
 
« J'invite chacun d'entre vous à passer à l'action pour rendre notre planète plus verte et plus propre. Eteignez les lumières. Prenez les transports en commun. Recyclez. Plantez un arbre. Participez au nettoyage du parc de votre quartier. Placez les entreprises face à leurs responsabilités écologiques. Et faites comprendre à votre gouvernement qu'il est l'heure de conclure à Copenhague », a déclaré M. Ban dans un message à l'adresse de tous les habitants de la planète à l'occasion de cette journée. Le Sommet de Copenhague doit donner un successeur au Protocole de Kyoto, rédigé en 1997 et qui établit des engagements en matière de réduction des gaz à effet de serre. Ce protocole arrive à expiration en 2012.
 
Le Secrétaire général appelle également à des investissements dans les sources d'énergie renouvelable. « En investissant dans l'économie verte ne serait-ce qu'une partie des importantes ressources mobilisées pour les plans de relance économique actuels, nous pourrons transformer la crise d'aujourd'hui en moteur de croissance durable pour demain », dit-il.

La Journée mondiale de l'environnement dont le thème cette année était « Votre planète a besoin de vous », a été marquée par une série d'événements à travers le monde, d'un concours de peintures en Afghanistan à la plantation d'arbres au Timor Leste.
 
L'hôte de la Journée cette année était le Mexique, reflétant le rôle croissant de ce pays dans la lutte contre le changement climatique, selon le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). Le PNUE, qui a publié un rapport qui indique que des investissements accrus dans la conservation, la réhabilitation et la gestion des forêts, des sols et autres écosystèmes pourraient entraîner une réduction significative des émissions de gaz à effet serre.
 
L'agence des Nations Unies a également annoncé que l'Ethiopie, le Pakistan et le Portugal avaient rejoint le Réseau pour un climat neutre, une initiative pour promouvoir une réduction de la consommation de carbone.
 
CHINE : Une fougère pour récupérer les sols pollués par l'arsenic
source : bulletins-electroniques.com
 
Selon la revue du problème publiée en 2003 par le bulletin de la Royal Society of Chemistry (cf. "pour en savoir plus" en fin d'article), les premières mentions de fougères comme accumulateurs d'arsenic datent d'un article de Ma et al dans Nature en 2001. Le China daily du 3 juin 2009 publie un long entretien avec Chen Tongbin, spécialiste des sols à la CAS (académie chinoise des sciences)
 
 
Aux termes duquel ce chercheur, après de longues années de travaux, avait mis au point une remédiation des sols pollués à l'arsenic dès 1999. Chen continue ses recherches sur le sujet mais ses découvertes sont aussi utilisées opérationnellement, par exemple dans le Hunan, à proximité de sites miniers qui ont entraîné dans un rayon de 30 à 40 km de fortes pollutions réduisant à néant la fertilité des sols cultivés.
 
Les sols sont dépollués en 5 ans par la culture de Pteris vittata L (en Français Ptéris rubané), une fougère de la famille des Pteridacae. Chen et son équipe ont perfectionné la méthode en intercalant des rangs de fougères et des rangs de cultures de rente dès la deuxième année du traitement.
Selon le ministère chinois de la protection de l'environnement, la pollution des sols cultivables est un problème majeur en Chine : par exemple 10% des sols seraient plus ou moins touchés par une pollution aux métaux lourds.
 
Une enquête sur la pollution des sols a été lancée en 2006 afin de disposer d'éléments objectifs sur les pollutions aux métaux lourds, aux résidus de pesticides et aux POP (polluants organiques persistants). Selon un des experts de ce ministère cité par le China Daily, le marché de la remédiation des sols pollués par la culture de plantes accumulatrices pourrait bientôt représenter un montant de 2.8 millions d'euros par an en Chine.
TAIWAN : Les éoliennes seraient responsables de la mort de 400 chèvres
source : bulletins-electroniques.com

Le bruit produit par des éoliennes fonctionnant la nuit sur l'archipel des Pescadores,
dans le détroit de Taiwan, connu pour être régulièrement balayé par les vents, serait
responsable de la mort de 400 chèvres qui auraient succombé au manque de sommeil.
 
 
 
Le bruit produit par des éoliennes fonctionnant la nuit sur l'archipel des Pescadores, dans le détroit de Taiwan, connu pour être régulièrement balayé par les vents, serait responsable de la mort de 400 chèvres qui auraient succombé au manque de sommeil.

Peu de temps après l'installation il y a trois ans de huit éoliennes, un agriculteur voisin a signalé le décès de plusieurs centaines de ses chèvres. "Si le bruit produit empêche les gens de dormir, il peut également empêcher les chèvres de dormir. Et lorsque le vent se lève, cela peut faire beaucoup de bruit", a expliqué cet agriculteur.
 
Une enquête menée par les autorités agricoles a abouti à la conclusion que les éoliennes étaient bien en cause. L'entreprise qui exploite les édifices s'est engagée à indemniser l'agriculteur.
Le 10/06/09
FRANCE : 60 MW de nouvelles éoliennes pour GDF Suez
source : GDF Suez
 
GDF Suez mettra tout prochainement en service 4 parcs éoliens dans le Finistère,
 pour une puissance totale de 60 MW, et lancera le chantier d'un nouveau parc de 75 MW.
 
 
 
 
 
La Compagnie du Vent, filiale de GDF Suez, inaugurera les parcs éoliens de Lanrivoaré (Finistère), de La Picoterie (Aisne) et du Chemin des Haguenets (Oise). Trois parcs qui totaliseront 52 MW de puissance installée.

Le quatrième a été développé par une autre filiale de GDF Suez : Eole Generation, située à Lorient. Elle mettra en service en juillet le parc de Saint-Coulitz, dans le Finistère. D’une puissance de 8 MW, il comptera quatre éoliennes et produira plus de 17 millions de kilowattheures chaque année.
Eole Generation donnera le coup d'envoi, le 15 juin, des travaux de ce qui est présenté comme l'un des plus importants parcs éoliens de France.
Implantées à Germinion, dans la Marne, les 30 éoliennes totaliseront 75 MW de puissance, et 150 millions de kWh par an.

Selon la société, cette production représente l'équivalent de la consommation électrique annuelle de près de 187 000 foyers et représente une économie de 123 000 tonnes de CO2 émises par an, par rapport à la production d’une centrale électrique au fuel.

Sa mise en service est prévue au quatrième trimestre 2010.

GDF Suez profite de ces annonces pour signaler que ses parcs éoliens seront ouverts au grand public à l'occasion des journées mondiales de l'énergie, organisées du 13 au 15 juin.
SUEDE : La Suède enfouira ses déchets pour 100 000 ans
source : SKB,AFP
 
 La Suède s'apprête à enfouir ses déchets nucléaires pour une durée de 100 000 ans,
 au sein de l'un des premiers sites de stockage permanent au monde.
Mené par la Société suédoise de gestion de l'énergie et des déchets nucléaires (SKB).
 
 
 
 
Le chantier devrait être lancé en 2016, pour s'achever entre 2022 et 2024. Le site est implanté à 200 km au nord de Stockholm, sur la zone industrielle de Forsmark.

Les déchets seront enfouis par une profondeur de 500 mètres, dans un sol granitique. La roche y est sèche et peu fracturées et ne nécessite que peu de forage, indique SKB. Les déchets y seront conditionnés dans des coffres en cuivre, à proximité du centre provisoire de stockage d'Oskarshamn. SKB doit encore obtenir les autorisations de radiation et d'environnement.

D'autres projets du même type sont à l'étude en France et en Finlande, pour une mise en oeuvre à l'horizon 2030.
 
USA : Des panneaux solaires souples pour les toitures
source :  enerzine.com
 
Les scientifiques de la Pacific Northwest National Laboratory (PNNL)
 ont développé une nouvelle méthode pour intégrer des modules solaires
 flexibles dans un film transparent qui était jusque là utilisé pour protéger
 de l'humidité les téléviseurs à écran plat.
 
 
 
Grâce au photovoltaïque intégré au bâtiment, les panneaux solaires souples pourraient remplacer les installations rigides montées sur des armatures métalliques, amenant le coût de l'électricité par watt à seulement 1 dollars.
 
"Il y a beaucoup d'espace sous-exploité sur les toits qui pourrait effectivement être employé pour produire de l'électricité", a déclaré Mark Gross, chercheur au PNNL. "Les panneaux solaires flexibles peuvent facilement s'intégrer dans l'architecture des bâtiments commerciaux et d'habitations. Les panneaux solaires ont eu un succès limité parce qu'ils sont restés difficiles et coûteux à installer."
 
Cette technologie appliquée au panneaux solaires fabriqués en CIGS (cuivre indium gallium selenide) ou CdTe (tellurure de cadmium) prolongerait la durée de vie de l'installation à 25 ans.
 
BELGIQUE : Eoliennes : 288 MW au large des côtes belges
source : enerzine.com
 
 Le gouvernement belge a accordé une nouvelle concession en mer du nord
 pour la construction d'un parc éolien de près de 300 MW.
 
 
 
 
 
Le ministre de l'énergie Paul Magnette a indiqué que le pays devrait dépasser son objectif initial de 900 MW d'énergie éolienne en mer du Nord.
Le parc sera implanté à 30 km du port de Zeebrugge. La concession a été accordée au consortium Rentel, qui construira 48 éoliennes de 6 MW.
Le parc se situe entre le projet Thorntonbank , de C-Power, et celui d'Eldepasco.

Le quotidien le Soir.be précise que le consortium "avait obtenu la faveur de la Commission de régulation de l'électricité et du gaz (Creg) et de l'administration de l'énergie". Il se compose d'Electrawinds, associé au holding Ackermans & van Haaren, et de la société de construction CFE.

Au total, le pays pourrait voir 500 éoliennes implantées au large de ses côtes, pour un investissement qui dépasse les 5 milliards d'euros, et une puissance comprise entre 2 300 à 2 700 MW.
 
Le 09/06/09
FRANCE : 12 000 panneaux solaires en toiture à Orange
source :  AeroWatt
 
 Les travaux de construction d'une centrale photovoltaïque a été lancée  à Orange.
 Sur la toiture du parc commercial de la ZAC Porte Sud, 12 000 panneaux
 devraient entrer en service fin 2009.
 
 
 
 
 
Implanté sur un terrain de 10 ha, le parc commercial de la ZAC Porte Sud à Orange (Vaucluse) ouvrira ses portes en mars 2010.
Quelques mois avant cette ouverture, les 12 000 panneaux solaires implantés sur le toit auront produit leurs permiers kWh.

Le projet, consiste à intégrer en toiture une centrale solaire d'une puissance totale de 2,2 MWc. Ce qui en ferait "le plus grand projet de couverture photovoltaïque sur un bâtiment recevant du public en Europe", selon les termes choisis par Aerowatt, développeur et propriétaire du projet.

Les 12 000 panneaux photovoltaïques seront fournis par le fabricant Schüco, dans le cadre du partenariat d’approvisionnement signé avec Aérowatt en février 2009.
 
MONDE : La stratégie green IT du fabricant d'ordinateur Dell
source : Enerzine.com
 
  Dell annonce que 26% de ses besoins énergétiques mondiaux sont issus des énergies renouvelables,
  en augmentation de près de 20% par rapport à 2008.
 
 
 
 
 
Cette hausse résulte de nouveaux partenariats conclus au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suède et en Norvège avec des fournisseurs d’énergies renouvelables tels que Swalec, Scottish Power Energy Retail, EVH, Mainova, Telge Energi et Hafslund.
 
A ce jour, Dell précise que 9 de ses sites fonctionnent entièrement grâce aux énergies renouvelables. Ils sont situés, pour le Royaume-Uni, à Bracknell et Glasgow ; à Frankfurt et Halle pour l’Allemagne ; à Oslo et à Stockholm; et à Round Rock (Texas), Twin Falls, Idaho et Oklahoma City (Oklahoma) pour les Etats-Unis.
 
La stratégie de Dell vise à réduire de manière drastique (-40 %) ses émissions de gaz à effets de serre d’ici à 2015. Et pour atteindre cet objectif, l'assembleur d'ordinateur envisage de l'aborder de trois façons différentes :
 
Tout d’abord, Dell cherche à maximiser l’efficacité énergétique dans ses opérations. L'intensité carbone du constructeur (émissions de CO2 par rapport au chiffre d’affaires) semble être parmi l'une des plus faibles du Global 5001 [1] et inférieure de près de 50% à celles de ses plus proches concurrents.
 
Ensuite, Dell utilise l’énergie renouvelable partout où cela est possible. L’agence américaine de protection de l’environnement (EPA), dans son dernier rapport EPA Fortune 500 Green Power Challenge, a classé Dell dans le Top 5 des entreprises qui investissent dans les énergies renouvelables.
Enfin, le groupe américain compense ses émissions de carbone restantes par l’achat de crédits d’énergie renouvelable auprès de partenaires certifiés. Cet investissement permet à Dell de devenir la seule entreprise du secteur informatique à atteindre son objectif de carboneutralité en août 2008, avec 5 mois d’avance sur son programme.
 
Dane Parker, Directeur Environnement, Santé et Sécurité de Dell, indique : "Nous intégrons autant que possible l’énergie verte à nos opérations. Il est indispensable que notre industrie aide à ouvrir la voie à l’économie verte. Pour cela, il est essentiel de se fixer des objectifs audacieux en termes d’efficacité énergétique et d’énergie renouvelable."
 
"Le rapport Smart 2020 du Climate Group souligne que le secteur informatique pourrait réduire ses émissions globales de 15% et économiser 800 milliards de dollars sur sa facture énergétique d’ici à 2020", déclare Kate Krebs, Directrice Ressources Durables de The Climate Group.

[1] D’après le rapport 2008 du Carbon Disclosure Project, qui analyse les retours des 500 plus grandes entreprises mondiales du Financial Times et Stock Exchange Global Equity Index Series, aussi connu sous le nom de “Global 500.”
 
 
CHINE : L’éco-tourisme façon WildChina
source :  Planete-terra.fr
 
A l’occasion de la Journée mondiale du tourisme responsable, Véronique d’Antras,
directrice Europe de l’agence WildChina à Pékin, explique comment elle met en pratique
ce concept. D’ici une dizaine d’années, la Chine pourrait devenir la 2ème économie du tourisme.
 
 
 
 
Comment a démarré WildChina ?
L’entreprise a été créée en 2000 par Mei Zhang, une Chinoise originaire de la province du Yunnan, qui a fait ses études aux États-Unis. C’est en aidant le gouvernement de la province à développer son économie touristique tout en préservant la beauté des lieux et des cultures que Mei Zhang a eu l’idée de créer sa propre entreprise. A la même époque, elle s’était aussi rendu compte par elle-même, lors d’un voyage effectué en solo au Tibet, qu’il était très difficile de voyager en Chine si l’on cherchait à sortir des sentiers battus. En faisant l’ascension du mont Kailash, au milieu de paysages splendides, elle a pris conscience du faible soutien apporté aux voyageurs. Pour aller dans ce type d’endroits, les guides ne sont pas intéressés ou pas formés.
Quelle est votre façon de faire du tourisme responsable en Chine ?

Depuis sa fondation, WildChina est naturellement orienté vers l’éco-tourisme. Nous avons commencé par organiser des circuits sur mesure pour des voyageurs individuels et nous avons toujours proposé des itinéraires situés en dehors de lieux traditionnellement prisés par le tourisme de masse, la pratique dominante en Chine. Nous avons volontairement commencé par des circuits dans les provinces de l’ouest, comme le Qinghai ou le Gansu, où personne n’allait en 2000. A cette époque, toutes les agences étaient tournées vers l’est, région la plus développée de Chine. Depuis le début, nous travaillons aussi uniquement avec des guides locaux, que nous formons et que nous rémunérons. Ce fut une petite révolution dans la mesure où beaucoup de guides en Chine sont mal payés et sont obligés de se rémunérer via les commissions des magasins où ils emmènent les groupes. En dehors de cela, nous avons aussi des pratiques responsables dans nos bureaux. Cela peut sembler normal en Europe mais ça l’est moins en Chine. Nous économisons le papier, nos brochures sont en papier recyclé, et nous n’utilisons pas de plastique. Dans les endroits incontournables comme Pékin, nous essayons d’emmener nos touristes dans des quartiers moins fréquentés, et nous organisons des repas avec les habitants, mais aussi des ateliers de tai-chi à l’intérieur de sites classiques. Depuis, cela a été copié ! Pour nous, le but n’est pas de "faire la Chine" mais de rencontrer le peuple chinois.
2009 a été décrétée année de l’éco-tourisme en Chine. Qu’en pensez-vous ?

La Chine a besoin de ça pour populariser le concept. Les Chinois, sauf peut-être les jeunes générations, ne sont pas intéressés par des voyages en dehors des sentiers battus, dans des régions plus pauvres que celles d’où ils viennent. Le tourisme responsable en Chine est encore un secteur de niche, il ne représente tout au plus que 5% du secteur. Les défis sont donc importants, car la plupart des agences ont des visées de rentabilité et ne prennent pas tellement en considération les populations locales. Parallèlement, les Chinois découvrent leur patrimoine. Quand j’ai ouvert un circuit à Yushu dans le sud du Qinghai, personne n’y allait et les populations locales se demandaient ce qu’il pouvait y avoir d’intéressant à voir chez eux. Nous leur avons expliqué qu’il y avait des sites naturels et des monuments extraordinaires. Depuis, le gouvernement local s’est rendu compte qu’il fallait développer le tourisme. Globalement, le concept est à la mode en Chine, l’envie est là, mais les Chinois ne savent pas comment s’y prendre. Il y a un gros travail de formation à faire, notamment dans les écoles de guides. C’est ce que nous faisons en travaillant avec des réserves naturelles du Sichuan, pour leur montrer comment organiser des trekkings qui ne laissent pas de traces sur l’environnement. Il faut aussi que les sites touristiques prennent conscience qu’ils peuvent être bénéficiaires en faisant du tourisme à faible volume.
 
ARGENTINE : Projet de 700 éoliennes en Patagonie
source :  Enerzine.com
 
L'Argentine prévoit de construire un parc de 700 éoliennes en Patagonie.
Le projet est mené par le groupe espagnol Guascor, pour un budget de 1,7 milliard d'euros.
 
 
 
 
 
Les 700 turbines seront implantées sur 6500 hectares de terrain, sur le site de Pico Truncado, dans la province de Santa Cruz,. Le parc, présenté comme le plus grand du monde, devrait fournir une puissance de 600 à 900 MW.

Le projet nécessitera 3 années de construction, et la création de 300 emplois directs, et 900 indirects.

Plusieurs étapes doivent encore être franchies avant le lancement du chantier, dans une douzaine de mois, comme l'évaluation de l'impact environnemental et la négociation de la distribution de l'électricité.
 
Le 08/06/09
ALLEMAGNE : Antares DLR-H2 : le premier avion à l'échelle mondiale fonctionnant avec des piles à combustible
source :  Bulletins-electroniques.com/http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59252.htm
 
 Une borne essentielle à l'introduction de la technologie des piles à combustible (PAC)
 dans l'aéronautique va être érigée : Antares DLR-H2 va décoller de l'aéroport de Hambourg
 début juillet 2009 pour effectuer un premier vol devant des représentants de la presse et du public.
 
 
 
 
 Après avoir satisfait à toutes les exigences essentielles de techniques d'autorisation et de sécurité, le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR [1]) a pu ces derniers jours, pour la première fois, faire la démonstration avec succès des capacités de démarrage, de vol et d'atterrissage d'un avion fonctionnant uniquement à l'aide de PAC.
L'avion Antares DLR-H2, un planeur Antares 20E, a une envergure de 20m et un poids de 660kg, a été développé en collaboration avec les partenaires de projet Lange Aviation, BASF et Serenergy, et il est le premier avion piloté au monde fonctionnant avec des PAC, capable d'effectuer un cycle de vol complet, du décollage à l'atterrissage.
Avec Antares DLR-H2, le DLR veut étudier les capacités d'insertion de la technologie des PAC sous les conditions techniques aéronautiques. L'objectif est le développement de systèmes de PAC fiables pour les applications en aéronautique. Même si l'utilisation des PAC pour la propulsion des grands avions n'est pas encore prévue pour le moment, cette technologie représente une alternative intéressante pour les systèmes de fourniture d'énergie pour approvisionner en électricité des grands avions au cours du vol. Avec les avantages d'une haute efficacité et des émissions réduites de polluants et de bruits, des opérations aériennes plus sûres et un confort des passagers accru pourraient être atteints. Le seul carburant utilisé est l'hydrogène transformé en énergie électrique au moyen d'une réaction électrochimique directe avec l'oxygène de l'air.
La présentation d'Antares DLR-H2 en juillet 2009 souligne la collaboration entre le DLR, les partenaires et la ville de Hambourg dans le domaine de l'aéronautique.
[1] DLR : Deutsche Zentrum für Luft- und Raumfahrt
MONDE : Le solaire à concentration se développe à grande échelle
source : Enerzine/greenpeace/lemonde
 
 Selon un nouveau rapport, les technologies de concentration solaire
 pourraient répondre à 7% de la demande énergétique mondiale en 2030, et 25% en 2050.
 
 
 
 
 
Rédigé par Greenpeace, the European Solar Thermal Electricity Association (ESTELA), et SolarPaces, organisme de l'IEA, le rapport table sur 2 milliards de dollars d'investissements dans les technologies de concentration solaires (CSP) en 2009, soit le double du montant estimé en 2008.
"Au cours des 5 dernières années, l'industrie s'est développée rapidement, passant d'une technologie de pointe à une solution de production d'énergie de masse, conventionnelle."
Les installations CSP représentaient à la fin 2008 une puissance installée de 436 MW dans le monde, nous apprend le rapport. Les projets en construction (...), espagnols pour la plupart, ajouteront au moins 1 000 MW supplémentaires d'ici  2011. Aux Etats-Unis, 7 000 Mw sont en phase de projet et de développement.
A partir d'un scénario de développement industriel avancé, avec un haut niveau d'efficacité énergétique, l'étude estime que les centrales CSP pourraient répondre à 7% des besoins énergétiques mondiaux en 2030, et un quart des besoins en 2050, soit 1 500 GW. A condition de consacrer annuellement 21 milliards d'euros d'ici 2015, et 174 milliards d'euros d'ici 2050.
Même avec une hypothèse modérée de développement du marché, le monde pourrait combiner des capacités solaires de plus de 830 GW en 2050, avec un déploiement annuel de 41 GW. Cela représenterait entre 3 et 3,6% de la demande mondiale en 2030 et 8,5 à 11,8% en 2050.
 
USA : La fluorescence du phytoplancton cartographiée par satellite
source : nouvelobs
 
 Pour évaluer la santé du phytoplancton océanique, des chercheurs analysent
 la fluorescence qu’il émet, un indicateur de sa capacité à utiliser la lumière du
 Soleil pour se développer.
 
 
 
Pour évaluer la santé du phytoplancton océanique, des chercheurs analysent la fluorescence qu’il émet, un indicateur de sa capacité à utiliser la lumière du Soleil pour se développer.

Premier maillon de la chaîne alimentaire des océans, facteur invisible à l’œil nu responsable de la moitié de la photosynthèse terrestre, le phytoplancton est sous haute surveillance : sa santé est cruciale pour l’avenir des océans -et de leur capacité à stocker du CO2 !

C’est pourquoi une nouvelle méthode pour évaluer non seulement la croissance mais aussi la productivité du phytoplancton a été mise en point. Grâce au spectroradiomètre MODIS embarqué sur le satellite d’observation de la Terre Aqua (Nasa), des chercheurs on pu pour la première fois cartographier la fluorescence émise par le phytoplancton océanique.
 
Cette lumière émise par le phytoplancton dans l’infrarouge est un indicateur de l’efficacité de sa photosynthèse et donc de sa santé. En effet ces organismes absorbent la lumière du Soleil mais n’en utilisent qu’une partie. Le surplus est réémis sous forme de chaleur et de lumière fluorescente dans l’infrarouge. La quantité d’énergie solaire utilisée par la photosynthèse et la quantité de lumière émise dans l’infrarouge sont liées. Par exemple, la fluorescence augmente lorsque le phytoplancton est dans un environnement pauvre en fer (l’un de ses nutriments de base).
 
La première carte fournie par l’équipe du biologiste Michael Behrenfeld (Oregon State University, USA) à partir des données de MODIS permet de localiser de nouvelles régions océaniques pauvres en fer, comme dans l’océan Indien, où les ressources en fer varient avec les saisons
 
Les études réalisées jusqu’à présent par l’instrument SeaWifs, mesurant la quantité et la répartition de la chlorophylle dans les océans, montrent que la quantité de phytoplancton à la surface diminue et que les zones biologiquement pauvres s’étendent. Cause majeure avancée pour expliquer cette évolution : le réchauffement des eaux à la surface des océans.
Le 05/06/09
FRANCE : Balle de tennis que deviens tu ?
source :  Terra-economica.info
 
 
 Sur le court central de Roland-Garros, la sphère jaune file comme l’éclair. 
 Mais il faudra 2 500 ans pour que Dame Nature digère son caoutchouc.
 
 
 
 
Rafael Nadal aime la planète. La preuve ? Il s’échine à expédier ses matchs, utilisant ainsi un minimum de balles. Lors de la finale de Roland-Garros en 2008, 22 jeux ont été disputés, nécessitant seulement deux changements de balles. Un vrai geste écolo quand on sait que Mère Nature digère mal le caoutchouc. Celui utilisé pour fabriquer les balles de tennis peut persister dans l’environnement jusqu’à 2 500 ans. Joueurs du dimanche, vous avez bien lu : il faut 25 siècles pour venir à bout de chaque petite sphère de 53 grammes égarée dans le jardin du voisin ! Les balles de compétition, elles, se réutilisent en entraînement, puis pour les initiations dans les écoles de tennis. Et après un à deux ans d’une existence frappée, elles finissent leur vie à l’incinérateur.
Ce destin est partagé par les 14 millions de balles vendues chaque année en France. « Cette consommation effrénée sans que rien ne soit mis en place pour un éventuel recyclage » vaut au tennis d’avoir été classé, en 2007, cinquième sport le plus polluant par le magazine Sport et Vie. [1]
Cadeaux aux associations
La Fédération française de tennis (FFT) se devait donc de réagir. L’an passé, elle a ainsi profité des Internationaux de France pour lancer l’Opération balle jaune. Objectif : récupérer 40 000 balles usagées dans sept ligues pilotes dans un premier temps, puis dans les 36 ligues nationales. Mais avant de se lancer, la FFT devait tout de même vérifier que le jeu en valait la chandelle. Autrement dit : les balles jaunes sont-elles recyclables et que peut-on en faire ? Arnaud Louveau, responsable Equipement et recherche de Labosport, un laboratoire de certification d’équipements sportifs, a dirigé l’étude : « Comme on ne refait pas des balles avec des balles, il fallait trouver une filière de valorisation pour ce matériau. Nous avons identifié que le même type de caoutchouc de très haute qualité est utilisé pour fabriquer des pneumatiques et des sols sportifs. » Alors va pour les pistes d’athlétisme, les revêtements de gymnase… Et puisque la FFT veut allier écologie et action sociale, ceux-ci seront offerts à des associations. Restait à trouver des partenaires pour assurer la chaîne de recyclage.
Premier set : le transport. « Une société de valorisation des déchets, Coved, a accepté d’assurer la logistique du recyclage des balles usagées gratuitement », se félicite Gaël Bonnaire, responsable Equipement, et cerveau de l’Opération balle jaune.
Deuxième set : le broyage en granulats. Recam, un recycleur de pneus, produit les granulats dans son usine de Nouan-le-Fuzelier, près d’Orléans, à l’œil également. « Broyer les 40 000 balles d’une ligue représente à peine une demi-journée de production », détaille Gaël Bonnaire. Pas grand-chose donc au vu du bénéfice médiatique que rapporte ce petit service.
Troisième set : la transformation. Direction Amiens cette fois, où EnviroSport modèlera les sols sportifs à partir des granulats. Fin mai, juste avant le début de Roland-Garros, la FFT devait ainsi remettre sa première livraison au centre de rééducation d’enfants handicapés à Voisenon, en Seine-et-Marne. Dans ce département, la ligue a récolté, la saison dernière, 51 000 balles qui ont été utilisées pour la réalisation d’un revêtement de 112 m2. Soit la surface d’un demi-terrain de tennis environ : un maigre résultat. « L’Opération balle jaune a une rentabilité écologique difficile à justifier, notamment à cause du transport », avoue Arnaud Louveau, de Labosport. Pour que son bilan CO2 passe au vert, il faudrait, selon lui, récupérer environ une balle sur quatre mise sur le marché français. « Mais même si l’on est loin du compte, ce projet est un gage de bonne volonté de la part de la Fédération. Et question caoutchouc, les balles de tennis ont un impact négligeable comparé aux pneus », relativise-t-il.
Destination Pattaya
Pourquoi ce parallèle ? C’est que pneumatique et balle de tennis sont de la même trempe caoutchouteuse. Leurs industries ont donc tout intérêt à se rapprocher. C’est le cas à Pattaya, en Thaïlande, où le français Major Sports a implanté une usine, en s’associant à Bridgestone, le spécialiste des pneus. Ce dernier fournit l’usine en matière première, explique Laurent Blary, chef de produit chez Major Sports : « Le caoutchouc, qui mélange du naturel et du synthétique, arrive déjà pétri et additionné des solutions nécessaires. » Des produits chimiques ? « Secret industriel », rétorque-t-il.
C’est dans l’usine de Pattaya que les différents éléments de la balle sont formés et assemblés. La matière première est découpée et disposée dans des presses pour concevoir des demi-coques. Mais qui dit découpe, dit chutes. « Il n’y a que 2 % de rebuts. Nous réfléchissons cependant à la manière dont nous pourrions les réutiliser », indique Laurent Blary. Une fois les demi-sphères moulées reste à les réunir. Avec de la colle chimique ? « Secret industriel », brandit-il encore.
Mais question feutre, « monsieur Secret industriel » se montre plus prolixe. On apprend qu’il s’agit d’un mélange de fibres « naturelles » de coton et de laine, « donc de meilleure qualité », produit par des manufacturiers anglais et américain, et appliqué sur les balles à la main par les employés locaux. « C’est un travail minutieux et difficile pour lequel on ne trouverait pas de main-d’œuvre en Europe, justifie Laurent Blary. Et notre personnel bénéficie ici des meilleurs niveaux de salaires. »
Voyage sur les océans
A Pattaya, les 360 employés de l’usine fabriquent 30 millions de balles par an. Trop volumineux pour prendre l’avion à des coûts raisonnables, le produit vogue vers les marchés européen et japonais de Major Sports par bateaux. Il sera vendu sous la marque Tecnifibre, qui représente « un peu moins de 20 % » du marché de l’Hexagone, le troisième derrière celui des Etats-Unis et du Japon. Il y a trois ans, avant que la FFT remette en jeu la licence, Major Sports réalisait encore les prestigieuses balles griffées Roland-Garros. L’an dernier, c’est avec des produits Dunlop que Rafael Nadal a renversé le roi Federer.
 
ECOSSE : Extension de la plus grande ferme éolienne terrestre
source : Scottish Development International/enerzine.com
 
Scottish Power, fournisseur d’énergie du centre et du sud de l’Écosse,
vient de recevoir l’agrément nécessaire à l’extension du parc éolien de Whitelee
 
 
 
 
 
Scottish Power, fournisseur d’énergie du centre et du sud de l’Écosse, vient de recevoir l’agrément nécessaire à l’extension du parc éolien de Whitelee
pour une valeur de 300 millions de livres (soit 345 millions d'euros).
Cela lui permettra d’alimenter à terme quelque 250 000 foyers, a annoncé le Premier ministre écossais Alex Salmond le 20 mai dernier.
Le Premier ministre a fait cette annonce à l’occasion du « raccordement » officiel au réseau national des 140 turbines qui forment le plus grand parc éolien terrestre d’Europe à Whitelee, dans l’est du Renfrewshire.
L’accord du gouvernement écossais au projet d’extension conférera au parc une capacité totale de 452 MW et créera jusqu’à 300 emplois pour sa construction.
M. Salmond a ainsi déclaré : « Nous annonçons aujourd’hui de nouveaux investissements, plus d’emplois et l’accélération de la révolution des énergies vertes en Écosse. Notre potentiel de production d’électricité à partir de sources renouvelables atteint 60 GW – plus de dix fois notre demande aux heures de pointe. Nous avons lancé le plus grand prix au monde spécialement consacré à l’innovation dans le domaine des énergies marines, le Prix Saltire d’une valeur de 10 millions de livres. Nous développons et appliquons des technologies propres dans le secteur des carburants fossiles ; nous bénéficions d’un avantage concurrentiel inégalé dans la capture et le stockage du carbone ; nous avons validé le projet Siadar, l’un des plus grands projets d’énergie houlomotrice au monde ; et nous développons et soutenons des projets hydrauliques et autour de la biomasse. Si nous exploitons toutes ces opportunités, nous créerons plus de 16 000 emplois en Écosse au cours des dix prochaines années. »
Le gouvernement écossais a désormais validé 23 projets énergétiques majeurs depuis mai 2007 – plus qu’au cours des quatre années précédentes. Les objectifs du gouvernement écossais sont de couvrir 50 % des besoins en électricité à partir d’énergies renouvelables d’ici 2020, avec un objectif intermédiaire de 31 % en 2011.
 
CHINE : la pollution rend les esturgeons difformes
source : Nouvelobs.com
L’esturgeon chinois Acipenser sinensis, une espèce qui a survécu sur Terre
 depuis 140 millions d’années, est aujourd’hui gravement menacé par un
polluant persistant répandu dans les eaux et les sédiments du fleuve Yangsté
 
 
 
 
 
 Le triphénylétain (TPT), un biocide utilisé en agriculture mais aussi pour protéger les coques des bateaux et les filets de pêche des algues ou d’autres organismes marins, provoque des difformités chez ces rares esturgeons. Le polluant est même transmis aux œufs par la femelle, montrent des chercheurs chinois.
Hu Jianying (Université de Pékin) et ses collègues ont capturé des larves d’esturgeons dans le grand fleuve chinois afin de recenser et de quantifier les malformations. Pour conforter la relation de cause à effet entre l’accumulation du triphénylétain et les difformités des larves, ils ont contaminé en laboratoire des œufs d’une espèce proche mais moins rare que l’esturgeon chinois, l’esturgeon sibérien.
Dans un environnement non pollué, le taux de malformations est de 0,66% pour les esturgeons chinois. Chez les larves prélevées dans le Yangtsé, le taux est de 7,5%, dont 1,2% de malformations oculaires et 6,3% de difformités morphologiques. Les chercheurs montrent que la fréquence de ces anomalies est liée aux concentrations de TPT dans l’environnement. (1)
Cette menace de très long terme, le TPT étant très long à se dégrader, s’ajoute pour l’esturgeon chinois à la surpêche, à la construction des barrages qui ont réduit ses sites de reproduction et à d’autres pollutions qui empoisonnent les fleuves chinois. Il ne resterait plus qu’un millier d’adultes Acipenser sinensis dans le Yangtsé.
 
CANADA : Energie, hydrogene
source : Bulletins-electroniques.com
 
Le plus gros projet d'utilisation de l'hydrogène au monde met en lumière
l'expertise canadienne en matière d'énergie propre
 
 
 
 
Des millions de Canadiens et de visiteurs du monde entier pourront apprécier la technologie et l'expertise canadiennes en matière d'énergie non polluante grâce au premier projet de démonstration sur l'hydrogène, qui a été lancé le lundi 20 avril 2009 à l'aéroport international Pierre-Elliot-Trudeau de Montréal par l'honorable Lisa Raitt, ministre des Ressources naturelles. Le projet de démonstration présente une gamme d'applications
technologiques canadiennes de l'énergie d'hydrogène.
 Le gouvernement du Canada est un des principaux partenaires du projet, qui permettra de démontrer les différentes applications des technologies de l'hydrogène à l'aéroport, dont un nouveau type d'infrastructure d'avitaillement en carburant. Les quelque 20 millions de visiteurs qui transitent chaque année par l'aéroport pourront circuler dans des navettes alimentées à l'hydrogène, tandis que les employés de l'aéroport utiliseront des véhicules utilitaires à l'hydrogène, depuis les camionnettes jusqu'aux tracteurs utilisés pour tirer les trains de chariots à bagages.
 
"Notre gouvernement considère comme une priorité d'investir dans le développement et la démonstration de technologies d'énergie propre", a déclaré la ministre Raitt. "Notre investissement dans ce projet stimule l'économie dans l'immédiat et nous permet de progresser vers la réalisation de technologies qui fourniront aux Canadiens un environnement plus sain et des emplois de haute qualité dans l'avenir."
 
Le 03/06/09
FRANCE : Une maison HQE perchée sur les falaises d'Yport
source : Franklin Azzi Architecture
 
L'agence Franklin Azzi Architecture a réhabilité et procédé à l'extension
d'une maison de 60 m2 qui se trouve sur les falaises d'Yport en Normandie
 où elle domine la vallée.
 
 
 
 
"La maison est entourée de deux extensions en toile qui seront des chambres ou des salons d'été. La structure des extensions est constituée de bois, la toile reprend un camouflage de l'armée cubaine."
 
"Au dessus des boîtes en tissus se trouve des terrasse en bois qui surplombe la vallée."
 
"La dalle de la maison s'étend sur les extensions à gauche et à droite et comprendra un chauffage par le sol, ainsi que des prises d'extérieures industrielles. Cette dalle intelligente qui comprendra la plus part des réseau électrique et fluide viendra articuler la maison."
 
"Devant la maison se trouve en contrebas un blockhaus en béton pour faire faire un bureau/chambre isolé."
 
"A la demande du maître d’ouvrage ce lieu de villégiature ne sera pas raccordé aux réseaux d’eau et EDF."

"Le projet répond donc aux exigences de Haute Qualité Environnementale les plus contraignantes notamment en ce qui concerne la récupération des eaux de pluie, l’utilisation de l’énergie solaire (système hybride) et géothermique, la réduction de la matière première par une optimisation des efforts de structure."
 
"L’ensemble des éléments de cette structure, de la charpente et des percements sont en bois et ne nécessitent aucun empiècement métallique."

"Chantier sec dont seul l’assemblage est réalisé sur site et dont l’ensemble des matériaux recyclables provient d’un rayon de moins de 100km. Chauffage bois, fibres végétales pour les cloisons et l’isolation, ventilation naturelle
 
INTERNATIONAL : Efficacité et stabilité en discussion au G8 Energie
source :  Romandie, Ria Novosti, G8 2009/enerzine.com
 
  Lundi 28/05 s'est achevée la réunion des ministres
  de l'énergie du G8, à Rome.
 
 
 
 
 
A l'issue des deux jours de rencontre, les participants ont signé une déclaration consacrée aux "nouveaux défis" que constituent entre autres la crise financière et économique, appelant à une nécessaire action coordonnée.

Parmi les faits marquants de cette rencontre internationale, figure la signature d'un partenariat sur l'efficacité énergétique. L'IPEEC, pour International Partnership for Energy Efficiency Cooperation, a été lancée en 2008 à l'initiative du Japon. Elle prévoit la mise en oeuvre d'une plate-forme d'échange d'expériences concernant le domaine de la construction, des transports, ainsi que sur la capture et le stockage du CO2.

En sont signataires les membres du G8, l'Union européenne, ainsi que la Chine, le Brésil, la Corée du Sud et le Mexique.

La Russie ouverte à une coopération nucléaire avec les USA

Le ministre russe de l'énergie, Sergueï Chmatko, s'est déclaré ouvert à la mise en oeuvre d'une coopération entre la Russie et les Etats-Unis dans le nucléaire. Evoquant la position favorable au nucléaire de l'Administration Obama, le ministre a estimé qu'il existe un "énorme potentiel pour une coopération dans ce domaine".

Un tel rapprochement pourrait se faire sur le modèle de la coopération gazière qui existe entre les deux pays, et pourrait également inclure le charbon, a-t-il précisé.

Stabiliser les prix de l'énergie fossile

L'Arabie Saoudite, représentée au G8 par son ministre du pétrole Ali al Naimi, a estimé que la perspective d'un baril de pétrole à 75 dollars était envisageable dans la conjoncture actuelle. Et même souhaitable selon lui, car elle permettrait de relancer l'investissement à long terme.
Au contraire, le secrétaire d'Etat américain à l'énergie, Steven Chu a mis son auditoire en garde contre "'l'augmentation des prix [qui] devrait retarder le redressement économique".

Entre les deux, le ministre italien du développement économique a insisté sur la nécessaire stabilisation des prix, qui seule permettrait aux entreprises de planifier et de réaliser des investissements. Pour maîtriser leur volabilité des prix, notamment ceux du pétrole, Claudio scajola a appelé à la mise en oeuvre de "nouvelles règles", et au renforcerment du pouvoir des organisations internationales dans le domaine.

"Il est nécessaire d'avoir un prix équitable, et non volatile, qui puisse garantir à la fois la croissance économique mondiale et la possibilité d'investir", a-t-il déclaré.
 
CANADA : Energie, hydrogene 
source :  Bulletins-electroniques.com
 
 Le plus gros projet d'utilisation de l'hydrogène au monde met en lumière l'expertise canadienne en matière d'énergie propre (Information)
 
 
 
 
Des millions de Canadiens et de visiteurs du monde entier pourront apprécier la technologie et l'expertise canadiennes en matière d'énergie non polluante grâce au premier projet de démonstration sur l'hydrogène, qui a été lancé le lundi 20 avril 2009 à l'aéroport international Pierre-Elliot-Trudeau de Montréal par l'honorable Lisa Raitt, ministre des Ressources naturelles. Le projet de démonstration présente une gamme d'applications
technologiques canadiennes de l'énergie d'hydrogène.
 
Le gouvernement du Canada est un des principaux partenaires du projet, qui permettra de démontrer les différentes applications des technologies de l'hydrogène à l'aéroport, dont un nouveau type d'infrastructure d'avitaillement en carburant. Les quelque 20 millions de visiteurs qui transitent chaque année par l'aéroport pourront circuler dans des navettes alimentées à l'hydrogène, tandis que les employés de l'aéroport utiliseront des véhicules utilitaires à l'hydrogène, depuis les camionnettes jusqu'aux tracteurs utilisés pour tirer les trains de chariots à bagages.
 
"Notre gouvernement considère comme une priorité d'investir dans le développement et la démonstration de technologies d'énergie propre", a déclaré la ministre Raitt. "Notre investissement dans ce projet stimule l'économie dans l'immédiat et nous permet de progresser vers la réalisation de technologies qui fourniront aux Canadiens un environnement plus sain et des emplois de haute qualité dans l'avenir."
USA : Carbon Sciences, sur la voie du carburant de CO2 
source :  Carbon Sciences, Earth Times, Le Matin.ma
 
 La société californienne Carbon Sciences annonce être en mesure
 de lancer à grande échelle la production de carburant à partir de dioxyde de carbone.
 
 
 
 
 
Le procédé développé par la société californienne repose sur la séparation du carbone de l'hydrogène. Pour cela, des micro-organismes sont employés, qui jouent le rôle de biocatalyseur en reproduisant le phénomène naturel de formation des hydrocarbures.

Le carbone et l'hydrogène sont recomposés pour former du méthanol, qui peut être raffiné en essence ou en carburant pour l'aviation.

Jusqu'à présent, le défaut de ce procédé résidait dans son coût élevé : les micro-organismes devaient être remplacés après chaque réaction. Désormais, grâce à des nano-coquilles de polymère mis au point pas Carbon Sciences, ces organismes peuvent être réutilisés jusqu'à plusieurs millions de fois, et permettent de parvenir à un prix équivalent à celui de l'éthanol.

Cette technologie pourrait être directement associée à des activités fortement émittrices de dioxyde de carbone : centrale à charbon, cimenterie, raffinerie...

La société prévoyait de mettre en place une première usine pilote, à petite échelle. Une solution qui n'est plus nécessaire, grâce à de nouveaux moyens de modélisation informatiques, plus fiables ainsi que des avancées dans la conception des catalyseurs. C'est donc directement l'étape suivante que vise Carbon Sciences : la réalisation d'un unité pilote à grande échelle. Une fois trouvés les partenariats, le lancement de la production pourrait être envisagé pour la fin 2010.
 
 
 
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