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Le 29/01/10
FRANCE : Un récupérateur d'eau de pluie 100% autonome
source : Aqualogic
L'installation d'un système de récupération de l'eau de pluie est non seulement économique mais cela permet également d'économiser l'eau potable et donc de préserver l'environnement.
Selon l'ADEME, le prix du mètre cube d'eau ne cesse d'augmenter, il atteint près de 3 euros dans certaines régions et va continuer à coûter de plus en plus cher. L'installation d'un système de récupération de l'eau de pluie est non seulement économique mais cela permet également d'économiser l'eau potable et donc de préserver l'environnement.
Depuis août 2008, les français sont autorisés à installer des systèmes de récupération d'eau de pluie pour une utilisation à l'intérieur de la maison (toilettes, nettoyage des sols, etc.) avec des règles précises. La consommation moyenne par jour et par personne d'eau est de 200 litres.
La quantité d’eau récupérable est de même ordre partout en France, seules la fréquence et l'intensité différent d’une région à l’autre. Le gain financier est variable suivant la consommation que l'on fait en eau de pluie et le coût de l'eau au mètre cube.
Aqualogic a conçu une cuve extérieure qui constitue une solution aussi bien pour les particuliers, les professionnels, agriculteurs et collectivités territoriales qui répond aux différentes attentes des consommateurs. La société estime qu'une réduction du coût de la consommation d'eau sur une année peut s'établir autour de 50 %.
Cette cuve d’une contenance de 2000 litres à 10.000 litres réalisée dans un matériau 100% recyclable est équipée d’un panneau solaire et d’une pompe immergée permettant un brassage permanent pour éviter le gel et le croupissement.
L'eau de pluie du récupérateur Aqualogic, outre le fait qu'elle soit gratuite, est peu calcaire et peu minéralisée, sans chlore et de meilleure qualité pour arroser un jardin par exemple et préserve sans conteste les canalisations en augmentant ainsi leur durée de vie et en économisant les produits anticalcaires. Avec une maison équipée du système Aqualogic, c'est aussi la garantie de pouvoir stocker de l'eau pour faire face à des périodes de restriction ou de sécheresse.
Autres caractéristiques et avantages :
• Cuve en matériau entièrement recyclable et panneau solaire pour une totale absence de dépense d’énergie
• Economie sur les nappes d’eaux souterraines qui alimentent actuellement le réseau de distribution (surexploitation de certaines nappes).
• Réduction de la consommation d’énergie : les process de traitement pour potabiliser l’eau sont de plus en plus complexes en raison de l’augmentation de la pollution de nos rivières et de nos nappes phréatiques.
• Réduction de la consommation de savons et autres produits de nettoyage. Les ions calcium et magnésium présents dans l’eau dure empêchent les détergents de bien remplir leur fonction. Par contre, l’eau de pluie est douce, les ions calcium et magnésium ne sont pas assez nombreux pour entraver l’action des détergents.
• Lutte en partie contre les inondations, l'eau ainsi stockée est éliminée plus progressivement ce qui, lors de fortes pluies ou des longues périodes pluvieuses, diminue la quantité d’eau qui arrive dans les rivières à ce moment. C’est une façon de retirer momentanément un volume d’eau du cycle de l’eau. Les récupérateurs Aqualogic jouent donc un rôle de bassin d’orage.
Combien coûte le récupérateur d'eau ?
Ainsi, pour une cuve Aqualogic de 2.000 litres, le prix à payer sera de 2 196 € TTC (pour une maison de plus de 2 ans la TVA est de 5.5%).
Le propriétaire bénéficiera en plus d'une réduction de 25% de crédit d’impôts si le récupérateur est posé par un professionnel. Par ailleurs, un forfait Pose de 300 euros a été instauré par Aqualogic et comprend la pose sur sol stabilisé avec raccordements aux descentes d’eau de pluie et fixation.
** Répartition de la consommation d’eau des ménages : 30% bain et douches, 20% WC, 12% lessives, 12% divers arrosage lavage voiture, 10% vaisselle, 6% cuisine, 1% boisson. Pour exemple l’arrosage d'une pelouse de 200 m² consomme environ 700 m³ d'eau par an.
Avec l'eau de pluie issue du récupérateur, l’économie est de près de 200€
U.S.A. : Des luminaires LED à plus de 100 lumens par watt
source : enerzine/BetaLED
BetaLED lance sur le marché, son premier dispositif d'éclairage à LED capable d'atteindre un niveau de performance de plus de 100 Lm/W (Lumen/Watt), permettant une réduction d'énergie d'environ 70 %.
Les luminaires série 304 de BetaLED sont modulaires jusqu'à 12 000 lumens d'émission de lumière. Selon le fabricant, "la nouvelle série de luminaires atteint un rendement, une longévité, un maintien du flux lumineux et un dosage de la lumière inégalée".
Ces performances supérieures à 100 Lm/W sont atteintes grâce à un courant - pour le produit standard - de 350 mA. En utilisant un variateur à deux niveaux, ces luminaires permettent à l'utilisateur final de réduire encore davantage ses coûts de fonctionnement.
"Nous ne cessons d'améliorer nos systèmes de luminaires BetaLED", a déclaré Christopher Ruud, président de Ruud Lighting. "En optimisant tous les composants du système, nous avons pu atteindre un rendement extraordinaire en termes d’économie d’énergie et de niveau d’éclairage, tout en faisant la preuve de performances éprouvées et mesurables."
Les luminaires de plus de 100 Lm/W peuvent être installés dans les structures en plein air de type auvents et pour les activités ayant besoins d'optiques symétriques telles que les stations-service.
ISRAEL : Contre le réchauffement, ne plantons PAS de forêts dans le désert !
source : Futura-sciences.com
Les forêts luttent contre l’effet de serre car elles absorbent le CO2, c’est connu. Pourtant...
Pourtant des chercheurs israéliens jettent un pavé dans la mare : parfois, elles absorbent plus de chaleur qu’elles ne réduisent l’effet de serre… Ou comment un puits de carbone réchauffe l’atmosphère.
L’enfer climatique est pavé de bonnes intentions et de forêts. De manière générale, les forêts absorbent, par photosynthèse, le CO2 et réduisent donc l’effet de serre. Il n’est donc pas étonnant de lutter contre la déforestation et de favoriser la plantation de forêt, y compris dans les déserts, pour lutter contre le changement climatique.
Cette démarche n’est cependant pas toujours évidente dans son application, quant au lieu d’implantation des nouvelles forêts, par exemple, mais aussi en fonction du type de forêt.
Les forêts arides, notamment, ont retenu l’attention de l’équipe de Dan Yakir du Département de Recherche sur les Sciences de l’Environnement et de l’Energie du Weizmann Institute of Science de Rehovot (Israël) à cause de leur bilan carbone et énergétique particulier. Ces forêts, très clairsemées, couvrent 17% de la surface terrestre et sont constituées d’espèces végétales adaptées aux milieux arides. C’est le cas de la forêt de pins semi-aride de Yatir, à la frontière du désert de Negev. Cette station fait partie du réseau Fluxnet qui étudie les processus d’échanges de CO2, de vapeur d’eau et d’énergie entre les écosystèmes terrestres et l’atmosphère.
L’étude des données très complètes de cette station a permis de remarquer que cette forêt absorbait de grandes quantités de carbone. Elle constitue ainsi un puits de carbone particulièrement efficace même si elle n’est pas aussi luxuriante que les forêts tempérées.
En fait, elle est même plus efficace que la plupart des pinèdes (forêts de pins) européennes. Un constat étonnant pour une forêt à la frontière du désert, mais aussi un peu d’espoir sur l’évolution des forêts tempérées en cas de réchauffement global.
Un puits de carbone qui participe… au réchauffement du climat
Pourtant, cette forêt n’est pas si rose, climatiquement parlant. Les bilans énergétiques totaux réalisés par l’équipe de Dan Yakir et d’Eyal Rotenberg pour étudier les échanges thermiques dans leur globalité ont révélé une autre particularité de cette forêt.
Non contente d’absorber le dioxyde de carbone, elle absorbe et restitue aussi une grande quantité de chaleur. En effet, les mesures effectuées montrent un albédo plus faible de la couverture forestière par rapport à l’albédo des zones environnantes.
La canopée, autrement dit la strate supérieure de la forêt en contact direct avec l’atmosphère et les rayons solaires, est de couleur foncée. La forêt absorbe donc une plus grande quantité d'énergie solaire que les écosystèmes environnant, de couleurs plus claires.
D’autre part, le mode de régulation thermique des plantes constitutives de cette forêt diffère de celui des milieux plus humides. Alors que dans une forêt tempérée les plantes, serrées les unes contre le autres, évacuent leur excès de chaleur par évapo-transpiration, celles de ce milieu aride font tout autrement.
Rappelons que l’évapo-transpiration est le mécanisme qui permet la montée de la sève brute depuis les racines jusqu’aux feuilles. C’est la perte d’eau au niveau des stomates et au profit de l’atmosphère qui aspire l’eau absorbée par les racines. Cette vaporisation de l’eau permet aussi, comme chez les animaux, de dissiper la chaleur en excès.
Cependant, en milieu aride, l’eau est un facteur limitant. Le métabolisme des plantes de ce milieu s’est donc adapté à cette contrainte et profite d’un atout spécifique : l’espace libre qui entoure chaque plante de ce milieu clairsemé. L’importante surface d’échange avec l’air est ainsi utilisée pour transférer directement la chaleur à l’air, par simple conduction thermique et non par évaporation.
Conséquence de ce système de refroidissement par ventilation, les feuilles émettent moins d’énergie par rayonnement infrarouge vers l’espace.
Un double effet kiss…hot
La grande absorption d’énergie solaire et la faible réémission de cette énergie vers l’espace de la forêt de Yatir sont inattendus et, comme l’explique Dan Yakir, « bien que les chiffres varient avec les lieux et les conditions environnementales, nous savons maintenant que cela prendra des décennies de croissance forestière avant que l’effet rafraîchissant de la séquestration du CO2 puisse surpasser ces processus antagonistes de réchauffement ».
Dernière question soulevée par Dan Yakir et Eyal Rotenberg : si les forêts semi-arides réchauffent l’environnement pendant une bonne part de leur développement, qu’en est-il de la déforestation ?
En appliquant ce qu’ils ont déduit de leur étude à des zones récemment déforestées, ils ont montré que la désertification n’avait pas accéléré le réchauffement local, mais au contraire l’avait réduit, au moins sur le court terme.
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Le 28/01/10
FRANCE : La stévia, ou Reb A, un édulcorant naturel... à ne pas trop chauffer
source : Agence française de sécurité alimentaire/Futura-sciences.com
Autorisé en France comme édulcorant de table depuis septembre 2009, le Rebaudioside A, ou Reb A, provient d'une plante sud-américaine, la stévia. L’extension d’utilisation de ce produit vient d’être autorisée par arrêté du 8 janvier 2010, publié au Journal officiel du 15 janvier. Mais attention à ne pas trop le chauffer.
Le pouvoir sucrant du Reb A est 300 fois supérieur à celui du saccharose. Plusieurs marques devraient rapidement proposer de nombreux produits dans les rayons des supermarchés, concurrençant ainsi l’aspartame et le sucre.
<<Si vous souhaitez utiliser cet ingrédient pour vos préparations, notez bien que ce n’est pas possible dans n’importe quelles conditions
dans l’état actuel des connaissances sur sa stabilité thermique », indique l’Agence française de Sécurité sanitaire des Aliments (Afssa) dans un communiqué.
L'agence recommande « par précaution, d’éviter la cuisson du rebaudioside A au-delà de 100 ou 120°C ». Voilà qui limitera les élans des pâtissiers amateurs, la confection de gâteaux nécessitant souvent plus de 150°C…
CANADA : Une conception de tour adaptée au climat extrême
source : ensavoir+
Avec ses 22 étages de 65 590 m2, la tour de bureaux de Manitoba Hydro - la 4ème compagnie de distribution d'énergie au Canada - à la forme d'un "A majuscule", demeure un modèle d'éco-architecture adapté aux conditions climatiques extrêmes.
Le concept a même attiré l'attention à l'échelle mondiale en remportant le prestigieux prix 2009 "Best Tall Building in the Americas" décerné par le CTBUH, principal organisme mondial qui se consacre aux immeubles de grande hauteur et à l'habitat urbain.
Des spécialistes de l'ingénierie climatique ont conçu l'édifice de façon à ce qu'il respecte les critères de classification "Platine" du programme LEED. Ils ont misé sur les sources locales d'énergie passive, ce qui permet d'obtenir à la fois une réduction des dépenses énergétiques de plus de 65 % et de l'air parfaitement filtré.
Manitoba Hydro a fixé des objectifs ambitieux en matière "de milieu de travail positif, de régénération urbaine et d'architecture distinctive", y compris une réduction de 60 % de la consommation d'énergie* par rapport aux normes du Code modèle national de l'énergie pour les bâtiments - Canada (CMNÉB), et ce, dans un climat extrême qui fluctue de -35 °C l'hiver à +35 °C l'été.
Pour atteindre ces objectifs, Manitoba Hydro a rendu obligatoire un processus de conception intégré (PCI) officiel mis au point par Ressources naturelles Canada.
"Paradoxalement, une tour de verre s'avère le type d'immeuble le plus écoénergétique par temps extrême. Par temps extrêmement froid, Winnipeg jouit aussi d'un très bon ensoleillement", explique l'un des partenaires de KPMB, Bruce Kuwabara. "Nous avons examiné 15 possibilités et en avons essayé trois afin de déterminer quelle solution exploiterait le plus les énergies solaire et éolienne et contribuerait à la vie publique de la ville. Le "A majuscule" est constitué de deux tours posées sur un socle à l'échelle de la rue et placées à un angle de 45 degrès pour créer un nouveau parc public extérieur."
Les principales caractéristiques d'adaptation aux conditions climatiques de l'immeuble comprennent une enveloppe de bâtiment à haut rendement et le plus grand système géothermique de la province (280 trous de forage, 125 mètres de profondeur). Trois "jardins d'hiver" faisant face au sud sur six étages constituent les "poumons" de l'immeuble. Chacun est orné d'une chute spectaculaire de 24 mètres de hauteur qui humidifie ou déshumidifie l'air qui entre dans l'immeuble. Le socle est doté d'une série de toits verts où a été planté du foin d'odeur, une plante sacrée des peuples autochtones.
Cheminée solaire
Les 115 mètres de la colonne s'élève sur le côté nord du bâtiment. C'est un élément clé du système de ventilation passive qui s'appuie sur " l'effet cheminée " pour créer un tirage d'air hors du bâtiment.
En hiver, l'air est attiré vers le fond de la cheminée solaire. La chaleur récupérée lors de la phase d'extraction d'air est utilisée pour chauffer le parc de stationnement et pour préchauffer l'air froid entrant dans les jardins d'hiver situés au sud de l'immeuble. A l'inverse, pendant les mois d'été, l'air chaud est expulsé directement hors de la cheminée solaire.
"Tout bien considéré, les économies d'énergie et la conception durable de l'immeuble sont un investissement dans le principal atout de Manitoba Hydro : son personnel", a indiqué Tom Akerstream, directeur des installations et conseiller en énergie pour le projet. "Les employés sont ravis de leurs bureaux ensoleillés et de leur capacité de contrôler leur environnement personnel. Quelques employés qui prévoyaient partir à la retraite ont même décidé de rester pour en profiter!"
Le siège social de Manitoba Hydro aura coûté la bagatelle de 278 millions de dollars canadien. Il demeure également le premier exemple de la prochaine génération d'immeubles de conception durable, conçu par le cabinet d'architectes Kuwabara Payne McKenna Blumberg (Toronto), avec la collaboration du cabinet d'architectes Smith Carter (Winnipeg) et de Transsolar (Stuttgart)
• En septembre 2009, l'immeuble avait permis de réaliser des économies d'énergie de 65 %, ce qui dépasse l'objectif initial concernant une réduction de 60 % de la consommation d'énergie par rapport aux normes du CMNÉB.
JAPON : des batteries SCiB dans une centrale électrique
source : Toshiba, TechON/enerzine.com
Okinawa Electric Power Company, une compagnie d'électricité située dans la préfecture d'Okinawa au Japon, va recevoir prochainement des équipements inhabituels pour sa nouvelle génération de centrale électrique.
En effet, le dispositif comprendra des batteries de stockage dont l'objectif est de faire tampon avec les différentes installations hétérogènes de production d'énergie (thermique, éolien, etc.) et d'injecter au final, une électricité stable sur le réseau.
Le système devrait être testé à Miyakojima dans l'archipel d'Okinawa, à partir de l'automne 2010.
Des essais seront réalisés en ajoutant des ressources photovoltaïques de l'ordre de 4 MW. Elles seront installées en plus de celles existantes comprenant deux centrales thermiques (21.500 kW et 40.000 kW), une centrale à turbine à gaz (15.000 kW) et 5 centrales éoliennes (900 kW x 4 et 600kW x 1).
Comme la production d'énergie solaire et éolienne demeure sans cesse fluctuante, des tests sur les batteries de stockage SCiB (4 MW batteries sodium-soufre et 200 kW batteries lithium-ion) permettront aussi de mesurer les surplus d'électricité et de procéder à des réglages de fréquences.
Toshiba suppose que pour un système photovoltaïque de 4 kW correspond 100 maisons et que pour une batterie Li-ion de 8kW correspond 25 maisons.
Plus sécure, les batteries SCiB sont adaptées aux charges rapides. Elles contiennent une anode d'Oxide Lithium-Titane et ont la propriété d'être plus contrôlable électroniquement (charge, maintien en charge, capacité à débiter du courant).
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Le 27/01/10
EUROPE : EADS-Astrium s'intéresse à l'énergie solaire orbitale
source : EADS, Le Figaro
Astrium, le leader européen de l'industrie spatiale indique avoir développé des technologies capables d'acheminer l'énergie solaire vers la Terre.
A ce titre, la filiale d'EADS envisage de construire d'ici 2020, un démonstrateur de 20 à 50 kW en mesure de canaliser l'énergie solaire, la transmettre par rayon laser infrarouge à l'aide de miroirs spéciaux et la récupérer sur Terre.
En cas de succès, il serait alors envisageable de construire un réseau de stations orbitales capables de fournir de l'énergie permanente d'une puissance de plusieurs gigawatts.
le PDG d'Astrium, François Auque "il sera possible d'alimenter en électricité solaire des bateaux, des zones isolées ou sinistrées, comme c'est le cas en ce moment en Haïti, mais aussi des avions ou des stations fixes au sol".
Par ailleurs, seule "l'énergie utile" serait acheminée vers la terre, car les quantités de chaleur produites lors de la conversion de l'énergie solaire en électricité, seront inévitablement dissipées dans le vide spatial. Lors de la phase de réception du faisceau, il apparaît que "le rendement énergétique mesuré sur des diodes, peut atteindre 80 %".
D'après le directeur technique d'Astrium, ce projet serait sans risque, car l'infrarouge d'une longueur d'ondes de 1,5 micron "est équivalente à celle du rayonnement solaire, soit 1 000 watts par mètre carré".
Les japonais ont lancé un projet équivalent qui utilise une transmission par micro-ondes, censée être moins sensible aux variations atmosphériques que le laser.
[ Credit image : Astrium ]
ALLEMAGNE : ADELE : stocker de l'électricité en comprimant l'air !
source : enerzine, RWE, DLR, GE.
Stocker de l'électricité de manière efficace, en toute sécurité et en grande quantité - voila certainement l'un des défis clés à résoudre dans les prochaines années.
Les membres du projet ADELE** dont fait partie RWE, mais aussi General Electric, Züblin, et le Centre National allemand pour la Recherche aéronautique et spatial (DLR) ont signé à Berlin un accord de coopération et de développement allant dans ce sens.
"L'expansion massive et voulue de l'énergie éolienne nécessite des solutions intelligentes pour garantir un approvisionnement continu en électricité. A travers le projet ADELE, nous prenons les devants afin de développer rapidement un modèle de stockage efficace ", a déclaré le Dr Jürgen Großmann, directeur exécutif chez RWE.
Lors de périodes où l'offre excède la demande électrique sur le réseau éolien, de l'air sera comprimé et stocké dans de grandes poches souterraines. La chaleur résultante sera elle aussi emmagasinée dans un système de stockage d'énergie thermique. Plus tard, lorsque la demande en électricité augmentera, cet air comprimé pourra alors servir à produire de l'électricité grâce à une turbine, tout en récupérant simultanément de la chaleur.
Pendant le processus de compression, la température de l'air va jouer un rôle décisif car elle s'élève à plus de 600 ° C. Pour s'assurer que la chaleur induite ne soit perdue, elle sera extraite du compresseur d'air avant même que l'air ne soit à son tour stocké et (la chaleur) sera captée par le système de stockage d'énergie thermique.
Avant de produire de l'électricité et avant que l'air ne soit en mesure de faire fonctionner une turbine, l'air comprimé devra être chauffé à nouveau par le système de stockage d'énergie thermique. Cette approche adiabatique où la chaleur n'est pas perdue mais reste dans le processus peut être utilisée pour produire de l'électricité à partir de réservoirs d'air comprimé existants. En outre, l'air comprimé ne sera pas chauffé plus longtemps que ne nécessite le procédé utilisant du gaz naturel - évitant du coup les émissions de CO2.
Suite à la réalisation d'une étude de faisabilité, les partenaires du projet ADELE ont déjà jeté les bases du programme de développement. L'objectif est de construire une usine de démonstration, qui devra débuter ses opérations en 2013. Elle aura une capacité de stockage d'un milliard de watts-heure (GWh), assez pour délivrer une puissance de 200 MW. Par ce moyen, ADELE sera en mesure de garantir une capacité électrique dans un délai très court et remplacer en l'état une quarantaine d'éolienne pendant plus de cinq heures.
Le ministère fédéral allemand de l'économie s'est dît prêt à offrir un financement public. Les membres d'ADELE ont indiqué également qu'ils allaient contribuer au financement du projet à hauteur de 10 millions d'euros.
** ADELE : acronyme traduit de l'allemand : stockage adiabatique d'air comprimé et d'énergie pour un approvisionnement
U.S.A : La batterie de mon baladeur est à plat, prête-moi ton pull !
source : futura-sciences/photo:pull_epices
Enduit de nanotubes de carbone, n'importe quel tissu peut devenir... une batterie. L'idée est encore au laboratoire mais les premiers prototypes, en coton et en polyester, existent déjà.
L'électronique souple au point d'être incluse dans des vêtements semble avoir le vent en poupe. Les anglophones parlent de wearable electronic, mais, traduite en français, l'expression devient électronique portable, ce qui pourrait prêter à confusion. Il s'agit bien, ici de porter un circuit électronique comme on porte une chemise. Au laboratoire, plusieurs réalisations ont déjà vu le jour, notamment des batteries souples.
Aux Etats-Unis, à l'Université de Stanford, Yi Cui s'en est fait une spécialité. En décembre 2009, son équipe présentait une batterie en papier, ultraplate, réalisée grâce à une sorte d'encre conductrice, contenant des nanotubes de carbone et des nanofils d'argent. Dans ce papier, cette encre se dépose sur les fibres de cellulose.
L'équipe vient de montrer que ce même principe peut s'appliquer à des fibres de coton, voire de polyester, bref à un vêtement. « Ces fibres textiles ont une structure hiérarchisée avec une surface à la morphologie complexe, des groupes fonctionnels, hydroxyles notamment, et une grande porosité » expliquent les chercheurs dans un article publié dans la revue Nanoletters. Les fibres de coton, par exemple, sont constituées d'une multitude de fibrilles, elles-mêmes composées de microfibrilles, formées par des chaînes de cellulose.
L'industrie du textile fabriquera-t-elle des batteries ?
En trempant des morceaux de tissus dans une solution contenant des nanotubes de carbone monofeuillets (en anglais Single-walled Carbon Nanotubes, SWNT) puis en déposant des particules d'oxyde de manganèse, ces chercheurs en ont fait des conducteurs d'électricité (conductivité de 125 siemens par centimètre). Cette nouvelle propriété vient de ce que ces nanotubes viennent spontanément se fixer sur les fibres.
En superposant trois couches de tissus, l'une, normale, prise en sandwiche entre deux imbibées de nanotubes, on obtient une batterie, ou plus précisément un supercondensateur (conservant la charge moins longtemps qu'une batterie mais capable de la délivrer rapidement). L'énergie spécifique obtenue est de 20 Wh/kg, ce qui représente la quantité d'énergie stockée par unité de masse. Les performances sont restées stables après 35.000 cycles de charge et de décharge.
Une électrode sur la face extérieure de la chemise, de la jupe ou du pantalon, une électrode côté intérieur et voilà de quoi faire fonctionner ou recharger un baladeur ou un téléphone portable... L'idée ne paraît pas du tout utopique à l'équipe de Yi Cui. Selon eux, « avec les infrastructures existantes de fabrication de textiles, la production à grande échelle et à bas prix de systèmes de stockage d'énergie est possible ».
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Le 26/01/10
FRANCE : Vergnet construira le premier parc éolien en Algérie
source : Enerzine.com
Vergnet, le fabricant français d'éoliennes a remporté jeudi un appel d'offres international concernant l'installation du premier parc éolien en Algérie.
Situé au sud-ouest du pays, à Adrar, le complexe éolien aura une puissance de 10 MW et devrait être mis en service courant 2012.
Avec un investissement de 3,05 milliards de dinars (environ 30 millions d'euros), Vergnet a proposé une offre plus compétitive que son concurrent allemand MAN Ferrostaal, pour un coût du kWh de 9.620 Dinars (0,095 euros).
Le contrat a été obtenu auprès de la Compagnie d'Engineering de l'électricité et du gaz (CEEG), une filiale du groupe public d'hydrocarbures Sonelgaz
U.S.A : AÉRONAUTIQUE : MON FUTURE AVION ELECTRIQUE
source : Nouvelobs. COM/Crédit:NASA / Rex Features/REX/SIPA)
Ce petit avion électrique pour une personne a été conçu par des ingénieurs américains, notamment de la Nasa. Son nom de code: le "macareux".
Ce petit avion électrique pour une personne a été conçu par des ingénieurs américains, notamment de la Nasa. Son nom de code: le "macareux".
C’est encore un concept mais pourquoi ne pas imaginer qu’un jour, dans les grandes villes, les livraisons urgentes et les transports rapides se feront dans les airs grâce à un petit avion électrique comme celui qu’ont imaginé des ingénieurs de la Nasa (Langley Research Center) et d’autres centres de recherches.
Propulsé par un moteur électrique, ce véhicule à une place décolle et se pose verticalement. Conçu en fibre de carbone, il pèse 135 kilos et mesure 3,7 mètres de long pour 4,1 mètres d’envergure. A cela s’ajoute 45 kilos de batteries. Grâce à son moteur électrique, il est très silencieux et devrait voler à 240 km/h.
Au sol, l’avion repose sur quatre pattes –ce sont les ailes arrière qui se rejoignent pendant le vol.
Le pilote s’installe quasiment debout dans l’avion. Après avoir quitté le sol, l’avion s’incline et prend une position horizontale pendant le vol, offrant au pilote un point de vue imprenable…
Ce concept a été présenté cette semaine lors d’un meeting de la société américaine d’hélicoptère. Son petit nom est Puffin, autrement dit «le macareux».
Les ingénieurs font notamment référence à cet oiseau marin à cause de ses courtes ailes et de sa démarche un peu malhabile qui lui donne un air curieux, relate le magazine Scientific American.
Un prototype de démonstration (mesurant un tiers de la taille finale) doit être fabriqué d’ici mars pour mener des tests. Pour l’heure, les batteries au lithium lui permettraient de voler 80 kilomètres.
Cependant les chercheurs interrogés par le magazine américain sont confiants: ils pensent atteindre 240 à 320 km d’ici 2017 grâce à l’amélioration attendue des batteries. Silencieux, léger, furtif -il dégage peu de chaleur et échappe ainsi à la détection radar-, cet avion intéresse aussi l'armée et la sécurité civile.
CANADA : Un herbicide dangereux pour les grenouilles
source : billets-electroniques.com
L'atrazine est très utilisée pour limiter la présence des mauvaises herbes dans les champs de maïs, ceci conduit à sa présence dans de nombreux cours d'eau.
L'atrazine est très utilisée pour limiter la présence des mauvaises herbes dans les champs de maïs, ceci conduit à sa présence dans de nombreux cours d'eau.
De nombreuses études sont donc menées afin de déterminer si l'atrazine a des effets néfastes sur l'environnement ou la santé.
Récemment, des chercheurs du Département de Biologie de l'Université d'Ottawa ont démontré que cet herbicide modifie le développement sexuel des grenouilles. Ces résultats ont été publiés dans la revue Environmental Health Perspectives.
Dans un premier temps, de l'atrazine a été déposée au printemps dans des bassins contenant des têtards. Les quantités introduites étaient semblables à celles que l'on retrouve dans l'environnement et respectaient les niveaux de la législation canadienne.
A la fin de l'été, les grenouilles ont été comptées. Les chercheurs ont alors observé que le nombre de têtards ayant atteint le stade de jeune grenouille était plus faible que celui des bassins témoins sans atrazine. De plus, l'atrazine pourrait avoir des effets féminisants, la proportion de grenouilles femelles étant plus importante dans les bassins pollués
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Le 25/01/10
FRANCE : L'armée américaine aime les batteries lithium de SAFT
source : SAFT
L'Agence américaine de logistique de la défense (DLA, Defense Logistics Agency) a passé plusieurs commandes au Groupe français Saft pour la fourniture de batteries lithium d'un montant de 4,2 millions de dollars (3 millions d'euros).
Saft fournira des batteries BA 5590A/U de technologie lithium-dioxyde de soufre (Li-SO2) disposant d'un indicateur de l'état de charge (SOCI) et des batteries BA 5372/U à base de lithium-dioxyde de manganèse (Li-MnO2).
Les batteries seront utilisées pour des applications militaires portables telles que les systèmes de radiocommunication et des systèmes électroniques.
"Saft est le principal fournisseur de batteries lithium pour l'armée américaine, équipant de nombreux modèles de systèmes de communications utilisés en situation de combat par les forces armées," annonce Thomas Alcide, directeur général de la division Specialty Battery Group de Saft. "Nous sommes ravis de continuer à fournir à l'agence américaine DLA au travers de ces contrats significatifs "
Les batteries BA 5590A/U et BA 5372/U sont fabriquées dans l'usine Saft de Valdese, en Caroline du Nord (Etats-Unis), qui produit des technologies de batterie à base de lithium, comme le Li-SO2, Li-MnO2 et le Li-ion (lithium
CHINE : Un concept de mobile Nokia qui fonctionne aux Sodas
source : Daizi Zheng/enerzine.fr
Le designer chinois Daizi Zheng a développé un téléphone portable conceptuel pour la marque finlandaise Nokia qui a la particularité d'être alimenté par des boissons sucrées.
A travers ses recherches, le designer a pris conscience que l'utilisation d'une batterie classique comme source d'alimentation présentait de nombreux inconvénients : coûteuse, consommatrice en matières premières et problématique lors de son recyclage.
Le concept utilise une bio-batterie pour remplacer les batteries traditionnelles et créer un environnement quasi-exempt de pollution.
La bio batterie génère de l'énergie à partir des glucides (comme le sucre) et utilise les enzymes comme catalyseur.
Cette Bio-batterie aurait le potentiel de durer trois à quatre fois plus longtemps qu'une batterie lithium-ion en une seule charge.
ESPAGNE : Renault promeut la voiture électrique en Andalousie
source : Renault
Renault España a signé lundi une lettre d'intention avec le Conseil Régional andalou visant à promouvoir le développement du véhicule électrique dans la région espagnole.
Les deux organisations indique vouloir travailler ensemble afin d'identifier les domaines de coopération et d'encourager l'utilisation de véhicules électriques dans le cadre du plan PASENER 2007-2013 (Plan andalou pour la durabilité énergétique) et de la stratégie zéro émission de l'Alliance Renault-Nissan.
Ainsi, le PTA (Parc Technologique d'Andalousie) accueillera un essai pilote du véhicule électrique qui consistera en une série de simulations permettant de définir les besoins en énergie, les points de recharge et l'autonomie pour le développement à grande échelle de cette nouvelle forme de mobilité.
En outre, la ville de Malaga sera la première Smartcity, un projet d'essais de conduite et d'utilisation du véhicule électrique qui compte sur le soutien du Conseil de la Science, de l'Innovation et de l'Entreprise, et maintenant sur celui de Renault, dans le cadre de l'Alliance Renault-Nissan.
Enfin, l'accord d'intention décrit un ensemble de projets déclinés sur plusieurs axes :
• La définition d'éventuelles entreprises et municipalités pouvant s'associer au plan, de par l'intérêt qu'elles portent aux flottes zéro émission et leur engagement vis-à-vis de l'environnement dans leur zone d'influence.
• L'information auprès des usagers, afin qu'ils se familiarisent et connaissent en détail cette nouvelle forme de mobilité.
• La mise en place d'ateliers de formation pour techniciens spécialistes en véhicules électriques.
• La diffusion des lignes d'incitation à l'achat disponibles auprès des institutions
andalouses.
Cet accord est le deuxième de l'Alliance Renault-Nissan concernant l'implantation du véhicule électrique en Espagne, après l'annonce faite par la Mairie de Barcelone de développer une flotte et près de 200 points de recharge dans la ville comtale.
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Le 22/01/10
FRANCE / U.S.A : Une usine de solaires flexibles bientôt en Alsace ?
source : ECD/Enerzine.com
Energy Conversion Devices, le fabricant américain de stratifiés solaires flexibles en couches minces destinés aux marchés des toitures commerciales et intégrées aux bâtiments, a annoncé ses projets visant à construire en France une usine de fabrication de stratifiés solaires de 30 MW.
La société a entrepris un processus de sélection et d'évaluation de divers sites, particulièrement dans la région de l'Alsace.
"La France est l'un des marchés solaires les plus progressifs et connaissant la croissance la plus rapide au monde. Elle a exprimé son soutien à long terme à l'égard des énergies de substitution dans le cadre des engagements du Grenelle de l'environnement, et les récents changements apportés à sa structure d'établissement des tarifs d'alimentation posent un fondement durable pour honorer ces engagements. Nous sommes très heureux que la France continue d'appuyer la mise au point d'une technologie à forte valeur ajoutée et de solutions novatrices tels que les stratifiés UNI-SOLAR(R), qui protègent l'esthétique du patrimoine culturel français grâce à leur intégration à l'architecture des bâtiments. Nous sommes également ravis que la France manifeste son leadership dans le but d'éviter la bulle spéculative dont nous avons été témoin par le passé en ce qui concerne l'énergie solaire au sein d'autres marchés" a déclaré Mark Morelli, PDG d'ECD.
"Nous pensons que c'est le moment idéal pour établir une usine de fabrication sur ce marché, lequel est près de nos partenaires de distribution et de nos clients. Maintenant que la question de la structure tarifaire est résolue, et grâce à la concentration élevée de bâtiments à faible portance, nous constatons une demande croissante à l'égard de nos produits solaires en France. Nous sommes impatients de collaborer avec des représentants officiels français afin de déterminer les mesures adéquates à prendre à l'appui de la réalisation de ce projet, et de créer des emplois à l'échelle locale dans les sphères et la recherche et du développement tout comme dans celle de la fabrication", a t'il ajouté.
Les modalités anticipées de ce projet, y compris la date de lancement prévue, n'ont pas été dévoilées.
EUROPE : L'éolien offshore européen a généré € 1,5 Mds en 2009
source : EWEA/enerzine
Selon l'assocation européenne pour l'énergie éolienne (EWEA), un total de huit nouveaux parcs éoliens composé de 199 éoliennes offshore, d'une capacité de production cumulée de 577 MW ont été raccordées au réseau européen en 2009.
Cette capacité représente un taux de croissance de 54% par rapport aux 373 MW installés en 2008. Concernant 2010, l'EWEA prévoit la mise en service de 10 autres parcs éoliens offshore européens, soit l'ajout de 1000 MW de capacités ou une progression de 75% du marché éolien offshore par rapport à 2009.
"C'est un résultat extrêmement satisfaisant compte tenu de la persistance des difficultés d'obtention de financement pour de grands projets", a déclaré Christian Kjaer, Le directeur de l'EWEA. "Les développeurs de projets indépendants en particulier sont toujours aussi combatifs. Concernant la poursuite du développement de l'industrie éolienne en mer, il devient vital que les gouvernements et la Commission européenne fournissent des cadres stratégiques qui stimulent l'intérêt des investisseurs et permettent aux développeurs de projets de faire évoluer leurs business-plans", a t'il ajouté.
Actuellement, 17 fermes éoliennes offshore sont en cours de construction en Europe, totalisant plus de 3.500 MW, avec un peu moins de la moitié en cours d'installation dans les eaux britanniques. En outre, 52 nouveaux parcs éoliens offshore ont obtenus l'aval des autorités dans les eaux européennes, totalisant plus de 16.000 MW, avec un peu plus de la moitié de cette capacité prévue en Allemagne.
En 2009, le chiffre d'affaires de l'industrie éolienne offshore a été d'environ 1,5 milliard d'euros, et l'EWEA s'attend à doubler ce chiffre en 2010 pour atteindre environ 3 milliards d'euros.
Plus de 100 GW de projets en sont à divers stades de planification et pourraient fournir assez de puissance pour répondre à 10% de la demande d'électricité européenne.
Avec ces 828 éoliennes, l'Europe est devenue le leader mondial dans l'éolien offshore. Elle possède une capacité cumulée de 2.056 MW répartis sur 38 parcs éoliens offshore dans neuf pays européens.
Le Royaume-Uni et le Danemark font la course en tête avec respectivement 44% et 30% de parts de marché. En 2009, cinq pays ont construit de nouvelles parcs éoliens offshore : Royaume-Uni (284 MW), Danemark (230 MW), Suède (30 MW), Allemagne (30 MW), Norvège (2,3 MW).
Initiative pour
Lors du Conseil "Énergie", en date du 7 Décembre 2009, un accord intergouvernemental baptisé "le raccordement offshore au réseau des pays de la mer du Nord" avait été signé par neuf pays, acceptant d'élaborer "un plan de travail stratégique» sur le super-réseau offshore à venir.
BOLIVIE : La Bolivie compte 2 autres gisements de lithium
source : Enerzine.com
Le gouvernement bolivien a annoncé que son pays comptait deux réserves supplémentaires de lithium en plus de celle du "Salar de Uyuni" (Sud-ouest de la Bolivie) et disposait de dix autres-gisements minérals (non métalliques) comme le potassium, le magnésium, le bore et l'Ulexite.
Un rapport de la société publique des mines de Bolivie (COMIBOL) stipule que le deuxième gisement de lithium le plus important du pays était le lac salé de Coipasa, situé dans la région andine d'Oruro (Ouest) à la frontière du Chili.
Selon les informations préliminaires délivrées par le COMIBOL, le site de Coipasa qui s'étale sur une superficie d'environ 3.300 km2 est riche en saumure. Et en plus des dépôts d'Ulexite dans certains endroits, il contient du lithium, du magnésium, du potassium et du bore.
Le président Evo Morales avait annoncé en novembre dernier que son gouvernement allait élaboré un plan d'industrialisation des eaux salées du site, pour un investissement initial de 250000 dollars.
L'autre réserve de sel de lithium se trouve dans les "Grands pâturages", située dans le département de Potosi, tout comme Uyuni.
Le gisement s'étend sur une superficie de 118 kilomètres carrés, et outre le lithium, contient également de l'Ulexite, un composant très usité dans l'industrie de la céramique, du verre (fibre optique) et de l'agrochimie (engrais).
Avec ses 10.000 kilomètres carrés, le Salar de Uyuni reste le plus grand gisement de lithium au monde. Une usine pilote de production de carbonate de lithium à petite échelle est actuellement en cours de construction.
Dans la phase suivante, l'État bolivien espère ériger une usine plus imposante capable de produire du carbonate de lithium en quantité industrielle à partir de 2013. C'est la raison pour laquelle, il cherche un partenariat avec une société étrangère dans la fabrication de batteries au lithium à destination des véhicules électriques.
L'exploitation d'Uyuni a suscité l'intérêt de sociétés étrangères, comme les entreprises françaises Bolloré et Eramet, les japonais SNPGMJ, Mitsubishi et Sumitomo, LG en Corée du Sud et même le gouvernement russe.
Outre ces trois réserves, la Bolivie possède 6 autres lacs et 4 lagunes de sel qui contiennent des éléments minéraux non-métalliques à destination des industries chimiques et de la construction. Ces gisements sont les lacs salés de Laguani, Laguna, Chiguana, capina et Challviri, répartis tous à Potosi.
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Le 21/01/10
HAÏTI : Des écodômes pour reloger les sinistrés d'Haïti
source futura-sciences.com
Avec sa structure en arc, cette curieuse maison mise au point par l'architecte Nader Khalili résiste bien aux séismes et, en prime, est aussi écologique qu'économique. Olivier Daniélo en fait la démonstration.
Des habitats rapides à construire pour reloger rapidement des millions de personnes et qui résistent aux tremblements de terre, voilà qui serait idéal à Haïti, après le terrible séisme du 12 janvier.
Faudrait-il beaucoup d'argent ? Non. La technologie est-elle sophistiquée ? Non. Les matériaux ? De la terre, des gravats et des sacs en plastique. L'idée vient-elle d'un illuminé ? Non. Elle est connue et expérimentée depuis des années en Afrique, en Asie et en Amérique. Olivier Daniélo, responsable du blog Objectif Terre des hommes, nous explique le principe de l'écodôme, une idée toute simple d'un architecte irano-américain.
« Les séismes ne tuent pas. Ce sont les maisons qui font des victimes lorsqu'elles s'effondrent. Si nous construisons des maisons capables de résister aux séismes dans les régions sensibles, les gens auront davantage de chances de survivre si un séisme survient ». C'est ce que l'on peut lire sur le site de Stop disasters, un jeu de simulation créé par l'ISDR (International Strategy for Disaster Reduction), dépendant de l'ONU.
Après une catastrophe naturelle dévastatrice (tremblement de terre, tsunami, incendie, ouragan, inondation…), comment reconstruire rapidement et à faible coût des maisons très solides ?
Nader Khalili, architecte irano-américain et père du concept d’écodôme, a une réponse. « Mes maisons sont construites avec de la terre ou du sable. Elles ne coûtent presque rien. Elles ne peuvent pas prendre feu, elles résistent aux cyclones et aux séismes car elles reposent sur un système d'arcs et n'ont pas d'étage. Un petit dôme en terre peut être construit en trois jours (…). Rien de pire que les maisons carrées en cas de catastrophe naturelle ! »
Prendre une feuille de papier. La placer verticalement : elle tombe. La courber pour obtenir un arc, comme avec les murs des moulins : elle tient toute seule. Les dômes sont encore plus résistants, car il s’agit de systèmes d’arcs en deux dimensions. De plus, un dôme a un rapport surface des murs / volume intérieur plus faible que celui d’une structure carrée ou rectangulaire. Ce grand volume pour une faible surface d'enveloppe réduit la consommation de matériaux de construction ainsi que les échanges thermiques.
L’association Dhomus le confirme : « ce type de volume offre une extraordinaire résistance aux tempêtes, ouragans et tremblements de terre. Il présente l'avantage d'être particulièrement économique en énergies de chauffage ou de climatisation et c'est en plus un volume très agréable à vivre ».
La terre au service de l’homme
Mais la pertinence des constructions de Nader Khalili n’est pas seulement d’ordre géométrique. Ces habitations sont construites avec des sacs emplis de terre, d’où l’appellation écodôme, compte tenu de l’excellence de leur bilan environnemental. La terre est disponible sur place à un coût nul. Les sacs adhèrent fortement les uns aux autres grâce à la disposition de fils de fer barbelés entre chaque couche. Sans fil de fer, les sacs glisseraient, mais la combinaison fils de fer - forme en dôme conduit à une structure aussi résistante qu’un bunker.
Les sacs sont emplis de terre humidifiée et disposés au niveau des murs. Le contenu des sacs sèche alors naturellement. On obtient des grosses briques de terre crue, que Nader Khalili a appelées super-adobe, alliance d’un matériau utilisé depuis des millénaires, la terre crue (adobe) et de matériaux modernes : fils de fer barbelé et sacs en polypropylène (d’où le super). L’écodôme en superadobe est un concept tellement simple qu’il en devient génial.
Ces matériaux ne craignent pas les attaques d’insectes (dont celles des termites) ni des moisissures. En cas d’incendie, la combustion du polypropylène ne dégage pas de substances toxiques mais uniquement de l’eau et du gaz carbonique. Il convient de placer une ouverture en sommet du dôme pour assurer un renouvellement naturel de l’air intérieur par convection.
Il faut aussi placer un bon revêtement externe afin de protéger le plastique des ultraviolets (le polypropylène est très résistant mais supporte mal les UV). Au besoin, en climat froid par exemple, on peut également mélanger un peu de paille dans la terre pour améliorer l’isolation des murs. Le revêtement externe est également utile pour protéger la construction de l’eau de pluie.
Dans les pays à fortes précipitations, les constructions en forme de moulin et avec une toiture classique sont envisageables. Ou alors, si l’on opte pour un dôme (plus adaptés aux régions sèches), il convient d’apporter un soin particulier à la qualité du revêtement externe, et éventuellement d’installer un petit toit en forme de chapeau chinois au sommet du dôme. Dans les pays à forte déforestation, un avantage majeur des dômes est de ne nécessiter ni poutres en bois ni piliers pour soutenir le toit. Le choix des structures dépend du contexte climatique local et des matériaux naturels disponibles.
De la Terre à la Lune
Nader Khalili a réalisé ses études en Iran, en Turquie et aux Etats-Unis, où il concevait à l'origine des gratte-ciel. Puis, répondant à une demande de la Nasa, il a élaboré un concept d'habitation pour de futures missions d'exploration de la Lune, utilisant le matériau disponible localement : la poussière lunaire. Il a reçu le prix Aga Kahn d'Architecture en 2004.
Nader Khalili a passé 5 ans à sillonner en moto les déserts iraniens, aidant les populations locales à construire des maisons en terre et améliorant ses recettes d'année en année (l'Iran est un pays fortement sismique). En 1988, un village expérimental d’écodômes en sacs de terre fut construit à Hesperia, en Californie.
Ce village a suscité un fort intérêt des responsables du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Lors d’une visite en 2001 du site expérimental, Omar Bakhet, le directeur du département urgence du PNUD déclarait à l’agence Reuters : « C'est vraiment extraordinaire, un vrai trésor caché ! C’est une technologie qui a fait ses preuves, qui est très bon marché et qui ne nécessite que très peu de matériaux de construction, juste ce que vous donne la nature. C’est si simple que n’importe qui peut apprendre à construire les écodômes ».
En effet, construire un écodôme se résume à emplir des sacs avec de la terre et à les empiler, ce qui ne nécessite pas de recourir à du personnel qualifié. Un coordinateur donnant les instructions peut gérer la construction de plusieurs maisons en même temps. Les victimes d’un séisme qui sont en bonne forme physique, plutôt qu’attendre désespérément qu’on leur construise une nouvelle maison, deviennent actifs, ont l’esprit occupé et participent à la construction de leur propre avenir, de leur propre autonomie. Il y a un réel plaisir à construire sa propre maison.
Le Haut Commissariat pour les réfugiés a fait appel à la technique de Khalili suite au séisme qui a dévasté des villes iraniennes en 2002. Une centaine d’écodômes y ont été construits en quelques jours. La technique a également été appliquée suite à un séisme au Pakistan. On trouve aujourd’hui des constructions en sacs de terre dans le monde entier : écoles aux Philippines, temple bouddhiste en Thaïlande, crèche à Soweto, orphelinat au Népal, écovillages en Ouganda, maisons particulières au Mexique, au Sénégal en Espagne ou aux Etats-Unis. La liste est très longue.
100.000 personnes relogées pour 200 millions d’euros
Bien sûr, avec un design basé sur des structures en arc, on peut reprocher à ces constructions de ne pas respecter les coutumes architecturales des régions sinistrées. Mais dans les régions à forte sismicité et où les gens n’ont pas forcément les moyens de construire des maisons classiques répondant aux normes anti-sismiques, quand des centaines de milliers de personnes sans ressources n’ont plus de toit, les écodômes peuvent constituer une solution très pertinente à court ou moyen terme, voire à long terme pour ceux qui prennent goût à vivre dans ces constructions naturelles. A noter d’ailleurs que toutes les formes de constructions sont possibles, mais les murs droits sont bien moins résistants que les murs en arc et ne sont donc pas recommandés. Ceci est également valable pour les constructions en briques ou en parpaings.
Un écodôme complet pouvant abriter une famille de 5 personnes coûte environ 10.000 euros. Il peut être construit en quelques jours. Reloger 100.000 personnes (soit 20.000 écodômes) représente un investissement de 200 millions d’euros. Au niveau logistique, il faut envoyer des sacs en polypropylène (un rouleau suffit pour un écodôme complet), des rouleaux de fil de fer barbelé et quelques outils de base (brouettes, pelles, masses etc.), ainsi, bien entendu, qu’une équipe de formateurs-coordinateurs de chantiers (sachant qu'un formateur peut en former rapidement une dizaine d’autres...). Reste alors à trouver un véhicule sur place pour transporter le matériel. Aucune autre solution n’a un potentiel de déploiement aussi rapide, et tout ceci à un coût défiant toute concurrence, avec au final une construction anti-sismique et agréable à vivre.
Appel aux dons pour Haïti
Dans un communiqué du 13 janvier 2010, Cal-Earth – California Institute of Earth Art and Architecture, une association à but non lucratif fondée par Nader Khalili et spécialisée dans la construction d’écodômes – a lancé un appel aux dons, dont on peut lire les détails sur leur site.
Plus d’un million de personnes sont actuellement sans abri à Haïti. Selon les spécialistes en sciences de la terre, des répliques du séisme qui a ravagé plusieurs villes haïtiennes sont possibles dans les jours, les mois et les années à venir. Il est donc très important que la population haïtienne ne retourne pas vivre dans des bâtiments fragilisés. La construction rapide d’écodômes peut y contribuer.
Les gravats issus de la destruction des maisons peuvent être utilisés pour construire les dalles des écodômes. La poussière présente au milieu des ruines peut aussi servir, mélangée à la terre humidifiée, pour remplir les sacs. Le contenu des sacs empilés dans les murs de l’écodôme sèche ensuite au soleil. Pour accélérer le séchage, on peut allumer un feu de bois au cœur de l’écodôme, par exemple avec les débris de charpentes des maisons en ruine. Tout ceci contribue au déblaiement des débris qui encombrent la ville sinistrée.
La motivation de Nader Khalili, décédé en mars 2008, trouvait sa source dans une vision fraternelle du monde. « La vraie forme de pauvreté est la pauvreté de l'espoir. Chaque être humain possède en lui une réserve d'énergie infinie pour qu'il atteigne son but, si et seulement si cette énergie est utilisée dans une dynamique du construire et non dans une dynamique du combattre (...). Je n'ai rien inventé. Toutes les civilisations méditerranéennes ont utilisé la terre sur laquelle elles vivaient pour bâtir (...). Imaginez un monde où tous les réfugiés ont un abri. En plus, cela ne coûte rien. »
FRANCE : La DREAL s'équipe en géothermique par captage vertical
source : Ensavoir+
La DREAL Bretagne (Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) a équipé son nouveau bâtiment avec un système géothermique par captage vertical, l'objectif étant de se rapprocher d'une consommation proche d'un label BBC.
Ce choix a conduit Eiffage construction ille et vilaine, l'investisseur General Electrique, et l'entreprise Cegelec Ouest en charge de l'ensemble des lots Techniques Fluides, à rechercher diverses solutions d'optimisation énergétique et à retenir en finalité un mode de chauffage utilisant une énergie renouvelable.
Comment chauffer un bâtiment de 6000 m² à faible coût ?
Le MORGAT, situé dans la Zone Atalante Champeaux à Rennes, occupera une surface totale de 6000 m² et comprendra 190 bureaux pouvant accueillir 269 agents. L'augmentation continuelle et inéluctable du prix des énergies fossiles, pétrole et gaz nécessiterait des frais élevés pour chauffer cette construction. Une des énergies les moins coûteuses et les plus performantes
sur les terrains vastes est alors retenue : la géothermie très basse énergie par champ de captage vertical. Cegelec Ouest choisit la société Ge-Thermie pour l'étude et la réalisation de ce chantier.
Une étude préliminaire essentielle
Dans le cas d'un champ de captage de cette importance, le 1er point à vérifier est la compatibilité avec la constitution géologique du sous-sol sur les 100 m de profondeur du projet et la surface du terrain disponible. Le 2nd point consiste à analyser les données du bureau d'étude sur le calcul des longueurs et la puissance fournie par le champ de captage. Après une 1 ère analyse de ces éléments, Ge-Thermie attire l'attention sur la nature « alluvionnaire argileuse » de la zone géologique du terrain.
La société préconise alors, avant d'étudier le projet, de réaliser quatre sondages de reconnaissance afin de confirmer la faisabilité et de mesurer la puissance à soutirer dans le socle (massif armoricain). Ge-Thermie remet ensuite une offre en plusieurs parties : 3 forages d'essai, mesure et optimisation du projet par un BET spécialisé, réalisation du champ de captage et de l'ensemble des travaux nécessaires à l'acheminement de l'énergie jusqu'au local technique (situé dans le sous-sol du bâtiment).
Des contraintes de terrain modifient le projet initial
Après la réalisation de son étude préliminaire et des forages d'essai, Ge-Thermie préconise l'optimisation du champ de captage par la diminution du nombre de forages et l'augmentation des profondeurs. Le terrain rencontré nécessite en effet un prétubage en acier sur 80 m. Au lieu de 100 m prévus dans le projet initial, les forages descendent donc jusqu'à 120 m.
L'installation du système géothermique a duré un peu plus de 4 mois
INTERNATIONAL : Alcatel relève le défi des économies d'énergie
source : lefigaro.fr
Ses Bell Labs créent le consortium «Green Touch» pour réduire la consommation des télécoms.
Le monde des télécoms et d'Internet est l'un des plus importants consommateurs d'énergie de la planète. Aussi, les géants de ce secteur ne peuvent rester les bras croisés.
Alcatel-Lucent et ses fameux Bell Labs aux États-Unis ont donc pris l'initiative de créer un consortium, baptisé «Green Touch» pour plancher sur cette question. Dès le départ, le consortium rassemble la crème des chercheurs. Autour des Bell Labs d'Alcatel et des laboratoires de recherche du sud-coréen Samsung se trouvent trois des plus prestigieuses universités américaines spécialisées dans les technologies : Stanford, le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et Harvard. L'Institut national de recherche en informatique (Inria) et les laboratoires du CEA-Leti de Grenoble sont de la partie côté français, ainsi que l'institut de recherche belge Imec. Enfin, deux opérateurs, Telefonica et Swisscom, se joignent à l'aventure.
Depuis six mois, les Bell Labs, les fameux centres de R & D d'Alcatel-Lucent, étudient une question cruciale : «Dans quelle proportion la consommation d'énergie d'un réseau de télécommunications peut-elle être réduite, sans altérer les capacités de transmission d'informations ?»
Les réseaux doivent être entièrement repensés, l'architecture notamment devra être modifiée. Par exemple, «les télécommunications sans fil sont l'un des plus grands contributeurs aux besoins d'énergie d'un réseau. Il est facile de réduire la puissance émise par une antenne, et donc la consommation, en supprimant son émission dans toutes les directions de l'espace et en focalisant le signal vers le prochain relais ou l'utilisateur final», explique le patron de la recherche aux Bell Labs. De plus, la puissance d'une antenne d'un réseau sans fil pourra être diminuée en utilisant des astuces pour coder le signal. «Ainsi, l'information pourra être extraite, même si le niveau de bruit est élevé.» L'architecture est un autre point central : «Pour réaliser un calcul, le cerveau humain a besoin d'un million de fois moins d'énergie qu'un ordinateur, grâce à son fonctionnement, en apparence, chaotique !»
Consommation à diviser par 10 000
«Après six mois de travaux, nous avons calculé, en nous fondant sur de nombreuses disciplines comme la physique, la mécanique quantique et l'informatique, qu'il est possible de réduire, au plus, par 10 000 la consommation d'énergie d'un réseau de télécommunications» , explique Gee Rittenhouse, le patron de la recherche des Bell Labs. «Nous ne pouvons pas tout réaliser seuls. Nous avons donc décidé de créer un consortium, baptisé “Green Touch”, dont l'objectif sera déjà de réduire par 1 000 la consommation d'énergie d'un réseau de télécommunications dans les cinq ans. Ce consortium va rassembler quatre familles d'acteurs : universités, laboratoires industriels, instituts de recherche à but non lucratif et opérateurs de télécommunications», précise Gee Rittenhouse.
En dehors de la protection de l'environnement, ces recherches auront un autre impact : augmenter la quantité de données transmises dans les réseaux sans augmenter le rayonnement émis, qui préoccupe tant les associations de consommateurs.
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Le 19/01/10
FRANCE : La France muscle sa production dans le solaire
source : lefigaro.com
Les futures implantations de First Solar et Voltec sur le territoire national coïncident avec la montée en puissance de la demande des particuliers.
Dans son rapport publié mi-2009 sur l'industrie solaire en France, le cabinet PriceWaterhouseCoopers pointait du doigt le fait que la filière souffrait encore d'un manque d'acteurs industriels de taille significative. Cette situation est en train de changer.
L'américain First Solar, l'un des leaders mondiaux, s'est associé à EDF Énergies Nouvelles pour implanter près de Bordeaux sa plus grande usine européenne, d'une capacité de 100 mégawatts (MW). L'investissement représente 80 à 100 millions d'euros.
Près de Strasbourg, le français Voltec Solar, qui vient de se lancer dans l'aventure solaire, s'apprête, lui, à installer une usine d'une capacité initiale de 25 MW, qu'il souhaite porter à 50 MW d'ici la fin 2010. Au total, 20 millions d'euros seront investis pour quatre lignes de production.
Ces deux usines doperont l'amont de la filière dans les prochaines années. D'ici la fin 2010, la capacité nationale de production de cellules et panneaux photovoltaïques devrait plus que doubler, de quelque 150 MW à environ 340 MW. Portée par les ambitions du gouvernement en matière d'énergie renouvelable et stimulée par une réglementation tarifaire attractive (voir l'encadré), la filière solaire tricolore retrouve l'appétit.
Carnet bien rempli
«Nous sommes pleins d'espoir car le carnet de commandes se remplit !», se réjouit Thierry Carcel, directeur général de Fonroche Énergie, un autre nouveau venu qui a implanté il y a dix-huit mois sa première ligne de production près d'Agen. D'ici la fin du premier semestre 2010, sa capacité de production devrait passer de 25 à 65 MW. L'entreprise, qui réalise déjà 30 millions d'euros de chiffre d'affaires, mise sur le marché des professionnels (toitures agricoles, industrielles et commerciales) et des collectivités locales, mais aussi sur la demande des particuliers, pour laquelle elle vient de créer une entité distincte.
Les perspectives du marché résidentiel deviennent en effet très intéressantes. Le tarif de revente de l'électricité produite, qui est l'un des plus élevés d'Europe, laisse espérer aux utilisateurs finaux un retour sur investissement substantiel. Pour les industriels, la baisse du prix des modules, liée à la guerre des prix qui sévit depuis la fin 2008 au niveau international, permet par ailleurs de réduire les coûts de production.
Autre carte à jouer par les fabricants : le bilan carbone de la filière photovoltaïque «made in France». «Le contenu en CO2 d'un kilowattheure produit de façon intégrée en France, depuis la transformation du silicium (qui est à la base des cellules) jusqu'à la production de panneaux, produit dix fois moins de CO2 qu'un panneau produit en Chine. Et sept fois moins qu'un panneau fabriqué en Allemagne», souligne Patrice Pelletier, directeur général de Photowatt. L'argument devrait faire mouche. Si la filière se muscle en amont, elle est encore très atomisée en aval. «Le particulier est démuni face à une offre pléthorique, juge Thierry Carcel. Tout va dépendre de la qualité du service.»
U.S.A. : Google, futur opérateur énergétique ?
source : Enerzine.fr
Depuis quelques années, Google affiche une certaine velléité à étendre ses activités vers des domaines qui n'ont pas forcément un lien direct avec son moteur de recherche.
Cette fois-ci, on apprend que la firme a demandé à la Commission américaine de réglementation de l'énergie (FERC) le droit d'acheter et de vendre de l'électricité sur le marché de gros de l'énergie.
Le mois dernier, le leader des moteurs de recherche sur internet a créé une filiale baptisée Google Energy et une demande expresse a été formulée à la FERC afin de devenir un opérateur énergétique.
"Nous voulons avoir la possibilité de se procurer de l'énergie renouvelable afin de compenser la consommation en électricité de nos opérations", a indiqué une porte-parole du groupe, ajoutant que cela aiderait également Google à devenir "neutre en carbone", un objectif qu'il s'était fixé en 2007. En d'autres termes, Mountain View - le siège - veut acheter de l'énergie hydraulique, éolienne ou solaire directement à la source, au prix le plus bas.
Il faut savoir que Google gère environ 36 centres de données à travers le monde, ce qui en fait un vaste réseau privé où transite environ 6% du trafic web mondial.
Par ailleurs, Google aurait l'intention d'élargir l'infrastructure de ses centres de données, en portant son réseau de 1 million de serveurs à 10 millions, ce qui engloberait 10 trillions de répertoires et un quintillion d'octets de stockage. L'ensemble de cette architecture représenterait en nombre entre "100 et 1000 sites" à travers le monde.
Il n'est pas inhabituel pour une compagnie qui consomme de grandes quantités d'électricité de devenir elle même un opérateur en énergie. Actuellement, la FERC recense environ 1500 entreprises qui possèdent des filiales certifiées pour de telles opérations, comme par exemple WalMart.
Pour terminer, Google a demandé à la Commission d'approuver sa demande d'ici le 23 février 23. Affaire à suivre...
CANADA/JAPON : Honda a livré une FCX Clarity, son véhicule électrique à pile à combustible alimentée à l'hydrogène au capitaine de l'équipe canadienne de hockey ( Scott Niedermayer ) à l'occasion des Jeux olympiques de 2010
source : enerzine.com
"Mon amour de la nature et du plein air s'est développé dans ma jeunesse, au Canada, et j'espère que les générations qui me succéderont pourront elles aussi profiter de la nature", a indiqué le joueur de hockey.
"C'est grâce aux gestes que nous posons tous les jours, comme le fait de conduire un véhicule à émission zéro comme la FCX Clarity de Honda, que nous réussirons à concrétiser ce rêve."
La FCX Clarity qui produit de l'électricité avec de l'hydrogène par l'intermédiaire de l'assemblage de piles à combustible V Flow de Honda, ne rejette que de la vapeur d'eau dans l'air. Ce véhicule se distingue par sa performance, son profil de berline futuriste et son autonomie pouvant atteindre 400 kilomètres. En outre, la FCX Clarity a une efficacité énergétique trois fois supérieure à celle d'une voiture à essence moderne comparable.
"L'adoption de la FCX Clarity par des personnalités comme Scott Niedermayer est un excellent moyen de joindre un nouveau public qui, nous l'espérons, sensibilisera d'autres gens à l'importance de choisir un mode de vie et des produits respectueux de l'environnement." a affirmé Jerry Chenkin, vice-président directeur, de Honda Canada.
La FCX Clarity de Honda a été nommée "voiture verte mondiale" de 2009 dans le cadre du Salon international de l'auto de New York. Elle a été choisie parmi une liste initiale de 22 candidates proposées par 59 spécialistes de l'automobile provenant de 25 pays différents.
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Le 19/01/2010
EUROPE : Areva met en service 6 éoliennes offshore M5000
source : Areva
Après l'ancrage des fondations en juin dernier du projet éolien offshore Alpha Ventus en Mer du Nord, à 45 km au nord de l'île de Borkum, Multibrid, filiale d'Areva a mis en service les 6 éoliennes M5000 correspondantes.
Le parc éolien Alpha Ventus est un projet pionnier réalisé pour le compte du DOTI regroupant les électriciens allemands EWE, E.ON Climate & Renewables et Vattenfall.
Les turbines de 5MW chacune ont été conçues à partir d'une technologie adaptée aux contraintes du milieu marin. Elles possèdent ainsi toutes les caractéristiques d'une éolienne offshore : fiabilité, performance et puissance. Selon les termes du contrat signé avec DOTI, les six turbines sont maintenant entrées dans une phase de tests qui devrait s'achever cet hiver.
D'une longueur de pale de 56,3 m, l'amplitude balayée par les pales du rotor couvre la surface de près de 2 1 terrain de football !
Depuis leur mise en service, les éoliennes ont produit près de 30 millions de KWh. Les conditions climatiques exceptionnelles au cours de la seconde quinzaine du mois de novembre ont permis aux six éoliennes de fonctionner à pleine puissance (30 MW), produisant ainsi près de 10 millions de KWh avec une disponibilité supérieure à 99 %.
"Ce projet pionnier va donner une nouvelle dynamique au marché de l'éolien offshore en Europe et permettra à Areva de devenir un acteur majeur dans la fourniture d'éoliennes offshore de pointe. Notre expérience va contribuer à fixer les standards de l'industrie éolienne, facilitant ainsi la viabilité économique des projets pour nos clients", a indiqué Anil Srivastava, Directeur de la business unit Énergies Renouvelables au sein d'Areva.
France : Antennes-relais : l'absence de risque confirmée
source : Lefigaro.com
C'est l'avis exprimé par les Académies des sciences, des technologies et de médecine.
Les représentants de l'Académie des sciences, l'Académie des technologies, l'Académie de médecine, lors d'une conférence de presse commune, fait exceptionnel, ont déclaré que «réduire l'exposition aux ondes des antennes-relais n'est pas justifié scientifiquement». Le groupe d'experts des trois académies sur ce sujet approuve sans réserve les conclusions du rapport scientifique de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), rendu public le 15 octobre 2009, qui concluait notamment qu'aucun risque sanitaire lié aux antennes-relais n'avait été mis en évidence.
Depuis plusieurs années, une polémique enfle sur les risques de ces antennes qui servent à faire transiter les ondes électromagnétiques des téléphones portables. Cette polémique a atteint son apogée mi-2008 avec la condamnation judiciaire de Bouygues Telecom l'obligeant à retirer une antenne-relais située à proximité d'habitations à Tassin-la-Demi-Lune, dans le Rhône, au motif de «l'angoisse ressentie» par les familles avoisinantes.
Divergences d'appréciation
Après cette affaire, une expertise scientifique approfondie a été lancée sous la houlette de l'Afsset, expertise rendue publique le 15 octobre 2009. Celle-ci était plutôt rassurante, estimant que les champs électromagnétiques des antennes-relais «ne sont ni génotoxiques, ni cogénotoxiques, ni mutagènes, n'ont pas d'effet cancérogène ou cocancérogène, n'ont pas d'effet délétère sur le système immunitaire, ne provoquent pas d'augmentation des cancers expérimentaux…». Ces conclusions étaient basées sur l'analyse par plus d'une dizaine d'experts de 97 études, dont 86 ne montraient pas d'effets. Onze autres études mettaient en évidence un effet biologique. Mais selon les académiciens, elles n'ont pas été reproduites et les effets n'ont été observés qu'avec des «niveaux d'exposition 5 000 à 30 000 fois plus élevés que ceux créés par la quasi-totalité des antennes-relais».
Jeudi, les experts des trois académies ont regretté que Martin Guespereau, directeur de l'Afsset, n'ait pas insisté lors de la présentation publique de ce rapport en octobre 2009 sur les aspects rassurants, mais au contraire sur les onze études rapportant des «effets» biologiques.
Les trois académies pointent les contradictions entre le communiqué de presse de l'Afsset, qui commence ainsi : «Le rapport de l'Afsset met en évidence l'existence d'effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires rapportées par une dizaine d'études expérimentales considérées par l'Afsset comme incontestables», et les conclusions du rapport : «Aucune preuve convaincante d'un effet biologique particulier des radiofréquences n'est apportée. À ce jour, il ressort de cette analyse que, en conditions non thermiques, les radiofréquences supérieures à 400 MHz ne modifient pas les grandes fonctions cellulaires».
«Notre responsabilité de scientifiques, c'est de donner l'état de la science. Ensuite, les pouvoirs publics peuvent éventuellement prendre des mesures qui tiennent compte des inquiétudes de la population. Mais ces mesures doivent être bien pesées car elles augmentent l'inquiétude et on part alors dans un cercle vicieux terrible, a expliqué le professeur Jean-François Bach, vice-président de l'Académie des sciences. Ce qui nous a préoccupés, dans la présentation du rapport de l'Afsset, c'est que l'on a tenté de faire endosser à des scientifiques des décisions politiques.»
Les représentants des trois académies estiment qu'il est techniquement possible de réduire l'exposition aux antennes-relais en les multipliant, mais en risquant d'augmenter sans justification la puissance d'émission des portables des quelque 85 % de Français qui les utilisent. «Des mesures de réduction des expositions ne peuvent aujourd'hui relever que d'une décision de gestion politique, soulignent-ils, Une réduction irréfléchie de l'exposition aux antennes-relais pourrait aboutir à un effet inverse pour la grande majorité des Français, sans bénéfice sanitaire pour les autres.»
Le directeur de l'Afsset répond
«Les recommandations finales qui font le pont entre la recherche et la décision ont été approuvées par les experts», assure Martin Guespereau, le directeur de l'Afsset. «Il m'est reproché d'avoir voulu inquiéter en parlant d'abord des 11 études montrant des effets biologiques avant les 86 autres qui ne montrent rien. Même si ce sont des signaux faibles, ils ne doivent pas être cachés à la population», considère-t-il. «Les trois Académies estiment qu'il ne faut rien faire. C'est une opinion.» Il rejette les accusations selon lesquelles la recommandation de l'agence de réduire la puissance de certaines antennes-relais ne figure pas dans le rapport. «Je suis très surpris de cette attaque. C'est indigne», explique-t-il. Il rappelle que : «les douze experts ont travaillé pendant un an pour rédiger le rapport. Une note de synthèse a été validée par un comité d'experts spécialisés».
L'Afsset n'a pas raisonné en termes de moyenne mais a considéré qu'il faut diminuer la puissance des antennes le plus élevées.
COREE : Renault produira des voitures électriques en Corée
source : bulletins-electroniques.com
Renault S.A. produira des véhicules électriques en Corée a annoncé la branche coréenne début décembre.
"Nous nous préparons à produire en masse des véhicules électriques en Corée pour nous positionner au plus tôt sur le marché" indique Jean-Marie Hurtiger, PDG de Samsung-Renault, lors de la présentation de la nouvelle SM5 à Giheung, dans la province de Gyeonggi début décembre. Il précise que les 4 véhicules Renault présentés au Frankfurt Motor Show seront produits dans 4 zones géographiques différentes dont en Corée.
"Nous nous attendons à ce que la Corée devienne un grand fournisseur de batteries pour véhicules électriques notamment grâce aux forts soutiens de l'industrie et du gouvernement, ils font de la Corée un marché porteur pour les voitures électriques".
Concernant l'implication de Renault Samsung dans le développement des véhicules électriques, Jean-Marie Hurtinger et Alain Diboine, directeur du centre de R&D, indiquent que l'entreprise participera aux projets Renault notamment par ses collaborations avec des entreprises locales telles que le fabricant de batterie SB Limotive et SK.
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Le 21/12/09
COPENHAGUE : Sommet de Copenhague: un accord non contraignant très critiqué
Le projet de résolution obtenu à l'arraché ne satisfait pas grand monde...
source : 20minutes.fr
C'est l'histoire du verre à moitié vide. Un accord à minima est-il mieux que pas d'accord?Vendredi soir, après des heures de négociations de dernière minute, un compromis a été trouvé à Copenhague.
Il ne s'agit cependant pas encore d'une déclaration signée: même si de nombreux chefs d'Etat (dont Obama, Lula et Medvedev) ont quitté la capitale danoise, les délégations poursuivaient leurs discussions dans la nuit. Il s'agit de «régler les détails», a expliqué Jean-Louis Borloo. Une déclaration doit ensuite être présentée en séance plénière en vue d'une adoption par consensus. Mais un rejet n'est pas exclu.
De nouvelles négociations en Allemagne dans six mois
Sur quoi ce sont mis d'accord les participants? Les détails peuvent encore fluctuer, mais principalement sur un engagement à limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés par rapport aux niveaux pré-industriel. Les pays les plus industrialisés se sont par ailleurs engagés à verser une aide d'un montant total de 30 milliards de dollars d'ici à 2012 aux pays les plus vulnérables au réchauffement climatique.
En revanche, l'objectif de 50% de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 passe à la trappe. Une «déception», pour Nicolas Sarkozy. Les objectifs pour 2020 seront communiqués, en janvier, par écrit, par chaque pays. Mais ce qui fait le plus réagir est l'absence de tout caractère contraignant. Barack Obama a estimé qu'un accord avec des engagements légalement contraignants serait «très difficile» à obtenir et prendrait du temps.
Le président américain s'est cependant félicité d'un accord «significatif». Il reconnaît qu'il est «insuffisant» pour enrayer le réchauffement climatique, mais estime qu'il s'agit d'un «premier pas». Une rencontre non prévue pour de nouvelles négociations à Bonn, en Allemagne, dans six mois, a été annoncée.
«Le pire accord de l'histoire»
Du côté des écologistes, on ne décolère pas. Cet accord, «c'est le pire de l'histoire», a estimé le délégué soudanais Lumumba Stanislas Dia-Ping, dont le pays préside le G77 (130 pays en développement). Il n'est pas exclu que les pays insulaires rejettent l'accord.
FRANCE : Une turbolienne électrise la Maison de l'Air a PARIS
source : En savoir+
La Ville de Paris a décidé d'expérimenter des éoliennes sur le toit de la Maison de l'Air située sur les hauteurs du parc de Belleville, dans le 20ème arrondissement, à l'occasion des 2èmes Journées Parisiennes de L'Environnement et du Climat.
Pour cet évènement, la société conceptrice Eléna Energie a présenté durant 3 jours ses turboliennes, des modèles qui essaient de s'intégrer au mieux à la configuration des toitures et terrasses de la Maison de l'Air.
Elle propose également une exposition permanente au public afin de lui faire découvrir tous les aspects liés à son thème. L'implantation de ces éoliennes sont présentes à titre expérimental et pédagogique, permettant :
• enregistrer les différents paramètres tels que la vitesse du vent, la vitesse de rotation de chaque éolienne et la production instantanée d’électricité ;
• enregistrer la mesure du bruit émis ;
• promouvoir la production d’énergie électrique par le vent en milieu urbain ;
• apporter des éléments de réponse sur les possibilités d’utilisation à Paris de matériels de ce type ;
• valoriser l’utilisation de l’énergie éolienne dans un cadre urbain, en proposant au public une conférence et une exposition sur ce thème.
Une convention pour l'installation de ces deux éoliennes pour une période d'un an renouvelable chaque année par tacite reconduction jusqu'à six ans maximum a été demandée au Conseil de Paris le 14 décembre 2009.
CANADA : La réfrigération durable
source : bulletins-electroniques.com
Les chercheurs de Ressources Naturelles Canada (RNCan) ont développe des
technologies innovantes et plus écologiques.
Les systèmes courants de réfrigération des patinoires et des supermarchés sont peu respectueux de l'environnement. En effet, ils produisent une quantité importante de gaz a effet de serre due a l'utilisation de fluides frigorigènes synthétiques (1500 a 4000 fois plus dommageables que le CO2) et sont gourmands en énergie.
Afin de limiter les impacts sur le climat, les chercheurs de Ressources Naturelles Canada (RNCan) ont développe des technologies innovantes et plus écologiques. Certains de ces systèmes seront utilisés dans les patinoires ou se dérouleront les Jeux Olympiques de Vancouver.
Une des technologies développées est la technique "CoolSolution MD" qui combine différentes innovations. Les fluides frigorigènes de synthèse sont remplacés par des réfrigérants naturels ou combines avec des fluides caloporteurs écologiques.
La chaleur rejetée par les systemes de refrigeration est recuperee pour chauffer les locaux ainsi que l'eau. Les equipements sont optimises et des régulateurs rajoutes pour compenser les variations de température dues au climat canadien. La technologie "CoolSolution MD" est déjà installée dans plus de 100 patinoires au Canada et permet une diminution de près de 60% de la consommation d'énergie. Elle est aussi utilisée dans certains supermarchés.
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Le 18/12/09
CHINE : Le plus grand immeuble d'affaires solaire au monde
source : china news/enerzine
Le plus grand immeuble d'affaires à énergie solaire au monde a été dévoilé à Dezhou, dans la province de Shandong au nord-ouest de la Chine.
Le bâtiment, d'une superficie totale de 75.000 mètres carrés, comprendra des bureaux, des salles de réunion, de formation, d'exposition, de recherche scientifique et même d'un hôtel.
La forme architecturale du bâtiment repose sur celle d'un cadran solaire, et souligne l'urgence de rechercher des sources d'énergie renouvelables en remplacement des combustibles fossiles.
Le complexe formalise également les caractères chinois représentant le soleil et la lune ; C'est aussi la couleur blanche qui prédomine et symbolise l'énergie propre.
En plus d'une utilisation massive de panneaux solaires, des "idées vertes" ont été appliquées dans le processus de construction.
Ainsi, la structure extérieure de l'édifice a employé seulement 1% d'acier pour ériger ce "Nid d'oiseau" d'un nouveau genre. La toiture et l'isolation des murs devraient se traduire par des économies d'énergie de l'ordre de 30 % de plus par rapport à la norme nationale standard.
Le bâtiment sera le lieu principal pour le 4ème congrès mondial de la ville solaire.
NORVEGE : Hammarby Sjöstad : le quartier écolo de demain
source : lefigaro.fr/Aurelia Vertaldi
Autopartage, combustion des déchets ménagers, récupération des eaux de pluie… dans la banlieue de Stockholm, un quartier illustre les dix grands commandements à respecter dans la conception de l'habitat de demain. Coup de projecteur sur ce projet novateur et performant.
Hammarby Sjostäd, une ancienne zone portuaire située dans la banlieue de Stockholm, préfigure les quartiers durables de demain.
Réhabilitée pour répondre aux pénuries de logements dans la capitale suédoise, cette zone sinistrée s'est lancée dans un projet phare qui «illustre les dix grands principes récurrents dans la conception des quartiers durables», résume Eric Charmes, commissaire de l'exposition «Villes rêvées, villes durables»*. Mixité sociale, autoproduction énergétique, maîtrise des déchets… autant de commandements que l'Etat, les collectivités locales et les citoyens se devront de respecter pour construire cet habitat durable qui espère passer 17.000 à 25.000 habitants d'ici à 2017.
La voiture, tu partageras
Le développement de ce système, dans lequel une société, une agence publique, une coopérative, une association investit dans une flotte de véhicules louables à l'heure évite la pollution liée aux voitures individuelles. Ce système est déjà utilisé par 10% des familles.
A pied, en vélo et en transports en commun, tu te déplaceras
L'une des mesures phares de ce quartier durable est le développement des transports en commun. Construit autour du lac Hammarby Sjö, un système performant de bateau-bus permet aux habitants de se déplacer facilement d'une rive à l'autre ou d'atteindre le coeur de Stockholm. La particularité d'Hammarby est aussi son tramway qui sillonne tout le quartier, assurant ainsi aux habitants des trajets très rapides et aisés vers le centre-ville. L'espace est aménagé de telle sorte que les riverains puissent également se déplacer à vélo ou à pied. A l'heure actuelle, dèjà 80% des rotations domicile-travail sont réalisés en vélo ou en transports en commun.
La diversité des services et des activités, tu favoriseras
Pour limiter les transports, il faut également offrir aux habitants la possibilité de travailler près de chez eux. Ce principe a un nom : «la mixité fonctionnelle» qui consiste à mélanger vie résidentielle et activités économiques. Les déplacements à pied ou à vélo sont favorisés par la proximité des équipements scolaires, des commerces et des bâtiments administratifs.
En concertation avec les autres, tu agiras
Un quartier durable se conçoit également avec les habitants et non uniquement avec des experts. Un certain nombre de réunions publiques sont donc organisées afin d'impliquer la population et les collectivités locales. Une vaste campagne de communication basée sur des questionnaires a obtenu 10 000 réponses et une trentaine de tables rondes ont été organisées pour impliquer le citoyen avant même la conception d'un quartier durable.
La mixité sociale, tu assureras
Si l'enjeu environnemental s'avère le critère essentiel dans l'élaboration d'un quartier durable, il n'est pas le seul. En fait, plusieurs piliers en régissent l'élaboration : écologique, économique et social. L'objectif est d'assurer la paix sociale et de ne pas reproduire les schémas d'aménagements urbains des 40 dernières années, qui ont conduit, dans de trop nombreux cas, à des phénomènes de ghettoïsation des populations dans des barres HLM.
L'énergie, tu économiseras et autoproduiras
La mesure phare est d'instaurer une faible consommation énergétique des bâtiments grâce à des panneaux solaires et des pompes à chaleur qui puisent l'énergie directement dans les sols, l'air ou l'eau des nappes phréatiques. L'objectif est d'atteindre 60 kWh/m2/an, soit le tiers des consommations en France.
L'eau, tu économiseras et réutiliseras
Les solutions les plus exploitées sont la récupération de l'eau de pluie et des eaux usées. A une échelle plus réduite, l'utilisation systématisée de limitateurs de débit installés sur les robinets d'eau réduit ostensiblement sa consommation. L'objectif visé est une réduction de 50% de la consommation.
Bio, tu consommeras
Le quartier d'Hammarby est doté d'un centre d'information sur l'environnement baptisé le GlashusEtt, qui indique aux habitants les produits à éviter ou à privilégier en fonction de leur impact écologique. Il préconise les commerces bio respectueux de l'environnement : cela va de l'alimentation aux produits ménagers jusqu'à l'utilisation de sacs en papier pour emporter les courses.
Les déchets, tu recycleras et tu maîtriseras
C'est la réussite d'Hammarby : la combustion des déchets ménagers et la chaleur produite par le traitement des eaux usées permettent la production de 50% de l'énergie consommée dans les logements. Tout le quartier est doté de conteneurs enterrés pour les ordures ménagères et certains immeubles sont reliés à un réseau souterrain qui aspire et trie directement les déchets.L'objectif est de diminuer à terme la quantité de déchets de 40%.
La biodiversité, tu respecteras
Il s'agit là d'aménager dans la ville des espaces, plus communément appelés «corridors biologiques», permettant la circulation et la survie de diverses espèces animales et végétales. Cela relève de l'écologie du paysage, qui vise au respect de la faune et de la flore.
• Exposition jusqu'au 7 mars à l'espace Fondation EDF à Paris
BRESIL : Une augmentation des gaz à effet de serre au Brésil deux fois supérieure à la moyenne mondiale
source : bulletins-electroniques
Conséquence directe de la déforestation de l'Amazonie et du Cerrado, les émissions de gaz à effets de serre au Brésil ont augmenté de 62% en quinze ans (de 1990 à 2005)
Selon l'inventaire officiel des émissions, dont les premières données ont été présentées par le Ministre brésilien des Sciences et Technologie, Sergio Rezende. Selon le Ministre, "l'augmentation est bien inférieure à celle de l'Inde ou de la Chine, pays dans lesquels les émissions ont plus que doublé", mais le pourcentage brésilien équivaut à plus du double de la moyenne mondiale de l'augmentation des gaz responsables du réchauffement climatique, soit 28% sur la période donnée.
Le Brésil a rejeté du carbone dans l'atmosphère à un rythme supérieur à la croissance économique. En 2005, les gaz à effets de serre rejetés dans l'atmosphère par le Brésil atteignaient 2,2 milliards de tonnes. Ainsi, le Brésil reste le cinquième plus grand pollueur de la planète, derrière la Chine (7,5 milliards de tonnes), les Etats-Unis (6 milliards), l'Union Européenne (4,6 milliards) et l'Indonésie (2,3 milliards).
La déforestation est responsable de plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre en 2005. En 15 ans, la part des gaz émis par l'activité forestière au Brésil est passée de 54,8% à 57,5%. Outre la déforestation, la combustion de sources d'énergie fossiles pour les transports et l'industrie a aussi enregistré une augmentation sur la période donnée. La part du secteur de l'énergie ainsi passée de 15,8% à 16,4% en 15 ans ; et la tendance sur ce secteur serait à la hausse.
L'objectif officiel est de couper entre 36,1% et 38,9% des 2,7 milliards de tonnes de gaz carbonique que le Brésil rejetterait dans l'atmosphère en 2020 s'il ne tenait aucune mesure de réduction des émissions d'ici là.
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Le 17/12/09
COPENHAGUE : «il faut changer de vitesse»
source : lefigaro.fr
Connie Hedegaard, la ministre danoise du Climat, incite les négociateurs à passer à la vitesse supérieure, pour que le sommet ne soit pas un échec.
Ce sera la surprise du jour. Quel texte la ministre du Climat danoise qui pilote la conférence de Copenhague va-t-elle présenter dans la journée à ses homologues du monde entier ?
Mardi en fin d'après-midi, les autorités danoises, ainsi que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le prince de Galles et Wangari Maathai, Prix Nobel de la paix en 2004 ont très officiellement ouvert le «segment ministériel». Le moment dans la négociation où les techniciens passent la main aux politiques.
Mardi soir, Connie Hedegaard disposait de deux textes et d'une série de contributions sur les questions du financement, des réductions des émissions, de l'adaptation au réchauffement, de la forêt… Mercredi, elle ne devrait plus en présenter qu'un seul.
«Je dois vous le dire, nous pouvons échouer, a déclaré Connie Hedegaard. Si nous voulons réussir, nous devons changer de vitesse.»
«Encore du travail à faire»
Mais comme dans les courses de relais, les athlètes à qui il revient de finir la compétition sont déjà sur la piste. Ainsi Nicolas Sarkozy a-t-il passé près d'une heure, mardi après-midi, dans une conférence téléphonique avec Barack Obama, Angela Merkel et Gordon Brown, ses homologues américains, allemands et anglais.
«Si on se parle, c'est qu'il y a encore du travail à faire», avait expliqué avant l'entretien le chef de l'État français en précisant : «Nous avons besoin du leadership des États-Unis. C'est le premier pays du monde. Être le premier pays du monde ça donne des avantages et puis ça crée des contraintes. Un leader n'est pas un suiveur, il montre le chemin.»
Dans la journée, le président de la République avait également paraphé un accord avec Meles Zenawi, le premier ministre éthiopien qui représentera l'Afrique dans le dernier round des chefs d'État.
Une Afrique que Ban Ki-moon a tenu à rassurer dans son discours d'ouverture en rappelant que tant qu'il n'y aura pas un nouvel accord «légalement contraignant», le protocole de Kyoto restera le seul accord en vigueur.
À Copenhague, les ministres devraient passer la nuit autour de la table de négociations. Mercredi, les chefs d'États et de gouvernement sont arrivés. Cent trente, selon le dernier comptage de l'ONU.
FRANCE : Un incubateur d'énergies marines renouvelables à Brest
source : DCNS
DCNS, le Groupe naval français de construction et d'ingénierie annonce la création d'un incubateur basé à Brest dédié aux énergies marines renouvelables.
Cette structure a pour objectif de regrouper et d'accroître les investissements de recherche et développement de DCNS dans ce domaine. Elle vise également à fédérer les compétences du Groupe et de ses partenaires. La création de cet incubateur s'inscrit dans la continuité des initiatives prises par le Gouvernement lors du Grenelle de la Mer.
Offrant de réelles opportunités de développement, les énergies marines renouvelables pourraient selon DCNS "représenter d'ici 10 ans un marché de plusieurs milliards d'euros annuels". Le Groupe souhaite s'investir dans quatre des principales technologies que recouvre ce marché : hydroliennes, éoliennes flottantes, énergie des vagues et énergie thermique des mers.
"Il existe une grande proximité entre notre métier historique et les compétences nécessaires pour travailler dans ce nouveau domaine", a déclaré Patrick Boissier, PDG de DCNS. "Le Groupe est aujourd'hui le seul industriel français à maîtriser un panel de solutions aussi large dans le domaine des énergies marines renouvelables''.
''La création à Brest de la plate-forme technologique Energies Marines annoncée le 2 décembre dernier par le Premier Ministre donne un nouvel élan à la filière. Du fait de son implantation géographique, des compétences qui y sont rassemblées et du support du Pôle de Compétitivité dans lequel DCNS est impliqué, Brest est le lieu naturel pour installer notre incubateur."
CANADA : De l'électricité à partir du charbon sans l'extraire
source : ensavoir+
Le gouvernement de l’Alberta indique vouloir financer à hauteur de 271 millions de dollars un projet de gazéification à Calgary impliquant un forage en profondeur dont l'objectif est de produire de l'électricité à partir du charbon, sans jamais l’extraire.
Le problème demeure que la technologie de gazéification souterraine du charbon n'en est encore qu'à ses balbutiements.
Les tentatives précédentes ont permis d’atteindre des couches de charbon à une profondeur de 1.000 mètres sous terre, et de convertir le charbon en gaz. La gazéification du charbon consiste, avec un apport d’oxygène, à transformer le charbon en gaz composé de monoxyde de carbone et d’hydrogène, appelé gaz de synthèse ou « syngas ». Le projet "SynFuels" de Swan Hills se propose lui d'arriver jusqu'à 1.400 mètres, pour un coût total estimé à 1,5 milliards de dollars !
En travaillant à cette profondeur, ce procédé pourrait par ailleurs réduire la menace qui pèse sur la contamination des eaux souterraines à cause du charbon en décomposition.
Lorsque le projet démarrera en 2015, "Swan Hills" espère générer 300 mégawatts d'électricité à partir du gaz de houille, tout en vendant plus de 1,3 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an. Le CO2 pourrait être vendu aux producteurs de pétrole et, finalement, stocké dans des puits de pétrole. Il pourrait en résulter un stockage de 10 à 20 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an d'ici 2020. "Ce serait un moyen pour l'Alberta d'atteindre son objectif de 2020 pour la séquestration du carbone comprise dans des volumes de 25 à 30 millions de tonnes par an", selon un rapport publié le mois dernier par un consortium d'entreprises industrielles canadiennes.
Les essais réalisés dans la mine de "Swan Hills" tiendraient toutes ces promesses car le gaz produit serait d'excellente qualité. Les 20 paires de puits seront espacées de 50 à 60 mètres d'intervalle, installées dans la veine de charbon à 1.400 mètres de profondeur, grâce à la technique de forage directionnel.
La centrale électrique de 300 MW sera quasi-identique à celle d'une installation classique à cycle combiné au gaz naturel. Elle subira quelques modifications concernant la turbine à gaz qui pourra accueillir un mélange d'hydrogène et de méthane. Avec ce mélange riche en hydrogène, la centrale produira seulement 250 kilos de CO2 par mégawatt-heure d'électricité. Par conséquent, elle sera beaucoup moins polluante que les centrales au gaz naturel et à charbon, qui rejettent environ entre 400 et 1.000 kilogrammes par mégawatt-heure.
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Le 16/12/09
FRANCE : ECOREVE : une deuxième vie pour les ''usagés''
source : enerzine.com
Basée à Nantes, cette association prône le réemploi d'objets récupérés dans des déchetteries. Ouverte une fois par semaine, sa boutique ne désemplit pas.
Buffet à 9 euros, sac à main à 3 euros, livre pour enfant à 50 centimes ou boule de Noël à 10 centimes… Les prix pratiqués par l'association Ecorev , à Nantes (Loire-Atlantique), attirent la foule chaque samedi dans un vaste hangar aux allures de caverne d'Ali baba.
Des canapés aux armoires en passant par la vaisselle ou les vêtements, tous ces objets n'étaient pas promis à une nouvelle vie. Ils ont été collectés dans deux déchetteries de l'agglomération nantaise, où l'association récupère des tonnes de produits réutilisables.
Marie, une maman de 27 ans, vient se réapprovisionner en vaisselle à moindre coût. «Je remplace mes tasses ébréchées et mes verres cassés. Dans ma famille, on a toujours fait de la récupération». Un peu plus loin, Hélène, une retraitée de 62 ans, vient de dénicher des jouets à moins d'un euro pour ses petits enfants. «Cela fait des années que je donne des affaires aux associations caritatives, raconte-t-elle. Le gaspillage m'effraie beaucoup».
Aux côtés des convaincus, toutes sortes de clients poussent la porte d'Ecorev : personnes en grande difficulté accompagnées de leur assistante sociale, étudiants souhaitant équiper leur studio, habitants du quartier, amateurs de brocante ou de pièces abordables à rénover... «Nous touchons 100% des catégories socioprofessionnelles, souligne Marc Cornet, président de cette association, fondée avec sa femme Sandrine en 2004. On a même des habitués qui viennent flâner».
Chaque samedi, Ecorev enregistre 400 passages en caisse, écoulant en une journée plus de 4 tonnes de marchandises initialement promises à la poubelle…
«A l'heure de la consommation responsable, nous prônons le 'jeter responsable'», poursuit Marc Cornet, qui entend mener une «action concrète» pour réduire les tonnes d'encombrants voués à l'incinération ou à l'enfouissement. Soutenue par les collectivités locales (Nantes métropole, conseil général de Loire-Atlantique et conseil régional des Pays-de-la-Loire), l'association a démarré son activité en 2008, avant d'ouvrir son espace de vente en avril dernier.
Elle emploie actuellement 9 salariés, appelés des «valoristes», et réunit une cinquantaine de bénévoles.
Une plongée dans les coulisses d'Ecorev permet de mesurer les montagnes de produits délaissés par leurs propriétaires. Chaque jour, deux salariés postés dans les déchetteries accueillent les visiteurs, expliquent leur démarche et procèdent à un premier tri. Un chauffeur achemine ensuite la collecte dans l'atelier d'Ecorev. Là, les valoristes opèrent un nouveau tri, remettent en état si nécessaire et rangent chaque objet dans une rubrique précise : romans, encyclopédies, assiettes, verres, casseroles, etc. Des cartons «objets de Pâques» ou «Rentrée des classes» sont entreposés pour les prochaines saisons.
«Les meubles et la vaisselle partent très vite, contrairement aux livres, indique Gaëtan Lecouëdic, valoriste de 24 ans, toujours surpris de voir des produits neufs et encore étiquetés jetés à la benne.
Les différences entre les objets récupérés à la déchetterie d'Orvault, à la périphérie de la ville et celle de Saint-Aignan de Grand-lieu, en zone rurale, lui sautent aux yeux. «En ville, les gens jettent des choses quasiment neuves. A la campagne, les habitudes de consommation ne sont pas les mêmes : on récupère des objets très usés, qui ont beaucoup servi». Lorsque ces derniers sont trop abîmés, les salariés conservent les pièces détachées pour en réparer d'autres. De temps à autre, une designeuse embauchée par l'association détourne le moindre bout de tissu, comme des poufs écologiques réalisés à partir de bâches publicitaires.
D'autres salariés se chargent de la mise en boutique et de la fixation des prix. Très abordables, ces derniers sont le fruit d'un subtil équilibre entre la nécessité d'écouler les produits et la volonté de donner un sens à l'acte d'achat. Forte de son succès auprès du grand public, l'association fourmille de projets pour 2010 : embaucher cinq personnes dont un animateur «environnement», ouvrir un second point de vente et investir une nouvelle déchetterie. A partir de janvier, huit jeunes investiront l'atelier d'Ecorev pendant deux mois, dans le cadre du service civil volontaire. Leur mission : inventer d'autres manières de recycler les livres, trop nombreux en stock.
D'autres salariés se chargent de la mise en boutique et de la fixation des prix. Très abordables, ces derniers sont le fruit d'un subtil équilibre entre la nécessité d'écouler les produits et la volonté de donner un sens à l'acte d'achat. Forte de son succès auprès du grand public, l'association fourmille de projets pour 2010 : embaucher cinq personnes dont un animateur «environnement», ouvrir un second point de vente et investir une nouvelle déchetterie.
A partir de janvier, huit jeunes investiront l'atelier d'Ecorev pendant deux mois, dans le cadre du service civil volontaire. Leur mission : inventer d'autres manières de recycler les livres, trop nombreux en stock.
Europe : le bénéfice des puits de carbone anéantit
source : CEA
Une étude internationale associant des chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement ** montre que le pourcentage des émissions anthropiques de CO2 stocké par les prairies et les forêts européennes est compensé par les sources d'autres gaz à effet de serre issues de la gestion des sols et des pratiques agricoles.
La diminution de ces dernières apparaît donc comme une priorité dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ces résultats ont été publiés en ligne par la revue Nature Geoscience le 22 novembre 2009.
Près de la moitié des émissions de gaz carbonique (CO2) résultant de l'activité humaine s'accumule dans l'atmosphère, et contribue ainsi au réchauffement climatique. Le reste est stocké dans les océans et les écosystèmes terrestres tels que les forêts ou les prairies. "Les écosystèmes terrestres et aquatiques nous offrent ainsi un rabais de 50% sur le réchauffement climatique et leur gestion constitue l'un des principaux outils pour atténuer l'évolution du climat" explique Philippe Ciais, Directeur adjoint du LSCE.
"Cependant, l'inventaire détaillé des puits et sources des trois principaux gaz à effet de serre (CO2, méthane, oxyde nitreux) révèle que, pour le continent européen, ce rabais n'est peut-être pas aussi important que cela."
En effet, une étude réalisée par une équipe internationale, comprenant plusieurs chercheurs du LSCE, fournit le premier bilan des flux de gaz à effet de serre échangés entre l'atmosphère et le continent européen. Cette équipe a été capable d'améliorer des bilans précédents en produisant deux estimations indépendantes.
La première est basée sur des mesures directes des flux de gaz à effet de serre à l'échelle de parcelles, qui sont ensuite combinées à des modèles de fonctionnement de la biosphère. La seconde, qualifiée d'approche inverse, consiste à déduire les emplacements de puits et de sources de carbone des différences de mesures de concentration en des points distincts du globe. Ce nouvel inventaire confirme l'existence d'un important puits de carbone dans les forêts et prairies européennes qui compense environ 15% des émissions associées à la combustion d'énergies fossiles.
« Cependant, l'ensemble des écosystèmes européens étant gérés, ils émettent de l'oxyde nitreux via la fertilisation des prairies et des cultures ainsi que du méthane provenant des tourbières ou de la fermentation entérique des ruminants », poursuit Philippe Ciais.
L'inventaire réalisé révèle que les émissions de méthane et d'oxyde nitreux compensent presque entièrement le puits biosphérique de CO2, laissant aux écosystèmes terrestres d'Europe la capacité d'absorber seulement l'équivalent de 2% des émissions domestiques, industrielles et dues au transport.
« Nos recherches suggèrent que la réduction des émissions de méthane et d'oxyde nitreux liées à la gestion des terres doit être une priorité si l'on veut que les écosystèmes terrestres d'Europe contribuent davantage à atténuer le réchauffement climatique », conclut Philippe Ciais.
** (CEA, CNRS et Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ))
Référence : Schulze et al 2009. Importance of methane and nitrous oxide for Europe's terrestrial greenhouse-gas balance. Nature Geoscience, 2, December 2009.
USA : Honda présente la P-NUT, un véhicule ultra-comptact
source : enerzine.com
Le modèle expérimental de néo-transport urbain personnel (ou P-NUT, pour "Personal-Neo Urban Transport") de Honda a été dévoilé mercredi au salon de l'auto 2009 de Los Angeles.
Le concept P-NUT permet d'illustrer ce que pourrait être un coupé urbain futuriste ultracompact et évolué.
Pensée en fonction d'une petite "empreinte" pour offrir le plus de commodité possible en ville, cette voiture concept intègre un volant au centre de l'habitacle et un groupe motopropulseur arrière. L'extérieur exploite des angles aigus ainsi que des lignes fluides et dynamiques qui prennent naissance à l'avant du véhicule et se déploient progressivement vers l'arrière.
"Une nouvelle génération découvre les avantages de la vie dans les centres urbains, où l'accès aux commerces, aux divertissements et aux activités sociales est facile", remarque Dave Marek, directeur de la conception d'avant-garde à Honda R&D Americas, à Los Angeles. "Le concept P-NUT explore toutes les possibilités de présentation et de conception d'un véhicule pensé exclusivement pour le mode de vie urbain."
Les sièges arrière se plient et se rangent pour augmenter la capacité de stockage. Le pare-brise sert d'écran d'affichage au système de navigation et à la caméra de recul.
Le compartiment moteur modulaire à l'arrière, composé de matériaux composites bleus à l'extérieur, est conçu pour loger une grande variété de technologies de propulsion, notamment un moteur traditionnel à combustion interne de petite cylindrée, un groupe motopropulseur hybride essence-électricité ou un groupe motopropulseur électrique à batterie.
"Les concepteurs de l'extérieur et de l'intérieur du véhicule avaient comme objectif d'explorer les possibilités offertes par un nouveau genre de petit véhicule qui permet de balayer beaucoup d'objections quant à la conception actuelle des microvoitures", affirme M. Marek. "Bien que le concept P-NUT de Honda soit orienté sur les fonctions, il montre aussi qu'il n'est pas nécessaire de transiger sur le style ou le confort des petites voitures."
Spécifications du P-NUT :
Catégorie : Ultracompacte
Modèle : Moteur arrière/propulsion arrière
Passagers : 3
Longueur : 3 400 mm
Largeur : 1 750 mm
Hauteur : 1 439 mm
Groupe propulseur : Moteur à combustion interne, hybride électrique ou électrique à batterie
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Le 15/12/09
FRANCE : CLIMAT Paris se dote d’un plan d’adaptation
source : challenge.fr
Le plan devra comprendre des mesures d'adaptation face aux inondations, à l'érosion des zones littorales, l'évolution des forêts, la gestion de l'eau, la préservation de la biodiversité.
La France aura un plan national d'adaptation au changement climatique en 2011 et, d'ici là, "chacun aura l'occasion de s'exprimer sur le sujet". "On va faire comme pour le Grenelle de l'environnement [avec les cinq collèges - Etat, patronat, syndicats, collectivités locales et ONG, ndlr]", a déclaré la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno mardi 8 décembre.
Trois groupes de travail présidés par Michel Havard, député UMP du Rhône, Jean Jouzel, climatologue et membre du Groupe international d'experts sur le climat, et Martial Saddier, député UMP de Haute-Savoie, sont chargés de préparer ce plan.
Le plan devra comprendre des mesures d'adaptation face aux inondations, à l'érosion des zones littorales, l'évolution des forêts, la gestion de l'eau, la préservation de la biodiversité.
Un coût de plusieurs milliards par an
"Les travaux de l'Onerc (l'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique, ndlr) ont déjà permis de faire un état des lieux sur l'impact du changement en France", a rappelé la ministre.
"On attend les premières conclusions provisoires des groupes de travail au mois de juin, ensuite on a toute une phase de concertation et le plan doit être finalisé en 2011", a précisé Chantal Jouanno.
Des débats seront organisés en régions métropolitaines et outre-mer, le public sera consulté via internet et, parallèlement, les recommandations des groupes de travail seront présentés aux parlementaires.
Les coûts annuels liés au réchauffement pourraient atteindre plusieurs milliards d'euros par an, a prévenu l'Onerc dans un rapport remis récemment au ministre du Développement durable.
MONDE : Le coût du solaire chutera de 50% d'ici la fin 2009
source : newenergyfinance/enerzine
Le prix moyen (par kWh hors subventions sur 20 ans) de l'énergie solaire va chuter de 50%, d'ici la fin 2009, alors que celui des autres sources d'énergie renouvelable diminueront "seulement" de 10%, prédit New Energy Finance, un cabinet britannique spécialisé dans l'analyse des énergies renouvelables et du marché carbone.
Solaire : le prix des panneaux solaires photovoltaïques (PV) ont poursuivi leur tendance baissière, même si le rythme de la baisse s'est ralenti. Les cellules solaires en couches minces restent le leader incontesté des prix bas, avec des projets à 3$/Watt, soit 25% moins cher que des installations basées sur du silicium cristallin. Les projets photovoltaïques équipés de systèmes de suivi (trackers) ont connu une érosion moindre de leurs prix. En effet, le coût des trackers (simple et double) est resté ferme par rapport à celui des panneaux solaires classiques.
Eolien : Bien que de nouveaux contrats aient été peu nombreux, le prix des turbines éoliennes sont tombés à leur plus bas niveau depuis plusieurs années, soit 18 à 20% de moins par rapport au début de l'année 2008. Actuellement, cette baisse du prix des équipements reste compensée par des coûts de financement élevés. Dans le marché de l'offshore, les coûts continuent d'augmenter à causes de projets réalisés en eaux profondes, des constructions de plus en plus complexes et des besoins en capitaux élevés.
Géothermie : Les coûts dans la géothermie sont particulièrement dépendant des fluctuations des marchés financiers et de la dette contractée lors de la phase de forage. Or, les financements ont été plutôt rares cette année. Au début de l'année 2009, les coûts de forage ont chuté de près de 50% à cause notamment d'un excédent d'équipements de forage du à la baisse des prix du pétrole. Au second trimestre, les coûts ont suivi à la hausse celui du prix du baril pour terminer à + 8% au 3ème trimestre. Concernant le dernier trimestre 2009, les prix devraient rester relativement stable.
Antarctique: la tendance au réchauffement va s'accélérer
source : enerzine.com
En partie isolé du réchauffement global de la planète pendant plusieurs décennies, l’Antarctique est de plus en plus touché par la hausse des températures et va contribuer à la montée des eaux, selon un bilan climatique publié la semaine dernière.
A six jours de l’ouverture de la conférence des Nations Unies sur le climat de Copenhague, le comité scientifique de recherche sur l’Antarctique (SCAR) publie pour la première fois une ‘photographie’ climatique du grand continent blanc. Ce bilan (1), documenté par plus d’une centaine de chercheurs, confirme que l’ensemble du grand continent austral est touché par les changements climatiques, contrairement à ce qu’on a longtemps pensé.
Il est vrai qu’un autre phénomène lié aux activités humaines a paradoxalement protégé l’Antarctique du réchauffement global, soulignent les auteurs de ce bilan. L’amincissement de la couche d’ozone a modifié les conditions climatiques locales, en influençant l’oscillation antarctique (OA) et en renforçant des vents soufflant sur l’océan austral.
Ainsi ces 30 dernières années les températures ont peu évolué sur le continent Antarctique. Mais avec la suppression des substances destructrices d’ozone prévues dans le protocole de Montréal, les effets du réchauffement climatique vont davantage se faire sentir dans les prochaines décennies.
Plus chaud à l’Ouest
Ces effets sont déjà bien tangibles à l’ouest du continent, sur la Péninsule antarctique, où l’air plus chaud arrive avec les vents et l’océan. Les températures y ont déjà augmenté de 0,1°C par décennie depuis 50 ans. 90% des glaciers de la Péninsule ont reculé ces dernières décennies, souligne le bilan publié par le SCAR. La partie ouest de la calotte glaciaire s’est affinée, surtout autour de la mer d’Amundsen, à cause du réchauffement de l’océan.
Les études de paléoclimatologie ont montré qu’au cours des 11.000 dernières années de petites variations climatiques ont provoqué de rapides fontes de glaces. L’Antarctique est très sensible aux changements climatiques, soulignent les auteurs du rapport. Sa faune et sa flore en font les frais. Les stocks de krill ont déjà diminué; des espèces d’algues plus petites remplacent les plus grosses; les populations de manchots Adélie diminuent dans la Péninsule mais demeurent stables à l’Est.
D’ici la fin de ce siècle, l’Antarctique devrait connaître un réchauffement de 3°C, selon le SCAR. La calotte glaciaire ne fondra pas mais la perte de glaces, notamment à l’Ouest, contribuera à l’élévation du niveau des océans, qui pourrait atteindre 1,4 mètre d’ici 2100.
Les auteurs de ce bilan retienne une projection supérieure à celle du GIEC dans son rapport de 2007 (fourchette haute : 88 cm). En effet depuis les années 90 le niveau de la mer augmente plus vite que dans les prévisions et les projections du GIEC ne tiennent pas entièrement compte de la contribution des pôles.
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Le 10/12/09
FRANCE : La France championne d'Europe des voitures écolos
source : challenge.fr
Les Français roulent écolo. Ils sont même devenus champions d’Europe en la matière. C’est ce que vient de révéler le Comité des constructeurs français d’automobiles
au premier semestre, la moyenne des émissions de CO2 des véhicules neufs vendus est tombée à 134 grammes par kilomètre. C’est mieux que le Danemark (141g), l’Allemagne (154 g) et la Grèce (164g), bonne dernière du classement. En deux ans, la baisse atteint 15g sur le parc automobile neuf en France. Et ce n’est pas fini.
Depuis le début de l’année, cette moyenne diminue d’un gramme par mois alors que le recul n’était que … d’un gramme par an entre 2001 et 2007. Evidemment, la mise en place du bonus-malus écologique fin 2007 pour les véhicules émettant moins de 130g de CO2 explique cette inflexion. Un mouvement accentué par la prime à la casse de 1 000 euros, lancé en décembre 2008, pour les voitures de plus de 10 ans remplacée par un véhicule émettant moins de 160 g.
Mais l’ampleur du phénomène surprend, y compris au gouvernement qui tablait sur 220 000 primes à la casse cette année. Finalement, il en distribuera au moins 600 000. Les grosses cylindrées n’ont plus la cote. Au cours des six premiers mois de l’année, plus de la moitié des ventes ont bénéficié du bonus écologique, soit 55 % des voitures contre 43 % sur la même période en 2008 et 30 % au premier semestre 2007. A contrario, les ventes de 4X4 et autres véhicules polluants, soumis au malus, ont chuté de 24 % à 9 % en trois ans.
Cette sobriété des conducteurs profite en premier lieu aux constructeurs français. En novembre, la perspective d’une diminution de la prime à la casse ainsi que la baisse du seuil du bonus à 125 g de CO2 en 2010 a entrainé une explosion des ventes de 48 %. Or sur les 216 354 véhicules vendus le mois dernier, PSA et Renault s’arrogent 55 % des immatriculations. Sur le podium des voitures écolos, on trouve la Clio, la 207 ou encore la C3.
Seul hic, ce sont en majorité des modèles Diesel qui émettent de fines particules polluantes. Ils représentent encore 72 % du marché en France. Certes, cette proportion est en recul depuis plusieurs mois et de plus en plus de modèles sont équipés de filtres. Mais l’arrivée de petites citadines essence très performantes sur le plan écologique - et donc intéressantes financièrement - séduit de plus en plus de conducteurs. Comme la Toyota IQ, avec des émissions inférieures à 100g par km, qui donne droit à un bonus de 1 000 euros ou la Nissan Pixo qui permet de bénéficier de 700 euros de prime.
Selon l’Ademe, cette « décarbonisation » du parc a représenté l’an dernier l’équivalent de 120 000 véhicules en moins sur les routes, soit 240 000 tonnes de CO2 évitées. On peut parier d’ores et déjà que le cru 2009 sera bien meilleur encore. En attendant la généralisation des véhicules hybrides et des voitures électriques.
DANEMARK : Une lampe à base de cellules polymères photovoltaïques
source : ensavoir+
Des lampes en cellules polymères photovoltaïques pourraient être une alternative aux lampes à pétrole encore largement utilisées dans les pays en développement.
DANEMARK : Une lampe à base de cellules polymères photovoltaïques
ensavoir+
Des lampes en cellules polymères photovoltaïques pourraient être une alternative aux lampes à pétrole encore largement utilisées dans les pays en développement.
En Mai 2009, le programme d'énergie solaire du Risø DTU** a obtenu une subvention de la Région de Sjaelland dans le but de concevoir une lampe en cellules polymères photovoltaïques qui intégre une batterie rechargeable et des composants d'éclairage à base de LEDs. Le prototype obtenu est actuellement testé comme lampe de lecture par des étudiants de la Copenhagen Business School en Zambie.
Le projet international "Lighting Africa" estime que la consommation annuelle africaine de kérosène pour l'éclairage des maisons et des commerces avoisine les 17 milliards de dollars. La somme atteint même les 38 milliards de dollars au niveau mondial.
La cellule photovoltaïque en polymère a encore besoin d'être améliorée avant qu'elle ne devienne réellement exploitable et commercialisable. Leur principale faiblesse réside surtout dans leur longévité réduite dûe à la dégradation des polymères lorsqu'ils restent exposés au soleil.
Le défi technologique mis à part, un autre frein consiste à faire baisser le prix de ces cellules solaires. En effet, le coût actuel du prototype élaboré par le DTU est d'environ 22 dollars. Cependant, le coût final devrait rapidement chuté grâce notamment à leur procédé de fabrication bien moins énergivore que les cellules à base de semi-conducteurs minéraux, auquel il faudra bien évidemment associer une production de masse.
** Risø DTU (Département de l'Université Technique du Danemark pour la recherche en énergie renouvelable)
U.S.A : Les ETATS UNIS prêts à réguler les émissions de CO2
source : nouvelobs.com
L'Agence américaine de protection de l'environnement reconnait que les émissions de gaz à effet de serre sont une menace pour la santé publique. Cela devrait permettre à Barack Obama de respecter ses promesses sur le climat, même si le Congrès s'y oppose.
C'est un premier pas des Etats-Unis. L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a décrété lundi 7 décembre que les émissions de gaz à effet de serre jugées responsables du réchauffement étaient une menace pour la santé publique. Cette décision ouvre la voie, pour la première fois, à une régulation de ces émissions.
Quelques heures après l'ouverture de la conférence de Copenhague sur le climat, qui vise à aboutir à un accord sur la lutte contre le réchauffement climatique, les conclusions de l'EPA marquent une avancée historique dans un pays qui n'a jamais ratifié le protocole de Kyoto.
La directrice de l'EPA Lisa Jackson a signé un décret selon lequel six gaz à effet de serre, dont le dioxyde de carbone, constituent une menace pour la santé publique. "L'EPA est maintenant autorisée, et obligée, de faire des efforts raisonnables pour réduire les polluants à effets de serre", a-t-elle expliqué au cours d'une conférence de presse.
Avantage à Obama sur le Congrès
"Ces conclusions attendues de longue date scellent 2009 dans l'histoire comme l'année où le gouvernement des Etats-Unis a commencé à s'atteler au défi des émissions polluantes liées aux gaz à effet de serre", a-t-elle affirmé.
En l'état, le décret ne devrait avoir qu'un effet immédiat : les Etats-Unis vont pouvoir édicter leur première réglementation nationale sur les émissions de dioxyde de carbone des camions légers.
Il donne surtout au président Barack Obama un levier supplémentaire pour respecter sa promesse, faite en prélude au sommet de Copenhague où il doit se rendre le 18 décembre, de réduire les émissions de CO2 aux Etats-Unis de 17% d'ici à 2020 par rapport à 2005, même si le Congrès s'y oppose.
Le décret signé lundi devrait en effet permettre à l'EPA de pousser les autorités américaines à édicter des règles sans passer par le Congrès, très divisé sur le sujet, où de nombreux élus sont originaires de régions productrices de charbon, une énergie très polluante à l'origine de 50% de la production d'électricité aux Etats-Unis.
Les "preuves accablantes" du réchauffement
Adopté en juin à la Chambre des représentants, le projet de loi démocrate qui prévoit de réduire les émissions de CO2 dans la proportion promise par Barack Obama, ne doit pas être adopté au Sénat avant 2010.
D'autant que certains élus républicains prennent prétexte du "Climategate", ce scandale concernant des climatologues accusés d'avoir manipulé des données en Grande-Bretagne, pour refuser toute réglementation sur le changement climatique.
Lisa Jackson a répondu à ces critiques en martelant qu'il y avait des "preuves accablantes" du réchauffement climatique.
Le sénateur John Kerry, principal auteur du texte qui doit être débattu au Sénat, a saisi la balle au bond pour mettre les parlementaires face à leurs responsabilités. "Le message envoyé au Congrès est clair comme de l'eau de roche: il faut bouger. Si le Congrès ne vote pas un texte sur le changement climatique, l'administration serait justement amenée à se servir de l'EPA pour imposer de nouvelles réglementations", a-t-il déclaré lundi.
Le gouverneur républicain de Californie (ouest) Arnold Schwarzenegger a jugé lundi que les conclusions de l'EPA constituaient "une bonne nouvelle" tandis que son homologue républicain du Texas (sud) fustigeait une décision "inconsciente" prise par des "fonctionnaires non élus".
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Le 09/12/09
FRANCE : PRIX DE LA CROISSANCE VERTE NUMERIQUE
source : Ecole des Mines Nantes
Le Département Informatique de l'Ecole des Mines de Nantes vient d'être récompensé par le 1er prix de la croissance verte numérique, dans la catégorie Enseignement Supérieur et Recherche, pour Entropy : une solution logicielle pour la maîtrise énergétique des centres de données.
Ce Prix a été remis par Claudie Haigneré, présidente, lors d'une cérémonie organisée le 4 décembre dans les locaux du MEDEF à Paris.
Solution logicielle pour la maîtrise énergétique des centres de données, Entropy permet de gérer dynamiquement les applications virtualisées des centres de données afin d'optimiser leur fonctionnement et de réduire leur consommation d'énergie. La raison d'être de cette solution logicielle est l'amélioration de l'empreinte énergétique des centres de données en optimisant ainsi leurs consommations d'énergie et par conséquent, leur empreinte Carbone.
En 2008, 1 à 2% de la production électrique mondiale a été consommée par les centres de données, qui emploient 30 à 60% de leur consommation au refroidissement de leurs serveurs. En effet, selon les opérations ou la densité des informations demandées, la dissipation thermique peut aller du simple au triple. La menace de la surchauffe de ces centres de données, qui entrave le matériel et le bon fonctionnement du système, est un souci permanent des administrateurs.
Le nombre croissant d'internautes, de terminaux d'accès, la multiplication des données disponibles et l'apparition de nouveaux usages comme le Cloud Computing, sont autant de raisons pour les constructeurs de veiller à la maîtrise de l'empreinte énergétique de leurs centres de données, aussi bien pour limiter l'impact environnemental que pour maintenir un niveau de compétitivité optimal de ceux-ci.
Pour remédier à cela, tel un chef d'orchestre, Entropy optimise l'organisation logicielle du centre de données afin de limiter la consommation électrique et la génération de chaleur. Cette solution logicielle en temps réel optimise la gestion des opérations et des procédés de calcul pour une meilleure répartition des charges thermiques du centre de données.
Avec Entropy, la consommation électrique globale d'un centre de données pourra être diminuée de 40 à 60%.
L'Ecole des Mines de Nantes, proposera Entropy librement, sous licence LGPL, aux grands acteurs du marché. L'école pourra par la suite leur proposer des prestations complémentaires de consulting et d'expertise autour d'Entropy.
Le 1er Prix de la croissance verte numérique, catégorie Enseignement Supérieur et Recherche, a été remis à Fabien Hermenier et Jean-Marc Menaud, enseignant chercheur au Département Informatique de l'Ecole des Mines de Nantes pour Entropy.
CANADA : Technologies propres : le Canada mise sur la Chine
source : enerzine.com
Le Premier ministre canadien Stephen Harper a annoncé vendredi que le Canada investira dans 19 nouveaux projets de technologies propres dans le cadre du Partenariat Asie-Pacifique sur le développement propre et le climat, dont 14 projets seront exécutés en Chine.
Parmi les 19 nouveaux projets de technologies propres dans lesquels le Canada investit, citons la conception d'immeubles verts pour les collectivités, la recherche relative à l'énergie solaire et éolienne, de même que le dégasolinage des sites d'enfouissement. Ces projets visent à accélérer la mise au point et le déploiement de technologies propres dans les économies émergentes comme la Chine.
Pour se faire, quatre nouveaux bureaux commerciaux ont été officiellement ouverts. Ils sont situés dans des quartiers d'affaires qui connaissent une croissance rapide dans les villes de Nanjing, Qingdao, Shenyang et Wuhan. Deux autres bureaux commerciaux ont ouvert en septembre à Chengdu et Shenzhen, ce qui porte à onze le nombre de bureaux diplomatiques et commerciaux canadiens sur le sol chinois.
La Chine est le troisième marché extérieur du Canada et son deuxième partenaire au chapitre du commerce de marchandises. Elle représente la troisième économie mondiale en importance. On compte environ 1,3 million de Canadiens d'origine chinoise, et la Chine est la première source de nouveaux citoyens pour le Canada.
U.S.A : Panneaux solaires en orbite, la Californie approuve
source : enerzine.com
En début d'année, l'opérateur d'énergie californien, PG&E avait annoncé qu'il allait acheter 200 mégawatts d'énergie solaire en provenance de l'espace à partir de 2016.
Aussi, même si cela reste encore un projet de nature expérimentale, l'accord a été approuvé par le législateur californien, car il reste compatible avec l'objectif de l'Etat fédéral d'accroître son recours à un approvisionnement diversifié en sources d'énergie renouvelables.
Dans l'espace, explique PG&E, la puissance potentielle de l'énergie solaire est 8 à 10 fois supérieure à celle disponible sur Terre. Elle pourrait être captée en permanence, et produire ainsi de l'électricité de base.
Grâce à son accord d'achat d'électricité avec Solaren Corporation, PG&E aura un droit sur l'énergie produite à partir du premier projet spatial. La technologie expérimentale fera appel à des satellites en orbite équipées de cellules solaires capables de transformer l'énergie du soleil en électricité. L'électricité produite par ces cellules sera ensuite convertit en énergie et transmise au sol par radio-fréquence vers une station de réception à Fresno, en Californie.
Solaren s'attend à ce que leurs panneaux solaires génèrent 1700 gigawatt-heures d'énergie par an (soit à peu près la consommation annuelle de 250.000 logements) pendant toute la durée du contrat.
PG & E n'a pas voulu révéler le coût du contrat sur 15 ans, mais selon les documents déposés à la commission California Public Utilities, le prix serait supérieur au marché de plus de 12,9 cents par kilowatt-heure.
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Le 08/12/09
COPENHAGUE : Le monde entier a rendez-vous à Copenhague
source : 20minutes.fr/ Avec agence
Copenhague capitale du climat sous haute surveillance, où se jouera pendant deux semaines le plus grand rendez-vous de la planète par son ampleur et ses enjeux.
Les délégués de 192 pays, dont une centaine de chefs d'Etat les 17 et 18 décembre, doivent y trouver un accord permettant de limiter l'envolée du thermostat mondial et d'éviter des dérèglements climatiques majeurs qui affligeraient en priorité les plus démunis.
Pour faire pression sur les délégués, des milliers d'ONG sont déjà sur le pied de guerre dans la capitale danoise: leurs experts au Bella Center, siège de la conférence, et leurs militants prêts à conduire quelques actions spectaculaires.
Un forum alternatif
Le bateau de Greenpeace, l'Arctic Sunrise, s'est ancré dimanche face au Parlement danois avec une bannière: «Notre climat, notre avenir, votre décision». Parallèlement au sommet, un forum alternatif de près de 10.000 participants se tiendra près de la gare centrale, où les victimes du changement climatique, au Bangladesh, Nigeria ou Groenland, témoigneront de leurs vies déjà déréglées par la hausse de 0,8°C enregistrée en un siècle.
Pour la police danoise aussi, l'événement s'annonce historique: plus de la moitié (au moins 6.000) de ses effectifs sont déjà mobilisés et pourraient être augmentés à 85%. L'objectif visé de limiter la hausse des températures à +2°C par rapport aux niveaux pré-industriels paraît déjà peu réaliste au vu des engagements des principaux acteurs de la négociation.
Une étude publiée samedi par l'ONG scientifique allemande Climate Analytics, affirme qu'en l'état des négociations, la trajectoire s'oriente sur +3,5°C d'ici la fin du siècle.
Montée des océans, disparitions massive d’espèces...
Le prix à payer se traduirait alors par l'effondrement des productions céréalières, des extinctions massives d'espèces, la montée des océans et la migration forcée de centaines de millions de personnes, chassées par les inondations, les sécheresses et les pénuries.
Pour l'éviter, l'accord de Copenhague doit opter pour une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre liées à la combustion des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) et les diviser par deux d'ici 2050 par rapport à 1990, selon les scientifiques du GIEC, le panel d'experts mandatés par l'ONU.
Ces mêmes recommandent de viser dès 2020 une baisse de 25 à 40% des émissions des pays industrialisés. Mais, bout à bout, leurs annonces s'établissent dans une fourchette de -12% à -16%.
Engagements chiffrés
Depuis l'adoption de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques en 1992 à Rio, les émissions mondiales ont augmenté de 30%. Le Protocole de Kyoto, premier traité international à viser leur réduction, adopté en 1997 et entré en vigueur en 2005, voit ses premiers engagements expirer fin 2012. Un nouvel instrument international doit alors pouvoir entrer en vigueur pour prolonger et surtout renforcer l'effort.
Les dernières semaines ont apporté quelques signaux encourageants, notamment des engagements chiffrés des principaux pollueurs, Etats-Unis - de retour dans le jeu climatique après huit ans d'inaction sous Bush -, Chine et Inde. La venue du président américain Barack Obama pour le sommet du 18 a également ravivé les espoirs.
«C'est un rendez-vous assez unique pour l'histoire de l'humanité», juge le ministre français de l'Ecologie Jean-Louis Borloo. «Ce sera très difficile, mais je pense que c'est possible: on a réuni les conditions pour qu'il y ait une vraie chance que le monde se mette en mouvement».
FRANCE : Port de Marseille : plus de 100.000 m2 de solaire
source : GPMM
Le grand port maritime de Marseille (GPMM) a l'intention de couvrir à terme plus de 100.000 m2 de panneaux solaires photovoltaïques sur les toits d'une vingtaine de bâtiment répartis dans les bassins de Marseille.
Un groupement d'entreprises comprenant NUR Energie, l'agence ARCHI-TECTURE, SPIE Sud-Est et Solar Eviro Partners a été sélectionné suite à l'appel à projets du Directoire pour la réalisation et l’exploitation de centrales photovoltaïques pour réaliser le lot n°1.
Ce lot comprend l'équipement de 11 bâtiments localisés dans la partie nord des bassins de Marseille pour une surface totale de 65 000 m². Le Hangar 18 situé sur le môle du Cap Janet est le plus grand des bâtiments composant ce lot avec ses 23 000 m² de toiture.
Le 2ème lot d’une surface totale de 40 000 m² répartis sur 9 sites dans les parties sud et centre du port a été attribué à la société EDF Energies Nouvelles. Le hangar J0 situé dans la zone d’embarquement des passagers ou des ateliers de réparation navale de grande plaisance comptent parmi les sites les plus caractéristiques de ce lot.
A l'horizon 2012, l'ensemble de ces centrales d'une puissance installée de 12 MWc (MégaWatt crète) produiront 15 MWh (Mégawatt/heure) soit plus d’électricité que n’en consomme le port chaque année dans les bassins de Marseille.
Avec plus de 100 000 m² de toitures à équiper en panneaux photovoltaïques, il s'agit d'un des plus importants projets intégrés au bâti de la région, sans que l’activité portuaire ne soit interrompue.
Les travaux débuteront à l’issue de cette période, vraisemblablement avant l'été 2010, pour finir fin 2011.
ISLANDE : L'Islande mise sur la géothermie pour se relancer
source : enerzine.com
Un contrat de financement de 170 millions d'euros a été signé le 20 novembre dernier entre la Banque européenne d'investissement (BEI) et la compagnie d'énergie islandaise "Orkuveita Reykjavikur" pour l'expansion de sa capacité de production d'électricité d'origine géothermique.
Le projet concerne l'agrandissement de la centrale géothermique de Hellisheiði, la dotant ainsi d'une capacité supplémentaire de 90 MW, et la construction d'une nouvelle centrale géothermique d'une capacité de 90 MW à Hverahlíð.
Ces nouvelles unités de production ont principalement pour objectif de répondre à la demande croissante d'électricité dans les secteurs industriels tournés vers l'exportation, et notamment d'approvisionner une nouvelle fonderie d'aluminium ainsi qu'une fonderie existante.
S'exprimant au sujet de l'opération, Mme Eva Srejber vice-présidente de la BEI a déclaré : "Nous sommes heureux de promouvoir cette technologie respectueuse de l'environnement dans le cadre d'un projet qui vise à soutenir la reprise économique en Islande, et de poursuivre notre coopération avec un partenaire bien connu, Orkuveita Reykjavikur."
En contrepartie de l'aide financière accordée par la BEI, ce projet apporte en définitive un soutient à la politique de l'UE.
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Le 07/12/09
FRANCE : Port de Marseille : plus de 100.000 m2 de solaire
source : Rhodia
Rhodia lance un nouveau Polyamide, le 6.10 bio sourcé en complément de sa gamme Polyamide, issu principalement de matières renouvelables et possédant une empreinte environnementale réduite.
Provenant pour partie d’huile de ricin, la fabrication d’une tonne de Polyamide 6.10 permet, à performances équivalentes, de réduire la consommation de matières premières fossiles de 20% comparé à une tonne d'un polyamide traditionnel.
L'équipe en charge de l'analyse du cycle de vie chez Rhodia a ainsi mesuré une baisse significative de l'impact environnemental lié à sa fabrication d'origine végétale, de 50% des émissions de gaz à effet de serre.
"Pour Rhodia le développement durable est à la fois un cadre d’exigences fortes et un vaste espace d’opportunités. Cette nouvelle avancée en est une preuve supplémentaire", précise Jacques Kheliff, Directeur du Développement Durable.
Ce nouveau polyamide classé dans la catégorie des plastiques de haute performance, élargit le champ d'utilisation du polyamide à des applications de haute technicité grâce à :
• des performances mécaniques et thermiques excellentes et similaires à celles du PA 6, par son haut point de fusion (215°C)
• une résistance chimique exceptionnelle, comparable à celle des polyamides 11 et 12
• un très haut niveau de propriétés barrières aux essences
• une faible reprise à l’humidité, intermédiaire entre celle du polyamide 6 et du polyamide 12.
Le polyamide 6.10 constitue selon Rhodia une alternative intéressante pour la fabrication :
• de tubes souples pour le marché des systèmes de contrôle et d'assistance pneumatique
• de conduits et de raccords pour le marché des systèmes d’alimentation d’essence des moteurs
Par ailleurs, ce polyamide s'adapte également aux spécificités de la technologie de l'extrusion.
FRANCE : L'économie verte, une réalité : + 90.000 emplois
source : Ademe
Selon une étude publiée avant-hier par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), environ 90 000 emplois liés à la "croissance verte" ont été créés en trois ans.
Une embellie en ces temps de crise ? c'est en tous les cas, ce que laisse penser cette étude où depuis 2006, 90.000 emplois ont été créés dans les secteurs de l'efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables. L'Ademe estime ainsi que le nombre d'emplois directs liés à ces activités (dont l'exportation), représente 294.000 équivalents temps plein (contre 204.000 en 2006), soit un niveau comparable à celui de l'industrie chimique.
Et ce n'est pas fini, car l'Ademe prévoit un gisement de 500.000 emplois à l'horizon 2012, soit un supplément de 200.000 par rapport à 2009.
Un bémol toutefois. Sur trois ans - 2006 à 2009 - ces métiers de l'économie verte ont progressé en moyenne de 10% par an, ce qui semble insuffisant pour atteindre l'objectif fixé par le Grenelle de l'environnement. Il faudrait pour y arriver plus que doubler ce taux d'ici 2012, soit 21%. Un signe ? L'année 2009 a vu ce taux progressé à 14% en moyenne.
En septembre dernier, le Boston Consulting Group (BCG) avait conclu à un potentiel de 600 000 emplois en moyenne sur une période de 12 ans (2009 - 2020) dans les nouveaux métiers et dans les secteurs reconvertis à la croissance verte. Le bâtiment devrait alors engendrer à lui seul, 392 000 emplois en 2013.
ESPAGNE : L'éolien en Espagne, ce n'est pas du vent
source : bulletins-electroniques.com
Le week-end du 7-8 novembre dernier, 44 provinces espagnoles - les équivalents des départements français - étaient en alerte météo, du fait d'une vague de froid et des forts vents attendus.
Et les vents ont été au rendez-vous sur les côtes nord et en Méditerranée, pour le pire (routes coupées, ports ou aéroports fermés....) mais aussi pour le meilleur : le dimanche 8, entre 3h20 et 8h40 du matin, plus de 50% de l'électricité produite en Espagne ont été générés par les éoliennes, avec une pointe à 52,4%. En termes absolus, ce ne sont pas moins de 11,5 GW (65% de la puissance installée) qui ont été produits à 14h30, autre record.
Avec autant d'électricité tout d'un coup disponible, une partie a servi à pomper l'eau pour la remonter dans les barrages réversibles (6,3% des 52,4% du pic) et une autre partie a été exportée (7,7%) : le réseau électrique espagnol, géré par Red Eléctrica Española (REE), dispose maintenant d'un savoir-faire unique dans la gestion de l'absorption de l'électricité éolienne, un savoir-faire souvent présenté comme modèle. A cet égard, un responsable américain visitant le centre de contrôle de REE en octobre dernier n'avait pas hésité à déclarer : "Quand on regarde l'Espagne et son système électrique, on voit le futur", un véritable slogan publicitaire...
Au-delà de l'anecdote du record, l'Espagne a su développer des capacités de production électrique éolienne performantes on vient de l'évoquer, mais aussi importantes : la puissance installée est passée progressivement de 1.585 MW en 1999 à 17.700 MW dix ans plus tard.
Et pour dans dix ans, l'Asociación Empresarial Eólica n'hésite pas, quant à elle, à tabler sur 40.000 MW. Elle avertit tout de même : l'absorption de l'électricité ainsi produite nécessitera plus d'interconnexion avec la France (actuellement, les capacités d'import/export plafonnent à 3% de la demande maximale espagnole) et davantage de capacités de pompage des barrages réversibles.
En attendant 2020, signalons que le ministère de l'industrie vient de fixer les puissances à installer pour les trois années à venir, au grand soulagement des industriels du secteur qui ont craint un temps que pour cause de crise, aucune autorisation ne soit donnée, les primes octroyées ayant bien sûr un coût tout sauf négligeable. On aura donc 1.855 MW pour 2010 et 1.700 MW pour 2011 et 2012.
L'année n'est pas encore finie, mais REE anticipe une part de production éolienne de l'ordre de 13% pour 2009 (10,4% en 2008), 9 à 10% produits par ailleurs par l'hydraulique (7,0% en 2008) et 2,5% par le solaire, soit au total, un quart d'électricité renouvelable, un pas de plus dans la direction des 40% d'électricité renouvelable fixés par l'Union Européenne pour 2020.
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Le 04/12/09
FRANCE : CO2 : nos modes de vie inadaptés pour 66% des français
source : ADEME
A la veille du sommet de Copenhague, l'Ademe dévoile son enquête annuelle portant sur les représentations de l'effet de serre par les Français et met en avant une analyse comparative effectuée sur 10 ans de résultats depuis la première édition.
Cette comparaison met en évidence la forte évolution de la perception des Français du changement climatique et leur prise de conscience de l'impact des activités humaines sur l'effet de serre.
Les Français ont en effet progressivement compris la nécessité d'agir pour limiter l'effet de serre et ses conséquences sur le climat : aujourd'hui, 50% des personnes interrogées affirment que l'effet de serre est la cause des désordres climatiques, contre 32% en 2001. 70% des personnes interrogées reconnaissent par ailleurs que l'effet de serre est une certitude pour les scientifiques, contre 60% en 2001.
Une évolution qui peut trouver des explications dans les épisodes climatiques exceptionnels des dernières années mais également dans l'impact des différentes campagnes de sensibilisation et d'incitation au changement de comportements mises en œuvre dans le cadre du Grenelle de l'Environnement.
Une prise de conscience progressive de la gravité de l'effet de serre
En 10 ans, l'ordre des priorités a changé : la lutte contre l'effet de serre est devenue la première préoccupation environnementale pour la majorité des répondants (28% en 2009 contre 19% en 2005 ), devançant depuis 2007 la lutte contre la pollution de l'eau et de l'air. Cette évolution s'explique entre autres par une meilleure, bien qu'encore modeste, compréhension de ce phénomène environnemental.
En effet, si près d'un tiers des Français ne savait donner aucune définition (juste ou non) de l'effet de serre il y a 10 ans, ils ne sont maintenant plus que 10%. Le taux de réponse correcte à cette question reste cependant faible (moins de 20% des répondants) et certaines contrevérités persistent : par exemple, l'attribution erronée de l'effet de serre au trou de la couche d'ozone est depuis 2002 la première des explications données par les Français (environ 25%).
En 10 ans, les Français ont aussi pris conscience que le réchauffement climatique est lié à l'activité humaine, même si ce lien reste confus.
Parmi les activités citées comme ayant le plus fort impact , on trouve les activités industrielles (93%), les transports (89%), la destruction des forêts (90%).
Mais 76% considèrent encore que les bombes aérosols ont un impact fort sur le réchauffement climatique (confondant ainsi l'impact sur la couche d'ozone et celui sur le réchauffement) de même que les centrales nucléaires qui sont citées, sans changement depuis 10 ans, par près de 60% des répondants.
Les Français se sont progressivement rendu compte que leur comportement quotidien avait un impact essentiel sur l'environnement : ainsi le chauffage des bâtiments est aujourd'hui cité par 70% des répondants comme l'une des causes de l'effet de serre, contre moins de 40% en 2000, et l'isolation des bâtiments est une solution aujourd'hui plébiscitée par 20% des Français (contre 8% en 2001).
Une mobilisation croissante pour limiter le réchauffement climatique
En 5 ans, les Français admettent de plus en plus qu'il faut agir pour limiter le réchauffement climatique : le taux de répondants considérant ce phénomène comme inéluctable et que l'on ne pourra rien faire pour l'enrayer reste stable autour de 10% depuis 2005 tandis que près des 2/3 estiment qu'il faudra modifier de façon importante nos modes de vie pour empêcher son augmentation. On note d'ailleurs une augmentation significative de ce taux entre 2006 et 2007.
En revanche, si les Français semblent réceptifs aux mesures mises en place par les pouvoirs publics pour limiter notre impact sur l'environnement, ils sont de moins en moins nombreux à estimer que c'est seulement aux États de réglementer au niveau mondial l'augmentation de l'effet de serre (18% en 2009, contre 25% en 2006) ou au progrès techniques (10% en 2009 contre 14% en 2000) d'enrayer ce phénomène.
Ces chiffres semblent souligner une mobilisation des Français autour de démarches individuelles de changements des comportements : c'est la mobilisation de tous les individus qui permettra d'atteindre des résultats.
Parmi les mesures que les Français pourraient accepter pour agir au quotidien contre le changement climatique, la limitation de la vitesse des automobiles dès leur fabrication, l'interdiction des 4x4 en ville et l'obligation pour les propriétaires de rénover et isoler les bâtiments arrivent en tête, avec près de 80% d'acceptation pour chacune de ces solutions.
A un niveau individuel, c'est leur comportement vis-à-vis des transports que les Français sont prêts à changer : ainsi l'utilisation des transports en commun plutôt que la voiture et l'achat de voitures consommant moins de carburant sont les deux actions jugées les plus efficaces pour réduire l'effet de serre. Viennent ensuite l'isolation du logement et l'utilisation d'appareils ménagers moins gourmands en énergie.
EUROPE : Climat : l'UE tente de mettre la pression sur les autres
source : Challenges.fr
Selon le premier président permanent du Conseil européen, à quelques jours du sommet de Copenhague,
le rôle "moteur" de l'UE ne "suffira pas".
L'Union européenne est "déterminée" à jouer un "rôle moteur" sur la question du changement climatique mais cela ne suffira pas", a averti le premier président permanent du Conseil européen, le Belge Herman Van Rompuy, mardi 1er décembre, à quelques jours du sommet de Copenhague. "Il faut que d'autres parties contribuent au succès de la conférence". Et de rappeler que l'UE va "coordonner sa position" lors d'un Conseil européen à Copenhague les 10 et 11 décembre.
Les élus français du groupe des Verts au Parlement européen ont eux dénoncé "l'ambivalence" de la position de la France dans les négociations internationales sur le climat. "Il y a une ambivalence de la position de la France qui bloque l'annonce d'objectifs chiffrés pour les financements de l'UE afin d'aider les pays du sud à lutter contre le réchauffement du climat et vend l'idée que Sarkozy et Borloo vont sauver les négociations internationales", a dénoncé Yannick Jadot. "Le plan Borloo (le ministre français de l'Ecologie) est intéressant, mais étonnamment isolé", a-t-il souligné. "Il ne s'inscrit ni dans le cadre européen, ni dans le cadre de l'ONU, ce qui est contreproductif, car il génère une confusion sur la réalité des engagements de l'UE vis à vis des pays du sud".
450 milliards de dollars sur 20 ans
Ce texte d'une quinzaine de pages prévoit un effort de solidarité -450 milliards de dollars sur 20 ans- envers les pays les plus pauvres "parce que le réchauffement climatique prépare une catastrophe humanitaire sur leur sol".
"Ces montants affichés de 450 milliards de dollars sur 20 ans sont très en-dessous des 120 milliards (100 milliards d'euros) par an" entérinés par les dirigeants de l'UE lors de leur dernier sommet, note Yannick Jadot.
En outre, l'Inde a prévenu qu'elle n'acceptera pas les propositions du Danemark qui visent à imposer une réduction des émissions de gaz à effet de serre.
EUROPE : Un projet pilote de gestion de l'énergie domestique
source : enerzine.com/Panasonic, Seas-NVE
Panasonic annonce sa collaboration avec SEAS-NVE, la plus importante entreprise coopérative d'énergie danoise, pour le développement d'un système pilote de gestion intelligente de l'énergie.
Une maison témoin sera présentée pendant la conférence de Copenhague (COP15), début décembre. Ce prototype disposera du Panasonic Lifinity Home Energy Management System (HEMS) et du réseau Smart Grid de SEAS-NVE permettant d'offrir une gestion intelligente de la consommation énergétique des équipements électriques, de l'éclairage et du chauffage.
"Cette collaboration européenne représente la première étape vers le déploiement à grande échelle du système de gestion de l'énergie Panasonic", explique Laurent Abadie, CEO de Panasonic Europe.
"Ce système exploite les dernières technologies de Panasonic en matière d'économie, de production et de stockage d'énergie domestique et de réduction des émissions polluantes. Combinée à un réseau Smart Grid, notre gestion intelligente de la consommation d'énergie domestique offrira un style de vie plus respectueux de l'environnement sans interférer avec nos habitudes quotidiennes".
Le Lifinity HEMS développé par Panasonic Electric Works aide les ménages à réduire leur consommation d'énergie grâce à un compteur intelligent qui permet de visualiser les usages énergétiques et dispense des conseils écologiques.
Ce système offre aussi la possibilité de piloter le chauffage, l'éclairage, et les équipements électriques, soit en direct grâce à son panneau de contrôle, soit à distance via un PC et/ou un smart phone. Les capteurs du réseau et les équipements électriques coopèrent avec la technologie Lifinity HEMS pour optimiser l'utilisation de l'énergie dans toute la maison, sans perte de confort.
"Le Lifinity HEMS va apporter aux consommateurs une maîtrise totale de leur consommation électrique et de chauffage" commente Thomas Mikkelsen, Directeur Marketing de SEAS-NVE. "Le système se connecte directement à leurs smart phones pour être démarré ou arrêté à distance".
Le réseau Smart Grid de SEAS-NVE est constitué d'une chaine de compteurs électroniques intégrés accessibles via des services web basés sur une infrastructure réseau IP. Les multiples compteurs peuvent ainsi partager une même connexion IP permettant au système d'intégrer facilement une large palette de nouvelles technologies réseau.
Le développement de la maison écologique témoin se déroulera en deux étapes avant le déploiement de la technologie au sein de la plupart des 350 000 habitations des clients de SEAS-NVE.
La première phase test débutera par une démonstration le 1er décembre 2009 :
• Visualisation de la consommation énergétique
• Contrôle par capteurs de la réduction de la consommation d'énergie des installations d'éclairage
• Contrôle à distance des installations d'éclairage et des équipements électriques
La seconde étape passera dans un futur proche par :
• Le contrôle à distance de l'air conditionné et du chauffage
• L'utilisation effective et coopérative des équipements de production et de stockage d'énergie
En mai 2009 SEAS-NVE a lancé son projet de réseau Smart Grid qui prévoit l'installation de compteurs intelligents dans près de 350 000 habitations danoises.
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Le03/12/09
FRANCE : Le Salon International ENERGAÏA à Montpellier
source : enerzine.com
La 3ème édition du salon ENERGAÏA, qui se tiendra du 9 au 12 décembre prochain au Parc des Expositions de Montpellier, offrira cette année un événement global dédié à tous les professionnels des énergies renouvelables et de l’éco-construction.
Durant quatre jours, ENERGAÏA rassemblera, sur 25 000 m² d’exposition, plus de 400 exposants internationaux venus présenter leurs solutions en matières d’énergies nouvelles et de constructions durables.
Maîtres d’oeuvres, architectes, responsables de collectivités... pourront ainsi rencontrer les grands acteurs du marché et découvrir les dernières innovations.
Les évènements à retenir :
• Un programme de conférences internationales animé par les meilleurs experts,
• Un Forum International d’Affaires (FIA) : des rencontres 100% business,
• Un Job Forum : le rendez-vous du recrutement et de l’emploi dédié aux EnR,
• Un espace EnR Formation : former les professionnels de demain,
• Les Trophées Innovation : récompenser les projets innovants,
• Le Prix Eco Maires/Energaïa : les villes durables primées.
L'édition 2008 avait accueilli plus de 20.000 visiteurs, dont 12.520 professionnels en provenance de 52 pays, incluant les acheteurs invités par le Forum International d’Affaires (FIA) ENERGAÏA, et 7 500 visiteurs grand public. Les conférences du Salon (internationales, associées, partenaires et exposants) ont rassemblé près de 4 000 participants.
Les différentes composantes des énergies renouvelables étaient représentées, de même que le secteur de l'éco-construction, avec la présence de 304 exposants venus de 12 pays (France, Espagne, Allemagne, Belgique, Maroc, Italie, Liban, Chine...).
Le Forum International d’Affaires (FIA), organisé par Sud de France Export (anciennement Septimanie Export), a donné lieu à 280 rendez-vous d’affaires.
La première édition du Job Forum, organisé en partenariat avec l'ANPE Languedoc-Roussillon, a permis 80 entretiens de recrutement qui se sont déroulés en direct du salon durant la journée du 11 décembre.
Renseignements Energaïa 2009 :
Salon professionnel : 9 au 12 décembre
Journée grand public : samedi 12 décembre
Horaires : 9h00 - 18h00
En savoir + : http://www.energaia-expo.com
FRANCE : SAMSE plus de 9.000 m2 de toitures photovoltaiques
source : SAMSE, EDF EN
SAMSE, le Groupe indépendant de distribution de matériaux de construction pour le bâtiment et l'habitat a mis en place en partenariat avec EDF Energies Nouvelles, 9.200 m2 de toitures photovoltaïques sur trois de ses points de vente.
Les 3 projets représentent une puissance cumulée de près de 630 KWc et une économie annuelle de 75.2 tonnes de CO2.
Par ailleurs, SAMSE indique que "des écrans LCD permettant l’affchage des données environnementales des centrales photovoltaïques, en termes d’énergie produite et de volume de CO2 évité, seront installés".
D'autres investissements visant à réduire l’impact du bâtiment et de ses consommations énergétiques ont également été prévus : surisolation, cuve de récupération des eaux de pluie, panneaux solaires, VMC double flux.
Le magasin l'Entrepôt du Bricolage de Saint-Martin-d'Hères (38) :
Première toiture photovoltaïque du Groupe, ce nouveau magasin ouvrira ses portes en avril 2010 et inaugurera à cette occasion l'une des plus grandes toitures photovoltaïques pour un bâtiment commercial en région Rhône-Alpes.
La surface de toiture s'élève à 6 630 m² avec un taux de couverture photovoltaïque de 60%. Il s’agit d'une couverture de pente de 3% réalisée par un complexe bac acier, isolant et membrane d’étanchéité. La technologie silicium amorphe a été privilégiée.
L'installation d'un tracker solaire sur le parking est actuellement à l'étude. Un tracker solaire est une installation de production d'énergie solaire utilisant le principe de l’héliostat. Il suit le soleil tout au long de la journée, optimisant ainsi la production d’énergie.
L'Agence SAMSe Margencel (74) :
L'enseigne SAMSE profitera de la rénovation de son agence de Margencel pour transformer la toiture de son bâtiment de stockage matériaux en centrale photovoltaïque. La technologie silicium mono cristallin sera utilisée. La fn des travaux est prévue pour mars 2010.
Le Magasin L’entrepôt du Bricolage - Thyez (74) :
Le troisième projet de toiture solaire, constitue un nouveau magasin qui sera prochainement équipé de 3.715 m² de panneaux photovoltaïques. La technologie utilisée sera identique à celle de l'entrepôt du Bricolage de Saint-Martin-d'Hères. L'ouverture du magasin est programmée pour juillet 2010.
BELGIQUE : Des turbines de 7 MW dans le parc éolien d'Estinnes
source : Enerzine.com/UE, Enercon
Le Commissaire à l'énergie, Andris Piebalgs, en présence des autorités belges, a inauguré le 25 novembre dernier, près de Mons, en Belgique, le premier parc éolien terrestre du monde équipé de turbines éoliennes géantes de 7 MW.
Non seulement l'éolienne de 7 MW (ENERCON E-126) demeure la plus grande éolienne jamais mise en service dans le monde, mais elle demeure également la plus efficace. En effet, avec un parc éolien équipé de ces turbines, on obtient un taux d'utilisation exprimé en MW/km² qui augmente d'un facteur 2,3 par rapport aux éoliennes classiques d'une puissance unitaire de 2 MW.
Un autre record a été établi. Pour installer "ce monstre de puissance" de 198 mètres de haut, la plus grande grue - montée sur chenilles - du monde a été utilisée. D'un poids de 1.600 tonnes, elle a été spécialement conçue pour soulever en une seule étape, le rotor géant de 127 mètres de diamètre !
L'éolienne E-126 embarque de l'électronique de pointe qui contribue à améliorer non seulement le rendement du convertisseur d'énergie éolienne, mais aussi la stabilité du système d'alimentation (régulation de la puissance active, la tension, la fréquence et la puissance réactive dans les situations normales et d'urgence).
"Estinnes est un jalon sur notre route ambitieuse d'aller vers l'énergie durable. Tous ceux qui ont travaillé dur pour mener à bien ce projet doivent être fiers aujourd'hui dans leurs réalisations, et prendre courage dans les travaux à venir", a déclaré le commissaire Piebalgs après l'inauguration.
Ce projet a été co-financé à hauteur de 3,3 millions d'euros par la Commission Européenne à travers son 7ème programme cadre.
Rappelons que l'Union Européenne s'est engagée à soutenir l'industrie éolienne afin d'atteindre son objectif pour 2020 et notamment d'installer une capacité totale d'énergie éolienne de 180 GW.
[ Credits Images : MomoVanli // Philippe Haulait ]
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Le 02/12/09
MONDE : La parole aux sceptiques du RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE
source : Mondialisation.ca/Pravda
Internet était en ébullition toute la semaine dernière, avec les nouvelles appelées Climategate par tout le monde, un scandale majeur impliquant une fuite de courriels et de données du Climatic Research Unit (CRU) de l'Université d'East Anglia.
Installé dans la ville de Norwich au Royaume-Uni, le CRU est le principal centre « scientifique » qui soutient la théorie du réchauffement climatique. Il donne des « conseils scientifiques » et des directions de conduite au Groupe intergouvernemental d’experts en climat des Nations Unies (GIEC).
Le 17 novembre, un informateur anonyme a téléchargé des courriels et des fichiers de données stockés sur les ordinateurs du CRU et, en utilisant un serveur Internet de Russie, les a divulgué sur un site Internet de « sceptiques du réchauffement planétaire » appelé The Air Vent.
Peu après, ces dossiers ont été transmis à de nombreux autres sites sceptiques et à des médias d’information. Cette divulgation comporte plus de 1000 courriels et environ 3.000 documents fournissant de nombreuses preuves de la falsification des données des scientifiques à l'avant-garde de la promotion de la théorie du réchauffement climatique.
FRANCE : La Smera : le véhicule électrique compact de Lumeneo
source : Lumeneo
Produite à partir de janvier 2010, la Smera est un véhicule électrique compact 4 roues, 2 places, situé à mi-chemin entre le scooter et la voiture, capable de s'incliner dans les virages jusqu'à 25 degrés.
D'un poids à vide de 450 kg, la Smera mesure 86 cm de large sur 2,50 m de long
et se propulse jusqu'à 130 km/h.
La Smera intégre un système électronique qui se charge de piloter l'ensemble des paramètres du véhicule à partir des signaux fournis par une centrale inertielle intégrée. Suivant les paramètres dynamiques de la voiture, la courbe du virage, le mode de conduite et l’état de la chaussée, il détermine instantanément l’inclinaison optimale.
C'est un servomoteur à courant continu piloté par le calculateur qui réalise automatiquement cette fonction en inclinant la cabine et les 4 roues. Le conducteur n'a pas à se soucier de l'équilibre du véhicule.
Les deux moteurs électriques brushless à aimants (29,4 kW) sont alimentés par un groupe de batteries au lithium (80 kg). Chaque moteur pèse moins de 30 kg et est constitué à 98 % de métaux primaires, aluminium, cuivre et fer. Ils offrent un couple de 1.000 Nm aux roues, disponible au démarrage. Les moteurs brushless possèdent l'avantage de n'avoir aucune pièce en frottement ce qui permet d'éviter l'entretien et d'obtenir une bonne durée de vie - équivalente à 200 000 km. Aucune pièce d'usure, une seule pièce mobile, le rotor tournant sur roulements, aucun déchet, aucune visite d’entretien.
Avec son chargeur et son câble intégré, la Smera peut être rechargée dans le garage, le jardin, les bornes des parkings, où par toutes prises domestiques (230 V 16A). La Smera se recharge également à chaque freinage.
Les moteurs se transforment en alternateur et remontent de l'énergie dans les batteries, augmentant son autonomie. La recharge complète (10 kWh) lui procure une autonomie moyenne de route d'environ 150 km, soit un coût de 0,7 euros/100 Km (tarif standard EDF heures pleines). Selon le fabricant, cela "représente une économie de 6 000 euros pour 100 000 km par rapport à une motorisation thermique (de consommation moyenne de 5 l /100km)".
En juillet dernier, la société Lumeneo avait ouvert son capital à de nouveaux investisseurs pour un montant global de 1,6 millions d'euros. Parmi les nouveaux entrants, on trouve un principal partenaire en la présence d'Eco-Mobilité Partenaires : le Fonds d'investissement de la SNCF au service de la mobilité durable, mais aussi "Objectif Gazelle 2" et des Business Angels du groupe XMP-BA.
Lumeneo a lancé en septembre un showroom à Paris, où vous pourrez sur rendez-vous découvrir et essayer les voitures de séries. Elles seront commercialisées en 5 coloris (rouge, gris, noir, bleu et perle) à partir de 25 000 euros.
EUROPE : Les premières cartes bancaires biodégradables
source : Gemalto/enerzine.com
Gemalto, spécialiste de la sécurité numérique, a annoncé la semaine derniére le lancement des premières cartes à microprocesseur dégradables d'origine végétale. Cette innovation répond à une demande exprimée par les banques et les opérateurs.
L'industriel d'origine française révèle que "le corps de la carte, fabriqué à partir de matières renouvelables, est facilement recyclable et compostable et peut être incinéré sans émission de vapeurs toxiques".
Elles seront prêtes pour une production en série au cours du premier trimestre de 2010.
Par ailleurs, Gemalto offre un packaging conçu à partir de papier recyclé et d'encres végétales qui réduisent l'impact environnemental du produit. La société propose une carte bancaire à microprocesseur et une carte SIM d'origine végétale, toutes deux conformes aux standards industriels de leur secteur respectif.
Ces cartes à microprocesseur bio-sourcées complètent le portefeuille de cartes écologiques de Gemalto, fabriquées à partir de matériaux à base de papier pour une utilisation de courte durée (comme les cartes à gratter), les cartes ABS* et PETG**, une alternative sans chlore pour remplacer le polychlorure de vinyle (PVC). En effet, la société a fait le choix des polymères sans chlore à la fin des années 1990 et l'adoption de matériaux dérivés de produits agricoles
Gemalto présentera ces deux produits sur son stand lors du salon Cartes & IDentification 2009.
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Le 01/12/09
COPENHAGUE 2009 : Lutter contre l'effet de serre, c'est bon pour la santé
source : Nouvelobs.com
Limiter le réchauffement de la planète ne permet pas seulement d’éviter des catastrophes sanitaires mais améliore la santé des hommes, explique une série d’articles publiés dans une revue médicale
Le coût des bouleversements climatiques en termes de santé humaine est régulièrement cité pour rappeler aux décideurs politiques qu’il est urgent de limiter nos émissions de gaz à effet de serre (GES). Maladies infectieuses profitant des intempéries pour prospérer, remontée vers le nord d’agents pathogènes habitués à la chaleur, désertification, risques accrus de malnutrition ou de conflits…. La liste est longue.
A l’inverse, on a moins quantifié le bénéfice qu’apporteraient des mesures drastiques pour réduire les émissions de GES. Dans les domaines de l’énergie domestique, des transports, de la production d’électricité et de l’agro-alimentaire, lutte contre l’effet de serre rime avec amélioration de la santé humaine, expliquent des chercheurs dans la revue britannique The Lancet.
Suies et pollution des foyers
En Inde par exemple, la pollution intérieure par des fourneaux brûlant de la biomasse est un problème majeur de santé publique : elle provoque des infections respiratoires chez les enfants et des maladies cardiaques chroniques chez les adultes. Ces feux de biomasse dégagent par ailleurs aérosols carbonés (des suies) qui réchauffent l’atmosphère.
L’équipe du Dr Paul Wilkinson (London School of Hygiene and Tropical Medicine, GB) propose un programme sur 10 ans pour installer 150 millions de poêles plus efficaces et moins polluants, à raison de 33 euros par foyer. Cela permettrait d’ici 2020 d’éviter la mort prématurée de 240.000 enfants de moins de 5 ans et de près de 2 millions d’adultes en Inde.
Manger moins, faire plus de vélo
Autre exemple qui concerne au premier chef les pays les plus riches : manger moins pour réduire les émissions de GES du secteur agricole et réduire les risques de maladies cardiovasculaires. Pour atteindre les objectifs de réduction des GES dans ce secteur, les innovations techniques se suffiront pas, ont calculé Sharon Friel (Australian National University, Canberra) et ses collègues. Une réduction de l’élevage de 30% est nécessaire dans les pays qui produisent le plus, affirment les chercheurs. Elle doit s’accompagner d’une réduction similaire de notre consommation de viande qui serait très bénéfique pour la santé. En Grande-Bretagne, 30% de graisses animales en moins permettraient d’éviter 18.000 morts prématurées par an.
Deux autres études publiées dans ce même numéro du Lancet ajoutent à la liste les effets doublement bénéfiques du développement d’énergies renouvelables et de la réduction des transports motorisés, accompagnée par une promotion de la marche et du vélo (amélioration de la qualité de l’air, diminution du risque pour les maladies cardiovasculaires ou les cancers).
Financés par l’Institut national de santé environnemental des États-Unis (NIHES), ces travaux sont destinés à alimenter les discussions de la conférence sur le climat de Copenhague qui va se tenir du 7 au 18 décembre prochain.
GRANDE BRETAGNE : Artica remporte le concours de " l'Entrepreneur vert "
source : En savoir +
La société de climatisation écologique Artica, basée en angleterre a remporté le concours de
« l'Entrepreneur vert ».
Son fondateur, Mathew Holloway, a créé Artica en 2008 avec quatre amis rencontrés dans le cadre d'un cours de design industriel au Royal College of Art de Londres.
Artica fabrique un système de réfrigération, de ventilation et de récupération de chaleur qui réduit la consommation énergétique de 90 %.
Sa technologie fait appel aux piles thermiques pour capter l'énergie disponible et la libérer au moment requis, réduisant ainsi les factures énergétiques tout au long de l'année. Elle fonctionne sans les HFC utilisés par les climatiseurs traditionnels et qui dégagent un volume important de gaz à effets de serre.
Le système tire parti de la différence de température qui existe naturellement entre le jour et la nuit. Pendant la nuit, l'installation d'Artica capte l'air frais extérieur et le transmet à des piles thermiques pour les recharger. Pendant la journée, l'installation d'Artica contrôle la qualité et la température de l'air ambiant et délivre de l'air frais ou refroidi en fonction des besoins.
Il l'a emporté sur deux autres finalistes : Craig White, PDG de Modcell, constructeur de maisons individuelles à émissions négatives basé à Bristol, qui utilise des matériaux renouvelables (bois, paille et chanvre notamment), et Marco Cremona, de Malte, qui a mis au point un système d'épuration des eaux non polluant et réduisant de 80 % la consommation d'eau.
« Je suis très heureux et honoré d'être ainsi nommé « Entrepeneur vert ». Depuis le début, notre équipe travaille dur pour mettre en œuvre ce projet. Cette récompense nous permettra de passer à l'étape suivante et de poursuivre la réalisation de notre ambition, à savoir réduire l'impact de l'homme sur l'environnement par le développement de produits de conception innovante. » a déclaré M. Holloway.
La société gagnante s'est vue attribuer une enveloppe évaluée à plus de 250 000 €, incluant une aide financière, un créneau publicitaire sur CNBC et un soutien commercial de la part du groupe Allianz.
Le concours de l'Entrepreneur vert, imaginé par la chaîne télévisée d'actualités économiques et financières CNBC et le prestataire de services financiers Allianz, a été lancé au début de cette année avec pour objectif d'identifier l'entrepreneur soutenant le meilleur concept d'éco-entreprise durable, responsable et innovante.
Le concours, qui a attiré plus de 200 concurrents venus de toute l'Europe, s'est terminé par la diffusion sur CNBC d'une émission en quatre parties qui a présenté les trois finalistes recevant des conseils et bénéficiant du mentorat de grands leaders du monde économique. L'émission complète est disponible sur www.goodentrepreneur.com.
CHINE : La cellule solaire amenée à changer de forme ?
source : Enerzine.com
Toujours dans l'objectif d'améliorer l'efficacité des cellules solaires, des chercheurs de l'Académie Chinoise des Sciences ont développé des nanomatériaux sous forme de corail, via un "mécanisme de croissance", qui augmente la surface sensible et donc l'efficacité des cellules solaires à colorant (DSSC) par rapport aux nanoparticules de forme sphérique.
En effet, des matériaux poreux comme l'oxyde d'étain possèdent des propriétés qui les rendent optimales dans certaines applications telles que les cellules solaires, les batteries, et les capteurs de gaz. "En changeant leur structure et leur morphologie, les propriétés peuvent s'améliorer, mais elles sont difficilement contrôlable en l'état actuel des techniques", a indiqué Liu Jinhuai de Hefei.
Suite à une réaction hydrothermale, les nanosphères se touchent et s'agrègent en une structure unique en forme de corail lorsque le temps de réaction est plus ou moins prolongé.
"La forme de corail est d'une grande importance pour le développement de nouveaux types DSSC" a précisé Liu. "Ce processus créé de nouvelles opportunités dans la conception même des nanomatériaux intégrant des structures spécifiques et adaptées aux batteries lithium-ion, capteurs et autres catalyseurs" a t'il poursuivi.
DSSC : Dye-Sensitized Solar Cell ou cellule Grätzel
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Le 30/11/09
MONDE : Le Sommet de Copenhague pour sauver la planète
source : Crédit : AFP
Du 7 au 18 décembre prochain, les dirigeants du monde entier (192 pays) sont invités par l'ONU
au Sommet sur le climat à Copenhague (Danemark).
MONDE : Climat : la bataille des objectifs et des calculs
source : Lefigaro.fr
Plus les pays s'engagent à la veille du sommet de Copenhague, plus les messages semblent brouillés, tant les chiffres varient.
• EUROPE Les 27 se sont engagés en décembre 2008 sur ce que l'on appelle « le paquet climat énergie ». Cet accord prévoit notamment que les pays européens doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 20% par rapport à 1990, année de référence retenue dans le protocole de Kyoto. Ils ont en outre promis qu'ils feraient évoluer ce taux à 30% en cas d'un accord à Copenhague, ce qui aujourd'hui semble possible.
• ETATS-UNIS L'administration Bush a toujours refusé de prendre un engagement chiffré sur le climat et c'est la raison pour laquelle les USA n'ont jamais ratifié le protocole de Kyoto. Barack Obama est le premier à se lancer, mais sur des bases différentes de l'Europe. Il promet en effet de réduire de 17% les émissions des Etats-Unis d'ici à 2020, de 30% d'ici à 2025 et de 42% d'ici à 2030, mais il se réfère à l'année 2005 et non pas à 1990. Si on ramène ces engagements à l'année de référence, alors les 17% deviennent environ 3% et les 42%, entre 20 et 25%. Aux yeux des ONG, c'est insuffisant pour ce pays qui est le plus gros émetteur de gaz à effet de serre par habitant de la planète. Loin devant l'Europe et la Chine. Mais il fera à peu près la même chose que l'Europe avec dix ans de retard.
• CHINE C'est la première fois que les Chinois donnent un chiffre mais, à la différence des autres pays, il ne s'agit pas d'un engagement en valeur absolue. Ils proposent de faire baisser leur intensité carbone de 40% à 45% d'ici à 2020 par rapport à 2005. Autrement dit, ils veulent découpler leurs émissions de gaz à effet de serre de leur taux de croissance, sans que cela ne l'affecte. Il est très difficile de mesurer le niveau de cet engagement puisqu'il dépend de la croissance que la Chine affichera dans les années à venir. Pour l'Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales), c'est un objectif qui est loin d'être ridicule sur la base d'une croissance qui serait à 8%.
• RUSSIE La Russie a annoncé une réduction de ses émissions de CO2 de 25% en 2020 par rapport à 1990. C'est un engagement un peu en trompe l'œil compte tenu de la diminution considérable de gaz à effet de serre déjà enregistrée par le pays, après les fermetures multiples d'usines lors de la chute de l'URSS. Selon les calculs du Figaro, cela reviendrait même à augmenter les émissions de plus 13,5% par rapport à 2007. Mais si la croissance repart, les Russes devront malgré tout faire des efforts.
EUROPE : l'agriculture émet trop de gaz à effet de serre
source : lefigaro.com
Le premier bilan des flux de carbone des vingt-sept pays de l'Union européenne appelle à un changement.
À deux semaines du sommet de Copenhague sur le climat auquel 64 chefs d'État vont participer, une étude dresse pour la première fois le bilan global des flux de carbone dans l'Union européenne (Nature Geoscience, 23 novembre 2009).
Ce bilan prend en compte non seulement les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités industrielles, aux transports, au secteur résidentiel, mais aussi les échanges de carbone entre les sols, la végétation et l'atmosphère, qui passent pour l'essentiel dans le milieu terrestre par la photosynthèse et la respiration. Ce flux naturel est important car les forêts, les prairies et les tourbières sont capables, tout comme les océans, de stocker une part du CO2 qui s'accumule dans l'atmosphère et contribue au réchauffement climatique.
Alors que ces échanges se soldent dans la plupart des régions du monde par la séquestration d'une partie du CO2 rejeté dans l'atmosphère par l'homme, le bilan montre qu'en Europe, les émissions d'oxyde nitreux (Né0) et de méthane (CH4)- deux autres puissants gaz à effet de serre - produites par les cultures et l'élevage dépassent les captures de CO2 opérées par les forêts et les prairies. L'oxyde nitreux est produit par la dégradation des engrais chimiques par les bactéries, et le méthane est rejeté dans l'atmosphère par la digestion du bétail et les excréments.
Les écosystèmes terrestres de l'UE émettent au final plus de gaz à effet de serre qu'ils n'en absorbent. Ils augmentent de 3 % en «équivalent CO2» les émissions attribuées aux combustibles fossiles. Le solde est à peine meilleur sur l'ensemble du continent, Turquie, Ukraine et Biélorussie comprises.
Les États-Unis font mieux
L'Union européenne, en termes de séquestration de CO2, se classe donc parmi les plus mauvais élèves. Sur l'ensemble du globe, la moitié des gaz à effet de serre rejetés dans l'atmosphère par les activités humaines est absorbée par les océans et les écosystèmes terrestres. Les États-Unis font mieux que l'UE puisque leurs écosystèmes terrestres absorbent presque 25 % des émissions de CO2 d'origine anthropique (0,4 milliard de tonnes de carbone séquestrés pour 1,7 Md de tonnes émises).
Principale leçon de cette étude : les politiques climatiques de l'UE ne doivent pas se borner à vouloir réduire les émissions de CO2 fossile par l'industrie, les transports, etc. Elles doivent aussi prendre en compte et améliorer la capacité de séquestration de CO2 des écosystèmes. Dans ce domaine, l'Europe a une marge d'action conséquente. « Si nous voulons que les milieux naturels contribuent eux aussi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, il faut que nous apprenions à gérer différemment les émissions de méthane et l'oxyde nitreux par l'agriculture », explique Detlef Schmulze, de l'Institut Max Planck, basé à Iéna (Allemagne), qui a piloté l'étude.
L'agriculture intensive, déjà décriée pour son impact sur l'environnement et la santé, se voit maintenant aussi remise en cause pour son rôle dans le réchauffement ainsi que l'exploitation intensive de bois, qui limite la capacité de séquestration des forêts.
Ce travail a mobilisé 2 000 chercheurs pendant cinq ans. Il a nécessité le traitement d'un nombre colossal de données statistiques et le recueil de nombreuses observations de terrain et de mesures effectuées dans l'atmosphère. Réalisé dans le cadre du programme CarboEurop, il a été financé à hauteur de 16,3 millions d'euros par la Commission de Bruxelles et plus de 30 millions d'euros par les différents États de l'UE.
Il reste de nombreuses incertitudes importantes (+ 50 % pour la production de méthane et d'oxyde d'azote), précise Philippe Ciais, du Laboratoire des sciences du climat, l'un des coauteurs de l'étude. «De gros progrès ont été faits, et l'UE est la seule à pouvoir produire autant de données sur cette machinerie extrêmement complexe.» La construction d'un réseau dense de stations atmosphériques et de sites de mesure des flux permettra de réduire les incertitudes et de descendre à l'échelle des différentes régions d'Europe.
TERRE : La disparition des mammouths d’Amérique du Nord
source : nouvelobs.com/science
Il y a un peu moins de 15 000 ans, l'Amérique du Nord était encore peuplée d'animaux de très grande taille. Cette mégafaune s'est ensuite progressivement éteinte. Une étude publiée dans Science revient sur cette disparition et ses conséquences.
Juste à la fin de la dernière période glaciaire, le continent nord américain abritait une large variété d'animaux de taille imposante, au moins autant qu'en Afrique actuellement ou même dans le passé : mammouths, mastodontes, castors géants chameaux... Cette mégafaune a ensuite péricliter, plus de trente genres ou groupes d'animaux géants ont disparu, et les scientifiques débattent encore des raisons de ce déclin. Pour les uns l'arrivée des premiers humains en est la cause pour d'autres la réponse provient du ciel et ce serait un météore qui en serait responsable.
Pour tenter de préciser les circonstances de cette extinction, les chercheurs de l'université de Wisconsin-Madison sont allés chercher des indices...dans du crottin. Ils ont en effet quantifié le pollen, le charbon et évaluer l’envahissement par le Sporomiella, un champignon qui pousse dans les excréments des grands herbivores, des sédiments du lac Appleman dans l'Indiana. La quantité de Sporomiella est proportionnelle à la biomasse (aux crottes) produite par les grands herbivores de l'époque. A partir de cette donnée on peut donc évaluer le nombre d'animaux présents. Les chercheurs ont pu corréler cette donnée avec celles sur la végétation et les feux fournies respectivement par le pollen et le charbon.
Ils ont découvert que les populations de ces bêtes énormes, désignées par le nom de mégafaune, ont commencé à décliner plus de mille ans avant l'émergence du peuplement Clovis, du nom d’un célèbre site archéologique dans lequel ont été retrouvés des outils préhistoriques vieux d'environ 11 500–13 500 ans. Et 1000 également avant les changements à grande échelle observés dans la flore et l'augmentation des incendies.
Ainsi, ce ne sont pas les chasseurs du peuplement Clovis ou des changements de l'environnement qui ont conduit au déclin de la mégafaune en Amérique du Nord comme on le pensait auparavant, mais c’est au contraire la lente extinction de cette mégafaune entre 14 800 et 13 700 ans qui aurait entrainé les modifications de la végétation. Avec leur disparition les feuillus ont pu prospérer, n’étant plus goulument ingurgités. Peu après, l'accumulation de débris de bois a entraîné une augmentation spectaculaire de la prévalence des incendies de forêt.
« Ce résultat est particulièrement important car c'est première preuve claire que l'extinction d'une vaste variété d'animaux à un impact direct sur une toute autre partie de cet ancien écosystème », précise dans un communiqué John W. Williams, professeur de géographie, spécialisé dans l'étude des anciens climats et écosystèmes à l'université de Wisconsin.
Cette découverte exclut aussi l'hypothèse d'un impact de météorite il y a 12 900 ans, une idée également avancée pour expliquer les extinctions de cette mégafaune. Le mystère reste donc entier mais grâce à ces résultats les chercheurs appréhendent maintenant mieux la chronologie des évènements et ils ont pu éliminer certaines hypothèses.
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Le 27/11/09
USA : Et si on recyclait le CO2 en essence?
source :U.S.A 20minutes.fr/De correspondant à Los Angeles
Des chercheurs ont mis au point un prototype qui inverse la réaction de combustion...
Alors que les solutions pour séquestrer le CO2 émis restent limitées, des scientifiques planchent sur une autre approche: son recyclage en carburant. La Technology Review du MIT présente des résultats prometteurs d'une équipe du Sandia National Laboratories.
La réaction chimique en elle-même avait déjà été réalisée en laboratoire. Mais les chercheurs ont testé avec succès un prototype de taille plus respectable. Baptisée CR5 (pour Counter-Rotating-Ring Receiver Reactor Recuperator), la machine permet de transformer du dioxyde de carbone en monoxyde de carbone. Ce dernier, mélangé à de l'hydrogène, peut ensuite être transformé en combustible liquide pour voiture ou même pour avion.
Dans le détail, une chambre contenant de l'oxyde ferrique est portée à 1.500°C grâce à de l'énergie solaire concentrée, libérant au passage un atome d'oxygène. Du CO2 est ensuite envoyé dans une autre chambre. En refroidissant, l'oxyde ferrique, orphelin de son atome d'oxygène, en «pique» un au CO2 qui devient alors du CO, ou monoxyde de carbone.
Pour et contre
Pour l'instant, la machine ne fonctionne qu'avec du CO2 concentré. Cela signifie que les seules sources ne peuvent être que les rejets des centrales thermiques, et pas directement l'air pollué. Les scientifiques estiment qu'il faudra une quinzaine d'années avant que l'efficacité soit suffisamment intéressante pour une application grandeur nature.
Le principal avantage de cette méthode est qu'elle n'utilise que de l'énergie solaire. Et elle permet de recycler une partie du dioxyde de carbone (dont le rejet dans l'air, selon le dernier livre d'Al Gore, est responsable pour plus de 40% du réchauffement climatique). Certes, du CO2 est malgré tout rejetté une fois le carburant brûlé par des voitures ou des avions. Mais il l'aurait été de toute façon, simplement avec du carburant fabriqué à partir de pétrole.
Le principal problème de cette méthode, c'est qu'elle n'encourage pas vraiment à changer nos comportements pour adopter des énergies alternatives. Pour certains, il vaut mieux investir pour produire directement de l'électricité depuis l'énergie solaire, sans rejet de CO2, pour alimenter des voitures électriques. Mais alors que nous allons rester dépendants du moteur à combustion pour pas mal d'années –ne serait-ce que pour le trafic aérien– le recyclage du C02 en combustible pourrait constituer une partie de la solution, selon certains scientifiques.
PAYS BAS : Des dents de scie pour réduire le bruit des éoliennes
source : bulletins-electroniques.com
Le bruit des éoliennes peut être réduit de moitié sans que cela ne cause de perte d'énergie. En effet, il est aujourd'hui possible d'équiper les pales des éoliennes de dents de scies.
Le bruit des éoliennes peut être réduit de moitié sans que cela ne cause de perte d'énergie. En effet, il est aujourd'hui possible d'équiper les pales des éoliennes de dents de scies. Ces dernières ont été conçues par Stefan Oerlemans, doctorant de l'Université de Twente et employé du laboratoire national d'aérospatial (NLR). Dans un premier temps, Oerlemans a étudié le bruit émis par les éoliennes, puis a utilisé ces observations pour concevoir les dents de scie et réduire de moitié les nuisances sonores.
La rotation des pales des éoliennes s'accompagne d'un bourdonnement constant. Or ce bruit est souvent une nuisance pour les populations avoisinantes; de fait, non seulement les éoliennes ne sont jamais utilisées au maximum de leurs capacités, mais de plus, les projets d'implantation de nouveaux parcs sont souvent rejetés.
Stefan Oerlemans a cherché les causes du bruit et a mis en place une solution pour réduire ces nuisances sonores de moitié, sans affecter la production énergétique. Pour parvenir à ce résultat, les pales ont été équipées à leur extrémité, sur le dernier quart de leur longueur, de bords en dents de scie.
Pour réduire les nuisances sonores liées au fonctionnement des rotors, Oerlemans a d'abord recherché les causes de ce bruit mais également le mécanisme même de production du bruit de souffle des rotors. Pour ce faire, il a utilisé un système d'antenne acoustique, nécessitant de nombreux microphones, fixés sur des surfaces planes.
En mesurant et en comparant le temps nécessaire au son pour être enregistré par les différents microphones, il a pu calculer l'origine du son avec précision. Ces mesures ont démontré que le bruit de souffle des rotors, pour beaucoup, est produit par la circulation de l'air entre les pales : le bruit mécanique des engrenages est, quant à lui, minime.
Plus précisément, cette étude a permis de démontrer que la majeure partie du bruit était produite par les parties extérieures des pales, notamment lors de la partie descendante de leur rotation. Le souffle bruyant est ainsi causé par les brasements d'air autour des pales. Dès lors que des dents sont fixées sur les bords des pales, le bruit diminue de moitié.
Cette innovation et les résultats qui en découlent font partie d'un programme plus général de recherche acoustique concernant l'aviation et les turbines. Oerlemans a ainsi prévu de continuer ses recherches et souhaite être en mesure, un jour, de développer des éoliennes silencieuses.
Pour ses recherches, il s'inspire principalement du vol de la chouette : en effet, ce dernier est rendu silencieux par les plumes souples fixées à l'extrémité des ailes de l'oiseau. Dès lors, une rangée de dents sur le bord arrière des rotors devrait pouvoir réduire le bruit engendré par leur fonctionnement. Des tests en laboratoires ont déjà été effectués, mais des essais plus poussés sont encore nécessaires.
NORVEGE : Un prototype de centrale osmotique mis en service
source : Statkraft, Wikipedia
Statkraft, la société publique norvégienne spécialisée dans la production d'énergie renouvelable a mis en service, le premier prototype de centrale osmotique au monde.
L'énergie osmotique (voir explication ci-dessous) est une source d'énergie renouvelable sur laquelle Statkraft mène des recherches depuis 10 ans. Ce prototype génère de l'énergie grâce à l'exploitation de l'énergie libérée par le mélange d'eau douce et d'eau de mer.
"Cette nouvelle technologie permet de générer de l'électricité simplement en mélangeant de l'eau. Les nouveaux moyens de relever les défis liés au changement climatique sont sans doute plus évidents que nous ne le pensons, ce qui me laisse plutôt optimiste quant à l'avenir", a affirmé Bård Mikkelsen, le PDG de Statkraft.
Le prototype offrira une capacité de production limitée et son but principal sera de servir de base de tests et de développement. L'objectif est de pouvoir être à même de construire une centrale d'énergie osmotique commerciale d'ici quelques années.
Le potentiel mondial de l'énergie osmotique est estimé entre 1 600 et 1 700 TWh par an, soit l'équivalent de la moitié de la production énergétique totale de l'Union Européenne. Par principe, les centrales osmotiques peuvent se trouver dans des endroits où de l'eau douce s'écoule dans la mer. Ces centrales ne produisent aucun bruit ni aucune émission polluante et peuvent s'intégrer dans des zones industrielles existantes, par exemple dans les sous-sols de bâtiments industriels.
L'Energie Osmotique
Il est théoriquement possible d'extraire de l'énergie au voisinage des estuaires (où l'eau douce des cours d'eau se mélange avec l'eau salée de la mer), en exploitant le phénomène d'osmose : si de l’eau douce et de l’eau salée sont séparées par une membrane semi-perméable, l’eau douce migre à travers la membrane.
Si le réservoir contenant l’eau salée est à une pression supérieure à celle de l’eau douce, l’eau douce migre vers l’eau salée tant que la différence de pression n’excède pas une valeur limite (limite théorique avec l'eau de mer : 2,7 MPa, soit 27 bars) ; la surpression ainsi créée peut être utilisée pour actionner une turbine. Dans la pratique, on envisage d'opérer avec une surpression de 1 MPa (10 bars) ; un débit d’eau douce de 1 m3•s-1 générerait alors 1 MW.
Une autre possibilité consiste à utiliser des membranes qui ne laissent passer qu'un type d'ions (positifs ou négatifs) : on peut alors produire directement de l'électricité.
L'impact sur l'environnement est en principe nul, puisque le mélange se serait fait naturellement.
Dans l’état actuel de la technologie, la surface de membrane nécessaire est de 200 000 à 250 000 m2 par Mégawatt ; la réalisation de ces membranes est une des difficultés pour le développement de cette technique.
CANADA : EDF EN Canada : 477 éoliennes au Québec d'ici 2015
source : EDF EN
EDF Énergies Nouvelles à travers sa filiale canadienne** et RES Canada* annoncent la signature d'un accord avec le fabricant allemand REpower, portant sur la fourniture d'une capacité maximum de turbines de 954 MW.
Les turbines seront utilisées pour cinq projets éoliens actuellement développés au Québec par Saint-Laurent Énergies, un producteur d'énergie éolienne montréalais, détenu par le consortium formé d'EDF EN Canada, d'Hydroméga Services et de RES Canada.
Cet accord-cadre garantit une capacité minimum de 748 MW pour les cinq projets éoliens situés dans différentes régions du Québec.
Les cinq contrats d'achat d'énergie correspondants, qui représentent un investissement futur de plus de 2 milliards de dollars canadiens, ont été signés en juin 2008 avec Hydro-Québec.
Ces projets, totalisant au maximum 477 turbines, devraient être mis en service entre fin 2011 et fin 2015 et contribueront au dynamisme économique du Québec.
"Tandis qu'EDF EN Canada achève avec succès la construction de la plus grande centrale solaire photovoltaïque du Canada, nous sommes heureux de publier cette annonce avec nos partenaires du consortium Saint-Laurent Énergies et REpower et de faire avancer la réalisation de nos premiers projets éoliens au Canada." a précisé Fabienne Demol, représentante d'EDF EN Canada et présidente de Saint-Laurent Énergies.
** EDF EN Canada
* RES Canada : Renewable Energy Systems
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Le 26/11/09
FRANCE : Une éolienne sur le parking d'un hypermarché
source : Weole Energy
Le nouveau centre commercial Auchan de La Croix-Saint-Ouen situé au Nord-Est de Paris (60 Oise) innove, avec l'installation d'une éolienne à proximité de sa station service.
L'éolienne de 7,5m de haut a été mise en service par Weole Energy. D'une puissance de 10kW, elle permettra au site de produire sa propre électricité, afin d'alimenter le magasin et éventuellement, dans le futur, les voitures électriques qui feront le plein à la station service...
Au dela d'une démarche éco-responsable souvent évoqué pour justifier l'installation d'équipements "verts", il faut savoir que le Grenelle de l'environnement a rendu obligatoire la réalisation d'un bilan carbone pour les entreprises de plus de 500 salariés. De plus, les directives européennes imposent pour 15 de ses pays membres, 20% d'énergies renouvelables d'ici 2020, dont 10% issu de l'éolien.
L'offre de Weole Energy permet de se faire installer - sans permis - une petite éolienne sur un parking ou sur le fronton d’un établissement, pour un budget de départ de 10.000 euros.
La société estime que "sur un site moyennement venteux, une éolienne de 20kW peut produire jusqu’à 45 000 kWh/an, ce qui correspond aux consommations standards pour un magasin de 1000 m2 ou une PME de 20 personnes".
Il y a fort à parier que ce genre d'initiative se multipliera dans les mois et années à venir. Les éoliennes tout comme les panneaux photovoltaïques feront alors partie intégrante du paysage de nos chers parkings.
USA : Les universités américaines s'équipent en solaire
source : SunPower
SunPower a annoncé la semaine dernière la mise au point d'un réseau de panneaux solaires d'une capacité d'un mégawatt sur le campus universitaire de Merced.
L'installation se compose de 4.900 panneaux répartis sur une surface de 3,5 hectares. La centrale solaire devrait permettre d'économiser au final plus de 5 millions de dollars au cours des 20 prochaines années sur la facture d'électricité.
L'université espère aussi produire les deux tiers de ses besoins en électricité pendant l'été, et 20% de ses besoins annuels. Selon les estimations fournies par The Climate Registry, le système devrait supprimer plus de 20.000 tonnes de dioxyde de carbone au cours des 30 prochaines années, soit l'équivalent de la pollution émises par 3.600 voitures en Californie.
Le système qui utilise bien évidemment des panneaux solaires SunPower de type Tracker T20, est censé être le plus performant du marché. Le Tracker T20 suit le mouvement du soleil pendant la journée, et apporte une innovation en inclinant de 20 degrés les panneaux solaires, ce qui permet une plus grande production d'électricité, jusqu'à 30 % par rapport aux systèmes classiques d'inclinaison fixe.
Par ailleurs, le fabriquant indique qu'il va ou a déjà mis en exploitation, "plus de 550 systèmes solaires dans plusieurs universités américaines parmi lesquelles on trouve le Napa Valley College, l'Ohlone College, le Mendocino College et le Los Angeles Community College District".
ESPAGNE : SEAT équipe son site de Martorell de panneaux solaires
source : SEAT
Dans le cadre du projet "SEAT al SOL", le constructeur automobile espagnol va équiper le toit de son usine de Martorell de panneaux solaires photovoltaïques. Grâce à l'ensoleillement exceptionnel du pays, SEAT espère bien en profiter pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
L'idée est de couvrir en panneaux photovoltaïques, d'ici la fin 2010, une superficie de 320 000 m2, soit 10 MW de puissance installée. Le système devrait générer plus de 13 millions de kWh d'électricité par an, soit la consommation annuelle de 3.000 ménages. Dans le même temps, la production d'énergie renouvelable permettra d'éviter le rejet dans l'atmosphère de plus de 6.200 tonnes de CO2.
La mise en œuvre de la première phase du projet - d'une puissance de 4 MW - s'élève à 17 millions d'euros.
Dés que la première phase sera opérationnelle, la centrale solaire de Martorell deviendra la deuxième plus grande installation photovoltaïque intégré au bâti en termes de production d'électricité renouvelable en Espagne.
EUROPE/SINGAPOUR : Vers un partenariat pour la recherche en biocarburant
source : bulletins-electroniques.com
EADS envisage de créer un hub dédié à la recherche sur les biocarburants et de renforcer ses liens avec le milieu universitaire singapourien
Le géant européen de l'industrie aéronautique et spatiale, EADS, envisage de créer un centre de recherche dédié aux biocarburants. Son directeur technique, Dr Jean Botti, a affirmé que la compagnie mère de Airbus et Eurocopter envisage de collaborer avec l'agence gouvernementale singapourienne A*STAR (Agency for Science, Technology & Research) afin de travailler conjointement sur le développement de bio-kérosène à partir d'algue.
Un accord devrait être scellé en février 2010. Cette initiative serait menée au sein du EADS Innovation Centre, centre de R&T inauguré en 2006 à Singapour et s'attellerait principalement à la culture d'algues par injection de dioxyde de carbone (CO2).
Selon M.Botti, la production de biocarburants traditionnels produits à partir de biomasse n'utilise pas de sources de CO2 et donc ne contribue pas à la réduction de la quantité de CO2 dans l'atmosphère. Il estime aussi que Singapour a déjà fait d'intéressantes avancées dans le secteur des piles à combustible notamment les technologies de type SOFC (Solid Oxide Fuel Cells), les piles fonctionnant à l'énergie solaire et celles permettant de capter de la chaleur. Ces technologies pourraient selon lui alimenter les avions à réaction.
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Le 25/11/09
FRANCE : Le CNRS découvre un champignon qui mange la pollution
source : CNRS
Trois laboratoires** associés au CNRS, publient une étude qui prouve que le champignon filamenteux, "Podospora anserina" est capable de « digérer » des molécules polluantes en les modifiant chimiquement grâce à une de ses enzymes.
Le résultat est surprenant. Car d'après les scientifiques, "là où une autre espèce vivante aurait succombé, le champignon assimile le polluant et le transforme en un autre composé non nocif. Et le milieu s'en trouve assaini". Cette découverte permettrait de purger les sols des nombreuses substances d'origine industrielle, suite aux quelques décennies d'agriculture intensive dans notre pays.
L'idée a germé lors de la rencontre de deux chercheurs. Philippe Silar explique à son confrère Jean-Marie Dupret à quel point les champignons représentent un incroyable réservoir d'enzymes aux propriétés étonnantes.
Les scientifiques décident alors de tester la résistance de plusieurs espèces de moisissures à une classe majeure de polluants, les amines aromatiques. Deux d'entre elles survivent, ce qui signifie que ces champignons possèdent les enzymes leur permettant de mettre hors d'état de nuire ces composés aromatiques. Entre les deux rescapées, les scientifiques choisissent de concentrer leurs efforts sur Podospora anserina, déjà bien connue des laboratoires.
À partir de ce champignon, les biochimistes identifient, clonent et purifient une enzyme impliquée dans ces mécanismes de résistance, qu'ils nomment PaNAT2. Et les mettent à l'épreuve d'un dérivé de pesticide trouvé dans certaines terres agricoles, la 3,4-dichloroaniline (3,4-DCA).
Lors de ces tests réalisés en milieu liquide, environ 45 % du polluant est dégradée par la souche normale de Podospora anserina au bout de trois jours, contre seulement 5 % par la souche mutée du champignon ! « Ces résultats sans ambigüité prouvent que la voie enzymatique de PaNAT2 est bien impliquée dans la capacité de ce champignon à se nourrir de certaines molécules aromatiques » assure Jean-Marie Dupret.
Mais avant d'imaginer des tests sur un champ entier, l'équipe de chercheurs doit encore éclaircir quelques points : comment produire ce champignon en grande quantité ? Est-il préférable de l'enfouir ou suffit-il de le déposer à la surface de la terre ? Etc.
Après ces études préliminaires, les scientifiques envisageront un partenariat pour tester la méthode en grandeur nature.
Image : © P. Sila
Podospora anserina se développe essentiellement par reproduction sexuée grâce à ses fructifications : ces excroissances en formes de poires poilues mesurent quelque 0,75 mm.
Notes :
** Unité de biologie fonctionnelle et adaptative (Université Paris-VII), Institut de génétique et microbiologie (CNRS / Université Paris-XI), « Interfaces, traitements, organisation et dynamique des systèmes » (CNRS / Université Paris-VII).
Édition en ligne de la revue Journal of Biological Chemistry.
Philippe Silar : Chercheur à l'Institut de génétique et microbiologie, professeur de l'université Paris-VII.
Jean-Marie Dupret : Directeur de l'unité de biologie fonctionnelle et adaptative de l'université Paris-VII.
USA : Rareté de l'eau : l'énergie s'invite dans le débat
source : bulletins-electroniques.com
Un débat, traitant du lien entre l'énergie et l'eau dans un monde où les ressources naturelles sont limitées, a dressé un état des lieux des réserves en eau du pays vis-à-vis des besoins énergétiques.
L'AAAS (American Association for the Advancement of Science) a organisé lundi 17 novembre un dialogue entre le Dr. Michael Hightower, directeur du projet "Water for Energy" (en français, de l'eau pour l'énergie) des laboratoires nationaux Sandia, et Nancy Stoner, co-directrice du programme sur l'eau de l'ONG NRDC (Natural Resources Defense Council).
Le débat, traitant du lien entre l'énergie et l'eau dans un monde où les ressources naturelles sont limitées, a dressé un état des lieux des réserves en eau du pays vis-à-vis des besoins énergétiques. La discussion plus soulevé un certain nombre de problématiques notamment concernant le droit de l'eau aux Etats-Unis et la mise en place d'une nouvelle politique énergétique.
Selon les chiffres exposés par le Dr. Hightower, sur les 1.500 millions de mètres cubes d'eau pompés chaque jour, 700 millions sont destinés à la génération d'électricité, soit 39% de l'eau douce prélevée. La production d'électricité arrive ainsi en seconde position après l'agriculture, alors qu'en comparaison, seuls 2%, soit 30 millions de mètres cubes d'eau, sont destinés à l'usage domestique.
Alors que les projections montrent un doublement des besoins en énergie aux Etats-Unis d'ici à 2050 (données IEA), les besoins en eau sont plus difficiles à évaluer notamment en raison de l'augmentation de la population, des innovations technologiques (amélioration de l'efficacité énergétique, redéfinition du secteur des transports...) et de l'incertitude liée au changement climatique [1].
Rappelant l'inégalité de la distribution de l'eau à la surface de la terre (en terme quantitatif et en terme d'utilisation : l'eau des cours d'eau étant plus accessible que l'eau de mer ou des calottes glaciaires), N. Stoner a souligné que la localisation géographique de la ressource aurait une influence grandissante sur les futurs choix énergétiques du pays. Ainsi, si le président Barack Obama pousse au déploiement des énergies renouvelables notamment au moyen des crédits alloués dans le cadre du "stimulus package" [2], les choix d'implantation devront prendre en compte les répercussions en terme de consommation d'eau.
A titre d'exemple, le projet d'implantation d'une centrale thermique solaire au sud de la Californie fait actuellement l'objet de désaccords notamment en raison de sa consommation en eau, jugée déraisonnable étant donné les faibles réserves dont dispose la région (Cf. sources). Sachant que 36 états devraient connaître des périodes de sécheresses plus ou moins intenses dans les prochaines décennies [3], N. Stoner a rappelé la nécessité de tenir compte de l'ensemble des coûts associés aux différentes énergies [4].
Afin de préserver leur ressource en eau tout en répondant aux attentes du secteur de l'énergie, les Etats-Unis vont devoir faire appel à de nouvelles stratégies. Dans cet optique, la ville de Los Angeles a mis en place un recyclage des eaux usées et pluviales permettant de couvrir les deux tiers des besoins en eau de la populations du comté. Globalement, des options peu considérées il y a 10 ans, font maintenant l'objet de débats importants.
A titre d'exemple, le dessalement de l'eau de mer est actuellement présenté comme une technologie compétitive sur le marché et plusieurs usines sont en cours de construction sur la côte ouest [5]. De même, le Dr. Hightower porte une attention grandissante aux aérocondenseurs, lesquels pourraient considérablement réduire la consommation en eau de centrales électriques.
Selon les deux intervenants, une revalorisation de l'eau devrait aider à la mise en place de nouvelles stratégies énergétiques et au déploiement d'énergie alternative (éolien, solaire...), jusqu'alors peu compétitives avec les énergies fossiles. Cette revalorisation s'impose d'autant plus en raison des enjeux sociologiques et économiques véhiculés par la nature même de l'eau, essentielle à la vie.
Actuellement, les Etats-Unis ne disposent pas d'une politique fédérale sur l'eau, l'allocation des droits dépendant de chaque état et pouvant être transférables d'un propriétaire à un autre, sous réserve de l'accord de l'état. L'absence d'une réglementation fédérale en la matière pose d'ailleurs le problème de la répartition des droits entre les différents acteurs tels que les agences régionales, les industries, les groupes de protection de l'environnement... et mène à des conflits, parfois sérieux. Ces conflits de droit sur l'eau ont ainsi fait l'objet de débats médiatisés notamment dans le cas des rivières Columbia [6] et Colorado.
Les deux intervenants se sont attachés à faire ressortir l'importance de l'eau en terme d'enjeux économiques, politiques et sociologiques et ont mis l'accent sur son haut degré d'interconnexion avec le secteur énergétique.
JAPON : Konika Minolta installe une ligne pilote de production
source : bulletins-electroniques.com
Konika Minolta Holdings va construire dans son usine de la ville de Hino (département de Tokyo) une ligne pilote de production d'éclairage OLED qui utilise la technique de roll to roll.
Son but est de tester les techniques de production dans l'espoir de lancer une exploitation commerciale courant 2010. Les travaux démarreront fin novembre 2009 et s'achèveront à l'automne 2010. Pour ce faire, l'entreprise va investir 3,5 milliards de yen (plus de 26 millions d'euro).
Pour faire simple, une OLED (Diode Electroluminescente Organique) est un empilement sur un substrat transparent (verre ou plastique) d'une anode transparente, d'un ensemble de couches semi-conductrices organiques émetteur de lumière, et d'une cathode. Le substrat mis à part, l'épaisseur totale est de quelques centaines de nanomètres. Bien souvent, la partie centrale organique est elle-même composée de plusieurs couches : au contact des électrodes se trouvent celles qui transportent les charges positives et négatives jusqu'aux couches centrales émettrices.
Les OLED sont actuellement utilisées comme écran d'affichage dans certains téléphones portables, autoradios ou encore appareils photos et téléviseurs de petite taille. Des téléviseurs de grandes dimensions ont été présentés comme prototype dans des salons internationaux mais ne sont pas encore commercialisés (Mitsubishi Electric a présenté en octobre un écran géant OLED de 1.920 mm par 3.456 mm de dimension).
Les OLED suscitent également un grand intérêt pour le développement de l'éclairage du futur. D'un bon rendement lumineux (jusqu'à 100 lm/W en laboratoire) elles ont l'avantage d'être souples, légères, et fines. Par ailleurs, elles n'émettent pas de rayonnement ultra-violet.
Le roll-to-roll est une technique d'impression de circuits électriques sur un substrat flexible. Il consiste à déposer un circuit électrique sur un rouleau de substrat que l'on déroule au fur et à mesure de l'opération. Le rouleau est alors découpé suivant les dimensions désirées.
Un tel procédé permet de traiter des rouleaux de substrat de grande dimension (plusieurs centaines de mètres de long pour un mètre de large). Konika Minolta veut s'assurer que sa mise en oeuvre est réalisable, ce qui permettrait de réduire le coût de fabrication des OLED.
O.M.M : Gaz à effet de serre: on se rapprocherait du «scénario pessimiste»
source : 20minutes.fr/O.R. avec agence
A deux semaines du sommet de Copenhague, l'Organisation météorologique mondiale s'inquiète...
«Les nouvelles ne sont vraiment pas bonnes», prévient.....
«Les nouvelles ne sont vraiment pas bonnes», prévient Michel Jarraud, secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). A deux semaines du sommet de Copenhague, les scientifiques estiment que la concentration de la plupart des gaz à effet de serre atteint des niveaux jamais égalés depuis l'époque préindustrielle, se rapprochant du «scénario pessimiste».
«La concentration de gaz à effet de serre continue d'augmenter et même à un rythme un peu plus rapide», poursuit Michel Jarraud. Cela «confirme la tendance à une augmentation exponentielle», s'est-il alarmé ce lundi en estimant: «Nous sommes de fait plus près du scénario pessimiste» envisagé par le Groupe international d'experts sur le changement climatique (GIEC).
«Il faut agir le plus vite possible»
«Il faut agir le plus vite possible», a-t-il lancé. La concentration de CO2, le principal gaz à effet de serre d'origine humaine, a augmenté de 38% depuis 1750 et a contribué depuis lors pour 63,5% à l'accroissement de l'effet de serre atmosphérique, selon les mesures de l'OMM. Cette contribution est même passée à 86% au cours des cinq dernières années.
Le méthane, dont la concentration était restée stable de 1999 à 2006, a «nettement augmenté en 2007 et 2008» sans que les causes de cet accroissement soient clairement établies. Ce qui est sûr en revanche, c'est qu'environ 60% des émissions de ce puissant gaz à effet de serre sont d'origine humaine (élevage de ruminants, riziculture, exploitation des combustibles fossiles, décharges, combustion de la biomasse...).
Des doutes sur Copenhague
Par ailleurs, si les CFC nuisibles à la couche d'ozone (chlorofluocarbure) «voient leur concentration diminuer lentement» grâce à leur bannissement par le Traité de Montréal, celles des gaz de substitution «augmente rapidement» et ont contribué pour 8,9% à l'accroissement de l'effet de serre entre 2003 et 2008.
Soixante-cinq chefs d'Etat et de gouvernement ont jusqu'à présent confirmé leur participation au sommet sur le climat de Copenhague qui se déroulera du 7 au 18 décembre dans la capitale danoise. Les 191 pays invités plus le Danemark, pays hôte, sont censés trouver un accord mondial sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour remplacer le protocole de Kyoto qui arrive à échéance en 2012.
Même si les Etats-Unis se disent prêts à donner un objectif chiffré de réduction des émissions, des doutes ont émergé ces dernières semaines quant aux chances de la conférence de déboucher sur un accord contraignant sur la réduction des gaz à effet de serre et sur l'octroi aux pays pauvres d'un accès aux technologies vertes pour contrer le réchauffement climatique.
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Le 24/11/09
FRANCE : Solaire thermique : un centre d'essais s'ouvre à Nimes
source : Cetiat / LNE
Le centre Belenos constitue une plate-forme de recherche, d'essais et d'expérimentation à la disposition de la filière solaire thermique, souhaitant caractériser les matériaux constitutifs et évaluer les performances énergétiques des systèmes solaires, inauguré à Nîmes la semaine dernière.
Il a débuté son activité par la réalisation d'essais sur des chauffe-eau solaires et l'étendra à terme à d'autres matériels dont les systèmes solaires combinés ainsi qu'à la certification dans le cadre des marques NF CESI et Solar Keymark délivrées par CERTITA*.
D'une superficie de 1.000 m2, le laboratoire Belenos comprend une toiture terrasse sur laquelle peuvent être disposés 60 m2 de panneaux solaires raccordables aux matériels à tester ; une zone d'essais et d'expérimentation pilotable à distance et largement automatisée, pouvant accueillir en simultané 8 matériels ; un local qui abritera d'ici la fin de l'année, les équipements d'essais de caractérisation mécaniques des équipements.
Le bâtiment fournira 14 000 kWh par an à ERDF grâce aux 120 m2 de panneaux solaires photovoltaïques installés sur la façade sud, avec le soutien financier du Conseil Régional Languedoc-Roussilon.
L'acquisition d'un simulateur solaire, qui vient d'être décidée, permettra à cette structure d'offrir toute l'année les prestations d'évaluation dans les conditions d'ensoleillement exigées par les normes.
Belenos a nécessité un investissement de 2,2 millions d'euros, co-financé par les 2 partenaires (CETIAT / LNE), avec l'appui de l'Ademe, du Fonds européen de développement régional, et du Conseil Régional, pour l'équipement de la façade du bâtiment en panneaux photovoltaïques.
*CERTITA SAS, une société fondée par l'ATITA, le CETIAT, le LNE et le CSTB, se consacre à la certification des équipements et systèmes de génie climatique. Elle gère douze marques NF et deux keymarks.
CETIAT : Le Centre Technique des Industries Aérauliques et Thermiques est un laboratoire d'étude, d'essais et d'étalonnage dans les domaines de l'aéraulique, de la thermique, de l'acoustique et de la métrologie. Il contribue à l'amélioration des performances des équipements et systèmes aérauliques et thermiques utilisés dans le bâtiment et dans l'industrie.
LNE: Le Laboratoire national de métrologie et d'essais est un établissement public à caractère industriel et commercial au service de tous les secteurs industriels. Il offre son expertise à l'ensemble des acteurs économiques impliqués dans la qualité et la sécurité des produits et des services. Ses services constituent un outil de développement pour les entreprises, reposant sur une approche transverse de leurs besoins et sur une conjugaison de ses 5 métiers : recherche, conseil en métrologie, essais et analyses, certification et formation.
EUROPE : Secteur énergétique : l'après crise en boomerang ?
source : Cap Gemini
Selon une étude annuelle** publiée par Capgemini concernant les marchés de l'énergie en Europe, la crise a provoqué une baisse mondiale historique de la consommation d'électricité et de gaz, attendue à hauteur respectivement de -3,5% et -3% pour 2009.
Les Utilities – ainsi mises sous pression - ont été contraintes d'appliquer un certain nombre de mesures. A court terme, elles différent - ou même annulent - leurs investissements prévus dans des projets d'infrastructures, pourtant nécessaires, et procèdent à des cessions d'actifs ; A plus long terme, les Utilities devront faire évoluer leur modèle économique.
L'étude indique également que même si l'Union européenne est la seule région dotée d'une politique claire de lutte contre le changement climatique, davantage d'efforts sont nécessaires pour atteindre les objectifs « 3x20% » du paquet Energie-Climat.
Selon l'Observatoire Européen des Marchés de l'Energie, ces tendances de fond vont inciter les Utilities à revoir leurs approches des marchés de l'énergie. Plusieurs grandes Utilities qui ont récemment effectué des acquisitions transfrontalières ont vu fondre leurs « trésors de guerre ».
De plus, la baisse des prix et de la consommation (environ 5% pour l'électricité et 9% pour le gaz sur le premier semestre 2009 dans les principaux pays européens) a grevé leur chiffre d'affaires. C'est pourquoi plusieurs analystes ont abaissé leurs notations liées à la perception d'un risque financier afférent au secteur.
L'analyse de Société Générale Global Research and Strategy (qui a participé à la rédaction du chapitre de l'Observatoire intitulé « Finance and Valuation of Utilities companies ») fait ainsi ressortir une dette cumulée des 10 principales Utilities de 213 milliards d'euros en 2008, en augmentation de 113% depuis 2006.
L'Etude préconise à moyen terme une adaptation de la part des Utilities face aux changements de la réglementation européenne et notamment au paquet Energie-Climat. Elles doivent s'efforcer de construire des moyens de production d'électricité qui n'émettent pas de CO2 (comme les énergies renouvelables et l'énergie nucléaire), mais aussi d'agir sur la maîtrise de la consommation d'énergie en utilisant au mieux les nouvelles technologies telles que les compteurs intelligents ou les réseaux intelligents.
L'installation des compteurs intelligents dans le secteur tertiaire et chez les particuliers permettra de réduire la consommation d'électricité et de diminuer les pointes de demande, d'améliorer la gestion du réseau et de créer une nouvelle relation avec les clients.
Les Utilities doivent également établir une stratégie pour la mise en œuvre des réseaux intelligents ; ceux-ci permettent au réseau électrique (notamment de distribution) de gérer la production d'électricité centralisée comme la production décentralisée. Ils permettent aussi d'intégrer des productions intermittentes (comme les énergies renouvelables) et de gérer des flux bidirectionnels (les consommateurs pouvant devenir des producteurs occasionnels), des programmes d'effacement de la consommation d'électricité et d'opérer le réseau davantage en temps réel.
Après la crise, la consommation d'électricité devrait croître à nouveau mais de façon plus modérée en raison des réglementations relatives aux économies d'énergie et des changements de comportement des consommateurs.
Prenant en compte ces facteurs, l'Union pour la Coordination du Transport de l'Electricité (UCTE) a révisé à la baisse ses prévisions en matière de nouvelles capacités de production (de 50 000 MW à 20 000 MW) nécessaires pour maintenir la sécurité d'approvisionnement à l'horizon 2020. Cette estimation repose sur deux postulats : que les investissements planifiés aujourd'hui ne seront pas annulés et que, après la crise, les investissements repartiront. Aucune de ces deux hypothèses n'est cependant confirmée à ce jour.
Pour Colette Lewiner, Directeur International du secteur Energie, Utilities et Chimie chez Capgemini : « L'électricité et le gaz sont des industries lourdes où les investissements se planifient à long terme. Il faut par exemple continuer d'investir dans les infrastructures gazières – terminaux méthaniers, stockages de gaz et gazoducs – ainsi que dans l'exploration-production en mer du Nord et dans l'Arctique mais également dans le gaz non conventionnel pour assurer la sécurité d'approvisionnement. Ces projets doivent être poursuivis durant la crise, sinon les problèmes d'avant crise risquent d'être exacerbés lors du retour à la croissance. »
Lors de la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Copenhague en décembre 2009, l'Europe sera probablement la seule région parmi les pays industrialisés à avoir établi des objectifs clairs de réduction des émissions de CO2 ainsi qu'un système de limitation et d'échange des droits d'émission.
Cependant, selon l'Observatoire, même si les émissions de CO2 diminuent en 2008 et 2009, ces baisses sont surtout liées à la crise économique et non à des changements structurels. Il est par exemple inquiétant de constater que les trois quarts des centrales de production d'électricité en construction fonctionneront avec des combustibles fossiles et donc émettront du CO2. Les plans engagés ne semblent donc pas suffisants. Il faut lancer de nouvelles actions sur l'efficacité énergétique, sur le mix énergétique - en construisant plus de centrales n'émettant pas de CO2 - et sur le développement de technologies compétitives de Capture et Stockage du CO2 (CSC).
** Onzième étude sur l'Observatoire Européen des Marchés de l'Energie (OEME), avec la collaboration de Société Générale Global Research and Strategy, CMS Bureau Francis Lefebvre et VaasaETT.
SUEDE : ClimateWell, une climatisation à énergie solaire
source : bulletins-electroniques
La compagnie suédoise fondée présente un système innovant capable de stocker l'énergie et de convertir l'eau chaude pour le rafraîchissement ou le chauffage sans besoin d'électricité.
Ce système utilise l'énergie solaire thermique et permet ainsi la production de chauffage ou de rafraîchissement en continu quelque soit le temps, nuit et jour.
Des brevets mondiaux pour conserver les secrets de cette alchimie !
La technologie se base sur une absorption en trois états, pour laquelle ClimateWell a déposé un brevet mondial. Elle met en jeu un système fermé, composé de deux cuves connectées dont l'une est remplie de sel ("réacteur") et l'autre d'eau ("évaporateur"), qui rend possible la vaporisation de l'eau, qui se refroidit donc, et l'absorption de cette énergie par le sel. Une différence de température maximum, dépendant des qualités du sel, est atteinte. En connectant ce système à des échangeurs de chaleur qui permettent à l'eau de transporter l'énergie (chaleur ou froid) en dehors du système, une pompe à chaleur est ainsi créée.
De l'eau chaude et de l'eau froide sont simultanément générées, l'utilisateur peut chauffer sa piscine et rafraîchir l'air de sa maison en même temps. Pour le chauffage, il suffit d'intervertir les tuyaux afin que la cuve chaude soit connectée avec le réseau de chauffage. Le stockage de l'énergie s'effectue en apportant de l'eau chaude, provenant des capteurs solaires thermiques par exemple, au réacteur et en fermant la connexion entre les deux cuves. Le design inventé par ClimateWell permet de créer les conditions nécessaires pour que les échanges thermiques entre le sel et l'eau soient efficaces.
En chiffres
Un foyer muni de la technologie ClimateWell et 30 m2 de panneaux solaires économise 100 à 200 euros par mois sur ses besoins en énergie. La contribution pour l'environnement : une réduction des émissions de CO2 de 15.000 kg par an.
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Le 23/11/09
ESPAGNE : Torresol : financement assuré de la centrale Gemasolar
source : Torresol Energy Investiment/enerzine.com
Torresol Energy Investiment a annoncé avoir reçu de la BEI, un financement de 80 millions d'euros afin de poursuivre la construction de la nouvelle centrale solaire à concentration d'une capacité nominale de 17 MW, à vocation commerciale.
Ce projet du nom de Gemasolar qui a débuté en novembre 2008, à Fuentes de Andalucía, Séville (Espagne) comprendra une technologie solaire de récepteur central et d'un champ de 2.600 héliostats disposés sur une superficie de 185 hectares.
La centrale disposera par ailleurs d'un nouveau système de stockage thermique utilisant des sels fondus. Ce système de stockage permettra une autonomie de production électrique allant jusqu'à 15 heures pendant les périodes sans ensoleillement, tout en contribuant à renforcer l'efficacité énergétique et à assurer la production d'électricité durant quelque 6 600 heures par an, soit 2,5 à 3 fois plus que les autres énergies renouvelables.
L'électricité produite par Gemasolar (environ 110 GWh/an) sera acheminée à la sous-station de Villanueva del Rey (Andalousie, Espagne) par une ligne à haute tension, où elle sera réinjectée au réseau pour fournir de l'électricité à 25.000 foyers.
La centrale devrait réduire ses émissions de CO2 de plus de 30 000 tonnes par an et créera aux alentours de 1 000 emplois directs durant sa construction.
Gemasolar est détenue à 60 % par le groupe d’ingénierie espagnol SENER et à 40 % par la société Masdar, entreprise pour le développement des énergies renouvelables appartenant à l'État des Émirats arabes d'Abu Dhabi.
CHINE : Le point sur le méga-projet solaire de 2 GW
source : First solar/enerzine.com
L'accord de coopération entre la compagnie First Solar et le gouvernement chinois pour la réalisation de la plus grande centrale photovoltaïque au monde dans la région autonome de la Mongolie Intérieure, en Chine, a été ratifié
La cérémonie de signature a pris place dans le cadre du sommet Etats-Unis-Chine où le président Américain Barack Obama et le président chinois Hu Jintao se sont rencontrés pour échanger notamment sur les prochaines négociations sur le climat et sur les énergies renouvelables.
L'accord entre First Solar et Ordos détaille le développement de la centrale. Il a été décidé de mettre en place deux comités pour superviser le bon déroulement du projet ainsi que le développement d'un nouveau pôle industriel dédié à l'énergie renouvelable à Ordos.
La centrale de 2 GW devrait-être construite en plusieurs phases à commencer par les 30 MW de la Phase 1 prévus pour démarrer le 1er juin. Les phases 2, 3 et 4 devraient compter respectivement 100MW, 870MW, et 1,000MW. Les phases 2 et 3 devraient être achevées en 2014 et la Phase 4 en 2019.
Ce projet appartient à la Zone de Démonstration du Secteur des Nouvelles Energies, un projet de 11.95 GW dans la ville d'Ordos, en Mongolie Intérieure. Elle devrait combiner des sources d'énergie d'origines solaires, éoliennes, hydroélectriques et biomasse afin de fournir de manière stable de l’électricité d’origine renouvelable à une région qui englobe la capitale chinoise.
INDE : Produire de l'électricité à partir des eaux usées
source : Times of India/enerzine.com
Une équipe de cinq étudiants de l'Institut Indien de Technologie de Kharagpur a développé un concept de bio-batteries capable non seulement de traiter les eaux usées, mais également de générer de l'électricité.
La technologie se base sur la croissance de millions de bactéries anaérobies (LOCUS) utilisables dans le traitement des eaux usées. Dans le processus de nettoyage, elles vont également émettre des électrons qui pourront alors être exploités à leur tour.
Les premiers prototypes actuels ont fait l'objet d'un brevet et selon Times of India, "ils sont en mesure de dépolluer 50,000 litres d'eaux usées soit le volume utilisé par 100 appartements en un jour".
L'un des étudiants précise que "l'eau purifiée a été testée et certifiée pour être propre et apte à l'usage domestique. Elle n'est cependant pas potable".
L'équipe a m
ême produit de l'électricité avec la bio-batterie. "Un canton de 100.000 personnes a besoin d'environ 2,3 MW d'électricité par jour. Il faudra des années avant de parvenir à ce stade. Mais nous avons déjà été en mesure de produire de l'électricité. L'an prochain, nous voulons générer 350 unités, soit suffisamment pour satisfaire 50% de la demande de 100 appartements, hors climatisation", indique Prateek Jain, étudiant au département d'ingénierie de l'agriculture et l'alimentation.
FRANCE : Un «chèque vert» pour se réchauffer
source : 20minutes.fr
EXCLUSIF - Pour les foyers modestes, une aide afin d’améliorer l’isolation des habitats est à l’étude...
Isoler les fenêtres et réchauffer les cœurs.
Développement durable, Valérie Létard a mis en place cinq groupes qui travaillent sur la solidarité écologique. «Les professionnels qui travaillent sur le thème de la précarité énergétique ont déjà lancé quelques idées», commente la ministre. Et pas des moindres, selon nos informations. Notamment la création d’un «chèque vert assez conséquent»destiné à financer les travaux d’isolation des foyers les plus modestes.
2 millions de Français ont froid
«Chaque année, 300.000 personnes sollicitent le fonds de solidarité pour le logement (FSL) pour payer leurs factures de chauffage, souligne Philippe Pelletier, avocat en charge de ce groupe de travail. C’est un cataplasme sur une jambe de bois. Et on ferait mieux de réparer la jambe: c’est-à-dire de financer l’isolation des logements…» D’autant que 2 millions de personnes avouent avoir eu froid l’hiver dernier durant au moins 48 heures consécutives. «5% des ménages ont du mal à se chauffer et 5% d’entre eux rencontrent des difficultés pour payer leurs factures», enfonce Valérie Létard.
Démarrage prévu pour 2010
Après un tour de table très vaste avec les associations, Philippe Pelletier a donc proposé la création de ce «chèque vert». «On s’est rendu compte que les revenus les plus faibles avaient du mal à faire les démarches, poursuit l’ancien directeur de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah). Il faut donc aller les voir directement chez eux pour faire les petits travaux très peu coûteux.» Dans un deuxième temps, Philippe Pelletier envisage de financer les travaux d’isolation plus importants à l’aide de ce «fameux chèque».
Impossible pour le moment d’en connaître le montant ni les conditions d’attribution. «Je peux juste dire qu’un consensus se dégage autour de cette mesure. On cherche donc des financements pour démarrer dès 2010.» Une réunion à cette fin est d’ailleurs prévue le 15 décembre.
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Le 20/11/09
ÉTHIOPIE : le plus haut barrage d'Afrique est achevé
source : MWH/enerzine.com
La centrale hydraulique de Tekeze située sur le fleuve Tekeze, dans le Nord de l'Éthiopie, vient de s'achever et a été inaugurée le 14 novembre dernier.
Financé à hauteur de 350 millions de dollars par le gouvernement, ce projet constitue le plus haut barrage jamais construit en Afrique (188 mètres de haut).
Cet apport d'énergie renouvelable permettra au pays de réduire considérablement ses coupures d'électricité devenues très fréquentes. En effet, l'Etat éthiopien était obligé d'imposer des coupures à ses 80 millions d'habitants en raison de la pénurie d’énergie.
Le projet de la centrale hydraulique de Tekeze devrait fournir 300 MW d'énergie renouvelable, soit plus de 40 % de la capacité actuelle de la totalité du pays (683 MW).
Ne possédant pas de combustibles fossiles, l'Éthiopie produit pratiquement toute son énergie à partir de ses ressources hydrauliques. Ce projet crée donc des opportunités de croissance sociale et économique durable pour les Éthiopiens.
"La centrale hydraulique de Tekeze va offrir au peuple éthiopien les bienfaits immédiats d’une énergie renouvelable et disponible en abondance" a déclaré Alan Krause, président directeur général de MWH, une compagnie d'ingénierie environnementale, de la construction et du conseil stratégique.
MONDE : Face au défi du réchauffement, la planète avance en ordre dispersé
source : lefigaro.fr
Il y a trois ans, le Brésil, l'Inde et la Chine ne parlaient pas climat.
Plus personne ne prend la question à la légère.
L'Union européenne (UE) est le seul grand acteur qui arrive à la table des négociations avec un objectif chiffré de réduction des gaz à effet de serre : 20 % en 2020 par rapport à 1990. Et 30 % en cas d'accord mondial. Les autres joueurs de l'échiquier planétaire ont des approches différentes.
• États-Unis : la clé d'un accord
En déclarant dimanche à Singapour qu'aucun accord juridiquement contraignant ne sortirait du sommet de Copenhague, Barack Obama a dit tout haut ce que les négociateurs pressentaient depuis des semaines. Le propos n'en a pas moins eu l'effet d'une douche froide. Au rebours de son prédécesseur Bush, le président démocrate avait fait de la lutte contre le changement climatique l'une de ses priorités. Dans son plan de relance, l'Administration Obama finance une «révolution énergétique» verte. Pour autant, l'hôte de la Maison-Blanche ne veut pas imiter Bill Clinton, qui signa le protocole de Kyoto en décembre 1997, mais que le Sénat ne ratifia jamais. Or le Sénat discute actuellement, et pour des semaines encore, une loi sur le climat qui lie l'exécutif. Selon plusieurs connaisseurs du dossier, Obama pourrait tout de même afficher à Copenhague des objectifs de réduction des émissions de CO2, chiffrés et ambitieux.
• Chine : nouveau pollueur n° 1
Devenue le plus gros émetteur de gaz à effet de serre, la Chine est au centre de l'attention. En tant que pays émergent, pas question de prendre des engagements chiffrés contraignants à court terme, répète Pékin.
Et pourtant, les dirigeants chinois ont promis de réduire l'«intensité carbone» de leur croissance économique. Ne serait-ce que pour préserver sa sécurité énergétique, la Chine investit massivement dans les énergies vertes et, note un participant aux négociations, envisage une taxe carbone dès 2011 et une «Bourse du CO2», comme en Europe, dès 2012.
«Ne vous y trompez pas, avertissait récemment Jean-Louis Borloo, la Chine ne restera pas l'atelier du monde. Elle a décidé d'être la première économie “low carbon” (émettant peu de CO2, NDLR) du monde.»
• Les émergents : toujours divisés
Entre les îles Maldives menacées par la montée des océans, l'Indonésie forestière, et l'Arabie saoudite pétrolière, guère d'intérêts en commun. Dans les négociations de l'ONU sur le climat, les «pays du Sud» sont regroupés dans le club dit «G77» (130 États en réalité), une coalition hétéroclite. L'Afrique s'est bien donné un représentant unique à Copenhague, le premier ministre éthiopien, mais elle peine à parler d'une seule voix. Une grande nouveauté, note un participant aux négociations : «Il y a trois ans, le Brésil, l'Inde, la Chine ne parlaient pas climat. Désormais, plus personne ne prend la question à la légère.» Et, sous la houlette du président Lula, le Brésil se pose en force de proposition.
CHINE : Utilisation des cyanobactéries pour remédier a la désertification
source : bulletins-electroniques.com
Apres 8 ans d'efforts, les chercheurs de l'Institut d'hydrobiologie de la CAS (Académie des sciences de Chine) a Wuhan ont réussi a aménager en zoneverte un désert de sable d'une superficie de 2000 hectares en utilisant une nouvelle technologie : celle-ci consiste a créer une croute algale artificielle fabriquée a partir de cyanobactéries du désert.
Les zones désertiques en Chine disposent d'une croute algale naturelle composée de cyanobactéries adaptées aux conditions très arides (aridité,fortes radiations, haute alcalinisation, etc.). Ces microorganismes sontaussi capables de faire évoluer favorablement l'environnement naturel dans lequel elles se trouvent.
Liu Yong ding, responsable de ce programme, a présenté les espèces principales utilisées pour cette expérimentation, le "Microcoléus vaginatus Gom" et le "Scytonema javanicum". L'institut cultive en laboratoire ces espèces, puis les ensemence a la surface des déserts de sable jusqu'a constituer une croute bioartificielle. Une seule année suffit avec cette méthode, alors que la durée nécessaire a la formation d'une croute naturelle est d'au moins 10 ans.
FRANCE : La puissance du parc français de panneaux solaires a triplé en un an climatique»
source : L'Expansion.com
La puissance du parc de panneaux solaires photovoltaïques français a plus que triplé entre septembre 2008 et septembre 2009, atteignant désormais 175 mégawatts (MW), a annoncé lundi le syndicat des énergies renouvelables (SER).
En septembre 2009, le parc français raccordé au réseau s'élève à 175 MW contre 54 MW un an plus tôt, selon le SER, qui s'appuie sur les données des gestionnaires du réseau électrique. Quatre installations photovoltaïques sur cinq se situent en France métropolitaine.
Selon le syndicat professionnel, "le potentiel de production d'électricité de source photovoltaïque atteint 190.000 MWh" (mégawattheures), soit l'équivalent de la consommation de la ville de Poitiers pendant un an.
Le Syndicat des énergies renouvelables regroupe les industriels de l'ensemble des filières énergies renouvelables.
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Le 19/11/09
France et Brésil font la promo de leur «bible climatique»
source : 20minutes.fr/CF avec agence
ENVIRONNEMENT - Les deux pays vont défendre un texte commun en vue du sommet de Copenhague...
Il ne reste plus qu’un mois. La France et le Brésil ont engagé ce samedi une course contre la montre pour tenter d'arracher un accord «ambitieux» sur le climat lors de la conférence de Copenhague en décembre.
A l'issue d'un entretien d'une heure, Nicolas Sarkozy et Luiz Inacio Lula da Silva ont présenté un texte commun qu’ils veulent «vendre» au reste du monde. Ce document, qualifié de «bible climatique» par le chef de l'Etat brésilien, détaille les grandes lignes minimales de l'accord qu'ils souhaitent à Copenhague, sans entrer dans les détails, notamment chiffrés, sur lesquels renâclent notamment les Etats-Unis et la Chine.
Création d'une Organisation mondiale de l'environnement
Les deux pays ne rappellent que l'objectif final d'une «réduction mondiale d'au moins 50% d'ici à 2050 par rapport à 1990» des réductions des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais avec, pour les pays développés, des «objectifs ambitieux de réduction à moyen terme».
Les pays en développement doivent eux «contribuer activement à l'effort mondial par une déviation substantielle de leurs émissions par rapport au scénario "business as usual"», mais «dans un cadre juste, global et robuste pour l'adaptation» qui doit inclure «un soutien financier nouveau et substantiel» pour les plus pauvres.
Paris et Brasilia s'accordent enfin sur la création d'une Organisation mondiale de l'environnement, qui pourrait être mise en place dès 2012.
U.S.A : Un coup de soleil ? Mars, et ça repart
source : Mars /enerzine.com
MARS, la société qui fabrique la célèbre barre chocolatée du même nom a inauguré lundi sa propre centrale solaire située sur un terrain à côté du siège social de la firme, à Hackettstown, dans le New Jersey.
D'une puissance cumulée de 2 MW, l'installation est composée de plus de 28.000 panneaux solaires en couche mince au sol réparties sur plus de 7 hectares. La centrale fournira environ 20 % de la consommation de pointe en énergie de l'usine de production, ce qui réduira annuellement les émissions de CO2 de plus de 1.000 tonnes.
PSEG Solar Source demeure le propriétaire du système. C'est la société Juwi Solar qui a réalisé l'ingénierie, la fourniture et la construction du système. Par contre, les panneaux solaires ont été fournis par First Solar.
MARS a également entrepris de rénover son siège et a même demandé une certification LEED catégorie GOLD. Les améliorations comprennent :
• l'installation d'appareils économiseurs d'eau, l'économie attendue est de l'ordre de 30%,
• une réduction de la consommation d'énergie de 15% grâce à l'utilisation d'un système contrôlé de l'énergie comme l'éclairage et la ventilation,
• un toit recouvert d'un matériau réfléchissant qui réduit les effets d'îlots de chaleur
• l'utilisation de plus de 20 % de matériaux recyclés dans les planchers et les plafonds.
FRANCE : Hybrid3 EVol : le scooter hybride à 3 roues motrices
source : Peugeot
PEUGEOT, la firme au lion va présenter l'HYbrid3 Evolution, à l'occasion du salon du deux-roues de Milan qui se tient du 10 au 15 novembre 2009, une version améliorée et plus puissante.
Les deux roues à l'avant du véhicule intègrent chacune un moteur électrique et, à l'arrière un moteur thermique suralimenté.
Cette solution technologique hybride permet à chacune de ses roues d'être motrice. Cet ensemble (3 roues + freinage du moteur électrique) permet également de réduire la distance de freinage d’environ 30 % par rapport à un scooter deux roues doté d'un freinage classique.
Le moteur thermique à essence de 300 cm3 suralimenté délivre 30 kW (41 ch). Compact, il est associé à un compresseur lui permettant d'atteindre les performances d'un 500 cm3 tout en maîtrisant son niveau de rejet de CO2.
Les deux moteurs électriques d'une puissance de 2x3 kW, sont alimentés par des batteries de type lithium-ion qui peuvent être rechargées par un système de récupération d'énergie à la décélération et au freinage.
Peugeot précise qu'il n'y a aucune liaison mécanique entre l'avant et l'arrière, le tout étant géré électroniquement (« by wire »), ce qui favorise la compacité de l’engin.
Ainsi l'HYbrid3 Evolution a la possibilité de fonctionner de différentes façons :
• en mode électrique seul (au démarrage, à faible vitesse et en décélération pour une autonomie allant jusqu’à 10 km) ;
• en mode thermique seul, à vitesse stabilisée sur route, lorsque le moteur essence suralimenté atteint son rendement optimal ;
• avec les motorisations thermique/électrique combinées, l'implantation de cet ensemble hybride électrique/thermique permettant la motricité des trois roues, lorsque les conditions d'adhérence le nécessitent ou lors de phases d'accélération pour un surcroît de puissance (fonction « boost ») et d’adhérence (30 + (3x2) = 36 kW (49 ch)).
Le système STOP & START complète le dispostif. Il permet la mise en veille du moteur thermique lors des phases d'arrêt (à un feu, lors d’un stop ou dans les embouteillages) ou de roulage en mode électrique du véhicule. Cette technologie que l'on retrouve déjà sur certaines voitures procure des gains de consommation et d’émissions significatifs, surtout lorsque le trafic se révèle particulièrement dense. Elle permet également le redémarrage instantané du moteur thermique, de façon imperceptible pour le conducteur, lorsque cela est nécessaire.
Pour terminer, l'HYbrid3 Evolution consomme en cycle normalisé 2,0 l au 100 km pour 48 g/km de CO2.
MONDE : FAO : les participants rejettent un engagement financier
source : challenges.fr
Le Sommet de l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture sur le thème de la sécurité alimentaire, s'est ouvert à Rome. Si les participants veulent éradiquer la faim dans le monde, ils refusent de voter pour une enveloppe annuelle.
Les dirigeants réunis à Rome pour le sommet de la FAO se sont fixé pour "objectif stratégique" d'"éradiquer la faim dans le monde", notamment par un renforcement des financements à l'agriculture, dans une déclaration finale adoptée lundi 16 novembre.
"Nous chefs d'Etat et de gouvernement (...) sommes rassemblés à Rome dans le cadre du sommet mondial sur la sécurité alimentaire pour prendre d'urgence des mesures en vue d'éradiquer la faim dans le monde", affirme dans son préambule la déclaration finale adoptée dès le premier jour des travaux.
Les dirigeants ont ainsi décidé de "veiller à ce que des mesures urgentes soient prises (...) pour réduire de moitié respectivement le pourcentage et le nombre de personnes souffrant de la faim et de la malnutrition d'ici à 2015". Les experts estiment toutefois que cet objectif n'est pas réalisable dans ce délai.
Les chefs d'Etat et de gouvernement ont également décidé "d'inverser la tendance à la diminution des financements nationaux et internationaux consacrés à l'agriculture, à la sécurité alimentaire et au développement rural des pays en développement". Ils entendent également "agir par anticipation pour faire face aux problèmes que pose le changement climatique en matière de sécurité alimentaire".
44 milliards par an...
Une soixantaine de chefs d'Etat et des dizaines de ministres d'autres pays ont promis d'accroître de façon importante l'assistance à l'agriculture dans les pays en développement pour les aider à accéder à l'autosuffisance en matière de production alimentaire.
Pour autant, en dépit de l'approbation de la stratégie au cours des premières heures de la réunion de lundi, les 192 pays participants ne se sont pas engagés en faveur d'une enveloppe annuelle de 44 milliards de dollars pour l'aide agricole qui, selon l'Organisation des Nations pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), sera nécessaire dans les prochaines décennies.
Kadhafi, Mugabe, Berlusconi...
Le sommet de la FAO, l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture s'est ouvert lundi avec une soixantaine de chefs d'Etat et de gouvernement à l'exception de tous les dirigeants du G8 hormis Silvio Berlusconi.
Au programme: la sécurité alimentaire.
Le pape Benoit XVI, des dirigeants d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine ont répondu à l'invitation. Le Libyen Mouammar Kadhafi, le Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et le Zimbawéen Robert Mugabe sont notamment présents.
L'insécurité alimentaire mondiale ne cesse de s'aggraver et continue de constituer une dangereuse menace pour l'humanité. Selon les estimations de la FAO, le nombre de personnes victimes de la faim pourrait croître de 100 millions en 2009 et dépasser le seuil du milliard.
Une honte sur le plan moral
Pour le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf, "la crise silencieuse de la faim - qui touche un sixième de l'humanité - représente une grave menace pour la paix et la sécurité mondiales".
A l'ouverture du Sommet, Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a affirmé que "l'alimentation est un droit de base". A trois semaines du sommet mondial sur le climat de Copenhague, il a également affirmé aussi qu'"il ne peut y avoir de sécurité alimentaire sans sécurité climatique".
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, considère dans une tribune publiée par le quotidien Il Sole 24 Ore, que "nous échouons dans la lutte contre la faim dans le monde. Actuellement, plus d'un milliard de personnes sur notre planète n'ont pas assez de nourriture pour satisfaire leurs besoins alimentaires quotidiens de base. Et dans les pays en voie de développement, la situation empire de jour en jour". C'est une "honte sur le plan moral. Comment est-il possible, qu'au XXIe siècle, après avoir voyagé sur la Lune, nous ne soyons pas en mesure de nourrir la population de la Terre?", a-t-il dénoncé.
Parmi les moyens d'action contre la faim dans le monde, le président de la Commission appelle à "valoriser la biodiversité" en diversifiant les cultures, et à constituer "un groupe intergouvernemental d'experts" sur le sujet comme pour le changement climatique.
Selon lui, "pour être honnête, les leaders mondiaux ont déjà fourni une réponse", en annonçant lors du G8 de L'Aquila en Italie en juillet dernier la mobilisation de 20 milliards de dollars sur trois ans afin de lutter contre la faim dans le monde. L'Union européenne a de son côté débloqué de son côté 1,5 milliard de dollars l'année dernière pour la sécurité alimentaire et prévoit de consacrer 4 milliards supplémentaires au cours des trois prochaines années.
Des militants d'ONG altermondialistes ont dressé une tente lundi en face du siège de la FAO pour protester contre les multinationales qui "utilisent la nourriture comme moyen de spéculation".
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Le 18/11/09
INDE : Pourquoi Renault a choisi Bajaj pour défier la Nano
source : Lexpansion.com
Renault s'est associé au constructeur de motos et de rickshaws indien Bajaj pour concevoir et fabriquer une voiture ultra low cost, avec un coût de production moins élevé que la Tata Nano, la voiture la moins chère du monde.
Explications.
Renault part à l'assaut de la Tata Nano, la voiture la moins chère du monde produite par le conglomérat indien Tata. Le groupe français s'est pour cela associé à un autre conglomérat local, Bajaj, qui concevra et produira le nouvelle voiture ultra low cost. Renault se chargeant de la commercialiser et de la distribuer sous sa marque à partir de 2012.
Le choix du constructeur français peut surprendre car Bajaj n'est pas un fabricant de voitures mais de motos et de trois-roues. Il produit en effet ces fameux "rickshaws" jaunes et verts, qui servent de taxi ou de véhicules utilitaires en Inde. 25 000 trois-roues sont ainsi vendus chaque mois, dont un tiers est exporté, notamment au Bangladesh, au Sri Lanka et en Amérique latine. Bajaj n'a donc jamais conçu de véritable automobile.
Reste que le groupe n'est pas le premier venu: il fait partie des dix premières entreprises indiennes. Ses activités, très diversifiées, incluent l'électroménager, le luminaire, le fer et l'acier, l'assurance, le voyage et la finance. Mais la moto est le produit vedette du groupe. Malgré la concurrence japonaise, Bajaj est en effet le deuxième constructeur de deux roues en Inde. Son objectif : doubler ses exportations en trois ans pour devenir une "compagnie mondiale", au même rang que des constructeurs de motos japonais comme Honda, Suzuki, Yamaha et Kawasaki. Si la marque a longtemps été synonyme de scooters, elle se concentre de plus en plus sur la fabrication de plus grosses cylindrées.
Le savoir-faire d'un fabricant de deux-roues
Et c'est précisément cela qui intéresse le patron de Renault. Selon le Times of India, "Ghosn sait que pour faire une petite voiture low-cost, il vaut mieux avoir le savoir-faire lié à la fabrication d'un deux-roues low-cost, plutôt qu'à la fabrication de voitures standard de type berline".
De plus, le groupe indien est un habitué des partenariats internationaux. Pendant 25 ans, il a fabriqué des motos pour la marque japonaise Kawasaki. Plus récemment, il est monté à hauteur de 32% au capital du constructeur de motos autrichien KTM, pour lequel il fabrique des "Dukes".
Selon l'accord annoncé en mai 2008, Bajaj détiendra 50% d'une "joint venture" avec Renault en vue de construire l'ultra low cost dans une nouvelle usine à Chakan, à l'ouest de l'Inde, près de l'usine actuelle. Capacité de production initiale : 400 000 véhicules par an. Le marché principal visé serait l'Inde, mais Carlos Ghosn mise également sur d'autres pays émergents.
Dans un marché où les petits modèles représentent quelque 70% des ventes de véhicules neufs, Renault entend donc suivre l'exemple de Tata qui propose une voiture compacte à 2.000 dollars (environ 1.300 euros) dans sa version de base, considérée comme la voiture la moins chère du monde.
Même si le prix du futur modèle, qui devrait arborer le logo de Renault, n'a pas été dévoilé, Carlos Ghosn a indiqué que celui-ci serait "incroyable". Objectif: parvenir à un coût de production plus bas qu'aucune voiture aujourd'hui". Autrement dit, faire mieux que la Nano. Mais le patron de Renault-Nissa, a insisté sur la différence entre le coût et le prix de vente. Jusqu'ici, le prix annoncé avoisinait plutôt les 3.000 dollars (2.000 euros).
Avec Bajaj, Renault tire les leçons de l'échec subi avec le groupe Mahindra & Mahindra pour fabriquer et vendre la Logan en Inde : la taille de la berline le soumettait en effet à une taxe dissuasive de 20%, contre 8% pour les petits modèles. Mais outre Tata, il devra aussi se battre contre des poids lourds bien implantés, comme Maruti-Suzuki, qui détient 50% du marché, le sud-coréen Hyundaï et l'américain General Motors.
U.S.A : Quand le gaz carbonique est transformé en éthanol
source : Ensavoir+
Joule Biotechnology annonce avoir développé une nouvelle technologie qui produit directement du carburant renouvelable à partir du dioxyde de carbone mais aussi grâce à l'utilisation de microbes photosynthétiques.
La société se base sur une nouvelle approche de production axée sur la photosynthèse et prétend éviter le lourd tribut économique et environnemental que nécessite les autres procédés à base de celluloses ou issus de la biomasse algale.
A l'intérieur des bioréacteurs spécialement conçus, les micro-organismes ont été modifiés pour sécréter directement des molécules d'hydrocarbures sous l'effet du CO2 et de la lumière du soleil. En retour et selon le type du micro-organisme sélectionné, les chercheurs auraient réussit à produire directement de l'éthanol, du diesel et d'autres types d'hydrocarbures. Ils auraient fait la découverte de gênes uniques codant le mécanisme des enzymes et permettant ainsi la synthèse directe des 2 molécules d'alcane et d'oléfines entrant dans la composition chimique du diesel.
A souligner que la production a été réalisée en conditions contrôlées ou de laboratoire.
Joule estime que sa biotechnologie permettra d'éviter les coûts induits par la collecte à grande échelle de la biomasse et par la consommation d'énergie nécessaire lors des phases de raffinage. Par ailleurs, le processus exigerait des terres non cultivables, aucune culture et aucune eau (potable).
AFRIQUE : Corne de l'Afrique : un nouvel océan pourrait voir le jour
source : lefigaro.com
L'ouverture d'une fissure géante dans la croûte terrestre en Ethiopie pourrait marquer le début de la formation d'un océan, selon une équipe de scientifiques internationaux.
Au milieu du mois de septembre 2005, une fissure s'est ouverte dans la croûte terrestre au nord de l'Afar, une zone désertique située à une centaine de kilomètres au sud de la frontière entre l'Éthiopie et l'Érythrée. Elle s'étend sur près de 60 km de long, entre 2 et 12 km de profondeur et son écartement est de 5 mètres en moyenne. On estime qu'environ 2 km³ de magma basaltique se sont injectés dans cette fissure. Cette gigantesque lézarde s'est produite en même temps que toute une série de séismes et une éruption sur le flanc du Dabbahu, un volcan qui culmine à 1 442 m. Depuis, une dizaine d'autres fissures plus modestes se sont ouvertes au sud.
«L'épisode d'ouverture de l'automne 2005 marque sans doute l'instant zéro de l'ouverture d'un océan dans cette partie du monde», estime Éric Jacques, de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP). Avec une équipe de chercheurs de plusieurs nationalités, parmi lesquels un Éthiopien, un Érythréen, un Yéménite, des Anglais, des Américains et des Français, il a participé à plusieurs études consacrées à cet événement tectonique majeur (Geophysical Research Letters, vol. 36, octobre 2009 et Journal of Geophysical Research, vol 114, août 2009). D'autres publications vont paraître prochainement.
La crevasse a été provoquée par l'étirement causé par l'écartement entre l'Afrique et la péninsule Arabique. Son ampleur s'explique par la quantité de magma basaltique disponible sous le rift de Manda Hararo et remonté du manteau terrestre. En effet, l'Afar fait partie de la quarantaine de points chauds de la planète, des endroits où la matière chaude des profondeurs, moins dense que la matière de surface, remonte et perce la croûte.
Les concrétions rocheuses sont aujourd'hui partiellement solidifiées et elles forment une sorte de mur vertical coincé entre les deux parois des fractures. Elles constituent ce que les spécialistes appellent des filons magmatiques ou «dykes» (dikes), du néerlandais dijk qui signifie «digue». Nombre de filons magmatiques sont restés bloqués à 2 km de profondeur à l'intérieur ou au voisinage du mégadyke.
Cette fracture s'inscrit dans un contexte tectonique déjà bien connu. Le célèbre vulcanologue Haroun Tazieff l'avait étudié notamment dans les années 1960. Il avait émis l'hypothèse que la dépression de l'Afar allait s'ouvrir et former un océan. En effet, cette région se situe au point de rencontre de trois axes majeurs. Au nord, les deux rifts océaniques de la mer Rouge et du golfe d'Aden qui, tous les deux à des vitesses comparables (environ 1,5cm/an), écartent le continent africain de la péninsule Arabique.
Au sud, le rift continental est-africain qui, d'ici plusieurs millions d'années, à condition que son activité se poursuive, devrait détacher la plaque somalienne du continent africain (voir infographie). Les rifts sont des fossés tectoniques où se concentre la déformation causée par l'écartement de masses continentales. La plupart des rifts volcaniques sont situés au fond des mers ou des océans. «La dépression d'Afar est un véritable laboratoire à ciel ouvert, le seul lieu sur Terre où l'on peut assister au déchirement d'un continent sans devoir plonger à plusieurs kilomètres sous l'eau», souligne Deborah Sicilia dans la thèse qu'elle a consacrée à cette région du monde et qu'elle a préparé à l'Institut de physique du globe de Paris.
Insécurité dans la région
Les mécanismes qui ont provoqué le mégadyke de septembre 2005 sont d'une extrême complexité. La circulation du magma est elle aussi extrêmement difficile à reconstituer. En fait, il y a plusieurs sources magmatiques et non pas une seule comme on le croyait au départ, et la source principale se situe au centre du mégadyke (thèse de Raphaël Grandin en cours d'achèvement à l'IPGP). «On ne comprend pas toute cette plomberie», résume avec humour et humilité Éric Jacques.
L'enjeu est double. D'une part, mieux comprendre ce qui se passe pour être capable d'anticiper et d'avertir les populations d'un éventuel danger. D'autre part, imaginer ce qui pourrait se passer dans les prochains millions d'années à venir.
Globalement, il est prévisible que le nouveau rift va se former le long de la chaîne du Manda Hararo, là où s'est ouvert le mégadyke en septembre 2005. «Dans un million d'années, la dépression de l'Afar se sera ouverte de 30 km supplémentaires», avance Éric Jacques. En revanche, les chercheurs de l'IPGP se demandent où le rift de la mer Rouge et celui du golfe d'Aden vont se rejoindre. Selon Isabelle Manighetti, du LGIT de Grenoble, il est possible qu'en se séparant du continent africain, le petit massif montagneux du Danakil, situé le long des côtes de l'Érythrée, se brise en deux pour permettre la connexion entre les rifts de la mer Rouge et du golfe d'Aden.
Les recherches sur le terrain sont limitées à cause de l'insécurité qui règne dans la région. Dans ce type d'études, les données satellites fournissent de précieuses informations mais doivent être recoupées par des observations faites sur le terrain. Depuis novembre 2007, les chercheurs ont installé en brousse au sud du mégadyke un petit réseau de stations sismologiques. Ils ont déjà pu suivre l'injection de trois dykes et en attendent prochainement un autre.
Les appareils installés sont rustiques et peu coûteux. Les chercheurs craignent en effet qu'ils ne soient vandalisés ou dérobés. Les déplacements dans la région en 4 × 4 sont difficiles. L'installation des appareils de mesure s'effectue parfois de nuit pour éviter d'attirer l'attention des rebelles.
Les risques sont tels que les scientifiques connaissant la région deviennent souvent fébriles et préfèrent ne pas s'attarder sur place. «La dernière fois, on n'a pas pu marcher sur la zone de fracture. On espère pouvoir le faire la prochaine fois», témoigne Éric Jacques.
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Le 17/11/09
FRANCE : GUYANE Des espèces rares disparaissent dans la forêt guyanaise
source : nouvelobs.com/sciences-et-avenir.com
C’est un constat alarmant que des chercheurs français ont dressé sur les pentes de l’inselberg des Nouragues, promontoire isolé à la frange de la forêt guyanaise.
L’inventaire des espèces végétales mené sur dix ans d’intervalle, entre 1995 et 2005, révèle un recul important de la diversité : une espèce sur cinq n’aurait pas été renouvelé en 10 ans, selon le communiqué publié par le CNRS et le Muséum national d’histoire naturelle (Paris).
Les plantules et les arbustes, autrement dit les jeunes plantes, sont les plus touchées, relèvent Jean-François Ponge et ses collègues, puisqu’un quart des individus ne sont pas renouvelés.
Le phénomène touche tous les types de végétaux, ont précisé les chercheurs, qui estiment que la cause la plus probable est le réchauffement climatique, avec des années très sèches de plus en plus fréquentes en Guyane.
Sur la zone étudiée par les deux équipes du CNRS et de muséum, la moitié des espères espèces rares ont disparu en une décennie.
Ces résultats sont publiés dans la revue Global Change Biology datée d’octobre 2009.
ITALIE : DIAMANT, la centrale électrique à impact zéro
source : bulletins-electroniques.com
Mix entre oeuvre d'art et système énergétique, la centrale Diamant illumine depuis le 17 octobre dernier, les allées du Parc Naturel de Pratolino, dans la commune de Vaglia près de Florence et la statue du Colosse de l'Appennino, chef d'oeuvre de Giambologna, qui trône dans ces lieux.
La centrale-structure s'appelle Diamant et est une installation unique au monde dans son genre, conçue avec des technologies solaires et à hydrogène d'avant-garde, pour être insérée à l'intérieur des parcs naturels. Elle est à impact zéro, tant du point de vue des émissions polluantes que sur le plan esthétique.
Diamant est née d'un projet conjoint entre l'Université de Pise et Enel en vue de fournir de l'énergie électrique à des centres présentant un intérêt environnemental et artistique de grande valeur. Dans un premier temps, elle aurait dû se dresser à l'intérieur du Parc Naturel de Migliarino San Rossore entre Pise et Viareggio et c'est grâce à l'engagement du maire de Florence Matteo Renzi, alors président de la région, qu'il a été décidé de l'installer à Pratolino.
"La centrale fonctionne aussi en l'absence de soleil, explique Luigi Maffei, professeur d'architecture technique de la Faculté des Sciences de l'Ingénieur de l'Université de Pise, grâce à la production et l'accumulation d'hydrogène et elle a une structure universelle sur laquelle il sera possible d'expérimenter à l'avenir les systèmes photovoltaïques les plus avancés. Le modèle esthétique suit, quant à lui, des modèles antiques : synthèse évolutive du dodécaèdre de Leonardo-Pacioli et des coupoles géodésiques de l'architecte Richard Füller, elle respecte les trois catégories Vitruviennes : utilitas, firmitas, venustas (utilité, solidité et beauté). La forme classique naît de considérations mathématiques et géométriques reposant sur le nombre d'or pour permettre d'être en harmonie avec la nature environnante."
Plus en détail, Diamant est une installation de verre et d'acier haute de 12 mètres et d'un diamètre de 8m, formée de 38 panneaux photovoltaïques à cellules monocristallines orientés vers le Sud, et 42 faces en verre trempé. Mais le plus fascinant se cache à l'intérieur du dodécaèdre hi-tech où se trouvent trois sphères de fibres de verre. "Ces sphères, poursuit Maffei, contiennent des réservoirs innovants à hydrures métalliques et à basse tension pour l'accumulation énergétique d'hydrogène. Il s'agit d'un système intégré de production et stockage d'énergie de source solaire qui assure l'autosuffisance énergétique d'une petite propriété." Dans la partie inférieure de la structure se trouve la salle des machines avec les appareils nécessaires au processus énergétique et des espaces pour en apprendre le fonctionnement pour les groupes scolaires et de façon générale, pour tous ceux qui souhaitent comprendre ce système et ceux, désireux de ne pas perdre l'émotion de quelque chose d'unique, à mi-chemin entre la technologie et l'art.
ALLEMAGNE : Sulfurcell inaugure son siège autonome en énergie
source : Sulfurcell/enerzine.com
Nouvellement inauguré, le siège du fabricant de panneaux solaires "Sulfurcell" situé à Berlin prouve que l'intégration solaire au bâti peut être à la fois esthétique et économique.
En effet, les façades du complexe principal utilisé comme centre administratif comprend plus de 900 modules solaires en couche mince CIS.
Chacune des surfaces des modules se compose de verre durci, sans cadre, permettant ainsi de créer une façade lisse d'une esthétique plutôt réussie.
Comme les modules solaires sont installés sur une sous-structure, il devient possible de couvrir les surfaces inégales, telles que rencontrées avec les immeubles anciens. Comme le montre la photo ci-dessous, le module est ventilé et équipé de canaux de drainage des eaux de pluie garantissant une couche d'isolation thermique toujours sèche. La ventilation arrière a l'avantage supplémentaire de faire abaisser la température du module CIS, augmentant ainsi leur rendement énergétique.
D'une longueur de 1,25 m, d'une largeur de 85 cm et d'une profondeur de 8,5 cm, un seul module standard pèse pas moins de 20 kg.
Le système installé couvre environ un tiers des besoins énergétiques de l'immeuble de bureaux. Et comme le toit de la nouvelle usine de production a été pourvu de larges panneaux solaires, le siège administratif est devenu totalement autonome en énergie.
Grâce à cette nouvelle usine de fabrication, la capacité de production annuelle de modules solaires en couche mince s'est accrue et passe de 3 à 35 mégawatts (MW). La société prévoit même d'étendre dans les années futures sa capacité à 75 MW.
SUEDE : La Suède et la Finlande donnent leur feu vert au projet de gazoduc russe Nord Stream
source : yahoo/maxisciences
Deux semaines après le Danemark, la Finlande et la Suède ont donné le 5 novembre, leur feu vert pour le passage du gazoduc russe, Nord Stream, dans leurs eaux de la mer Baltique.
Le gazoduc Nord Stream, long de 1.223 kilomètres et destiné à approvisionner l'Europe en gaz russe, doit relier la Russie à l'Allemagne sous la mer Baltique. Trois des cinq pays riverains du pipeline ont désormais donné leur accord malgré les inquiétudes qu'engendre le projet quant à ses conséquences écologiques. Aussi, si la Finlande a donné un avis favorable de principe, le gouvernement a précisé qu'il attendait l'avis d'une agence régionale de l'environnement avant d'exprimer sa décision définitive.
Dans un communiqué, le gouvernement finlandais insiste sur le fait que Nord Stream devra prendre "toutes les mesures possibles pour empêcher et minimiser tout dommage" à la vie marine de la mer Baltique.
Côté suédois, le parti démocrate dénonce l'abandon des principes écologiques du gouvernement face à la pression russe. "Le gazoduc ne va pas dans l'intérêt de la Suède, en particulier si l'on considère les profondes conséquences de ce projet sur l'environnement" déplore le parti dans une lettre ouverte. Et d'ajouter : "Mais il est sans aucun doute d'intérêt pour la Russie".
D'un coût estimé à 7,4 milliards d'euros, ce projet est piloté par Gazprom en partenariat avec les groupes allemands E.On Ruhrgas et BASF-Wintershall. Le gazoduc transportera 55 milliards de mètres cubes de gaz par an, depuis la Russie jusqu'à l'Allemagne, en passant par la Baltique.
L'Allemagne et la Russie qui n'ont pas encore annoncé officiellement leur décision, devraient se prononcer d'ici à la fin de l'année, a indiqué un porte-parole de Nord Stream
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Le 16/11/09
INTERNATIONAL : LA VOITURE VERTE
source : lefigaro.fr
Moteurs moins gourmands, matériaux recyclés ou bio… Les constructeurs mettent tout en œuvre pour réduire l'empreinte écologique de leurs véhicules.
Votre voiture est-elle assez écologique ? La réponse à cette question, c'est le véhicule électrique ou hybride (mi-électrique, mi-essence ou diesel). Ce n'est, en fait, pas la seule réponse. En 2020, les voitures électriques ne devraient représenter que 10 % à 20 % du parc automobile français. Ce qui explique que les constructeurs travaillent aussi à l'amélioration des moteurs thermiques avec des technologies moins onéreuses que l'hybride.
L'association de plusieurs technologies permet des gains sensibles, jusqu'à 40 g de CO2 au km en moins, et une économie de carburant de 1,5 litre d'essence aux 100 km. La Ford Focus Econetic II consomme 3,8 litres aux 100 km et émet 99 g de CO2/km, à comparer à la nouvelle Toyota Prius - une hybride - avec ses 3,8 l aux 100 km et 89 g de CO2/km.
Les constructeurs misent à la fois sur la réduction de la cylindrée d'un moteur en maintenant sa puissance, la généralisation du Start & Stop (système qui coupe le moteur à l'arrêt du véhicule et le redémarre dès que le conducteur accélère), la récupération de l'énergie au freinage, l'injection directe pour les moteurs essence, et plus seulement pour le diesel. Chez BMW, la direction assistée ne s'enclenche que lorsqu'elle est sollicitée par un mouvement du volant. C'est un moyen de réduire la consommation d'électricité et, donc, de carburant. De son côté, Fiat a fait évoluer son système d'injection directe pour le diesel afin de réduire de 2 % la consommation de gazole.
Un mélange de chanvre et de résine
Parallèlement à cette évolution des motorisations, les constructeurs
repensent la conception des voitures pour qu'elles soient recyclables à 85 % (en masse) dès à présent et à 95 % en 2015, conformément à une norme européenne. L'enjeu est de taille. Si le recyclage des métaux - essentiellement de l'acier et de l'aluminium - est chose courante, ce n'est pas le cas des plastiques. «En théorie, 100 % du polypropylène utilisé dans une auto pourrait être issu du recyclage, explique Alice de Brauer, directrice du plan environnement de Renault. Ce qui manque, en fait, c'est la matière recyclée.» Une des préoccupations du constructeur est de parvenir à dynamiser cette filière de la récupération. Le plastique recyclé gagne quand même du terrain. Chez PSA Peugeot Citroën, presque tous les pare-boue de la gamme sont en plastique recyclé.
Les supports en plastique noir des Peugeot 207 sont même dans un matériau en partie d'origine végétale : il s'agit d'un mélange de fibres naturelles (du chanvre) et de résine thermoplastique. Avec le développement de tels biomatériaux, les constructeurs consomment moins de plastiques issus de la pétrochimie. Le maïs, le blé, la betterave ou le soja peuvent être transformés en biopolymères qui deviendront des pièces de plastique destinées, par exemple, à orner les leviers de vitesse.
L'intérêt de ces matériaux est qu'ils sont issus de matières premières renouvelables avec une limite cependant : qu'ils ne soient pas fabriqués au détriment de l'alimentation.
Enfin, Ford conçoit des habitacles anti-allergiques : les arrivées d'air équipées de filtre à pollen et les émissions gazeuses des plastiques sont limitées.
FRANCE : Peugeot : le BB1 électrique fait sa promo européenne
source : enerzine.com/peugeot
La capitale britannique a accueilli le temps d'un week-end, le BB1, un prototype de voiture électrique inspiré de la réglementation des quadricycles et conçu par Peugeot.
Ce dernier avait été dévoilé lors du 63ème Salon de l'auto à Francfort.
D'une longueur de seulement 2,5 mètres, l'habitacle est en mesure de transporter jusqu'à quatre personnes.
L'originalité du concept-car réside dans les roues arrières - développées en collaboration avec Michelin - comprenant chacune un moteur électrique. Ce système astucieux permet entre autres, de gagner de l'espace intérieur. Le rendement net développé est de 15 kW (20 ch), soit 7,5 kW par moteur, ce qui donne un bon ratio entre le poids et la puissance pour un usage urbain.
Par ailleurs, Peugeot annonce "une accélération de 0 à 30 km/h en 2,8 secondes pour des reprises de 30 à 60 km/h en seulement 4 secondes", une autonomie de "120 kilomètres" et des panneaux solaires sur le toit qui aideront à alimenter en électricité le système de ventilation de manière permanente.
Après Berlin et Londres, la tournée européenne de présentation du BB1 continuera en Espagne les 21 et 22 novembre puis en Italie où le BB1 sera exposé à Milan les 28 et 29 novembre. Enfin, la tournée se terminera à Paris durant le week-end du 12 décembre 2009.
FRANCE : La i-MiEV aux Chevrons Nouvelle Citroën C-ZERO
source : lequotidienauto.com/nouvelobs.com
Cousine des Mitsubishi i-MiEV et Peugeot Ion, la C-Zero est la nouvelle voiture électrique de Citroën.
L'électrique semble enfin pointer le bout de son nez. Citroën vient de dévoiler officiellement sa nouvelle voiture électrique baptisée C-ZERO, développée en collaboration avec Mitsubishi Motors Corporation (MMC).
100% électrique, la Citroën C-ZERO reçoit un moteur synchrone à aimant permanent délivrant 64 ch. Son couple maximal s'élève à 180 Nm.
La puissance est transmise aux roues arrière via un réducteur mono-vitesse.
L'alimentation du moteur est assurée par des batteries de dernière génération, de type Lithium-ion, implantées au centre du véhicule. Composée de 88 cellules de 50 Ah (énergie embarquée de 16 kWh), l'alimentation est délivrée sous 330 Volts.
Pour recharger, il suffit de raccorder le cordon d'alimentation à une prise 220 Volts. Une recharge totale nécessite 6 heures. Il est également possible, via un branchement à une borne extérieure qui délivre un courant monophasé, d'effectuer une recharge à 80% en seulement 30 minutes.
Les performances annoncées sont les suivantes : vitesse maximale de 130 km/h, 0 à 100 km/h en 15 s et 60 à 90 km/h en 6 secondes. L'autonomie est correcte avec 130 km.
Cette quatre places est dotée d'un coffre modeste de 166 litres de volume et disposera de tous les équipements modernes : direction assistée, ESP, 6 airbags, boîtier télématique autonome pour l'appel d'urgence et climatisation.
Si le tarif n'a pas encore été communiqué, on sait déjà que ce modèle sera éligible au bonus gouvernemental de 5.000 €.
U.S.A : DB0 : un vélo à assistance électrique pliable
source : ensavoir+
Avec son vélo à assistance électrique pliable, ROBRADY design est l'un des grands gagnants de la catégorie mobilité, du concours international de design Spark 2009.
Une mise sur le marché du nouveau vélo DB0 est prévue à partir du premier trimestre 2010. La société envisage par la suite de concevoir une gamme de vélos qui sera reconnue comme étant la prochaine génération de vélos pliants. ROBRADY design indique que "plusieurs caractéristiques du vélo vont faire l'objet de brevets".
Pour produire son premier modèle, Robrady a conclu un partenariat avec le fabricant taïwanais DK City, connu pour concevoir des scooters électriques et des voiturettes de golf.
En septembre dernier ROBRADY et DK City avaient dévoilé leur vélo à assistance électrique pliant au salon grand public de la bicyclette "09 Eurobike" qui s'était tenu à Friedrichshafen en allemagne.
Le vélo à assistance électrique ou VAE est une bicyclette équipée d'un moteur électrique auxiliaire et d'une batterie rechargeable. Cette assistance a pour objectif de fournir un complément au pédalage. L'utilisateur dispose suivant les modèles de la possibilité de couper ou de doser le niveau d'assistance en roulant, par l'intermédiaire d'un sélecteur ou d'un "accélérateur". Sur certains VAE, la batterie se recharge automatiquement au freinage et en descente .
Les seules inconnues pour le moment demeurent les détails techniques de l'engin ainsi que son prix de vente, affaire à suivre...
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Le 13/11/09
FRANCE : Ces villes qui gaspillent beaucoup d'eau
source : 20minutes.fr avec agence
Selon une enquête du «Journal du Dimanche», les pertes d'eau sont considérables dans les villes...
Les pertes des réseaux de distribution d'eau connaissent de très importants écarts entre villes et atteignent jusqu'à 41% à Nîmes, selon une enquête du Journal du Dimanche auquel la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno a déclaré qu'il fallait réduire ces pertes à 15%.
Après avoir consulté les rapports annuels sur les prix et la qualité de l'eau des 57 plus grandes villes françaises, le JDD a dressé une carte des «20 villes françaises qui gaspillent le plus»: après Nîmes, la seconde place revient à Avignon avec 35,5% de l'eau produite qui n'arrive pas chez les usagers, devant Rouen (31,7%), Amiens (28,7%) et Toulon (26,7%).
Paris meilleur élève
Le meilleur élève est Paris, avec seulement 3,5% d'eau gaspillée, un résultat dû, selon le quotidien dominical, à «l'oeuvre du préfet Haussmann, qui a développé les galeries souterraines au 19e siècle». Ces galeries donnent accès à pied à 1.800 km de canalisations, «un cas unique en France, qui permet de détecter et de réparer très vite la moindre fuite», précise le journal. La deuxième ville au classement est Rennes avec 5% de pertes, suivie par Reims et Tours (10%), puis Limoges (11,7%).
Obligation de rechercher les fuites
«Quand vous apprenez que les pertes représentent en moyenne 25% de l'eau mise en distribution en France, c'est souvent difficile à croire», a déclaré dans une interview au JDD Chantal Jouanno. «Remplacer une canalisation coûte plus cher que de colmater une jointure, ce qui n'engage pas à faire les travaux nécessaires, hélas», regrette la secrétaire d'Etat. «Les collectivités ont l'obligation par la loi de rechercher les fuites», rappelle-t-elle avant d'ajouter que «nous prévoyons de leur demander de ramener leur taux de perte à 15%, voire moins dans les zones urbaines denses».
Les compagnies privées de distribution Veolia Eau et Lyonnaise des Eaux (Suez), qui alimentent les deux tiers des grandes villes, «renvoient la responsabilité aux élus locaux». Elles estiment que les réseaux français sont «en meilleur état qu'ailleurs» (Veolia) ou que leur rendement se situe «dans la moyenne européenne» (Suez).
ESPAGNE : L'Espagne bat un nouveau record dans l'éolien
source : Elpais/Enerzine.com
Dimanche dernier, l'Espagne a battu un nouveau record dans la production d'électricité d'origine éolienne.
En effet, pendant quelques heures - entre 3h20 et 8h40 - la capacité éolienne en fonctionnement a oscillé entre 19 700 MW et 21 700 MW, fournissant 53% des besoins électriques du pays. Le précédent record vieux de quelques jours, était de 45,1%.
Pendant ces quelques heures et à cause de "très forts vents", les éoliennes espagnoles ont produit plus de 11.500 MW, soit l'équivalent de près de 11 réacteurs nucléaires.
Le pays dispose d'une capacité de production en énergie éolienne pouvant atteindre 17.700 MW. C'est dix fois plus qu'il y a 10 ans. L'énergie éolienne a représenté en moyenne 13% de l'électricité consommée par les Espagnols depuis le début de l'année 2009.
Le gouvernement de José Luis Zapatero mise beaucoup sur les énergies renouvelables. Ce dernier a décidé de sortir progressivement son pays du nucléaire, en choisissant de ne pas renouveler à terme le parc existant.
INDE : Un Plan energies vertes devoile
source : bulletins-electroniques.com
Le WISE (World Institute of Sustainable Energy) vient de mettre au point un plan sur les énergies renouvelables pour les Etats du Karnataka, Maharashtra et du Rajasthan.
Ce plan réalisé grâce au financement de la British High Commission a pour objectif de faciliter la mise en place de technologies renouvelables pour faire face au changement climatique.
L'Agence de développement des énergies renouvelables du Karnataka; le Karnataka Renewable Energy Development Limited, (KREDL) a déjà produit un plan qui sera finalisé et transmis au ministère au mois de novembre. Le directeur du WISE a choisi ces trois Etats pour leur fort potentiel concernant les énergies renouvelables.
Le Karnataka a déjà mis en place de nombreuses centrales hydroélectriques, mais son potentiel en énergie éolienne et solaire représente plus de 25.000 MW ; on estime généralement la puissance d'une centrale nucléaire à 1.500 MW.
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Le 12/11/09
FRANCE : La Kangoo électrique sera produite en France
source : L'Expansion.com
Renault produira la version électrique de son utilitaire Kangoo Express dans son usine de Maubeuge, à partir du premier semestre 2011.
Le constructeur automobile français Renault a annoncé, lundi dans un communiqué, qu'il produirait la version électrique de son utilitaire Kangoo Express dans son usine de Maubeuge (nord), à partir du premier semestre 2011.
L'usine MCA (Maubeuge Carrosserie Automobile) fabrique déjà la version traditionnelle du Kangoo, et la version électrique sera produite sur la même ligne d'assemblage.
Le site de Maubeuge, spécialisé dans la fabrication de véhicules utilitaires depuis vingt ans, produit actuellement les versions Kangoo, Kangoo Express et Kangoo Be Bop du petit utilitaire de Renault.
Le choix de cette usine, adaptée à la diversité des versions propres aux véhicules utilitaires, permettra "une industrialisation rapide" avec "un très haut niveau de qualité", selon le communiqué.
La production du futur Kangoo électrique à Maubeuge, venant après l'annonce la semaine dernière de la fabrication de la citadine Zoe à Flins (région parisienne) "confirme (...) que la France sera au centre de (la) stratégie zéro émission" de Renault, souligne le groupe.
Renault a également annoncé vendredi que la Twizy, plus petit véhicule de sa future gamme électrique, serait fabriquée dans son usine espagnole de Valladolid (centre-ouest). La gamme comporte aussi la berline Fluence.
Le futur Kangoo électrique sera un véhicule utilitaire léger à destination des professionnels, prioritairement destiné à un usage urbain et périurbain. Renault a présenté deux versions prototypes du Kangoo ZE (zéro émission) lors des salons automobile de Paris en 2008, et de Francfort cette année.
La berline Fluence ZE et l'utilitaire Kangoo ZE sont programmés pour le premier semestre 2011, la petite Twizy ZE pour le second semestre 2011 et la citadine Zoe ZE pour le premier semestre 2012.
SLOVENIE : Le futur incertain du sapin dans les forêts slovènes
source : bulletins-electroniques
Le pourcentage de sapins dans les forêts slovènes est passé entre le milieu des années 40 du siècle dernier et aujourd'hui de 20 à 8% à peine.
Parce que la conservation de la population de sapin joue un rôle important dans la protection de l'environnement, dans l'économie et dans l'atténuation des conséquences liées aux changements climatiques, la façon dont la Slovénie fera face au problème dans le futur est extrêmement importante.
La gestion de la préservation du sapin a été le sujet de la conférence internationale organisée récemment par le Département de foresterie et des ressources renouvelables de la forêt (Faculté de Biotechnique de Ljubljana ) et l'ONF slovène dans le cadre de leurs traditionnelles journées d'études annuelles. Cette année, il a été question du sapin commun, qui constitue l'une des espèces les plus importantes de Slovénie du point de vue écologique et économique, mais qui, pour diverses raisons, a connu en Slovénie comme ailleurs en Europe une nette régression de sa population.
Selon les propos du dr. Jurij Diaci, les raisons à l'origine de cette régression dans les forêts slovènes sont complexes et diverses. Divers facteurs, pour certains encore inexpliqués aujourd'hui, concourent à cet état de fait.
Parmi les facteurs naturels, on peut assurément mentionner les changements climatiques et le remplacement des espèces d'arbres par d'autres. Parmi les raisons anthropogènes, citons la pollution de l'atmosphère, la culture inadaptée des espèces d'arbres dans les forêts, la grande densité des animaux herbivores qui rongent les jeunes pousses.
Un des principaux problèmes est le renouvellement artificiel difficile du peuplement des sapins, car ces derniers sont en effet tout particulièrement sensibles aux attaques des herbivores. La concentration du gibier herbivore est dans certains secteurs si élevée, qu'un renouvellement naturel du peuplement de sapin est pour ainsi dire rendu impossible.
C'est pourquoi la solution à ce problème passe par une collaboration étroite avec les chasseurs. Le sapin a connu sa régression la plus massive entre les années 70 et 80 du siècle dernier.
L'état de l'atmosphère était vraisemblablement la plus mauvaise à cette époque en Slovénie. La construction de stations d'épuration dans les centrales thermoélectriques et le passage à d'autre moyens de combustion ont par la suite contribué à une nette amélioration de la situation.
Arrêter la régression du sapin est un des grands objectifs des experts en foresterie, qui souhaitent par ailleurs préserver le pourcentage actuel de sapins dans les forèts, voire même atteindre les 10%. Part que la population de sapin occuperait naturellement dans les forêts slovènes selon leurs calculs. Pour y parvenir, l'approche doit être interdisciplinaire selon Diaci, et ce en dépit des divergences d'opinion des professionnels concernés (ingénieurs forestiers, écologistes, chasseurs, etc.) concernant la gestion future des écosystèmes.
Quoiqu'il en soit, l'ONF et les propriétaires de forêts devront accélérer la plantation des sapins, et les chasseurs diminuer la concentration de gibier dans certains peuplements, afin de permettre le renouvellement naturel des populations de sapins. Le consommateur quant à lui devra faire la différence entre le bois de sapin et le bois d'épicéa. Le bois de sapin est en effet meilleur dans certaines de ses utilisations notamment la construction des maisons et de l'immobilier. Et à l'instar de leurs voisins Autrichiens, il serait temps que les Slovènes l'apprécient à sa juste valeur.
Le sapin constitue, avec le hêtre essentiellement, la structure de base des peuplements d'arbres dans bien des forêts de Slovénie. Sa préservation est à ce titre primordiale. Des recherches génétiques ont également montré que la Slovénie était l'une des régions d'Europe présentant la plus grande variabilité génétique de cette espèce, comme l'explique le doc. dr. Robert Brus : la raison en incombe à la migration de cet arbre des Balkans vers la Péninsule apennine; le développement des populations locales a sûrement contribué à cette grande variabilité. Elle prendra toute sa mesure dans le futur seulement, lorsque les populations naturelles devront faire preuve d'une grande capacité d'adaptation face aux changements climatiques. "Une des principales missions à venir sera de préserver la grande variabilité du sapin", souligne Brus.
U.S.A : Des cellules solaires 3D à base de fibres optiques
source : Georgia Tech
Des scientifiques de l'Institut de technologie de Géorgie ont mis au point une cellule solaire 3D utilisant des fibres optiques, les mêmes fibres que celles utilisées par l'industrie des télécommunications.
"Grâce à cette technologie, nous pourrons concevoir des systèmes photovoltaïques pliables, cachés et mobiles", explique Zhong Lin Wang, professeur à l'École de Georgia Tech. "La fibre optique pourrait mener la lumière du soleil dans les murs d'un bâtiment, là où les nanostructures pourraient la convertir en électricité. Il s'agit véritablement d'une cellule solaire en trois dimensions."
Les cellules solaires à colorant utilisent un système photochimique pour produire de l'électricité. Elles sont relativement peu coûteuses à fabriquer, souples et mécaniquement robustes, mais en contrepartie le taux de conversion est bien plus faible que celui des cellules à base de silicium.
La lumière du soleil entre dans la fibre optique et passe à travers des nanofils, où ils interagissent avec les pigments photosensibles pour produire un courant électrique. Un électrolyte liquide circulant entre les nanofils recueille les charges électriques. Le résultat est un système hybride optique (nanofil / fibre) capable d'être jusqu'à six fois plus efficaces à surface égale par rappot aux cellules à base d'oxyde de zinc.
Plus il y a d'interactions entre la lumière et les nanostructures enduites de pigments photosensibles et plus l'efficacité augmente. Le professeur Wang et son équipe ont déjà atteint un rendement de 3,3 % et ils espèrent atteindre 7 à 8 % en travaillant sur une surface plus grande.
Le professeur estime que ces cellules solaires à base de fibres optiques pourraient éliminer les problèmes esthétiques généralement rencontrés avec les panneaux photovoltaïques actuels. Cette technologie permettrait aussi aux architectes et designers d'inclure les cellules dans les murs des bâtiments, véhicules et même équipements militaires.
"C'est une autre façon de recueillir l'énergie du soleil", a indiqué Wang. Et d'ajouter, "pour satisfaire nos besoins énergétiques nous avons besoin de toutes les approches possibles".
Les détails de cette découverte ont été publiés dans la revue "Angewandte Chemie International" en date du 22 octobre. Ce projet a été parrainé par le DARPA ("Agence pour les projets de recherche avancée de défense"), le KAUST et la NSF (National Science Foundation).
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Le 10/11/09
FRANCE :Biodiversité : La France haut placée sur la Liste rouge
source : NOUVELOBS.COM / Sciences-et-Avenir.com
La Liste rouge 2009 dressée par l’Union mondiale pour la nature (UICN) place la France au huitième rang des pays abritant le plus grand nombre d’espèces menacées.
L’albatros hurleur ou le gorfou sauteur des Terres australes, la tortue luth de Guyane et le dugong de Mayotte, le bois de catafaille noir de la Réunion ou le gallicolombe des Tuamotu : la protection de ces espèces, recensées sur la Liste rouge des espèces menacées, incombe à la France.
En effet, comme le souligne l’Union mondiale pour la nature (UICN) qui vient de publier l’édition 2009 de sa liste, les territoires français d’outre-mer font de la France l’un des dix pays du globe hébergeant le plus d’espèces vulnérables ou menacées de disparition.
Au total, 778 espèces végétales ou animales menacées au niveau mondial sont présentes sur le territoire français. Dans des régions comme la Polynésie, la Nouvelle-Calédonie ou les Caraïbes, à la biodiversité très riche, la réduction de l’habitat naturel menace de nombreuses espèces, souligne le comité français de l’UICN. La France fait ainsi partie des 10 pays abritant le plus d’espèces menacées, avec l’Equateur, les États-Unis, la Malaisie, le Mexique, la Chine, l’Australie, le Brésil et l’Inde.
Si l’on se limite aux frontières de l’Hexagone, la France abrite 126 espèces animales ou végétales menacées, ce qui n’est déjà pas rien au niveau européen. Sur ce continent ce sont les pays qui bordent la Méditerranée qui sont les plus concernés par le phénomène de disparition des espèces : Espagne (227 espèces menacées), Italie, Grèce, Portugal.
Au niveau mondial, la Liste rouge de l’UICN répertorie 47.677 espèces, dont 17.291 sont menacées d’extinction. 70% des plantes connues sont menacées, 30% des amphibiens et 21% des mammifères.
L’année 2010 a été déclarée «année internationale de la Biodiversité» par les Nations Unies. Cela devrait se traduire par la création d’un «Giec de la biodiversité», l’IPBES (plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques). A l’instar de ce qui a été fait pour le climat, l’objectif est de faciliter le passage de la connaissance scientifique à l’action politique (lire Pourquoi un Giec de la Biodiversité?)
RUSSIE : Des systèmes à carburant en plastique pour la Russie
source : Solvay/enerzine.com
Inergy Automotive Systems, la filiale du groupe chimique et pharmaceutique belge de Solvay a démarré la production de systèmes à carburant en plastique pour les modèles Renault/Dacia Logan et Sandero dans sa nouvelle usine à Stavrovo en Russie (est de Moscou).
En outre, l'usine pourrait produire des systèmes à carburant pour les usines d'assemblage locales de producteurs tels que GAZ, AvtoVAZ et Nissan.
Des analystes s'attendent à un redémarrage de l'industrie automobile russe, qui pourrait devenir la troisième du monde, après celle des Etats-Unis et la Chine.
"Inergy Automotive Systems est capable de s’installer rapidement dans les pays dont le marché automobile s'avère prometteur. Nous nous attendons à ce que le marché russe se développe dans les années à venir et en outre, nous constatons que le remplacement des réservoirs en acier par des réservoirs en plastique plus légers alimente la croissance. Cette nouvelle usine renforcera encore la présence de notre filiale Inergy en Europe de l'Est", a déclaré Jacques van Rijckevorsel, Directeur Général du Secteur Plastiques et Membre du Comité Exécutif de Solvay.
** Inergy Automotive Systems est une coentreprise détenue à parts égales entre Solvay et Plastic Omnium. Il demeure le premier fournisseur mondial de systèmes complets de carburant et de technologies innovantes de stockage de carburant (pour essence et gasoil ainsi que pour biocarburants).
PORTUGAL : L'UE finance un houlo-générateur au Portugal
source : Ensavoir+
La société finlandaise, AW-Energy, a été sélectionnée dans le cadre du programme européen CALL FP7, un programme qui vise à promouvoir et à financer des systèmes innovants de démonstration grandeur nature.
Après 15 ans de recherche sur un système unique et breveté de récupération d'énergie à partir de la houle marine, l'Union Européenne a décidé de le financer à hauteur de 3 millions d'euros.
L'objectif du projet est de concevoir et de déployer dans les eaux portugaises, la première unité "WaveRoller" qui sera reliée au réseau électrique. Le lieu d'installation précis se situe près de la ville de Peniche, connue des experts comme étant la "Capitale des vagues".
D'une capacité nominale de 300 kW, le module "WaveRoller" (20 tonnes) sera évalué sur une année pleine.
Le consortium dirigé par AW-Energy regroupe des entreprises de Finlande, du Portugal, d'Allemagne et de Belgique. On y retrouve des industriels référents comme Bosch-Rexroth et ABB, l'opérateur en énergie renouvelable, Eneolica ou encore Wave Energy Center, un spécialiste de l'énergie des vagues.
"L'expérience de notre consortium reste un atout important pour le projet, et nous sommes heureux d'aboutir à cette véritable coopération pan-européenne. AW-Energy a travaillé dur ces trois dernières années avec 2 prototypes installés en mer, des tests de réservoirs et des simulations CFD (Computational Fluid Dynamics).
'' Maintenant que nous avons le site, l'autorisation de se connecter au réseau, le permis d'installation et la technologie, nous sommes prêts pour le phase de démonstration" a affirmé John Liljelund, le PDG d'AW-Energy.
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Le 09/11/09
FRANCE : Perpignan : des détails sur la centrale photovoltaïque
source : Maagtechnic
La ville de Perpignan a pour objectif de devenir la première ville à énergie positive en France d'ici 2015. Cette engagement avait été officiellement signé en janvier 2008 avec l'État lors de première convention-cadre du Grenelle.
La première étape importante passe par l'installation d'une centrale photovoltaïque d'une capacité de production de 9 MW, soit 10 % de l’énergie consommée par la ville de Perpignan, ce qui représente les besoins d'environ 12 000 habitants.
Elle est située sur les toits de la plateforme européenne de transport logistique ST Charles International. D'un investissement de 55 millions d'euros, les travaux intégrés en toiture ont commencé en mai dernier à Perpignan et le chantier durera 30 mois, jusqu'à fin 2011.
L'ensemble des toits des entrepôts de Saint Charles International, jusqu'alors en fibrociment, seront recouverts par plus de 95 000 tuiles solaires innovantes. Au total, une surface de 70 000 m2, soit l'équivalent de 10 terrains de football devra être équipée de tuiles photovoltaïques. La production d'électricité sera mise en place progressivement et permettra à terme d'éviter l'émission de 1560 tonnes de CO2 par an.
La société Maagtechnic a été consultée afin de proposer une solution novatrice capable d'assurer une parfaite étanchéité à la structure. Un nouveau profilé aux multiples atouts a ainsi été développé.
L'originalité de ce chantier réside en un montage des tuiles photovoltaïques inédit. Habituellement, les cellules solaires sont montées côte à côte sur les toits mais, dans ce cas particulier, les tuiles solaires se chevauchent comme des tuiles classiques, ce qui permet une longévité accrue et plus d'esthétisme.
Le plus difficile est de rendre la toiture ainsi conçue parfaitement étanche afin de protéger tous les éléments techniques et d'assurer la fiabilité de l'installation. En effet, cette méthode de construction nécessite jusqu'à trois couches de tuiles photovoltaïques qui doivent être parfaitement assemblées de manière à garantir l'imperméabilité de la structure.
Maagtechnic a développé un profilé d'étanchéité possédant une bande autocollante unilatérale qui, une fois collé le long des arêtes des tuiles, assure l'étanchéité latérale et résiste au vieillissement ainsi qu'aux intempéries. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec un joint moulé dont la forme ressemble à une ancre qui permet en plus un montage rapide et un positionnement précis des tuiles photovoltaïques.
AUSTRALIE : Sunswift IV, la nouvelle voiture de course solaire au départ du World Solar Challenge
source : bulletins-electroniques.com
Le championnat du monde de course de voitures solaires ou World Solar Challenge est organisé tous les deux ans en Australie depuis 1987.
Cette année, les voitures de 38 équipes provenant de 17 pays essayeront de couvrir les 3000 km qui séparent Darwin d'Adélaïde, en cinq jours. Cet évènement fait partie du "Global Green Challenge" qui comporte une autre course destinée aux véhicules à faibles émissions qui se déroule en parallèle.
L'équipe Sunswift de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud, composée de 60 étudiants, a dévoilé son nouveau modèle, le Sunswift IV. Le véhicule expérimental à trois roues dont la vitesse de croisière est de 90 km/h peut atteindre une vitesse maximale de 115 km/h en utilisant seulement 1300 W, une quantité d'énergie comparable à celle utilisée pour griller une tranche de pain.
Le nouveau modèle en fibres de carbone, qui comporte maintenant un siège droit et un volant et pèse environ le dixième du poids d'une petite berline, possède une autonomie énergétique de cinq heures.
Europe/Moyen-Orient/Afrique du Nord : Le projet DESERTEC prend forme avec la société DII
source : Ensavoir+/enerzine.com
Une initiative industrielle unique destinée à développer, à partir des déserts du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA), un approvisionnement en énergie solaire est en train de prendre forme.
es statuts de la société DII GmbH ont été signés vendredi dernier à Munich par le groupe des membres fondateurs composé de douze sociétés et de la Fondation DESERTEC.
Le travail de DII consistera à réaliser une analyse approfondie et à mettre en place une structure pour les investissements destinés à l’approvisionnement de la région MENA et de l'Europe en électricité produite à partir des sources d’énergie solaire et éolienne. L’objectif à long terme est de satisfaire une part substantielle des besoins en électricité des pays de la zone MENA et de répondre à hauteur de 15 % à la demande d'électricité de l'Europe d'ici à 2050.
Ce projet pharaonique recquiert toutefois un financement à la hauteur de ses ambitions avec un coût estimé à 400 milliards d'euros, dont 50 employés à la mise en oeuvre d'un réseau électrique jusqu'en Europe.
Les déserts de notre planète reçoivent en 6 heures plus d'énergie solaire que n'en consomme l'humanité en toute une année. C'est pourquoi, la raison d'être du projet Desertec reviendrait à savoir "comment transformer économiquement cette énergie rayonnante en énergie utilisable et transportable jusqu'aux consommateurs."
Des études effectuées par le Centre Aérospatial Allemand (DLR) montrent que les centrales thermiques solaires pourront, surtout dans les régions désertiques, couvrir dans les 40 ans à venir plus de la moitié des besoins énergétiques nécessaires sous forme d’électricité de la région EUMENA (Europe, Moyen Orient, Afrique du Nord) d’une manière économique.
Il suffirait, pour couvrir les besoins mondiaux actuels en électricité de 18 000 TWh / an, d’équiper trois millièmes seulement des 40 millions de km2 des surfaces désertiques de notre planète en centrales thermiques solaires dotées de champs de capteurs paraboliques ou de collecteurs. Il suffirait de 20 m2 de désert par personne pour couvrir jour et nuit, sans émissions de CO2, les besoins en électricité d’une personne. Si les pouvoirs publics étaient prêts à créer les conditions d’encadrement nécessaires à un tel projet, il serait possible dans un délai de moins de 30 ans de concrétiser à l’échelle mondiale le concept DESERTEC.
Selon DESERTEC, comme les lignes de transmission modernes en Courant Continu Haute Tension (CCHT) permettent de transporter le courant avec des pertes inférieures à 3% par 1.000 km de distance, plus de 90 % de l'humanité dans des rayons jusqu'à 3 000 km pourraient en profiter. Toujours selon les calculs du DLR, les coûts estimés pour la construction de 20 lignes de 5 GW chacune s’élèverait au total à environ 45 milliards d’euros.
Les pays qui disposent aujourd'hui encore de pétrole et de gaz naturel se doteraient ainsi d'une ressource supplémentaire qui les rendrait indépendants des périodes de crises. Le concept DESERTEC proposerait aux pays européens, une option supplémentaire face aux ressources énergétiques fossiles, tels que le gaz naturel et le charbon, et permettrait de réduire la dépendance de ces derniers.
"Nous pensons et sommes même fortement persuadés que la vision du concept DESERTEC constitue le pivot de la transition vers un approvisionnement durable en énergie dans les pays de la région MENA et en Europe. L’heure est maintenant venue de faire de cette vision une réalité. Pour y parvenir, une coopération intensive entre les différentes parties et cultures impliquées est nécessaire afin de pouvoir créer une base solide pour la réalisation d’investissements dans les technologies touchant aux énergies renouvelables et aux réseaux électriques interconnectés. DII se concentrera principalement sur les conditions économiques, techniques et réglementaires qui doivent être remplies pour que la mise en oeuvre du projet soit une réussite. Les premiers projets de référence nous permettront de tirer des enseignements qui nous serviront pour les plans qui seront lancés par la suite par DII et les autres parties impliquées. », a déclaré le directeur fraîchement promu, Paul van Son.
Depuis l’annonce de sa création en juillet, DII a reçu le soutien d’un très grand nombre d’institutions politiques et gouvernementales dans la région MENA et en Europe. Il est ainsi prévu par exemple que DII collabore étroitement avec le Plan Solaire Méditerranéen (PSM), une initiative lancée en 2008 par la présidence française du Conseil de l’Union européenne dans le cadre de l’« Union pour la Méditerranée ». Le Plan Solaire Méditerranéen vise à la création d’un nouvel équilibre dans les relations nord-sud basé sur le développement de projets énergétiques durables. Les deux initiatives – initiative politique pour le PSM et initiative privée pour DII – partagent des objectifs similaires et peuvent donc s’apporter un soutien mutuel.
Plusieurs entreprises se sont associées pour créer DII : ABB, ABENGOA Solar, Cevital, la Fondation DESERTEC, Deutsche Bank, E.ON, HSH Nordbank, MAN Solar Millenium, Munich Re, M+W Zander, RWE, SCHOTT Solar et Siemens. Dans un avenir proche, d’autres sociétés de différents pays rejoindront DII en tant qu’associées ou partenaires, afin d’élargir la base du soutien apporté par les pays de la zone EUMENA. Les bureaux de DII seront situés à Munich.
Tous les signataires de DII reconnaissent la nécessité d'introduire des mesures efficaces de protection du climat. Torsten Jeworrek, membre du Directoire de Munich Re, s'exprimant au nom des membres fondateurs de DII, a ainsi déclaré : "La question n’est pas de savoir si l’on devrait faire quelque chose, mais comment on peut réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et comment parvenir à ce but de façon intelligente, de sorte qu’il en résulte une situation gagnante à la fois pour l’environnement et pour l’économie. Dans la perspective de l’important Sommet de l’ONU sur le climat qui se tiendra à Copenhague, cette initiative du secteur privé démontre que l’exploitation des potentiels d’affaires est conciliable avec des objectifs de développement durable."
U.S.A : De l'électro-solaire même après le couché du soleil
source : SolarReserve
L'incapacité à produire de l'électricité bien après le coucher du soleil est un argument souvent cité par les détracteurs de la technologie solaire. C'est pourquoi, la compagnie californienne SolarReserve envisage de construire à Santa Monica, une centrale solaire de 150 MW capable de stocker l'équivalent de 7 heures d'énergie sous la forme de sels fondus.
La centrale thermodynamique "Rice Solar Energy", sera construite dans le désert de Sonoran près de Palm Springs et "produira de l'énergie de manière constante pendant les heures de pointe".
La centrale comprendra 17.500 grands miroirs encore appelés héliostats (7,3 x 8,5 mètres) qui seront disposés en cercle autour d'une tour en béton de 164 mètres de hauteur. Cette dernière disposera à son sommet d'un récepteur de 30 mètres, où circulera un liquide “caloporteur”.
Aussi, quand les héliostats concentreront les rayons du soleil sur ce point focal, le liquide sera chauffé à une température supérieure à 560 degrés celcius. La vapeur dégagée fera tourner une turbine et générera au final de l'électricité.
Mais pendant la journée, le liquide réchauffera également le sel fondu, qui constituera une réserve de chaleur. Le soir venu et lorsque la demande en électricité se fera forte, l'échangeur travaillera dans le sens inverse, où le sel fondu restituera sa chaleur au liquide caloporteur.
En utilisant le sel à la fois pour la vapeur et le stockage, SolarReserve espère faire fonctionner la centrale plus efficacement et plus longtemps : jusqu'à 7 heures, hors ensoleillement.
SolarReserve négocie actuellement avec les fournisseurs californiens le rachat de l'électricité produite par le Projet "Rice" et prévoit une mise en service de la centrale solaire en octobre 2013.
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Le 06/11/09
FRANCE : Le siège d'Abalone, un exemple à méditer et à visiter
source : Abalone
Le groupe ABALONE, spécialisé dans les ressources humaines, vient d'emménager dans ses nouveaux locaux (Loire-Atlantique) entièrement autonomes en énergie.
Le bâtiment de 1.320 m2 regroupe un ensemble de solutions environnementales et non polluantes, sans rejet de gaz à effet de serre (GES), avec son propre réseau énergétique.
C'est un véritable démonstrateur, prouvant l'intérêt de combiner les énergies renouvelables, l'éolien et le solaire, à l'hydrogène afin d'atteindre une autonomie complète, sans raccord au réseau électrique national.
Un « cluster développement durable » sera même créé et le bâtiment hébergera des entreprises du secteur des énergies et de l'environnement.
Le projet a été imaginé en 2003 et la construction a débuté en 2006. Le coût initial du projet était de 4,37 millions d'euros avec des surcoûts liés aux énergies renouvelables : 6,6 %, puis à l’Hydrogène : 11 %.
Jean-Luc Cousin Architectes/Urbanistes a souhaité créer une œuvre qui défit les règles géométriques conventionnelles de la construction et qui s'accorde pleinement avec les cycles de la Terre et des saisons. Ce principe architectural, d'une enveloppe compacte qui travaille sur l'inertie, permet un fonctionnement optimal des EnR et un gain énergétique fort.
L'Energie éolienne :
3 éoliennes de 10 kW chacune, à axe horizontal sur mât de 15 mètres, permettront de produire 45 000 kWh/an, soit 51,4 % de la production totale des énergies renouvelables. L'innovation majeure pour ces éoliennes est le mât « basculant hydraulique» par un système de vérins qui facilitera l'entretien et la maintenance.
L'énergie produite sera réinjectée dans le bâtiment et le surplus sera lui réinjecté dans le réseau électrique national, en attendant de pouvoir mettre en place un système de stockage.
A terme, ces éoliennes permettront également de produire de l'hydrogène (voir plus bas)
3 éoliennes de 3,5 kW chacune, à axe horizontal sur mât de 3 mètres, permettront de produire 15 000 kWh/an, soit 17,1 % de la production totale des énergies renouvelables. La totalité de l'énergie produite sera réinjectée dans le bâtiment.
Des éoliennes faciles à installer sur toits et terrasses et une robustesse renforcée pouvant résister aux rafales en captant un plus large spectre de vitesses de vent, de 9 à 162 km/h contre 90 km/h pour une éolienne classique.
Un meilleur rendement que les éoliennes conventionnelles de même diamètre grâce à ses 3 pales incurvées captant le vent par l'arrière. La forme unique de ses pales permet d'exploiter pleinement l'énergie cinétique du vent pour une production inégalée.
L'Energie solaire :
Le mode de production d'énergie à partir du solaire thermique diffère du solaire photovoltaïque. Ainsi, les panneaux solaires thermiques permettront la transformation des rayonnements du soleil en énergie thermique afin d'utiliser directement la chaleur produite. L'énergie solaire est récupérée par des capteurs solaires vitrés, des tubes métalliques noirs reçoivent le rayonnement solaire pour chauffer un liquide caloporteur. Cette énergie thermique sera utilisée pour chauffer le bâtiment et pour l'eau chaude des sanitaires.
Les panneaux solaires photovoltaïques sont eux réservés à la production d'énergie électrique. Le bâtiment ABALONE est équipé de 80 m² de panneaux photovoltaïques qui produiront 20 000 kWh/an, soit 22,9% de l'énergie totale produite.
L'édifice récupére aussi des apports solaires en façades SUD. Il diffuse au travers des planchers en dalles alvéolées ou évacue de la chaleur selon la saison et la température du bâtiment. Des protections solaires extérieures sont également adaptées aux orientations.
L'Energie géothermique :
Le puits canadien, aussi appelé puits provençal, est un système géothermique qui permet une climatisation naturelle. Il est basé sur le simple constat que la température du sol, à environ 1 mètre 50 de profondeur, est de 5°c en hiver et 15 °c en été, donc plus élevée que la température ambiante en hiver et plus basse en été.
On utilise l'inertie thermique du sol pour traiter l'air qui circulera dans le bâtiment. Nous avons donc un préchauffage de l'air hygiénique en hiver et un rafraichissement en été pour des bureaux non climatisés artificiellement.
Le puits canadien couplé à une Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) double flux à haut rendement permet, en plus de renouveler l'air du bâtiment, de récupérer la chaleur, en hiver, ou la fraîcheur, en été, contenue dans l'air évacué du logement et de la fournir à l'air entrant.
Elle permet donc d'éviter le gâchis d'énergie pour le chauffage ou la climatisation.
D'autres économies d'énergie ont été possibles grâce :
Optimisation de l'enveloppe par simulations thermiques dynamiques,
Béton sur-isolé par l'extérieur, pas de faux plafond (très forte inertie thermique),
Réduction maximale des ponts thermiques,
Façades vitrées à multiples peaux (double + triple vitrage) ventilées naturellement en été par des ouvertures
Eclairage artificiel par tubes « fluo type T5 haut rendement » dans les bureaux et LED pour les sanitaires,
Eclairage individuel géré par des systèmes de détection de présence et par gradation,
Réduction drastique des consommations énergétiques (ordinateurs portables, surventilation nocturne « simple flux »…),
Réutilisation des eaux de pluie pour les sanitaires.
La pile à combustible :
Aujourd'hui, 2 solutions existent pour stocker une quantité importante d'énergie : la batterie qui pose des problèmes de coût et d'impact environnemental et la solution de l'hydrogène.
L'hydrogène est le moyen de stockage de l'électricité sans rejet de CO2 et à faible impact environnemental. Sur un bâtiment tertiaire à usage de siège social, il est évident que la production à partir d'énergies renouvelables (éolien et solaire) ne sera pas totalement en phase avec la consommation. Autrement dit, la nuit, les éoliennes tournent alors qu'il n'y a pas de consommation, et en journée, la consommation s'avère supérieure à la production.
L'hydrogène apparait donc comme le moyen indispensable de stockage de l'électricité pour ne plus être relié au réseau électrique national.
L'hydrogène est un gaz qui s'obtient à partir de l'eau et de l'électricité par un processus qu'on appelle électrolyse. L'hydrogène n'est pas une énergie, mais un vecteur énergétique. L'idée du bâtiment c'est d'utiliser l'hydrogène comme un moyen de stockage électrique. Les énergies renouvelables (éolien et solaire) produiront de l'hydrogène par électrolyse de l'eau.
Cet hydrogène stocké, combiné à l'oxygène de l'air ambiant, sera utilisé pour fabriquer de l'électricité grâce à une pile à combustible. La chaleur dégagée servira pour le chauffage, et l'électricité pour l'alimentation du bâtiment.
Cette technologie permettra d'assurer la fourniture électrique du bâtiment lors des périodes dites déficitaires (lorsque la production d'électricité par les énergies renouvelables est inférieure à la consommation électrique du bâtiment).
Conclusions :
Le consommation énergétique du siège social a été évaluée à 48 kWh/m²/an contre une production de 66,3 kWh/m²/an, soit un bilan énergétique positif de 18,3 kWh/m²/an.
Ces prévisions sont situées au dessus de la Réglementation Thermique 2012 annonçant les bâtiments "basse consommation" et la RT 2020 annonçant les bâtiments à énergie positive. Ce nouveau bâtiment évite ainsi de rejeter annuellement 67,77 Tonnes de CO2 par rapport à un bâtiment tertiaire classique. En comparaison, un foyer français rejette 16,4 tonnes de CO2 par an.
Le bâtiment est autonome et demeure capable de produire de l'énergie à l'aide de dispositifs solaires et éoliens. La volonté de la société de ne plus être raccordés au réseau électrique national, est devenue possible uniquement par le couplage des énergies renouvelables et de l'hydrogène. Le bâtiment en produira et en stockera afin de générer de l’électricité via une pile à combustible.
Le bâtiment "ABALONE" est devenu une véritable vitrine des énergies renouvelables, combinant l'ensemble des énergies de demain afin de donner naissance à un Bâtiment à Energie Positive, autosuffisant et sans émission de CO2.
FRANCE : EnergiseYourFuture Paris 09, les jeunes ont leur forum
source : enerzine.com
Du 18 au 20 novembre 2009, jeunes professionnels, étudiants, représentants du monde académique, leaders, experts et organismes non gouvernementaux (ONG) se rassemblent durant trois jours à Paris pour le Forum des Jeunes du World Petroleum Council (WPC), EnergiseYourFuture.
L'initiative EnergiseYourFuture offre aux étudiants et jeunes professionnels du secteur de l'Énergie de tous pays la possibilité d'engager un dialogue par delà les générations.
En effet, ces acteurs de l'industrie qui ont généralement moins de 35 ans et une carrière de moins de dix ans, peuvent ainsi rencontrer les leaders, chercheurs et spécialistes actuels afn de défnir ensemble des plans d'actions pour une énergie durable. En outre, ce programme permet aux leaders actuels d'entendre ce que les jeunes attendent du secteur de l'Énergie sur des questions tels que le réchauffement climatique, l'offre et la demande en termes d'énergie, les contextes futurs, la création d'emplois et les compétences nécessaires.
Ce qui fait l'originalité de ce Forum, c'est qu'il se construit entièrement autour des jeunes qui ont activement collaborés à l'élaboration et à la mise en œuvre du contenu et du format.
Le Forum des Jeunes organise trois types de rencontres :
• Cinq débats en sessions plénières portant sur les grands défs que va devoir affronter l’industrie de l'Énergie ; ces débats s’articulent autour de trois thèmes clés (L'évaluation du paysage énergétique de demain, le développement d'une industrie énergétique et durable, le leadership de demain : Adapter les compétences aux défs futurs).
• Trois sessions de trois ateliers autour des problèmes clés abordés.
• Des discussions informelles pour débattre du secteur énergétique et tisser des réseaux dans le cadre des « Knowledge Cafés ».
Le forum aura lieu "Aux Pyramides - Port Marly" (15 mins du centre de Paris). Pour plus de renseignements rendez vous sur www.energiseyourfuture.com
RUSSIE : La Russie va explorer les fonds marins de l'Arctique
source :CBS / RIAN
La Russie prévoit d'effectuer des recherches approfondies sur une bande de territoire sous la mer Arctique supposée regorger de gaz et de pétrole a déclaré vendredi, un haut responsable russe de la flotte des brise-glaces.
Ainsi, les Brise-glaces conduiront les navires d'investigation dans l'Arctique à travers une série de missions au cours des trois prochaines années dans le but de mener une analyse géologique détaillée des fonds marins, a indiqué Andrei Smirnov, le directeur adjoint des opérations d'Atomflot.
Andrei Smirnov a précisé que des chercheurs russes envisagent le départ d'une mission dans l'Arctique à partir de juin 2010. Il comprendra un brise-glace nucléaire et un navire de recherche.
D'autres missions similaires devraient également se dérouler entre 2011 et 2012. Les chercheurs utiliseront des équipements sonores et autres systèmes sophistiqués pour étudier les fonds marins.
La Russie travaille actuellement sur la conception d'une nouvelle classe de brise-glace nucléaire et quatre d'entre eux seront vraisemblablement construits a affirmé par ailleurs Mr. Smirnov.
Au-delà de l'intérêt scientifique, l'expédition russe entend bien rappeler les visées russes sur le contrôle de ces territoires. En 2001, Moscou avait déposé une requête devant une commission de l'ONU sur le droit de la mer pour revendiquer le fond marin arctique, avant d'être rejetée pour manque de preuves.
Moscou revendique une grande partie du fond océanique arctique comme étant le sien, en faisant valoir qu'il s'agit d'une extension du plateau continental de la Russie. En 2007, des scientifiques russes avaient réussi à atteindre le plancher de l'océan Arctique à 4.261 mètres de profondeur grâce à 2 sous-marins de poche, Mir-1 et Mir-2. Et pour marquer leur territoire, l'équipage avait planter un drapeau russe en titane.
Les États-Unis, le Canada, le Danemark et la Norvège ont aussi tenté d'affirmer leur compétence sur une partie de l'Arctique, qui selon les spécialistes est censée contenir jusqu'à un quart des réserves mondiales de pétrole.
Les tensions entre les différents protagonistes s'animent alors même que le réchauffement planétaire fragilise le manteau polaire, ouvre de nouvelles routes maritimes et offre de nouvelles possibilités d'extraction de ressources en hydrocarbures.
FRANCE : Systaic primé à Batimat par son Système aéraulique
source : Systaic
Lundi, le Prix BATIMAT D'OR 2009 du Concours de l'Innovation a été décerné à l'entreprise SYSTAIC France pour sa toute dernière innovation : le Collecteur Aéraulique Photovoltaïque.
Couplé à un système de pompe à chaleur, ce panneau Collecteur Aéraulique Photovoltaïque permet d’utiliser la chaleur produite par les panneaux photovoltaïques pour optimiser le fonctionnement de la pompe à chaleur. En été, l'air est utilisé pour l’eau chaude sanitaire et le refroidissement intérieur de l'habitation.
Description du système :
• Pour eau chaude sanitaire, chaufage ou rafraîchissement des espaces intérieurs
• Un système de pompe à chaleur utilise la chaleur résiduelle produite par le système photovoltaïque, en même temps que l’électricité, afin de produire de l’eau chaude sanitaire
• Utilisation de la chaleur résiduelle pour le réchaufement des pièces intérieures, selon la confguration de l’installation prévue
• En été, l’air est utilisé pour l’eau chaude sanitaire et le refroidissement intérieur de l’habitation
• Le système fonctionne grâce à deux ballons de stockage jumelés. Un ballon source en MCP et un ballon de process
L'air chaud dégagé par les panneaux photovoltaïques permet d’obtenir un COP de 6 avec ce type de raccordement de la pompe à chaleur, par rapport à un COP de 4 avec une pompe à chaleur raccordée de manière classique.
La couverture énergétique SYSTAIC ne produit pas uniquement de l'électricité :
La couche d’air entre les unités énergétiques et le panneautage constitue en elle même une isolation thermique, mais en plus les grilles d’aération permettent à cet air de circuler pour refroidir les unités, et l’air chaud récupéré peut être réinjecté dans le processus de pompe à chaleur de l’habitation. Ainsi les calories créées par le fonctionnement du système photovoltaïque peuvent contribuer à la production d’une autre énergie directement exploitable dans le logement.
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Le 05/11/09
FRANCE : Climatisation à l'énergie thermique des eaux profondes
source : DeProfundis
Aidée par l’ADEME et OSEO, la société DeProfundis a testé dernièrement la toute première installation mondiale de son procédé de climatisation.
Lauréat du concours national OSEO-ANR de création d'entreprises innovantes, Bruno Garnier à choisi d'installer son prototype pour 2 mois à la Capitainerie du Bourget-du-Lac, sur le territoire de la CALB (communauté d’agglomération du Bourget-du-Lac).
Le prototype conçu avec le soutien des industriels DAIKIN, KME, RYB TERRA, GRUNDFOS a bénéficié de plus de 17.000 € de dons en matériel pour sa construction et pour la mise en place de sections tests.
L'énergie thermique des mers (ETM) est considérée depuis plus d'un siècle comme étant une source d'énergie propre et renouvelable ; l'eau glacée est captée des profondeurs pour refroidir un ou plusieurs bâtiments.
Dans le domaine de la climatisation, les SWAC (Sea Water Air Conditioning) ont permis de réaliser des économies d'énergie considérables. Exemples : Hôtel Intercontinental de Bora Bora, université de Cornwell, centre ville de Stockholm, site NEHLA à Hawaï, centre ville de Toronto etc.
Le succès de ces SWAC de première génération a clairement démontré leurs avantages économiques et écologiques. Il a aussi permis à Bruno Garnier de voir les limites du procédé utilisé, l'aspiration.
L'aspiration de l'eau profonde provoque une dépressurisation à l'intérieur des conduites, qui en devenant trop importante, crée des phénomènes de cavitation très destructeurs pour l'ensemble des éléments mécaniques (pompe). De fait, le système ne peut être exploité à son maximum et ses performances s'en trouvent considérablement réduites.
Seul moyen d'éviter la cavitation : pulser l'eau au lieu de l'aspirer, ce qui provoque une surpression favorable à l'intérieur de la conduite. La mise en place de pompes à l'extrémité profonde de la conduite se heurtant à des difficultés techniques insurmontables (pompe fonctionnant sou 80 bars de pression, maintenance in situ très complexe, alimentation électrique problématique, …), DeProfundis a opté pour un système de pulsion d'eau douce en boucle fermée. Le liquide caloporteur refroidi dans un échangeur thermique situé au fond de l'eau, permet ainsi de rafraichir les structures à terre de façon naturelle et économique.
L'avantage concurrentiel de DeProfundis réside dans sa capacité à proposer une solution innovante aux structures de taille moyenne (10 000 à 60 000 m2), une climatisation « écologique » et performante à un coût économiquement viable (2 à 3 fois moins cher que des projets équivalents).
L'avantage technologique, et les coûts raisonnables de son installation font de ce procédé un produit fortement concurrentiel sur le marché de la climatisation naturelle des structures de taille moyenne.
RÉSULTATS DU PROTOTYPE EXPÉRIMENTAL
Température ambiante : 20° à 22° en moyenne (maximum 26°)
Température de l’eau à l’intérieur du circuit : 14° l’entrée du circuit ; 8° au fond de l’eau (à la sortie de l’échangeur thermique) ; 9,5° à 10,5° à la sortie du circuit.
(La quantité de chaleur rejetée dans le lac par l’installation est négligeable ; elle correspond à 15 secondes d’ensoleillement)
Débit moyen de la pompe : 5 m3/h – pompe multicellulaire variable GRUNDFOS CRE 5-16
Consommation électrique : 400 W
Puissance froid de l’unité intérieure : 8,71KWf puissance totale – ventilo-convecteur DAIKIN FWL10CTV
Puissance froid récupérée : 7,5 KWf – utilisation de la pompe à 50% de sa puissance pour 1 ventilo-convecteur. (400m d’échangeurs en cuivre SANCO® recuit Ø16mm - KME ; boucle en capteurs géothermiques Ø40mm - RYB TERRA ; boucle d’alimentation du ventilo-convecteur en cuivre Qtec® Ø20mm - KME)
Rendement : COP 17 à 19 (le coefficient de performance est encore à l’étude ; potentiel estimé à 27) (NB : une solution classique affiche un COP plus proche de 3 ou 4)
Economie d’énergie sur le fonctionnement du système : 85% (comparée à une solution classique)
ALLEMAGNE : Ecoquartier: le KO-Bogen de Düsseldorf se met au vert
source : enerzine.com/Ensavoir+
L'architecte Daniel Libeskind a récemment dévoilé un nouveau complexe à usage mixte dans le quartier de Kö-Bogen situé dans le centre ville de Düsseldorf en Allemagne.
L'originalité du concept tient du fait que l'ensemble du bâtiment est surplombé d'un toit de gazon vert étudié pour s'adapter à l'architecture historique environnante du boulevard de Koenigsallee.
Cet espace vert vu du ciel a aussi pour finalité de relier visuellement les deux blocs. Les 2 espaces incurvés permettent de créer une toute nouvelle zone piétonne et inciter les gens à profiter de cet espace ouvert au cœur de la ville.
La façade de l'édifice est censée refléter le contexte des bâtiments qui l'entourent grâce à une combinaison de verre et de pierre comme le calcaire qui s'intégre naturellement dans le décors. En effet, issu des carrières locales, le calcaire demeure présent historiquement dans le quartier.
Les 3 premiers étages du complexe comportent des centres commerciaux, et les 3 étages supérieurs seront utilisés comme espaces de bureaux. À l'extérieur des bâtiments, de subtiles variations dans la conception des fenêtres et du vitrage permettent de contrôler le niveau d'éclairage et optimiser le gain de chaleur thermique, ce qui réduit d'autant la consommation énergétique interne.
Le financement ayant été obtenu, la construction de ce nouveau projet va pouvoir débuter au début de l'année prochaine.
FRANCE/U.S.A : EDF autorisé à s'implanter dans le nucléaire aux USA
source : EDF / ASN
Le Conseil d'administration de l'électricien américain Constellation Energy a accepté les conditions énoncées par la Commission des Services Publics du Maryland relatives à la création d'une société commune avec le français EDF
L'ensemble des conditions suspensives qui avaient pour objet la préservation de l'indépendance et l'assurance de la solidité financière de la filiale régulée de Constellation Energy est désormais levé.
Cette dernière étape, marque l’aboutissement d'un partenariat initié il y a plus de deux ans, et va permettre à EDF de concrétiser son projet d'investissement dans les centrales nucléaires existantes de Constellation Energy. En effet, EDF prévoit de construire quatre réacteurs nucléaires de troisième génération (EPR) aux Etats-Unis.
"EDF se félicite de la décision" et va engager le processus permettant la clôture financière de la transaction pour laquelle il a déjà reçu l'autorisation de son Conseil d'administration.
"EDF, premier exploitant nucléaire mondial, va ainsi renforcer sa présence aux Etats-Unis pour opérer et développer des réacteurs nucléaires sur le premier marché mondial où le groupe est déjà très actif dans les énergies renouvelables (enXco, filiale d'EDF Energies Nouvelles), le trading (EDF Trading North America) et la relance du nucléaire (via Unistar Nuclear Energy)" s'est réjouit Pierre Gadonneix, le PDG d'EDF.
Le groupe français a déboursé 4,5 milliards de dollars pour acquérir 49,99 % des activités nucléaires de l'américain.
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Le 04/11/09
ONU : ENVIRONNEMENT:Copenhague : Ban Ki-moon veut mettre la barre haut
source : Nouvelobs.com
Le secrétaire général de l'ONU veut un accord "contraignant" lors du sommet de Copenhague sur le climat.
"Il ne faut pas réduire nos ambitions" déclare-t-il.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a mis la barre haut et insisté sur un accord global "contraignant" lors du sommet de Copenhague en décembre sur le climat, dans un entretien paru dimanche 1er novembre dans un quotidien grec.
"Nous allons faire tout notre possible pour aboutir à un traité efficace (...) et contraignant; on ne veut pas le reporter", a indiqué Ban Ki-moon au quotidien Kathimerini, trois jours avant sa visite officielle en Grèce, les 4 et 5 novembre.
"Il faut mettre la barre haut"
"Si, pour quelque raison que ce soit, cela s'avère impossible, il y aura un accord politique qui nous conduira à de nouvelles négociations après le sommet de Copenhague. Mais il faut mettre la barre haut et ne pas réduire nos ambitions", a-t-il ajouté.
Mercredi, le secrétaire exécutif de la Convention climat des Nations unies, Yvo de Boer, a indiqué qu'il serait "physiquement impossible" de finaliser tous les détails d'un traité à Copenhague mais que le sommet devra permettre d'aboutir à un accord "sur l'essentiel" et "finaliser les détails en 2010".
Le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen a aussi reconnu qu'il ne croyait pas dans l'adoption d'un accord global juridiquement contraignant.
La communauté internationale doit sceller en décembre à Copenhague un nouvel accord de lutte contre le changement climatique qui doit entrer en vigueur en 2013 après l'expiration du protocole de Kyoto.
FRANCE : Areva teste sa pile à combustible dans un drone AUV
source : Areva / Ifremer
Areva a expérimenté sa technologie de pile à combustible* pour propulser un drone sous-marin autonome (AUV : Autonomous Underwater Vehicle) exploité par l’Ifremer : l'Idefx.
Conçu pour la surveillance sous-marine en zone côtière, l'autonomie de ce robot sous-marin est généralement d'une centaine de km. Il a été doté d'une pile à combustible développée par la société Hélion (filiale du groupe Areva), qui va lui permettre de parcourir une distance de près de 300 km en Méditerranée.
Le sous-marin a effectué sept plongées cumulant ainsi 65 heures de fonctionnement à la fois en surface et à différentes profondeurs et cela sans avaries. Le remplissage des bouteilles en hydrogène et en oxygène nécessaires à son fonctionnement a été réalisé en pleine mer avant chaque plongée. Enfin, la maintenabilité** du système de bord a été démontrée au cours des essais réalisés.
Testé dans des conditions opérationnelles en Méditerranée, la pile a répondu aux attentes de ses concepteurs et sa fiabilité a été validée.
Ces résultats encourageants permettent d'envisager la mise sur le marché des solutions basées sur la technologie des piles à combustible et de l'hydrogène pour l'alimentation énergétique de sous-marins et de navires de surface électriques voire d’aéronefs.
Le programme PANH (Plan d’Action National sur l’Hydrogène et les piles à combustible) soutenu par l'Agence Nationale de Recherche (ANR) a nécessité la coopération de plusieurs acteurs, dont Areva, l'Ifremer, organisme de recherche en sciences marines, les pôles de compétitivité Mer PACA et CAPENERGIES.
L'objectif principal du projet PACSM est de concevoir, de mettre au point et d’expérimenter des systèmes de piles à combustible de type PEMFC hydrogène-oxygène pour les applications sous-marines inhabitées.
* La pile à combustible (PAC) est un générateur de courant qui transforme l’énergie d’une réaction chimique (de l’hydrogène et de l’oxygène) en énergie électrique combinée à un dégagement de chaleur de façon continue. Le fonctionnement d'une telle pile est particulièrement propre puisqu'il ne produit que de l'eau.
** La maintenabilité est la capacité d'un système à être simplement et rapidement réparé
[ Credit image : Ifremer/Stéphane Lesbats ]
SUISSE : Les piles rechargeables zinc-air, bientôt une réalité
source : Technology Review
Une entreprise Suisse basée à Staefa affirme avoir mis au point une pile rechargeable zinc-air capable de stocker trois fois plus d'énergie (densité) que des batteries au lithium-ion, tout en coûtant deux fois moins cher.
La société ReVolt devrait commercialiser une pile "bouton" pour appareils auditifs à partir de l'année prochaine.
Elle prévoit également d'intégrer dans les années à venir sa technologie dans des batteries plus volumineuses comme le téléphone portable, et les vélos électriques. Elle commence aussi à développer des batteries à destination des véhicules électriques.
Contrairement aux piles classiques contenant tous les réactifs nécessaires pour générer de l'électricité, les piles zinc-air font appel à l'oxygène de l'atmosphère pour produire du courant.
"A la fin des années 1980, ces piles étaient considérées comme l'une des technologies les plus prometteuses, en raison de leur capacité de stockage à haute densité énergétique" précise M. Gary Henriksen, Directeur du département de l'énergie électrochimique de stockage à "Argonne National Laboratory" dans l'Illinois. Les composants de la batterie reste relativement stable puisqu'ils ne nécessitent pas de matières volatiles, et les piles zinc-air ne sont pas enclins à prendre feu, comme dans les batteries lithium-ion.
Mais après des cycles répétés de charge et de décharge, l'électrode Air peut donner des signes de faiblesse et ralentir ou arrêter les réactions de l'oxygène. La batterie peut ne plus fonctionner si elle sèche ou si le zinc s'accumule de façon inégale, formant une structure qui créée un court-circuit entre les électrodes.
ReVolt précise qu'il a développé des méthodes pour contrôler la forme de l'électrode Zinc (en utilisant certains gélifiants et agents contrôlés) et la gestion de l'humidité dans la batterie. Il a également testé un nouvel électrode Air, qui combine des catalyseurs capables d'améliorer la réduction de l'oxygène de l'air lors de la décharge et de stimuler la production d'oxygène pendant la charge.
Des prototypes ont fonctionné pendant plus d'une centaine de cycles, et les premiers produits commercialisés par la société devraient durer quelques centaines de cycles. ReVolt espère porter ce chiffre entre 300 et 500 cycles, ce qui les rendraient intéressant pour les téléphones mobiles et les vélos électriques.
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Le 03/11/09
ALLEMAGNE : Premier service aérien régulier assuré à moitié avec un carburant synthétique
source : bulletins-electroniques.com
Le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) a signé un contrat de coopération le 13 octobre 2009 à Doha (Qatar) avec le groupe énergétique Shell, le centre technologique du parc de science et technologie du Qatar (QSTP), l'Université A&M du Texas au Qatar et le fabricant de moteurs Rolls Royce, pour la recherche de carburants alternatifs dans le domaine aéronautique.
Ils vont étudier la mise en place de carburants synthétiques à base de gaz naturel dans le cadre d'un projet de recherche s'étendant sur 3 ans, avec pour objectif une indépendance accrue vis-à-vis du pétrole.
Le premier vol régulier commercial d'un Airbus A340-600 de la compagnie Qatar Airways avec le carburant GtL [1], un carburant à haute performance synthétique à base de gaz naturel, a eu lieu le 12 octobre 2009 depuis l'aéroport de London Gatwick en direction du Qatar.
C'est la première fois qu'un carburant comprenant 50% de carburant de synthèse GtL et 50% de kérosène est utilisé sur une ligne régulière avec des passagers. "Le développement du carburant GtL représente un pas important pour l'aéronautique dans deux directions", affirme le Prof. Manfred Aigner, directeur de l'Institut DLR de technique de combustion basé à Stuttgart. "Nous apprenons avec nos partenaires les propriétés de la nouvelle génération de carburants, développons des outils essentiels et bâtissons ainsi un pont essentiel vers les biocarburants, fournisseurs d'énergie renouvelable à base de biomasse. Parallèlement à cela, nous nous découplons peu à peu du pétrole avec un objectif de 100% synthétique", ajoute le professeur.
La circulation aérienne pourrait ainsi être assurée à l'avenir de façon indépendante du pétrole. Le carburant synthétique GtL est un premier pas essentiel pour l'utilisation de carburants alternatifs dans l'aviation. Il est produit par le procédé "Fischer-Tropsch" [2], lors duquel le gaz naturel est transformé en gaz de synthèse grâce à l'introduction d'oxygène et de vapeur d'eau puis transformé en hydrocarbure liquide. Le carburant GtL devrait être produit en quantités commerciales (environ 1 million de tonnes par an) au Qatar à partir de 2012 sous le pilotage de Shell et Qatar Petroleum. Dans le cadre de cet investissement, 3 projets de recherche ont été créés.
Dans le projet de recherche pour la caractérisation des propriétés de combustion du carburant GtL, les partenaires amélioreront le nouveau carburant avec un double objectif de performance et de réduction des émissions de polluants. L'institut DLR de technique de combustion est impliqué dans l'analyse des processus de combustion et dans les propriétés du nouveau mélange de carburants. Le combustible GtL doit remplir plus de 50 critères pour être agréé comme carburant d'avions : par exemple en ce qui concerne le temps d'amorçage, la propension au charbonnement [3] ou le point de congélation - le carburant synthétique à jet fluide doit être liquide même à des températures ambiantes de - 47 °C. Pour définir toutes ces caractéristiques, les scientifiques du DLR ont recours à leur expérience forte de nombreuses années dans le domaine de la recherche en combustion et des carburants alternatifs.
Les spécialistes en combustion du DLR vont à présent analyser le carburant-GtL fabriqué par Shell, certifié pour la mise en place dans l'aviation et chercher à l'optimiser, sur le banc d'essai de combustion dont ils disposent, grâce à diverses techniques de mesure. Avec les valeurs des mesures obtenues sur le banc d'essai, ils développeront ensuite des modèles numériques d'envergure, physiques et chimiques, pour la combustion dans les turbines à gaz des avions, qui reproduisent les diverses caractéristiques du carburant synthétique.
Ces modèles permettent ensuite de tester les carburants déjà existants. En même temps ils permettent un pas en avant conséquent : un carburant d'avenir peut être optimisé d'avance dans un processus de design ciblé. C'est particulièrement intéressant pour les carburants synthétiques comme le GtL, dont la composition peut être adaptée au besoin. Avec l'infrastructure de banc d'essai combinée aux compétences dans les domaines d'analyse des polluants, des techniques de mesure, de la modélisation des procédés de combustion, de la cinétique chimique (étudiant par exemple le comportement d'amorçage, la vitesse de la flamme ou le dégagement de chaleur), jusqu'à la simulation numérique, l'Institut DLR de technique de combustion offre ainsi une approche globale pour déterminer le carburant optimal pour l'aviation future.
EUROPE/U.S.A : Bruxelles espére réaliser 9 TWh d'économie d'électricité
source : EU
La Commission européenne et l'Agence américaine pour la protection de l'environnement (EPA) ont convenu jeudi d'introduire de nouvelles spécifications plus strictes pour les dispositifs d'affichage dans le cadre du programme Energy Star (EU-UE).
Les nouveaux critères prennent effet immédiatement et devraient permettre de réaliser, au cours des cinq prochaines années, des économies d'électricité de 9 TWh pour l'UE, ce qui équivaut à la consommation annuelle en électricité de tous les ménages de la Bulgarie.
Energy Star fait partie de la stratégie communautaire visant à mieux gérer la demande énergétique, à contribuer à la sécurité de l'approvisionnement en énergie et à atténuer le changement climatique.
"Energy Star est un bon exemple de coopération efficace avec les États-Unis. Elle permet des baisses réelles de la consommation d'énergie et des émissions de CO 2 dans le monde entier, tout en faisant économiser de l'argent aux ménages et aux entreprises. Ces nouveaux critères sont une étape importante sur la voie de la réalisation de nos objectifs en matière d'efficacité énergétique et de protection du climat", a déclaré M. Andris Piebalgs, commissaire européen chargé de l'énergie.
Les nouvelles spécifications techniques des dispositifs d'affichage (et notamment des moniteurs) ont été élaborées conjointement par les pays de l'UE, l'Agence américaine pour la protection de l'environnement et les parties intéressées dans le monde entier. Les nouveaux critères pour les dispositifs d'affichage devraient permettre d'économiser 9 TWh dans la seule UE en conséquence des nouveaux achats effectués au cours des trois prochaines années.
Les économies seront réalisées sur la durée du cycle de vie des produits, soit une période de quatre à cinq ans. Le programme UE-EU Energy Star sera bientôt complété par de nouveaux critères pour d'autres catégories d'équipements de bureau.
Energy Star, une certification efficace :
La consommation annuelle d'électricité d'un PC et de son imprimante peut varier entre 40 et 350 voire 400 kWh/an, selon son usage. En se basant sur une durée de vie de 5 à 6 ans (moyenne européenne) et sur un tarif d'électricité de 0,135 € par kWh, l'équipement certifié ENERGY STAR le plus efficace vous permettra d'économiser entre 200 et 270 € sur votre facture d'électricité.
FRANCE : concert Ultimatum Climatique
source : WWF.fr
Le 22 novembre 2009 à 16h, se tiendra au Zénith de Paris, le tout premier « Concert Climatique », à l’initiative du groupe Tryo et d’une dizaine d’ONG dont le WWF-France.
Le changement climatique a déjà des conséquences dramatiques. Les premières victimes sont et seront à l’avenir les populations déjà les plus vulnérables et les pays les plus pauvres : crises humanitaires, exodes, atteintes aux droits de l’homme risquent de se multiplier dans un futur proche. C’est pourquoi une coalition inédite d’organisations françaises de solidarité internationales, de défense de l’environnement et des droits de l’homme lance un appel au président français, en vu du Sommet de Copenhague.
Ce concert qui rassemblera Yannick Noah, Bernard Lavilliers, Tryo et Zazie est le prolongement de l’appel « Ultimatum Climatique » lancé par une dizaine d’ONG (WWF, Greenpeace, FNH, Réseau Action Climat, OXFAM, Action contre la faim, Secours Catholique, Médecins du Monde, Amis de la Terre, FIDH et CARE) dont l’objectif est de recueillir un million de signatures.
En décembre, le Danemark va accueillir le prochain sommet international des Nations Unies sur le climat. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto.
3 semaines avant l'ouverture de la Conférence de Copenhague, Yannick Noah, Bernard Lavilliers, Tryo et Zazie se produiront au cours d'une après-midi de mobilisation en faveur de l'Ultimatum Climatique. Une manière de faire monter encore un peu la pression sur nos dirigeants pour que Copenhague soit un réel succès.
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Le02/11/09
SUISSE : Le restaurant tournant du Leysin s'équipe en solaire
source : enerzine.com
Le restaurant panoramique situé sur le sommet de la Berneuse (Suisse) offrant une vue imprenable sur le lac Léman, la vallée du Rhône et le Mont Blanc et capable de tourner sur lui-même, fonctionne désormais grâce à l'énergie solaire.
En effet, 10 panneaux solaires ont été installés, permettant ainsi au restaurant « Le Kuklos » (à 2048 m d'altitude) de tourner sur 360 degrés en 1 heure et demi grâce à l'énergie du soleil. La prochaine étape consistera à ériger une éolienne à axe vertical afin de récupérer également de l'énergie.
Lorsque le projet sera entièrement terminé, le restaurant tournant panoramique de 250 places deviendra le premier du genre dans la région, à être entièrement autonome en énergie.
Le Leysin (1263-2331 mètres) situé au-dessus de la vallée du Rhône, demeure célèbre pour son ensoleillement. Il offre un accès à 60 kilomètres de pistes de ski alpin (12 pistes bleues, cinq rouges et deux noires) et à sept kilomètres de sentiers pour le pays.
BELGIQUE : L'Oreal inaugure sa première centrale biogaz
source : L'Oreal / Eneco / Bio Energie Europa
Le groupe des cosmétiques L'Oréal a inauguré hier dans le Sud de la Belgique, à Lebramont, une installation de biométhanisation d'une puissance de 3,2 MW, faisant de ce site sa première "île énergétique durable".
Le site de production est prévu pour être déconnecté complètement du réseau public d'électricité et de gaz naturel en pourvoyant entièrement à ses propres besoins en énergie. Le concept et la technologie ont été développés au cours des trois dernières années par le fournisseur belge d'énergie renouvelable Bio Energie Europa et l'entreprise énergétique Eneco.
La biomasse, composée de résidus issus de l'industrie agro alimentaire, est récoltée (54.000 tonnes par an) dans une cuve étanche à l’air. Grâce au processus biologique de fermentation, les bactéries transforment la biomasse en méthane. Ce biogaz est ensuite transporté vers l'usine au moyen d'une canalisation souterraine de 600 mètres.
Le biogaz acheté par L'Oréal est utilisé par 3 moteurs de cogénération (production combinée de chaleur et d’électricité), produisant aussi bien de la chaleur que de l'électricité. La chaleur produite est ensuite revalorisée sous forme de vapeur, et entièrement injectée et utilisée par L'Oréal. En outre, comme la production d'électricité est supérieure aux besoins du site, l'excédent (équivalant aux besoins de +/- 4.000 ménages) est réinjecté dans le réseau public.
Selon les prévisions d'Eneco Belgique, quelque cinq installations dans le secteur du “biogaz” seront construites chaque année, représentant un investissement annuel de 75 millions d'euros.
Pour L'Oreal le projet réalisé demeure une étape importante dans l'objectif de réduire ses émissions de CO2 dans le monde de quelque 50% à l'horizon 2015. Elle ajoute "qu'une étude visant à appliquer des concepts similaires aux usines françaises est également en cours".
EUROPE : Réchauffement climatique : l'UE attend que les États-Unis abattent leur carte
source : lepoint.fr
Les pays de l'UE reconnaissent les besoins d'aide des pays pauvres face au réchauffement climatique, mais refusent de mettre l'argent sur la table tant que Washington n'aura pas dévoilé ses intentions à Copenhague. Une "tactique" jugée risquée par certains.
Un projet de texte final du sommet des dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles, soumis vendredi à la discussion, propose de négocier avec les autres pays développés et avec les économies émergentes sur la base d'un besoin pour les plus pauvres de 100 milliards d'euros par an entre 2013 et 2020. Il évalue entre 22 et 50 milliards d'euros par an la part des contributions publiques et entre 5 et 7 milliards d'euros par an le soutien immédiat à accorder de 2010 à 2013. Mais rien ne figure sur la contribution européenne. La Commission européenne plaidait pour un engagement de 15 milliards par an et un soutien immédiat de 1,5 milliard par an.
La chancelière allemande "Angela Merkel a refusé tout chiffrage" et l'a fait savoir assez sèchement, ont raconté les autres participants. "Nous allons lier nos engagements au fait que d'autres pays prennent des engagements financiers similaires", a-t-elle expliqué vendredi. La France et l'Italie, qui complètent le groupe des pays fondateurs de l'Europe, se sont rangées à cette position. "Nous avons besoin d'un engagement de tous les partenaires internationaux", a dit le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini. Les Danois, hôtes de la conférence de Copenhague, les Britanniques et les Belges, très volontaristes, se sont dits déçus vendredi par cette proposition "minimale", car tous ces chiffres sont connus depuis des mois et ne répondent pas aux attentes des plus pauvres. "Sans argent, il n'y aura pas d'accord", soutient le commissaire à l'Environnement Stavros Dimas.
Berlin, Paris et Rome assurent vouloir le succès des négociations sur le climat à Copenhague en décembre. Leur position est "une tactique de négociation" pour ne pas dévoiler trop tôt ses cartes face aux États-Unis et à la Chine, assurent leurs représentants. Elle sera mise à l'épreuve dès mardi prochain lors d'un sommet UE-États-Unis à Washington. Ce refus de délier tout de suite les cordons de la bourse masque aussi de profondes divisions entre pays européens sur la répartition de la facture. La position européenne insiste sur le fait qu'elle doit être fondée à la fois sur le niveau des émissions et la richesse. "Nous parlons de lutte contre le réchauffement du climat et l'effort doit se porter sur les émissions, selon le principe du pollueur-payeur", a toutefois expliqué un négociateur français. Neuf pays d'Europe de l'Est refusent cette formule, car, étant souvent plus pollueurs qu'à l'Ouest, ils paieraient davantage. "On ne va pas donner notre accord à un mécanisme qui veut que celui qui émet le plus de CO2 paie le plus", a affirmé le Premier ministre polonais Donald Tusk. Ils insistent pour que la richesse des États, supérieure à l'Ouest, soit prise en compte.
Un texte de compromis discuté vendredi indique que "les contributions des États devraient tenir compte de la capacité des moins prospères, au moyen d'un mécanisme d'ajustement interne". En clair un retour financier comme le chèque britannique pour l'agriculture. Il propose en outre que "l'UE et les États membres qui le peuvent assument leur part" du financement de l'aide d'urgence des trois premières années, "en fonction de leur situation économique et financière respective". Mais ces concessions étaient jugées insuffisantes par la délégation polonaise. Varsovie réclame davantage de garanties pour son rabais, a indiqué le ministre aux Affaires européennes Mikolaj Dowgielewicz.
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