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L'énergie marémotrice
La théorie :
Toutes les mers subissent 2 flux et 2 reflux quotidiens. Ces mouvements sont les conséquences de l'attraction de la Lune et du Soleil. L'amplitude des marées est déterminée par la forme de la côte. Le phénomène est une conséquence de la gravitation universelle.
La pratique :
a/ Une approche simple :le moulin à marée
A la frontière entre terre et mer, les tous premiers moulins à marée (Milin-mor ou Meil-mor) sont bâtis le long des côtes bretonnes dès le XIIe siècle, mais leur construction se développe principalement aux XVIe et XVIIe siècles. Leur apparition concorde avec l'essor des activités artisanales et le développement de la culture du sarrasin. Puis, les minoteries industrielles bâties sur quatre à cinq étages, ne leur succéderont qu'au XIXe siècle. Ces moulins qui ne produisaient de l'énergie qu'une fois par marée réalisaient un cycle à simple effet. L'usine marémotrice de la Rance fonctionne selon les mêmes principes que ces anciens moulins à marée.
Edifiés à même l'estran (portion du littoral comprise entre les plus hautes et les plus basses mers) au fin fond des estuaires et des baies les plus reculées, ces moulins commandés par le rythme des marées témoignent de l'utilisation très ancienne de l'énergie engendrée par le flux et le reflux. La forte amplitude des marées explique que la Bretagne a été la principale région française à utiliser cette source d'énergie, avec, à son actif, une centaine d'ouvrages inégalement répartis sur le littoral. Les roues et les meules fonctionnaient au jusant, à marée descendante, grâce à l'eau accumulée derrière une digue à marée montante. Le principe de fonctionnement des anciens moulins à marée dont quelques vestiges subsistent encore dans l'estuaire était le suivant : une digue fermant une anse (petite baie peu profonde) créait un bassin, des vannes permettaient le remplissage du bassin au flot (marée montante), une roue à aubes assurait le vidage du bassin au jusant (marée descendante) en produisant la force motrice.
b/ Une approche plus complexe : A ce jour, l'usine bretonne de la Rance est la seule centrale au monde capable de convertir de façon industrielle, la force des marées en énergie électrique. Sa production est de 540 millions de KWh, soit 90 pour cent de la production de la Bretagne et l'équivalent de la consommation annuelle de la ville de Rennes. L'idée de l'aménagement d'une usine marémotrice dans l'estuaire de la Rance fut initiée par G.BOISNOER en 1921 lors d'uni étude remarquable sur l'utilisation de l'énergie des marées. Les premiers chantiers furent ouverts début 1961 et en juillet 1963 la Rance était coupée. L'usine fut inaugurée par le Général De Gaulle, Président de la république en 1966 et le 24ème groupe était en service le 4 décembre 1967. L'utilisation de l'énergie des marées est très simple : un barrage est construit dans une baie ou un estuaire, isolant de la mer un bassin ; des groupes électrogènes convenables fonctionnant dans les deux sens permettent alors d'utiliser l'eau pour la production d'énergie électrique lors de sa montée et de sa descente.
Source : science-energie.chez-alice.fr |
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L'énergie hydrolique
La définition :
Énergie fournie par les chutes d’eau provoquées par l’ouverture d’un barrage fermant un lac de retenue, ou parfois par le simple débit d’un fleuve.
L’énergie hydraulique est le plus souvent fournie par les chutes d’ eau provoquées par l’ouverture des vannes d’un barrage fermant un réservoir d’eau. L’eau descend jusqu’à l’usine le long de conduites forcées : à sa sortie elle possède une grande énergie, due à sa perte d’altitude, qui fait tourner l’immense roue d’une turbine . Celle-ci entraîne un alternateur , qui produit du courant électrique.
Il existe différents types d’usines hydroélectriques, jouant différents rôles dans la production d’électricité : - les usines de basse chute ou au fil de l’eau, alimentées par le débit d’un fleuve, fournissent une production électrique de base ; - les usines de haute chute ou de lac, situées en haute montagne, sont mobilisées en période de pointe de consommation électrique et en hiver (libération de leur important réservoir, rempli au printemps et en été) ; - les usines de moyenne chute ou d’éclusée, en moyenne montagne, sont utilisées aux heures chargées, pour la régulation journalière ou hebdomadaire de la production électrique (réservoir rempli sur de courtes périodes). En France, l’énergie hydraulique constitue la seconde source de production d’électricité (15 % de la production totale).
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