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Le10/03/10   
FRANCE :  La plus grande centrale solaire du monde bientôt construite en Lorraine
source :       20minutes.fr
 ENERGIE - La structure produira assez d'électricité pour une ville de 62.000 habitants...
 
 
 
 
 
 
La Lorraine se met au vert. Une centrale solaire qui sera «la plus grosse en France, voire dans le monde», doit être construite à Toul-Rosières (Meurthe-et-Moselle) pour une mise en service à partir de 2012, a annoncé EDF - Energies nouvelles (EDF-EN). «L’investissement sera d’environ 430 millions d’euros pour un parc de 415 hectares», a précisé à l’AFP Jean-Marc Dall’Aglio, chargé de mission auprès du président d’EDF-EN.
 
Le site, une ancienne base aérienne de l’OTAN désaffectée depuis 2004, deviendra un champ de panneaux voltaïques au terme d’un chantier qui devrait employer près de 150 personnes, a indiqué EDF-EN. La mise en service devrait être effective en deux temps, en 2012 puis 2013, sous réserve de l’obtention d’autorisations administratives, et notamment du permis de construire, a expliqué le porte-parole.
 
143 mégawatts
 
À terme, l’énergie produite qui sera de 143 mégawatts, soit l’équivalent de la consommation d’une ville de 62.000 habitants, sera revendue à EDF. A titre de comparaison, le réacteur EPR en construction à Flamanville sera 1.000 fois plus puissant (1.600 mégawatts) pour une facture comprise entre 4 et 5 milliards de d'euros.
 
A l'heure actuelle, la plus vaste centrale solaire se trouve en Espagne et produit 60 mégawatts. D'autres chantiers sont en cours en Australie et aux Etats-Unis et pourraient, selon le calendrier, détrôner la centrale française.
 
Le manque d'ensoleillement «pas un souci important»
 
Le choix de la Lorraine pour une centrale solaire peut surprendre. Mais «avec les nouveaux tarifs définis par le gouvernement, le manque d’ensoleillement en Meurthe-et-Moselle ne devrait pas poser de souci important, puisque le département bénéficie d’un bonus de 18% par rapport au département de base», a souligné le porte-parole de EDF-EN.
 
L’entreprise, qui qualifie le projet comme «l’un des plus importants, dans le solaire, depuis dix ans», observe que «les sites ne sont pas si nombreux que cela». EDF-EN louera le terrain à l’Etat, propriétaire, dans le cadre d’un bail emphytéotique de 22 ans, pour un loyer annuel d’environ un million d’euros. «Les retombées pour les collectivités locales doivent être d’environ 1,3 million d’euros par an», a affirmé le porte-parole.
P.B. avec agence
 
COREE :  KIA révèle son concept-car hybride : RAY 
source :     enerzine.com
  
 Kia Motors a dévoilé son concept-car hybride Ray au salon de l'automobile de Chicago 2010 qui dispose d'un toit panoramique solaire, des commandes (accélérateur, direction, freins,…) entièrement gérées par électronique, d'un tableau de bord à écran tactile, et d'une batterie en lithium-polymère. 
 
 
 
 
Le concept Ray est construit sur une base de Forte, avec des matériaux légers et recyclés, toujours dans un soucis d'augmenter l'autonomie de route.
 
Les surfaces vitrées, sont composées de nano-films stratifiés et d'autres matériaux permettant de réfracter la chaleur du soleil.
 
Elles se teintent en noir lorsque le véhicule est à l’arrêt aidant ainsi à faire diminuer la température intérieure de l'habitacle. Les cellules solaires sur le toit ont pour objectifs de fournir de l'électricité aux modules internes comme la climatisation, l'éclairage ou encore l'allume cigare.
Kia affirme que son concept-car peut rouler pendant plus de 80 km rien qu'en mode électrique, à une vitesse maximale de 175 km/h. Associée au moteur thermique diesel tout aluminium à injection directe (1.4 l - 153 CV), l'autonomie totale passerait à 1 200 km.

Le moteur électrique délivre une puissance de 78 kW et en fonction du style de conduite, la puissance est transmise soit aux roues avant par le moteur thermique, et/ou par le moteur électrique.
 
ITALIE :  Une pile à combustible qui s'auto-alimente en hydrogène
source :     EPS/enerzine.com
 
 A l'occasion de la tenue du Salon mondial du Mobile à Barcelone, la société italienne Electro Power Systems (EPS) annonce le lancement d'ElectroSelf, la première technologie de piles à combustible entièrement auto-alimenté en hydrogène.
 
 
 
 
 
 
 
Le dispositif est conçu pour fournir une alimentation de secours fiable aux réseaux mobiles en tout lieu, que ce soit hors réseau, dans les lieux à l'alimentation instable ou sous des climats extrêmes. Le système de piles à combustible à hydrogène autonome ne consomme que de l'eau, n'émet aucun gaz à effet de serre et peut être installé en appoint du secteur ou d'énergies renouvelables intermittentes.
 
D'après EPS, les avantages sont indéniables. Tout d'abord, Electroself évite aux opérateurs mobiles de devoir fournir une alimentation de secours par le biais de générateurs et de batteries. Il réduit ensuite les frais de fonctionnement et la maintenance, supprime les frais de réapprovisionnement en carburant ou de remplacement des batteries et offre une surveillance et une commande à distance de l'alimentation.
 
Enfin, l'investissement initial est compensé par un coût total de possession beaucoup plus bas et une durée de vie accrue.
 
L'ElectroSelf comprend 2 unités de 600 x 800 mm et fonctionne sans espace supplémentaire pour l'air conditionné ou le refroidissement. Il fonctionne entre –20 °C et 45 °C, permettant ainsi aux opérateurs d'étendre leurs activités hors réseau vers des climats plus extrêmes que n'en tolèrent les technologies d'alimentation de secours conventionnelles.

Ainsi, lors d'une coupure d'électricité de longue durée, le système se met automatiquement en route afin de produire de l'énergie en combinant l'hydrogène (H) et l'oxygène (O).
 
En revanche, lorsque l'électricité est disponible normalement, l'ElectroSelf génère son propre combustible (hydrogène) par électrolyse de l'eau déminéralisée provenant de la phase de production d'électricité. Par ce procédé, le réservoir d'hydrogène reste toujours plein.
 
Le 09/03/10   
FRANCE :  Les bandes enherbées filtrent aussi les antibiotiques vétérinaires
source :      Futura-sciences.fr
 
Les zones tampons autour des champs protègent à la fois les sols, les eaux et les écosystèmes contre l’érosion, les engrais et les pesticides. Des chercheurs américains révèlent qu’à ces avantages s’ajoute désormais la filtration des antibiotiques vétérinaires.
 
 
 
 
 Un argument de plus pour favoriser la généralisation de ces espaces dans le milieu agricole.
Pour soigner le bétail, les éleveurs ont recours à des médicaments et des antibiotiques. Malheureusement, les antibiotiques, aussi efficaces soient-ils, ont l’inconvénient d’initier une course à l’armement chez les bactéries. Ces microorganismes, à coup de mutations, deviennent alors résistants et désarment la médecine.
Or 30 à 80% des antibiotiques vétérinaires sont rejetés dans les excréments du bétail, excréments qui peuvent ensuite être utilisés comme fertilisants.
Les antibiotiques présents sont lessivés par les pluies. Si leurs concentrations sont trop faibles pour affecter la santé humaine, ils peuvent faire émerger des phénomènes de résistance chez des microorganismes qui contamineront par la suite la faune, le bétail voire l’homme. Par ailleurs, ces antibiotiques peuvent perturber les écosystèmes microbiens du sol essentiels aux cycles des nutriments et à la dégradation des polluants dans les zones tampons.
Un espace écologique à tout faire
Ces zones tampons végétales, plus connues sous la forme de bandes enherbées, sont des dispositifs agro-environnementaux utilisés pour protéger les sols et les ressources en eau. Recommandées et même obligatoires le long des cours d'eau permanents, ces bandes de végétation non cultivées protègent les sols de l’érosion, réduisent la pollution des eaux par les engrais et les pesticides et favorisent la biodiversité.
L’équipe de Keith Goyne du School of Natural Resources de l’Université du Missouri a voulu connaître l’impact de ces zones tampons sur les antibiotiques vétérinaires. Pour cela, les chercheurs ont réalisé des expérimentations en laboratoire et sur le terrain. Ils ont prélevé des échantillons de sols de cultures, de bandes enherbées et de zones tampons agroforestières (haie, ripisylve, etc.).
Ces échantillons ont alors été exposés à deux antibiotiques vétérinaires communs et leurs concentrations ont été mesurées. Il est apparu que les deux types de zones tampons réduisent efficacement les concentrations de ces antibiotiques. Les zones tampons filtrent et dégradent donc ces molécules.
« C’est la beauté de la chose, déclare Keith Goyne. Les zones tampons végétales sont déjà recommandées pour réduire le lessivage des sédiments, des nutriments et des herbicides par les eaux de surfaces. Nos recherches en montrent un nouvel avantage. » Ces résultats sont parus dans la revue Agroforestry Systems et l’équipe planche maintenant sur les mécanismes à l’œuvre dans les zones tampons.
« L’objectif principal est de déterminer quelles combinaisons d’espèces végétales et quels types de sol sont les plus efficaces pour filtrer et dégrader les antibiotiques. » conclut Keith Goyne.
 
 
U.S.A :  Des cellules solaires flexibles hautement absorbantes
source :      enerzine.com
Des chercheurs de l'Institut technologique de Californie annoncent avoir créé un nouveau type de cellule solaire flexible à la fois peu coûteuse et plus efficace que son homologue actuellement disponible sur le marché.
 
 
 
 
La nouvelle cellule a été conçue en utilisant un maillage de longs fils minces de silicium qui sont ensuite incorporés dans un substrat en polymère.
La nouvelle cellule promet une meilleure absorption de la lumière du soleil et une conversion plus efficace des photons en électrons. De plus, la cellule utilise seulement une portion de matériaux semi-conducteurs. Les chercheurs prétendent que le réseau de fils de silicium absorbe jusqu'à 96 % de la lumière avec un taux de conversion des photons en électrons compris entre 90 et 100 %.
Les fils de silicium mesurent entre 30 et 100 microns de long et possèdent un diamètre de 1 micron de diamètre.
"La lumière pénètre dans chaque fil, et une partie de celle-ci est absorbée et une autre partie s'en trouve dispersée. Les interactions collectives de diffusion entre les fils rend le maillage très absorbant" a indiqué Harry Atwater, professeur de physique appliquée en science des matériaux.
Cet effet se produit en dépit de la faible densité des fils contenus dans le maillage, ils couvrent seulement entre 2 et 10 % de la superficie de la cellule.
La nature composite de ces cellules solaires signifie qu'elles sont également flexibles. "Le fait que ces cellules soient souples restent un avantage ... parce que les cellules flexibles en couches minces peuvent être fabriquées dans un processus d'impression rotative, dont le coût est largement inférieur à celui de la fabrication des cellules solaires conventionnelles." a t'il ajouté.
Le prototype développé par les chercheurs mesure pour le moment seulement quelques centimètres carrés et ces derniers espèrent bien dépasser la centaine de centimètres carrés, soit la superficie d'une cellule solaire standard.
 
TROPIQUES :  Sous les tropiques, les fermes familiales font du développement durable
source :     Futura-sciences.com
 
     Pour la plupart des écologistes, le passage à l’agriculture industrielle est le meilleur moyen de nourrir les populations et de préserver les forêts et leur biodiversité.  Mais....
 
 
 
 
 
Deux chercheurs américains remettent en cause cette conception et affirment que les exploitations familiales sont plus efficaces pour préserver la biodiversité tout en luttant contre la faim dans le monde.

Selon le modèle de la transition forestière inspiré de la colonisation de l’Amérique du nord, l’agriculture intensive réduit la pression agricole sur les forêts et favorise la préservation de leur biodiversité et la reforestation.
 
Après l’arrivée des Européens en Amérique du nord, le développement de l’agriculture a entraîné une déforestation importante. L’intensification de l’agriculture a permis d’augmenter les productions par unité de surface et donc de nourrir davantage de personnes sur des surfaces plus réduites. Le développement économique a alors provoqué la concentration des populations dans les villes, libéré des surfaces naturelles et réduit les pressions sur les forêts. Une reforestation a pu alors s’engager.

Cependant, ce modèle suppose une intensification de l’agriculture et un renforcement de la protection des habitats forestiers épargnés, ce qui n’est pas écologiquement favorable, comme l’explique Ivette Perfecto, professeur à la School of Natural Resources and Environment et coauteur de l’étude parue dans les PNAS.

« La plupart des forêts tropicales qu’il reste sont fragmentées, et se présentent sous forme de poches de forêt encerclées par l’agriculture. Si vous voulez maintenir la biodiversité dans ces poches, la clef est de permettre aux organismes de migrer entre ces poches. Et les petites fermes familiales qui adoptent des pratiques agricoles durables sont plus à même de favoriser les migrations d’espèces qu’une énorme monoculture de soja, de canne à sucre ou d’autres cultures. »
 
En effet, pour la conservation, l’important n’est pas de protéger une population d’une espèce menacée en un lieu. Une telle population, si elle est isolée, est très fragile sauf si elle est véritablement conséquente, ce qui est rarement le cas. Seuls les échanges avec d’autres populations assurent le brassage génétique et les opportunités de recolonisation en cas de disparition accidentelle nécessaires à la résilience de cette population.

« Si vous voulez vraiment conserver les espèces, vous ne devez pas vous concentrer uniquement sur la préservation des fragments d’habitats naturels qu’il reste, même si c’est là que la plupart des espèces sont, résume John Vandermeer professeur d’écologie et de biologie évolutive à la School of Natural Resources and Environment et coauteur de l’étude. Vous devez aussi vous concentrer sur les zones entre ces fragments, car c’est là que les espèces traversent lors de leurs migrations. »

Les forêts ne sont pas des îles
Les petites fermes familiales sont en général diversifiées et ont recours à des pratiques agricoles durables. Elles utilisent la lutte biologique plutôt que des pesticides, le compost au lieu des engrais chimiques et pratiquent souvent l’agroforesterie, mêlant cultures et arbres (avocatiers, manguiers…).

Après avoir constaté que le modèle de transition forestière ne convenait pas aux régions tropicales, les deux chercheurs de l’Université du Michigan proposent un modèle alternatif basé sur la qualité de la matrice écopaysagère.

Si l’on imagine que les poches de forêt préservées sont des îles dans un océan de culture, cet océan constitue la matrice agricole du milieu. C’est la qualité de cette matrice dite écopaysagère qui permet la migration des espèces entre ces îles. Pour John Vandermeer, cette matrice constitue des fondations solides pour la planification de la conservation dans les régions tropicales.

Par ailleurs, les conclusions du rapport de 2009 de l’International Assessment of Agricultural Knowledge, Science and Technology for Development (IAASTD) soulignent le fait que les petites exploitations familiales, avec des techniques d’agriculture durables, peuvent nourrir la population mondiale tout en promouvant le développement durable.

John Vandermeer soutient donc que pour préserver les habitats et la biodiversité des forêts tropicales, il faut démanteler l’agriculture industrielle en faveur du développement des exploitations familiales aux pratiques agricoles durables.
 
Le 08/03/10   
FRANCE :  Des précisions sur les tarifs photovoltaïques 2010 
source :      MEEDEM
 Le Ministère de l'Énergie (MEEDEM) apporte quelques précisions sur les mesures prises par le gouvernement concernant la filière solaire et plus précisément sur la tarification photovoltaïque 2010-2012.
 
 
 
 
 
 
 
 
Le Gouvernement a décidé de prendre des mesures destinées à supprimer "les effets d’aubaine" et vise selon lui à "protéger le pouvoir d’achat des Français".
 
Il explique que l'engagement financier potentiel de cette bulle spéculative a atteint plus de 50 milliards d’euros sur 20 ans, et la prise en charge par la CSPE de cet engagement aurait nécessité un relèvement de plus de 10 % du prix de l’électricité.
 
Ainsi, le nouvel arrêté tarifaire du 12 janvier 2010 assure d'après le MEEDEM, "une plus juste rémunération aux projets dans l’énergie solaire", quel que soit le secteur (habitat, agriculture, commerce, bureaux, fermes au sol, …). Les projets peu avancés devront faire l'objet d'une nouvelle demande d’achat de l'électricité aux nouvelles conditions tarifaires.
 
Concernant les demandes reçues dans les deux derniers mois de l’année 2009, le MEEDEM précise qu'il y a lieu de traiter de manière différenciée les projets abusifs ou spéculatifs d’une part, et les projets de taille raisonnable menés de bonne foi, notamment dans le secteur agricole, d’autre part.
 
Ensuite, après avoir analysées des milliers de demandes reçues par EDF et ErDF, il apparaît que "quelques centaines de projets de grande puissance" (> 250 kW soit 2 500 m2 de panneaux), ont été considérés comme abusifs, et représentent la majorité de la puissance. A l'inverse, "environ 15 000 projets de petite taille" (<36 kW) représentent une très faible puissance.
 
Par conséquent, le ministère du Développement durable a tranché. Seuls pourront bénéficier des tarifs fixés en 2006 (anciens tarifs), ceux qui entrent dans les critères suivants :
 
1/ Les installations pour lesquelles une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 1er novembre 2009 ;
 
2/ Les installations de puissance inférieure à 36 kWc (soit 360 m2 de panneaux) pour lesquels une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 11 janvier 2010 ;
 
3/ Les installations de puissance comprise entre 36 et 250 kWc (soit 2 500 m2 de panneaux) pour lesquelles une demande de contrat d’achat et une demande complète de raccordement ont été formulées avant le 11 janvier 2010 ;
 
4/ Les installations de puissance comprise entre 36 et 250 kWc pour lesquels une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 11 janvier 2010 et qui remplissent toutes les conditions suivantes :
- l’installation est intégrée à un bâtiment agricole ;
- l’installation a fait l’objet d’une déclaration préalable ou d’une demande de permis de construire avant le 11 janvier 2010 ;
- le producteur dispose d’une attestation du préfet de département certifiant que, au 11 janvier 2010 :
• le producteur est l’exploitant agricole de la parcelle sur laquelle est située le bâtiment ;
• le producteur est propriétaire du bâtiment ou en dispose dans le cadre d'un bail rural ;
• le bâtiment est nécessaire au maintien et au développement de l’exploitation agricole.
 
Pour finir, le MEEDEM indique que "le bénéfice des tarifs d’intégration au bâti (58 ou 50 c€/kWh) sera désormais limité aux seules installations de puissance inférieure à 250 kWc".
 
Ce dispositif sera fixé par arrêté pour une publication du texte, ce mois ci
 
GRANDE BRETAGNE :  La réponse des plantes à 50 ans d'agriculture intensive
source :        Futura-sciences.com/Photo : © Richardmasoner CC by-sa
 L’agriculture a façonné les paysages et la nature, son intensification laisse peu de place à cette dernière.
 
 
 
 
 En 50 ans, cette intensification a appauvri et banalisé la diversité végétale.
 
Que s’est-il passé pour les plantes au cours des cinquante dernières années d’agriculture intensive ? Comment ont-elles réagi à la modification de leurs habitats et aux mesures de conservation ? Pour répondre à ces questions, des chercheurs britanniques sont revenus sur des zones dont la végétation avait été étudiée il y a un demi-siècle.

En réétudiant 107 stations enregistrées entre 1949 et 1951, les chercheurs anglais veulent déterminer les conséquences de cinquante ans d’agriculture intensive sur la végétation du milieu. Ils cherchent plus précisément à :
  Evaluer la modification des habitats ;
  Quantifier les tendances de dominance végétale ;
  Analyser les tendances des caractéristiques végétales qui pourraient expliquer les changements floristiques ;
  Evaluer l’efficacité des mesures de conservation.
Après l’étude des plantes de ces stations du Bedfordshire en Angleterre, dont les résultats viennent d'être publiés dans la revue Biodiversity and Conservation, l’équipe de Kevin Walker de la Botanical Society of the British Isles a noté une baisse globale de la diversité végétale. Les deux tiers des espèces enregistrées ont décliné tandis que seul un tiers d’entre elles ont vu leurs effectifs croître.

C’est sur les terres arables, les terres incultes et les prairies au sol neutre ou acide que les changements sont les plus importants. En revanche, la végétation des bois, prairies et marais calcaires est restée remarquablement stable.
Encore une victime des engrais
Les causes de ces changements sont l’intensification de l’agriculture et les changements dans la rotation des cultures, auxquelles s’ajoutent d’autres facteurs comme le développement d’espèces invasives, très localement.

En ce qui concerne les tendances des caractéristiques végétales, les évolutions touchent à la rareté et à la spécificité des habitats ainsi qu’à la disponibilité des nutriments. Les espèces eutrophes (exigeantes en éléments nutritifs) de grande taille se sont développées aux dépens des espèces spécialisées, ce qui est aussi observé à l’échelle nationale. L’explication avancée à est l’eutrophisation généralisée des écosystèmes causée par les engrais et, peut-être, l’abandon de la gestion des plaines et des forêts.
 
Enfin, les mesures de conservation se sont révélées peu efficaces pour empêcher la modification des habitats. La conservation des habitats dépend en fait fortement de la réduction des quantités d’engrais utilisées.

Globalement, la biodiversité végétale a donc diminué et s‘est accompagnée d’une banalisation des espèces aux dépens des espèces spécialisées, sans que les mesures de conservation puissent réellement protéger les habitats. L’eutrophisation des sols par les engrais, y compris dans les zones protégées, est pointée du doigt pour son rôle dans la modification des cortèges floristiques.
 
EUROPE :   Nitrates : concentrations plus faibles mais encore trop élevées
source :      Futura-sciences.com/photo : © SueC
 Les taux de nitrates dans les eaux européennes sont évalués tous les quatre ans et font l'objet d'un rapport sur la mise en œuvre de la Directive Nitrates. Le 11 février 2010 est sorti le rapport couvrant la période 2004-2007.
 
 
 
 
 
Il apparaît que les teneurs en nitrates sont en baisse mais que localement elles restent trop élevées. C’est notamment le cas de la France.
Entre 2004 et 2007, les concentrations de nitrates dans les eaux de surface (y compris les rivières, les lacs et les canaux) sont restées stables ou ont diminué dans 70% des sites de surveillance répartis dans l'Union européenne.

Dans 66% des sites de surveillance, la qualité des eaux souterraines (en dessous de la surface du sol) est stable ou en voie d'amélioration, note Bruxelles dans son rapport sur l'application de la directive sur les nitrates, visant à contrôler la pollution et à améliorer la qualité de l'eau.

La qualité des eaux s’améliore mais ils restent des points noirs

Malgré ces résultats encourageants, la Commission européenne constate encore des taux trop élevés dans les eaux souterraines de certains Etats-membres, notamment dans plusieurs régions de France. L'Estonie, le sud-est des Pays-Bas, la Belgique (Flandres), l'Angleterre, l'Italie du Nord, le nord-est de l'Espagne, le sud-est de la Slovaquie, la Roumanie méridionale, Malte et Chypre sont également concernés.

La France est également touchée par les taux élevés de nitrates dans les eaux de surface, en particulier en Bretagne. Malte, l'Angleterre et la Belgique (Flandres) sont aussi pointés du doigt par Bruxelles.

« Environ 15% des stations de surveillance des eaux souterraines et 3 % des stations de surveillance des eaux de surface ont enregistré des concentrations de nitrates largement supérieures à la norme de qualité de l'eau fixée à 50 mg/l », souligne le rapport.

Selon Janez Potocnik, commissaire chargé de l’environnement, « préserver la qualité de l’eau est une priorité absolue pour la politique européenne en matière d’environnement. Les agriculteurs ont déployé des efforts considérables pour améliorer la gestion de la fertilisation, ce qui produit aujourd’hui de bons résultats et favorise une meilleure évolution de la qualité de l’eau. Toutefois, dans certaines régions, le respect des normes de qualité des eaux de l’UE reste un défi complexe et permanent ».

Selon le rapport, en sus des programmes de limitations et de bon usage des nitrates, les solutions technologiques se développent, depuis l’amont (nourritures qui réduisent l’excrétion de nitrates) jusqu’à l’aval (procédés de traitement des effluents agricoles).
 
Le 20/02/10   
FRANCE :  De la cueillette à l’assiette, vitamines et minéraux s’envolent !
source :      futura-sciences.com
 Tomates, courgettes, poireaux, navets… les légumes sont récoltés puis conservés, découpés et enfin cuisinés avant d’atterrir dans nos assiettes. Or ces étapes sont souvent fatales aux vitamines et aux minéraux dont ils regorgent lors de la cueillette...
 
 
 
 
 
 
 
 
Les micronutriments sont fragiles. L’air et la lumière par exemple, suffisent à détruire une partie des minéraux et des vitamines. Dans le cas de légumes frais, l’idéal est de les consommer dans les 72 heures suivant leur achat pour éviter l’oxydation, un idéal souvent hors d’atteinte lorsque les contraintes quotidiennes obligent à des emplettes hebdomadaires.

Pour limiter les dégâts, attendez la dernière minute pour découper concombres et tomates. Utilisez-les ensuite en une seule fois. Car dès qu’ils sont entaillés, l’oxygène entre dans les légumes, qui perdent alors toutes leurs vitamines en quelques heures. Lorsque vous les lavez, ne les laissez surtout pas tremper dans l’eau. Vous risquez de faire disparaître les vitamines hydrosolubles – les vitamines du groupe B et la vitamine C notamment.

Cuisson à la vapeur et micro-ondes conservent davantage de vitamines
Pour la même raison, la cuisson à l’eau n’est vraiment pas recommandée, car une bonne partie des vitamines et des minéraux est dissoute dans l’eau. Rien n'empêche bien sûr de consommer ce bouillon ou de s'en servir avantageusement pour cuisiner des sauces. Les vitamines liposolubles – A, D, E et K – résistent mieux à la chaleur. Ainsi les carottes ne perdent que 10% de leur béta-carotène (ou provitamine A) lorsqu’elles sont cuites à l’eau.
La cuisson à la vapeur préserve le mieux les vitamines et les minéraux. Quant à la cocotte-minute, cette cuisson sous pression à plus de 100°C accélère l’oxydation. Bien peu de vitamines résistent à une telle température. En revanche, le four à micro-ondes et la cuisson à la vapeur, eux, n’altèrent quasiment pas les minéraux.
 
Faute de légumes frais, les surgelés représentent une alternative intéressante.
 
Transformés rapidement après la récolte, les légumes ne perdent « que » 20% de leurs vitamines. Les légumes en conserve, en revanche, perdent entre 30% et 40% de leurs vitamines. Mais ils conservent toutes leurs fibres et leurs autres constituants nutritionnels.
 
 
CANADA :  Canada : jusqu'à 50 voitures électriques MiEV testées
source :      Hydro-Québec
 
 A l'automne prochain le Canada va lancer le plus important projet pilote d'essai de voitures tout électriques, suite à un accord passé entre Hydro-Québec et Ventes de véhicules Mitsubishi du Canada (VVMC).
 
 
 
 
 
 
 
 
En collaboration avec la Ville de Boucherville, Hydro-Québec évaluera la performance de 50 voitures électriques Mitsubishi i-MiEV dans les différentes conditions climatiques que peut connaître le pays.

Le projet, dont le coût est évalué à 4,5 millions de dollars canadien (soit 3,15 millions d'euros), réunit un constructeur automobile, une entreprise de services publics, une municipalité et des entreprises locales qui intégreront les véhicules à leur parc automobile. Le projet a été conçu afin de pouvoir étudier la performance de recharge des véhicules ainsi que l'expérience de conduite et la satisfaction globale des conducteurs.
 
"Ce nouveau projet pilote s'inscrit dans notre plan d'action en matière d'électrification des transports", a affirmé Thierry Vandal, PDG d'Hydro-Québec. "Il nous permettra d'approfondir nos connaissances sur cette technologie et son intégration à un réseau, ce qui nous aidera à planifier l'infrastructure de recharge requise pour les résidences, les entreprises et les lieux publics."
 
La Ville de Boucherville a été invitée à accueillir le projet en raison de la proximité de l'Institut de recherche d'Hydro-Québec (IREQ), de sa participation à l'essai d'une zone de réseau interactif et de la diversité des entreprises locales que mènera prochainement Hydro-Québec.
"Ce projet est vraiment très intéressant pour la Ville de Boucherville, et nous espérons qu'il aura des retombées positives pour notre parc industriel. Nous sommes heureux de collaborer avec les principales entreprises locales afin d'appuyer Hydro-Québec et Mitsubishi dans leur collecte de données", a dit le maire Jean Martel.
 
La i-MiEV (acronyme de Mitsubishi Innovative Electric Vehicle) est une voiture 100% électrique, adaptée à la conduite sur autoroute, se rechargeant au moyen d'une prise de courant ordinaire. La batterie, le moteur et les autres composants mécaniques de la i-MiEV se trouvent sous le plancher permet à l'habitacle de loger quatre adultes. La i-MiEV se caractérise aussi par une bonne accélération, un centre de gravité très bas, et un fonctionnement silencieux.
 
Tout récemment, la i-MiEV a remporté le prix Voiture japonaise de l'année dans la catégorie Technologie la plus perfectionnée au salon international de l'automobile de Tokyo (2009).
 
 
U.S.A :  Obama relance officiellement la filière du nucléaire
source :      DOE/enerzine.com
 
 Le président américain Barack Obama, a annoncé hier, le lancement de la construction des premiers réacteurs nucléaires américains depuis près de 30 ans pour un budget de plusieurs milliards de dollars.
 
 
 
 
 
 
 
"Nous annonçons environ 8 milliards de dollars en garanties de prêts pour entamer la construction de la première centrale nucléaire dans notre pays depuis près de 30 ans", a déclaré M. Obama à Lanham (Maryland, est).
 
Les 8,33 milliards de dollars permettront de construire et d'exploiter deux nouveaux réacteurs dans l'installation existante de Burke, en Géorgie. Les deux nouveaux réacteurs nucléaires de 1.100 mégawatts seront de type "Westinghouse AP1000" et viendront compléter les deux unités déjà présentes dans la centrale. Selon les projections de l'industrie, le projet créera localement environ 3 500 emplois. Une fois que les réacteurs nucléaires deviendront opérationnelles, le projet créera 800 emplois permanents.
 
"C'est une mesure significative prise par l'administration Obama pour relancer notre industrie nucléaire nationale, en aidant à créer des emplois à long terme et de réduire nos émissions de gaz à effet de serre", a déclaré Steven Chu, secrétaire à l'Energie.
 
Les besoins en électricité de la Géorgie devraient augmenter d'environ 30 % au cours des 15 prochaines années. Lorsque les nouveaux réacteurs nucléaires seront mis en service, ils fourniront de l'électricité de base capable d'alimenter environ 550 000 résidences, soit 1,4 millions de personnes.
 
Par rapport à une centrale au charbon de taille similaire, les nouvelles unités de Vogtle permettront d'éviter d'importantes émissions de gaz à effet de serre chaque année : 16 millions de tonnes de dioxyde de carbone, 3.900 tonnes d'oxydes d'azote, et 5.500 tonnes de dioxyde de soufre.
 
Ce dispositif s'appuie sur une loi de 2005, promulguée par George W. Bush, qui autorise le département de l'Energie à garantir des prêts pour des projets privés réduisant les gaz à effet de serre. Le projet de loi budgétaire pour 2011 présenté début février par M. Obama au Congrès évoque un triplement du fonds de garantie pour construire des centrales, à plus de 54 milliards de dollars.
 
Les réacteurs américains ne fournissent plus aujourd'hui au pays que 20% de ses besoins en électricité. Les professionnels estiment qu'il faudra construire 35 nouveaux réacteurs pour maintenir cette part de 20% d'électricité d'origine nucléaire, ce qui représente un investissement de quelque 280 milliards de dollars.
 
Le 19/02/10   
FRANCE :  Projet de 26 éoliennes en région Champagne-Ardenne 
source :     REpower
 
 Le fabriquant allemand d'éoliennes REpower Systems a signé un accord avec le français EOLE-RES SA, basée à Avignon, afin de procéder à la fourniture de 26 éoliennes.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les turbines éoliennes REpower d'une puissance nominale de 2 mégawatts (MW) possèdent un diamètre de rotor de 88,5 mètres et sont destinés à la centrale éolienne de Langres située dans le département de la Haute-Marne en région Champagne-Ardenne.
 
À pleine puissance, le parc éolien atteindra une capacité de production totale de 52 MW.
 
L'installation des 26 turbines éoliennes devrait être finalisée courant Octobre 2010.
 
EOLE-RES SA est la filiale française de RES Méditerranée SAS, une sociétés dédiée au développement de parcs éoliens et de projets d'énergie solaire, en France. Dernièrement, REpower a aussi conclu son plus gros contrat à terre avec la compagnie RES Canada, pour un maximum de 954 MW.
 
"Comme toujours, la France reste l'un des marchés de l'énergie éolienne les plus importants en Europe. Jusqu'à présent, nous avons mis en place près de 400 éoliennes d'une capacité totale de production de quelque 750 MW dans diverses régions françaises et nous souhaitons renforcer notre position à l'avenir." a souligné Per Hornung Pedersen, le directeur de REpower Systems AG, dans un communiqué.
 
U.S.A :  Invasion de la carpe asiatique aux Etats-Unis : des grands lacs à la Cour Suprême
source :     bulletins-electroniques.com
 
 La "carpe asiatique" soulève depuis quelques mois bien des polémiques aux Etats-Unis. Répertoriés par
 l' "U.S.  Fish and Wildlife Services" comme espèce invasive, ces poissons auraient récemment été détectés dans le lac Michigan, colonisant ainsi de nouveaux milieux.
 
 
 
 
 
 
 
 
Se reproduisant rapidement et s'adaptant facilement à de nouveaux écosystèmes, les carpes asiatiques menaceraient les pêcheries des grands lacs ainsi que la survie des espèces endémiques.
 
Si les espèces de carpes asiatiques, principalement au nombre de deux (Hypophthalmichthys harmandi et Hypophthalmichthys nobilis), ont été recensées pour la première fois sur le territoire américain dans les années 70, les gouvernements avaient jusqu'à présent tenté de confiner leur habitat au fleuve Mississipi.
 
Apportées à des fins d'élevage, elles ont été introduites dans le milieu naturel par d'importantes inondations au cours des années 90. Les carpes se sont alors propagées dans différents états, remontant le Mississipi. Elles peuvent maintenant être péchées de la Louisiane au Dakota du Sud.
 
Alertée quant à leur potentielle remontée jusqu'aux grands lacs et afin d'éviter un désastre écologique et économique (les pêcheries des grands lacs représentant une activité importante de la région), la ville de Chicago avait attirée l'attention sur la nécessité d'adopter une démarche préventive.
 
 Faisant appel à l' "U.S. Army Corps of Engineers", les autorités avaient alors opté pour l'installation de deux barrières électriques le long du canal de Chicago, seul point de jonction entre le Mississipi et les grands lacs.". Cette solution technique, mise en place en 2004 et représentant un coût de 9 millions de dollars, permettait ainsi de conserver les transports fluviaux tout en assurant un contrôle des espèces remontant le Mississipi.
 
Les carpes asiatiques auront néanmoins eu raison des barrières électriques, des tests ADN effectués aux abords du lac ayant mis en évidence leur présence en amont et en aval du canal. Rendus publics fin 2009, ces résultats ont déclenché la panique au sein des pêcheries des grands lacs, qui représentent une industrie de 7 milliards de dollars. Par un lobbying auprès du gouvernement de l'Illinois, ces industries ont obtenu du Département des Ressources Naturelles le droit de déverser 8 mètres cubes de roténone dans le Canal.
 
 La roténone, molécule chimique non toxique chez l'homme, est considérée comme mortelle pour certaines espèces animales dont les poissons. Suite à l'application de ce produit, 80 tonnes de poissons morts ont été ramassées aux alentours pour seulement une carpe retrouvée morte au niveau de la barrière. Le coût de l'opération a été estimé à 3 millions de dollars. Pendant ce temps, les ingénieurs de l' "Army Corps" ont annoncé leur intention de fermer une des deux barrières pour maintenance.
 
Loin d'être finie faute de mesures de confinement adoptées à grande échelle, l'invasion des carpes asiatiques a récemment fait l'objet d'une plainte déposée auprès de la Cour Suprême. Emise par le procureur républicain de l'état du Michigan Mike Cox qui fait actuellement campagne pour le poste de gouverneur, la plainte demandait la fermeture immédiate du canal de Chicago.
 
Cette procédure a déclenché de vives protestations de la part des états voisins, le canal représentant un point de passage incontournable pour le transport fluvial de la région des grands lacs. Le 19 janvier dernier, la Cour Suprême a tranché, rejetant la plainte de M. Cox. Il n'en reste pas moins qu'aucune stratégie de long terme n'a été adoptée pour lutter contre la prolifération des carpes dans le lac Michigan.
 
Conscient de cet état de fait, le "council on Environmental Quality" (CEQ) de la Maison Blanche, réuni le 8 février dernier, a élaboré un plan d'urgence comprenant 25 mesures et dont l'objectif est de limiter l'invasion de la carpe dans les grands lacs tout en conservant un transport fluvial minimum.
 
A cette occasion, le CEQ a par ailleurs annoncé la mise à disposition d'une enveloppe de 78,5 millions de dollars pour lutter contre cette invasion. Cette somme devrait en partie aider au financement de deux nouvelles barrières électriques au niveau du Canal de Chicago (construction d'une troisième barrière pour 10,5 millions) et entre le canal et la rivière Des Plaines (projet de 13,2 millions).
 
ALLEMAGNE :  Turbine à gaz et lave-vaisselle font bon ménage
source :     Siemens/enerzine.com
 
 Dans le cadre de la première édition du Prix de l'innovation en matière de climat et d'environnement attribué par le Ministère fédéral de l'environnement allemand et la Fédération de l'industrie allemande (BDI), le Groupe Siemens s'est fait remarqué en terminant en tête dans 2 des 5 catégories.  
 
 
 
 
 
 
 
Siemens Energy s'est classé premier de la catégorie « Produits et services verts » grâce à sa turbine à gaz, tandis que BSH Bosch und Siemens Hausgeräte GmbH a remporté le premier prix dans la catégorie « Innovation pour la protection du climat – produits et services » avec le premier lave-vaisselle à utiliser des minéraux permettant d'accélérer le processus de séchage.

Concernant la turbine à gaz, cette dernière mesure plus de 13 mètres de long et 5 mètres de haut, elle pèse 444 tonnes, soit davantage que le plus gros avion commercial au monde. A elle seule, la turbine à gaz produit 370 MW d'électricité. Une fois associée à une turbine à vapeur, la production atteint près de 570 MW, soit une puissance suffisante pour répondre aux besoins d'une ville de quelque 3,4 millions d'habitants – l'équivalent de la population de Berlin.
 
Selon Siemens, "la centrale établit ainsi un record mondial avec un rendement supérieur à 60 %, entraînant des effets bénéfiques à la fois pour l'environnement et pour le climat : toute nouvelle centrale de ce type émettra chaque année 700 000 tonnes de CO2 de moins que la moyenne des centrales électriques à travers le monde. Cela représente une réduction égale au total des émissions de 350 000 voitures parcourant 15 000 kms dans l'année".
 
Concernant le lave-vaisselle speedMatic, la nouvelle technologie à base de zéolite permet d'augmenter considérablement le rendement tout en consommant 20 % d'électricité de moins que les lave-vaisselle les plus économes du marché actuel », précise Kurt-Ludwig Gutberlet, patron de BSH Bosch und Siemens Hausgeräte.
 
La technologie du lave-vaisselle utilise la zéolite, minerai de la famille des aluminosilicates présentant une surface très importante, une structure poreuse, et la propriété d'absorber de l'eau tout en s'échauffant. Il en résulte un cycle de séchage beaucoup plus rapide et plus efficace.
 
Même l'eau qui s'accumule habituellement dans le rebord des récipients et des boîtes en plastique est séchée en quelques secondes par l'air chaud que dégagent les billes de zéolite. Lors du cycle de lavage suivant, tandis que le lave-vaisselle monte en température, le minerai se régénère en libérant l'eau qu'il a stockée.
 
Des projets sont aujourd'hui à l'étude afin d'utiliser cette technologie non seulement dans les lave-vaisselle haut de gamme, mais aussi dans les modèles de gamme moyenne.
 
Le 18/02/10   
FRANCE :  l'éco-innovation représente 37% des brevets français
source :    Futura-sciences.com
 
Plus d’un tiers des brevets déposés en France en 2009 concernent l’éco-innovation. Dans la course aux éco-technologies, la dépollution, la production et les économies d’énergie sont les grands favoris. Mais ce sont les transports qui raflent la mise.  
 
 
Selon le rapport de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), la part importante de ces innovations (37% des brevets) traduit les objectifs du Grenelle de l’Environnement de réduire l’empreinte écologique des activités humaines.

Les technologies brevetées concernent en effet la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la production d’énergie, renouvelable notamment et la réduction de l’intensité énergétique, c'est-à-dire de la quantité d’énergie utilisée par unité de produit intérieur brut (PIB). L’innovation en matière de dépollution est aussi en croissance en France, contrairement à la plupart des autres pays. La part des brevets liés à ces domaines a doublé depuis 2000, pour atteindre 15% en 2009.
Des brevets pour les transports de demain
Parmi les spécificités de cette moisson de brevets, on peut remarquer que les transports (automobile et aviation) sont concernés par 62% d’entre eux alors qu’ils ne représentent que 34% des émissions de CO2. Ceci peut s’expliquer par les efforts déjà réalisés dans l’industrie et la production d'énergie, mais qui restent à réaliser dans ce secteur.
Autre constatation, les technologies des pompes à chaleur (PAC) sont en régression tandis que celles de l’éolien et du solaire se développent. Cependant, peu de brevets sur les énergies alternatives sont effectivement utilisés.
Enfin, dans les technologies de la dépollution, qui semblent être une spécialité française, c’est le traitement de l’air qui tire son épingle du jeu, au contraire de la dépollution des sols.
 
 
U.S.A :   IBM : une cellule solaire efficace et économique
source :   IBM
 
 Les chercheurs d'IBM ont accru l'efficacité d'un nouveau type de cellule solaire constitué à plus de 40 % de matériaux bon marché et non rares.
 
 
 
 
Selon un article publié cette semaine dans la revue "Advanced Materials", le nouveau taux d'efficacité est de 9,6 % en hausse par rapport au record précédent établit à 6,7 % pour ce type de cellule solaire, proche du niveau requis pour une commercialisation.
 
Les cellules solaires d'IBM ont également l'avantage d'être réalisables par un processus économique à base d'encre
 
Les nouvelles cellules solaires convertissent la lumière en électricité en utilisant un matériau semi-conducteur fait de cuivre, de zinc, d'étain et de soufre - des éléments abondants - (CZTS). La quasi-atteinte des niveaux d'efficacité commerciales constitue une "percée technologique", explique Matthew Beard, scientifique au Laboratoire national des énergies renouvelables.
 
Les cellules solaires d'IBM pourraient être une alternative à celles en "couche mince". Ces dernières utilisent des matériaux qui sont particulièrement efficaces pour absorber la lumière, mais elles comprennent également du tellure, un élément rare.
 
Alors que la demande totale d'électricité dans le monde atteindra probablement des dizaines de térawatts dans les prochaines décennies, les cellules solaires en couche mince seront probablement limitées à la production d'environ 0,3 terawatts, selon une étude publiée l'an dernier par l'Université de Californie.
 
Les chercheurs d'IBM se penchent également sur les moyens d'améliorer l'efficacité des nouvelles cellules solaires, avec l'objectif d'atteindre environ 12% en laboratoire, "un taux suffisamment élevé pour donner aux fabricants la garantie de produire en masse à des niveaux d'efficacité d'environ 10%", explique David Mitzi, chercheur chez IBM Research, qui a dirigé les travaux.
 
La prochaine étape consistera à remplacer complètement le sélénium dans les cellules solaires avec du soufre.
 
 
E.A.U :  Un biocarburant pour avions produit par l’aquaculture
source :    Futura-sciences/photo : © M. Buschmann CC by-sa
 
 Un désert, de l’eau de mer et des crevettes… pour produire du biocarburant
Produire du biocarburant pour les avions sans consommer d’eau douce ni occuper des terres arables ? C’est possible grâce à l’aquaculture intégrée.
 
 
 
 
 
 
 
Un projet des Emirats Arabes Unis produira bientôt dans le désert du biocarburant à partir de la salicorne et avec l'aide de quelques crevettes.

Tout comme l’automobile, l’aviation est confrontée au double problème des réserves de pétrole et de l’émission de dioxyde de carbone. Cependant, certaines alternatives qui se mettent en place pour le secteur automobile ne sont pas transposables, pour des questions de quantité d'énergie par rapport à la masse.

Pour l'aviation, les biocarburants en revanche, comme le biogaz, seraient une solution. Mais leur production se heurte à trois problèmes du point de vue du développement durable :

  Elle entre en compétition avec la production alimentaire pour les ressources en eau douce et en terres arables ;
  Elle peut, comme toute agriculture intensive, être source de pollutions ;
  Son bilan carbone peut être élevé à cause de l’utilisation d’énergie pour la production d’engrais ou le travail du sol.

L’aquaculture intégrée pourrait pourtant produire du biocarburant pour avion en résolvant une partie de ces problèmes. Le Masdar Institute, avec l’appui de l’Arabie Saoudite, de Boeing, d’Etihad Airways (compagnie aérienne émiratie) et d’UOP Honeywell, va développer à Abou Dhabi une ferme aquacole qui utilisera de l’eau de mer pour cultiver de la salicorne.

Selon John Perkins, Doyen du Masdar Institute, « ce projet démontrera pour la première fois la viabilité économique de l’utilisation de l’aquaculture intégrée pour fournir du biocarburant pour l’aviation, ce qui est conforme avec les objectifs d’Abou Dhabi d’atteindre 7% d’énergie renouvelable d’ici 2020 ».

La salicorne (Salicornia sp) est une plante halophyte, c'est-à-dire qu’elle se développe en milieu salin. Ses graines riches en huile peuvent être transformées, grâce à la technologie d’UOP Honeywell, en biocarburant.
 
Un désert, de l’eau de mer et des crevettes… pour produire du biocarburant

Le projet porte sur une ferme aquacole de démonstration de deux kilomètres carrés. Située dans le désert, donc en dehors des terres arables, elle sera alimentée en eau de mer par un canal. Cette eau se déversera d’abord dans des bassins aquacoles d’élevage de poissons ou de crevettes. A la sortie de ces bassins, l’eau est chargée en matières organiques (excréments) et pose, en général un problème de pollution.

Dans cette ferme, cette eau enrichie fertilise des champs de salicorne. En aval de ces champs, l’eau encore faiblement chargée en matières organiques et plus salée, mêlée d’eau du canal, alimente une mangrove qui termine de la dépolluer, capte le CO2 et produit, avec ses feuilles, une partie de l’alimentation des élevages aquacoles.

Les champs de salicorne sont exploités comme des champs de riz. Toutefois, la forte quantité de sel de cette plante pose un problème pour la mécanisation de son exploitation. Les graines sont pressées et converties en biocarburant pour avion et biocarburant conventionnel dont une partie peut alimenter une centrale électrique. Le rendement de cette aquaculture intégrée est équivalent à celui de la culture du soja mais ne représente qu’un huitième de celle du palmier à huile.

Cette intégration des productions (c'est cela l'aquaculture intégrée) fournit donc de la nourriture (poissons, crevettes) et du biocarburant, sans eau douce ni terre arable et avec peu d’intrants (fertilisants, nourriture) et d’extrants (pollutions). De ce fait, le bilan carbone de ce biocarburant, qui doit encore être évalué par le Masdar Institute, ainsi que son empreinte environnementale sont améliorés.

« Le paradigme de l’approvisionnement énergétique change. Pour satisfaire la demande mondiale d’énergie croissante, nous devons identifier des solutions régionales de production de biocarburant qui ne sont pas seulement durables, mais qui peuvent aussi régénérer les écosystèmes qui les produisent » affirme Jennifer Holmgren, vice présidente de Renewable Energy & Chemicals chez UOP Honeywell.

Dans la lignée de Masdar City, la cité zéro émission d’Abou Dhabi dont dépend le Masdar Institute, ce projet montre les investissements des puissances pétrolières et de l’aviation dans l’après-pétrole. Associé à d’autres projets comme les oasis artificielles et la désalinisation solaire, cette ferme aquacole pourrait être un outil de développement local (production d’eau douce, de nourriture, d’énergie), de lutte contre la désertification et de restauration des écosystèmes (mangrove, forêt).
 
Le 17/02/10   
MONDE : Une société solaire chinoise sponsorise la Coupe du Monde 2010
source :   Enerzine.com
 
 
Le fabricant chinois de panneaux solaires photovoltaïques, Yingli Green Energy, va devenir la première entreprise d'énergie renouvelable à sponsoriser la Coupe du Monde FIFA 2010, qui se déroulera en Afrique du Sud du 11 juin au 11 juillet prochains.
 
 
 
 
 
 
 
L'annonce a été faite au cours d'une cérémonie en l'honneur de la signature de l'accord et lors d'une conférence de presse tenue à Pékin, incluant notamment des message vidéos provenant du quartier général de la FIFA à Zurich.
 
Le Président de la FIFA, Joseph S. Blatter, a félicité Yingli Green Energy depuis Zurich en indiquant que la FIFA avait choisi la société chinoise comme l'un de ses sponsors internationaux pour sa grande expertise dans le domaine de l'énergie renouvelable et son engagement considérable en faveur de l'environnement.
 
"La désignation de Yingli Green Energy en tant que première société chinoise à signer un contrat de sponsoring global avec la Coupe du Monde de la FIFA marque une étape historique", a déclaré Joseph Blatter. "De plus, je suis vraiment heureux que Yingli ait choisi de soutenir la campagne officielle de la Coupe du Monde de la FIFA 2010 en fournissant les panneaux solaires des '20 centres pour 2010' et en adhérant à notre cause qu'est la sauvegarde de l'environnement, symbolisée par notre concept 'Green Goal'.
 
L'accord de sponsoring signé par Yingli Green Energy donne à la société chinoise les droits marketing mondiaux, y compris des droits publicitaires, médiatiques et de billetterie, mais également le droit de promouvoir ses produits dans les zones réservées aux fans au sein des stades accueillant la Coupe du Monde de la FIFA 2010.
 
De plus, l'accord autorise Yingli Green Energy à afficher son logo aux côtés de l'emblème officiel de la Coupe du Monde de la FIFA et à promouvoir librement ses produits et services.
 
ISRAEL :  Quand les stations services deviendront "vertes" !
source :  Enerzine.com
 
Avec l'augmentation inévitable du nombre de voitures électriques et hybrides dans les années à venir, les stations services ( d'autoroutes ? )  vont peut-être devoir s'adapter en produisant chacune de l'énergie verte grâce à des panneaux solaires photovoltaïques.
 
 
 
 
 
 
 
 
La société israëlienne de design "Geotectura" a dévoilé les vues d'une station baptisée "Green Gasoline". Conçue en association avec les architectes Malka, la station sera en mesure de produire de l'énergie renouvelable et de proposer des bornes de recharge pour la prochaine génération de véhicules électriques.
 
La station sera aussi dotée d'une aire de services et d'un café, tous deux situés en sous-sol, laissant en surface un horizon bien dégagé.
Les panneaux solaires et les éoliennes seront mises à contribution pour alimenter à la fois la station et les véhicules électriques.

Quelques caractéristiques :
• Point de repère
• Conception aérodynamique pour un accès fluide
• Protège l'usager contre les intempéries
• Offre une ventilation naturelle
• Énergies renouvelables sur site
• Toitures végétales
• Réduction de la pollution
• Maximisation de la lumière du jour
• Gestion et réutilisation des eaux pluviales
• Utilisation de matériaux locaux et recyclés
 
 
TAIWAN :  Des réserves de glace inflammable au large de Taiwan
source :   bulletins-electroniques.com
 
 Le Centre d'expertise géologique (CGS) du ministère des Affaires économiques de Taiwan a annoncé que des réserves d'hydrates de méthane étaient en cours d'exploration au large de Taiwan.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les hydrates de méthane [1] - communément appelée glace de méthane ou glace inflammable - sont une source d'énergie qui est plus propre que les combustibles fossiles ordinaires, selon le CGS.
 
Depuis 2004, des recherches exploratoires ont dévoilé d'importantes quantités de glace inflammable au large de Kaohsiung et de Pingtung, au sud de Taiwan. Selon les estimations, la quantité totale de méthane dans cette zone pourrait être supérieure à 500 milliards de mètres cubes, une réserve qui pourrait subvenir aux besoins énergétiques de Taiwan pendant plus de 50 ans.
 
Malgré la possession de telles richesses, Taiwan dépend de pays plus avancés technologiquement pour l'exploration et l'exploitation de ses réserves. L'Allemagne s'est engagée, selon le CGS à aider Taiwan à développer ces techniques.
 
Ceci pourrait permettre à Taiwan de faire un pas important dans sa course à l'indépendance énergétique. En parallèle, le CGS a engagé d'importantes ressources en recherche et développement sur la technologie de séquestration du dioxyde de carbone.
 
Il vise à synchroniser l'extraction des hydrates de méthane et le stockage de dioxyde de carbone dans les nappes vidées afin de profiter doublement de ces réserves.
 
Le 16/02/10   
INTERNATIONAL :  Boissons énergisantes : les dangers de la banalisation
source :   lefigaro.fr
 Avant de sortir en boîte, quelques canettes de boissons énergisantes, un peu d’alcool et c’est parti ! Jusqu’au petit matin... ou plus tôt. Car le risque est dans l’abus de ces boissons et leur association à l’alcool. Leurs fabricants, pour leur part, organisent des soirées où ils communiquent davantage sur les bienfaits supposés que les risques de ces cocktails détonants.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
En novembre et décembre derniers, trois producteurs d’energy-drinks – Red Bull, Coca-Cola et Pepsico – ont lancé des versions condensées de leurs boissons phares. L'objectif annoncé est de simplifier le transport des canettes en réduisant la dose de 25 à 6 centilitres tout en conservant la même quantité de caféine. Ainsi cette dernière est-elle… quatre fois plus concentrée.

Une étude américaine de 2008 avait déjà montré les risques – intoxication et hypertension artérielle – liés à ces boissons. Aujourd’hui, les fabricants banalisent leur consommation en recourant à des slogans aguicheurs : « Se glisse partout », « Diluer avec le liquide de votre choix »… rien qui ne laisse entendre si ce liquide peut être alcoolisé ou non.

Perception réduite de l'intoxication alcoolique

Les soirées étudiantes se font également les partenaires de ces pratiques. Souvent parrainées par de grands groupes, elles sont l’occasion de mélanger alcool et boissons énergisantes.

Or selon l’Agence française de Sécurité sanitaire des Aliments (Afssa), « les boissons énergisantes diminueraient la perception, mais pas la réalité, de l’intoxication alcoolique ».
 
La CLCV (association Consommation Logement et Cadre de Vie ) demande une information convenable des consommateurs. Elle vient d’interpeller le ministère de la Santé, le Syndicat national des boissons rafraîchissantes et les professionnels concernés.

La CLCV réclame des mentions d’étiquetage claires et précises, ainsi que l’instauration de teneurs maximales en caféine pour les boissons énergisantes et autres produits enrichis, comme les compléments alimentaires ou les chewing-gums.
 
 
 
EUROPE :  En bref : un nouveau logo européen pour le bio
source :  Futura-sciences.com
 L’Eurofeuille créée par Dusan Milenkovic, un étudiant allemand, est le nouveau logo européen pour les produits bio. © Dusan Milenkovic, domaine public
 
 
 
 
 
 
 
Le nouveau logo européen pour les produits biologiques vient d'être officialisé. C’est l’Eurofeuille, une feuille dessinée par les étoiles de l'Union européenne sur fond vert, qui a séduit les internautes invités à voter pour désigner ce nouveau logo.
 
Du 7 décembre 2009 au 31 janvier 2010, les Européens ont été invités à choisir le design du nouveau logo européen pour les produits bio parmi trois modèles. Ces projets ont été sélectionnés par un jury de professionnels, dont Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio en France, parmi quelque 3.422 idées soumises par des étudiants en art et en design.

Un logo proposé et choisi par le peuple européen
Environ 130.000 personnes ont voté en ligne. Le logo Eurofeuille, imaginé par un étudiant allemand, a recueilli 63% des suffrages. Les deux autres projets ont été plébiscités par 27% et 10% des internautes Européens.

A compter du 1er juillet prochain, le logo biologique de l'Union européenne devra obligatoirement figurer sur tous les produits préemballés, fabriqués dans les Etats membres. Il est toutefois facultatif pour les produits importés.
 
FRANCE :     Photovoltaïque : La France double sa capacité à 250 MW 
source : PWC
  Le cabinet de conseil PriceWaterhouseCoopers (PWC) publie le 2e baromètre sur l'état de la filière photovoltaïque en France où il apparaît que 2009 a été une année de forte croissance mais aussi de transition.
 
 
 
 
 
 
 
 
Après avoir entamé un cycle de croissance remarquable depuis 2007, le secteur photovoltaïque double sa capacité installée en 2009, avec une estimation par les acteurs du secteur de 250 MW en 2009 à comparer aux 105 MW installés en 2008. La France passe ainsi de la 12e à la 7e position derrière l'Italie et devant la Chine.
 
Les changements réglementaires de ce début d'année devraient se traduire par une croissance moindre mais plus saine en 2010, avec un rééquilibrage à attendre des projets de centrale au sol entre les régions plus ou moins ensoleillées mais un déséquilibre en faveur du sud de la France sur les toitures.
 
Du côté des installateurs et distributeurs, la consolidation risque de se polariser plus tôt que prévu autour de grands acteurs structurés et de petits acteurs locaux. En amont de la filière, les technologies continuent d'évoluer et des ruptures sont attendues, sur fond de prédominance du silicium.
 
L'avenir de ce secteur stratégique dépend aujourd'hui de sa capacité à poursuivre le développement d'un aval structuré et à convertir ce développement en opportunités industrielles pour la France.
 
Le marché devrait trouver en 2010 son rythme de croissance après un fort essor en 2009
 
La filière photovoltaïque est en passe de devenir un secteur stratégique dans le paysage énergétique français. Grâce notamment à la baisse de 30 % des prix des modules, la capacité de production installée est passée de 105 MW en 2008 à 250 MW en 2009.
 
En termes de taille de marché, l'accroissement de la capacité installée et l'augmentation des raccordements de centrales ont ainsi permis à la France de passer à la 7e place au niveau international en 2009 (12e en 2008).

« L'arrêté du 12 janvier 2010 devrait, selon notre rapport, améliorer l'attractivité de l'intégration au bâti sans laisser de marge à la spéculation. En 2010, le marché restera solide et ressortira probablement avec une croissance plus modérée, mais aussi plus saine. Sur les cinq prochaines années, nous anticipons une croissance à deux chiffres pour l'ensemble du secteur » commente Alain Calmé, Associé en charge du Conseil en Stratégie chez PricewaterhouseCoopers.

Secteur en plein essor, la filière photovoltaïque française devrait compter 15 000 emplois directs en 2012, générés principalement par l'aval de la chaîne de valeur.
 
La consolidation de la filière en aval
Dans son ensemble, l'aval risque de se concentrer autour des grands acteurs et des petits acteurs locaux. Pour de nombreux installateurs structurés du secteur, l'année 2010 devrait être celle de la consolidation. Cette consolidation sera impulsée d'une part par la forte croissance de 2009 qui provoque des difficultés de financement, et d'autre part par les ajustements tarifaires qui, couplés à leur rétroactivité à novembre 2009, vont tempérer le marché, limiter sa capacité d'accueil et impacter le chiffre d'affaires de nombreux acteurs.
 
« La physionomie du marché pourrait changer au cours de l'année 2010. De grands groupes regardent le secteur et on devrait ainsi voir arriver de nouveaux entrants soit en accès direct soit via des acquisitions et des partenariats » précise Benjamin Cros, Senior manager, en charge de l'énergie au sein du pôle Conseil en Stratégie de PricewaterhouseCoopers.
 
Le retard industriel : un enjeu stratégique pour la filière française
En matière de technologie, la compétition entre les constructeurs a commencé. Le défi majeur est d'atteindre le plus rapidement possible la parité réseau c'est-à-dire un coût de production du kWh photovoltaïque égal au coût d'achat de l'électricité au détail. La filière silicium et les transitions technologiques attendues devraient aller dans ce sens et soutenir la croissance du secteur amont et la baisse des coûts de production.
 
Dans ce contexte, l'amont français a commencé à se créer une capacité de production, mais accuse un véritable retard en matière de fabrication et d'innovation. « 2009 aura vu une tendance encourageante dans l'amont, avec de nombreux projets de fabrication de modules, qui devrait continuer en 2010 : mais les producteurs français sont toujours peu nombreux, non intégrés et fragiles. On compte un projet dans les couches minces en France contre une quinzaine chez nos voisins d'Outre-Rhin et aucun projet intégré opérationnellement avancé dans le silicium cristallin », constate Benjamin Cros.
 
Selon le 2e rapport de PricewaterhouseCoopers sur l'état de la filière photovoltaïque en France, l'avenir se joue actuellement et dépendra autant du développement de l'amont que des changements réglementaires.
 
Méthodologie
Le « Deuxième rapport de PricewaterhouseCoopers sur l'état de la filière en France » a été publié en février 2010. Il s'agit d'une étude qualitative, basée sur une série de 80 entretiens ciblés conduits auprès d'acteurs du secteur (installateurs, exploitants, organismes financiers, organismes d'audit et de contrôle, bureaux d'études, etc.).
 
L'intégralité du rapport peut être commandé auprès de PricewaterhouseCoopers sur le site www.pwc.fr
 
Le 15/02/10   
FRANCE :   Inauguration d'une maison rénovée « facteur 4 »
source :  EDF, ADEME, ES
 Fin janvier, a été inaugurée la seconde maison, du programme de rénovation de 50 chantiers pionniers, rénovée pour atteindre les critères de basse consommation en Alsace, à Roeschwoog.
 
 
 
 
 
 
 
 
L'enveloppe globale allouée à la rénovation thermique s'élève à 53 082 €, les consommations d'énergie sont passées de 344 kWhEP/m2.an à 101 kWhEP/m2.an et le budget annuel de 24 €/m2.an à 4 €/m2.an, soit une division proche de 4 des consommations et de la facture énergétiques et une division par 10 des émissions de gaz à effet de serre en passant de 54 kgeqCO2/m2 à 5,3 kgeqCO2/m2, grâce à une importante amélioration de l’isolation extérieure.
La rénovation initialement prévue ne réduisait les consommations d’énergie que d'un tiers.
Le pavillon ainsi rénové en va permettre de diviser par 6 ses consommations d'énergie finale et par 10 ses émissions de gaz à effet de serre.
Sur recommandations conjointes d'experts ES énergies et d'artisans, divers travaux de rénovation thermique ont été engagés :
• Murs : isolation extérieure polystyrène graphité KNAUF TH32 - 16 cm
• Plancher bas : polystyrène graphité sous dalle KNAUF TH32 - 10 cm
• Fenêtres : PVC triple vitrage 4-16-4-16-4 Argon peu émissif SCHUCO SI82+ UW 0,84
• VMC : Hygro B Aldès Microwatt Bahia
• Chauffage : pompe à chaleur eau-eau Stiebel Eltron WPF13 17 kW avec ballon tampon 700 l
• Eau chaude sanitaire : chauffe-eau solaire De Dietrich 300 l
A l'horizon fin 2010, l'Alsace disposera d'un parc unique en France de 50 maisons individuelles rénovées « basse consommation » et confortera ainsi son avance en matière d’efficacité énergétique, acquise grâce au programme Alsace énergivie.
Lancé en décembre 2008, l’appel à projets « 50 chantiers pionniers » a été initié par la Région Alsace, le groupe EDF (EDF et ÉS) et les organisations professionnelles du bâtiment, dans le cadre de la Convention de Coopération pour le développement durable de l’Alsace signée le 21 novembre dernier par Adrien Zeller et Pierre Gadonneix, PDG du groupe EDF.
Cette convention signée pour trois ans prévoit des investissements importants du groupe EDF pour développer la production d’électricité faiblement émettrice de CO2 (hydraulique, nucléaire, solaire), pour promouvoir la société alsacienne (formation, solidarité, culture) et pour protéger l'environnement en diminuant les émissions de gaz à effet de serre des bâtiments, dans le cadre du programme Alsace énergivie de la Région Alsace et de l’ADEME.
 
U.S.A. :  Le plus petit capteur solaire au monde : 9 mm3
source :   Université du Michigan/enerzine.com
 Des chercheurs de l'Université du Michigan ont développé le plus petit capteur au monde alimenté à l'énergie solaire et capable de fonctionner quasiment sans interruption.
 
 
 
 
 
 
 
Les composants du système, tels que les cellules solaires, le processeur et la batterie sont toutes intégrées dans un minuscule bloc qui ne mesure que 8,75 millimètres cubes (2,5 x 3,5 x 1mm). Il serait ainsi 1 000 fois plus petit que son homologue commercial.
"Notre système peut fonctionner presque perpétuellement à condition d'être périodiquement exposé à un éclairage raisonnable, même d'intérieur", a déclaré David Blaauw, professeur de génie électrique et informatique. "Son seul facteur limitant demeure l'usure de la batterie, mais celle-ci est prévue pour durer de nombreuses années."
 
Le capteur se base sur le processeur "ARM Cortex-M3", une puce largement adoptée par l'industrie des microcontrôleurs grâce notamment à sa faible consommation d'énergie. En effet, elle possède des fonctions éconergétiques telles que le mode "sommeil prolongé" et le mode "réveil instantané".
 
"L'implémentation du processeur exploite au maximum l'ensemble de ses caractéristiques afin d'atteindre un fonctionnement consommant très peu d'énergie." a précisé Eric Schorn, vice-président, marketing, de la division processeurs, chez ARM.
 
Aussi, le capteur passe le plus clair de son temps en "mode sommeil", et ne se "réveille" que périodiquement afin de prendre des mesures. Sa consommation totale moyenne est inférieure à 1 nanoWatt. Un nanoWatt est l'équivalent d'un milliardième de watt.
 
Selon les chercheurs, le processeur n'aurait besoin que de la moitié d'1 volt pour fonctionner, alors que la batterie Cymbet - en couche mince délivre environ 4 volts. La tension a été réduite au maximum afin que le système fonctionne le plus efficacement possible. "Si nous avions utilisé les méthodes traditionnelles, le processus de conversion électrique aurait consommé beaucoup plus d'énergie que le processeur lui-même", a déclaré Dennis Sylvester, professeur agrégé en génie électrique et informatique.
 
L'autre moyen de rendre la conversion électrique plus efficace a été de ralentir l'horloge interne du processeur lorsque ce dernier avait une charge de travail relativement faible.
 
Ce système ultra-miniaturisé pourrait être utilisé en premier dans le domaine médical, car moins invasif. On le retrouverait dans la surveillance de patients souffrant d'un glaucome, touchés par un traumatisme crânien, ou encore atteints d'un cancer. Dans le corps, le capteur serait alors alimenté en énergie par les mouvements ou par la chaleur du corps.
 
TAIWAN : L'ITRI invente la fenêtre solaire à haute transparence
source :   bulletins-electroniques.com
 Afin de lutter contre le réchauffement climatique, l'Institut de recherche en technologies industrielles de Taiwan (ITRI) a travaillé sur le développement de techniques de conservation de l'énergie et de réduction des émissions de carbone. 
 
 
 
 
 
 
Le chercheur Jui-Tang CHEN de l'ITRI explique que le réseau électrique de Taiwan fournit de l'électricité en courant alternatif (AC), alors que l'éclairage domestique et les appareils électroniques requièrent du courant continu (DC). Dans le processus de conversion, de 15 à 20% de l'énergie est perdue.
 
La fenêtre solaire fournit quant à elle du courant continu qui peut être directement utilisé, sans conversion et donc sans pertes. Installée sur l'ensemble d'un bâtiment, la fenêtre solaire pourrait réduire d'un maximum de 30% la consommation totale d'électricité du bâtiment, alors que le coût d'installation de ce type de fenêtre est estimé au double des fenêtres ordinaires.
 
Pour finir, les chercheurs ajoutent que la composition et la structure de cette fenêtre solaire la rendent entièrement pare-balle.
 
Le 12/02/10   
FRANCE : Tarifs solaires 2010 : les centrales au sol favorisées 
source :   Enerzine.com
 Les tarifs d'achat électro-solaire récemment publiés se divisent non plus en deux mais en trois catégories : les installations avec « Intégration au bâti », les installations au sol et la nouvelle catégorie, les installations avec « Intégration simplifiée au bâti ».
 
 
 
 
 
 
Voici le regard de Guy Vicente, Président de Schüco France et Directeur de Schüco International KG, sur les nouveaux tarifs de rachat d’électricité
 
« Si nous disposons désormais d’un cadre et d’une feuille de route jusqu’en 2012, la multiplication des tarifs d’intégration ne facilitent guère leur compréhension. L’évolution des tarifs à la baisse pour des installations sur les bâtiments de bureaux, industriels, commerciaux, agricoles choque beaucoup de professionnels.
 
Il est absolument incompréhensible de voir les tarifs intégrés écartés des bâtiments neufs. Que va t-on faire des bâtiments à énergie positive et des Bâtiments Basse Consommation (BBC) ainsi que des bâtiments à l’étude depuis 18 à 24 mois pour lesquels le calcul de rentabilité avait été déterminé selon un tarif de rachat à 60 centimes d’euros le kWh.
 
Ces mesures ne risquent t-elles pas de décourager les architectes qui s’intéressaient et/ou commençaient à intégrer ce type d’équipement ? Les investisseurs ne risquent-ils pas de se lasser ? Alors que l’on s’attendait à des mesures privilégiant l’intégration dans les bâtiments neufs à l’instar du Grenelle de l’environnement, ce décret privilégie au contraire la rénovation.
 
De la même façon et alors que la France s’était fait fort de privilégier les tarifs intégrés pour favoriser des projets architecturaux pérennes, on s’aperçoit que dans certaines régions, par le biais de la pondération des coefficients, on se retrouve finalement avec un écart de tarif mineur entre les centrales au sol (37 centimes d’euros le kWh) et les installations avec intégration simplifiée au bâti (42 centimes le kWh).
 
Ce décret risque d’avoir un effet contreproductif, en favorisant l’implantation de centrales au sol sur des terrains agricoles au dépens de l’intégration au bâti.
 
A la lumière de ces dispositions, nous avons décidé d’élargir l’offre actuelle dans les prochains mois en y incluant des systèmes solaires pour centrales au sol ».
 
Par ailleurs, Schüco a fait le choix de privilégier le développement de systèmes en intégration pour la réalisation de solutions architecturales et esthétiques tant pour les particuliers que pour des bâtiments à usage professionnel (immobiliers d’entreprise, bâtiments industriels, commerciaux, agricoles …).
 
Schüco achève actuellement l’intégration de 2,2 MWc en toiture sur un bâtiment commercial situé dans le Vaucluse. Ce projet s’inscrit dans le partenariat

commercial noué en 2009 avec la société Aérowatt, producteur indépendant et intégré d’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque, qui prévoit la fourniture par Schüco de systèmes photovoltaïques représentant une capacité totale installée de 6,8MWc.
 
 
U.S.A : Créer du carburant directement à partir de la biomasse
source :     Enerzine.com
 Les chercheurs du Lawrence Berkeley National Laboratory (LBNL) en collaboration avec l'Institut BioEnergy du département américain de l'énergie (JBEI) ont développé une bactérie capable de produire du biocarburant directement à partir de la biomasse.
 
 
 
 
 
 
L' Escherichia coli (E. coli) est un micro-organisme bien connu qui a la capacité naturelle de synthétiser les acides gras. Il possède également une réceptivité exceptionnelle aux manipulations génétiques, ce qui en fait une cible idéale pour la recherche sur les biocarburants.

La combinaison de la bactérie avec des réactions biochimiques réalisées grâce à la biologie synthétique, a permis aux chercheurs du JBEI de concevoir une nouvelle souche d'E. coli, une bactérie en mesure de produire du biodiesel et d'autres composés chimiques dérivés des acides gras.
 
"Le fait que nos microbes peuvent produire un carburant diesel directement à partir de la biomasse sans modification chimique supplémentaire est excitant et important", a déclaré Jay Keasling, le responsable en chef du JBEI. "Étant donné que les dépenses de récupération du biodiesel sont proches de celles nécessaires pour distiller de l'éthanol, nous croyons que nos résultats peuvent contribuer de manière significative à l'objectif ultime de produire des biocarburants avançés rentables et des produits chimiques renouvelables."

"Nous espérons que ces développements vont déboucher sur de vrais produits d'ici un à deux ans", ajoute Jay Keasling dont l'équipe collabore avec la société LS9, basée à San Francisco.
 
Depuis plus d'un siècle, les carburants et autres produits dérivés sont produits à partir d'acides gras contenus dans les huiles végétales et animales. Ces huiles servent désormais de matières premières non seulement pour le biodiesel, mais aussi pour une large gamme de produits chimiques, notamment des agents tensioactifs, des solvants et des lubrifiants.

Des études scientifiques ont montré de façon constante que les combustibles liquides dérivés de la biomasse végétale sont l'une des meilleures alternatives si un moyen de production rentable peut être trouvé. Par conséquent, d'importants efforts de recherche sont basés sur les acides gras - des molécules riches en énergie se trouvant dans les cellules vivantes.
 
Actuellement, la transformation biochimique de la biomasse cellulosique nécessite des enzymes coûteuses afin de libérer le sucre. En donnant à l'E. coli la capacité de fermenter à la fois la cellulose et les hémicelluloses, sans ajouts d'enzymes, les scientifiques pensent réduire le coût des biocarburants cellulosiques.
 
Après avoir réussi à détourner le métabolisme des acides gras vers la production de carburants et autres dérivés à partir du glucose, les chercheurs du JBEI ont alimenté leur nouvelle souche E. coli pour produire des hémicellulases - des enzymes qui sont capables de fermenter les sucres complexes - principales constituants de la biomasse cellulosique. En effet, la paroi cellulaire des cellules végétales étant constituée de cellulose, la cellulose va décomposer la cellulose.
 
 
EUROPE :  L'Europe se mobilise pour la voiture électrique
source :     Le18heures.com
 Selon Christian Estrosi, étant donné les ambitions de plusieurs pays membres, la voiture électrique pourrait représenter jusqu'à 10% du parc européen en 2020 si la Commission européenne agit vite.
 
 
 
 
 
 
La voiture électrique pourrait représenter 10% du parc européen en 2020 si la Commission européenne agit vite, compte tenu des ambitions affichées par plusieurs pays membres, a déclaré mardi le ministre français de l'Industrie, Christian Estrosi.

"Avec les ambitions de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, de l'Espagne, on peut envisager le chiffre de 10% du parc européen à l'horizon 2020 si la Commission arrête une décision le plus rapidement possible", a déclaré à l'AFP M. Estrosi en marge d'une réunion informelle des ministres européens de l'Industrie à Saint-Sébastien (nord).

La France vise un objectif de mise sur le marché de deux millions de véhicules électriques dans dix ans, et l'Allemagne d'un million.
Au cours de cette réunion organisée par la présidence espagnole de l'UE pour amorcer un premier pas vers une stratégie européenne commune pour le véhicule électrique, M. Estrosi a plaidé pour un accord rapide sur la standardisation.

"Il est urgent que nos constructeurs connaissent de la part de la Commission européenne et de nous-mêmes le standard sur lequel ils devront se mettre d'accord" en matière de batteries, systèmes de recharges et de sécurité, a-t-il affirmé.
"C'est le plus urgent", a-t-il dit, ajoutant qu'en face, "les Américains et les Chinois vont très vite".

L'objectif partagé par la France et l'Espagne est que la Commission puisse proposer fin mai aux Etats membres une stratégie commune.
Le ministre français et son homologue allemand ont créé en 2009 un groupe de travail commun destiné à avancer sur le thème de la standardisation.

"Nous sommes en train de créer cet effet d'entraînement qui devrait permettre à la Commission, sur la base de nos propositions, de créer très vite un modèle de standard", a-t-il déclaré, ajoutant que l'Italie et les Pays-Bas avaient demandé à rejoindre le groupe.

"Les équipements sont en train d'être implantés pour que nous ayons des opérations pilotes et de test sur l'axe Karlsruhe, Stuttgart (deux villes allemandes, et la ville française de) Strasbourg".
"Mon homologue néerlandais m'a demandé ce matin que nous puissions élargir le périmètre à la Belgique et au sud de la Hollande", a ajouté M. Estrosi.
 
Le 11/02/10   
FRANCE : Encore trop peu d'agriculteurs bio 
source :    Lefigaro.fr
 Pour la première fois en dix ans, le nombre d'agriculteurs passant au bio augmente de façon significative. Mais l'offre reste loin de répondre à la demande et les importations augmentent.
 
 
 
Bonne nouvelle : 3.600 agriculteurs ont choisi de convertir leur exploitation à la bio en 2009, c'est 20 % de plus que l'an passé. «C'est une augmentation historique au cours des dix dernières, souligne Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio, l'organisme chargé de la promotion du bio en France. La progression de 2009, correspond au total des sept années précédentes.»

Mieux vaut pourtant se garder de tout triomphalisme : le bio ne représente encore que 2,4 à 2,5 % de la surface agricole utile en France. Pour respecter les objectifs du Grenelle de l'environnement, il faudrait atteindre 6 % en 2012 et 20 % en 2020…

Un Français sur deux consomme du Bio
Le baromètre 2009 de l'Agence bio établit clairement que les produits biologiques sont complètement intégrés à la consommation courante. «Un Français sur deux consomme du bio au moins une fois par mois, explique Elisabeth Mercier. C'est une tendance structurelle, on ne peut vraiment plus parler de mode
 
Malgré la crise, tous les indicateurs sont au vert : 84 % des Français estiment que l'agriculture biologique doit continuer à se développer et 25 % des consommateurs de bio ont l'intention d'augmenter dans les six prochains mois leur consommation (contre 22 % en 2008) tandis qu'ils sont 71 % à vouloir la maintenir.
 
Les nouveaux acheteurs de bio progressent aussi avec 20 % des consommateurs qui s'y sont mis depuis moins de deux ans. Ils y viennent d'ailleurs souvent pour nourrir un nouveau-né dans la famille.

Rançon du succès, les importations de produits bio devraient encore augmenter en 2010. L'Agence bio les estime à 30 % en moyenne avec de fortes disparités selon les produits. Si l'offre locale de viande, d'œufs ou de vin permet de répondre à la demande, c'est nettement moins le cas pour le lait, les céréales et les produits de grande culture. Quant aux fruits et légumes et l'épicerie sèche, les secteurs sur lesquels la demande est la plus forte, l'importation représente jusqu'à 50% voire 60 %. Sachant qu'il faut trois ans à un agriculteur pour se reconvertir en bio, l'offre n'est pas près de rejoindre la demande.
 
 
CANADA :   + 40% de puissance éolienne installée en 2009
source :   Enerzine/GWEC
 
Le tiers de ces ajouts ont été effectués en Chine, qui affiche une croissance de plus de 100 % pour une autre année.
Parallèlement, le secteur canadien de l'énergie éolienne a connu une année record : de nouvelles installations éoliennes générant une puissance de 950 MW ont été implantées dans huit provinces, plaçant ainsi le Canada au 9e rang mondial en ce qui concerne la nouvelle puissance installée en 2009.
 
 
 
 
 
 
Les nouveaux développements du secteur de l'éolien représentent un investissement de plus de 2,2 G$, haussant la puissance installée totale du Canada à 3 319 MW.
 
"Le secteur de l'énergie éolienne connaît une croissance rapide et constante en dépit de la crise financière et du ralentissement économique, ce qui témoigne du fait qu'il s'agit d'une technologie fondamentalement attrayante par sa propreté, sa fiabilité et sa rapidité d'installation.
L'énergie éolienne devient la technologie de production énergétique de prédilection dans un nombre croissant de pays, partout dans le monde", a indiqué Steve Sawyer, secrétaire général du GWEC. "Aucun progrès n'a été réalisé à Copenhague en ce qui concerne la fixation du prix du carbone à l'échelle mondiale.
Or, l'énergie éolienne a poursuivi sa croissance en raison des politiques énergétiques nationales de nos principaux marchés, d'une part, et d'autre part parce que de nombreux gouvernements ont mis la priorité sur le développement de l'énergie renouvelable dans leurs plans de reprise économique", a-t-il ajouté.
Contre toute attente, près de 10 000 MW ont été installés sur le marché américain de l'énergie éolienne en 2009, augmentant ainsi la puissance installée du pays de 39 % et faisant passer sa puissance installée raccordée totale à 35 000 MW. Cette progression rapide résulte de la mise en application de la US Recovery Act et de ses nouvelles politiques qui visent à soutenir le développement de l'énergie éolienne d'ici la fin de 2012.
Le taux de croissance rapide du secteur de l'énergie éolienne au Canada risque toutefois de se stabiliser. L'année 2009 marque en effet l'arrêt prématuré du soutien consenti par le gouvernement fédéral pour la mise en valeur de l'énergie éolienne et de la production d'électricité à partir d'autres sources d'énergie propres et renouvelables par l'intermédiaire du Programme écoÉNERGIE pour l'électricité renouvelable.
"Bien que le Canada cherche à harmoniser ses politiques en matière de changement climatique avec celles des États-Unis, nous nous dirigeons rapidement dans des directions diamétralement opposées en ce qui a trait aux politiques de mise en valeur de l'énergie éolienne. En conséquence, les investisseurs délaissent de plus en plus le Canada au profit des États-Unis, pour y faire de nouveaux investissements et créer de l'emploi", a observé Robert Hornung, président de l'Association canadienne de l'énergie éolienne (CanWEA). "Nous espérons toujours que le prochain budget fédéral reconnaîtra l'importante action stimulante que l'énergie éolienne peut avoir en matière de nouveaux investissements, de création d'emploi et de renouveau économique en région rurale et qu'il comprendra un engagement renouvelé à l'égard de la mise en valeur de l'énergie éolienne."
L'énergie éolienne occupe une place importante sur les marchés de l'énergie mondiaux. En 2009, le marché mondial des turbines éoliennes s'établissait à quelque 45 G EUR. Selon le GWEC, près d'un demi-million de personnes dans le monde travaillent dans le secteur éolien. Les principaux marchés à l'origine de cette forte croissance demeurent l'Asie, l'Amérique du Nord et l'Europe, qui ont chacune installé plus de 10 GW de nouvelle puissance éolienne en 2009.
Bien que le Canada se soit classé au 9e rang en ce qui a trait à la nouvelle puissance installée, il arrive seulement en 11e place quant à la puissance éolienne installée totale et au 18e rang au chapitre de la contribution de l'énergie éolienne à la demande d'électricité.
"L'énergie éolienne contribue déjà considérablement à la réduction des émissions de CO2. La puissance éolienne mondiale de 158 GW en place à la fin de 2009 produira 340 TWh d'énergie propre et permettra d'éviter l'émission de 204 millions de tonnes de CO2 par année", a conclu M. Sawyer.
 
 
BRESIL :   1)  Amazonie : un barrage hydroélectrique géant de 11 GW
Source :   Enerzine.com/[ Photo : barrage d'Itaipu - Brésil ]
                 2 )  Barrage géant sur le Xingu: feu vert imminent et protestations en cours
source :  Association pour le Contrat Mondial de l’Eau
 
  1) Le Brésil vient d'accorder le permis pour la construction du très controversé barrage hydroélectrique qui sera situé au cœur de la forêt amazonienne, sur le fleuve Xingu (nord de l'Etat de Para).
 
 
 
 
 
 
 
 
  2 ) S.O.S
Barrage géant sur le Xingu: feu vert imminent et protestations en cours
La campagne pour éviter le désastre social et environnemental que serait la construction du barrage de Belo Monte, sur la grande boucle du Xingu n'a pas encore suffi.
 
 
1 ) Le Brésil vient d'accorder le permis pour la construction du très controversé barrage hydroélectrique qui sera situé au cœur de la forêt amazonienne, sur le fleuve Xingu (nord de l'Etat de Para).

Bien que ce projet d'un montant de 17 milliards de dollars devrait aider le pays à faire face à la demande croissance en électricité, il a soulevé bien des préoccupations concernant à la fois son impact environnemental et sa population indigène.
 
Selon le Ministre de l'Environnement, Carlos Minc, 250 km2 carrés de terre seront inondés par le futur barrage de Belo Monte, ce qui représente seulement une partie des 5 000 km2 prévue initialement et qui impliquait quatre barrages hydroélectriques. Près de la moitié de la zone, (soit 125 km2) est déjà inondée naturellement pendant la saison des pluies.
 
"L'impact sur l'environnement existe, mais il a été pesé, calculé et réduit", a ajouté M. Minc. "Des mesures seront prises pour prévenir l'extinction de certaines espèces animales et protéger la subsistance de ceux qui gagnent leur vie grâce à la pêche".
 
Les 11.000 MW du barrage de Belo Monte fait partie d'un énorme plan de développement concerté. A son terme, il deviendra le deuxième plus grand barrage hydroélectrique du Brésil et le troisième plus grand au monde - la palme revenant à celui des 3 gorges en chine avec 18 200 MW.
 
Des barrages, des routes, des gazoducs et des réseaux électriques d'une valeur de 30 milliards de dollars sont actuellement en cours de construction dans la région afin de pouvoir acheminer dans les années à venir, l'énergie, les matières premières et les produits agricoles.
 
2 )L'une après l'autre, les institutions se plient à la volonté du gouvernement brésilien et l'appel d'offres pour la construction va être lancé ces jours ci.

Nous dirigeants indigènes,
Mebengokre(Kayapó),Xavante,Yudja,Kawaiwete,Kisedje,Kamayura,Kuikuro, Ikpeng, Panará, Nafuka, Tapayuna et autres dirigeants habitants du bassin du rio Xingu et des régions environnantes, réunis en assemblée au village de Piaraçu (TI Capoto Jarinã) depuis le 28/10/2009, n’acceptons pas la construction du barrage de Belo Monte ni d’un quelconque barrage dans le bassin du rio Xingu.

Nous récusons le rapport technique de la fondation nationale de l’Indien (FUNAI) mémoire n° 709/GAB/CGPIMA/09, se référant à la composante Indigène du Rapport d’Impact Environnemental (RIMA) de l'emprise appelée Approvisionnement Hydro-Electrique Belo Monte (AHE Belo Monte).
 
Au contraire de ce qui est constaté dans ce rapport, dans lequel La FUNAI “considère que l’emprise en question est viable “, Le rapport du panel de spécialistes qui ont analysé l’étude EIA-RIMA, rend évidente la non-viabilité économique, sociale et environnementale de cette emprise. Le mouvement en ours au village de Piaraçu est contre la construction du barrage de Belo Monte.
 
Lors de cette réunion, nous, jeunes dirigeants, n’acceptons pas que soit construit le barrage sur le rio Xingu, dans la commune d’Altamira-PA. Nous paralysons la traversée de la barge qui traverse le rio Xingu, nous ne savons pas quand la traversée va revenir à la normale, nous sollicitons les autorités pour quelles comprennent nos revendications et manifestations qui interviennent en ce moment même au village de que Piaraçu, nous dirigeants, avec les caciques sommes très indignés du discours du Ministre Edson Lobão, qui dit que « DES FORCES DEMONIAQUES EMPECHENT LA CONSTRUCTION », nous voulons que le ministre vienne ici dire cela devant les caciques et les dirigeants. Ainsi personnellement écrivant cette lettre j’espère que ma parole écrite sera diffusée.
Matudjo Metuktire, Chef de secteur des Affaires Indigènes, Municipalité de São José du Xingu
Le 10/02/10   
FRANCE : Interdiction du thon : "la mort du métier"
source :   (Nouvelobs.com avec AFP)
 La décision de la France de soutenir l'interdiction du commerce international du thon rouge est jugée "catastrophique" par les professionnels.
 
 
 
 
 
Les professionnels de la pêche en Méditerranée se montraient inquiets pour la plupart, voire "catastrophés", mercredi 3 février après la décision de la France de soutenir l'interdiction du commerce international du thon rouge, avec un délai de mise en oeuvre de 18 mois.

"C'est une décision catastrophique", s'est ému Henri Gronzio, le président du Comité régional des pêches, à Sète, la première base française pour le thon rouge, où les thoniers senneurs, amarrés aux quais, ont revêtu leurs bâches d'hiver.
Dans la matinée, le gouvernement a annoncé que la France était favorable à l'interdiction du commerce international du thon rouge, avec un délai de mise en oeuvre de 18 mois, une position "lourde" mais "nécessaire", a commenté le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.

Une position équilibrée ?
Aussitôt, le président du Syndicat des thoniers méditerranéens, le Marseillais Mourad Kahoul, a déclaré depuis Paris qu'on allait "vers une grosse crise", réclamant "une réunion d'urgence" avec le président de la République.
Le ministre de la Pêche Bruno Le Maire a jugé mercredi que la position de la France était "équilibrée", garantissant à la fois la survie des thons tout en prenant en compte les intérêts des pêcheurs.
"On a pris une décision équilibrée, a insisté Bruno le Maire, interrogé sur France Info, qui permet de garantir le renouvellement de la ressource en thon rouge (...) tout en tenant compte des contraintes économiques et sociales des pêcheurs".

"La mort du métier"
Vingt-huit thoniers senneurs (qui pratiquent une pêche industrielle) sont répertoriés en France. Pour Henri Gronzio, l'interdiction de la vente du thon signifierait "la mort du métier" de pêcheur, avec des conséquences sociales sur le littoral méditerranéen.

Car entre 10 et 12 hommes embarquent pour la campagne de pêche (de plus en plus courte, un mois en 2010) et trois personnes travaillent à terre pour un homme embarqué.

Mercredi, André Fortassier, pêcheur basé à Agde, tentait toutefois de faire preuve d'optimisme, mais réclamait de la part du gouvernement des éclaircissements: "si le délai de 18 mois, c'est pour se référer à des études scientifiques (sur le niveau des ressources en thon en Méditerranée), alors ça me donne un peu d'espoir", a-t-il dit.

Un document de l'Ifremer
Car les pêcheurs en sont persuadés: la ressource est là. Pour preuve, ils se réfèrent à un document de l'Ifremer, l'Institut français de la recherche pour l'exploitation de la mer, qui a survolé l'an dernier le golfe du Lion afin d'observer les bancs de thons.

"Et les observations de l'Ifremer montrent bien qu'il y a du thon", dit Bertrand Wendling, le directeur général de la Sathoan, une organisation qui représente les intérêts de 11 thoniers sétois. La Sathoan a réaffirmé mercredi son opposition à l'inscription du thon rouge à l'annexe 1 de la Convention de l'ONU sur le trafic des espèces menacées, synonyme d'interdiction du commerce international.

Une décision sage
Cette abondance de thon qu'ils évoquent, les pêcheurs espèrent bien qu'elle sera confirmée par des études sur les niveaux de stock menées sous l'égide de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (ICCAT).

Cette commission chargée de la gestion du thon rouge au niveau mondial doit se réunir en novembre à Paris, a expliquéle député-maire UMP d'Agde, Gilles d'Ettore, ancien rapporteur de la pêche à l'Assemblée nationale.

Le délai de 18 mois laisse donc aux scientifiques le temps de publier le résultat de leurs études, a noté le parlementaire, pour lequel la décision de la France est donc "sage".

Car aujourd'hui, déplore-t-il, "on est infoutu de dire aux pêcheurs" le niveau réel des réserves de thon.

Attendre l'avis des scientifiques
Le ministre de la pêche a rappelé que la position française était assortie de "garanties" et de "conditions" pour les pêcheurs.

Il s'agit d'attendre 18 mois et notamment "l'évaluation scientifique" du stock de thon rouge qui sera connue en octobre 2010, de pouvoir "maintenir la pêche côtière" (10% des quotas de pêche mais très pourvoyeuse d'emploi et d'activité), et d'obtenir un "accompagnement financier de la Commission européenne pour tous les pêcheurs-senneurs qui seraient obligés de renoncer à leur activité".

Si les scientifiques nous disent, en octobre 2010, "le thon rouge a une ressource suffisante, le stock de poisson s'est renouvelé, et nous n'avons pas d'inquiétudes sur la garantie de ressource en thon rouge", il faudra en tirer toutes les conséquences sur les décisions que nous aurons à prendre".

"Il n'y a pas de raison d'interdire la pêche si la ressource est disponible mais c'est aux scientifiques de nous le dire", a précisé Bruno Le Maire ajoutant que l'avis scientifique donnera une "légitimité à la décision".
 
U.S.A :  Le premier circuit intégré photovoltaïque
source :   Enerzine.com
 Des scientifiques de l'Université de Pennsylvanie ont créé le premier circuit intégré capable de s'auto-alimenter à condition d'avoir été exposé aux rayons du soleil. Ce circuit photovoltaïque pourrait à terme alimenter une nouvelle gamme d'appareils électroniques grand public ou même modéliser le cerveau humain !
 
 
 
 
 
 
 
"Cette technologie a le potentiel de créer une nouvelle génération d'appareils optiques et électroniques", a déclaré Dawn Bonnell, un chercheur de l'Université de Pennsylvanie et co-auteur d'une récente étude sur les nanotechnologies : "l'écran tactile de votre ordinateur pourrait à la fois être le chargeur électrique et la puce électronique".
 
Pour le moment, le circuit ne peut délivrer que des quantités infimes de charge électrique, mais le chiffre pourrait progresser rapidement.
"Nous espérons obtenir 1 ampère (1 volt) avec un échantillon d'une longueur de 25 mm et d'un diamètre équivalent à celui d'un cheveu humain" a précisé D. Bonnell.
 
Ces circuits photovoltaïques pourraient dans le futur alimenter de minuscules composants robotiques ou exécuter sur des ordinateurs, des calculs à la vitesse de la lumière. Ces circuits pourraient même être utilisés afin de modéliser le cerveau, formant ainsi un réseau de neurones artificiels.
 
Les ordinateurs traitent les données grâce à un codage représenté par un "0" ou un "1". Ces circuits photovoltaïques pourraient stocker les données sur 1, 2, 3 ou 4 états en utilisant la lumière à la place des électrons. A chaque numéro correspondrait une certaine longueur d'onde de la lumière ou de couleur - rouge, vert, bleu et jaune - par exemple.
 
ANGLETERRE :  Des scooters à pile à combustible testés à Londres ?
source :   Enerzine.com
 Intelligent Energy et Suzuki Motor ont dévoilé jeudi à l'hôtel de ville de Londres, le scooter Suzuki Burgman fonctionnant grâce à une pile à combustible.
 
 
 
 
 
 
 
 
Présenté pour la première fois au salon de l'automobile de Tokyo 2009, le scooter "Burgman Fuel Cell" spécialement adapté à la vie citadine, s'appui sur le succès du modèle précédent "Crosscage" également à pile à combustible et dévoilé en 2007.
 
Le nouveau scooter est équipé avec la toute dernière version des systèmes à pile à combustible refroidis par air et alimentés par un cylindre d'hydrogène qui peut être rechargé en quelques minutes, offrant une autonomie de 350 km, comparable à celle d'un scooter Burgman classique.
« Je suis très enthousiasmé par le scooter Burgman Fuel Cell. C'est un produit fantastique qui montre comment nous pouvons combattre le changement climatique sans devoir tous s’éclairer à la bougie. Ce scooter, qui ne produit rien d'autre que de l'eau, est un triomphe de l'ingéniosité humaine. J'espère que les londoniens abandonneront leur scooter du 20ème siècle et en achèteront un conçu pour le 21ème siècle » a déclaré le député-maire de Londres, Kit Malthouse.
 
"Nos deux sociétés communiqueront prochainement des détails sur les premiers essais sur route des scooters Burgman Fuel Cell, qui débuteront au Royaume-Uni en cours d’année" a déclaré Henri Winand, directeur général d'Intelligent Energy.

Les premiers essais sur route seront effectués normalement à Loughborough. Puis, ils seront étendus dans des zones urbaines comme Londres, où les véhicules "zéro émission" présentent un potentiel bien plus important.
Le 09/02/10 
FRANCE : les pesticides, principaux obstacles à la biodiversité
source :   Futura-sciences/photo : © Phil Champion CC by-sa
 près dix ans de lutte contre les pesticides en Europe, ils restent le principal obstacle à la biodiversité des milieux agricoles. C’est la conclusion de neuf universités européennes sur l’impact de l’agriculture intensive sur les espèces sauvages.
 
 
 
 
 
50% des plantes sauvages et un tiers des oiseaux nicheurs et des carabes (des coléoptères prédateurs) ont disparu avec le doublement de la production agricole.

Le groupe d’écologie des plantes et de conservation de la nature de l’université néerlandaise de Wageningen, en association avec huit autres universités européennes, fait ce triste constat. Après l'analyse de l’impact de l’agriculture intensive sur la biodiversité des milieux agricoles de l’Union européenne et sur les potentialités de la lutte biologique, leur conclusion est sans appel.

Plus précisément, parmi tous les facteurs étudiés (uniformisation des paysages, disparition des milieux incultes…), ce sont les insecticides et les fongicides qui se révèlent être les principaux fautifs.

Autre conséquence de ces pesticides, les capacités de lutte biologique, qui permettraient de se passer en partie de ces produits phytosanitaires, sont amoindries. Si les insectes, les oiseaux, les reptiles sont impactés par ces substances, leur rôle d’auxiliaires des cultures est mécaniquement amoindri.
 
Malgré une meilleure situation en zone d’agriculture biologique, les effets positifs sont limités car les auxiliaires exploitent souvent un large territoire.

Si l’Europe souhaite restaurer la biodiversité de ses campagnes et utiliser la lutte biologique, elle devra réduire très fortement l’usage des pesticides sur de grandes zones à l’échelle du continent.
 
ALLEMAGNE :  Salon CeBIT 2010 : économiser de l'énergie grâce aux "Smart Meter"
source :  bulletins-electroniques
Des scientifiques de l'Institut Fraunhofer de logiciels d'expérimentations en ingénierie sont convaincus qu'une meilleure utilisation des technologies de l'information et de la communication permettrait d'économiser de l'énergie.
 
 
 
 
 
 
 
Pour cela, les consommateurs doivent être informés en temps réel sur leur consommation d'énergie et pouvoir agir en conséquence sur leurs appareils de chez eux, mais également à distance.
 
Un tel contrôle de sa consommation se fera grâce à de nouveaux compteurs d'électricité plus intelligents, appelés "Smart Meter" [1]. Le salon international des technologies de l'information CeBIT 2010 [2], qui aura lieu du 2 au 6 mars 2010 à Hanovre, sera l'occasion pour les professionnels de convaincre l'opinion publique de l'utilité des compteurs intelligents, de présenter leur fonctionnement pratique et leurs méthodes d'installation.
 
Les performances actuelles des batteries ne permettent pas de stocker l'énergie avec un rendement efficace. Ainsi un consommateur qui allume un appareil électrique à un instant donné entraîne instantanément l'augmentation de la production d'une centrale électrique quelque part en France ou à l'étranger. De plus, grâce à l'émergence des énergies renouvelables, le consommateur peut aujourd'hui équiper son foyer de véritables centrales énergétiques.
 
Il devient ainsi acteur du réseau. Dans ce cadre, les "Smart Meter" ont pour tâche de calculer en temps réel la différence entre l'énergie consommée et l'énergie produite. Le surplus d'énergie, s'il existe, peut être vendu et redistribué intelligemment sur le réseau. Le déficit en énergie doit ensuite être acheté sur le marché de l'électricité à court terme. Le logiciel interne aux "Smart Meter" propose un affichage en continu des prix de l'électricité et permet ainsi à l'utilisateur d'optimiser sa consommation, lisser la production des centrales et finalement réduire l'impact environnemental des centrales électriques.
 
Le logiciel est également intelligent dans le sens où il interdit par exemple au consommateur d'allumer simultanément pendant les périodes de pointes la climatisation et la machine à laver, toutes deux dévoreuses d'énergie. Il peut aussi anticiper la montée des prix de l'électricité en faisant fonctionner à l'avance un réfrigérateur ou en retardant au contraire la mise en marche d'un appareil de chauffage.
 
Le système "Smart Meter" peut également être piloté par ordinateur. Le client rentre ses préférences, comme les températures de confort haute et basse, un prix limite d'achat de l'électricité, ou encore sa consommation maximale autorisée. Le logiciel calcule ensuite de quelle manière les appareils doivent être mis en marche automatiquement. La communication entre le compteur central et les installations électriques peut se faire par câbles ou par liaison sans fil.
 
Des essais en environnement réel auront lieu au cours de l'année 2010 dans des bâtiments publics de la ville de Kaiserslautern. Des chercheurs de l'institut Fraunhofer des techniques appliquées de l'information ont également développé une application pour téléphone portable qui reprend les fonctionnalités du logiciel "Smart Meter". L'écran peut désormais afficher la consommation en temps réel des différents appareils électriques de la maison et les piloter à distance.
 
De plus une autre fonctionnalité plutôt inattendue du téléphone est utilisée. Grâce à l'appareil photo intégré, l'utilisateur peut connaitre à tout moment la consommation d'un appareil électrique à sa portée. Une simple prise de vue renseigne en direct sur la consommation de l'appareil.

 
U.S.A :  Honda dévoile sa nouvelle station-service d'hydrogène
source :  Enerzine/Honda
 Honda a annoncé jeudi la mise en exploitation d'une nouvelle station expérimentale pour la production d'hydrogène à partir de l'énergie solaire au site de Honda R&D Americas, à Los Angeles.
 
 
 
 
 
 
Cette unité a été conçue pour être utilisée comme une station-service domestique servant au ravitaillement des véhicules électriques à pile à combustible.
 
Plus compacte que celle de la génération précédente et présentée sous la forme d'un seul appareil intégré pouvant être logé dans le garage d'une maison, la nouvelle unité de Honda produit, au moyen de panneaux solaires, suffisamment d'hydrogène (0,5 kg) pendant une période nocturne de 8 heures pour alimenter les trajets quotidiens (16 000 km par année) d'un véhicule à pile à combustible.
 
Le système précédent était composé de deux unités : un générateur électrolytique et un groupe compresseur afin de produire de l'hydrogène à haute pression à partir de l'énergie solaire. Ce compresseur, élément du système le plus volumineux et le plus coûteux, réduisait le rendement du système. En créant un nouveau type de générateur électrolytique à haute pression différentielle, les ingénieurs de Honda ont éliminé complètement le compresseur. La nouvelle station-service est plus compacte, et son rendement (théorique) atteint 25 % de plus, par rapport à la génération précédente.

Cette station-service permettrait aux utilisateurs de faire le plein pendant la nuit, ce qui limiterait la consommation d'électricité aux heures creuses. Pendant les périodes de pointe, la station-service serait également en mesure d'exporter de l'énergie vers le réseau électrique. Conçue pour un remplissage lent de huit heures et destinée au ravitaillement pendant la nuit d'un véhicule électrique à pile à combustible, la station-service domestique est en mesure de faire le plein d'hydrogène pour un trajet quotidien standard.

Installée sur le site de Honda R&D Americas à Los Angeles, la nouvelle station-service fait appel à un générateur solaire composé de 48 modules d'une puissance de 6,0 kW. Le générateur est fabriqué à partir de cellules photovoltaïques CIGS (cuivre, indium, gallium et sélénium) produites par Honda Soltec, une filiale d'Honda.
 
L'exploitation de la première station-service solaire à hydrogène remonte à 2001 :
juillet 2001 : mise en exploitation d'un système composé de 3 unités et muni d'un dispositif de stockage d'hydrogène;
• octobre 2003 : nouveau système à rendement accru composé de 2 unités, dont un générateur électrolytique, muni d'un nouveau réseau solaire utilisant des cellules photovoltaïques expérimentales CIGS de Honda;
• août 2008 : le générateur solaire est muni de cellules CIGS produites en série par Honda Soltec, ce qui réduit ses dimensions de 20 % et améliore davantage son rendement photovoltaïque;
• janvier 2010 : mise en exploitation d'une nouvelle station-service intégrée ; augmentation du rendement de plus de 25 % par rapport à la station-service d'hydrogène solaire de la génération précédente.
 
 
Le 08/02/10   
FRANCE : Les métiers bleus : Energie en mer, une source de croissance
source :   Enerzine.com
 Les secteurs impactés par la croissance verte touchent près de 12 millions d'actifs, soit 1 actif sur 2 en France et pour les filières qui ont pu évaluer le maintien/création d'emplois dans leur secteur, 600 000 emplois est une fourchette basse à l'horizon 2020.
 
 
 
 
 
 
 
 
La filière verte des énergies marines (énergie hydrolienne, marémotrice, houlomotrice, éoliennes en mer, énergie thermique des mers, de la biomasse marine et des gradients de salinité) est une filière en émergence.
 
Le Grenelle de l'environnement prévoit l'installation d'un parc éolien de 25 000 MW en 2020, dont 6 000 MW en mer. Cela suppose un rythme annuel d'installation en mer de 600 MW d'ici 2020 (soit 100 à 120 éoliennes), représentant plus de 1,5 milliard d'euros d'investissement chaque année.
 
La réalisation de cet objectif implique la mise en place des infrastructures électriques et des fondations associées.
Ce matériel devra en outre être assemblé, transporté, stocké puis installé sur les sites. La France dispose de nombreuses compétences dans le secteur maritime : construction navale, infrastructures maritimes, exploitation des gisements sous-marins, etc... qui peuvent être mises au service de cette nouvelle industrie énergétique.
 
L'éolien offshore offre l'opportunité de développer une filière industrielle de production de machines aux côtés des nombreux équipementiers français déjà actifs dans ce secteur.
 
Aucun parc n'a encore été construit en France. Le projet le plus avancé se situe au large de Veulettes-sur-mer en Seine-Maritime et avait été retenu lors de l'appel d'offres lancé par l'Etat en 2004. Les premières éoliennes pourraient être installées dès 2010 et le parc complet mis en exploitation en 2011. Ce projet de parc est composé de 21 éoliennes.
 
En dehors des emplois liés à la production des aérogénérateurs, le chantier pourrait générer plus de 120 emplois pendant un an et mobiliser ensuite une vingtaine de personnes pour la maintenance et l'exploitation. L'évaluation du besoin en personnels « marin professionnel » n'est pas définie à ce stade.
 
D'autres projets, moins avancés, sont également en cours d'étude. Le projet de parc éolien des Deux-Côtes se compose de 141 éoliennes. Le chantier, d'une durée de 3 ans, emploierait directement 700 à 900 personnes. Ensuite, 50 personnes pourraient travailler en permanence à l'exploitation et la maintenance du site. Le projet de parc de la baie de Saint-Brieuc comporte 40 éoliennes. Un projet est également porté au large de l'Ile d'Yeu, composé de 120 éoliennes. Il créerait environ 80 emplois permanents. Par ailleurs, plus d'une vingtaine d'autres projets sont répertoriés, sur les quatre façades maritimes françaises.
 
L'éolien marin représente donc un potentiel d'emplois industriels très important. Selon un rapport de l'Association européenne de l'énergie éolienne (EWEA) de janvier 2009, l'éolien représente actuellement 150 000 emplois au sein de l'Union Européenne.
 
D'ici 2025, 360 000 emplois devraient être créés, dont environ 40 % dans le secteur offshore. Le développement d'un parc éolien en mer représente un investissement conséquent, de 500 millions à plus de 1 milliard d'euros. Les retombées locales en termes d'emplois seront nombreuses, aussi bien pour la fabrication de composants que pour l'installation et la maintenance qui nécessitent de faire appel à des entreprises locales et au secteur de la flotte de services.
 
En associant les PME locales (industries électriques ou électroniques, construction, mécanique) au développement des projets, une partie de ces investissements pourra mobiliser le tissu économique régional. La filière éolienne offshore représente un secteur à fort potentiel pour relancer l'activité économique et la création d'emplois dans des secteurs actuellement touchés par la crise : métallurgie, chaudronnerie, mécanique, BTP, secteur aéronautique, ..
 
Le secteur maritime est directement concerné avec la construction navale, le secteur du service offshore pour lequel la France est très dynamique (offshore pétrolier), les marins professionnels et personnels à bord des navires (équipage à bord, ingénieurs, techniciens, ouvriers avec spécialités marines, spécialistes comme les plongeurs,…), les métiers liés aux installations portuaires,....
 
Enfin, il faut aussi compter avec l'ensemble des services associés : finances, logistique, sécurité, expertises, assurances, etc... Le secteur est porteur car on assiste déjà à des tensions pour la maintenance des éoliennes à terre (2 emplois pour 10-12 MW, peut être un peu plus en mer).
 
En Allemagne, où cette activité est déjà bien développée, on note que l'activité des ports de Bremerhaven et Cuxhaven, en phase de ralentissement économique, a été redynamisée grâce à l'implantation d'entreprises spécialisées dans l'éolien offshore ou qui ont opéré une reconversion prometteuse sur un marché dynamique. En 2010, ce sont près de 3 000 emplois qui seront totalisés sur ces deux sites alors qu'aucune éolienne n'est encore en mer, avec une grosse part de reconversion.
 
En soutenant la filière éolienne offshore, la France investira, à travers des acteurs de premier plan, dans des technologies innovantes et productives. Avec un objectif à l'horizon 2020 fixé à plus de 1 000 éoliennes en mer, plusieurs unités de construction de mâts, pales et autres composants d'éolienne, ainsi que des unités d'assemblage, pourraient s'implanter en France d'ici 2020.
 
Ces nouveaux investissements pourraient être source de milliers d'emplois. L'activité peut être pérenne quand on vise l'exportation d'une telle production et du fait que les éoliennes durent une vingtaine d'années.
 
Il y a déjà des industriels et des compétences pour l'éolien terrestre et cette expertise et ce savoir faire peuvent être mis au service du maritime et être un relais de croissance pour le maritime et le portuaire. Il n'y a pas encore d'emplois à taille industrielle. Les besoins sont difficiles à estimer car il y a peu de retour d'expériences à ce stade.
 
L'exemple allemand montre que le dispositif est créateur d'emplois. Un travail quantitatif et qualitatif d'évaluation des besoins et d'adaptation des besoins au secteur maritime est nécessaire à court terme afin de ne pas manquer le rendez vous.
 
 
ALLEMAGNE :  SolarWorld fait don de modules photovoltaïques en Haïti
source :   SolarWorld/enerzine
 Suite au séisme qui a sévi le 12 janvier dernier, le Groupe SolarWorld, un spécialiste allemand sur le marché photovoltaïque, a annoncé avoir fait don de modules photovoltaïques afin d'alimenter des stations de pompage d'eau en Haïti.
 
 
 
 
 
 
 
Ces stations permettront d'approvisionner jusqu'à 175 000 personnes en eau potable dans la région dévastée par le tremblement de terre.
Dans le cadre de son programme, Solar2World, la société soutient les organismes d'aide au développement en fournissant des centrales solaires qui permettent de répondre aux besoins urgents de production d’électricité, indépendamment du réseau d’alimentation électrique et des carburants fossiles.
 
Pour l'installation des modules solaires en Haïti, SolarWorld travaille en partenariat avec l'organisation humanitaire Water Missions International (WMI). Avant le séisme, WMI avait commandé à SolarWorld des centrales solaires pour équiper 25 stations de pompage en Haïti. Une clinique médicale de la ville de Boucan-Carré a également été dotée d'un système de production d’énergie solaire. La station aide actuellement les personnes sinistrées par le cataclysme.
 
Enfin, SolarWorld précise que "grâce aux sites de production et de distribution implantés aux États-Unis, elle peut livrer ses produits dans un délai extrêmement rapide".
 
 
U.S.A :  Du piézoélectrique imprimé sur du silicone
source :     Université de Princeton/enerzine.com
Des chercheurs de l'Université de Princeton ont développé un générateur d'énergie matérialisé par un ruban de silicone emprisonnant un matériau capable de tirer parti des mouvements naturels du corps comme la respiration et la marche.
 
 
 
 
 
 
 
L'équipe de Princeton est la première à combiner avec succès du silicone et du titano-zirconate de plomb (PZT), un matériau céramique piézoélectrique, capable de génèrer une tension électrique lorsqu'une pression est appliquée dessus.

Selon les chercheurs, de tous les matériaux piézoélectriques, le PZT est le plus efficace, car il est capable de convertir 80% de l'énergie mécanique en énergie électrique.

"Le PZT est 100 fois plus efficace que le quartz, une autre matériau piézoélectrique", a déclaré Michael McAlpine, professeur de génie mécanique en charge du projet, à Princeton.

Les chercheurs ont d'abord fabriqué les nanorubans PZT - une centaine cohabite dans un espace d'un millimètre. Dans un autre processus, ils ont intégré ces rubans sur une feuille flexible de silicone, créant ainsi des "puces flexibles piézo-électriques". Aussi, parce-que le silicone est biocompatible, il est déjà utilisé dans les implants cosmétiques et les dispositifs médicaux.

En plus de générer de l'électricité quand la matière subit une flexion, le contraire demeure également vrai : la matière fléchit quand le courant est appliqué. "Ceci ouvre la porte à d'autres types d'applications, comme une utilisation en microchirurgie", explique McAlpine.
 
Le 05/02/10   
FRANCE : une Aide de solidarité écologique pour la rénovation thermique
source :lenouvelobs.fr
  Le pacte de Solidarité écologique du ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, annoncé la semaine dernière, accompagnera les foyers les plus modestes dans la rénovation thermique de leur logement.
 
 
 
 
 
L’objectif est de lutter contre la précarité énergétique quand 3,4 millions de ménages français dépensent plus de 10% de leurs revenus en chauffage.

L'Aide de solidarité écologique piochera dans l'enveloppe de 500 millions d'euros inscrits dans le grand emprunt pour mettre en place un dispositif d'aide pour la période 2010-2017. Dans un premier temps seront concernés les 300.000 ménages les plus touchés par la précarité énergétique. Il s'agira notamment des foyers qui ne peuvent prétendre à l'éco-prêt à taux zéro permettant d'effectuer des travaux de rénovation de leur logement.

Concrètement, l'Etat accompagnera les ménages concernés du début à la fin des travaux énergétiques. Les démarches préalables aux travaux (repérages, visites à domicile, diagnostics) seront entièrement pris en charge par les financeurs partenaires.

Deux tiers de la facture subventionnés
Le montant de l'aide, pour sa part, s'établira comme un montant forfaitaire de 1.500 euros auquel s'ajoutera 25% du coût total des travaux. Sur 10.000 euros, le coût moyen de rénovation étant estimé entre 8.000 et 12.000, l'aide atteindra donc jusqu'à 4.000 euros. Les économies d'énergie sont estimées elles à 750 euros par an.

Pour les autres propriétaires occupants modestes, c'est à dire éligibles aux aides de l'Agence nationale de l'habitat (Anah), soit les 300.000 ménages ciblés prioritairement, l'aide de solidarité écologique sera de 500 euros, plus 20 % du coût total des travaux, soit une aide directe de l'État de 2.500 euros.

« Au total, le dispositif permettra de financer directement, pour des opérations de l'ordre de 10.000 euros, les deux tiers du montant des travaux. Compte tenu du gain de performance énergétique visé, le reste à charge sera couvert par les économies d'énergie », précise le ministère.
 
FRANCE :   Les métiers verts : une source de croissance 
source :   Enerzine.com
 Les secteurs impactés par la croissance verte touchent près de 12 millions d’actifs, soit 1 actif sur 2 en France et pour les filières qui ont pu évaluer le maintien/création d’emplois dans leur secteur, 600 000 emplois est une fourchette basse à l’horizon 2020.
 
 
 
 
 
 
 
 
Selon la dernière édition (décembre 2009) de l'étude annuelle de l’ADEME sur les marchés et les emplois liés à l’amélioration de l’efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables, ce marché a dépassé la barre des 50 milliards d’euros en 2008 et devrait atteindre 57 milliards en 2009. La croissance est tirée par les énergies renouvelables (en particulier le photovoltaïque et les pompes à chaleur) et l’amélioration de l’efficacité énergétique dans les transports.
 
Le nombre d’emplois directs estimés correspondant approche en 2008 les 260 000 équivalents temps plein (+27% depuis 2006, ce qui en fait un des secteurs qui résistent le mieux à la crise), concentrés en partie dans l’amélioration de l’efficacité énergétique du secteur résidentiel (110 000 emplois). Le secteur pourrait atteindre environ 300 000 emplois équivalents temps plein en 2009 soit une augmentation de 90 000 emplois depuis 2006
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Président du comité de la filière « Energies renouvelables » : Alain LIEBARD, enseignant depuis 1982 à l'Ecole d'Architecture de Paris la Villette dans les champs disciplinaires Architecture et Construction puis Sciences et techniques pour l'Architecture, est président d'Observ'ER.
Les énergies renouvelables constituent une des clés de la transition énergétique, en apportant une des réponses au défi climatique et de la sécurité d’approvisionnement.

Le Grenelle de l’environnement a introduit un changement d’échelle en programmant, en accord avec le Paquet « énergie – climat » de l’Union européenne, le doublement de la production d’énergies renouvelables d’ici 2020 alors qu’on est à peu près au même niveau depuis 1970.
 
Le marché des ENR pesait environ 16 milliards d’euros en 2008. L’éolien, le bois énergie et les pompes à chaleur représentaient les plus importants marchés de production. Les évolutions ne sont pas les mêmes selon les secteurs. Ainsi, c’est le photovoltaïque et, dans une moindre mesure, les pompes à chaleur qui, depuis 2008, portent le marché des ENR. La croissance du secteur de l’éolien entraîne une croissance des créations d’emplois conforme aux ratios de référence. De même, les énergies renouvelables croissent beaucoup plus rapidement que le marché de l’efficacité énergétique.
 
En 2008, 72 640 emplois ont été recensés comme liés directement au marché des énergies renouvelables, dont environ 46 000 pour la production de matériel et leur vente et 26 000 pour la vente d’énergies renouvelables. Ces résultats sont un peu inférieurs aux objectifs fixés par le Grenelle pour 2012.
 
Quatre types de métiers liés aux énergies renouvelables :
• la fabrication et la distribution d’équipements producteurs d’énergies renouvelables,
• l’installation, la maintenance et l’usage de ces équipements, notamment dans les bâtiments,
• le conseil technique et les services non marchands, exercés notamment au sein des collectivités locales par exemple dans le cadre de l’élaboration d’un plan climat-énergie territorial
• l’aide au financement des énergies renouvelables
 
Il ne faut pas attendre avec les énergies renouvelables de révolution en termes de création de nouveaux métiers, si ce n’est le métier de développeur de projet ou de contrôleurs / coordonnateur qualité. Pour le reste, les énergies renouvelables offriront davantage d’emplois sur des métiers traditionnels avec des nouvelles compétences.
 
Les compétences manquent dans certains domaines
 
C’est notamment le cas, pour ce qui concerne l’ingénierie, dans les grosses chaufferies bois et le biogaz.
 
Dans les emplois liés aux bâtiments, une approche globale qui tient compte de l’ensemble des différents corps de métiers et des complémentarités nouvelles inhérentes aux énergies renouvelables et à la maîtrise de l’énergie est nécessaire ; peut-être un métier comme celui de contrôleur qualité finira-t-il par émerger.
 
Une nouvelle filière de juristes et notamment d’avocats spécialisés dans le droit des énergies renouvelables pourrait avoir de l’avenir. De nouveaux sujets se posent également dans la recherche et des compétences sont à créer dans des filières émergentes ; c’est par exemple le cas dans le secteur des énergies marines.
 
Besoins en formation et organisation des parcours professionnels
 
Le dispositif de formation français paraît en retard dans le domaine car il existe peu de formation dédiée explicitement aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique ce qui oblige chaque secteur professionnel à prendre à sa charge les formations nécessaires.
 
La politique de l’Éducation Nationale consiste plutôt à créer des mentions complémentaires s’ajoutant aux formations des métiers existants. Le comité propose de développer des formations mixtes combinant la formation scolaire et un stage de longue durée en entreprise (12 à 18 mois), avec de véritables maîtres ouvriers connaissant leur métier et sachant le transmettre.
 
Valorisation des métiers et des formations
 
Le Comité s’accorde sur la nécessité de développer la culture des énergies renouvelables auprès des métiers non spécialisés (ingénieurs et architectes notamment), au-delà de la formation des spécialistes. Les techniciens et ingénieurs qui interviennent sur les énergies renouvelables, et plus généralement sur les métiers de la croissance verte, pourraient trouver avantage à se faire reconnaître grâce à un signe ou un logo qui témoignerait de leur adhésion à une démarche collective.
 
Communiquer
Les métiers des énergies renouvelables sont comme très valorisants. Une identité culturelle professionnelle et sociétale est probablement en train de naître autour de la reconnaissance des valeurs du développement durable incarné dans les métiers de la croissance verte.
 
Identité qu’il conviendrait sans doute d’accompagner par des communications ciblées empruntant par exemple au réseaux sociaux actuellement en pleine expansion sur le web. C’est autour de la dynamique « j’exerce un métier de la croissance verte » que pourrait se forger ce type d’identité.
 
 
MONDE :  Les climato-sceptiques à l'assaut du Giec
source :    Lefigaro.fr
 
 
Après Copenhague, le groupe intergouvernemental des experts du climat est sous le feu des critiques.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ils sont regroupés sous le terme de «climato-sceptiques». Sans doute serait-il plus juste de les rebaptiser «gieco-critiques». Depuis le mois de décembre, le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) est devenu par presse et surtout par blog interposés une cible privilégiée, parfois, de scientifiques reconnus, mais aussi d'experts de pacotille.

Si l'on remonte le fil de l'histoire récente, la première alerte explose à la fin de l'année 2009. Des milliers de courriels échangés par des chercheurs de l'université d'East Anglia (Grande-Bretagne) sont pillés et mis sur la place publique avec la ferme intention de montrer que les chercheurs qui travaillent sur la question du réchauffement climatique manipulent les données. Les preuves sont inexistantes, mais lorsqu'il apparaît qu'un scientifique a refusé de communiquer des statistiques réclamées par un «sceptique» - ce qui est répréhensible de l'autre côté de la Manche au nom de l'accès aux données publiques - cela suffit à instiller le doute.

Et depuis le début de l'année, ce sont les rapports du Giec qui sont épluchés. Pourquoi aujourd'hui alors que leur dernière livraison remonte à 2007 ? Le fait est que les détracteurs mettent le doigt sur quelques erreurs grossières (erreur de date sur la fonte possible des glaciers de l'Himalaya ou doute sur les conséquences du réchauffement dans la forêt amazonienne) obligeant les responsables du groupe à faire amende honorable. Ces derniers sont fondés à souligner que quelques coquilles dans un texte de 3.000 pages n'ont rien d'extraordinaire, Mais pour leur détracteur, c'est du miel.

«Le débat scientifique est devenu quasi religieux»
En France, ces sceptiques se comptent sur les doigts de la main, ce qui, paradoxalement, leur donne une visibilité énorme, rebondissant d'une interview à l'autre. Serge Galam en est un. Physicien et théoricien du désordre, il n'est pas spécialiste du climat. Ce n'est d'ailleurs pas tellement sur le fond qu'il se prononce mais plus sur la forme. Sur cette idée que le Giec aurait abandonné le domaine de la science pour avancer sur le terrain «d'une croyance collective». Dès lors, les chercheurs ne travailleraient plus que dans une seule direction «alors qu'on ne peut pas prouver la responsabilité humaine». «Les membres du Giec transforment une expertise en vérité. Il faut se méfier des scientifiques coalisés», assure-t-il.

Vincent Courtillot, qui est directeur de l'Institut de physique du globe de Paris, lui emboîte le pas : «Le débat scientifique est devenu quasi religieux» assure-t-il. «Ce que je reproche, c'est la sûreté de leur position, notamment dans le rapport final aux décideurs alors que cette science n'a que vingt ans et qu'il y a encore tellement d'incertitudes
 
 En donnant la priorité à la lutte contre les gaz à effet de serre «on oublie l'accès à l'eau potable ou l'urbanisation et le traitement des déchets urbains qui sont des problèmes urgents, alors que l'on travaille sur des problèmes incertains dans cent ans».

57 incertitudes fondamentales
Si seulement tous ces contestataires prenaient la peine de lire le rapport complet du Giec, expliquent en substance les scientifiques qui y collaborent, «ils découvriraient que les incertitudes sont inscrites y compris dans le résumé pour décideur», insiste Jean Jouzel, l'un des climatologues représentant la France au sein de l'organisme. Le Giec lui-même pointe 57 incertitudes fondamentales qui compliquent la science du climat rappelle un journaliste de la revue britannique Nature. Une place plus importante doit être faite aux sceptiques au sein du Giec, réclame néanmoins John R Christy, un climatologue critique de l'université d'Alabama dans un blog du New York Times.

Les climatologues ne rejettent pas le dialogue. «Il y a des critiques très constructives», assure Valérie Masson- Delmotte , paléoclimatologue (CEA/CNRS). «Le Giec c'est un état des connaissances», et l'urgence c'est «d'informer dans la plus grande transparence», insiste-t-elle. «Certains réclament que les courriels soient publics. S'il le faut on le fera», précise encore Jean Jouzel.

Mais tous sont énervés par la quantité de fausses informations qui circulent, notamment sur Internet. Naomi Oreskes, de l'université de Californie à San Diego, décodait il y a un an dans une interview au journal La Recherche le travail de certains lobbyistes. Fréderick Seitz, qui a présidé l'Académie des sciences aux États-Unis, fait partie de ceux qui estimaient (il est décédé) que l'on manque encore de preuve sur le climat. Or, dans les années 1970-1980, c'est le même qui travaillait «pour le cigarettier R.J. Reynolds. Il était chargé de diriger un programme de recherche contestant le lien entre la cigarette et le cancer du poumon». Il s'agissait à l'époque «d'accréditer un doute raisonnable», explique la chercheuse.

Pour Jean-Pascal Van Ypersele, l'un des vice-présidents du Giec et professeur à l'Université catholique de Louvain (Belgique), le titre du film d'Al Gore résume parfaitement la situation : Une vérité qui dérange. La bataille ne fait que commencer.
 
Entre certitudes et incertitudes scientifiques
On n'a jamais aussi bien, scientifiquement, connu la Terre mais la compréhension intime de la complexe mécanique du climat reste encore bien imparfaite.
 
Et même si le changement climatique est indubitable, bien des questions restent ouvertes. Exemples.

• La température moyenne de la Terre
Ce n'est pas parce que la température moyenne globale de la Terre augmente (0,75° ou 0,8°C au XXe siècle) qu'il faut parler de «réchauffement» climatique. Il fera bien, demain, plus chaud à certains endroits mais aussi plus froid à d'autres, plus humide ou plus sec, plus ensoleillé ou nuageux… Les conséquences du dérèglement climatique ne seront pas les mêmes partout. On commence tout juste à entrevoir ce qu'elles pourraient être dans le détail. Par exemple, on semble constater une légère diminution du nombre de cyclones et d'ouragans mais avec une augmentation de leur force. Et il ne faut surtout pas oublier qu'entre la dernière période glaciaire, il y a 10.000 ans, et aujourd'hui, il n'y a que 5 °C de différence dans la température moyenne.

• Le gaz carbonique
Le CO2 est l'un des principaux gaz à effet de serre. Et si l'effet de serre a permis à la vie d'éclore sur Terre, les variations de son activité, comme celles d'une chaudière, chauffent plus ou moins la Terre. Depuis 1750 et les débuts de l'ère industrielle, le CO2 atmosphérique a augmenté de quelque 30%. Une telle croissance ne peut laisser le climat planétaire indifférent. Mais va-t-il se mettre «dans le rouge» ou va-t-il trouver un moyen de réguler cette hausse ? Les modèles scientifiques actuels prédisent que la température pourrait augmenter de 1° à 4°C (ou plus) d'ici à 2050. Ce qui fait une énorme différence sur les conséquences qu'il faut en attendre.

• Le niveau des mers
On constate que la banquise arctique, les glaciers et dans une moindre mesure les glaces de l'Antarctique subissent une fonte plus importante aujourd'hui qu'hier. Lors de la dernière période glaciaire, le niveau des mers était 120 mètres plus bas qu'aujourd'hui. Si on constate que le niveau des mers monte peu à peu, avec une accélération ces dernières décennies, on ne peut encore prédire avec précision les centimètres ou les mètres grignotés à venir. Mais nombre d'îles et de rivages sont à coup sûr menacés.

• La part des activités humaines
On sait que, même sans les presque 7 milliards d'humains d'aujourd'hui, le climat de la Terre a déjà connu de très fortes oscillations. Les précédentes périodes glaciaires sont là pour le prouver. On sait que l'activité du Soleil, qui nous envoie notre énergie, peut varier.
 
Mais nier que les activités humaines, de l'agriculture à l'industrie, ont des répercussions sur le climat est insensé. Le débat est plutôt de connaître le plus précisément quelle est la contribution des activités humaines au changement climatique par rapport aux autres causes. Pour savoir quelle réponse il faut vite y apporter.
 
 
Le 04/02/10   
FRANCE : Une bactérie pour fabriquer des biocarburants
source :    (Nouvelobs.com avec AFP)
 
 
Pour la première fois, des chercheurs utilisent la bactérie Escherichia coli sans ajout d'acides gras. Cette découverte  va permettre une production directe de biodiésels.
 
 
 
 
Des biocarburants de deuxième génération peuvent être produits sans recours à des procédés chimiques. Des chercheurs utilisent la bactérie Escherichia coli, un micro-organisme facile à modifier génétiquement, a rapporté la revue Nature mercredi 27 janvier.
Contrairement aux biocarburants de première génération, ceux de deuxième génération utilisent des matières organiques qui ne peuvent pas servir à l'alimentation, comme le bois ou les déchets végétaux.

Le recours à la bactérie Escherichia coli pour fabriquer du biodiesel n'est pas nouveau, mais les solutions mises en œuvre précédemment exigeaient l'ajout d'acides gras, alors que "nous avons transformé E. coli pour qu'elle produise directement des esters éthyliques à partir de glucose ou d'éthanols", affirment les auteurs de l'étude.

Bactérie génétiquement modifiée
"Nous avons incorporé les gènes permettant une production directe de biodiesels. C'est important parce qu'aucune chimie additionnelle n'est nécessaire pour produire un carburant", a expliqué à l'AFP l'un des auteurs de l'étude, Jay Keasling de l'université de Berkeley en Californie.

De plus, "une fois modifiée, E. coli sécrète le biodiesel directement à partir de la cellule. Il n'est plus nécessaire de casser les cellules pour en extraire le diesel. Cela engendre de substantielles économies durant la fabrication" du carburant, a précisé le scientifique.

"De vrais produits d'ici un à deux ans"
Les chercheurs ont de plus fait sécréter à la bactérie des enzymes permettant de dégrader l'hémicellulose, l'une des composantes du bois, en la décomposant en sucres de base.

"L'importance de ce développement est que l'organisme (la bactérie) peut produire le carburant à partir de la biomasse cellulosique qui constitue une source de sucre très bon marché", explique encore Jay Keasling.

Le biodiesel produit par E. coli a de plus l'avantage de se comporter comme de l'huile en ne se mélangeant pas à l'eau.
Enfin, au prix de quelques manipulations génétiques, la bactérie peut être amenée à fabriquer des alcools gras ou des cires, se félicitent les chercheurs.

"Nous espérons que ces développements vont déboucher sur de vrais produits d'ici un à deux ans", déclare Jay Keasling dont l'équipe collabore avec la société LS9, basée à San Francisco.
 
 
 
JAPON : VE : Nissan s'intéresse aux 18000 auberges japonaises
source :    Nissan/Renault/enerzine
 L'Alliance Renault-Nissan et l'Association d'auberges traditionnelles japonaises ont signé lundi un protocole d'entente (PE) afin de collaborer à la construction d'une économie basée sur le décarbonné et sur le recyclage.
 
 
 
 
 
 
 
 
Les deux organisations s'engagent d'une part à promouvoir le développement de véhicules électriques (VE) et d'autre part à installer des bornes de recharge dans les hôtels affiliés de l'association.
 
Ce partenariat aura ainsi pour objectif d'entreprendre une étude conjointe axée sur les 4 domaines suivants :
1. Le développement des bornes de tarification dans les 18 000 auberges affiliées de l'association Ryokan.
2. La planification, le développement et la vente de forfaits voyages mettant l'accent sur le zéro-émission et les véhicules électriques.
3. La fourniture de renseignements concomitants sur les bornes de chargement, sur la typologie des vacanciers et sur les réservations instantanées des hôtels.
4. La promotion et la pédagogie du véhicule électrique.
 
"En installant les bornes de recharge dans environ 18 000 auberges traditionnelles dans tout le Japon, de Hokkaido à Okinawa, nous serons en mesure de contribuer grandement au tourisme." a déclaré Nobuyuki Sato, président de "All Japan Ryokan Association".

"Il est important pour les touristes d'être en mesure de recharger leur véhicule électrique pendant leur séjour afin qu'ils puissent poursuivre leur voyage. Grâce à ce partenariat avec Nissan, nous voulons démontrer que les auberges au Japon, contribuent grandement à une société à faible teneur en carbone".
 
 
 
MONDE : RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE: Le FMI propose la création d'un "fonds vert"
source :    Nouvelobs.com avec Reuters
 
L'institution va entamer des discussions avec les banques centrales et les ministres des Finances pour étudier la viabilité de ce fonds, qui pourrait "atteindre 100 milliards de dollars par an".
 
 
 
 
 
Le Fonds monétaire international (FMI) travaille à la création d'un "fonds vert" pour aider les Etats membres à faire face aux conséquences du réchauffement climatique, a annoncé samedi 30 janvier son directeur général Dominique Strauss-Kahn au Forum économique de Davos. L'aide des pays industrialisés aux Etats en développement est l'un des principaux points de frictions dans les négociations entamées en vue de la conclusion d'un nouveau traité sur la lutte contre les changements climatiques.

Droits de tirage spéciaux
Or, la crise économique a creusé la dette des premiers, désormais plus réticents à accorder cette aide aux seconds, a souligné le directeur du FMI, plaidant pour des solutions innovantes.
 
Le FMI va entamer des discussions avec les banques centrales et les ministres des Finances pour étudier la viabilité de ce fonds vert, qui pourrait être constitué à l'aide de droits de tirages spéciaux et "atteindre 100 milliards de dollars par an", a précisé Dominique Strauss-Kahn.
 
Les Etats membres du FMI ont accepté l'an dernier d'émettre 250 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux pour accroître les liquidités et faire face à la réduction des réserves de change due à la crise financière.
 
Le 03/02/10   
FRANCE :  Une nouvelle centrale biomasse à l'hôpital de Périgueux
source :    Cofely
 
 Dans le cadre de sa prochaine extension, le Centre Hospitalier de Périgueux (CHP) a choisi Cofely, une filiale du Groupe GDF Suez, pour concevoir, réaliser et exploiter sa nouvelle centrale de production thermique à partir de biomasse.
 
 
 
 
 
 
 
Cofely a proposé une installation comprenant deux chaudières bois d'une puissance totale de 5,6 MW ainsi qu'une chaudière mixte pour l'appoint et le secours.
 
Les 11 000 tonnes de bois nécessaires à la production annuelle de chauffage et d'eau chaude sanitaire proviendront de broyats de palettes et de plaquettes forestières locales, notamment de bois tombé lors de la tempête Klaus de janvier 2009.
 
Par ailleurs, des panneaux photovoltaïques équiperont l'arche réalisée sur le fronton de la centrale.
 
Une centrale énergétique de ce type permettra d'éviter le rejet à l'atmosphère de 8 000 tonnes de CO2 par an, de créer six emplois directs et au CHP d'effectuer une économie de 40 % sur sa facture énergétique.
 
Cofely investira au total 5,5 millions d'euros dans le projet, subventionnés en partie par l'ADEME.
 
Les travaux débuteront en avril 2010 pour une durée de 18 mois. Pendant cette période, Cofely assurera la continuité de production de chaleur pour le CHP.

Cofely précise que ce partenariat public-privé d'une durée de 22 ans, représentera un chiffre d'affaires annuel de 2 millions d'euros, incluant la maintenance du chauffage et de la climatisation du Centre Hospitalier.
 
 
INDE-EUROPE : Une méthode de dépolution des nappes phréatiques polluées à l'arsenic mise au point par une équipe indoeuropéenne 
source :   bulletins-electroniques.com
 Une nouvelle méthode d'extraction de l'arsenic des eaux contaminées a été mise au point par une équipe de scientifiques Indiens et Européens.
 
 
 
 
 
 
6 installations ont actuellement été testées dans l'Etat du West Bengal, une des régions les plus contaminées par l'arsenic dans le monde. On estime que 140 millions de personnes sont actuellement contaminées par la pollution des nappes phréatiques à l'arsenic.
 
Cette exposition peut provoquer des cancers de la peau, des poumons, du coeur et des reins.
 
Les six installations produisent actuellement 2000 litres d'eau potable par jour avec des niveaux d'arsenic avoisinant les 2 microgrammes par litre. A Kasimpore 70% des puits ont des taux d'arsenic de 50 microgrammes par litre (l'OMS déconseille la consommation d'eau dont le taux d'arsenic et supérieur a 10 microgrammes par litre). Ces installations contiennent un système permettant de libérer l'arsenic grâce à l'utilisation d'oxygène projeté dans la couche aquifère.
 
Bhaskar Sengupta, professeur à la Queen University (Royaume-Uni) a ajouté qu'un autre bienfait de ce traitement est que les bactéries responsables de diarrhées seraient détruites au cours de ce processus (moins d'une bactérie pour 100 millilitres). Il a ajouté que le coût de mise en place de ce type d'installation est de 2200 dollars et que la plupart des pièces nécessaires à la mise en place de ces structures peut être achetée sur le marché local. Le coût d'exploitation est d' 1 dollar par jour.
 
Mohammad Yunus scientifique confirmé à l' International Centre for Diarrhoeal Disease Research basé au Bangladesh estime que cette technologie pourra apporter une eau potable à une grande partie de sa population dans les zones infectées.
 
Ce projet a été financé par l'Union Européenne et a fait l'objet d'une publication dans Environmental Polution le 9 octobre.
 
 
CHINE :  Hausse du niveau du lac Qinghai
source :   bulletins-electroniques.com
 Grâce à l'augmentation des précipitations, le niveau d'eau du plus grand lac salé de Chine a continué à s'élever lors de ces cinq dernières années.
 
 
 
 
 
 
 
 
Le niveau du lac Qinghai a augmenté de 17cm chaque année, atteignant 3193.5m au-dessus du niveau de la mer à la fin décembre a déclaré Li Yan, ingénieur au bureau d'hydrographie et de surveillance des ressources en eau. A la fin de la saison des pluies en octobre, le niveau de l'eau avait atteint quasiment 3194m, a-t-elle ajouté.
 
Le niveau a augmenté pendant cinq ans depuis 2005, un record depuis la création du bureau en 1955 a-t-elle dit. "Il s'est élevé de 70cm au total au cours des cinq dernières années". Les deux précédentes augmentations ont eu lieu en 1967-68 et 1988-89 .
 
Le lac Qinghai, sur la partie nord-est du plateau Qinghai-Tibet, est le plus grand lac intérieur salé de Chine. Il a diminué de 3.7m entre les années 1950 et 2005, soit une moyenne de 7cm par an. Selon Dai Sheng, du centre provincial de recherche sur le climat, la dernière montée est due aux précipitations abondantes qui ont grossi le lac et réduit l'évaporation. Selon Li Yan, le programme de reboisement massif entamé en 2002 a également contribué à la restauration du lac.
 
Li et ses collègues ne sont toutefois pas certains que le niveau continue d'augmenter, bien que les experts météorologiques estiment que la région du lac recevra suffisamment de précipitations dans les 20 prochaines années. "Nous prévoyons d'abondantes précipitations dans la région du lac au cours de deux prochaines décennies.
 
D'ici 2030, le niveau du lac s'élèvera d'au moins 3 mètres pour atteindre celui des années 1970" a déclaré Dai Sheng. Selon lui, le réchauffement climatique et le recul des glaciers sur le plateau Qinghai-Tibet contribuera également à l'agrandissement du lac.
 
Le 02/02/10   
FRANCE :  Cinq sociétés d'autoroutes s'engagent dans "le vert"
source :    ASF
 La société des Autoroutes du Sud de la France (ASF) investit environ 420 M€ courants pour protéger la ressource en eau, lutter contre le bruit, développer le télépéage sans arrêt et préserver la biodiversité sur son réseau.
 
 
 
 
 
Protection de la ressource en eau (71 M€)
Sur les sections d’autoroutes conçues avant 1992 (année d’entrée en vigueur de la loi sur l’eau), les rejets de l’autoroute dans le milieu naturel ne faisaient pas l’objet de protections destinées à prévenir les pollutions de la ressource en eau, notamment les pollutions d’origine accidentelle.
 
Les travaux prévus visent à équiper 17 sections prioritaires de divers dispositifs (bassins, fossés enherbés, biefs de confinement,…) qui permettront la protection des zones de captage, ainsi que des rivières ou cours d’eau les plus vulnérables.

Les aménagements à réaliser sont du même type que ceux réalisés sur les autoroutes neuves ou réaménagées (voir photos A 83 ci-dessous). Ils nécessitent des études préalables et des procédures administratives permettant leur validation par les services de l’Etat. La durée globale de l’opération est de 3 ans.

Traitement des points noirs du bruit (78 M€)
 
Le bruit est la nuisance perçue comme la plus gênante par les riverains de l’autoroute.
 
ASF prévoit ainsi de traiter la totalité des 1 000 logements ou habitations identifiés comme des « points noirs du bruit » au sens de la réglementation française et européenne, par des travaux d’isolation de façade.19.000 m² de protections à la source (écrans antibruit ou merlons végétalisés) seront également réalisées dans les zones présentant des ensembles de « points noirs bruit » avec une forte densité d’habitations.

Les travaux d’isolation de façade nécessitent un accord préalable de chaque propriétaire concerné, formalisé dans une convention. Une partie significative des conventions devrait être signée la première année, les travaux correspondants, réalisables par des PME, interviendront au cours des deux années suivantes. La réalisation d’écrans antibruit nécessite des études et des travaux de génie civil. Leur durée est de 3 ans.

Protection de la biodiversité (17 M€)
 
Le Grenelle Environnement a mis l’accent sur la nécessité de préserver les continuités écologiques entre les milieux naturels, et d’instaurer une « trame verte et bleue ».
 
Les infrastructures linéaires de transport peuvent constituer des obstacles quasi infranchissables pour certaines espèces. ASF se propose donc de réaliser un diagnostic sur 5 départements pilotes des points de conflit entre les continuités naturelles et les infrastructures autoroutières, et de réaliser des aménagements pour améliorer ou rétablir la « perméabilité » de l’autoroute là où ces traversées doivent et peuvent être favorisées.
 
L’autoroute A7 dans la traversée de la Drôme constituera ainsi l’un des sites pilotes. Les études associeront les services locaux de l’Etat et des collectivités territoriales, des associations de protection de l’environnement, des experts de l’écologie des paysages, des milieux naturels et de l’environnement. Cette phase d’études préalable durera environ un an.

Les travaux à réaliser pourront comporter la réalisation ou l’aménagement d’ouvrages traversant l’autoroute adaptés aux espèces visées, par exemple : éco-ponts de grande largeur multi spécifiques permettant le passage aussi bien des reptiles que des chevreuils mais également des chauves-souris…, aménagement des ouvrages hydrauliques (loutres, vison…), en créant des petits ouvrages de transparence dans les remblais, batracoducs (amphibiens…) etc. La facilitation des déplacements le long de l’autoroute pourra également être traitée, par exemple via des aménagements de clôtures.
 
Les aménagements les plus importants pourront nécessiter des études d’impact et des procédures foncières et leur mise en service peut être envisagée d’ici 3 ans. Les travaux à réaliser comprendront des travaux de génie civil et des travaux de génie écologique.

Mise en place de télépéage sans arrêt (84 M€)

L’objectif de l’opération est de développer des couloirs de télépéage sans arrêt sur l’ensemble des barrières de péage pleine voie d’ASF (équipement de 27 gares en barrière,soit 114 couloirs).Permettant un passage à 30km/h de l’ensemble des clients (véhicules légers et poids lourds), cette disposition, très demandée par la clientèle poids lourds et les fédérations qui les représentent, améliorera le confort de passage au télépéage et réduira significativement les consommations de carburant et émissions de gaz à effet de serre correspondantes.
 
Le gain annuel en CO2 est ainsi estimé à près de 125.000 tonnes pour les poids lourds qui économiseront plus de 50 millions d’euros par an de frais de carburant lors des passages dans les gares équipées dans le cadre de cette opération.
 
Réalisation de parkings de covoiturage (3 M€)

La pratique du covoiturage augmente régulièrement et la demande de stationnement se développe rapidement.
Encouragé par les collectivités, ce mode de déplacement qui s’intègre dans les modes de transports alternatifs regroupés sous l’expression « mobilité douce » mérite d’être facilité.

L’opération prévue consiste à expérimenter, en liaison avec les collectivités locales, la création et l’exploitation de parkings de covoiturage spécifiques à proximité des agglomérations du réseau ASF les plus concernées par cette pratique.
 
Des discussions ont été initiées avec des collectivités locales pour la mise en place avant fin 2012 de 150 places de parkings permettant aux personnes pratiquant le covoiturage d’organiser plus facilement et confortablement leurs rendez-vous. A titre expérimental, ces parkings seront intégrés dans la base de données de sites de covoiturage, dans le cadre de partenariats à développer entre ASF et les opérateurs de service.

Eco-rénovation des aires de repos (84 M€)
 
Les aires de repos et de services constituent des lieux privilégiés d’accueil des clients circulant sur le réseau autoroutier. Elles représentent de fait, pour le grand public, une vitrine du savoir-faire des concessionnaires et de leurs partenaires en matière d’éco-conception des aménagements et des bâtiments, et de promotion des territoires traversés.
 
ASF a pour objectif de rendre ses aires encore plus conviviales, respectueuses de l’environnement et propices à une conduite en toute sécurité en augmentant le niveau de service offert de façon visible et homogène sur l’ensemble du réseau.

L’opération, qui s’inspire du management environnemental HQE®, sera mise en oeuvre sur plus de 200 aires du réseau ASF d’ici fin 2012 et permettra notamment :
• Une accessibilité facilitée aux personnes à mobilité réduite des différentes installations (sanitaires, équipements pique-nique, etc.) ;
• L’amélioration de la qualité des rejets des effluents de l’aire avec les dispositifs les plus
• innovants et écologiques de traitement des eaux usées ;
• Le traitement des abords avec la réalisation de nouveaux cheminements, trottoirs,
• stationnements et espaces verts ;
• Le réaménagement des installations sanitaires selon les standards les plus récents en
• termes d’hygiène, d’agrément, de facilitation d’accès à toutes les populations et de
• facilitation d’utilisation et d’entretien ;
• La généralisation du tri sélectif des déchets ;
• La rénovation et modernisation de la signalisation des services.
 
INTERNATIONAL :Sahara Forest Project : des oasis artificielles pour verdir le désert
source :    Futura-sciences.com
  Chaque année, le désert englouti 6 millions d’hectares par an, rendant un peu plus difficiles les conditions de vie des populations locales, parfois poussées à migrer vers des régions plus hospitalières. Des oasis artificielles pourraient inverser cette tendance en produisant eau douce, nourriture et énergie renouvelable.
 
 
 
 
Le Sahara Forest Project propose une alternative à cette fatalité en conjuguant nouvelles technologies, solutions simples et imitation du vivant. Ce projet repose sur la création d’oasis artificielles et high tech qui exploiteraient l’énergie solaire et l’eau salée des déserts côtiers d’Afrique, du Moyen Orient, d’Australie, d’Espagne ou des Etats-Unis. Plus les lieux seront chauds et arides, plus les technologies déployées seront efficaces.

Les oasis artificielles du Sahara Forest Project produiront à la fois de l’eau douce, des produits agricoles sous forme de nourriture ou de biocarburant, de l’énergie électrique renouvelable, des emplois locaux et favoriseront la création d’une couverture végétale. Cette couverture végétale, permise par l’irrigation et l’établissement d’un microclimat plus humide contribuera à lutter contre l’érosion et la désertification en reverdissant les terres arides et nues des alentours.

Ce projet est porté par Max Fordham Consulting Engineers, cabinet d’ingénierie énergétique, Seawater Greenhouse, Exploration Architecture, cabinet d’architecture spécialisé dans la bionique, autrement dit dans l’imitation du vivant, et l’ONG norvégienne Bellona.
Juste du soleil et de l’eau salée

Les technologies de Seawater Greenhouse et de centrale solaire à concentration (CSP pour concentrating solar power) fonctionnent en synergie. L’air chaud et sec du désert pénètre dans la serre et se charge en humidité au contact de l’eau de mer et de la végétation. En passant ensuite entre des tubes d’eau de mer froide, la vapeur d’eau se condense et produit de l’eau douce pour l’irrigation des plantes, le nettoyage des miroirs de la centrale et l'entraînement de la turbine électrique.

Cette centrale convertit l’énergie solaire thermique en électricité d’origine renouvelable. La chaleur de l’air désertique est récupérée par un échangeur de chaleur pour préchauffer l’eau distillée par la serre. Cette eau est ensuite portée à ébullition par la concentration des rayons solaires grâce aux miroirs paraboliques de la centrale. La vapeur sous pression actionne alors la turbine pour produire de l’électricité qui alimente la centrale et les populations locales.

Les cultures intérieures et extérieures, ainsi que des bassins de culture d’algues, produisent de la nourriture ainsi que du biocarburant à partir des algues, du jatropha.

Grâce à la synergie serre / CSP, jusqu’à 85% de l’énergie solaire est utilisée pour produire, à l’aide d’eau de mer, de CO2 et de nutriments extraits de la mer (algues), de l’eau douce, de la nourriture, de l’énergie renouvelable et des emplois.
 
Attention, des effets secondaires comme l’apparition de forêts peuvent accompagner le traitement

Par ailleurs, comme seul 10 à 15% de l’humidité de l’air est condensée, les terres environnantes sous le vent peuvent profiter de l’apport d’humidité et développer un couvert végétal. Cette végétation stabilise les sols et les protège de l’érosion éolienne et de la désertification. De proche en proche, un microclimat plus humide et plus frais, grâce aux serres, à l’évapotranspiration et à l’ombre des végétaux, se développe et étend le couvert végétal.

Un nouvel écosystème, en compétition avec le désert, devrait alors s’établir et assurer l’essor d’une économie locale basée sur l’exploitation des ressources naturelles produites, gage de l’appropriation du projet par les populations et de sa durabilité.

Le coût annoncé d’une telle oasis serait de 80 millions d’euros pour 20 hectares de serre et une centrale CSP de 10 mégawatts. Ce projet s’intègre dans la mouvance d’autres projets, souvent titanesques, dont les coûts se chiffrent parfois en milliers de milliards de dollars et visant à exploiter l’énergie solaire des déserts ou à lutter contre la désertification. L’objectif final étant de limiter le réchauffement climatique et d’aider au développement durable des pays émergents.
 
NORVEGE : Turbinby : une ville-éolienne au large de la Norvège 
source :   En savoir +
  La Norvège est considérée comme l'un des pays les mieux placé au monde pour exploiter l'énergie issue des éoliennes offshores, notamment sur le littoral du Stavanger qui est le plus long et le plus venteux d'Europe.
 
 
 
 
Le cabinet norvégien portugais d'architecture On Office ("le Bureau") propose de profiter des conditions météorologiques, de la position géographique, des ressources et des technologies de la zone pour exploiter la puissance du vent. Leur concept est matérialisé par l'implantation d'une "ville flottante", qui se servirait des éoliennes offshores comme solution d'ancrage afin de créer une nouvelle activité touristique.

La ville baptisée Turbinby sera composée de 49 éoliennes d'une puissance nominale de 8 MW, et pourra générer au total jusqu'à 392 MW d'énergie renouvelable, ce qui est suffisant pour alimenter 120.000 habitations.
 
Le projet prévoit d'intégrer un hôtel, un spa et un musée qui seront construits à la base même de la turbine. Une partie de l'énergie générée (1 MW) serait suffisante pour alimenter toute l'installation. L'originalité même de cette offre pourrait amener un flux de personnes à côtoyer ces installations (touristes, marins, travailleurs offshores, etc

Avec ses 117 000 habitants (4ème ville du pays) "Stavanger", connu pour être aussi la capitale pétrolière de la Norvège pourrait profiter d'un certain dynamisme économique et créer un point de repère emblématique comparable à des symboles architecturaux comme l'Empire State Building à New York, le Colisée à Rome, et la Tour Eiffel à Paris, sans pour autant se heurter à l'image historique de la ville.
 
Le 01/02/10   
 
  Après l'installation d'une éolienne sur le parking de l'hypermarché Auchan de la Croix-Saint-Ouen (60), le groupe de distribution vient de recevoir sa première installation photovoltaïque couche mince sur le toit, avec une puissance électrique photovoltaïque installée de 183,6 kWc, soit une production prévue de près de 144,5 MWh par an.
 
 
 
 
 
 
 
L'installation photovoltaïque, mise en service en octobre 2009 par Sys e.n.r., est composée du complexe d'étanchéité Soprasolar, commercialisé par Solardis et a été mise en oeuvre par la société Cibétanche, pour la partie étanchéité. Cette installation photovoltaïque est composée de 1 495 cellules souples sur une surface totale d'environ 11 000 m2.
 
Le raccordement électrique a été réalisé en 5 semaines et comprend 27 onduleurs SMA Sunny Mini Central 6000A et 5 Sunny Tower SMA, pour la conversion de l'énergie continue des cellules en énergie alternative pour le réseau.
 
Sys e.n.r. a connecté l'ensemble des câbles DC (des panneaux aux onduleurs) et a positionné les onduleurs sur la toiture limitant ainsi les risques liés à l'accès du magasin en cas d'incendie et optimisant la production d'énergie en réduisant la longueur des câbles.
 
La société a également mis en place un ensemble d'outils qui permette de suivre la production des fermes photovoltaïques via une interface sur le site internet ou sur les ordinateurs du client. Des informations d'alertes pourront être immédiatement déclenchées en cas de problème pour chaque onduleur, optimisant ainsi la production.
 
FRANCE :  Les Français pensent manger plus équilibré, et évitent les produits gras et salés
source :  20minutes.fr/B.D. avec agence
  NUTRITION - Mais ils consomment davantage de plats tout prêts et ne font toujours pas assez d'exercice et boivent trop de boissons sucrées ...
 
 
 
 
 
Les Français mangent plus équilibré. En tout cas, c’est ce qu’ils disent: plus des trois quarts de la population (75,9%) estiment manger de façon équilibrée, selon le Baromètre santé nutrition 2008 publié ce mardi, une opinion en augmentation de 3 points depuis la première enquête, en 1996.
 
«Manger équilibré» signifie essentiellement, pour les personnes interrogées, «manger varié», «favoriser certains aliments» comme les fruits et légumes, et, dans une moindre mesure, en éviter certains, comme les produits gras ou salés. En deux mots: moins de grignotage, moins de sel et d'alcool.
 
Les plats tout prêts en vedette
Cependant, les Français se laissent de plus en plus tenter par les plats tout prêts, et surveillent davantage leur budget. Parmi les facteurs influençant la composition des menus, la «santé» et le «budget» sont en effet devenus déterminants, au détriment du «temps de préparation».
 
Pourtant, les plats tout prêts font de plus en plus d'adeptes. La proportion de personnes déclarant avoir consommé un plat tout prêt au moins une fois par semaine a nettement augmenté, passant de 32,2% en 2002 à 47,3% en 2008. La consommation restant nettement plus importante chez les jeunes et les jeunes adultes.
 
Le prix de plus en plus important comme critère de choix
En outre, depuis 2002, année de la précédente enquête, la proportion de personnes citant le prix comme critère de choix du lieu d'achat des produits alimentaires a presque doublé. Le facteur prix apparaît particulièrement sensible dans la consommation des fruits et légumes, en légère augmentation, mais toujours insuffisante. 11,8% des Français âgés de 12 à 75 ans ont mangé des fruits et légumes au moins 5 fois (repère quantitatif recommandé) la veille de l'enquête (contre 10% en 1996 et 2002).
 
L'enquête de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) montre par ailleurs que près de 3% des Français n'ont pas toujours assez à manger. De plus, 40% disent avoir assez à manger, mais pas toujours les aliments qu'ils souhaiteraient.
 
Pas assez d’exercice
La baisse de la consommation d'alcool se confirme (37,4% des 18-75 ans déclarent avoir bu la veille de l'enquête, contre 39,4% en 2002 et 44,7% en 1996). Par ailleurs, la mauvaise habitude du grignotage entre les repas diminue depuis 2002, passant de 8,8% à 5,6% en 2008. Cette tendance s'observe aussi chez les jeunes de 12 à 18 ans (8,5% en 2008 contre 13,3% en 2002). De même, l'habitude de mettre des matières grasses ou du sel sur la table a diminué.
 
En revanche, la consommation de boissons sucrées a augmenté, passant de 19,5% à 22% entre 2002 et 2008. Autre point négatif, l'activité physique, qui joue un rôle essentiel dans l'équilibre nutritionnel, reste insuffisante. Plus de la moitié des Français (58% des 15-75 ans) n'atteint pas le niveau d'exercice recommandé.

RUSSIE :  Climat : "pas de panique, mais on a besoin d'études sérieuses !"
source :   bulletins-electroniques.com
  Les prévisions apocalyptiques concernant la disparition d'îles entières, voire de continents, ne sont pas de mise, a déclaré en substance le responsable du Rosguidromet (Service météorologique russe)Alexandre Breditski.
 
 
 
 
 
 
 
 
Il s'exprimait à l'occasion du Congrés météorologique russe [1], la première réunion de ce type après près d'une quarantaine d'années d'interruption. Les délégués ont adopté un projet de Stratégie de développement des Services météorologiques et des domaines connexes jusqu'en 2030.
 
S'exprimant devant la presse, Alexandre Breditski a convenu qu'il existe, bien sûr, des processus de réchauffement de la planète, et que ces processus vont se poursuivre. Cependant, selon lui, ce processus varie selon les territoires. Il serait, notamment, "imprudent de se prononcer sur le caractère inexorable de la disparition des glaces arctiques, comme le prédisent certains analystes occidentaux et russes".
 
 Si l'on prend, par exemple, l'Arctique ou l'Antarctique en tant que continents, dans certaines régions polaires nous constatons effectivement un certain réchauffement, tandis que dans d'autres tout se déroule exactement à l'inverse. On assiste dans ces dernières à un accroissement systématique de la glace, les températures annuelles moyennes minimales évoluent à la baisse ou demeurent à leur niveau antérieur et, dans certains endroits des Pôles, on assiste même à un refroidissement.
 
Alexandre Breditski a également indiqué que le Rosguidromet allait, avec le concours de l'Académie des sciences russe, organiser le premier Centre scientifique russe dans l'Arctique, sur l'archipel du Spitzberg. "Ce centre scientifique de la Russie dans l'Arctique, qui jouera un rôle de pionnier, est appelé à réaliser un large éventail de recherches hydrométéorologiques, géologiques, géophysiques", qui seront importantes pour la compréhension de la "cuisine du temps" sur notre planète, a souligné le patron du Rosguidromet.
 
La Russie est également en train de mettre sur pied tout un système d'observation spatiale de l'Arctique avec un groupe de satellites, baptisé Arktika, évoluant sur une orbite elliptique élevée, a indiqué Vassili Asmous, directeur du Centre de météorologie spatiale. Au premier trimestre 2010, un satellite du système "Meteor" sera placé sur une orbite elliptique, avec une apogée de 40.000 km.
 
Par la suite, des satellites du type Arktika-M seront eux aussi orbitalisés. Avec des orbites d'une telle hauteur, il sera possible d'étudier en détail la région arctique, qui n'est pas suivie de manière systématique par la Russie depuis l'espace, a noté Vassili Asmous.
 
Vladimir Katsov, directeur de l'Observatoire géophysique général, estime pour sa part que "la Russie a besoin d'un programme national d'étude du climat". En raison de moyens financiers limités et de "commandes" de l'Etat insuffisantes dans le secteur de la météorologie, "chacun étudie ce qu'il peut ou ce qu'il veut". Alors que le climat, le temps, les phénomènes naturels dangereux concernent aussi bien l'Etat tout entier, son économie et sa sécurité, que chaque individu pris isolément, a-t-il noté.
 
Les priorités pour la climatologie russe sont, selon Vladimir Katsov : l'étude de l'Arctique et de la zone de la merzlota éternelle, le niveau de la mer Caspienne, la gestion des risques climatiques spécifiques à la Russie. Par ailleurs, l'évaluation des conséquences économiques des changements climatiques revêt, selon lui, une importance grandissante.
 
La climatologie russe est en crise, actuellement, en raison du retard pris au cours des dernières décennies, poursuit-il. "Depuis le début des années 90, la climatologie russe vit, pour l'essentiel, sur les acquis des décennies précédentes. Aujourd'hui, ces ressources sont, concrètement, épuisées, et les perspectives de combler ce vide demeurent très modestes." L'augmentation du financement de la climatologie doit, selon lui, être "radicale".
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[1] Le premier Congrès météorologique avait eu lieu en 1900, sur décision du Conseil d'Etat de l'Empire russe. Le cinquième de ces congrès (le dernier, avant celui de cette année) s'était déroulé en 1971 à Leningrad.
 
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