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Le 20/11/08
Barack Obama promet que "les Etats-Unis s'engageront énergiquement dans les négociations" sur le climat
Barack Obama ne sera pas présent à la conférence internationale sur le climat qui s'ouvrira à Poznan, en Pologne, le 1er décembre, mais le président élu des Etats-Unis a bien l'intention de changer radicalement la donne américaine sur le réchauffement climatique.
M. Obama a saisi l'occasion d'un sommet international consacré à cette thématique qui s'est tenu, mardi 18 novembre à Beverley Hills, en Californie, pour affirmer, pour la première fois depuis son élection, le revirement des Etats-Unis qui, a-t-il dit, vont "s'engager énergiquement" dans les négociations internationales sur le climat. "Lorsque je prendrai mes fonctions, vous pouvez être sûrs que les Etats-Unis s'engageront à nouveau énergiquement dans ces négociations", a-t-il déclaré.
Parrainé par le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, républicain acquis à la cause environnementale, ce sommet a accueilli triomphalement les déclarations de Barack Obama. L'Etat de Californie s'est engagé depuis 2006 dans la lutte contre le réchauffement climatique à travers l'adoption d'une loi sur la réduction des émissions polluantes, dans l'esprit du Protocole de Kyoto, que George Bush a refusé de ratifier.
Sans se substituer à l'administration Bush, qui sera encore aux affaires lors de la conférence de Poznan, les démocrates en suivront les travaux de très près. "J'ai demandé aux membres du Congrès qui seront présents à la conférence en tant qu'observateurs de me rapporter ce qu'ils auront appris", a ajouté M. Obama.
Barack Obama s'est implicitement démarqué des propos de la colistière de John McCain, Sarah Palin, qui, au cours de la campagne présidentielle, avait mis en doute les causes humaines du réchauffement climatique. "Attendre n'est plus une option. Le déni n'est plus une réponse acceptable. Les enjeux sont trop élevés, les conséquences trop graves", a-t-il dit.
Un nouveau cycle de négociations sur le climat s'est ouvert en 2007 à Bali qui doit s'achever à Copenhague en 2009. Les rencontres de Poznan, qui réuniront près de 10 000 participants venant de 170 pays, permettront de tester la volonté des pays de donner ou non un nouvel élan à une politique internationale de lutte contre le réchauffement.
Brigitte Perucca
Une chaufferie bois de 2,5 MW inaugurée à Roissy-en-Brie
source :Enerzine.com(src:OSICA)
OSICA, Entreprise Sociale pour l’Habitat, filiale du groupe SNI, a inauguré le 13 novembre dernier, une chaufferie bois à Roissy-en-Brie (Seine et Marne) dans la résidence de La Renardière qui regroupe 633 logements sociaux.
Cette chaufferie d’une puissance de 2,5 MW couvre 85% des besoins en chauffage et ECS (eau chaude sanitaire) des locataires de la résidence.
Pour alimenter la chaufferie, le combustible bois utilisé se présente sous forme de plaquettes de bois recyclées ou de bois d’élagage. Il provient d’un site situé à 7 km de Roissy en Brie.
L’installation de chauffage préexistante était composée de trois chaudières fonctionnant au gaz naturel. Aussi en été, hors période de chauffe, l’eau chaude le deviendra uniquement grâce au gaz.
L’installation bois sur le site de la Renardière va permettre de réduire de plus de 85 % les émissions de gaz à effet de serre (CO2) avec l’utilisation de la biomasse régionale comme combustible de substitution. Cette nouvelle chaufferie devrait permettre de réduire les émissions de CO2 de 1 613 tonnes par an.
Avec cette puissance, la part respective de chacune des deux énergies est de 85.5 % pour la biomasse et de 14.5 % pour le gaz en appoint secours en période de chauffage et en base l’été.
1- Le bois qui sera brûlé est apporté par camion et versé dans une fosse enterrée (c’est ce que l’on appelle le silo de stockage du bois).
2- Le bois est ensuite mécaniquement transporté vers le de la chaudière pour y être brûlé.
3- La chaleur dégagée par la combustion permet de chauffer de l’eau. Cette eau chaude circule ensuite vers les bâtiments par le réseau actuel et contribue au chauffage des logements et à la production de l’eau chaude sanitaire.
Le coût total de l’opération a été évalué à 1,31 million d'euros (ADEME : 20%, Région Ile-de-France : 30%, OSICA (fonds propres) : 50%)
OSICA a signé en 2007 un Plan Patrimonial Energétique avec la région Ile-de-France. Il prévoit plus de 20 millions d’euros d’investissements en faveur des énergies renouvelables, dont plus de 5 300 m² de panneaux solaires thermiques et environ 170 m² de panneaux solaires photovoltaïques d’ici 2011. La région Ile-de-France participe à hauteur de 40% de ces investissements.
La France pousse le solaire mais encadre l'éolien
source :Lexpansion.com
Chaque région sera dotée d'au moins une centrale photovoltaïque d'ici 2011, a annoncé lundi Jean-Louis Borloo. Les entreprises seront aussi incitées à installer des panneaux solaires sur leurs toits
Valery Giscard d’Estaing avait semé le trouble la semaine dernière en déclarant que l’avenir n’était pas à l’éolien. Lundi matin, le ministre de l’Ecologie lui a d’une certaine manière donné raison. A l’occasion de la première semaine des énergies renouvelables, le gouvernement a nettement mis l’accent sur l’énergie solaire. « Le gros, c'est le solaire. En termes industriels, et d'effondrement des coûts industriels, c'est probablement là qu'on a la capacité la plus importante », a expliqué Jean-Louis Borloo, en présentant une série de 50 mesures pour « réussir la transition énergétique ».
La mesure la plus importante concerne justement le solaire. D’ici 2011, le gouvernement souhaite prévoit la construction d’au moins une centrale photovoltaïque par région. Ces centrales, dont les appels d’offre seront lancés « dans les semaines qui viennent », seront par la suite réparties en fonction du potentiel solaire de chaque région. Elles développeront une puissance cumulée d’environ 300 MW. A la fin juin 2008, la puissance installée du parc photovoltaïque français raccordé au réseau était de 18 MW en métropole, au quatrième rang européen, contre 6 MW fin 2006 et 13 MW fin 2007. Une paille, face aux 63 GW du nucléaire.
Le projet dévoilé lundi ne se limite toutefois pas à ces centrales. Le gouvernement souhaite aussi favoriser le développement du photovoltaïque au sein des entreprises, avec l’installation de panneaux solaires sur les toits des supermarchés et les bâtiments industriels et agricoles de grande tailles (usines, hangars etc...). Ces entreprises pourront ainsi revendre leur électricité 45 centimes d’euro le kilowattheure, contre 30 centimes jusqu’alors pour les particuliers. L’ensemble de ces mesures devraient permettre de multiplier par 400 la production d'électricité d'origine photovoltaïque pour atteindre 5400 MW en 2020.
23% de la consommation finale d'ici 2020
L'énergie solaire pourrait s'avérer compétitive avec le prix du marché de l'électricité « à l'horizon 2020 », considère le ministère. Mais les autres ressources ne sont pas pour autant écartées. L'objectif est que les énergies renouvelables représentent 23% de la consommation finale d'ici 2020, soit plus qu'un doublement par rapport à 2005 (10,3%, grâce essentiellement aux barrages hydro-électriques). Selon l'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie (Ademe), elles pourraient représenter en 2012 un marché annuel de 24 milliards d'euros et 120.000 emplois.
Pour France nature environnement (FNE, 3000 associations), l'annonce de ce plan « montre que le gouvernement continue à mettre en oeuvre les objectifs du Grenelle et prend le virage de l'énergie verte ». Cependant, estime Arnaud Gossement, son porte-parole, « il ne suffit pas de dire que les énergies renouvelables sont une bonne chose, il faut garantir leur acceptabilité sociale ». « Si on décide depuis Paris, sans concertation, qu'il faut des champs d'éoliennes et des fermes solaires, il y aura des crispations », a-t-il mis en garde.
L’éolien encadré pour préserver la « qualité de vie »
Pour les opposants à l’éolien, c’est une petite victoire. Lundi, le ministre de l’Ecologie a jugé nécessaire d'« améliorer l'encadrement réglementaire, ainsi que la concertation locale » lors de l’implantation des éoliennes. « C'est la première fois qu'ils reconnaissent qu'il y a un problème », s'est félicité Jean-Louis Butré, président de la « Fédération environnement durable ». Les professionnels ont « des raisons d’être inquiets », a concédé André Antolini, président du Syndicat des énergies renouvelables.
Depuis plusieurs mois, les anti-éoliens réclament la suspension immédiate du programme de développement prévu par le Grenelle de l'environnement. En 2020, la production devra avoir été multipliée par dix, pour atteindre 25.000 MW de puissance installée. Compte tenu de l'augmentation de la puissance des éoliennes (2,5 à 3 MW aujourd'hui contre 1MW il y a quelques années), ces objectifs pourraient être atteints grâce à un parc de 8000 éoliennes, 6000 de plus qu'aujourd'hui. « Nous ne ferons pas faire aux éoliennes des procédures de type centrales nucléaires ! », a promis Jean-Louis Borloo. |
Le 21/10/08
La Terre comme elle va, au mètre près, chaque semaine
source : Lemonde.fr
Des images de la totalité du globe terrestre, de haute résolution (un mètre), renouvelées toutes les semaines.
C'est le progrès que promet le projet e-Corce (Constellation d'observation récurrente cellulaire) porté par le Centre national d'études spatiales (CNES).
Les clichés aujourd'hui proposés aux internautes par Google Earth, pour prendre le géoportail le plus connu, offrent une bonne résolution sur certaines régions comme les Etats-Unis ou les grandes capitales. Mais elle est de piètre qualité sur la majeure partie de la planète : un continent comme l'Afrique reste dans le flou complet. En outre, beaucoup de vues n'ont pas été "rafraîchies" depuis plusieurs mois, sinon plusieurs années.
Avec e-Corce, "on distinguera avec la même précision une file de touristes au pied de la tour Eiffel, un campement de Bédouins dans le désert ou un bivouac d'Esquimaux au Groenland", assure Jean-Pierre Antikidis, responsable des systèmes d'information spatiaux au CNES.
L'agence spatiale imagine le déploiement d'une flottille de treize microsatellites optiques qui, placés sur un même plan d'orbite héliosynchrone, à 600 km d'altitude, balayeraient la totalité de la planète en sept jours. Avec des grappes de satellites supplémentaires, la mise à jour des images pourrait devenir quotidienne.
La difficulté réside dans la quantité astronomique de données à gérer : l'équivalent, chaque semaine, de 1,3 million de disques durs standards. Le CNES a conçu un système de compression des images divisant par 50 la taille des fichiers, sans différence visible pour l'usager : faible au-dessus des villes, la compression serait plus importante au-dessus de la mer ou des nuages, qui comportent peu d'informations utiles. De plus, ces données seraient distribuées entre 50 stations au sol, réparties dans le monde et reliées à une grille de calcul.
400 MILLIONS D'EUROS
Le marché visé est celui des géoportails publics, mais aussi des applications professionnelles, telles que l'agriculture de précision, la gestion des forêts et des récoltes, l'analyse des évolutions urbaines, le suivi des catastrophes naturelles ou l'aide au développement. "Nous voulons casser le prix des images satellitaires en le divisant par cinq", annonce l'ancien astronaute Jean-Jacques Favier, chargé de la prospective au CNES.
Chiffré à 400 millions d'euros (un tiers pour les treize premiers satellites, un tiers pour leur lancement par une fusée Soyouz, un tiers pour les stations terrestres), soit un coût très faible pour un programme spatial, le système pourrait être opérationnel en 2014. A condition que soit constituée une structure privée pour le financer et l'exploiter, le CNES se réservant les royalties sur les brevets qu'il a déposés. Des contacts ont été pris avec les fabricants européens de satellites, ainsi qu'avec Google et Microsoft, et l'Agence spatiale française se donne "entre six mois et un an" pour boucler le tour de table. Faute de quoi e-Corce resterait cloué au sol.
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Réchauffement - Planète on the rocks
source:Lepoint.fr/Frédéric Lewino (enquête Gwendoline dos Santos)
Victimes du réchauffement, les calottes glaciaires s'émiettent en millions de glaçons dont certains atteignent la taille de petits Etats. Ils menacent le trafic maritime, déstabilisent la faune et sapent le climat terrestre. Difficile de rester de glace...
Le lieutenant William Woityra appartient à la Patrouille internationale des glaces fondée par les Etats-Unis en 1913, aussitôt après le naufrage du « Titanic ». Il adore son job, qui consiste à sillonner l'Atlantique nord de long en large à la recherche d'icebergs.
Au printemps, il s'est régalé comme jamais : plus de 890 monstres de glace sont passés au large de Terre-Neuve et du Labrador, certains bien plus au sud que la fameuse Allée des icebergs. « Nous avons certainement vu plus d'icebergs cette année que les quatre années précédentes cumulées. » La faute à un printemps 2008 exceptionnellement froid ayant pour conséquence de retarder la fonte des glaçons géants.
Quoi qu'il en soit, c'est évident, la machine à fabriquer des icebergs s'emballe sous l'effet du réchauffement climatique, plus élevé en région polaire que partout ailleurs sur Terre. Les glaciers polaires, tant en Arctique qu'en Antarctique, se fragmentent comme jamais.
Tout au nord du Canada, bordant l'île d'Ellesmère, il y a d'immenses plateaux de glace, prolongement marins des glaciers continentaux. Pour la première fois depuis leur formation il y a quatre mille ans, ils se cassent en dizaines d'îles de glace. Le coup de semonce sonna le 13 août 2005 avec le détachement d'une formidable biscotte glacée de 66 kilomètres carrés. Depuis, chaque été, cela n'arrête plus. En juillet et août derniers, 214 kilomètres carrés de glace sont ainsi partis à la dérive. Une débâcle que Luke Copland, directeur du laboratoire de cryoscopie de l'université d'Ottawa, met clairement sur le compte du réchauffement climatique, qui atteint 5 °C en hiver dans cette région. « Il fait maintenant trop chaud pour que les plateaux de glace subsistent plus longtemps », conclut-il. De profundis ... Même tragédie au Groenland, où le glacier Petermann a perdu, en juillet, une plaque de 29 kilomètres carrés.
Il n'y a pas que les extensions marines des glaciers qui disparaissent, les glaciers terrestres groenlandais rétrécissent comme peau de chagrin. Selon une étude récemment publiée, rien qu'en 2005 leur perte équivaudrait à une colonne de glace recouvrant tout Paris et dominant le mont Blanc de 700 mètres (soit 574 km3). Sebastian Mernild, de l'université d'Alaska, estime que la fonte devrait doubler d'ici à 2100. « Cette vitesse est bien plus rapide que celle que nous prévoyions auparavant. C'est une réponse aux changements climatiques », écrit-il.
Une mission en Arctique vient de découvrir que, si les glaciers glissent plus rapidement dans l'eau, c'est que l'eau de fonte emprunte des failles pour atteindre le socle rocheux où elle forme une couche lubrifiante. Surveillé depuis l'espace, le plus gros glacier groenlandais, le Jakobshavn, cavale ainsi à raison de 15 kilomètres par an, ce qui lui a fait perdre 94 kilomètres carrés en eau entre 2001 et 2005. Et ça continue.
L'Antarctique fait encore plus fort, avec ses glaces dérivantes parfois plus vastes que des Etats : le B15, qui s'est détaché en 2000, aurait pu recouvrir toute la Jamaïque ou encore le quart de la Corse avec ses 11 000 kilomètres carrés !
Pour autant, ce n'est pas tout le pôle Sud qui brise la glace, mais surtout la péninsule antarctique en forme de virgule pointée vers le nord, et donc soumise à des températures légèrement plus élevées. Selon les experts, globalement, l'Antarctique aurait plutôt tendance à engraisser grâce aux chutes de neige plus fréquentes. Néanmoins, selon le glaciologue Grant Bigg, de l'université de Sheffield, la calotte sud perdrait 2 000 milliards de tonnes d'icebergs par an. Par bonheur, cette effrayante flottille glacée reste principalement prisonnière de l'océan Austral, bloquée qu'elle est par un courant marin circulaire et par la force de Coriolis engendrée par la rotation terrestre.
Malgré cette prolifération d'icebergs, les naufrages restent exceptionnels en Arctique. Selon la Patrouille internationale des glaces, le « Titanic » n'a été rejoint que par dix-neuf navires en presque un siècle, grâce aux radars de bord et aux satellites. N'oublions pas non plus que le réchauffement des océans accélère la fonte des icebergs, qui descendent donc moins loin vers le sud (à l'exception de ce printemps).
En Antarctique, au moins deux paquebots polaires ont récemment connu des mésaventures. En novembre 2007, le « MS Explorer » heurte un objet submergé non identifié, obligeant ses 154 passagers et membres de l'équipage à quitter le bord avant le naufrage. La brèche dans la coque fut causée, pense-t-on, par un gros bloc rocheux emprisonné dans une gangue de glace, flottant entre deux eaux et donc indétectable. Un mois plus tard, c'est au tour d'un autre paquebot d'être abordé par un iceberg après une panne de moteur. Mais, cette fois-ci, il n'y eut pas de casse.
Pourtant, le risque de collision préoccupe moins les scientifiques que les dégradations écologiques. Les gros icebergs raclent le fond des océans, détruisant de fragiles habitats abritant la fabuleuse araignée de mer géante, les oursins et même les coraux d'eau froide. En Arctique, l'apport d'eau douce provenant de la fonte des icebergs pourrait ralentir le Gulf Stream. A l'inverse, les icebergs peuvent aussi avoir du bon quand ils se comportent comme des arches de Noé. En fondant, ils sèment dans leur sillage de la matière organique à l'origine d'une chaîne alimentaire comprenant phytoplancton, krill, poissons et oiseaux.
En mer de Weddell (Antarctique), les icebergs augmenteraient ainsi la productivité biologique locale de presque 40 %.
Reste enfin le problème de l'élévation des océans. En ce domaine, il y a beaucoup de fantasmes. La hausse annuelle actuelle de 3 millimètres découle essentiellement de la dilatation des océans et de la fonte des glaciers terrestres.
Selon Anny Cazenave, du Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales, ce que les calottes glaciaires perdent sous forme d'icebergs, elles le regagnent, pour le moment, sous forme de neige, dont les chutes augmentent en Antarctique. Et même si une étude américaine publiée la semaine dernière par la revue Geoscience prétend que la fonte du Groenland pourrait s'avérer plus rapide que prévu, ce n'est pas demain, ni même à la fin du siècle, que le lieutenant William Woityra et ses successeurs patrouilleront au large de Paris.
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Le 20/10/08
LES DEPARTEMENTS DU SUD PLUS VERTS
source :Laprovence.fr
Les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes et le sud de la France en général figurent en tête du classement des départements établis par l'hebdomadaire La Vie pour mesurer la "volonté écologique" de chacun.
'Ariège, l'Hérault et les Pyrénées-orientales arrivent ex-aequo en troisième position alors que le Nord, le Pas-de-Calais, l'Aisne, la Seine-et-Marne et la Mayenne ferment la marche.
L'hebdomadaire, qui avait établi un palmarès des régions l'an passé, récidive pour le premier anniversaire du Grenelle avec les départements en prenant soin de préciser qu'il ne s'agit pas d'un classement "des départements où il fait bon vivre" mais du reflet d'une "dynamique écologique" évaluée selon six critères.
Ont été retenus: le degré de pollution aux nitrates, la part de l'agriculture biologique, le taux de valorisation des déchets ménagers (tri, traitement biologique, incinération avec récupération d'énergie), les sites protégés Natura 2000, l'effort financier des communes en faveur de l'environnement et le niveau de préoccupation des citoyens, évalué à partir d'une enquête d'opinion.
Sur cette base, "le sud sort largement gagnant", note La Vie et "profite de la comparaison avec le Nord épuisé par l'industrie, de l'Ouest et du Centre où l'agriculture intensive génère une spectaculaire pollution des rivières par les nitrates" (tout le nord-ouest du pays est touché, effet de l'agriculture ou de l'élevage intensifs qui y sont pratiqués).
Dans une interview jointe au dossier, le ministre du développement durable Jean-Louis Borloo remarque cependant qu'en prenant un autre critère que celui des nitrates, comme celui des eaux résiduaires urbaines, le classement aurait pu être totalement inversé.
"L'important, c'est que les choses bougent et bougent vite", déclare-t-il.
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Le 17/10/08
HYmotion4 : une nouvelle technologie hybride diesel
source : lemonde.fr
Le groupe PSA Peugeot Citroën a dévoilé lors du mondial de l'auto, la "HYmotion4", une nouvelle technologie hybride diesel offrant 4 roues motrices.
On la retrouve par exemples sur la Peugeot Prologue et sur le concept Citroën Hypnos. Cette technologie équipera certains véhicules des gammes moyennes et hautes de Peugeot et Citroën commercialisés en 2011.
L’architecture HYmotion4 optimise la chaîne de traction hybride diesel, grâce à l’emplacement du moteur électrique positionné à l’arrière.
Ce dernier propulse les roues arrière tandis que le moteur thermique entraîne les roues avant, offrant ainsi une configuration 4 roues motrices d’un nouveau genre.
Ainsi, la Peugeot Prologue, une voiture familiale, ne consomme que 4,1 litres de gazole/100 km soit 109 g CO2/km pour une puissance de 200 ch.
L’automobiliste bénéficie des atouts procurés par les 4 roues motrices, comme par exemple la sécurité renforcée en cas de faible adhérence, sans ses inconvénients (poids et surconsommation). Voici quelques avantages de l’hybride diesel mis en avant par la firme :
• agrément et rendement du moteur diesel, sur route et autoroute, supérieurs à ceux d’un moteur essence ;
• avantages du véhicule électrique à faible vitesse, particulièrement en ville : aucun bruit, aucune consommation, aucune pollution ;
• effet « boost » : excellentes reprises en accélération, le moteur électrique renforçant le moteur thermique dès les plus bas régimes ;
• récupération d’énergie en décélération et au freinage ;
• fonctionnement en mode 4 roues motrices.
La technologie HYmotion4 repose sur une architecture de type « full hybride parallèle » en faisant appel à des organes déjà existants. Elle associe à l’avant :
• un moteur diesel HDi de 2 litres équipé d’un FAP ;
• un Stop & Start «haute puissance» ;
• une boîte mécanique pilotée à 6 rapports ;-
• et à l’arrière : un moteur électrique à fort couple et des batteries haute tension.
PSA Peugeot Citroën prévoit ainsi, à l’horizon 2011, plus de 1 million de véhicules Peugeot et Citroën dotés de la technologie micro-hybride Stop & Start.
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L'AIRPod de Guy Nègre verra le jour au printemps 2009
source :Enerzine.com
le PDG et fondateur de MDI (Motor Development International), une société spécialisée depuis 1991 dans la traction à air comprimé, a présenté le 10 octobre dernier à Nice et devant plus de 350 personnes, son mini-véhicule urbain, l'AIRPod.
A la manière d'un véhicule de science fiction, l'AIRPod se laisse conduire avec un minimanche (ou joystick). De plus, comme le laisse présager la photo ci-dessous, les vitres situées à l'avant et à l'arrière du véhicule se soulèvent pour laisser entrer les usagers dans l'habitacle. Exit aussi les rétroviseurs : une caméra et un écran de "rétro vision" les remplacent.
Selon MDI, ce véhicule urbain à air comprimé plutôt léger "moins de 500 kg", d'une longueur de deux mètres pour 1,60 mètre de large, possède une autonomie de plus de 200 kilomètres pour une vitesse de pointe pouvant atteindre les 70 km/h. En prime, "2 minutes suffisent pour le recharger et il ne consomme qu’un euro pour 200 kilomètres".
L' "AIRPod" sera décliné en deux versions. La version standard est une 3/4 places à destination du transport de personnes. La version AIRPod Cargo est un monoplace (conducteur) et offre un plus grand coffre (> 1 m3) pour le transport de colis ou de petites livraisons.
Le modèle de base devrait coûter aux alentours de 6 000 euros.
MDI estime le début de la production au printemps 2009, les préséries étant déjà en cours de fabrication. A titre expérimental, la ville de Nice s'est engagée à acquérir les premiers exemplaires fabriqués après homologation. De plus, l'AIRPod deviendra également un sérieux candidat à l’Appel d’Offre de la Ville de Paris pour le projet " l’Autolib’ ", la version motorisée du " Vélib’ ".
A l'issu d'un conflit de marque l'opposant à Caterpillar, MDI a décidé de renoncer à utiliser le terme "CATs" qui était l’acronyme de " Compressed Air Technology systems " au profit du mot FlowAIR. Ce dernier est une concaténation des termes Flow (flux en Français) et AIR. Jouant sur la sonorité des mots, Flower renvoie à la notion écologique du produit. C'est aussi pourquoi le logo de la firme française représente une fleur.
FlowAIR se décline désormais selon la gamme suivante :
• OneFlowAIR,
• MiniFlowAIR,
• CityFlowAIR,
• MultiFlowAIR.
En 2007, MDI a signé un accord exclusif avec le groupe indien TATA pour le développement, l’optimisation, et l'application de sa technologie en Inde.
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Le 16/10/08
A Nantes, inquiétudes des acteurs locaux autour du Grenelle de l'environnement
source : 20minutes.fr/ Mathieu Bonamy
Des espoirs mais beaucoup d’incertitudes. Un an après le Grenelle de l’environnement, plus de 300 représentants de collectivités territoriales, ONG et professionnels du recyclage se sont réunis mercredi à Nantes (Loire-Atlantique).
Ce rassemblement, initié par l’association nationale Amorce qui regroupe et conseille ces acteurs dans le domaine de l’énergie et des déchets, était l’occasion de tirer un premier bilan de ce plan environnemental, alors que la loi d’orientation baptisée «Grenelle I» est discutée à l’Assemblée Nationale.
La «patate chaude» du financement
Si tous les intervenants soulignent la «dynamique positive» de ces discussions, tous s’inquiètent des zones d’ombre qui planent sur le financement de cette «révolution verte». Jo Spiegel, président de l’agglomération de Mulhouse a «peur qu’on finance une orientation nationale avec une contribution locale». Camille Durand, président d’Amorce prédit ainsi «une hausse de 10 % de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères», qui sera répercutée directement sur les impôts locaux. Avec de «sérieux doutes sur les contreparties qui seront reversées par l’Etat».
Un consensus fragile
Jean-Frédéric Dreyfus, représentant de la CGC ne veut pas que les coûts qui pourraient peser sur les entreprises se répercutent sur les salariés ; Alain Capmas du Medef a répété que les chefs d’entreprise refuseraient une extension de la Responsabilité élargie au producteur (REP), dispositif qui fait participer le producteur au traitement des déchets engendrés par son produit. Laurent Michel, directeur général de la Prévention des risques au Ministère de l’Ecologie qui représentait l’Etat, a assuré que «le financement du Grenelle serait sécurisé par un redéploiement de crédits budgétaires».
La loi «Grenelle I» et ses quelque 1900 amendements ne répondent pas entièrement à ces attentes : Nicolas Garnier, délégué général d’Amorce estime ainsi que «ce toilettage ne fait que fixer des objectifs et qu’il faudra attendre la prochaine loi de financement et «Grenelle II» (au printemps prochain) pour qu’on détermine vraiment les moyens pour les atteindre.» «La question du financement du Grenelle a toujours été en suspens. On n’a toujours pas de réponse», conclut Camille Durand.
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Le 15/10/08
L'Europe veut serrer les rangs contre le trafic de déchets toxiques
source :Lepoint.fr/anne chaon
Des millions d'euros. Face au trafic des déchets toxiques,
particulièrement lucratif quoique impossible à chiffrer,
policiers et gendarmes européens veulent serrer les rangs
et organiser une riposte commune.
"Si la Camora s'intéresse aux déchets, ce n'est pas grâce au Grenelle de l'environnement mais parce que ça rapporte", insiste le colonel Thierry Bourret, patron en France de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP), qui organisait la semaine derniére à Paris un séminaire sur la lutte contre le trafic des déchets toxiques.
Les délégués d'une vingtaine de pays de l'UE et du Canada ont planché trois jours durant avec les douanes et les instances européennes de police (Europol) et de justice (Eurojust) sur les moyens de renforcer leur coopération.
"Ce séminaire de l'urgence a mis en lumière l'insécurité chronique que fait peser ce trafic, appendice honteux, souterrain et lucratif de nos sociétés de consommation, conduit par des réseaux parfaitement structurés de longue date, bien avant qu'on en soupçonne la menace", a estimé en clôture des travaux jeudi le patron de la gendarmerie française, le général Roland Gilles.
"Chaque année, l'UE produit 1,5 milliard de tonnes de déchets, en augmentation de 2% par an, dont 300 M de tonnes doivent être recyclés ou détruits, aussi le problème va se poser encore longtemps", a rappelé le colonel Bourret. Or le coût de traitement est élevé, de 400 euros la tonne pour de l'amiante, à près de 2.000 pour certains liquides.
Les producteurs qui refusent d'assumer ces coûts se débarrassent de leurs produits toxiques en décharge sauvage ou se tournent vers les écomafias.
Au choix: l'exportation vers le tiers-monde moyennant finances ou vers les pays émergents en demande insatiable de matières premières.
La dernière échappatoire consiste à recycler illégalement des matières toxiques avec des matériaux inoffensifs, "de l'amiante avec du ciment ou des pyralènes et de l'huile de vidange"...
"Notre office (l'OCLAESP) a quatre ans: à chaque fois qu'on donne un coup d'épée, on trouve quelque chose. Et nos partenaires disent que chez eux, c'est la même chose", rapporte le colonel Bourret. "60 à 70% des conteneurs contrôlés sont en situation irrégulière: certains importent légalement du matériel informatique et repartent avec du pyralène. Mais si on faisait plus de contrôles, on aurait plus de résultats".
Ce trafic est presque toujours transfrontalier, impliquant parfois "plus d'une centaine d'entreprises dans quinze pays de trois continents", remarque le procureur portugais Antonio Luis dos Santos Alves, détaché auprès d'Eurojust.
"C'est une criminalité complexe qui implique des faux documents, du blanchiment d'argent et appelle de notre part des structures spéciales d'investigation", ajoute-t-il.
D'ici la fin du mois, l'Europe aura adopté une nouvelle directive lui permettant de renforcer son dispositif pénal et d'harmoniser ses sanctions. Il était temps: "On a constaté des écarts très importants dans les sanctions prévues selon les pays, de 2 à 3.000 euros au maximum à plusieurs millions, et de six mois de prison à huit ans", explique Anna Karamat, experte de la Direction générale (DG) Environnement à Bruxelles. "Les criminels en tirent avantage en opérant depuis les pays les moins répressifs".
Pour les enquêteurs rassemblés à Paris, il faut créer des équipes d'enquêtes communes à l'instar de ce qui existe pour les stupéfiants et accentuer les contrôles transfrontaliers. Mais aussi intégrer un volet "environnement" à la formation des policiers, gendarmes et magistrats.
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Le 14/10/08
Un béton high-tech pour construire des ponts habités
source : Nouvelobs.fr/ Rachel Mulot/Sciences et Avenir.com
L’architecte français Marc Mimram profite des propriétés des nouvelles générations de bétons pour imaginer des ponts à la fois légers et habités, transformant une infrastructure de transit en espace multifonctionnel.
Un « pont paysage » à la Courneuve, un « pont toit » à Shangaï, des « ponts structures d’accueil » à New-York , un« pont habité » à Moscou L’architecte -ingénieur Marc Mimram a présenté quatre projets faisant exploser le rôle passif de ces infrastructures, le 1er octobre dernier, à New-York, en marge d’une conférence sur le béton, organisée par l’Université de Columbia.
« Il faut regarder le pont comme on regarde la tour, sous la forme d’une structure habitable» a-t-il osé au royaume des gratte-ciel. « Après la ville dressée découverte à Manhattan par Louis-Ferdinand Céline dans Voyage au bout de la nuit dépeinte comme « debout, absolument droite et raide à faire peur » l’idée est de recoucher la ville en profitant de l’atout du franchissement ». Et de satisfaire aussi aux besoins de densification de la ville, de mixité, de mobilité, nouvelles tartes à la crème du développement durable. Bref, de considérer chaque pont comme une opportunité et non plus seulement comme un mal nécessaire, dévoreur d’espace et pourvoyeur de nuisances.
Sponsorisée par le groupe Lafarge, cette étude fait suite à « Hypergreen », concept de tour essayant de répondre également aux impératifs du développement durable pour les mégalopoles mondiales, imaginé par l’architecte Jacques Ferrier
A l’instar de son prédécesseur, Marc Mimram a donc naturellement privilégié, pour bâtir ses ponts de rêve, des bétons fibrés à ultra-hautes performances (Befup). «Ils démultiplient les capacités structurelles et plastiques du béton conventionnel, assure cet ingénieur des Ponts et Chaussées, à qui l’on doit la passerelle Solferino à Paris. « Ils autorisent de nouveaux types de structures, légères, inventives » Comme ce pont paysage à double ruban, évoquant l’anneau de Moebius, qu’il a imaginé pour désenclaver la cité des 4000. Franchissant l’autoroute, cette « agrafe urbaine » donne accès aux habitants de la cité au parc de la Courneuve (Seine Saint Denis).
Pour la mégalopole de Shanghai, lardée d’infrastructures routières en hauteur, Marc Mimram a décidé de considérer les ponts comme des toits. Il a donc conçu des auvents de béton dont la finesse évoque la tôle pour délimiter de nouveaux espaces d’accueils pour le public. Il donne ainsi rendez-vous sous les ponts aux shanghaiens branchés pour une exposition de sculpture!
Pour New-York, l’architecte-ingénieur a carrément dessiné des méga- structures d’accueil et de transit, reliant Manhattan aux autres districts de l’Etat. Chaque poutre de franchissement supporte une résille de béton dont les cavités peuvent être habitées par des clubs de gym, des bibliothèques, des agences etc… « Grâce à sa très grande inertie, la structure n’est pas limitée à un caisson opaque, mais devient une dentelle transparente à l’intérieur de laquelle peuvent être maintenus des flux de transit » avance l’architecte.
Enfin, pour la capitale moscovite, Marc Mimram a jeté sur le fleuve une passerelle, sorte de coquillage assemblant des mailles de béton et destinée à être habitée, comme autrefois le Ponte-Vecchio de Florence.
L’un de ces projets verra t-il jamais le jour ? Si oui, on espère alors pour ceux qui habiteront les ponts que les bétons seront également ultra-performants en matière d’insonorisation.
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Le 13/10/08
L'avant projet de Parc national dans les calanques adopté.
source : Libemarseille.fr
L'épais dossier en trois parties qui constitue l'avant-projet de Parc national dans le massif des calanques, entre Marseille et La Ciotat, a été adopté à l'unanimité par l'assemblée générale du Groupement d'intérêt public (GIP) des calanques.
C'est sur ce document que s'appuie la candidature de Marseille, Cassis et La Ciotat, les trois communes concernées par le projet de parc.
précise notamment les différentes hypothèses en termes de périmètre de protection et les grands principes de gouvernance du futur établissement public de gestion du Parc national.
Dans les deux années à venir, ce dossier va devoir franchir plusieurs étapes règlementaires - concertation entre les différents acteurs et usagers du territoire, enquête publiques, études complémentaires... - avant la création du parc proprement dit. Le député et maire de secteur (UMP) Guy Teissier, président du GIP des calanques, attend maintenant que le gouvernement s'engage officiellement sur la création de ce Parc national, qui figure parmi les engagements du Grenelle de l'environnement. L'annonce pourrait intervenir dans les toutes prochaines semaines, sans doute à l'occasion du congrès annuel des parcs nationaux, qui se déroulera à Cayenne (Guyane), en présence de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie-Kosciusko-Morizet.
L'avant-projet validé vendredi concerne 4000 hectares d'espace littoral et maritime aux portes de la 2e ville de France. Si le processus suit normalement son cours, il s'agira du premier parc naturel péri-urbain à la fois terrestre et marin d'Europe.
Miraculeusement protégé de l'urbanisation débridée des collines provençales et du bétonnage des côtes, le massif des calanques est parcouru tout au long de l'année par des milliers de promeneurs, randonneurs et alpinistes, amoureux de ses falaises de calcaire blanc immaculé.
L'espace maritime, dévolu aux pêcheurs le plus clair de l'année, est fréquenté l'été par des grappes de baigneurs, plongeurs et plaisanciers pas toujours soucieux d'écologie.
C'est aussi là, dans la calanque de Cortiou, que la station d'épuration de la ville de Marseille déverse encore ses eaux usées retraitées.
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Le 11/10/08
Face à l'aggravation des inondations, repenser l'affectation des terres et des sols
source : Lemonde.fr/Gaëlle Dupont
Depuis plusieurs semaines, des inondations dévastent de nombreuses régions du monde.
En Inde, le bilan officiel fait état de près de cent cinquante morts et de millions de sinistrés.
En Afrique de l'Ouest, une quarantaine de personnes sont mortes et 130 000 auraient été affectées.
En Haïti, les inondations et coulées de boue consécutives au passage des tempêtes tropicales Fay, Hanna, Gustav et Ike ont provoqué la mort de plusieurs centaines de personnes et en ont touché près d'un million d'autres.
La Grande-Bretagne et le Vietnam ont également été frappés, mais dans des proportions moins importantes.
Au-delà des pertes humaines, les conséquences sont multiples : destruction d'habitations, d'infrastructures, de récoltes, diffusion de maladies hydriques comme le choléra, déplacements de populations...
"De nombreuses personnes perdent leurs moyens de subsistance. Elles sont contraintes de quitter leur lieu de vie et de vendre tous leurs biens ou d'emprunter de l'argent, simplement pour se nourrir, explique Colin Green, du Centre de recherche sur les inondations, basé à l'université du Middlesex, en Grande-Bretagne. Elles peuvent mettre des années à se remettre, voire ne pas se remettre du tout." D'autant plus que les personnes touchées, qui résident dans des zones vulnérables où le prix du logement est bas, sont également les plus pauvres.
Les inondations sont chaque année plus nombreuses, et cette évolution devrait se poursuivre. En 1990, le Centre de recherche sur l'épidémiologie des désastres (CRED) en avait dénombré une soixantaine, contre plus de 200 en 2007. Pour cette dernière année, elles ont provoqué 8 500 morts, affecté 177 millions de personnes et ont causé des pertes évaluées à 17 milliards d'euros.
Plusieurs facteurs expliquent cette tendance, en premier lieu le changement climatique. "Le cycle de l'eau est la partie la plus sensible du système climatique, explique Andras Szöllösi-Nagy, chef du programme hydrologique de l'Unesco. Sous l'effet du réchauffement des températures, il pourrait être en train d'accélérer."
Les conséquences de ce phénomène sur la distribution des précipitations sont discutées au sein de la communauté scientifique, mais un consensus se dégage sur la probabilité de subir plus fréquemment des pluies intenses, et donc des inondations. Parler de crue décennale ou centennale n'a plus de sens, proclament les hydrologues.
D'autres évolutions augmentent les risques. Le bétonnage des sols lié à l'urbanisation et la déforestation accentuent le ruissellement des eaux. Les pratiques agricoles intensives peuvent entraîner une imperméabilisation des sols. "La capacité du milieu naturel à stocker l'eau a diminué", résume Jakob Granit, de l'Institut international de l'eau de Stockholm. Et sous l'effet de la croissance démographique, les zones inondables sont de plus en plus peuplées, ce qui augmente l'impact des catastrophes.
"La protection contre les inondations doit être renforcée", affirme M. Szöllösi-Nagy. Comment faire face ? "Il faut mieux contrôler l'affectation des terres : planifier l'extension des villes et la localisation des industries en fonction des risques", répond Avinash Tyagi, directeur du climat et de l'eau à l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Les infrastructures peuvent également être adaptées : habitations et routes peuvent être surélevées,par exemple.
La création de réservoirs souterrains et de barrages est également souhaitable. "Il y a eu un grand mouvement d'opposition aux barrages, poursuit M. Tyagi. C'est dommage. Ils ne constituent qu'une partie de la solution, mais ne doivent pas être écartés." Leur bénéfice est double : ils permettent de contrôler les crues et de stocker l'eau qui fera défaut pendant les périodes sèches. "L'Europe exploite son potentiel de stockage des eaux à hauteur de 70 à 80 %. En Afrique, ce chiffre n'atteint que 5 ou 10 %", remarque M. Granit.
Le reboisement de sols nus, la végétalisation des toits, la généralisation de revêtements perméables dans les villes permettraient en outre de limiter le ruissellement. Enfin, la planification des procédures à suivre en cas d'inondation est essentielle. "Les gens doivent être prévenus le plus vite possible et savoir à l'avance ce qu'ils doivent faire, affirme Avinash Tyagi. Cuba a mis en place une procédure efficace, contrairement à Haïti, ce qui explique l'écart dans les pertes subies."
Le principal obstacle à la prévention est le manque d'argent. "Tout dépend du niveau de développement, remarque Salif Diop, du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Pour se préparer, il faut des moyens et de l'espace."
L'intérêt pour le sujet fait trop souvent défaut. "Il y a un manque de volonté politique, confirme M. Tyagi. Les gouvernements ont des priorités plus immédiates à gérer. Et les populations vulnérables, pauvres et peu éduquées, n'ont pas un poids politique suffisant pour se faire entendre."
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Le 10/10/08
Renault & EDF:un réseau de voitures électriques en 2011 / Après Renault, c'est au tour de PSA Peugeot Citroën de signer un partenariat avec EDF
source :ademe.fr
Renault et EDF se sont associés hier pour développer un système de transport individuel de transport électrique accessible et à grande échelle pour 2011.
PSA Peugeot Citroën & EDF: des véhicules électriques et hybrides
Le protocole d'accord annoncé hier vise faire du véhicule électrique une "solution de déplacement fiable et séduisante aux yeux du consommateur" selon les termes du communiqué de presse de Renault.
La France devrait ainis devenir l'un des premiers marchés mondiaux à recevoir ses modèles entièrement électriques, tout comme l’Israël, le Danemark, le Portugal, l’état du Tennessee (Etats-Unis d’Amérique), et la Préfecture de Kanagawa (Japon), qui ont annoncé des partenariats similaires avec l’Alliance Renault Nissan.
EDF, qui se présente comme le propriétaire de la plus grande flotte au monde de véhicules électriques, entend faire profiter de son savoir faire dans les technologies de stockage d’énergie électrique, d’infrastructures de charge et d’expérimentation de véhicules rechargeables.
Renault Nissan et EDF vont étudier un concept commercial, ouvert à d’autres acteurs, afin de créer à terme un Opérateur de Mobilité Electrique. Cet opérateur devra mettre à disposition du client une infrastructure de recharge électrique et de gestion de l’autonomie pour son véhicule.
D’ici à janvier 2010, les partenaires vont procéder à des études d’ingénierie (stockage d’énergie et infrastructure de charge), de la réglementation nationale et européenne, et de l’ensemble des modalités techniques et financières nécessaires, incluant l’identification des différents partenaires, pour que l’infrastructure soit au rendez-vous de la commercialisation des véhicules dès 2011.
"Pour concilier durablement mobilité, préservation de l’environnement et pétrole cher, l’Alliance Renault-Nissan s’est engagée sur la voie du véhicule « zéro émission ». Grâce à notre partenariat avec EDF, nous serons en mesure de proposer dès 2011 à nos clients français des véhicules électriques performants, faciles d’usage et à des prix abordables", a commenté Carlos Ghosn, Président de Renault et Président de Nissan.
"Ce partenariat technologique et industriel s’inscrit dans l’innovation pour faire émerger des générations de véhicules propres, compétitives et écologiquement vertueuses. Il s’agit de concilier les défis de la mobilité individuelle, de la croissance économique et de la lutte contre le réchauffement climatique.", a déclaré pour EDF Pierre Gadonneix, Président Directeur Général.
Après Renault, c'est au tour de PSA Peugeot Citroën de signer un partenariat avec EDF afin de favoriser le développement et la commercialisation future de véhicules électriques et hybrides rechargeables.
Cet accord de coopération porte sur plusieurs volets technologiques :
• la définition des modèles économiques permettant de favoriser le développement commercial des véhicules électriques,
• les nouvelles technologies de stockage de l’énergie, notamment les batteries Lithium-ion,
• les systèmes de charge des véhicules, les protocoles de communication entre les véhicules et le réseau durant la charge et leur standardisation.
En juin dernier, le groupe PSA a annoncé l’étude d’une coopération avec Mitsubishi Motors Corporation concernant les chaînes de traction électriques. Le groupe va ainsi déployer massivement la micro hybridation Stop & Start dès 2010 sur l’ensemble des gammes Peugeot et Citroën. En 2011, les deux marques proposeront des véhicules full hybrides diesel qui apporteront une véritable rupture en consommation et émissions de CO2.
"Le leadership environnemental de PSA Peugeot Citroën est le fruit d'un engagement de nombreuses années. Il s'exprime par une offre exceptionnellement riche et des innovations fortes : avec cette nouvelle collaboration, le véhicule électrique et les véhicules hybrides rechargeables viendront renforcer cette offre", a indiqué Christian Streiff, Président du Groupe PSA Peugeot Citroën.
Pour sa part, EDF dispose d’un savoir-faire et d’une expérience dans les technologies de stockage d’énergie électrique, d’infrastructures de charge et d’expérimentation de véhicules rechargeables. Avec la plus grande flotte de véhicules électriques au monde (1 500 véhicules), EDF développe actuellement une nouvelle génération de bornes de charge innovantes.
Pour Pierre Gadonneix, Président Directeur Général d’EDF : "Cette nouvelle collaboration marque une étape importante dans le développement de l’électricité, notamment dans les transports, comme une source d'énergie compétitive et propre qui respecte les enjeux de la planète et les besoins de mobilité individuelle. La contribution à la réduction des gaz à effet de serre est au cœur des engagements et des choix d’investissements du Groupe EDF qui est aujourd'hui parmi les énergéticiens les moins émetteurs de CO2."
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Le 09/10/08
Le solaire, énergie renouvelable préférée des français
source :ademe.fr
Solaire en tête, les énergies renouvelables font l'unanimité auprès des français :
97% des français se disent favorables à leur développement, rapporte un sondage commandé par l'Ademe.
D'après ce sondage réalisé en juillet 2008 pour l’Agence, les Français manifestent toujours plus d'intérêt pour les énergies renouvelables, notamment pour eux-mêmes, même si leur coût est encore jugé trop élevé.
Les ménages qui manifestent toujours plus d'intérêt pour ces sources d'énergie s'y intéressent aussi et notamment pour eux-mêmes :
• ainsi le solaire, la géothermie et la biomasse ressortent fortement tandis que l'éolien et l'hydraulique, davantage perçues comme des énergies à échelle industrielle, sont relativement en retrait ;
• la question des coûts (prix des installations et évolution des prix des énergies fossiles) devient prépondérante : les ménages se positionnant comme des investisseurs potentiels raisonnent sur un mode économique.
Le sondage met en évidence que 79 % des Français citent spontanément au moins une énergie renouvelable (contre 68 % en 2005).
La notoriété du solaire et de l'éolien reste stable (aux alentours de 99%), celle de la géothermie (chaleur de la terre), de la biomasse (bois, biocarburant, biogaz) et de l’énergie marine augmente (75% pour la géothermie et la biomasse et 64% pour l’énergie marémotrice). L'hydraulique (barrage, courants des rivières) est connue de 94 % des Français.
Les Français sont toujours favorables à 97 % au développement des énergies renouvelables en France dont 67 % très favorables (+ 2 points depuis 2005). Parmi les énergies citées, le solaire reste l’énergie renouvelable à développer en priorité (70 % pour 69 % en 2005), suivie par l’éolien (54 % en 2008 pour 60 % en 2005). Quant à la géothermie, elle progresse de 5 points entre 2005 (19 %) et 2008 (24 %).
Les énergies renouvelables sont perçues comme respectueuses de l’environnement pour 76 % des Français (soit +5 % par rapport à 2005) mais aussi économiques pour 53 % des Français (+8 % par rapport à 2005).
30 % des Français sont déjà passés à l’acte ou envisagent de le faire. Pour les autres, le principal frein reste le coût des installations.
• L'acceptabilité des éoliennes dans sa région (79%) ou à moins d'1 km de son domicile (62%) est stable depuis 2004. L’intégration des éoliennes dans le paysage reste l’enjeu majeur pour 63% des Français.
• L'acceptabilité de l'énergie solaire sur son propre toit est de 91 % (21 % en 2005). Cette énergie est aujourd’hui totalement reconnue pour un usage domestique, commente l'Ademe. Le coût de l’installation prend dès lors, une plus grande importance et se trouve cité comme le principal frein à l’acceptabilité de cette énergie.
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Le 08/10/08
Au Mondial l'automobile arrondi les angles
source :Lemonde.fr/Jean-Michel Normand.Photo (Reuters)
Concurrente de la Smart, la Toyota iQ est une minivoiture de
2,98 mètres de long dotée d'une architecture ingénieuse
Le Mondial de l'automobile, qui s'est ouvert samedi 4 octobre au Parc des expositions de Paris, porte de Versailles, et se prolongera jusqu'au 19 octobre, met en scène des constructeurs anxieux.
Outre les difficultés économiques annoncées, ils s'inquiètent de la façon dont est perçu l'objet automobile et continuent de s'interroger sur la voie la plus efficace permettant de répondre aux contraintes de réduction des gaz à effet de serre.
Ce contexte fait de cette manifestation, qui attend près d'un million et demi de visiteurs, le Mondial de la bonne conscience automobile.
Quelle voiture propre ? L'aiguillon des normes impose de réduire de manière drastique les émissions de CO2 mais les constructeurs ignorent encore quelle technologie ils devront privilégier pour y parvenir.
En vedette il y a deux ans lors du précédent Mondial parisien, les biocarburants n'ont plus la cote. Aujourd'hui, sur tous les stands (sauf, tout de même chez Ferrari), on met en évidence un modèle hybride, un prototype de voiture 100 % électrique ou alimenté par un moteur à hydrogène, voire une pile à combustible.
Le 4 × 4 se tient à carreau. Le 4 × 4 fait profil bas. Land Rover présente des prototypes utilisant un moteur électrique sur l'essieu arrière et annonce le lancement, en France, d'un système de compensation de CO2. L'achat de chaque modèle fera l'objet, de la part du constructeur, d'une contribution au financement d'éoliennes ou à la lutte contre la déforestation en Afrique.
Les nouveaux 4 × 4 se dissimulent derrière d'autres modèles (Mini a présenté un concept-car réalisé sur la base d'un break Clubman) ou font semblant. Exemples : gros succès commercial, le Nissan Qashqai, qui se dote de deux places supplémentaires, est essentiellement diffusé dans sa version à deux roues motrices. Quant à la future Peugeot 308, dévoilée dans sa version quasi définitive sous l'appellation Prologue, elle se présente comme le croisement entre un monospace et un (faux) 4 × 4.
Le retour des rondeurs. L'automobile, placée sous la double contrainte de la protection de l'environnement et d'une clientèle plus sensible qu'autrefois à la dimension fonctionnelle, perd un peu de sa superbe. "Il ne s'agit pas de s'excuser de fabriquer des voitures, mais de prendre en considération les attentes de plus en plus rationnelles du public", explique Béatrice Foucher, responsable de la gamme Renault.
Tout cela rejaillit sur le style des nouveaux modèles qui, délaissant les lignes anguleuses voire agressives, redécouvre les formes courbes, plus apaisées. "Le retour des rondeurs permet d'entretenir un vrai sentiment de complicité entre la voiture et l'acheteur", fait remarquer Jean-Pierre Ploué, nouveau patron du design chez Citroën et Peugeot. Au sens propre comme au sens figuré, les constructeurs cherchent donc à arrondir les angles.
En témoignent les nouvelles Mégane de Renault, beaucoup plus consensuelles que le modèle précédent, Ford Ka, très assagie, ou la dernière génération de la Golf qui diffère à peine de sa devancière. Quant à la BMW Série 7, elle présente des lignes très sobres, alors que l'Alfa Romeo MiTo ou la Citroën C3 Picasso sont, chacune à leur manière, rondouillardes.
La réhabilitation du coupé. Avec son architecture hyperclassique, le coupé revient en force. Renault en présente deux, dérivés respectivement de la Laguna et de la nouvelle Mégane. Des modèles qui permettent à la marque au losange de se réveiller de son long hiver créatif. Volkswagen présente son coupé Scirocco, Opel lance l'Insignia, croisement entre coupé et berline, et Peugeot, son projet 308 RC Z, destiné à concurrencer l'Audi TT à l'horizon 2010.
Quatre mètres, la référence. La plupart de toutes ces nouveautés ont un point commun : elles mesurent autour de quatre mètres. Certes les normes de sécurité augmentent les zones de déformation, contribuant à allonger les carrosseries, et les utilisateurs réclament davantage d'espace habitable à l'arrière ainsi que du volume de coffre. Pour autant, cette inflation des proportions devient encombrante, surtout en ville lorsqu'il faut se garer dans un parking.
On saluera donc l'effort consenti par Toyota avec l'IQ, une mini-voiture de quatre places (disons plutôt trois et demi...) qui ne fait que 2,98 mètres de long, grâce à son architecture ingénieuse, quitte à tasser ses occupants. Concurrente de la Smart, en plus spacieuse, l'élitiste Toyota (IQ signifie "quotient intellectuel") va faire parler d'elle. Dommage que son prix (de 12 980 à 16 350 euros) soit si élevé.
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Le 07/10/08
La Poste met ses facteurs au véhicule électrique
source : Enerzine.com
Le groupe La Poste cherche à rendre plus écologique la distribution du courrier.
Au programme : quads et vélos électriques, camions à double pont et TGV postal.
L'objectif affiché : réduire de 15% les émissions de CO2 du groupe liées au transport d'ici 2012.
Selon la Poste, déjà 18 000 tonnes de CO2 ont été économisées entre 2003 et 2007, ce qui représente une réduction de 6% de ses émissions.
Pour l'étape suivante, un Plan National des Transports Propres a été défini, articulé autour de 3 axes.
• Une politique industrielle d'acquisition de transports 'propres'.
• La promotion et la diffusion du transport et de la 'conduite propres' auprès des entreprises et collectivités locales.
• La recherche et le développemennt des moyens de transports de demain.
Au coeur du dispositif : l'intégration de nouveaux véhicules électriques pour la distribution du courrier. La Poste rappelle que chaque année, 100 000 facteurs parcourent 760 km par an, soit 50 fois le tour du monde à chaque tournée.
Pour réduire sa facture de carburant et ses émissions de CO2, le groupe compte intégrer sous peu 500 véhicules électriques à sa flotte. A termes, ils seront 10 000 d'ici 5 ans. Une consultation européenne est actuellement menée en vue d'équiper ses services de 300 quads électriques en 2009, puis 3 000 d'ici 2012. Enfin, à partir de décembre 2008, 1 000 facteurs bénéficieront de l'assistance électrique sur leur vélo.
La Poste est en train de tester en circuit un nouveau modèle, inédit, de véhicule électrique. Ce véhicule à trois roues sera capable de transporter 100 kg de courrier. Les premiers prototypes doivent être livrés dès le début de l'année 2009
Par ailleurs, pour réduire le trafic, 100 camions équipés de semi-remorques à double pont seront mis en service. La Poste met également en évidence le recours au TGV, qui vise à "remplacer progressivement le maximum de liaisons aériennes et routières grande distance par du Fret à grande vitesse."
Pour accompagner ce développement, la Poste a mis en place deux nouvelles filiales, l'une pour le déploiement des véhicules électriques, et l'autre pour assurer la promotion de l'éco-conduite. 60 000 facteurs doivent ainsiêtre formés d'ici 2009, pour atteindre un objectif d'économie de 5 millions de litres de carburant par an, et 10 000 tonnes de CO2.
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Le 06/10/08
Economie "verte" : des millions d'emplois à la clé
source :Enerzine.com/PNUE
Une nouvelle étude du Programme des Nations Unies pour l'Environnement montre
que les efforts déployés pour faire face au changement climatique pourraient générer
des millions de nouveaux "emplois verts" dans le monde au cours des décennies à venir.
Selon le rapport du PNUE, intitulé Pour un travail décent dans un monde durable à faibles émissions de carbone, de nombreux emplois ont déjà été créés dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, et des millions d'autres devraient être générés, aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays en développement.
Le marché mondial des produits et services liés à l'environnement devrait doubler pour passer de 1370 milliards de dollars par an actuellement à 2740 milliards de dollars vers 2020, estime le rapport. La moitié de ce marché concerne l'efficacité énergétique et l'autre moitié les transports durables, l'approvisionnement en eau, l'assainissement et la gestion des déchets.
En Allemagne par exemple, la technologie environnementale devrait quadrupler pour atteindre 16% de la production industrielle vers 2030, l'emploi dans ce secteur surpassant ainsi celui des grandes industries du pays, à savoir l'automobile et les machines-outils.
Les secteurs particulièrement importants en termes d'impact environnemental, économique et d'emploi sont la fourniture d'énergie, en particulier les énergies renouvelables, le BTP, les transports, les industries lourdes, l'agriculture et la foresterie.
Aux Etats-Unis, le flux investi dans les technologies propres constitue déjà le troisième secteur d'investissement en capital risque après l'information et les biotechnologies, tandis qu'en Chine, le capital risque investi dans les technologies propres a plus que doublé ces dernières années, atteignant 19% total des investissements.
Ces dernières années, 2,3 millions de personnes ont trouvé du travail dans le seul secteur des énergies renouvelables, relève le rapport, et le potentiel de croissance de l'emploi dans ce secteur est énorme. Le nombre d'emplois dans les énergies alternatives pourrait ainsi grimper jusqu'à 2,1 millions dans l'éolien et 6,3 millions dans le solaire thermique d'ici 2030. Les énergies renouvelables génèrent désormais davantage d'emplois que les énergies fossiles. Les prévisions d'investir 630 milliards de dollars d'ici à 2030 devraient se traduire par au moins 20 millions de postes supplémentaires dans ce secteur.
Dans l'agriculture, 12 millions de personnes pourraient être employées dans la biomasse utilisée pour l'énergie et les industries qui y sont liées. L'étude prend l'exemple du Venezuela, où un mélange de 10% d'éthanol dans les carburants pourrait générer un million d'emplois dans le secteur de la canne à sucre d'ici 2012.
Une transition mondiale vers des bâtiments économes en énergie pourrait créer des millions d'emplois, de même que « l'écologisation » des emplois existants pour un grand nombre des 111 millions de personnes qui travaillent déjà dans le secteur de la construction. Les investissements réalisés pour améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments pourraient créer de 2 à 3,5 millions d'emplois verts supplémentaires en Europe et aux Etats Unis, avec un potentiel bien plus élevé dans les pays en développement.
Enfin, le recyclage et la gestion des déchets emploient aujourd'hui quelque 10 millions de personnes en Chine et 500 000 au Brésil. Ce secteur devrait se développer rapidement dans de nombreux pays face à l'augmentation des prix des denrées de première nécessité.
Des voies vers l'emploi verts et le travail décent
Toutefois, le rapport souligne que le changement climatique continuera de produire des effets négatifs sur les travailleurs et leurs familles, en particulier sur ceux qui gagnent leur vie dans l'agriculture et le tourisme.
Sur les millions d'emplois créés, nombre d'entre eux risquent d'être "rebutants, dangereux et difficiles", met également en garde le PNUE. Les secteurs préoccupants à cet égard incluent l'agriculture et le recyclage, où les contrats précaires, les faibles rémunérations et l'exposition à des matériaux dangereux pour la santé sont fréquents. Autant de secteurs qui doivent évoluer rapidement, estime l'organisation.
« Les emplois verts doivent être des emplois décents », plaide le P.N.U.E
L'étude pointe également le fait que les plus vulnérables et les plus pauvres dans le monde sont trop souvent laissés à l'écart de ces emplois.
Elle préconise notamment d'orienter les investissements vers des mesures peu coûteuses et réalisables immédiatement, comme notamment évaluer le potentiel de création d'emplois verts et en suivre le progrès pour dresser une feuille de route pour les politiques et les investissements, remédier à la pénurie de compétences en la matière en répondant aux besoins de qualifications et mettre en place des initiatives de gestion de main d'oeuvre qui favorisent les lieux de travail écologiques.
Le rapport met en évidence l'importance d'un soutien politique au plus haut niveau pour promouvoir et soutenir les transformations. Objectifs, amendes et incitations telles que les lois « feed-in » (tarif minimum garanti pour les énergies renouvelables), ont déjà montré leur efficacité, de même que la mise en place de normes d'efficacité pour les bâtiments et les appareils, ainsi qu'un secteur de recherche et développement dynamique.
Le rapport a été financé et commandité par le Programme de l'ONU pour l'Environnement dans le cadre de l'Initiative conjointe en faveur des emplois verts avec le Bureau international du Travail (BIT), la Confédération syndicale internationale (CSI) et l'Organisation internationale des employeurs (OIE) qui, ensemble, représentent des millions de travailleurs et d'employeurs dans le monde . Il a été élaboré par l'Institut Worldwatch, avec l'assistance technique du Global Labour Institute de l'Université Cornell. |
Le 04/10/08
L'éco PTZ : un nouveau prêt pour l'isolation de sa maison
source :Bricoleurdudimanche.com/ Hélène David
Annoncé en fanfare en janvier dernier et promis pour le printemps 2008,
l'éco prêt se concrétise enfin et devient l'eco PTZ.
Cet emprunt à taux zéro servira comme prévu à financer des travaux destinés à améliorer les performances énergétiques des bâtiments déjà existants. Prévue pour 2009, cette mesure se précise et ses conditions nous sont enfin dévoilées par Matignon. L'éco PTZ, simple battage médiatique ou véritable coup de pouce ? Pour en savoir plus, nous vous invitons à découvrir ce fameux prêt vert.
Les travaux concernés
D'après le projet de loi, ce financement s'appliquerait aux travaux destinés à garantir une performance énergétique minimale des logements anciens à usage de résidence principale.
Il concernerait également les « bouquets de travaux » pour améliorer es qualités thermiques d'un logement. Entendons ici qu'une simple isolation ne suffit pas pour profiter du taux zéro. Il faudra ainsi cumuler deux types de rénovations comprises dans cette liste : énergie renouvelable, travaux d'isolation thermique performants des toitures, travaux d'isolation thermique performants des murs donnant sur l'extérieur, travaux d'isolation thermique performants des parois vitrées donnant sur l'extérieur, travaux d'installation, de régulation ou de remplacement de systèmes de chauffage ou de production d'eau chaude sanitaire performants, travaux d'installation d'équipements de chauffage utilisant une source d'énergie renouvelable, travaux d'installation d'équipements de production d'eau chaude sanitaire utilisant une source.
Autant dire que pour bénéficier de cette offre, il faut être prêt à mettre le prix !
Les personnes concernées
Ouvert à tous, ce prêt concerne l'ensemble des propriétaires, sans aucune condition de revenus. Toutes les familles pourront ainsi profiter de ces avantages autrefois réservés aux foyers modestes.
D'après Bercy, 400 000 logements par an seraient concernées par ce financement jusqu'en 2014, date de clôture prévue pour cette mesure.
Les montants concernés
Avec un plafond de 300 euros maximum par mètre carré, l'éco-prêt à taux zéro se limite à 30 000 euros par logement et par foyer. Plus les travaux seront intéressants au niveau énergétique, plus le prêt sera élevé. Regrettons que cette offre ne soit pas cumulable avec les crédits d'impôts, accordés pour le même type de travaux.
Estimé à plus d'un milliard d'euros, ce financement de l'Etat devrait être compensé par une baisse des dépenses énergétiques nationales ainsi qu'une augmentation de l'activité dans le secteur du bâtiment.
Reste à savoir quelles seront les modalités exactes de cette proposition de loi, qui plus d'un an après le célèbre Grenelle de l'environnement n'a toujours pas vu le jour.
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Le 03/10/08
«Les effets secondaires des biocarburants»
source : Lefigaro.fr
Déforestation, pollution des eaux et appauvrissement des sols :
quatre ONG lancent une campagne de sensibilisation sur les conséquences
du recours massif aux carburants verts.
Un effet boomerang
- L'objectif européen d'inclure 10 % de carburants d'origine agricole dans le volume total consommé par les pays de l'Union d'ici 2020 dans un souci de réduire les gaz à effet de serre ne serait pas si écologique que cela.
Si l'on en croit quatre ONG françaises (Organisation non gouvernementale), Les Amis de la Terre, le CCFD, Terre solidaire et Oxfam, le recours croissant à ce type d'énergie verte a des conséquences néfastes, non seulement sur l'agriculture européenne mais aussi et surtout sur celle des pays émergents.
«Il existe une dichotomie entre le boom de la consommation d'agrocarburants et la volonté d'améliorer l'environnement», souligne Ambroise Mazal, porte parole du CCFD. «L'Europe ne pourra produire que la moitié de son objectif de 2020. Il faudra qu'elle importe les 5 % restants», ajoute pour sa part Jean-Denis Crola d'Oxfam.
Car tous les pays européens ne disposent pas comme la France, d'importantes superficies agricoles. Et quand bien même ils en disposeraient, cela pose un problème d'arbitrage entre les cultures destinées à l'alimentation humaine et du bétail, et celles utilisées pour faire avancer le moteur des voitures.
«En 2007, 64 % du colza en France a été utilisé pour produire des biocarburants, En revanche, il y a eu une rupture des stocks pour l'huile à usage alimentaire, il a fallu en importer». Pour rappel, il existe deux types de carburants verts. Le bioéthanol incorporé à hauteur de 6 % en France dans le sans plomb 95, obtenu à partir du maïs, du blé et des betteraves. Et le diester provenant de l'huile de tournesol ou de colza et qui est ajouté au gasoil à hauteur de 6 % aussi.
Outre Rhin, en réponse à la volonté gouvernementale d'ajouter des biocarburants au gasoil, la demande en huiles végétales a fortement augmenté. A côté de la production locale de colza oléagineux, c'est surtout le recours à l'huile de palme qui s'est développé comme d'ailleurs dans les autres pays de l'Union.
Les principaux pays exportateurs sont la Malaisie et l'Indonésie. Ils produisent à eux deux 90 % de la production mondiale. Avec 7,3 millions d'hectares, l'Indonésie est même devenu le premier producteur de la planète.
Face à ce marché lucratif, l'Indonésie veut même cultiver d'ici 2030, 20 millions d'hectares, soit «l'équivalent des surfaces agricoles anglaises, suisses et néerlandaises», explique dubitatif, Ginting Longgena, ancien directeur de Wahli (Les Amis de la Terre Indonésie).
Les forêts sont défrichées et les marécages asséchés pour faire place aux palmeraies. L'agriculture familiale et vivrière qui faisait vivre de nombreuses personnes autour des forêts a fait place à une agriculture industrielle qui emploie moins de personnes. Autre conséquence de cette mutation : l'appauvrissement des sols lié à la monoculture ainsi que la pollution des eaux. Avec chaque tonne d'huile de palme extraite, de 3 à 4 mètres cubes d'eaux résiduaires et plus de 40 mètres cubes de méthane sont produits par le retournement des tourbières», précise le spécialiste.
Sans oublier ses effets secondaires sur le climat, la faune et la flore locale. «Certaines espèces animales comme les tigres et les orangs-outangs sont en voie de dispariton», poursuit Ginting Longgena. Enfin, le détournement des terres vers les plantations d'huile de palme a entraîné une augmentation des produits de base issus de l'agriculture traditionnelle.
Dans ce contexte dressant un bilan plutôt noir du recours aux agrocarburants, ces quatre ONG veulent attirer l'attention des pouvoirs publics à quelques jours du Conseil formel des ministres de l'Energie à Bruxelles qui se tiendra le 10 octobre prochain.
Elles viennent de lancer une campagne de sensibilisation sur le thème «les agrocarburants, ça nourrit pas son monde». «Nous voulons proposer des solutions alternatives aux agrocarburants, insiste Sébastien Godinot, Coordinateur aux Amis de la Terre. L'une d'entre elles porte sur le ferroutage car c'est du transport routier que proviendra la plus forte hausse de consommation de carburants d'ici 2020».
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Le 02/10/08
Un nouveau parc éolien mis en route en Aveyron
source : enerzine.com
Juwi, jeune filiale française du groupe allemand du même nom, a inauguré derniérement son premier parc éolien en Aveyron. Développé avec l'entreprise aveyronnaise EVO, ce parc de 5 éoliennes devrait offrir une production annuelle de 25,6 millions de kWh.
Situé sur le plateau du Lévézou, le parc de 5 éoliennes bénéficie d’une exposition, tout au long de l’année, à des vents forts (moyenne annuelle supérieure à 7m/s à 85 m de hauteur ), détaille Juwi dans un communiqué.
Son implantation sur la commune de Lestrade-et-Thouels s’inscrit dans un secteur géographique compatible avec les prescriptions de la Réflexion-cadre sur le développement de l’éolien en Aveyron.
Il aura fallu 5 ans, depuis les premiers contacts avec la municipalité, pour mener à bien le projet : concertation au sein d’un comité local éolien regroupant une quinzaine d’habitants des environs (5 réunions en moins de 18 mois), échanges avec l’équipe municipale et l’Administration (6 passages du projet devant la Mission Inter-Services Aménagement et Paysage), 3 ans d'études et d'instruction du dossier, et enfin, obtention du permis de construire.
Les 2 dernières années auront été consacrées essentiellement à la préparation du chantier et notamment des travaux de raccordement électrique par ERDF (filiale réseau de distribution d’EDF).
Au final, les 5 éoliennes Enercon dotées de mâts de 85 m de haut et de pâles de 35m (modèle E 70) auront été érigées sur le site au cours de l’été et raccordées au réseau pour une mise en service industrielle à la fin juillet 2008.
En pratique, le parc de Lestrade-et-Thouels dispose d’une puissance installée de 11,5 mégawatts pour une production annuelle estimée de 25,6 millions de kilowattheure, comparable à celle du barrage d’Alrance (soit l’équivalent de la consommation électrique domestique -chauffage inclus- d’environ 11000 habitants). Son exploitation est prévue pour durer 20 ans.
L'investissement s'élève à 17 millions d’Euros.
La journée d'inauguration a été rythmée par la découverte d’un sentier pédagogique « lo Griffoul » au pied des éoliennes, des animations (spectacle folklorique et attelage de chevaux) et un buffet campagnard. Les équipes de juwi et EVO étaient présentes sur place pour répondre aux questions du public.
Juwi a annoncé par cette occasion le développement de son deuxième parc en Aveyron,qui a passé avec succès le stade de l’enquête publique pendant l’été, pour une puissance annoncée d’une trentaine de mégawatts.
Le groupe allemand juwi dispose à ce jour dans le monde d’une capacité installée de plus de 450MW éolien et 150MWc photovoltaïque.
EVO est une entreprise aveyronnaise créée en 2004 et spécialisée dans le développement de projets en énergies renouvelables (éolien, solaire…).
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Le 01/10/08
L'Europe est le continent où le réchauffement est le plus rapide
source : Lenouvelobs.com
L'Europe est devenue le continent où le réchauffement climatique est le plus rapide et le plus sensible, révèle une étude publiée lundi 29 septembre par l'Agence européenne de l'environnement, l'Organisation mondiale de la santé et la Commission européenne.
Les zones montagneuses et côtières de l'Europe, mais également la Méditerranée et l'Arctique, sont particulièrement menacées par ce réchauffement, précise le rapport qui prône des initiatives gouvernementales pour faire face à ces changements.
"La température moyenne de la Terre s'est accrue de 0,8 degré Celsius par rapport à l'époque préindustrielle, avec une hausse plus forte en Europe et sous les latitudes septentrionales", précise le rapport. En Europe, cette élévation est de 1,0°C.
Vers plus de canicules
L'Europe du Nord est devenue de plus en plus humide depuis un siècle tandis que les régions méditerranéennes évoluent vers une désertification.
Des canicules, du type de celle qui avait fait 70.000 morts en 2003, pourraient devenir plus fréquentes.
"Les changements dans le taux annuel des précipitations a aggravé les différences entre l'Europe du Nord humide et le Sud aride", indique l'étude.
Cela va contraindre les Etats à tout repenser, de leurs systèmes d'irrigation à la capacité des cours d'eau australes pour aider au refroidissement des centrales nucléaires.
Parmi les conséquences du réchauffement, le rapport signale la hausse du niveau des mers qui menace les zones côtières, la migration de certaines espèces de poissons qui se trouvent désormais 1.000 kilomètres plus au nord, et la disparition de deux-tiers des glaciers alpins depuis 1850.
La hausse du niveau des océans est évaluée entre 18 et 59 centimètres d'ici à 2100, selon le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), et devrait se poursuivre en raison de la fonte de la calotte glaciaire du Groenland et de l'Arctique.
QUATRE MILLIONS DE PERSONNES MENACEES
En Europe, quatre millions de personnes et 2.000 milliards d'euros de biens seraient menacés par les inondations à la fin du siècle. Cela concernerait autant les Etats baltes que la Grèce.
De récentes estimations indiquent que les pertes liées à la montée des eaux pourraient atteindre 18 milliards d'euros par an en 2080.
L'ouragan Katrina avait provoqué 80 milliards de dollars de dégâts aux Etats-Unis en 2005.
Le rapport montre que les bénéfices perceptibles sont maigres: la saison des cultures s'est allongée dans le nord de l'Europe.
Il appelle les Etats européens à intensifier leurs efforts pour limiter les conséquences du réchauffement, mais aussi à prendre des mesures de protection sanitaire contre les maladies transmises par les insectes.
Des recommandations sont également données pour la protection des zones côtières.
"Les mesures visant à s'adapter à ces changements n'en sont qu'à leur début", note Jacqueline McGlade, présidente de l'Agence européenne de l'environnement installée au Danemark. "Nous devons intensifier nos efforts et développer l'échange d'informations sur les données, l'efficacité et les coûts de ces mesures."
Le rapport affirme, enfin, que l'Europe a une obligation morale d'aider les populations des pays en voie de développement à faire face à ces changements climatiques. (avec Reuters)
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Le 01/10/08
EPR : La ligne THT Cotentin-Maine ne sera pas enfouie
source : Enerzine.com
La secrétaire d'Etat à l'écologie l'a annoncé samedi : la ligne à très haute tension (THT) Cotentin-Maine,
qui raccordera le futur réacteur EPR de Flamanville au réseau, ne sera pas enterrée.
En visite à Saint-Lô, Nathalie Kosciusko-Morizet a argué que le surcoût d'un tel projet d'enfouissement permettrait de ne réaliser que "deux ou trois fois quelques kilomètres", ce qui selon elle représenterait une "rupture d'équité". La secrétaire d'Etat appuie son propos sur un rapport du cabinet italien Cesi, qui met également en évidence la destruction de haies et de talus, et l'immobilisation complète d'une bande de 15 mètres qu'entraînerait l'enfouissement.
En compensation, le gestionnaire de réseau RTE a fait part de son intention d'enterrer 268 km d'autres lignes, existantes ou en projet, dans les trois départements concernés.
La ligne THT Cotentin-Maine représente un budget total de 420 millions d'euros. Cet investissement comprend les mesures de compensation environnementale, et notamment le rachat des habitations sur une bande de 100 mètres le long de la ligne.
64 communes sont concernées, dont 32 s'opposent au projet.
" Les maires de ces communes ont pris des arrétés anti-THT, que fait progressivement annuler le préfet". |
Le 30/09/08
Projet de loi Grenelle de l’environnement : vers une reconnaissance de la pollution lumineuse
source :Developpement-durable-gouv.fr
Phénomène trop longtemps ignoré, la pollution lumineuse figure désormais
dans le projet de loi relatif au Grenelle Environnement.
Examiné au Parlement à partir du 6 octobre 2008. Cette reconnaissance législative permettra de créer dans le code de l’environnement un nouveau chapitre destiné à réglementer le sur-éclairage.
Le brouillard lumineux dont s’entoure de plus en plus l’humanité ronge petit à petit le noir de la nuit. Le ciel nocturne serait en voie de disparition. Or, les conséquences de l’excès d’éclairage artificiel ne se résument pas à la privation du spectacle des astres, il est aussi une source de perturbations pour les écosystèmes et la santé humaine, et représente un gaspillage énergétique considérable.
Phénomène trop longtemps ignoré, la pollution lumineuse figure désormais dans le projet de loi relatif au Grenelle de l’environnement, examiné au parlement à partir du 6 octobre. Cette reconnaissance législative permettra de créer dans le code de l’environnement un nouveau chapitre destiné à réglementer le sur-éclairage.
C’est l’aboutissement d’un long combat pour la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, qui tient à sensibiliser les élus et le grand public à cet enjeu environnemental encore mal connu.
Les halos lumineux progressent d’environ 5% par an en Europe et masquent aujourd’hui la vision de 90% des étoiles dans les métropoles
Selon l’Atlas Mondial de la clarté artificielle du ciel nocturne, les halos lumineux progressent d’environ 5% par an en Europe et masquent aujourd’hui la vision de 90% des étoiles dans les métropoles. En France, seul un petit triangle dans le Quercy et une partie de la Corse ne sont pas envahis par nos lumières.
La voûte étoilée ne brillerait plus que des mille feux de la ville...
Parmi les premières victimes de ce
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